Le livre "Sept Ages de l'Eglise "

Apocalypse 1.9-20

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Jean à Patmos

   Apocalypse 1.9 : “Moi Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus-Christ, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la Parole de Dieu, et du témoignage de Jésus.”

   Cette série de visions de la Révélation de la Personne de Jésus-Christ a été donnée à Jean pendant qu’il était en exil sur l’île de Patmos. Cette petite île se trouve dans la mer Égée, à trente milles [cinquante kilomètres] des côtes de l’Asie Mineure. Rocailleuse et infestée de serpents, de lézards et de scorpions, l’île n’avait pas grande valeur commerciale; c’est pourquoi l’Empire romain en avait fait un bagne où l’on reléguait les pires criminels, les prisonniers politiques, etc.

   Vous remarquerez que c’est comme un frère dans les tribulations que Jean s’adresse aux Chrétiens. En effet, c’était l’époque où l’Église primitive subissait de terribles persécutions. Non seulement leur religion était “mal vue partout”, mais les gens eux-mêmes étaient emprisonnés et mis à mort. Jean, comme d’innombrables autres Chrétiens, avait alors été emprisonné à cause de la Parole de Dieu et du témoignage de Jésus-Christ. Après son arrestation, on avait en vain essayé de le mettre à mort en le mettant pendant vingt-quatre heures dans de l’huile bouillante. Exaspérés et incapables d’arriver à leur fin, les responsables officiels l’avaient alors accusé de sorcellerie et condamné à séjourner à Patmos. Cependant, Dieu était avec lui, et il put quitter l’île pour retourner à Éphèse où il continua son œuvre de pasteur jusqu’à sa mort.

   Les visions reçues par Jean se sont réparties sur une période de deux ans : 95 et 96 ap. J.-C. Ce sont les plus remarquables de toutes les visions contenues dans la Parole. Le livre tout entier est écrit en symboles, et de ce fait, il est très critiqué et contesté. Cela n’empêche qu’il est revêtu du sceau de Dieu, ce qui en fait un livre authentique, d’une valeur incomparable pour tous ceux qui lisent et qui écoutent ce qui est écrit dans ses pages sacrées.

DANS L’ESPRIT AU JOUR DU SEIGNEUR

   Apocalypse 1.10 : “Je fus ravi en Esprit au Jour du Seigneur, et j’entendis derrière moi une voix forte, comme le son d’une trompette.”

 

 

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   “Je fus ravi en Esprit.” C’est beau, n’est-ce pas? Oh, j’aime vraiment cela. On pourrait dire que ces mots sont “l’essence de la vie chrétienne”. Pour pouvoir vivre en Chrétiens, il nous faut être dans SON Esprit. Jean ne racontait pas qu’il avait été ravi dans son propre esprit; cela n’aurait pas produit ces visions. C’était forcément l’Esprit de Dieu. De même, l’Esprit de Dieu doit être avec nous, sans quoi tous nos efforts ne serviront à rien. Paul disait : “Je prierai par l’Esprit, je chanterai par l’Esprit, je vivrai par l’Esprit.” Si quelque chose de bon me parvient, cela devra m’être révélé par l’Esprit, confirmé par la Parole et manifesté par les résultats que cela produira. Aussi certainement que Jean avait besoin d’être dans l’Esprit pour recevoir ces formidables révélations directement de Jésus, nous avons besoin d’être dans l’Esprit pour comprendre les révélations que Dieu nous a données, dans Sa Parole, pour que nous en vivions, car c’est le même Esprit.

   Considérez ceci. Beaucoup trop de gens lisent la Bible, dans Actes 2.38, où il est dit : “Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au Nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit”, et ils continuent sans s’y arrêter. Ils ne le voient pas. S’ils le voyaient, s’ils entraient dans l’Esprit, ils sauraient que pour recevoir le Saint-Esprit, ils doivent se repentir et être baptisés au Nom du Seigneur Jésus, et qu’alors Dieu sera tenu d’accomplir Sa Parole, de les remplir du Saint-Esprit. Ils n’entrent pas dans Son Esprit, pas du tout, sinon ils le recevraient, exactement comme la Parole le dit. Priez Dieu de vous donner une révélation par Son Esprit. C’est la première étape. Entrez dans l’Esprit.

   Je vais vous donner un autre exemple. Disons que vous ayez besoin de guérison. Que dit la Parole? Nous l’avons tous lu bien des fois, mais sans entrer dans l’Esprit en le lisant. Avons-nous demandé à Dieu de nous enseigner par Son Esprit la vérité profonde de cela? Si oui, nous ferions venir les anciens, nous confesserions nos péchés, les anciens nous oindraient d’huile et prieraient pour nous, et ce serait réglé. Peut-être que cela ne se produirait pas tout de suite, mais dans Son Esprit, tout est terminé. C’est sans appel. Dieu accomplira Sa Parole. Oh, nous avons besoin d’entrer dans l’Esprit, et alors les choses se produiront. NE COMMENCEZ PAS PAR ACCOMPLIR LES ACTES. ENTREZ D’ABORD DANS L’ESPRIT, ENSUITE ACCOMPLISSEZ LES ACTES, ET VOUS VERREZ DIEU AGIR.

   Avez-vous déjà remarqué comme le monde entre dans l’esprit des choses qu’il y a dans le monde? Ils vont aux parties de base-ball, aux événements sportifs et aux soirées dansantes. Ils entrent dans cet esprit-là. Ils ne restent pas là à faire tapisserie, raides comme des manches à balai. Ils entrent vraiment dans le feu de l’action, ils prennent part à l’action. Mais, oh, comme ils détestent les Chrétiens parce qu’ils entrent dans l’Esprit de la Parole de Dieu. Ils nous traitent de fanatiques et d’exaltés. Ils sont prêts à faire n’importe quoi pour montrer leur haine et leur désapprobation. Mais ne tenez pas compte de cela. Vous pouvez vous y attendre, en sachant d’où cela vient. Continuez simplement, entrez dans l’Esprit d’adoration.

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   Notre esprit est pur. Il est frais. Il est réel. Il est sobre et sérieux, mais cependant rempli de la joie du Seigneur. Le Chrétien devrait être tout aussi exubérant et plein de sa joie dans le Seigneur que l’est le monde quand il goûte et prend plaisir à ses joies à lui. Les Chrétiens, tout comme les gens du monde, sont des êtres humains; tous deux ont des émotions. La différence, c’est que le cœur et les émotions des Chrétiens sont purement centrés sur le Seigneur de Gloire et sur Son amour, alors que le monde satisfait la chair.

   Donc, il est dit que Jean a été ravi en Esprit au Jour du Seigneur.

   Oh! la la! voilà un verset qui suscite bien des débats. Il n’est ni utile ni nécessaire qu’il en suscite, mais c’est que certains ne voient tout simplement pas ce que la Parole dit réellement.

   Tout d’abord, nous voyons des braves gens qui disent que le Jour du Seigneur, c’est le jour du sabbat, qui pour eux est le samedi. Et puis, il y en a d’autres qui disent que le Jour du Seigneur, c’est le dimanche, le premier jour de la semaine. Mais comment cela pourrait-il être l’un ou l’autre de ces jours, ou même les deux ensemble, puisque Jean a été dans l’Esprit, à recevoir ces visions, pendant une période de deux ans? En réalité, ce qui s’est produit, c’est que Jean a été ravi en Esprit et transporté jusqu’au Jour du Seigneur, qui doit encore venir. La Bible parle du Jour du Seigneur, qui doit arriver dans l’avenir, et là, Jean voit les choses qui vont arriver dans ce jour à venir. Mais en attendant, pour en avoir le cœur net, voyons ce qu’est le sabbat aujourd’hui.

   Le sabbat, comme nous le dit le Nouveau Testament, n’est PAS l’observance d’un certain jour. Nous n’avons nulle part l’ordre d’observer le sabbat le samedi, et nous n’avons pas non plus l’ordre d’observer le premier jour de la semaine, le dimanche. Voici la vérité sur le sabbat, qui veut dire “le repos”. Hébreux 4.8 : “Car, si Josué leur avait donné le repos (ou le jour du repos), Dieu ne parlerait pas après cela d’un autre jour. Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des Siennes.” Avez-vous entendu cette phrase clé à la fin du verset? “Dieu s’est reposé de Ses œuvres.” Dieu a donné à Israël le septième jour comme sabbat pour eux, en mémoire de Sa propre œuvre, par laquelle Il avait créé le monde et tout ce qui s’y trouvait, et avait ensuite cessé de créer. Il s’est reposé de Ses œuvres. Il s’est reposé. Or il convenait bien de donner un repos de sabbat à un peuple qui se trouvait tout entier au même endroit, au même moment, pour qu’ils observent tous un certain jour. Aujourd’hui, la moitié du monde est dans la clarté, alors que l’autre moitié est dans l’obscurité; par conséquent, cela ne fonctionnerait pas du tout. Mais ceci n’est qu’un argument d’un point de vue naturel.

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   Voyons ce que la Bible nous enseigne, sur ce repos du sabbat. “Car celui qui entre dans le repos.” Entrer, ici, ce n’est pas seulement entrer, mais aussi rester dans le repos. C’est un “repos éternel”, dont le septième jour n’est qu’un type. “Sept”, c’est l’achèvement. “Huit”, c’est de nouveau le “premier” jour. La résurrection de Jésus a eu lieu le premier jour de la semaine, ce qui nous donne la vie éternelle et un repos de sabbat éternel. Nous voyons ainsi pourquoi Dieu ne pourrait pas nous donner un certain jour de la semaine comme sabbat (repos). Nous sommes “entrés” et nous “restons” dans notre repos, ce qu’Israël ne pouvait pas faire, puisqu’ils n’avaient qu’une ombre de la vraie réalité que nous avons et apprécions. Pourquoi retourner à une ombre, alors que nous avons maintenant la réalité?

   C’est sur l’invitation de Jésus que nous pouvons recevoir ce repos, ce sabbat perpétuel. Il a dit, dans Matthieu 11.28-29 : “Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et Je vous donnerai du repos. Prenez Mon joug sur vous et recevez Mes instructions,... et vous trouverez le repos (ou l’observance du sabbat; non pas un jour, mais la vie éternelle, le sabbat) pour vos âmes.” Peu importe depuis combien de temps vous peinez sous votre fardeau de péché, que ce soit depuis dix ans, trente ans, cinquante ans ou plus, venez avec votre vie pleine de lassitude, et vous trouverez Son repos (le vrai sabbat). Jésus vous donnera le repos.

   Mais qu’est-ce au juste que ce repos que Jésus donne? Ésaïe 28.8-12 : “Car toutes les tables sont pleines de sales vomissements, de sorte qu’il n’y a plus de place. À qui enseignera-t-Il la connaissance? et à qui fera-t-Il comprendre ce qui est annoncé? À ceux qui sont sevrés du lait, arrachés aux mamelles. Car commandement sur commandement, commandement sur commandement; ligne sur ligne, ligne sur ligne; ici un peu, là un peu... Car par des lèvres bégayantes et par une langue étrangère Il parlera à ce peuple, auquel Il avait dit : C’est ici le repos (le sabbat), faites reposer (c’est-à-dire observer Son sabbat) celui qui est las; et c’est ici ce qui rafraîchit. Mais ils n’ont pas voulu entendre.” [version Darby] Voilà, c’est prophétisé ici même dans Ésaïe. Et cela s’est accompli environ sept cents ans plus tard, le jour de la Pentecôte, quand ils ont tous été remplis du Saint-Esprit, exactement comme cela avait été annoncé. C’est là le vrai sabbat qui avait été promis. Ainsi, quand ils ont été remplis du Saint-Esprit, ils ont cessé leurs œuvres mondaines, leurs actions mondaines, leurs mauvaises voies. Le Saint-Esprit a pris le contrôle de leur vie. Ils sont entrés dans le repos. Voilà votre repos. Voilà votre sabbat. Ce n’est pas un jour, ni une année, mais une éternité à être rempli et béni par le Saint-Esprit. C’est quand vous arrêtez, et que Dieu agit. C’est Dieu en vous, produisant le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir.

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   Je ferai encore une remarque pour les tenants de l’observance stricte du samedi, qui déclarent que nous ne nous réunissons pas le bon jour de la semaine quand nous nous réunissons le dimanche, le premier jour de la semaine. Voici ce que disait Justin, au deuxième siècle : “Le dimanche, tous les fidèles de la ville et de la campagne se rassemblent; on lit des extraits des écrits des apôtres, ainsi que d’autres passages des Écritures, aussi longtemps qu’on en a le loisir. Quand le lecteur a fini, celui qui préside adresse quelques mots d’instruction au peuple et l’exhorte à reproduire dans sa conduite les grandes leçons qu’il vient d’entendre. Puis nous nous levons tous et nous prions ensemble. Après la prière, on offre, comme je l’ai dit, du pain et du vin; on prononce l’action de grâces, et l’assemblée répond : Amen. On distribue à chacun les espèces, et les diacres les portent aux absents. Alors, ceux qui sont riches et volontaires donnent des contributions suivant leur propre gré. Le fruit de cette collecte est remis au président, qui l’utilise pour aider orphelins, veuves, prisonniers et étrangers dans le besoin.” Nous voyons ainsi que ceux qui affirment que l’Église primitive perpétuait la tradition juive du rassemblement le dernier jour de la semaine ignorent tout de ce que révèle l’histoire; on ne peut donc pas se fier à leurs affirmations.

   Oh, si les gens pouvaient venir à Lui et trouver ce repos! Dans tous les cœurs, il y a un profond désir de ce repos, mais la plupart ne savent pas comment y répondre. C’est pourquoi ils essaient d’apaiser ce désir par un acte religieux qui consiste à observer certains jours, ou à accepter des crédos et des dogmes de dénominations. Mais, ayant ainsi échoué, beaucoup essaient la boisson, la beuverie, et tous les excès physiques, en pensant trouver une satisfaction dans les plaisirs du monde. Mais ces derniers ne procurent pas le repos. Les gens fument et prennent des calmants pour apaiser leurs nerfs. Mais les potions terrestres ne donnent pas le repos. C’est de Jésus qu’ils ont besoin. C’est du remède céleste qu’ils ont besoin, du repos de l’Esprit.

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   Alors, la plupart d’entre eux vont à l’église le dimanche. C’est bien, mais même là, ils ne savent pas du tout comment on s’approche de Dieu et comment on L’adore. Jésus a dit que la véritable adoration était en Esprit et en vérité. Jean 4.24. Mais quel genre d’adoration trouve-t-on dans une Église qui connaît tellement mal Dieu qu’elle présente un Père Noël à Noël et des lapins à Pâques? D’où est-ce qu’ils ont pris cela? Ils l’ont repris des païens, et ils l’ont incorporé à la doctrine de l’Église. Mais quand quelqu’un se tourne vers le Seigneur et qu’il est rempli du Saint-Esprit, alors il cesse toutes ces choses-là. Il a un repos dans son âme. Il commence vraiment à vivre, à aimer Dieu et à L’adorer.

   Reprenons maintenant notre passage de l’Écriture. Nous savons ce que le Jour du Seigneur n’est pas. Si ce n’est ni le samedi, ni le dimanche, qu’est-ce que c’est? Eh bien, disons-le comme ceci : Ce n’est certainement pas aujourd’hui le Jour du Seigneur. Aujourd’hui, c’est le jour de l’homme. Ce sont les actions des hommes, les œuvres des hommes, l’Église des hommes, le culte selon les idées des hommes, tout est de l’homme, car c’est le monde de l’homme (le kosmos). MAIS LE JOUR DU SEIGNEUR ARRIVE. Oui, assurément. Simplement, au moment de la Révélation de Jésus-Christ, Jean a été ravi par l’Esprit et transporté par l’Esprit jusqu’à ce Grand Jour à venir. Le Jour du Seigneur, ce sera quand les jours des hommes seront terminés. Les royaumes de ce monde deviendront alors les royaumes de notre Dieu. Le Jour du Seigneur, c’est quand les jugements s’abattront, après quoi viendra le millénium. Pour l’instant, le monde traite le Chrétien comme bon lui semble. Ils le traitent de tous les noms et se moquent de lui. Mais ce jour grand et glorieux arrive, le jour où ils pousseront des gémissements et des hurlements, car l’Agneau viendra dans Sa colère juger le monde. Ce jour sera celui des justes, où ils seront avec leur Seigneur, car les méchants seront consumés, et les justes entreront dans le millénium en foulant leurs cendres. Malachie 4.3 : “Et vous foulerez les méchants, car ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que Je prépare, dit l’Éternel des armées.”

LA VOIX SEMBLABLE À UNE TROMPETTE

   Apocalypse 1.10 : “...et j’entendis derrière moi une voix forte, comme le son d’une trompette.” Jean était dans l’Esprit et, à ce moment-là, il a vu le grand et merveilleux jour du Seigneur Jésus et toute Sa sainte puissance. L’avenir allait être dévoilé, car Dieu se préparait à l’enseigner. Jean n’a pas dit que c’était une trompette. Elle était semblable à une trompette. Or, quand une trompette retentit, cela exprime une urgence. C’est comme le héraut, le messager du roi, qui va au-devant des gens. Il sonne de la trompette. C’est un appel urgent. Les gens se rassemblent pour écouter. (Israël se rassemblait toujours au son d’une trompette.) Quelque chose d’important approche. “Écoutez cela!” Donc, cette voix appelle d’une façon aussi pressante qu’une trompette. Elle retentit, claire et vigoureuse; elle surprend et réveille. Oh, puissions-nous entendre la voix de Dieu comme une trompette aujourd’hui, car c’est la “Trompette de l’Évangile”, qui fait retentir la “Parole de Prophétie”, pour nous avertir et nous préparer à ce qui attend la terre.

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L’ORDRE D’ÉCRIRE

   Apocalypse 1.11 : “...qui disait : Je suis l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier. Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée.”Voilà. Le Premier et le Dernier, l’Alpha et l’Oméga : c’est-à-dire TOUT. Le seul vrai Dieu. La Voix et la Parole de Dieu. La réalité, la vérité, est proche. Comme c’est glorieux d’être dans l’Esprit. Oh, d’être dans la présence de Dieu, et de L’entendre parler... “Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises.” La voix qui a fait retentir Sa Parole dans le jardin d’Éden et sur le mont Sinaï – voix qui a aussi été entendue dans la prodigieuse gloire de la montagne de la Transfiguration – se faisait entendre de nouveau, cette fois-ci aux sept Églises avec une révélation complète et finale de Jésus-Christ.

   “Écris les visions, Jean. Mets-les par écrit pour les âges qui vont suivre, car elles sont les prophéties véritables qui DOIVENT s’accomplir. Écris-les et répands-les, fais-les connaître.”

   Jean a reconnu cette voix. Oh, si vous êtes l’un des Siens, vous reconnaîtrez cette voix, quand Il appellera.

LES LAMPES D’OR

   Apocalypse 1.12 : “Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m’être retourné, je vis sept chandeliers d’or.” Jean n’a pas dit qu’il s’était retourné pour voir celui dont il entendait la voix, mais qu’il s’est retourné pour voir la voix. Oh, j’aime cela. Il s’est retourné pour voir la voix. La voix et la personne sont une seule et même chose. Jésus est la PAROLE. Jean 1.1-3 : “Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par Elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans Elle.” Si vous arrivez à réellement voir la Parole, vous verrez Jésus.

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   En se retournant, Jean a vu sept chandeliers d’or. En fait, c’étaient des lampes. Et, d’après le verset 20, ce sont les sept Églises : "Les sept chandeliers que tu as vus sont les sept Églises." Pour représenter les Églises, il ne peut guerre s’agir de chandelles. Une chandelle brûle pendant un moment, puis elle s’éteint, elle meurt. Cela se terminerait là. Mais les lampes possèdent un aspect durable que les chandelles n’ont pas.

   Si vous voulez voir une belle illustration de la lampe, lisez ce qui en est dit dans Zacharie 4.1-6 : “L’ange qui parlait avec moi revint, et il me réveilla comme un homme que l’on réveille de son sommeil. Il me dit : Que vois-tu? Je répondis : Je regarde, et voici, il y a un chandelier tout en or, surmonté d’un vase et portant sept lampes, avec sept conduits pour les lampes qui sont au sommet du chandelier; et il y a près de lui deux oliviers, l’un à la droite du vase, et l’autre à sa gauche. Et reprenant la parole, je dis à l’ange qui parlait avec moi : Que signifient ces choses, mon Seigneur? L’ange qui parlait avec moi me répondit : Ne sais-tu pas ce que signifient ces choses? Je dis : Non, mon Seigneur. Alors il reprit et me dit : C’est ici la Parole que l’Éternel adresse à Zorobabel : Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par Mon ‘Esprit’, dit l’Éternel des armées.” Voici encore une lampe d’or pur. Elle donne beaucoup de lumière, parce qu’elle a beaucoup d’huile qu’elle tire des deux oliviers qui se trouvent de chaque côté d’elle. Les deux arbres représentent l’Ancien et le Nouveau Testament, et l’huile, bien sûr, symbolise le Saint-Esprit qui, Lui seul, peut apporter aux gens la lumière de Dieu. L’ange qui parlait à Zacharie disait en substance : “Ce que tu vois ici signifie que l’Église ne peut rien accomplir par sa propre force ni par sa propre puissance, mais c’est par le Saint-Esprit.”

   Examinons maintenant ce lampadaire. Vous remarquerez qu’il a un grand vase, c’est-à-dire un réservoir central, dont sortent les sept branches. Le vase est rempli d’huile d’olive, qui alimente les lampes au moyen de sept mèches qui passent dans les sept branches. C’est la même huile qui brûle et qui éclaire à l’extrémité de chacun des sept conduits. Cette lumière ne s’éteignait jamais. Constamment, les sacrificateurs alimentaient le vase en huile.

   C’est d’une façon particulière qu’on allumait la lampe. D’abord, le sacrificateur prenait du feu de l’autel sacré, qui avait reçu sa flamme du feu de Dieu. En premier, il allumait la lampe qui se trouvait au-dessus du vase. Ensuite, il allumait la seconde lampe à l’aide de la flamme de la première. La troisième lampe recevait le feu de la seconde, la quatrième recevait le feu de la troisième, et ainsi de suite, jusqu’à ce que brûlent toutes les sept lampes. Le feu saint de l’autel, transmis d’une lampe à l’autre, est un type merveilleux du Saint-Esprit dans les sept Âges de l’Église. La première effusion, celle de la Pentecôte (effusion qui est provenue directement de Jésus, sur le Propitiatoire) revêt Son Église de puissance tout au long des sept âges, et montre de manière parfaite que Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour toujours, le Dieu qui ne change jamais, ni dans Son essence, ni dans Ses voies.

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   Dans Jean 15, Jésus a dit : “Je suis le Cep, et vous êtes les sarments.” Il est le Cep principal, celui qui sort de la racine originelle, qui provient de la semence originelle porteuse de la vie. Or, le cep ne porte pas de fruit; ce sont les sarments qui en portent. Remarquez bien : Vous pouvez prendre un arbre porteur d’agrumes, comme un oranger, et y greffer une branche de pamplemoussier, de citronnier, de mandarinier, et d’autres espèces de ce genre, et toutes ces branches vont pousser. Seulement, ces branches greffées ne porteront pas d’oranges. Non monsieur. La branche de citronnier portera des citrons, la branche de pamplemoussier portera des pamplemousses, et ainsi de suite. Et pourtant, toutes ces branches tireront leur vie de l’arbre. Mais si jamais cet arbre produit lui-même une nouvelle branche, ce sera une branche d’oranger, qui portera des oranges. Pourquoi? Parce que la vie de la branche et la vie du tronc sont identiques, ce qui n’est pas le cas pour les branches greffées. Ces branches greffées sont originaires d’autres espèces de vie, la vie d’autres arbres, d’autres racines, d’autres semences. Oh, bien sûr, elles porteront des fruits, mais elles ne porteront pas d’oranges. Elles ne peuvent pas en porter, parce qu’elles ne sont pas l’original.

   C’est pareil pour l’Église. Le cep a été fendu, et des branches y ont été greffées. On y a greffé des branches baptistes, des branches méthodistes, des branches presbytériennes et des branches pentecôtistes. Et ces branches portent des fruits baptistes, méthodistes, pentecôtistes et presbytériens. (C’est à partir de semences dénominationnelles qu’elles produisent leurs fruits.) Mais si un jour le cep produit une nouvelle branche par lui-même, cette branche sera exactement semblable au cep lui-même. Elle sera de la même espèce de branche qui a été produite au jour de la Pentecôte. Elle parlera en langues, prophétisera, et aura en elle la puissance et les signes de Jésus-Christ ressuscité. Pourquoi? Parce qu’elle vit des éléments naturels du cep lui-même. Vous voyez, elle n’a pas été greffée sur le cep; elle est NÉE dans le cep. Tout ce que ces autres branches greffées pouvaient faire, c’était de porter de leur propre fruit, parce qu’elles n’étaient pas nées de ce cep. Elles ne connaissent pas la vie originelle ni le fruit originel. Elles ne peuvent pas connaître cela, parce qu’elles n’en sont pas nées. Mais si elles en étaient nées, la même vie qui était dans la tige originelle (Jésus) les aurait traversées et se serait manifestée à travers elles. Jean 14.12 : “En vérité, en vérité, Je vous le dis, Celui qui croit en Moi fera aussi les œuvres que Je fais, et il en fera de plus grandes, parce que Je m’en vais au Père.”

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   Les dénominations, qui sont dirigées par l’homme, ne peuvent pas être nées de Dieu, car c’est l’Esprit, et NON L’HOMME, qui donne la vie.

   Quelle merveille de penser à ces sept lampes qui tiraient leur vie et leur lumière de ce vase principal, parce que leurs mèches trempaient dedans. Nous voyons ici une représentation du messager de chaque âge de l’Église. Sa vie brûle du feu du Saint-Esprit. Sa mèche (sa vie) a été immergée en Christ. Par cette mèche, il tire la vie même de Christ, et par elle il apporte la lumière à l’Église. Quelle sorte de lumière donne-t-il? Exactement la même lumière que celle de la première lampe qui a été allumée. Et tout au long des âges, jusqu’à présent, jusqu’à l’époque du messager du dernier jour, la même vie, la même lumière se manifeste par une vie qui est cachée en Dieu avec Christ.

   Nous pouvons dire ceci non seulement des messagers, mais aussi de chaque vrai croyant : il se trouve représenté ici de façon saisissante. Tous s’abreuvent à la même source. Ils ont tous été plongés dans le même vase. Ils sont morts à eux-mêmes, et leur vie est cachée en Dieu avec Christ. Ils sont scellés du Saint-Esprit. Éphésiens 4.30 : “N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption.” Nul ne peut les ravir de Sa main. On ne peut pas porter atteinte à leur vie. La vie visible est ardente, elle brille, elle produit de la lumière et des manifestations du Saint-Esprit. La vie intérieure, invisible, est cachée en Dieu et nourrie de la Parole du Seigneur. Satan ne peut pas les toucher. Même la mort ne peut pas les toucher, car la mort a perdu son aiguillon; le sépulcre a perdu sa victoire. Dieu soit loué, ils ont cette victoire dans le Seigneur Jésus-Christ et par Lui. Amen et amen.

IL N’EST PLUS LE SACRIFICATEUR

   Apocalypse 1.13 : “Et, au milieu des sept chandeliers, Quelqu’un qui ressemblait au Fils de l’Homme, vêtu d’une longue robe, et ayant une ceinture d’or sur la poitrine.”

   Le voici, semblable au Fils de l’Homme. Comme une pierre précieuse dont la beauté est mise en valeur par la monture de l’anneau, de même Il est glorifié au milieu des Églises. C’est le Jour du Seigneur; en effet, Jean Le voit, non comme sacrificateur, mais comme le Juge qui vient. Il ne porte plus la ceinture d’or autour de la taille, comme le fait le sacrificateur qui sert Dieu dans le Lieu très saint, mais Il la porte maintenant autour des épaules, car Il est à présent le JUGE, et non plus le sacrificateur. Jean 5.22 est maintenant accompli : “Le Père ne juge personne, mais Il a remis tout jugement au Fils.” Son service est accompli. La fonction de sacrificateur a pris fin. Les jours de la prophétie sont accomplis. Il est ceint comme JUGE.

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LES SEPT ÉLÉMENTS DE LA GLOIRE DE SA PERSONNE

   Apocalypse 1.14-16 : “Sa tête et Ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige; Ses yeux étaient comme une flamme de feu; Ses pieds étaient semblables à de l’airain ardent, comme s’il eût été embrasé dans une fournaise; et Sa voix était comme le bruit de grandes eaux. Il avait dans Sa main droite sept étoiles. De Sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants; et Son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force.”

   Cette apparition de Jésus, quelle source d’émotion profonde et d’inspiration pour Jean, qui était en exil à cause de la Parole, et voilà maintenant que la PAROLE Vivante se tient devant lui! Quelle vision lumineuse : en effet, chacun des attributs décrits a un sens. Quelle révélation de Son Être glorieux!

1. Ses cheveux blancs comme la neige

    Jean remarque d’abord et mentionne la blancheur de Ses cheveux. Ils étaient blancs et brillants comme la neige. Ce n’était pas à cause de Son âge. Oh non! Les cheveux d’une blancheur éclatante ne sont pas un signe d’âge, mais d’expérience, de maturité et de sagesse. Celui qui est l’Éternel n’a pas d’âge. Que représente le temps, pour Dieu? Pour Dieu, le temps a peu d’importance, mais la sagesse a une grande importance. C’est comme quand Salomon demandait la sagesse à Dieu, pour juger le peuple d’Israël. Maintenant, Le voici qui vient, le Juge de toute la terre. Il sera couronné de sagesse. Voilà ce que signifient la blancheur et l’éclat de Ses cheveux. Vous pouvez le voir dans Daniel 7.9-14 : “Je regardais, pendant que l’on plaçait des trônes. Et l’Ancien des Jours s’assit. Son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de Sa tête étaient comme de la laine pure; Son trône était comme des flammes de feu, et les roues comme un feu ardent. Un fleuve de feu coulait et sortait de devant Lui. Mille milliers Le servaient, et dix mille millions se tenaient en Sa présence. Les juges s’assirent et les livres furent ouverts. Je regardai alors, à cause des paroles arrogantes que prononçait la corne; et tandis que je regardais, l’animal fut tué, et son corps fut détruit, livré au feu pour être brûlé. Les autres animaux furent dépouillés de leur puissance, mais une prolongation de vie leur fut accordée pour un certain temps. Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva Quelqu’un de semblable à un Fils de l’Homme; Il s’avança vers l’Ancien des Jours, et on Le fit approcher de Lui. On Lui donna la domination, la gloire et le règne; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues Le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et Son règne ne sera jamais détruit.” Nous y voilà. Daniel L’a vu avec cette chevelure blanche. Il était le Juge qui ouvrait les livres et qui jugeait d’après ces livres. Daniel L’a vu arriver sur les nuées. C’est exactement ce qu’a vu Jean. Tous les deux L’ont vu exactement de la même manière. Ils ont vu le Juge portant la ceinture du jugement autour des épaules, Il se tenait pur et saint, rempli de sagesse, avec toutes les compétences voulues pour juger le monde avec justice. Alléluia!

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   Même le monde comprend ces symboles. En effet, jadis, le juge se présentait et convoquait la cour revêtu d’une perruque blanche et d’une longue robe, signe qu’il possédait toute autorité (une robe de la tête aux pieds) pour rendre la justice.

2. Ses yeux comme du feu

     Pensez-y! Ces yeux qui avaient été obscurcis par des larmes de peine et de pitié. Ces yeux qui avaient pleuré de compassion au tombeau de Lazare. Ces yeux qui n’avaient pas vu la méchanceté de Ses assassins; ils L’avaient cloué sur une croix, mais Il s’était écrié, plein de tristesse : “Père, pardonne-leur.” Ces yeux sont maintenant une flamme de feu, les yeux du Juge qui va rétribuer ceux qui L’ont rejeté.

   De toutes les émotions humaines, celle qu’Il a le plus manifestée lors de Son apparition en tant que Fils de l’Homme était celle-ci : Il pleurait souvent. Pourtant, derrière ces pleurs et cette peine, Dieu était quand même là.

   Ces mêmes yeux avaient des visions. Ils regardaient au fond du cœur des hommes, lisaient leurs pensées et connaissaient toutes leurs différentes voies. De ces yeux mortels jaillissait Dieu, qui criait à ceux qui ne L’ont pas reconnu pour ce qu’Il était  “...Si vous ne croyez pas Ce que Je suis, vous mourrez dans vos péchés.” Jean 8.24. “Si Je ne fais pas les œuvres de Mon Père, ne Me croyez pas. Mais si Je les fais (les œuvres de Mon Père), quand même vous ne Me croiriez point, croyez à ces œuvres...” Jean 10.37-38. Comme l’avait été Jérémie, Il était le prophète qui pleurait, parce que les hommes ne recevaient pas la Parole de Dieu et rejetaient la révélation.

   Ces yeux enflammés du Juge sont maintenant même en train d’enregistrer la vie de toute chair. Ils parcourent toute la terre, et il n’est rien qu’Il ne sache pas. Il connaît les désirs du cœur, et ce que chacun se propose de faire. Il n’est rien de caché qui ne sera révélé, car tout est nu devant Celui à Qui nous devons rendre compte. Pensez-y : maintenant même, Il sait à quoi vous pensez.

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   Oui, Il se tient là, comme Juge aux yeux de flamme pour rendre le jugement. Le jour de la miséricorde est terminé. Oh, puissent les hommes se repentir et chercher Sa face dans la justice pendant qu’il est encore temps. Puissent-ils prendre Son sein comme oreiller avant que le monde soit dissous par le feu.

3. Les pieds d’airain

    “Ses pieds étaient semblables à de l’airain ardent, comme s’il eût été embrasé dans une fournaise.” L’airain est connu pour sa remarquable dureté. Aucune substance connue ne peut y être ajoutée pour le tremper. Mais l’airain auquel sont comparés Ses pieds est encore plus remarquable par le fait qu’il a résisté à l’épreuve de la fournaise ardente, épreuve que nul autre n’a traversée. C’est tout à fait exact. En effet, l’airain représente le Jugement Divin, un jugement que Dieu a prononcé et mis en œuvre. Jean 3.14-19 : “Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé Son Fils dans le monde pour qu’Il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui. Celui qui croit en Lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au Nom du Fils unique de Dieu. Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.” Nombres 21.8-9 : “L’Éternel dit à Moïse : Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie. Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche; et quiconque avait été mordu par un serpent et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.” Israël avait péché. Le péché devait être jugé. Dieu a donc ordonné à Moïse de placer un serpent d’airain sur une perche, et quiconque regardait était sauvé du châtiment de son péché.

   Le serpent d’airain sur la perche était un symbole du péché du jardin d’Éden, où le serpent avait séduit Ève et l’avait fait pécher. L’airain représente le jugement, comme nous le voyons dans l’autel d’airain où le châtiment du péché retombait sur le sacrifice posé sur l’autel. À l’époque d’Élie, quand Dieu a jugé Israël à cause de ses péchés, Il a empêché qu’il pleuve, et les cieux enflammés sont devenus comme de l’airain. Dans cette image, nous voyons que le serpent sur la perche représente le péché déjà jugé, car il est fait d’airain, pour montrer que le jugement Divin était déjà tombé sur le péché. Alors, quiconque regardait le serpent sur la perche, en acceptant ce qu’il signifiait, était guéri, car c’était là l’œuvre, ou le salut du Seigneur.

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   Le serpent sur la perche est un type de ce que Jésus est venu accomplir sur terre. Il est devenu chair pour prendre sur Lui le jugement de Dieu qui devait tomber à cause du péché. Le fondement de l’autel du sacrifice était en airain massif, ce qui symbolise l’Agneau immolé dès avant la fondation du monde. Le jugement était déjà tombé sur Lui, avant même qu’il y ait des pécheurs. Comme le salut vient entièrement du Seigneur, Il a foulé seul la cuve du vin de l’ardente colère de Dieu. Ses vêtements étaient cramoisis, teints de Son propre sang. La fournaise ardente du juste jugement et de la colère de Dieu ont été Son lot. Lui, le juste, a souffert pour les injustes. “Tu es digne, ô Agneau de Dieu, car Tu nous as rachetés par Ton propre sang.” Il était blessé pour nos transgressions, brisé pour notre iniquité; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui, et c’est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris. L’Éternel a fait tomber sur Lui l’iniquité de nous tous. Il a souffert comme aucun homme n’avait jamais souffert. Même avant la croix, Il avait versé de grosses gouttes de sueur comme du sang de Son corps, alors que, dans l’agonie intense que causait le supplice qui L’attendait, le sang s’était séparé dans Ses veines. Luc 22.44 : “Étant en agonie, Il priait plus instamment, et Sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre.”

   Mais un jour, ces pieds d’airain se tiendront sur la terre. Il sera alors Juge de toute la terre, et Il jugera l’humanité avec équité et perfection. Et nul ne pourra se soustraire à ce jugement. Nul ne pourra se détourner de cette justice. Rien ne pourra la tempérer. Celui qui est injuste sera encore injuste; celui qui est souillé se souillera encore. À ce moment-là, Celui qui est immuable ne changera pas, car Il n’a jamais changé et Il ne changera jamais. Ces pieds d’airain écraseront l’ennemi. Ils détruiront l’antichrist, la bête, l’image, et tout ce qui est vil à Ses yeux. Il détruira les systèmes d’Églises qui n’ont pris Son Nom que pour en corrompre l’éclat, et Il les écrasera avec l’antichrist. Tous les méchants, les athées, les agnostiques, les modernistes, les libéraux, ils y seront tous. La mort, le séjour des morts et la tombe seront là. Oui, assurément. Car, quand Il viendra, les livres s’ouvriront. C’est là que même l’Église tiède et les cinq vierges folles apparaîtront. Il séparera les brebis d’avec les boucs. Quand Il viendra, Il prendra la tête du royaume, car il Lui appartient, et des milliers de myriades seront avec Lui, Son Épouse, qui viendra Le servir. Gloire! Oh, c’est maintenant ou jamais. Repentez-vous avant qu’il soit trop tard. Réveillez-vous d’entre les morts et cherchez Dieu pour être remplis de Son Esprit, sans quoi vous manquerez la vie éternelle. Faites-le maintenant, pendant qu’il est encore temps.

4. Sa voix était comme le bruit de grandes eaux

     Les eaux, que représentent-elles? Écoutez ce qu’il en est, dans Apocalypse 17.15 : “...les eaux que tu as vues,... ce sont des peuples, des foules, des nations, et des langues.” Sa voix était comme le bruit de foules qui parlaient. Qu’est-ce que c’est? C’est le jugement. En effet, ce sont là les voix des multitudes de témoins qui, par le Saint-Esprit, ont témoigné de Christ et prêché Son Évangile tout au long des âges. Ce sera la voix de chaque homme qui s’élèvera en jugement contre le pécheur qui aura repoussé l’avertissement. Les voix des sept messagers se feront entendre, haut et clair. Ces prédicateurs fidèles qui ont prêché la puissance de salut de Jésus, qui ont prêché le baptême au Nom de Jésus, qui ont prêché le remplissage et la puissance du Saint-Esprit, qui ont tenu à la Parole plus qu’ils n’ont tenu à leur propre vie; tous ceux-là étaient la voix de Jésus-Christ par le Saint-Esprit tout au long des âges. Jean 17.20 : “Ce n’est pas pour eux seulement que Je prie, mais encore pour ceux qui croiront en Moi par leur parole.”

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   Avez-vous déjà songé combien il est terrifiant pour un homme d’être emporté, impuissant, vers des chutes d’eau? Pensez maintenant à ce grondement, alors qu’il s’approche de son destin fatal. C’est exactement ainsi qu’arrive le jour du jugement, quand le grondement de la multitude de voix vous condamnera pour ne pas avoir prêté attention avant qu’il soit trop tard. Prêtez attention dès maintenant. En ce moment même, vos pensées sont enregistrées au ciel. Là-haut, vos pensées parlent plus fort que vos paroles. De sa bouche, le pharisien exprimait de grandes prétentions mais, comme il n’écoutait pas le Seigneur, son cœur s’est corrompu et est devenu de plus en plus mauvais, jusqu’à ce qu’il soit trop tard. De même, ceci pourrait être pour vous le dernier appel à écouter la Parole, et à la recevoir pour la vie éternelle. Il sera trop tard quand vous vous approcherez du grondement des nombreuses voix de jugement et de condamnation.

   Mais avez-vous déjà remarqué combien le bruit de l’eau peut être doux et apaisant? J’aime aller à la pêche, et j’aime trouver un endroit où l’eau murmure en ondoyant. Là, je peux me reposer et l’écouter remplir mon cœur de paix, de joie et de satisfaction. Comme je suis heureux d’être ancré dans le havre de repos, où la voix du Seigneur parle de paix, comme l’a déclaré la Parole des eaux de séparation. Comme nous devrions être reconnaissants d’entendre Sa voix d’amour, de soin, de conduite et de protection. Et un jour, nous entendrons cette même voix douce parler, non pas en jugement, mais pour nous accueillir, nous dont les péchés ont été remis par Son sang, dont les vies ont été remplies de l’Esprit, et qui avons marché selon la Parole. Que pourrait-il y avoir de plus précieux que d’entendre les multitudes de voix de bienvenue, et d’être entourés par ces foules qui ont cru pour la vie éternelle? Oh, il n’y a rien de comparable à cela. Je prie que vous entendiez Sa voix, et que vous n’endurcissiez pas votre cœur, mais que vous Le receviez comme votre Roi.

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   Oh, si seulement vous pouviez le voir. Ce sont les eaux qui ont détruit le monde, mais ce sont ces mêmes eaux qui ont sauvé Noé, et qui ont aussi sauvé toute la terre pour Noé. Écoutez Sa voix, la voix de Ses serviteurs, qui vous appelle à la repentance et à la vie.

5. Il avait dans Sa main droite sept étoiles

     “Il avait dans Sa main droite sept étoiles.” Bien sûr, le verset 20 nous dit déjà ce que sont ces sept étoiles. “Et le mystère des sept étoiles sont les anges (les messagers) des sept Églises.”  Ici, nous ne pourrions pas du tout nous tromper, car Il nous l’interprète. Ces sept étoiles sont les messagers des sept âges successifs de l’Église. Leur nom n’est pas mentionné. Il est simplement dit qu’il y en a sept, un pour chaque âge. Depuis l’Âge d’Éphèse jusqu’à l’Âge de Laodicée, chaque messager a apporté aux gens le message de vérité, sans jamais manquer de s’en tenir à la Parole de Dieu pour l’âge de l’Église en question. Ils s’y sont tous tenus. Ils sont restés fermes dans leur fidélité à la lumière originelle. Alors que chaque âge s’éloignait de Dieu, Son messager fidèle ramenait l’âge à la Parole. Leur force venait du Seigneur; sinon, ils n’auraient jamais pu endiguer le flot. Ils étaient en sécurité, gardés par Lui, car rien ne pouvait les ravir de Sa main, et rien ne pouvait les séparer de l’amour de Dieu, que ce soit la maladie, le péril, la nudité, la faim, l’épée, la vie ou la mort. Ils étaient réellement abandonnés à Lui, et gardés par Sa toute-puissance. Ils ne se souciaient pas de la persécution qui frappait. La douleur et les moqueries ne servaient qu’à leur faire glorifier Dieu de ce qu’ils étaient trouvés dignes de souffrir pour Lui. Et, reconnaissants pour Son salut, ils brûlaient de la lumière de Sa vie, et reflétaient Son amour, Sa patience, Sa douceur, Sa tempérance, Sa bonté, Sa fidélité. Et Dieu les appuyait par des prodiges, des signes et des miracles. Ils étaient accusés d’être des fanatiques et des exaltés. Ils étaient condamnés par les organisations et tournés en dérision, mais ils sont restés fidèles à la Parole.

   Or, ce n’est pas chose difficile de prendre position et de rester fidèle à un credo. C’est facile, car le diable est derrière tout cela. Mais c’est autre chose de rester fidèle à la Parole de Dieu, et de retourner à ce que la Parole a produit à l’origine, après la Pentecôte.

   Il n’y a pas longtemps, un homme m’a dit que l’Église catholique romaine devait être la vraie Église, puisqu’elle était restée fidèle à ce qu’elle croyait tout au long des années, et qu’elle avait sans cesse grandi sans changer. C’est absolument faux. Une Église qui est soutenue par le gouvernement, qui a son propre credo (tout à fait différent de la Parole), et qui n’a pas un ministère manifesté qui puisse faire bouger le diable, une telle Église peut facilement subsister. Ce n’était pas là un critère. Mais quand vous pensez à ce petit groupe dont les membres ont été sciés, livrés aux lions, persécutés, pourchassés, et qui, malgré tout, sont restés fidèles à la Parole – là, pas de doute, il fallait que ce soit Dieu. Comment ils ont pu sortir vainqueurs du combat de la foi et continuer envers et contre tous, VOILÀ le miracle.

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   Et ce réconfort n’est pas réservé aux seuls messagers des sept âges de l’Église. Chaque vrai croyant est dans la main de Dieu et peut tirer de Son amour et de Sa puissance, et bénéficier pleinement de tout ce que Dieu représente pour le croyant. Ce que Dieu donne au messager, et la façon dont Il bénit et utilise le messager, est pour tous les croyants un exemple de Sa bonté, de Sa sollicitude envers TOUS les membres de Son corps. Amen.

6. L’épée à deux tranchants

   “De Sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants.” Hébreux 4.12 :  “Car la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.”De Sa bouche sortait l’épée aiguë, à deux tranchants, qui est la PAROLE DE DIEU. Apocalypse 19.11-16 : “Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s’appelle Fidèle et Véritable, et Il juge et combat avec justice. Ses yeux étaient comme une flamme de feu; sur Sa tête étaient plusieurs diadèmes; Il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n’est Lui-même; et Il était revêtu d’un vêtement teint de sang. Son Nom est la Parole de Dieu. Les armées qui sont dans le ciel Le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d’un fin lin, blanc, pur. De Sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations; Il les paîtra avec une verge de fer; et Il foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu Tout-Puissant. Il avait sur Son vêtement et sur Sa cuisse un nom écrit : ROI DES ROIS ET SEIGNEUR DES SEIGNEURS.”

   Jean 1.48 : “D’où me connais-Tu? Lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit : Avant que Philippe t’appelât, quand tu étais sous le figuier, Je t’ai vu.” Voilà. Quand Il viendra, cette Parole s’élèvera contre toutes les nations et tous les hommes. Aucun ne pourra s’opposer à elle. Elle révélera ce qu’il y a dans chaque cœur, comme Il l’a fait pour Nathanaël. La Parole de Dieu montrera qui a fait la volonté de Dieu et qui ne l’a pas faite. Elle révélera les actions secrètes de chaque homme et la raison pour laquelle il les a faites. Elle partagera. C’est ce qui est dit dans Romains 2.3 : “Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu?” Ensuite, il est dit comment Dieu jugera les hommes. C’est ici, du verset 5 au verset 17. Les cœurs durs et impénitents seront jugés. Les œuvres seront jugées. Les motifs seront jugés. Il n’y aura pas de favoritisme devant Dieu, mais tous seront jugés par cette Parole, aucun n’y échappera. Ceux qui ont entendu, mais qui n’ont pas voulu écouter, seront jugés par ce qu’ils ont entendu. Ceux qui se sont reposés sur elle en disant y croire, mais qui ne l’ont pas vécue, seront jugés. Tous les secrets seront dévoilés et criés sur les toits. Oh, à ce moment-là, nous comprendrons vraiment l’histoire. De tous les âges, il ne restera plus un seul mystère.

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   Mais savez-vous qu’Il révèle les secrets des cœurs des hommes et des femmes dans cet âge-ci où nous vivons? Qui d’autre que Celui qui est Lui-même la Parole pourrait révéler les secrets du cœur? Hébreux 4.12 : “Car la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.” C’est la Parole. Elle accomplit ce pour quoi Elle a été envoyée, car Elle (la Parole) est pleine de puissance. C’est le même Esprit qui était en Jésus (la Parole) de nouveau présent dans l’Église de ce dernier âge comme un dernier signe, pour essayer d’arracher les gens au jugement, car ceux qui Le rejettent (la Parole) passent déjà en jugement, puisqu’ils Le crucifient de nouveau. Hébreux 6.6 : “Et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et L’exposent à l’ignominie.”

   Or, Paul a dit que la Parole est venue comme une voix mais aussi avec puissance. La Parole prêchée se démontrait vraiment elle-même. Comme une épée flamboyante et tranchante, elle atteignait la conscience des hommes, et, comme le bistouri du chirurgien, elle enlevait les maladies et libérait les captifs. Partout où ces premiers Chrétiens allaient, “ils allaient, prêchant l’Évangile (la Parole), et Dieu confirmait cette Parole par les signes qui l’accompagnaient”. Les malades étaient guéris, les démons étaient chassés, et ils parlaient de nouvelles langues. C’était la Parole en action. Cette Parole n’a jamais failli dans la bouche de Chrétiens qui croient. Et, en ce dernier âge, elle est plus forte et plus glorieuse que jamais, dans la véritable épouse-Parole. Oh, petit troupeau, vous, petite minorité, accrochez-vous à la Parole; que votre bouche et votre cœur en soient remplis, et un jour, Dieu vous donnera le royaume.

7. Son visage comme le soleil

    “Et Son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force.”

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      Matthieu 17.1-13 : “Six jours après, Jésus prit avec Lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et Il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux; Son visage resplendit comme le soleil, et Ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici, Moïse et Élie leur apparurent, s’entretenant avec Lui. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus : Seigneur, il est bon que nous soyons ici; si Tu le veux, je dresserai ici trois tentes, une pour Toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, en Qui J’ai mis toute Mon affection : écoutez-Le! Lorsqu’ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent sur leur face, et furent saisis d’une grande frayeur. Mais Jésus, s’approchant, les toucha, et dit : Levez-vous, n’ayez pas peur! Ils levèrent les yeux, et ne virent que Jésus seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’Homme soit ressuscité des morts. Les disciples Lui posèrent cette question : Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement? Il répondit : Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais Je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’Homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’Il leur parlait de Jean-Baptiste.”

   Or, dans Matthieu 16.28, comme introduction à Matthieu 17.1-13, Jésus avait dit : “...Quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu’ils n’aient vu le Fils de l’Homme venir dans Son règne.” Et c’est exactement ce que les trois apôtres ont vu : l’ordre de Sa seconde venue. Ils L’ont vu transfiguré, là au sommet de la montagne. Son vêtement était étincelant de blancheur, et Son visage brillait comme le soleil à son zénith. Et là, comme Il est apparu, il y avait Moïse et Élie de chaque côté de Lui. C’est exactement ainsi qu’Il revient. Il est vrai qu’Élie viendra premièrement, pour ramener les cœurs des enfants (l’épouse) à la Doctrine Apostolique de la Parole qu’avaient les pères. Malachie 4.5-6 : “Voici, Je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l’Éternel arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, et le cœur des enfants à leurs pères, de peur que Je ne vienne frapper le pays d’interdit.”

   Israël est déjà un pays. Elle est maintenant établie, avec son armée, sa marine, son service postal, son drapeau et tous les attributs d’un pays. Mais il reste encore à accomplir le passage de l’Écriture qui dit : “Une nation est-elle enfantée d’un seul coup?” Ésaïe 66.8. Ce jour arrive bientôt. Le figuier a poussé ses bourgeons. Les Israélites attendent le Messie. Ils s’attendent à Le voir, et leur attente va bientôt être comblée. Israël naîtra de nouveau Spirituellement, car sa Lumière et sa Vie vont bientôt lui être révélées.

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   Dans Apocalypse 21.23 : “La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’Agneau est son flambeau.” C’est la nouvelle Jérusalem. L’Agneau sera dans cette ville, et à cause de Sa présence, il n’y aura pas besoin de lumière. Là-bas, le soleil ne se lèvera pas pour briller, car Il en est Lui-même le Soleil et la Lumière. Les nations qui y entreront marcheront dans Sa lumière. N’êtes-vous pas heureux que ce jour soit sur nous? Jean a vu arriver ce jour. Oui, Seigneur Jésus, viens bientôt!

   Malachie 4.1-3 : “Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; le jour qui vient les embrasera, dit l’Éternel des armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau. Mais pour vous qui craignez Mon Nom, se lèvera le Soleil de la Justice, et la guérison sera sous Ses ailes; vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d’une étable. Et vous foulerez les méchants, car ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour que Je prépare, dit l’Éternel des armées.” Le revoici. Le SOLEIL, qui brille de toute sa force. Oh, la force du Fils de Dieu, qui brille au milieu des sept chandeliers d’or. Il se tient là, le Juge, Celui qui a souffert et qui est mort pour nous. Il a pris sur Lui la colère du jugement Divin. Il a foulé seul la cuve du vin de l’ardente colère de Dieu. Comme nous l’avons déjà dit, Sa voix est pour le pécheur comme le bruit des chutes d’eau ou du déferlement puissant et meurtrier des vagues contre les côtes rocheuses. Mais pour le saint, Sa voix est comme le doux chant du ruisseau au bord duquel on s’allonge pour se reposer, satisfait en Christ. Il fait luire sur nous les chaleureux rayons de Son amour et nous dit : “Ne crains point, Je suis Celui qui était, qui est, et qui vient; Je suis le Tout-Puissant. Il n’en est point d’autre que Moi. Je suis l’Alpha et l’Oméga, la TOTALITÉ.” Il est le Lis de la Vallée, l’Étoile Brillante du Matin. Il est le plus beau entre dix mille pour mon âme. Oui, ce glorieux jour est sur le point de se lever; le Soleil de Justice paraîtra et la guérison sera sous Ses ailes.

LE CHRIST VICTORIEUX

   Apocalypse 1.17-18 : “Quand je Le vis, je tombai à Ses pieds comme mort. Il posa sur moi Sa main droite, en disant : Ne crains point! Je suis le Premier et le Dernier, et le Vivant. J’étais mort; et voici, Je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts.”

   Aucun être humain ne pourrait supporter le plein effet de cette vision. Vidé de toute force, Jean est tombé à Ses pieds comme mort. Mais dans Son amour, la main du Seigneur l’a touché, et la voix bénissante a dit : “Ne crains point. N’aie pas peur. Je suis le Premier et le Dernier. Je suis Celui qui vit. J’étais mort; et voici, Je suis vivant aux siècles des siècles.” Qu’y a-t-il à craindre? Le jugement qui est tombé sur Lui à la croix, au tombeau et quand Il est descendu, c’était notre jugement. Il a pris de plein fouet la blessure du péché, et il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. Voyez-vous, notre garantie, c’est que notre “Avocat” est aussi notre “Juge”. Il est à la fois “Avocat” et “Juge”. Comme Juge, Il nous déclare “acquittés” – c’est terminé. Il n’y a donc maintenant aucune condamnation. Pourquoi l’Église serait-elle dans la crainte? Quelle promesse a-t-Il jamais manqué de manifester devant nous? Pourquoi craindrait-elle la punition ou la mort? Tout cela a été vaincu. Voici le puissant vainqueur. Voici Celui qui a vaincu le monde visible et le monde invisible. Ce n’est pas comme Alexandre, qui a conquis le monde à l’âge de trente-trois ans, et qui, comme il n’avait plus rien à conquérir, est mort victime du péché et d’une vie de débauche. Ce n’est pas comme Napoléon, qui avait conquis toute l’Europe, mais qui a fini par être vaincu à Waterloo et exilé sur l’île d’Elbe; finalement, c’est lui qui a été vaincu. Mais rien ne peut vaincre Christ. Celui qui est descendu est maintenant monté au-dessus de tout, et il Lui a été donné un Nom qui est au-dessus de tout nom. Oui, Il a vaincu la mort, le séjour des morts et la tombe, et Il en a les clés. Ce qu’Il délie est délié, et ce qu’Il lie est lié. On ne peut pas changer cela. Il n’y avait pas de vainqueur avant Lui, et il n’y en a aucun autre que Lui. Lui seul est le Sauveur, le Rédempteur. Il est le SEUL Dieu, et Son Nom est “Seigneur Jésus-Christ”.

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   “Ne crains point, Jean. Ne crains point, petit troupeau. Tout ce que Je suis, vous en êtes héritiers. Tout Mon pouvoir vous appartient. Ma toute-puissance est à vous, alors que Je suis au milieu de vous. Je ne suis pas venu apporter la crainte et l’échec, mais l’amour, le courage et la capacité. Tout pouvoir M’a été donné, et c’est à vous qu’il appartient de l’utiliser. Prononcez la Parole, et Je l’accomplirai. C’est Mon alliance, et elle est infaillible.”

LES SEPT ÉTOILES ET LES SEPT CHANDELIERS

   Apocalypse 1.20 : “Le mystère des sept étoiles que tu as vues dans Ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges (les messagers) des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises.”

   Nous avons déjà découvert la vérité de ces deux mystères. Oh, nous n’avons pas révélé qui étaient ces sept messagers, mais avec l’aide de Dieu, nous le ferons, et ce mystère sera terminé. Les sept âges, nous les connaissons. Ils sont énumérés dans la Parole, et nous les passerons tous en revue, pour en arriver à ce dernier âge où nous vivons.

Sept âges_chapitre 2 page 62

   Mais comme aperçu final de ce chapitre, considérez-Le alors qu’Il se tient là, au milieu des lampes d’or, avec les sept étoiles dans Sa main droite. Oh, comme c’est saisissant de Le voir qui se tient là, dans Sa Divinité Suprême. Il est le Juge, le Sacrificateur, le Roi, l’Aigle, l’Agneau, le Lion, l’Alpha, l’Oméga, le Commencement et la Fin, le Père, le Fils, le Saint-Esprit, Celui qui était, qui est, qui vient, le Tout-Puissant, le TOUT EN TOUT. Le voilà, Celui qui est le Chef et le Consommateur. L’Agneau est digne! Il a prouvé Sa valeur en payant Lui-même le prix de notre salut. Maintenant, Il se tient dans toute Sa puissance et toute Sa gloire, et toutes choses Lui sont remises, car Il est le Juge.

   Oui, Il se tient là, au milieu des lampes, avec les étoiles dans Sa main. Il fait nuit, car c’est la nuit qu’on s’éclaire avec des lampes, et qu’on voit les étoiles briller et refléter la lumière du soleil. Et il fait sombre. L’Église marche par la foi, dans l’obscurité. Son Seigneur a quitté cette terre, mais le Saint-Esprit continue à briller à travers l’Église, en illuminant ce monde maudit par le péché. Et ces étoiles reflètent aussi Sa lumière. La seule lumière qu’elles ont, c’est Sa lumière à Lui. Comme il fait sombre, comme il fait froid, spirituellement. Pourtant, quand Il vient parmi nous, il fait chaud et clair; alors l’Église reçoit de la puissance et accomplit par Lui les œuvres qu’Il faisait.

   Oh, puissions-nous, comme Jean, avoir un aperçu de Lui. Quel genre de personnes devrions-nous être, nous qui nous tiendrons devant Lui ce jour-là!

   Si vous ne Lui avez pas encore donné votre vie, puissiez-vous tourner votre cœur vers Dieu maintenant même, vous agenouiller là où vous êtes, Lui demander pardon pour vos péchés, et Lui abandonner votre vie. Ensuite, nous essaierons d’aborder ensemble les Sept Âges de l’Église. Alors que nous le ferons, je prie Dieu d’aider Son serviteur indigne à vous révéler Sa Parole.
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