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Prédication Histoire de ma vie de William Branham a été prêchée 52-0720A La durée est de: 2 heures et 28 minutes .pdf La traduction Shp
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Histoire de ma vie

1          Bonsoir, mes amis, ou plutôt bon après-midi. Je suis heureux d’être ici cet après-midi. Et [Espace vide sur la bande–N.D.E.] et s’il y a quelque chose de bien, que cela soit pour la gloire de Dieu.

            Si monsieur Jackson de l’Afrique du Sud est dans la salle, frère Jackson, s’il est présent dans cette–cette réunion cet après-midi, Billy voudrait bien vous voir tout de suite au kiosque des livres, Frère Jackson, pour les préparatifs concernant le départ ce soir, s’il vous plaît. Il m’a dit d’annoncer qu’il voudrait bien vous voir tout de suite au kiosque des livres. Très bien. Et, Billy, où que tu sois, eh bien, frère Jackson se rend tout de suite au kiosque des livres.

            Maintenant, à la–l’assistance, j’aimerais m’adresser à vous cet après-midi au Nom de notre Seigneur Jésus-Christ, comme Dieu m’a donné ce privilège parmi vous, d’être par la grâce Son représentant, Son serviteur, et Son enfant, au travers de Jésus-Christ. Un grand nombre d’entre nous ont beaucoup de choses qu’ils aimeraient... pourraient raconter. Chacun pourrait monter ici raconter l’histoire de sa vie. Beaucoup d’entre nous ont certainement une histoire pleine de victoires et de puissance, beaucoup d’entre nous ont une histoire pleine de chagrins et de déceptions.

2          Et nous tous, Dieu nous a donné une vie, et nous devons la vivre. Et je... à mon humble avis, si vous recevez ceci, je pense que c’est la meilleure vie au monde, peu importe qu’il y ait des hauts et des bas, même si nous découvrons le sentier de Dieu et que nous y marchions, là où Dieu a préparé pour que nous y marchions... si tout le temps nous trouvons la victoire peu importe... Je pense à l’aveugle Fanny Crosby alors qu’elle était assise là dans l’obscurité, cette question lui fut posée un jour: «Que pensez-vous de Christ? De qui est-Il le Fils?»

            Et je pense à tous les hommes, et à tous les grands hommes à travers les âges, tous les hommes qui aient jamais réalisé quelque chose de grand, très souvent c’étaient des hommes et des femmes qui croyaient en Jésus-Christ. N’est-ce pas vrai? Et je pense à la façon dont les prophètes ont écrit à Son sujet, et à la façon dont les–les hommes d’autrefois avaient prédit des choses à Son sujet, et les patriarches, eux ils... Les dirigeants qui s’étaient dressés contre Lui furent abaissés et tout.

3          Et je pense qu’à travers cet âge, je pense au père de notre nation, George Washington, comment il se confiait en Dieu. Je pense à Abraham Lincoln. Lincoln, évidemment, je ne... Je ne suis pas un politicien, mais Lincoln était mon favori parmi tous les présidents que nous avons eus. Il a dû suivre le chemin difficile, peut-être parce que j’ai dû suivre ce chemin-là, c’est la raison pour laquelle je sympathise avec Lincoln: Il fendait du bois, il écrivait par terre, et–et tout. Et nous pensons que les seuls livres que Lincoln ait jamais eus jusqu’à l’âge de vingt et un ans, c’étaient la Bible et le Livre de Martyrs de Foxe. C’est ce qui a modelé ce caractère-là.

            Montrez-moi ce que vous lisez; laissez-moi entrer dans votre bureau, dans votre maison, et voir ce que vous lisez, et je vous dirai ce que vous êtes. C’est juste. Voyez, tout va avec la nature.

            Gardez la Bible tout près de vos enfants, lisez-La vous-même, soyez un exemple. C’est ce que je n’ai pas eu dans mon enfance. Mais par la grâce de Dieu, j’aimerais placer Cela devant mes enfants. Et s’il y a une autre génération, puissent-ils placer Cela devant les leurs. Et maintenant, si nous pouvons penser aujourd’hui...

            Je vous ai entendu lorsque je suis arrivé hier soir. Mon coeur était ravi lorsque vous chantiez: «Que tous acclament la Puissance du Nom de Jésus, que les anges se prosternent.»

4          Et le regretté docteur Dewitt, quand il se mourait, il se tenait devant son assemblée; il cherchait à présenter Jésus-Christ comme le plus grand de tous, disant qu’Il était Dieu, qu’Il était Emmanuel, et que Sa puissance devrait être dans l’Eglise, et que cela devrait faire cesser aux gens leur égoïsme. Il était pasteur d’une grande église. Et même son assemblée était contre lui. Les gens attendaient là une conférence afin de l’écarter par le vote et tout et le renvoyer.

            Mais son coeur était brisé. Et ainsi donc, un jour, pendant qu’il prêchait de tout son coeur, il a eu une crise cardiaque, il est tombé en avant. Il se faisait qu’un médecin se trouvait dans l’église, il s’est approché de lui et a dit: «Docteur Dewitt, il ne vous reste que quelques minutes à vivre. Vous ne pourrez pas vous en sortir.»

            Il a fait venir deux diacres fidèles qui ont soulevé ses mains. Ils ont soulevé ses mains et l’ont aidé à se tenir debout, et il a dit: «Laissez-moi me tenir debout, tant qu’il y a le souffle en moi.»

5          Il y avait derrière lui la croix qui représentait la croix–la croix de Christ, là derrière, près de son baptistère. Et il s’est levé comme cela, il a dit: «S’il y a une parole que j’aimerais dire, c’est celle-ci: Que tous acclament la puissance du Nom de Jésus! Que les anges se prosternent; Apportez le diadème royal, Et couronnez-Le Seigneur de tous.»

            Il a commencé à tituber en arrière comme cela, et en reculant, il a entouré d’un bras un côté de la croix, et de l’autre bras l’autre côté, puis il a baissé la tête, et s’en est allé à la rencontre du Seigneur. Alléluia. C’est une belle mort.

            Je pense à Paul Rader, ce très vaillant héros qui secoua Chicago, lors du dernier réveil que vous ayez jamais eu à Chicago. Quand Paul Rader se tenait là, il est allé là et il était parmi son propre peuple qui l’avait attristé, chagriné et vexé, ce qui lui donna un cancer, et peu après il est mort. Ceux qui étaient contre lui, et qui avaient agi ainsi étaient à la base de ça. Et quand il était... Le petit Institut biblique Moody par ici possédait un petit quatuor qui, d’après ce que j’ai appris, était là en train de chanter pour lui. Ils avaient baissé les stores, et lui se mourait. Et Paul était un peu tranchant. Cela me rappelle frère Bosworth. Il a toujours un petit sens de l’humour.

6          Et ainsi, il a regardé tout autour; il a vu les rideaux tirés. Il est revenu à lui, il a regardé tout autour et a dit: «Dites donc, qui se meurt ici, moi ou vous?» Il a dit: «Relevez ces stores et chantez-moi de bons cantiques chrétiens pleins d’entrain.» Alors, ils se sont mis à chanter Là à la croix où mourut mon Sauveur ou quelque chose comme cela; il a dit: «Voilà qui est mieux.»

            Il a dit: «Où est Luc?» Et Luc était derrière dans l’autre pièce; on a fait venir Luc là où il se trouvait. Il lui a pris la main, il a dit: «Luc, nous venons ensemble de loin, frère, à travers les sentiers ombragés. Mais, a-t-il dit, penses-y, dans cinq minutes, je me tiendrai dans la Présence de Jésus-Christ, revêtu de Sa justice.» Il mourut.

            La vie de grands hommes nous rappelle tous
            Que nous pouvons rendre notre vie sublime,
            Et en partant, laisser derrière nous
            Des empreintes de pas sur le sable du temps.

7          Ceux qui laissent des empreintes pour que les autres voyagent... Je pense à Lincoln, quand il a été fusillé là à cause de sa bravoure et pour avoir pris position pour les humains et pour ce qui était juste, et pour Dieu. On rapporte que, quand il se mourait, quand ils... La balle qui avait traversé son... en dessous de son... là dans son corps, et–et il étouffait à mort, il a dit: «Tournez ma tête vers le coucher du soleil.» Il a dit: «Notre Père qui es aux Cieux! Que Ton Nom soit sanctifié; que Ton règne vienne; que Ta volonté soit faite», répétant la prière modèle alors qu’il s’en allait à la rencontre de Dieu. Oh! la la! Que sommes-nous? Des hommes et des femmes...

            Considérez Eddie Perronet là. Il était persécuté et tout, et ce qu’il pensait... Il a composé le–le... Un jour là, quand l’inspiration l’a frappé, il a pris une plume et il a écrit le cantique d’investiture: Que tous acclament la Puissance du Nom de Jésus

            Je pense à...?... là, quand il a écrit:Grâce étonnante, oh! quel doux son Qui sauva un vil comme moi.

            Je pense à l’aveugle Fanny Crosby. «Qu’est-ce que Dieu pourrait vous promettre? Toute votre vie, vous n’avez jamais vu la lumière du jour. Vous êtes aveugle toute votre vie. Que pensez-vous de Jésus-Christ?»

            Elle a dit:

            Ne m’oublie pas, oh! Doux Sauveur,
            Ecoute mon humble cri.
            Quand Tu visiteras les autres,
            Ne m’oublie pas.

            Toi Fontaine de tout mon réconfort,
            Plus que vie pour moi,
            Qui d’autres ai-je sur terre à part Toi,
            Ou qui au Ciel en dehors de Toi?

            Levons-nous et soyons à l’oeuvre,
            Avec le coeur prêt pour chaque combat;
            Ne soyez pas comme un troupeau muet qu’on conduit!
            Soyez un héros!

8          Chacun de vous est un chrétien. Vous êtes un chrétien né de nouveau, alors, levons-nous. Peu importe combien notre passé a été mauvais, attendons maintenant la Venue de notre Seigneur, lorsque ce qui est mortel revêtira l’immortalité. Retournons à...

            J’ai quelques minutes maintenant. Je ne cherche pas à vous retenir plus longtemps. Déjà, j’ai dépassé le temps, il est quinze heures vingt. Je suis... J’ai environ une heure. J’essayerai de terminer si je le peux. Je... Beaucoup d’entre vous ici ont probablement entendu l’histoire de ma vie, de choses sur lesquelles je n’aime pas revenir, mais je...

            L’un de mes plus grands appels à l’autel que j’aie jamais faits en Amérique, c’est lorsque j’avais invité deux mille pécheurs à venir à Jésus-Christ, à Pensacola, en Floride, après que j’ai raconté l’histoire de ma vie, un après-midi. J’ai confiance en Dieu, que c’était la réunion qui venait après celle de Durban où il y a eu trente mille personnes.

            Maintenant, j’aimerais lire une portion des Ecritures, toujours la Parole de Dieu, car mes paroles failliront, mais la Parole de Dieu ne peut faillir. Eh bien, elle se trouve dans Hébreux, chapitre 13, en commençant au verset 10, lisons jusqu’au verset 14 inclus.

            Nous avons un autel dont ceux qui font le service aux tables n’ont pas le pouvoir de manger.

            Le corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché, sont brûlés hors du camp.

            C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte.

            Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre.

            Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir.

9          Combien parmi vous sont loin de chez eux aujourd’hui? Faites voir la main. Loin de chez eux? Oh! la la! dites donc! Comme je le pense, si j’avais le temps, nous chanterions ce cantique-là: Nous sommes des pèlerins et nous sommes des étrangers ici, nous cherchons une Cité à venir. Est-ce juste? Peu importe où vous allez, il n’y aura aucun endroit qui... qui remplacera chez vous. Est-ce juste?

            Ne voudriez-vous pas juste effectuer un petit voyage aujourd’hui? Presque vous tous ici êtes de mon âge, ou peut-être un peu plus âgés. Et ne voudriez-vous pas retourner à l’époque de votre enfance, juste faire tourner une petite roue, remonter dans le passé pour vivre un autre jour de votre enfance? N’aimeriez-vous pas faire cela? Oh! combien j’aimerais le faire! Quand bien même cela s’accompagne de tristesse, de larmes et de déboires, j’aimerais encore vivre un jour de cela, remonter dans le passé.

10        Je me souviens d’un vieux petit coin d’où je viens, peu importe combien c’était modeste... Chacun de vous ici se souvient d’un vieux coin où maman se tenait sous l’arbre, peut-être, sur une vieille baignoire en bois de cèdre, avec une planche à laver, pendant que vous étiez une petite fille ou un petit garçon, jouant tout autour. Bien des fois, vous vous souvenez de cela, avec toutes les peines, tous les chagrins que vous aviez connus, et comment vous tiriez à son vieux tablier à pois.

            J’aimerais la revoir aujourd’hui, mais c’est impossible maintenant. Non, elle n’est plus. J’aimerais voir mon vieux papa, comme je le voyais revenir du champ avec ce mouchoir rouge mis dans sa poche. Le voir se lever un matin, un matin froid, rentrer allumer un feu dans un très grand poêle à tambour. Je l’entendais chanter:

            Oh! où se trouve mon fils ce soir?
            Mon coeur déborde,
            Pour un amour qu’il connaît,
            Oh! où se trouve mon fils ce soir?

            Je l’ai vu se tenir près du vieux petit banc, les manches retroussées, et se laver le visage et les mains; et il avait des cheveux ondulés, très noirs. Il cherchait des yeux partout. Oh! combien j’aimerais bien le revoir encore une fois! Mais je ne le peux pas; il n’est plus. Nous n’avons pas de cité permanente ici, mais nous cherchons celle qui est à venir. Même si vous retourniez à la maison où vous avez été élevé, ce ne serait pas la maison où vous aviez vécu autrefois.

11        Il y a quelques jours, j’amenais quelqu’un qui était venu me rendre visite à l’emplacement de notre vieille maison. Eh bien, il y a là un projet de construction. Eh bien, ce–ce n’est plus la vieille maison. Nous n’avons pas de cité permanente.

            Je me rappelle quand je... La première vieille petite maison où nous avons habité, c’était une maison en rondins. Il y avait environ trois ou quatre petits Branham là-bas. Nous n’avions même pas de plancher, c’était juste–juste de la terre. Papa, dans le... juste au milieu de la pièce, il avait pris une–une souche qu’il avait sciée et qu’il avait posée là, avec une pierre au-dessus; et un vieux poêle à tambour était placé là. Et la table était faite d’un vieux banc dont quelques planches provenaient d’une grange là-bas, et il avait scié cela et en avait fait un banc semblable au banc de l’église, et il avait placé cela derrière la table.

12        Et maman avait un vieux petit... que nous appelions un monkey stove [petit poêle ayant deux orifices sur le sommet]. Y a-t-il quelqu’un qui sait ce que c’est un monkey stove? Faites voir les... Oh! la la! c’est bien. Et une lampe à huile à l’ancienne mode. Avez-vous déjà nettoyé le verre d’une lampe? Voyons... Eh bien... Je ne suis pas l’unique garçon de campagne ici. Je vais enlever ma veste pour que je me sente carrément chez moi. C’est juste. Oui, oui.

            Combien parmi vous ont déjà dormi sur un matelas de paille? Faites voir la main. Eh bien, dites donc, Chicago n’est pas une grande ville après tout, n’est-ce pas? C’est juste. Oh! la la! Que de fois ai-je dormi sur un vieux matelas de paille! Et la première fois que vous vous mettez là, vous sentez peut-être une sauterelle donner des coups de patte, vous devez vous lever pour la trouver, vous savez, au cas où elle serait là-dedans. Eh bien, j’ai fait cela plusieurs fois. Assurément.

13        J’ai vu maman prendre un gros bâton qu’elle suspendait au mur, un morceau de vieux... Eh bien, elle avait... se servait... Elle se servait de cela pour donner des coups à ses habits dans la–dans la cour le jour où elle faisait bouillir ses habits. Avez-vous déjà fait bouillir vos habits? Dieu merci. Oh! la la! le savon à lessive, vous savez, et elle utilisait cela pour y mettre les habits. Elle avait mis une corde à cela; elle suspendait cela au mur.

            Eh bien, il y avait de l’herbe de ce côté-ci, mais de l’autre côté il y avait la–il y avait la règle d’or qui était suspendue de l’autre côté, juste au-dessus de la porte. Voyez-vous? C’était un morceau d’hickory d’à peu près cette longueur, avec tous les dix commandements écrits à son bout. Les petits garçons doivent bien se comporter, et papa croyait dans la règle d’or de cette façon-là. Ainsi donc, s’il arrivait que cela n’y était pas, il y avait un cuir à rasoir derrière, là au fond. Cela le remplaçait. Je vous assure, j’ai reçu une éducation très stricte. Papa, je...?... ces yeux d’Irlandais brillaient comme Stonewall Jackson, je savais que c’en était fini de moi, quand je–quand je m’étais comporté mal. Mais je l’aime aujourd’hui de tout mon coeur. Il ne m’a jamais donné la moitié de coups de fouet que je méritais.

            Et puis, je me rappelle que maman se servait de ce bâton pour ramollir le–le lit, vous savez; elle battait cela, vous savez, et cela se ramollissait. Combien savent ce que c’est qu’un traversin? C’est un grand... Eh bien, le connaissez-vous? Dites donc, y a-t-il ici quelqu’un du Kentucky? Levez la main. Eh bien, oh! la la! ce n’est pas rien, n’est-ce pas? Très bien.

14        Là dans l’Indiana, c’est ici l’Indiana plutôt. Là dans le sud de l’Indiana, il y a quelque... j’ai ri là dans mon église un jour, j’ai dit: «Combien y a-t-il ici des gens qui viennent du Kentucky?» Et environ deux tiers de l’église se sont levés. Quelqu’un a dit... J’ai dit: «Je ne comprends pas ça.»

            Et l’un d’eux s’est levé et a dit: «Frère Branham, a-t-il dit, au Kentucky, les marmottes d’Amérique ont simplement envahi la contrée.» Ils sont donc passés de l’autre côté.

            Mais là, devant cette vieille petite cabane en rondins, je me rappelle que je considérais ces vieilles fissures, avec de la terre dans les crevasses comme cela, et je disais: «Oh! la la! cette maison-là subsistera aux siècles des siècles. Eh bien, elle ne peut pas s’écrouler; quelle merveilleuse maison est-ce!» Mais, oh! la la! vous devriez la voir aujourd’hui. Voyez? Nous n’avons pas ici de cité permanente.

            Et çà et là par devant la porte, il y avait un coin usé; c’était juste dénudé et lisse là où nous, la petite ribambelle de Branham, jouions là comme un troupeau de petits opossums, ou quelque chose comme cela, par là, de tout petits enfants, nous vautrant les uns sur les autres. Dites donc, je–j’aimerais revivre cela. C’est ce que je–j’aimerais vraiment, je–je vous assure.

15        Je me souviens du vieux ruisseau, là où je descendais me coucher sur le ventre, pour boire et boire encore. Je me relevais, puis j’apportais la cruche d’eau de source à papa au champ, là où il faisait la moisson ou quelque chose comme cela. Il travaillait si durement que je voyais maman couper sa chemise pour l’enlever du dos à la suite du coup de soleil, et elle lui collait au dos, pour gagner soixante-quinze cents par jour afin de prendre soin de moi.

            Ecoutez, c’est vrai. Vous avez lu l’histoire de ma vie, là-bas. Mon papa buvait, mais peu m’importe ce qu’il faisait, il est toujours mon papa. Et laissez-moi vous dire quelque chose, jeunes gens, cet après-midi. Ne devenez jamais assez mesquin pour traiter votre maman et votre papa de «vieil homme et vieille femme». Ne faites jamais cela, peu importe ce qu’ils sont. Peu importe ce qu’ils sont; honorez-les comme votre papa et votre maman. Vous ne saurez jamais ce que c’est, combien vous les aimez, jusqu’à ce que vous entendrez le cer-... grincement du cercueil qu’on emporte et que vous comprendrez que c’est le dernier moment. A ce moment-là, ça ne sera pas «le vieil homme et la vieille femme.»

16        Bien des fois ils ont raison, lorsque vous pensez qu’ils ont tort. Toujours honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l’Eternel ton Dieu te donne. C’est le premier commandement avec une promesse. Soyez gentils envers votre mère et votre papa.

            Je me rappelle quand papa est mort. Il commençait à peine à grisonner un peu aux tempes. Alors qu’il était étendu là dans le cercueil, j’ai soulevé sa tête, en fait il était mort juste dans mes bras... J’ai soulevé sa tête, et les boucles de ses cheveux sont retombées, j’ai dit: «Oh! papa.» J’ai regardé sa main. Il s’était fait couper un doigt là avec une déchiqueteuse un jour. J’ai pensé à tous les chagrins que je lui avais causés. Ce n’était pas «le vieil homme»; c’était mon papa. Peu m’importe ce que qui que ce soit d’autre pensait de lui, il était toujours mon papa. Je l’aimais. Et je l’aime aujourd’hui. J’ai eu le privilège de le conduire à Christ. Maintenant...

            Et ma mère aussi. Ma mère est vivante. Elle est censée arriver ici cet après-midi. Et j’espère qu’elle arrivera ici.

17        Maintenant, autrefois, dans ce temps-là, je me rappelle certaines petites choses, juste comme détails. Je me souviens d’une chose remarquable en ce temps-là, c’était que chaque samedi soir, on allait en ville pour faire des provisions. Avez-vous déjà eu à faire cela, aller le samedi soir acheter la nourriture de la semaine? Nous habitions la campagne, et je travaillais dur toute la semaine. Je gagnais dix cents, quand j’étais devenu vraiment un grand garçon, de douze ou quatorze ans. Je gagnais dix cents. Papa disait: «Ne dépense pas tout cela en un seul endroit: les dix cents.»

            Billy dit: «Papa, puis-je avoir cinq dollars de votre part?» Oh! les choses ont changé, certainement.

18        Je me rappelle qu’avec ces dix cents, je descendais en ville, et oh! la la! j’entrais dans ce magasin. Et j’échangeais mes–mes dix cents, je me procurais des hotdogs pour un sou, à peu près cette quantité dans un sachet. Aujourd’hui, c’est à peine même qu’on vous laisserait y jeter un coup d’oeil pour un sou. Ensuite, j’allais me procurer un cornet de glace pour un sou, un tout petit cornet de glace. Vous l’achetez pour un sou. Quel jour c’était! Mais maintenant, ça a changé.

            Et puis, quand nous étions de tout petits garçons, je me rappelle quand nous étions tous à la maison, vous savez, en train de jouer autour de la maison, je voyais papa rentrer à la maison. Et le samedi soir, nous tous, ou plutôt après-midi, il prenait une espèce de vieille petite calèche, un wagon jersey, et nous avions un petit vieux mulet auquel nous attachions ce wagon. Et en hiver, nous mettions de la paille à l’arrière du–du wagon, un petit wagon couvert. Nous avions des couvertures dans lesquelles nous nous enveloppions.

19        Papa et maman s’asseyaient sur le siège avant. Et nous descendions la route, papa et maman bavardaient, vous savez, ils avaient environ vingt-cinq ans, chacun, je pense. Ils étaient assis là en train de bavarder, vous savez, conduisant ce petit vieux mulet. Eh bien, nous étions en première classe. Ce n’était pas notre mulet ni notre wagon, mais nous allions quelque part, au magasin.

            Papa gagnait environ trois dollars et demi par semaine. Et il se rendait là pour dépenser pratiquement toute cette somme pour les provisions, afin de nourrir tous ces gamins pendant la semaine. Nous ne prenions pas de poulet frit et autres, mais nous devions nous procurer des choses qui tenaient vraiment à l’estomac: des pommes de terre, des choses semblables, cela durait vraiment, et cela restait longtemps.

20        Et je me rappelle donc quand papa payait la facture de l’épicerie le samedi soir, c’était une fête pour les petits Branham. Il recevait un sachet plein de bonbons, de petits bonbons tiges, à la menthe. Dites donc, vous savez, ce–c’était bon. Je me rappelle quand il se présentait là, s’il avait peut-être... si peut-être il y avait quatre grandes tiges, et il y avait cinq Branham qui devaient se partager cela, chacun veillait pour s’assurer qu’il recevrait sa part. On devait couper ces tiges pour se les partager de façon tout à fait égale parmi eux; en effet, tous les yeux étaient fixés sur ces bonbons-là.

            Je pense que j’ai triché un peu là-dessus. Tous les gamins prenaient tout ce qu’ils pouvaient manger, vous savez, et ils mangeaient tout simplement, et tout... Ils mangeaient entièrement leur bonbon. Je léchais le mien un moment, vous savez, et je tendais la main et je prenais un bout de ce vieux sachet brun dans lequel la farine était enveloppée, je coupais un petit morceau de cela, j’enroulais cela et mettais cela en poche; j’attendais jusqu’au lundi. Et ainsi donc, je pense... Eh bien, quand venait le lundi, maman disait: «Billy?»

            Je disais: «Oui, maman.»

21        «Prends le seau.» Ce n’était pas un de ces petits seaux galvanisés; c’étaient de grands seaux en bois de cèdre, avec une vieille calebasse. Combien ont déjà vu une calebasse? Oh! com-...?... Très bien. Très bien, et descendre à la source, ramener l’eau, vous savez, pour la mettre dans le seau. Oh! la la! c’était du boulot.

            Je regardais mon frère, je disais: «Je vais te dire ce que je vais faire. Si tu vas chercher ce seau d’eau, je prendrai... J’ai encore mon bonbon; je te laisserai lécher jusqu’à ce que j’aurai compté lentement jusqu’à dix: un, deux, comme cela.» J’étais un homme d’affaires, je m’asseyais à l’ombre, vous savez, pendant que mon frère allait puiser de l’eau, et il léchait le bonbon. Oh! la la! j’essayais d’atteindre dix comme je le pouvais, vous savez. Vous auriez dû le voir lécher. Oh! la la! il l’a léché bien plus de dix fois.

            Eh bien, le lundi était un très bon jour pour moi, car je gardais ce morceau de bonbon, vous savez, et j’exploitais bien ce bonbon. Et ils savaient aussi que j’avais cela, vous savez, alors je... Oh! la la!

22        Aujourd’hui je pense que je pourrais aller, (et non pas un dimanche, mais un autre jour) acheter une boîte de bonbons Hershey, mais cela n’aura jamais le goût de ce bonbon-là. Combien parmi vous mangent le bonbon à la menthe ainsi que les biscuits secs à l’ancienne mode? Faites voir votre main. Oh! la la! Dites donc, je vous assure, ça ne serait pas mauvais maintenant même. C’est bien.

            Et–et, oh! comme repas, nous prenions du ragoût; nous étions Irlandais jusqu’à la moelle, vous savez. Et oh! la la! combien savent ce que c’est que le ragoût? Dites donc, c’est lorsque vous faites bouillir tout dans la cuisine même jusqu’à la lavette presque, vous mettez tout dans une casserole et vous le faites bouillir. C’est vrai, vous y mettez tout et vous faites bouillir cela: avec des navets...?... des carottes, des pommes de terre, des haricots, avec de la farine. Vous mélangez le tout et vous le faites bouillir. Eh bien, c’est pratiquement... ce ragoût pouvait durer certainement deux ou trois jours; nous le prenions dimanche. Il y avait du boeuf là-dedans, vous savez, cela devait donc être bon, du boeuf vingt-cinq cents, oh! la la! un gros morceau comme ça. Ainsi donc, cela... Maman coupait cela en cubes.

23        Cela me rappelle Buddy Robinson, quand il a dit qu’il... Une fois, oncle Buddy a dit: «Je vous assure, a-t-il dit, je suis allé à l’ouest, et c’était la crise là-bas.» Et il a dit: «Une grande sécheresse sévissait, et les gens n’avaient rien à manger.» Il a dit: «Tout ce que nous avions, c’étaient des pommes sèches.» Il a dit: «Je les prends au petit-déjeuner, je bois cela dans l’eau au dîner, et je les fais gonfler à temps pour le souper.» C’est donc de cette façon que le ragoût durait, constamment tout... jusque vers mercredi, c’était avarié, on devait... Alors, nous revenions à autre chose. C’était toutefois un grand jour.

24        Oh! la la! je me rappelle que jadis en ce temps-là, je fréquentais l’école, je me rappelle que mon frère et moi, celui qui vient après moi (il est aussi dans la Gloire), et nous allions à l’école ensemble. Et nous fréquentions l’école, et nous étions les enfants les plus pauvres. Nous traversions la rivière en venant du Kentucky, et les habitants de l’Indiana sont un peu plus riches que ceux de la région montagneuse du Kentucky, de toute façon, là où je suis né. Et–et je... comme j’étais l’unique Kentuckien parmi eux, j’ai assurément enduré des difficultés; c’est ce que j’ai enduré. Les gens me taquinaient tout le temps sur le fait d’être un Kentuckien... Et ainsi, mon expression était très drôle, vous savez. Je... Cela... même... Je ne parlais pas sans détours, peut-être pas encore, mais je... de cela un petit travail meilleur. J’étais comme qui dirait peu communicatif, vous savez, et je parlais drôlement, et les gens se moquaient, on se moquait de moi. Oh! j’ai connu un temps horrible. Et j’étais vêtu de lambeaux, oh! la la!

25        Et je me rappelle, il y a une chose au sujet de mon papa, il voulait... Eh bien, s’il devait une facture d’épicerie, il allait payer cette facture. Mais s’il lui restait dix cents, il l’utilisait pour boire. Tout ce qu’il avait, il le dilapidait dans la boisson. Et c’est la raison pour laquelle je suis si fermement opposé au fait de boire. La raison pour laquelle je suis si fermement opposé à la boisson, c’est parce que je sais que cela avait ruiné ma famille, et cela m’a privé de l’amour que... J’ai toujours voulu être aimé, que quelqu’un m’aime. Et même les membres de ma famille dans ce...?... au moment où, j’étais... je–je... cela n’en avait simplement pas. Et nous allions à l’école à moitié nus. Et quelle horrible vie nous menions tous à cause de la boisson! Mon papa était un–était un vrai homme, si seulement il n’avait pas eu cette habitude de boire.

            Et je sais que c’est l’une des malédictions sur cette nation, et je suis opposé à cette chose. Vous dites: «Est-ce qu’un peu de bière peut faire mal à quelqu’un?» Naissez simplement de nouveau, et puis, allez de l’avant et buvez toute la bière que vous voulez boire après être né de nouveau. C’est vrai. Vous pouvez simplement boire tout ce que vous voulez après que vous êtes né de nouveau. Mais naissez premièrement de nouveau, et ce–c’est tout ce qu’il vous faut.

26        Ainsi donc, je me rappelle qu’à l’école un jour, quand j’ai vu, en lisant mon livre d’histoire, je regardais là, personne ne s’asseyait là, et les enfants se moquaient de moi, tellement j’étais en lambeaux, mes cheveux me tombaient au cou. Ils se moquaient de moi. Et je lisais un livre, où il était dit qu’Abraham Lincoln était descendu d’un bateau là à La Nouvelle-Orléans, et qu’il était... Il–il a vu un homme de couleur qu’on vendait aux enchères. Il a dit: «Ce n’est pas correct.» Il a dit: «Ce n’est pas correct. Un jour, je frapperai cela. Même si cela me coûte la vie, je frapperai cette chose.» Et il l’a fait, et cela lui coûta la vie, justement. Alors, j’ai repoussé mon livre de géographie, non pas le mien, mais celui que j’avais emprunté, je n’en avais aucun qui m’appartenait en propre. Je l’ai remis, et j’ai dit: «La boisson, ce n’est pas correct; et un jour, je frapperai cela, même si ça me coûte la vie.» Contre cela? Bien sûr que oui.

27        Et je dis ceci par respect maintenant même, que tout celui qui a réellement eu un contact avec Jésus-Christ a rompu avec la boisson. C’est juste.

            J’avais ma première Bible. Les gens me disaient: «Est-ce mauvais de faire ceci? Est-ce mauvais de fumer? Est-ce mauvais de boire?» J’avais fait... j’avais mis un petit slogan sur le dos de ma Bible. J’ai pris cela, il y a quelques jours, j’ai regardé cela, une toute petite vieille Bible. J’ai dit:

            Ne me posez pas de questions bêtes,

            Mettez-vous tout simplement ceci à l’esprit;

            Si vous aimez le Seigneur de tout votre coeur,

            Vous ne fumez pas, vous ne chiquez pas, ni ne buvez de l’alcool.

            Et c’est ça. C’est toujours la chose à faire et cela fait vingt ans que je l’ai écrit là. Un homme qui est né de nouveau n’a que faire de ce truc. Maintenant, regardez ce que cela a produit ici en Amérique. Vous voyez s’il y a du mal à cela ou pas.

28        Autrefois nous avions connu la prohibition; évidemment, nous avons eu des guerres des gangs et tout. Mais qu’ont fait les gens? Exactement comme tripoter un oeuf; mettez-vous à tripoter le milieu, le tout se répand partout. Et je ne suis pas... Et je dis que je ne suis pas un politicien ni qui que ce soit. Ce qu’ils font, ce n’est pas mon affaire; c’est leur affaire. La mienne, c’est de prêcher l’Evangile. Mais voici une chose, frère, quand... Juste quand nous avons fait marche arrière et avons mis le whisky partout, nous avons retiré la prostituée de la rue, et de là on s’enivre et joue à l’argent, et nous avons mis cela en plein dans notre frigo.

            Un jour j’ai vu la photo du vieux John Barleycorn. On l’appelle l’homme whisky. Il portait son chapeau sur la nuque, et quel horrible épouvantail il était. Aujourd’hui on l’a peint là; on l’a placé sur les pare-chocs; mais c’est toujours le vieux John Barleycorn, le même vieil homme. C’est tout à fait exact. C’est comme essayer de peindre un cochon, et le laver complètement pour essayer d’en faire une créature vraiment différente. Il retournera dans le bourbier à toute vitesse, à moins que vous changiez sa nature.

29        Donc, la chose que les hommes et les femmes ont à faire maintenant, c’est d’obtenir le changement de leur nature. Dieu change le caractère d’un homme, Il change sa nature, Il fait de lui une nouvelle créature en Christ. Je sais que vous croyez cela.

            Eh bien, mais je ne suis pas venu ici pour prêcher, quand bien même je–je... pour vous raconter l’histoire de ma vie. Mais rien que de penser à ces jours-là, comment c’était...

            Je me rappelle que je me trouvais à l’école. Je suis allé à l’école toute une année sans chemise. Je n’avais même pas de chemise. Madame Watham, une femme riche, elle est dans la Gloire aujourd’hui, une femme catholique, cependant si... Oh! je sais qu’elle était une chrétienne. Et elle m’avait donné un manteau. Et j’ai usé ce manteau. J’ai... Je portais une–une vieille paire de chaussures de tennis, et mes pieds étaient... leurs bouts étaient dehors, mes orteils ressortaient comme la tête de tortue d’un étang, lorsque... à voir mes pieds ressortis. La neige tombait, et en arrivant à l’école, je m’asseyais là, portant ce grand et vieux manteau.

30        Le printemps de cette année est arrivé. Et je me rappelle un jour, il faisait horriblement chaud, et la sueur me coulait sur le visage. Je me suis dit: «Oh! la la! il fait trop chaud.» Madame Temple, elle est peut-être assise ici à ce que je sache; elle n’habite pas très loin d’ici. Si elle est là, que Dieu vous bénisse, Maman Temple. Elle représente beaucoup pour ma vie.

            Très bien. Ce que je vais dire ici... J’ai cité, peut-être pour voir si elle est ici; si vous êtes ici, je vous aime toujours, soeur. Elle a dit: «William.» Le col du manteau que je portais était boutonné en haut comme ceci. Elle a dit: «William, n’as-tu pas chaud dans ce manteau?» Les enfants ont commencé à dire, vous savez, et cela ne sentait pas très bon, je suppose, en le portant tout l’hiver. Elle a demandé: «N’as-tu pas–n’as-tu pas chaud dans ce manteau?»

            J’ai dit: «Non, madame, j’ai–j’ai un peu froid.» Froid.... Je ne pouvais pas enlever ce manteau; je n’avais pas de chemise sur moi.

            Alors, elle a dit: «Eh bien, fiston, tu dois avoir attrapé froid, William.» Elle a dit: «Tu ferais mieux de t’approcher du poêle.»

            Alors, elle a avivé le feu, elle m’a placé là. Et je me suis assis là, la sueur me coulait à flots. Elle a dit: «N’as–n’as-tu toujours pas assez chaud pour enlever ce manteau, William?»

            J’ai dit: «Non, madame, madame Temple. J’ai toujours froid.» Je ne pouvais pas l’enlever; je n’avais pas de chemise sur moi.

            Alors, elle a dit: «Eh bien, je crois que tu es malade. Je ferais mieux de te renvoyer à la maison.» Et elle m’a renvoyé à la maison pensant que j’avais attrapé froid, mais je n’avais simplement pas de chemise sur moi. Je ne pouvais pas enlever le manteau.

31        Et je suis allé à l’école portant une chaussure de maman à un pied et une chaussure de papa à l’autre pied. C’est tout à fait vrai, le boot-n-gegger... si vous savez de quoi je parle. Comme un... Et quand on est devenu de très grands garçons, juste à cause de Satan et du péché...

            Et lorsque nous mangions, je me rappelle, nous ne pouvions pas manger au même endroit que les autres enfants. Ils avaient tous des sandwiches, du pain léger. Vous vous rappelez quand on prenait du vieux pain, on l’achetait et on conservait les–les étiquettes qu’on arrachait de derrière cela, pour certains articles, pour des rasoirs mécaniques et tout? Et je me rappelle quand on utilisait cela, et les femmes... et la plupart faisaient cuire leur pain. Nous ne pouvions pas faire cela. Nous n’en avions pas les moyens. Ils prenaient tous des sandwiches, et faisaient de petits sandwiches. Mais mon frère et moi ne pouvions pas faire cela. Nous devions... Nous avions un petit seau d’un demi-gallon [1,9 litre] de mélasse, à peu près comme ça. Et là-dedans, nous avions un petit bocal, et c’était plein de légumes verts, l’autre était plein de haricots, deux morceaux de pains de maïs, avec deux cuillères. Nous nous éclipsions. Nous avions honte de manger en présence des autres enfants qui avaient des gâteaux, des biscuits et autres.

32        Et nous descendions près de la rivière, nous nous asseyions là, nous déposions cela sur un rondin, et–et–et nous nous asseyions là et mangions, nous deux. Nous... Je prenais une bouchée de haricots dans le–dans le petit bocal, et mon frère faisait autant. Ensuite, nous prenions une bouchée de légumes verts. Ce n’était pas beaucoup, nous devions réussir à nous le partager entre nous. Et deux morceaux de pain de maïs, des crêpes, du pain de maïs que maman faisait cuire pour le petit déjeuner, et elle coupait cela en petites tranches comme cela, et nous devions simplement aller de l’avant avec les autres enfants.

            Oh! je me rappelle une fois à la Noël, je déteste parler de ces choses, mais vers la Noël, nous avons eu un arbre de Noël. Et les enfants là à l’école prenaient et découpaient de petites bandes de papier, des blanches, des bleues et des vertes, et ils en faisaient de petites chaînes; vous savez comment on le faisait à l’école. Et nous avions amené les nôtres à la maison. Alors maman s’est dit... Elle est allée dans les champs, c’est ce que nous avions fait et elle a coupé un petit arbre de Noël d’à peu près cette taille.

33        Et papa se rendait là. Il prenait des pop-corn qu’il cultivait. Et ils–ils faisaient sauter ce maïs et il faisait des cordes, et maman suspendait cela à l’aide d’une–une aiguille et d’un fil à mettre tout autour de–de l’arbre de Noël, là où nous allions avoir un arbre de Noël. Nous suspendions nos chaussettes la nuit de Noël, et le lendemain matin, on avait peut-être une orange, trois bonbons posés là, avec un bout de papier d’un côté, peut-être de tout petits bonbons.

            Et si nous avions une orange, et un bonbon, avec une pomme, oh! quel merveilleux personnage était Père Noël pour venir nous apporter cela! Combien nous étions heureux! Oh! la la! nous mangions ces oranges et nous séchions les pelures, et ensuite, nous mangions les pelures. Bien des fois, je bourrais ma poche de pelures pendant des semaines et des semaines et je mangeais ces pelures d’orange. Oui, nous n’en gaspillions rien.

34        Et je me rappelle très bien une fois quand maman avait fait des pop-corn. Elle avait un–un autre petit seau d’un demi-gallon de sirop, elle a rempli cela de pop-corn. Et mon frère qui est dans la Gloire aujourd’hui, quand nous avons amené cela, nous avons posé cela dans le vieux vestiaire de l’école de campagne. Et j’ai dû m’asseoir là derrière, et je me disais: «Oh! ce que je pourrais...» C’était un peu... ce que nous appelons une rareté, vous savez. Oh! la la! c’est quelque chose de très rare. Et je me suis dit: «Je me demande si je pourrais juste avant l’heure du déjeuner en prendre une bonne poignée (Voyez?), avant l’heure du déjeuner.» Alors, je me suis imaginé tout cela, alors j’ai levé la main, j’ai demandé à l’enseignante: «Est-ce que je peux sortir?»

            «Oui.»

35        Et alors, nous... Je suis allé au vestiaire; j’ai ouvert ce seau, j’ai plongé la main et j’ai pris une très grosse poignée de ces maïs. J’ai remis le seau, je suis allé çà et là, le couvercle du seau plutôt, je suis allé me tenir derrière, derrière la vieille cheminée, là derrière, et j’ai mangé ce pop-corn. Oh! c’était bon. Je suis revenu, et je me suis très bien essuyé la bouche et les mains, vous savez, de sorte que mon frère ne puisse pas le remarquer.

            Alors, à l’heure du dîner, nous sommes sortis, nous avons pris notre seau, nous sommes allés manger. Après que nous... nous voulions manger d’abord le pop-corn, vous savez; en effet, c’était plus délicieux que ce que nous avions. Nous avons alors ouvert le seau, et à peu près le tiers avait disparu. Alors, mon frère y a jeté un coup d’oeil, il a dit: «Dis donc, a-t-il dit, il est arrivé quelque chose à ce pop-corn.»

            J’ai dit: «Certainement.» Je–je savais ce qui était arrivé.

36        Vous savez, mes amis, il n’y a pas longtemps je revenais de Houston; j’avais tenu une série de réunions là. J’étais très fatigué. Je–je n’arrivais simplement pas... Je–je me suis pratiquement évanoui. Je suis resté huit jours et huit nuits sans quitter l’estrade. J’avais dit: «Je vais prier pour tous ceux qui viendront.» Et j’étais resté là, priant dans la ligne jusqu’à ce que j’étais devenu vraiment inconscient, on m’a amené dans la voiture. Et je... on avait...

            Je m’appuyais contre la chaire et je dormais un peu, ensuite je me réveillais, la ligne de prière attendait toujours. Je ne sais pas jusqu’où cela arrivait là dans la rue, je continuais simplement–simplement à prier pour l’un et pour l’autre. Puis, on m’apportait quelque chose, je mangeais un peu, et puis peut-être je priais jusqu’à ce que j’avais tellement sommeil que je m’appuyais contre la chaire comme cela, pendant des heures et des heures. Je devenais tellement épuisé qu’on essayait de me mettre au lit, mais je n’arrivais pas à dormir. Je n’arrivais donc pas à fermer les yeux.

37        Je suis rentré à la maison. Et je n’oublierai jamais, sur le chemin du retour à la maison, je–je conduisais et je me suis éveillé. J’avais une vieille Ford. Cela fait environ cinq ans. Et elle avait rétrogradé et c’était... Eh bien, vous savez ce que je veux dire; elle était très bien, elle–elle était seulement soumise à de dures épreuves. Ainsi donc, je ne faisais pas attention à la chose contre laquelle je cognais ma jambe en cherchant à rester éveillé, je me tirais tous les poils au point que je n’en ai plus jusqu’ici au dos de ma main, en essayant de rester éveillé, priant pour les malades, m’efforçant de rester éveillé pour–pour faire avancer mes lignes.

            J’avais trouvé quelqu’un qui m’aimait, quelqu’un qui m’aimait, alors, je l’aimais. Et j’essayais de les servir de tout mon coeur. Et je me souviens une fois quand je me suis réveillé. J’avais... Et les voitures klaxonnaient, et je somnolais en étant sur l’autre bande de la route. Et peu après, le côté drôle de la chose, c’est que je me suis réveillé. Je m’étais arrêté. Je ne pouvais pas revenir à moi-même. J’avais les mains hors de la fenêtre. Et j’étais dans un pâturage des vaches; j’avais mes mains hors de la fenêtre, disant: «Croyez seulement, soeur, c’est tout ce que vous avez à faire. Croyez seulement.» Et je–j’ai dit: «Qu’est-ce qui m’arrive?»

            Je–je suis sorti. J’étais vraiment sorti de la route et j’étais entré dans le pâturage des vaches, endormi sur la route. Et je suis rentré chez moi. Et oh! la la! dès que je suis arrivé à la maison, ils étaient là. Et avant, nous empêchions les gens de venir à la maison, et voilà qu’ils étaient alignés là, cent cinquante, deux cents, assis devant la maison.

38        Ma femme... Je priais pour tous ceux pour qui je pouvais prier, et on tendait vers l’aube. Et je l’ai entendue. Eh bien, il se peut qu’il y ait beaucoup de ces personnes-là ici aujourd’hui. Elle m’a amené au lit, je me calmais. Je me réveillais, et peu après, j’avais mon bras autour de l’oreiller, je me tenais dans la pièce en train de dire: «Eh bien, qui est le suivant? Maintenant, veuillez simplement croire. Jésus-Christ a dit que si je peux amener les gens à croire», priant avec mon oreiller dans mes bras.

39        Et ma femme s’asseyait simplement et pleurait. Elle a trente-deux ans, elle a pratiquement des cheveux blanc neige. Si un quelconque honneur doit être rendu à la famille Branham, il revient à ma femme. C’est elle qui le mérite, pas moi. Et pendant que je me tenais là, je me rappelle, elle...

            Je venais juste de me coucher. J’ai entendu un cliquetis, c’était une vieille Chevrolet qui avait roulé depuis ici en Ohio jusque-là. Un petit enfant était en train de pleurer, il n’arrêtait pas de pleurer depuis des jours, et le médecin ne savait pas ce qui n’allait pas. Et j’ai entendu ma femme dire: «Eh bien, veuillez vous asseoir.» C’était tard, vers–vers, je pense, vers trois ou quatre heures du matin. Elle a dit: «Veuillez vous asseoir, a-t-elle dit, je vais–je vais vous préparer quelque chose à manger.»

            Ils ont dit: «Non, nous avons pris le petit déjeuner, Soeur Branham, mais la seule chose que... nous avions simplement pensé...»

            Elle a dit: «Eh bien, nous venons de l’amener au lit.» Elle a dit: «Ne le réveillez pas tout de suite.» Et j’étais couché dans la chambre. Et j’ai entendu ce petit enfant faire juste comme ça, vous savez, respirer péniblement avec un bruit bizarre, pleurant au point qu’il ne pouvait plus pleurer. Pensez-vous que je pouvais dormir alors que ce petit enfant était là, et que je pensais qu’une prière l’aiderait peut-être? Je ne pouvais pas faire cela.

40        Je suis sorti au salon en titubant. Elle s’est mise à pleurer. Elle est allée s’asseoir. J’ai dit: «Maman, croyez-vous?» Et elle... Nous avions deux petites pièces où nous vivions. Et elle avait couché l’enfant là sur la table. Et j’ai dit: «Agenouillons-nous autour de la table.» Et nous avons commencé à prier.

            Alors que nous étions encore en prière, le petit enfant a arrêté de pleurer. Environ une heure après, ils sont partis. Il gazouillait et souriait à sa mère. Ils sont allés, il était un peu différent. Elle a dit: «Avant qu’on se retrouve avec des foules ici, je vais t’emmener quelque part.» Alors, nous sommes entrés dans la voiture et nous sommes allés quelque part, jusqu’à Green’s Mill, là où j’avais eu la vision, où j’avais reçu la commission. Nous ne sommes rentrés que vers le soir. Nous sommes passés près de cette vieille école, là où elle se trouvait. Je me suis arrêté là.

            Je me souviens du vieux puits où je buvais. Et les enfants étaient... La petite fille, ma petite Rebecca était en train de cueillir des violettes. Elle avait à peu près un an, ou quelque chose comme cela, un an et demi. Elle cueillait des violettes là, en jouant. Je suis allé et j’ai bu à ce vieux puits. Je me suis dit comme avait dit David: si seulement il pouvait boire l’eau de ce puits-là.

41        Je suis allé appuyer mes bras contre la vieille clôture en bois. J’ai regardé là de l’autre côté. J’ai regardé de l’autre côté du champ où je jouais. Je me rappelle que là un jour, pendant la Première... en 1917, lorsque beaucoup de neige était tombée au sol, je me rappelle alors que tous les garçons conduisaient des luges. Ils pouvaient conduire. Mon frère et moi n’avions pas de luge.

            J’ai vu la vieille colline que nous avions l’habitude de descendre en roue libre. Je n’avais pas de luge. Savez-vous ce que nous utilisions comme luge? Nous sommes allés là à la vieille décharge de campagne et nous avons trouvé une vieille bassine. Alors, je me suis assis, nous nous sommes assis dans cette bassine, nous avons passé les jambes l’un autour de l’autre. Il y avait du verglas sur le sol. Beaucoup parmi vous se souviennent de la neige de 1917. Alors, je me suis assis dans cette bassine; nous nous sommes entourés les bras l’un autour de l’autre, et nous voilà dévaler la colline, tournoyant sans cesse dans une bassine. Nous n’avions pas autant de classe que les autres, mais nous glissions malgré tout. Alors, quelle différence cela faisait-il?

42        Nous dévalions la colline dans cette vieille bassine. Et peu après, le fond s’est détaché. Je suis allé alors me procurer un rondin, et nous sommes montés sur un rondin. Et je me rappelle qu’en descendant la colline, nous avions un vieux petit rondin dont j’avais découpé le devant à l’aide d’une hache. Et nous descendions par là.

            Et il y avait un garçon... C’était lors de la Première Guerre mondiale. Tout celui qui était en état de porter un uniforme en portait un. Et un ami à moi du nom de Lloyd Ford vendait ces magazines Pathfinders, et aussi, il–il s’était procuré un–un uniforme de scout. Et, oh! je désirais vivement avoir un uniforme de scout. Oh! la la! et je l’admirais dans cet uniforme de scout. Il portait cela à l’école, et j’appréciais cela. Je m’étais entendu avec lui, j’ai dit: «Lloyd, quand tu auras usé cet uniforme, voudras-tu me le céder?»

            Il a dit: «Assurément, je te le céderai, Billy.»

            J’ai dit: «D’accord.»

            Eh bien, cela a pris beaucoup de temps.  Et après un moment, il ne le portait plus. Je lui ai posé la question là-dessus. Il a dit: «Je vais voir ce qui est arrivé à cela.»

            Eh bien, l’uniforme avait été détruit. Tout ce qu’il avait pu trouver, c’était une jambière. Je lui ai alors demandé de me l’apporter. Il me l’a donc apporté.

43        Et je me rappelle un jour qu’en dévalant la colline, j’avais vraiment envie de porter cette jambière, je ne savais quoi faire. En descendant la colline un jour, j’avais fourré cette jambière dans mon manteau. Et lorsque je suis arrivé au bas de la colline, je me suis relevé. Et j’ai dit: «Oh! je me suis fait mal à la jambe.» Ce n’était pas vrai. J’ai dit: «Oh! ma jambe.» J’ai dit: «Cela me rappelle, vous savez, que j’ai une de mes jambières de mon uniforme de scout.» J’ai porté cette jambière-là. C’était un prétexte, vous savez. Me voilà marchant en portant une jambière, vous savez.

            Et je suis allé au tableau. Vous rappelez-vous comment on se tenait dans les vieilles écoles de campagne, au tableau, vous savez? Eh bien, je me suis levé ce jour-là, j’ai placé cette jambe, celle qui n’avait pas la jambière près du tableau, j’avais déjà préparé cela. J’ai placé cette autre jambe qui avait la jambière comme cela, afin qu’ils ne puissent pas voir que je n’en portais qu’une seule. Je me suis tenu de profil comme ceci en résolvant les problèmes, pour voir si tout le monde voyait cette seule jambière. Tous les enfants se sont mis à se moquer de moi, à me railler et tout comme cela. Alors, je me suis mis à pleurer; l’enseignante m’a renvoyé à la maison. C’était là ma jambière, vous savez. J’avais toujours voulu devenir un soldat. Quand j’étais devenu assez grand pour entrer dans l’armée... Evidemment, il n’y avait pas de guerre à l’époque. Je me rappelle qu’à l’âge de dix-sept ans, je me suis engagé dans la marine. Ma mère m’en a dissuadé quand je suis rentré à la maison. Puis, quand la prochaine guerre a éclaté, eh bien, on n’a pas voulu de moi.

44        Mais vous savez quoi? J’ai fini par m’engager dans l’armée. Vous pouvez ne pas voir mon uniforme, il est à l’intérieur. Je me suis enrôlé dans les rangs des chrétiens, de Jésus-Christ, pour être un soldat de la croix. Combien je suis reconnaissant de porter cet après-midi cet uniforme qui représente le Ciel, de me joindre à vous autres!

            Je me tenais là, regardant cela, et me remémorant de ces choses alors que j’étais appuyé contre la clôture. Et j’ai commencé à penser à mon frère, comment je l’avais privé de cette poignée de pop-corn. Et le moment où nous placions les mains, l’un sur les épaules de l’autre, en nous tenant là pendant qu’on hissait le drapeau, l’enseignante, avec cette très longue baguette, étendait cela, pour nous garder en ligne. Nous étions debout, nous marchions à pas lourd comme cela, en entrant dans la salle.

            Et je me suis dit: «Eh bien, regardez, vous savez, je me souvenais de Ralph Field. Que lui est-il arrivé?» Oui, il est mort. Et j’ai dit: «Il y avait là Howard Higgins.» Ouais, il se tenait près de moi. Que lui est-il arrivé? Il s’était fait sauter à Colgate. J’ai dit: «Oui, c’est–c’est juste.»

45        Je me souviens des autres, de ce qui leur était arrivé. J’ai dit: «Eh bien, mon frère Edward qui se tenait juste derrière moi et qui posait sa main sur mon épaule, celui à qui j’avais soutiré le pop-corn, ai-je dit, que lui est-il arrivé?»

            Il y a des années, il est mort en m’appelant, disant: «Dites à Billy...» Je n’étais pas encore chrétien, il a dit: «Dites à Billy que je l’aime et un jour, je le rencontrerai au Ciel.» J’étais... Et je me souviens du moment où le garde forestier a chevauché dans des prairies et que je suis descendu de ma selle.

            Il a dit: «T’appelles-tu Branham?»

            J’ai dit: «Oui, monsieur.»

            Il a dit: «William?»

            Et j’ai dit: «Oui, monsieur.»

            Il a dit: «J’ai un message pour toi.» Et il me l’a tendu, et j’ai lu le télégramme qui disait: «Ton frère, Edward, est mort hier soir.» Hmm. Tout cela a commencé à revenir. Et je me tenais là, regardant de l’autre côté de la clôture, je pouvais voir cette poignée de pop-corn. Ne faites jamais rien de mal, cela vous reviendra un jour, peu importe combien c’est minime.

46        Je me tenais là; les larmes ont commencé à couler sur mes joues; je me suis dit: «Ô Dieu, je donnerais le monde, je donnerais le reste de ma vie mortelle, si Tu m’accordais de prendre cette poignée de pop-corn, m’avancer jusqu’à la porte et dire: ‘Edward, mon copain, voici cette poignée de pop-corn que je t’avais volée ce jour-là.’» Je donnerais n’importe quoi pour pouvoir la lui remettre. Mais il est mort!

            Je regardais dans le champ à l’emplacement de la vieille maison. Eh bien, il y a un projet de construction des maisons. La source a tari et n’est plus.

            J’y pensais lorsque nous... Nous avions un vieux morceau de miroir que nous avions attaché à un arbre à l’aide des clous, avec un vieux petit banc à lessive. Quand papa revenait là, lui qui pesait environ cent soixante livres [72,5 kg], mesurait cinq pieds et sept ou huit pouces [1,73 ou 1,76 m]... Vous parlez d’un homme? Oh! la la! un bûcheron, avec des muscles ressortis comme cela. Je le voyais retrousser ces manches (cette vieille chemise bleue, la chemise d’hickory que maman lui avait confectionnée elle-même), il retroussait les manches comme cela. Et quand il se mettait à se laver, les muscles gonflaient puis se dégonflaient; je me tenais à distance, je disais: «Ça, c’est mon papa. Ça, c’est mon papa. Il vivra cent ans. Ça, c’est mon papa. Quand je deviendrai grand, je tapoterai toujours mon papa sur les gros muscles.» Voyez? Il est mort à cinquante-deux ans. Nous n’avons point ici-bas de cité permanente, nous cherchons celle qui est à venir.

47        Je savais que la vieille maison là-bas avait des fissures, mais quelle grande maison c’était! Cependant elle était démolie et avait disparu à la suite du projet de construction des maisons. Où se trouve ce grand et beau groupe de jeunes gens? Presque tous sont morts.

            J’ai pensé à Rollin Halloway, un de mes amis. Il se tenait là, un petit homme roux avec un tempérament suffisamment colérique pour affronter une scie circulaire; il est mort en prison. Il avait abattu un homme lors d’un jeu de dès.

            J’ai regardé là chez Willmer, je me suis dit: «Qu’est-il devenu, Willmer...?...» Je me suis dit: «Que lui est-il arrivé?» Oui, c’est ça. Que lui est-il arrivé? Il avait livré un combat au couteau avec un gars, et celui-ci lui a tranché la gorge avec un couteau.

            J’ai regardé par ici derrière, et j’ai vu... J’ai pensé à Willis...?... «Que t’est-il arrivé, Willis?» Oui, j’ai compris ce qui lui était arrivé, il est tombé malade. Cela a détruit son corps.

48        J’ai regardé là en bas et j’ai vu tout le monde. Je les ai tous vus, et je me suis dit: «Ô Dieu, me voici resté seul. Qui suis-je? Où se trouvent-ils?» Tout d’un coup, vous savez, pendant que je me tenais là, j’ai crié à tue-tête: «Ô Dieu, permets que les Anges de Dieu viennent prendre ce pauvre corps épuisé et m’emporter d’ici. Ce monde n’est pas chez moi.»

            Je revenais de cette série de réunions où, après huit jours et huit nuits passés à l’estrade, j’étais mentalement déprimé; je tremblais. Et toutes ces choses me passaient à l’esprit. Je me suis dit: «Nous n’avons point ici-bas de cité permanente, nous cherchons celle qui est à venir.» Je me suis dit: «Ô Dieu.» Ma femme est venue passer son bras autour de moi, elle a dit: «Eh bien, regarde, chéri, tu es venu ici pour te reposer, et te voici ici en train de pleurer comme un enfant. Ne fais pas ça.»

            J’ai dit: «Chérie, si tu savais ce qui se déroule dans mon coeur et dans mon esprit... Je me rappelle que je me tenais ici même, à cette maison quand la petite Sharon était tombée malade.»

49        Elle a dit: «Eh bien, ne pense pas à cela.» J’ai une vraie femme. Et elle m’a appelé ailleurs, elle a pris l’enfant et elle l’a placé sur mes épaules, et nous nous sommes dirigés vers le véhicule et nous sommes partis.

            Oh! en pensant à ces choses, des fois vous regardez, vous dites: «Oh! Frère Branham, je parie...» Vous pensez, vous ne savez pas ce qu’il y a ici derrière, frère. Vous ne savez pas combien de fois ce pauvre coeur a été broyé, écrasé, brisé, tordu. Vous ne comprenez pas cela. C’est ça. Cela paraît comme un lit fleuri d’aisance, mais ne pensez pas que Satan me laissera m’en tirer comme cela.

            Cela prendrait une semaine de me tenir ici pour vous raconter tout ce qui s’est passé, j’ai frôlé la mort, ensuite Dieu m’a épargné. Satan a dressé des pièges partout, et il les dresse encore, tout droit jusqu’à la porte. Mais il ne pourra pas me prendre avant que Dieu ait fini avec moi. Alors, j’aimerais partir quand Il aura fini.

            Quand j’aurai prêché mon dernier sermon, et que la Bible sera fermée pour la dernière fois sur la chaire, et que ma dernière prière aura été offerte à Dieu, quand je ne pourrai plus rien faire pour Lui, alors, j’aimerai qu’Il vienne m’emporter. C’est ça.

           

50        Quand j’étais jeune, il m’était arrivé une chose très particulière, quand j’étais petit. Un jour, après l’école, alors que j’avais environ sept ans, un Ange m’a appelé et m’a dit de ne jamais boire, ni fumer, ni souiller mon corps.

            Et je–je–je ne dis donc pas ceci à vous les soeurs (Voyez-vous?), mais si jamais il y a eu un misogyne, j’en étais un. Oh! la la! j’ai vu comment elles venaient quand mon papa gérait ce débit de boissons. Et je voyais des femmes venir là, des jeunes femmes, avec le mari d’une autre. Et la façon dont elles se comportaient, je disais: «Si les choses sont ainsi, je n’aimerais pas avoir l’une de ces vermines, même si la loi me liait à l’une d’elles.» C’est ça. Je... C’est vrai, c’est ce que je me disais. Et même que je...

            Je n’avais du respect que pour une femme, c’était ma mère. C’est juste, et je savais qu’elle était une dame. Je l’ai vue s’asseoir sur le seuil de la porte avec des enfants dans ses bras, pleurant sans arrêt parce qu’on l’avait enfermée hors de la maison.

51        Lorsque mon papa, lequel était un vrai homme quand il était sobre, mais qui après avoir bu, oh!... ce qu’il faisait. Et j’ai eu une vie difficile en grandissant.

            Je me suis dit: «Non, je n’aurai pas...» Je n’avais... Quand j’avais même dix-sept, dix-huit ans, je descendais la rue, et si je voyais une jeune fille à qui je...?... ou, je pensais qu’elle allait parler, non pas parce que... Je ne voulais simplement rien avoir à faire avec cela, je n’allais pas me mêler aux filles. J’allais de l’autre côté de la rue. Je n’avais rien du tout à faire avec tout cela. Je disais donc: «Je vais...»

            Eh bien, voici ce que je pensais: «Quand j’aurai de l’âge, quand ma mère sera bien, que les garçons se seront installés, et tout, et que je pourrai avoir assez d’argent quelque part pour pouvoir m’occuper de ma mère, j’irai dans le Colorado, ou dans l’Etat de Washington, ou au Canada, et je deviendrai un trappeur. Je vais me procurer une meute de chiens; je vais me procurer un tas de pièges, et je vais prendre mon fusil, et je vivrai là jusqu’à ma mort, en plein dans les–les montagnes en train de faire la chasse.»

52        Mon grand-père maternel était un chasseur. Et il... j’ai hérité sa nature. Et alors, je disais: «Simplement je... C’est ce que je vais faire.» J’avais cela à l’esprit. Je disais: «Il n’y aura pas du tout de femmes impliquées là-dedans.» Donc, n’est-ce pas drôle la façon dont on peut changer d’avis? C’est étrange.

            Un jour, il y avait–il y avait... encore jeune, il y avait une jeune fille qui venait, et, vous savez, elle avait des dents comme des perles, des yeux comme une colombe, le cou comme un cygne, la créature la plus jolie qu’on ait jamais vue. Elle m’a regardé, elle a dit: «Bonjour, Billy.» C’était tout. Une autre... Elle connaissait un autre garçon, un de mes amis à moi. Celui-ci m’a parlé, il a dit: «Oh! elle t’aime.»

            J’ai dit: «Eh bien, j’ai en quelque sorte fait une promesse, vous savez.» Eh bien, j’étais disposé à céder.

53        Et alors, il a dit: «Je vais te dire quoi; je vais prendre ma petite amie, et toi prends ta petite amie, et, a-t-il dit, nous irons nous promener dans la vieille Ford de mon papa, a-t-il dit, si j’arrive à faire démarrer cela.» Il a dit: «Combien d’argent peux-tu réunir?»

            J’ai dit: «Je ne sais pas.» Nous avons donc réuni assez d’argent pour nous procurer deux gallons [7,6 litres] d’essence. Nous avions environ quarante cents nous deux.

            Il a dit: «Eh bien, nous devons leur acheter quelque chose, de la boisson sucrée ou de la crème glacée, ou quelque chose comme cela.»

            Alors, j’ai dit: «Eh bien, tu conduits la Ford, et moi, je vais faire les achats.» Alors, je–j’ai mis les quarante cents en poche. Il–il–il a donc pris... Il allait conduire la Ford. Et nous avons pris notre vieille Ford, et nous avons fait monter le pneu arrière à l’aide d’un cric, vous savez. Et vous savez comment on devait le faire tourner et démarrer à la manivelle. Oh! la la! nous l’avons démarrée et nous avons descendu la rue, et nous avons pris nos jeunes filles.

            Eh bien, j’étais assis sur la banquette arrière, vous savez. Et, oh! la la! je la regardais. Je me disais: «Vous savez, peut-être qu’elles ne sont pas toutes comme cela.» Mais... J’étais en train de changer d’avis. Elle a regardé là, elle a dit: «Il fait beau ce soir, n’est-ce pas?»

            J’ai dit: «Oui, madame.»

54        Nous nous sommes donc arrêtés à un petit endroit, juste à environ un pâté de maisons de l’endroit où j’habite maintenant, un petit coin appelé... une espèce de petit drive-in [Restaurant, cinéma, banque où les clients sont servis dans leurs voitures.] J’ai alors dit... Je... Jimmy Poole et moi, nous avions arrangé ce que nous allions dire, vous savez. Et je–j’ai dit: «Jimmy, j’ai un peu soif.» Et j’ai dit: «Ne penses-tu pas qu’on devrait s’arrêter?»

            Et il a dit: «Oui.» Et alors, nous avons garé. Alors, il a dit, il a dit: «Je vais aller acheter cela.» Et il n’avait même pas une pièce de dix cents, et c’est moi qui avait son argent, et j’ai dit: «Ne t’en fais pas, Jimmy. Une minute, c’est moi qui vais aller acheter.» Voyez?

            Alors, lui et moi, nous sommes allés. Un sandwich pour un–pour cinq cents, un très gros sandwich avec saucisse bolognaise pour cinq cents, vous savez, avec oignon et tout dessus. Alors, nous–nous sommes réapparus. Et j’avais du coca, vous savez. Et, oh! nous étions–nous étions donc des messieurs. Nous nous sommes installés là, nous avons bu ce coca, vous savez, et mangé ces sandwiches à la saucisse bolognaise, les jeunes filles et nous tous, nous avons causé, vous savez.

            Et ainsi, je suis donc rentré pour retourner les bouteilles, et c’était à l’époque où les jeunes filles commençaient à faire le malin, elles commençaient à devenir des je-sais-tout, à fumer la cigarette. Quand je suis rentré, à ma surprise, ma petite reine fumait une cigarette. Eh bien, j’ai toujours eu une opinion personnelle sur une femme qui fume la cigarette, et je n’ai pas encore changé cela. C’est la chose la plus vile qu’elle ait jamais faite. C’est vrai. C’est tout aussi mauvais que la boisson.

55        Allez-y, je vois vos visages rougir. Mais laissez-moi vous dire quelque chose, laissez-moi dire... maman... cela vous fera du bien, ça vous aidera. Maintenant, ne vous levez pas, je le saurai, et les autres sauront que vous êtes coupables.

            Ecoutez, laissez-moi vous raconter ceci. Maman me disait... Quand j’étais un enfant, il nous fallait... nous... pour obtenir notre graisse, il nous fallait bouillir des peaux d’animaux dans une casserole, vous savez. Et nous devrions prendre beaucoup de médicaments, et chaque samedi soir, prendre un bain dans une baignoire en bois de cèdre, et nous nous pincions le nez pour prendre l’huile de ricin, chaque samedi soir. Je ne peux même pas supporter l’idée de cette histoire maintenant.

            Et je me pinçais le nez et j’avais des haut-le-coeur, je disais: «Oh! maman, s’il te plaît, non. S’il te plaît, non. S’il te plaît, non. Cette vieille grosse cuillère avec ce produit huileux. Oh! maman; s’il te plaît, non, cela me rend vraiment malade.»

56        Elle disait: «Si ça ne te rend pas malade, ça ne te fera aucun bien.» Peut-être que ceci vous aidera quelque peu aussi, cela vous rendra vraiment très malade et vous allez alors arrêter avec la chose. C’est ça. Très bien. Elle disait...

            Et je–je me rappelle, voici que ma petite était assise... elle était assise là, fumant la cigarette. Oh! la la! en quelque sorte, je... elle a bien sûr perdu mon estime à ce moment-là. J’ai dit... Eh bien, elle a dit... Elle s’est mise à souffler la fumée comme cela, vous savez. Et je me disais: «Si le Bienveillant Seigneur voulait que vous fumiez, Il aurait placé une cheminée sur vous. Voyez?» Et je l’ai regardée comme cela, j’ai fait: «Hein!»

            J’ai regardé devant, et voilà que la petite amie de Jimmy était assise là, faisant la même chose. Eh bien, Jimmy lui-même fumait. J’ai alors regardé tout autour.

            Elle a dit: «Veux-tu–veux-tu une cigarette, Billy?»

            J’ai dit: «Non, madame, merci. Je ne fume pas.»

            Elle a dit: «Tu ne fumes pas?» Elle a dit: «Eh bien, tu viens de me dire que tu ne dansais pas.»

            J’ai dit: «Non, madame.»

            Elle a dit: «Que–que tu ne fumes pas?»

            «Non.»

            Et elle a dit: «Eh bien, qu’est-ce que tu aimes faire?»

            J’ai dit: «J’aime aller à la pêche. J’aime faire la chasse.» Cela ne l’intéressait pas.

            Alors elle–elle a dit: «Eh bien, tu es une grosse poule mouillée.»

57        Une poule mouillée? Mon papa m’avait taxé de cela une fois, parce que je ne voulais pas prendre du whisky. Et j’ai voulu en prendre, mais il y avait Quelque Chose qui ne pouvait pas me le permettre. Alors, je–j’ai dit: «Qu’était-ce?»

            Elle a dit: «Tu es une grosse poule mouillée.»

            Et j’ai dit: «Donne-moi cette cigarette.»

            Et j’ai pris cette cigarette, tout aussi déterminé à la fumer que je le suis à terminer la prédication de ce culte cet après-midi. Je l’ai tenue dans ma main, tremblant comme cela. J’ai dit: «Donne-moi le–le matériel utilisé pour ça.» Et–et elle m’a donné l’affaire avec laquelle on l’allume, vous savez. Et j’ai tout apprêté comme cela, et j’allais la mettre à la bouche, tout en tremblant comme cela, et j’ai entendu Quelque Chose faire: «Whoouach.» Alors je me suis arrêté, j’ai regardé tout autour, je me suis dit: «Eh bien, ce n’était pas juste?»

            Elle a dit: «Qu’y a-t-il?»

            J’ai dit: «Rien, rien.» J’ai dit: «Je–je suis–j’essaie simplement de l’allumer.» Et je–j’allais de nouveau la mettre à ma bouche.

            Vous m’avez entendu raconter mon histoire l’autre soir, comment il y a eu ce tourbillon dans le buisson autrefois là. Et voilà que cela se répétait, faisant: «Whoouach.» J’ai laissé tomber la cigarette; je me suis mis à pleurer. Elle a dit: «Maintenant, je sais que tu es une poule mouillée.»

58        J’étais... j’ai fermé cette petite portière métallique de la Ford, et je commençais à remonter la route en pleurant. Jimmy s’est avancé en conduisant, il a dit: «Viens entrer, Billy.» J’ai dit: «Non, non.» Je me suis mis à remonter la route; elle a dit: «Eh bien, Billy, a-t-elle dit, toi, espèce de grosse poule mouillée, toi.» Elle a dit: «Je pensais que tu étais un homme.»

            J’ai dit: «C’est ce que je pensais aussi.» Et j’ai simplement continué de remonter la route comme cela, en marchant. J’ai traversé les champs, je suis allé là-haut m’asseoir dans les champs, et j’ai dit: «Oh! s’il y avait un moyen pour me permettre de mourir ici. Personne ne veut de moi. Je ne suis bon pour personne.» Et j’ai dit: «Et les jeunes gens, ils aiment tous aller aux soirées dansantes et avoir de beaux moments, et les filles aiment fumer la cigarette, et me voici esclave de circonstance. A quoi–A quoi je... A quoi me sert-il de vivre? Pourquoi est-ce que je vis?» Et je me suis assis là dans ce champ, et j’ai pleuré pratiquement jusqu’à l’aube. En continuant...

59        Je dois me dépêcher pour que nous sortions d’ici à temps, c’est ce que je vous ai promis, en laissant tomber des points importants.

            Je pense que vous vous êtes demandé comment je me suis marié, si timide, si hésitant comme je l’étais. Je... Finalement, j’ai rencontré une jeune fille, la mère de mon fils. Si jamais il y a eu un ange, c’était elle. Je l’aime encore. Elle était une fille ravissante. Je l’avais rencontrée, alors qu’elle allait à l’église. Je l’ai observée, elle était différente de toutes les autres. Je ne savais rien du christianisme. J’avais déjà environ vingt et un ans. Je l’ai observée, elle semblait avoir tout d’une dame: le comportement qu’elle affichait, le respect dont elle témoignait. Elle fréquentait une église baptiste.

            Et je–je suis sorti avec elle, je commençais à la fréquenter. Et j’étais le... J’allais pratiquement travailler pour le service public de l’Indiana. Et je–je gagnais un peu plus d’argent, et je me suis acheté une vieille auto, et je me disais: «Eh bien, c’était vraiment une opportunité.»

60        Et son père était le président de l’Association des cheminots de Pennsylvanie. Beaucoup parmi vous les cheminots ici présents, vous pourriez le connaître, Charlie Brumbach; il est parti tout récemment dans la Gloire. Et un très... il avait un bon travail. Et il gagnait environ cinq cents dollars le mois. Moi je gagnais environ vingt cents par heure en creusant un fossé. Et moi fréquenter une fille de ce rang-là! Je me suis dit: «Hum! oh! quelque chose cloche ici.» Je l’ai donc fréquentée un moment, et j’ai vu qu’elle était une dame jusqu’à la moelle. Et je savais que je devais alors faire mon choix. Je–je ne pouvais pas laisser, faire perdre du temps à cette jeune fille. Je l’aimais trop pour le faire, lui faire perdre son temps, avec moi; en effet, ça ne serait pas correct de–de gâcher sa vie comme cela. Cela... J’avais assez de considération pour elle, même si je...

61        Aussi pauvre que j’étais, je n’avais plus de papa à ce moment-là, et tout, et, j’avais dix enfants dont je devais prendre soin, et... Papa en avait laissé neuf à maman, dix, avec moi-même. Et je me disais: «Comment donc pourrais-je–pourrais-je prendre soin de quelqu’un comme cela?» Et je me disais: «Je dois me décider. Je–je dois soit lui demander... l’épouser, soit je dois la laisser aller et qu’un bon jeune homme la prenne, et qu’elle aille avec lui et qu’il l’épouse et lui offre un bon foyer et tout, elle sera heureuse...»

            Et pendant ce temps, je me suis mis à étudier. Et, je... Pendant que je la fréquentais, je suis venu à Christ et je L’ai trouvé comme mon Sauveur. Et j’étudiais pour le ministère, l’Eglise baptiste. Puis, un petit... un vieux... Le temps continuait à s’écouler et j’ai été alors ordonné ancien local, celui qui exhorte, puis j’avais une autorisation pour prêcher. Et je me suis dit: «Peut-être que si je me mettais vraiment à prêcher, je pourrais subvenir à ses besoins?»

62        Alors un jour, je me disais: «Je–je crois...» Je me suis décidé, j’allais lui demander si elle... [Espace vide sur la bande–N.D.E.] comment allais-je faire cela? C’était le grand problème: comment allais-je lui demander de m’épouser? Alors, j’ai dit: «Eh bien, je vais lui demander ce soir.»

            Eh bien, je suis parti, vous savez, j’ai parlé, et quand j’en suis arrivé précisément à ce point, je–j’étais pris de découragement; je n’arrivais pas à le faire. Je n’arrivais pas à lui demander de m’épouser; il y a trop de détails là. Et j’ai dit... Alors, je me suis dit: «Eh bien, comment, diantre, vais-je le lui dire–dire? Peut-être que je pourrais demander à quelqu’un d’autre de lui demander si elle voudrait bien m’épouser.» Voyez-vous? Je me suis dit: «Ça ne serait pas tout à fait correct. Elle pourrait me rejeter sur base de cela.»

63        Savez-vous donc comment je m’y suis pris? Je lui ai écrit une lettre et je lui ai demandé si elle voulait bien m’épouser. J’ai donc écrit une lettre. Et puis, ce n’était pas dans des termes comme: «Chère demoiselle...» Vous savez, C’était un peu plus élaboré que cela. Ce n’était pas une lettre d’affaires, bien que c’en était une dans un sens. Mais j’ai écrit et je lui ai dit combien je pensais à elle, et je lui ai demandé de–de bien vouloir–vouloir m’épouser.

            Et puis, je me suis dit que j’allais la lui remettre simplement un soir. Et je me suis dit: «Non, je pense que je vais la mettre dans le courrier.» J’ai donc mis un timbre dessus, et en allant au travail, je l’ai glissée dans la boîte aux lettres. Je devais la rencontrer un mercredi, et là on était un lundi matin. J’ai donc écrit la lettre, je l’ai mise dans la boîte aux lettres, et je suis allé au travail.

64        Et toute cette semaine-là, j’attendais que le mercredi arrive pour que j’aille chercher ma petite amie. Nous allions partir à l’église. Alors, ce soir-là, je me rappelle, quand je me dirigeais vers la maison où sa famille habitait... Ils habitaient une belle et grande maison là-haut. Et je me suis dit... Et moi, j’habitais ici. Oh! la la! Et je me suis dit... Eh bien, je–j’ai roulé jusque devant la porte. Et je me suis dit...

            Je me gardais bien de klaxonner. Je–je sais que sa maman et son papa allaient tous deux s’en prendre à moi. Et je pense que c’est correct. C’est facile pour vous les garçons qui vous mettez à klaxonner pour que la jeune fille sorte, c’est... Si vous n’avez pas assez de considération pour elle pour entrer lui parler, et puis la faire sortir, et parler à sa mère et à son père, vous n’êtes pas–vous ne devriez pas la fréquenter, de toute façon. C’est vrai. Allez-y, soyez un homme.

            Alors, je me suis avancé à la porte, et je me suis dit: «Je resterai dehors ce soir.» Et je me suis mis à réfléchir.

65        Eh bien, son papa était... il–il était l’un des hommes les plus nobles; et sa mère était une bonne femme; et je ne suis pas trop sûr, il se peut qu’elle soit assise ici cet après-midi. Voyez? Nous n’habitions pas loin d’ici. Et si je dis quelque chose de mal, eh bien, Madame Brumbach, je n’ai pas l’intention de vous blesser, mais j’aimerais simplement dire cette vérité. Voyez? Si donc...

            Je me rappelle donc que nous étions–nous étions... Je suis monté sur la véranda.

            Sa mère, à cette époque-là... Elle m’aime maintenant, mais elle ne faisait pas tellement cas de moi. Elle avait grandi dans l’une de ces églises de la haute société, vous savez, qui soutiennent: «Oui, oui», la doxologie et, oh! la la! vous savez tout ce qui se passe là. Eh bien, c’était juste un tout petit peu trop. Je n’arrivais pas à digérer cela. Alors, je... Elle pensait que j’avais un peu l’esprit étroit, je pense.

66        Je pensais donc alors, il s’est fait que je me suis mis à me dire: «Et...» avant d’arriver à la maison, «et si par hasard sa mère est tombée sur cette lettre-là et qu’elle l’a lue, que va-t-il alors arriver?» Oh! la la! et vous savez, le diable était là pour me faire croire que c’était elle qui avait reçu la lettre. Alors, j’ai dit: «Oh! que vais-je faire si–si–si elle a reçu cette lettre?» Hmm.

            Je me suis dit: «Vous savez la meilleure chose pour moi à faire? Au lieu de faire retentir la sonnette de la porte ce soir, je pense que je vais frapper à la porte et laisser simplement ma Ford parquée avec la portière ouverte (Voyez?); en effet, j’allais partir de là.»

            Et je l’ai entendue dire: «William Branham...» Frère, papa était un noble Allemand. Et alors, je–je suis allé jusqu’à la porte, j’ai frappé à la porte; et aussitôt, vous savez, voici venir Hope à la porte. Son nom était Hope. Et alors, je... Elle est venue jusqu’à la porte, elle a dit: «Sa-... Salut, Billy.»

            Et j’ai dit: «Bonsoir.»

            Elle a dit: «Ne veux-tu pas entrer?»

            Je me suis dit: «Oh! oh! elle me fait entrer à l’intérieur, là où sa mère se trouve maintenant, et vous deux, vous avez lu cette lettre. Non.»

            J’ai dit: «Merci. Il fait très chaud, ai-je dit, je vais simplement rester à la véranda.»

67        Elle a dit: «Oh! entre.» Elle a dit: «Maman et papa veulent te voir.» Et, oh! la la! j’ai compris alors que c’en était fait de moi. Je me suis dit: «Ça y est.»

            «Ne veux-tu pas entrer?»

            Et j’ai dit: «Eh bien, hmm.» Je me suis dit: «Oh! la la! je sais que c’est fini maintenant.» J’ai alors dit: «Merci.»

            Je suis entré, j’ai enlevé mon chapeau, je me suis tenu à la porte. Elle a dit: «Entre dans la cuisine où papa et maman se trouvent, a-t-elle dit; je serai prête dans quelques minutes.»

            Et je me suis dit: «Oh...» Je me suis avancé, j’ai dit: «Bonsoir, Monsieur Brumbach. Bonsoir, Madame Brumbach.»

            Il a dit: «Salut, Billy. Ne veux-tu pas avancer pour prendre un verre de thé glacé?»

            J’ai dit: «Merci.» J’ai dit: «Je vais–je vais m’asseoir ici, si ça ne vous dérange pas.»

            «Non, viens t’asseoir.»

68        Je me suis dit: «Oh! la la!» Mon coeur battait aussi vite que possible. En quelques minutes, je–j’ai commencé alors à comprendre. Ils n’ont pas du tout fait mention de cela. Ils parlaient d’autre chose. Je me suis dit: «Elle n’a point reçu la lettre. C’est très bien.» Eh bien, alors je me suis dit...

            Maintenant, la chose suivante, nous ferions mieux d’aller à l’église. Et alors ce soir-là, Hope a dit: «Marchons jusqu’à l’église.»

            Et j’ai dit: «Oh! oh!»

            Ce soir-là, nous avons donc marché jusqu’à l’église, puis nous sommes entrés. Je n’ai rien entendu de ce que docteur Davis disait. Il prêchait un bon sermon. Mais j’étais assis là à me poser des questions. Je me disais: «Mon vieux, elle a reçu cette lettre. La raison pour laquelle elle voulait que je marche, c’est parce qu’elle va me dire que c’est ma dernière soirée. Voyez? Je le sais.» Et j’étais assis là à la regarder. Je pensais: «Oh! je déteste renoncer à elle. Oh! la la! mais je pense qu’elle a raison parce que je ne pourrais pas–je ne pourrais pas subvenir à ses besoins comme le fait son papa, et c’est vrai.» Et j’ai dit: «Elle a reçu cette lettre.»

69        Et, oh! la la! je n’avais rien entendu du tout de ce que le prédicateur disait. J’étais simplement assis là à me poser des questions. Et, oh! je la regardais, et elle paraissait plus belle que jamais. Et je savais qu’elle avait tout d’une dame. Et je pensais que la femme que... Elle ne fume pas, elle ne va pas aux soirées dansantes, elle n’a pas... Elle n’utilise aucune sorte de langage vulgaire. Elle est–elle est vraiment un ange. Et je me suis dit: «Oh! la la! c’était elle, mais je–je pense que tout est perdu maintenant.»

            Alors, après que l’église était terminée, je me suis mis en route pour rentrer à la maison, vous savez, en marchant; elle marchait. Et j’ai levé les yeux quand nous passions en dessous des arbres, et la lumière de la lune s’est réfléchie sur ses cheveux noirs et ses yeux bruns. Je me suis dit: «Oh! la la! n’est-elle pas jolie?» On marchait. Je me disais ...

            Eh bien, nous commencions à nous approcher de la maison, et je reprenais courage. Je me suis dit: «La lettre s’est accrochée à la boîte, aucun d’entre eux ne l’a eue. Voyez?» Je me sentais très bien, vous savez. J’ai dit: «Personne n’a eu cette lettre, ainsi je n’ai pas de problème. Dis...», continuant comme cela.

70        Et elle parlait, vous savez. Et j’ai tendu la main, et je l’ai tenue par le bras, vous savez, tout en marchant. Oh! la la! et je me suis dit: «Je–j’aurai un peu plus de grâce. Cette lettre-là, j’espère qu’elle s’est accrochée, et que rien ne lui est arrivé.» Et je m’étais déjà dit à ce moment que si elle savait quelque chose à ce sujet, elle en aurait déjà parlé.

            Nous nous approchions donc davantage de la maison, elle a regardé tout droit vers moi, elle a dit: «Billy?»

            Et j’ai dit: «Oui.»

            Elle a dit: «Je–j’ai reçu ta lettre.»

            Oh! j’ai senti quelque chose monter puis descendre, vous savez, j’ai pensé... J’ai dit: «C’est vrai?»

            Elle a dit: «Oui, oui.» Nous avons simplement continué à marcher, sans rien dire du tout.

            Je me suis dit: «Femme, dis quelque chose avant que je m’évanouisse. Fais donc quelque chose. Je–je–je ne peux pas rester comme cela tout le temps.» Nous nous approchions davantage de la maison. Elle n’a rien dit du tout. Je me suis dit: «Eh bien, je–je... Dis quelque chose.»

71        Seulement elle... Vous savez comment les femmes peuvent vous garder en suspens. Excusez-moi. Non, non, je veux dire–je veux dire, vous comprenez ce que je veux dire. Donc, elle n’a rien dit du tout, nous avons simplement marché, vous savez, regardant en haut vers la lune et les étoiles. Oh! la la! quel suspens, et j’ai dit: «L’as-tu lue?»

            Elle a dit: «Oui, oui», tout en continuant à marcher. C’était tout ce que je pouvais tirer d’elle.

            Eh bien, je me suis dit: «Oh! la la! maintenant quoi?» J’ai dit: «L’as-tu appréciée?»

            Elle a dit: «Oui, oui.» Oui, oui, c’était tout ce que je pouvais tirer d’elle, juste oui, oui.

            Eh bien, nous nous sommes mariés. Voilà donc. Nous–nous nous sommes mariés.

            Et je n’oublierai jamais; elle m’avait demandé juste avant que nous nous... quand nous étions... avant que je lui achète l’alliance. Et je me rappelle, j’avais payé huit dollars pour la paire.

72        Et alors, j’en étais cependant très heureux. Oh! la la! je me rappelle que nous avions roulé jusque-là, en dessous de l’arbre. Je lui ai mis cette bague de fiançailles au doigt; comme j’étais heureux! Et j’avais l’autre dans ma poche, et je me suis mis là, un énorme catch pen, pour que cela ne puisse pas sortir. Je continuais de la garder là même, mon vieux. Celle-là, elle allait être la mienne.

            Alors, je suis allé de l’avant, vous savez. Et elle a dit! «Billy.» Avant que je mette la bague à son doigt, elle a dit: «Ne penses-tu pas que ça serait plutôt galant de demander à papa et maman?»

            Je me suis dit: «Oh! la la! voilà de nouveau la chose.» Et elle a dit... J’ai dit: «Oui.» J’ai dit: «Regarde, Hope, je veux te dire quelque chose.» J’ai dit: «Eh bien, quand nous serons mariés, ça sera toujours, moitié-moitié, n’est-ce pas?»

           

            Elle a dit: «C’est ça.» Elle a dit: «Je vais accomplir ma part.»

            J’ai dit: «Moi également.» J’ai dit: «Commençons cela maintenant. Voyez?»

            Elle a dit: «Que veux-tu dire?»

            J’ai dit: «Toi, demande à ta maman; et moi, je demanderai à ton papa.» Je pouvais bien m’en tirer avec son papa, mais je ne savais pas à quoi m’attendre avec sa mère.

            Elle a dit: «D’accord. C’est en ordre.»Et j’ai dit: «Eh bien, regarde, ai-je dit, laisse-moi peut-être demander le premier à ton papa.» En effet, je savais que si son papa acceptait, c’était pour moi autant qu’une promesse (Voyez?), et je pouvais m’y accrocher.

            Je me rappelle donc qu’elle a dit: «Eh bien, tu ferais mieux de le lui demander ce soir.»

            Et je me suis dit: «Oh! c’est un peu vite, mais je pense qu’il serait mieux que je le fasse.»

73        Alors, ce soir-là, quand nous sommes rentrés, il était assis à son bureau, dactylographiant quelque chose. Et je me suis assis là. Et elle ne cessait de me faire signe de la tête, vous savez. Voyez, il était vingt et une heures, l’heure... Je devais rentrer à la maison à vingt et une heures. Et je me suis dit: «Il se fait tard.» Je me suis donc levé et je me suis dirigé vers la porte, elle m’a regardé de façon un peu étrange: pourquoi n’avais-je pas demandé à son papa?

            [Frère Branham soupire.–N.D.E.] J’ai fait comme cela, et elle savait ce que je voulais dire. Et sa maman était assise là derrière, écrivant, ou faisant quelque chose. Je me suis dit: «Oh! la la! je ne peux pas lui demander ici même; ça serait leur demander à tous les deux. La chose leur serait alors exposée ici même, et alors, je–je serais déconcerté.»

74        Je me suis donc dirigé vers la porte, et elle s’est dirigée jusqu’à la porte avec moi. Et–et j’ai dit: «Je viendrai le mercredi pour l’église.»

            Elle a dit: «Oui, oui», et elle a continué à me serrer la main.

            Et elle m’a désigné son papa. J’ai dit: «Oh! je ne peux pas faire ça.» J’ai attendu un peu, j’ai dit: «Eh bien, j’y vais.»

            J’ai dit: «Mm [Frère Branham racle fort sa voix.–N.D.E.] Monsieur–Monsieur Brumbach?»

            Il continuait de faire la dactylographie, vous savez, il a dit: «Oui!» J’ai dit: «Puis-je vous parler un instant ici dehors?»

            Il a dit: «Oui, Bill, pourquoi? Que veux-tu?»

            J’ai dit: «Puis-je vous parler un instant ici dehors, Monsieur Brumbach?»

75        Et il a dit: «Bien sûr.» Il a jeté un coup d’oeil à sa femme; et sa femme lui a jeté un coup d’oeil.

            Je me suis dit: «Oh!...»

            Alors, j’ai vu Hope se diriger vers sa mère, je suis donc sorti à la véranda; je suis allé là dehors. Et je–j’étais déjà devenu très nerveux à ce moment-là, vous savez. J’ai donc dit...

            Il a dit: «Que veux-tu, Bill?»

            Et j’ai dit: «Il fait certainement chaud ce soir.»

            Et il a dit: «Certainement.»

            Et j’ai dit: «Mais, Charlie, c’est une belle soirée, n’est-ce pas?»

            Il a dit: «Oui.»

            J’ai dit: «Vous savez, hum, heuh...» J’ai dit: «J’étais un...»

76        Il a dit: «Oui, tu peux l’avoir, Bill, tu peux...» Je–j’ai une haute opinion de lui jusqu’aujourd’hui.

            J’ai dit: «Vous voulez dire que je peux...»

            Il a dit: «Oui.»

            Oh! la la! j’ai saisis sa grosse main potelée; j’ai dit: «Charlie, regarde, ai-je dit, tu sais que je suis pauvre.» J’ai dit: «Ta fille peut bien s’habiller et tout; et moi, j’ai un seul costume.» J’ai dit: «Mais toute ma vie j’ai été un vagabond, j’ai été à la recherche de quelqu’un qui, à mon avis, serait une reine, celle, à mon avis, qui serait une dame.» J’ai dit: «J’ai trouvé cela en Hope.» J’ai dit: «Je–je ne peux pas subvenir à ses besoins comme tu le fais, certainement pas, Charlie. Tu gagnes cinq cents dollars par mois, et moi, je gagne environ quatorze dollars par semaine.»

77        J’ai dit: «J’ai neuf enfants là dans ma famille, certains d’entre eux commencent à travailler maintenant, ai-je dit, ce qui est un soulagement pour moi. Mais, Charlie, je pensais que je ne devrais pas lui faire perdre plus de temps. Aussitôt que les autres garçons auront du travail et tout, cela peut m’aider avec... à prendre soin de ma mère, je vais–je vais faire tout mon possible. Je vais travailler, Charlie, tant que j’aurai le souffle dans mon corps, je trimerai et je ferai tout mon possible, car je l’aime vraiment. Et je ferai tout mon possible pour être aimable envers elle. Je lui serai fidèle, je ferai tout mon possible.»

            Je n’oublie jamais, cet homme s’en est allé maintenant. Il a passé son gros bras autour de moi, il m’a attiré à lui, il avait à peu près la taille de frère Baxter. Ce dernier me fait beaucoup penser à lui. Il m’a attiré, jusqu’à lui comme ceci, il a dit: «Billy, a-t-il dit, je préfère que toi, tu la prennes sur base de ces raisons plutôt que quelqu’un qui la maltraiterait, peu importe la richesse qu’il aurait.» Il a dit: «Vous serez plus heureux.» Il a dit: «Le bonheur ne consiste pas dans le grand nombre de biens de la terre qu’on possède, mais dans la joie qu’on tire de la portion qui vous est échue.»

            J’ai dit: «Merci, Charlie, merci.»

78        Elle avait demandé à sa maman. Et je ne sais pas ce qui était arrivé là à l’intérieur, mais de toute façon, nous nous sommes mariés. Alors...

            Quand nous nous sommes mariés, c’était–c’était un merveilleux petit ... Je me rappelle que nous nous sommes mariés ici à Fort Wayne, dans l’Indiana; nous sommes allés chez nous. Je n’avais même pas... Vous savez quoi, nous...

            Je louais une maison à quatre dollars le mois. Vous pouvez vous imaginer quel genre de maison c’était: à quatre dollars le mois. Quelqu’un nous avait donné un vieux lit pliant. Combien savent ce que c’est qu’un vieux lit pliant? Oh! la la! j’ai vu frère Ryan lever la main. Il a suffisamment dormi dessus. Il devrait le savoir. On nous a donc donné un vieux lit pliant, et un peu plus tard maman nous a donné un petit châlit en fer. Nous... Au début, nous avions deux pièces.

            Je suis allé au magasin Sears and Roebuck, je me suis procuré un–un service à petit déjeuner qui n’avait pas... n’était pas peint. Je pense que cela nous a coûté environ trois ou quatre dollars. Je l’ai peint en jaune avec un très gros trèfle vert sur chaque pièce. Et elle se moquait de moi, je n’oublierai jamais cela, du fait qu’étant un Irlandais, je peignais le trèfle là-dessus et tout.

79        Et nous n’avions pas beaucoup de biens de ce monde. Je suis allé chez monsieur Weber, un brocanteur, je me suis acheté une cuisinière à soixante-quinze cents, et ça m’a coûté un dollar et vingt-cinq cents pour y mettre de nouvelles grilles. J’ai arrangé cela; et nous avons commencé notre vie de ménage. Eh bien, nous étions heureux. Nous n’avions pas grand-chose des biens de ce monde, mais nous nous possédions assurément l’un et l’autre, et l’amour de Dieu était dans notre coeur, c’est tout ce dont nous nous soucions. Et je vous assure, c’est ce qui est réellement important à ce moment-là. Oui, oui.

            Je regarde tout autour, j’entends quelqu’un dire: «N’est-ce pas là un beau foyer?»

80        J’ai dit: «Je ne sais pas.» Le foyer, ce n’est pas la maison; c’est l’ordre qui règne dans la maison qui fait le foyer. C’est ce qui fait le foyer. Que ça soit une cabane, ou n’importe quoi, si–si–s’il s’y trouve un bon ordre, avec la piété, c’est plus un foyer que si vous aviez un palais quelque part. Je préférerais vivre dans une cabane et être heureux plutôt que de vivre dans un palais et être malheureux. C’est juste.

            Ainsi, je me rappelle alors très bien, nous sommes allés de l’avant. Et peu après, Dieu nous a donné l’un des petits cadeaux le plus merveilleux environ une année après notre mariage. Mon pauvre petit garçon qui se tient là au fond de la salle maintenant, il... le petit Billy Paul, il est venu au monde.

81        Et je me rappelle comment nous avions évolué. Je faisais le pitre avec elle et je disais: «Eh bien, regarde, sais-tu comment nous allons appeler celui-ci?» J’ai–j’ai dit: «Je crois qu’il sera un garçon. Si c’est le cas, ai-je dit, eh bien, en Allemand...» Elle était Allemande, et–et moi, j’étais Irlandais. Alors, j’ai dit: «Nous l’appellerons Heinren en Allemand, et Michael, Heinren Michael.»

            Elle a dit: «Oh! Bill, oh! la la! c’est affreux.» Alors, je... Nous sommes allés de l’avant et nous continuions comme cela. Et quand Dieu nous a accordé le petit garçon, qu’est-ce que nous étions heureux ensemble! Nous sommes allés de l’avant, et la vie a continué.

            Peu après John Ryan, qui est là derrière, a fait son entré dans ma vie. Je l’ai rencontré. Il m’a demandé de venir à Dowagiac un jour, là où–là où il habite, là à Dowagiac, dans le Michigan. Il a dit: «Prends un peu de vacances.» Nous avions épargné notre argent et tout. Et j’avais environ, oh! peut-être dix ou douze dollars en épargne.

82        Je tends vers la fin de l’histoire maintenant, dans peu de temps. Je sais que je vous retiens, c’est-à-dire j’ai encore environ dix, douze minutes pour qu’on sorte à temps. Mais, nous sommes venus à Dowagiac. J’ai alors essayé de me contenir et d’aborder les points principaux. Maintenant, priez pour moi.

            Quand je suis allé à Dowagiac avec frère Ryan, qui est là derrière, je suis allé chez lui, une modeste petite maison à peu près comme celle où j’habitais. Sa femme, elle ne jurait que par lui. Il avait un bon garçon. Ainsi, ils m’ont très bien accueilli.

           

            Et sur mon chemin du retour à la maison, en rentrant chez moi, je suis passé par Mishawaka. Et j’ai regardé là, des groupes de gens affluaient là, avec des voitures, des Cadillacs, des Fords et des policiers qui essayaient de maintenir l’ordre tout autour. Je me suis dit: «Qu’est-ce qui se passe ici?» Et je les ai entendus chanter, vous savez, et ils continuaient de plus belle. Oh! la la! tout le monde criait, hurlait. Je me suis dit: «Eh bien, sont-ce des funérailles, ou qu’est-ce qui se passe?»

           

83        C’était dans une église. Alors, je me suis arrêté et je suis entré. J’ai finalement compris que c’était une convention réunissant un groupe des pentecôtistes qui tenaient une convention par là. Et ils étaient obligés de la tenir dans le Nord à cause des–des–des problèmes raciaux, ils ne pouvaient pas la tenir, et c’était une convention internationale. Ils la tenaient dans un grand tabernacle à Mishawaka.

            Alors, je–je n’avais jamais vu les pentecôtistes auparavant, je me suis donc dit: «Eh bien, je crois que je vais aller voir à quoi ça ressemble.» Je suis donc entré, et là, ils tapaient tous les mains [Frère Branham tape les mains.–N.D.E.] comme cela, criant et chantant. Je me suis dit: «Quelles manières, tsk, tsk, tsk, je n’ai jamais rien vu de pareil dans ma vie. De quoi parlent-ils tous?»

            Et voilà qu’un frère de couleur s’est avancé là, et il chantait, il chantait: Je sais que c’était le Sang.

            Et toute l’assemblée reprenait: Je sais que c’était le Sang.

            Et le voilà courir par là, il saisit quelqu’un et l’étreint comme cela. Les Blancs, les hommes de couleur et tous disaient:

            Je sais que c’était le Sang pour moi,
             Un jour quand j’étais perdu,
            Il mourut sur la croix.
            Je sais que c’était le Sang pour moi.

            Ils parcouraient les allées en courant. Et je me suis dit: «Je n’ai jamais rien vu de pareil dans ma vie.» Et comment... J’ai dit... Et quelqu’un sautait, criait, et parlait en langues; et je me suis dit: «Eh bien, c’est quoi ça quand même?»

            Et puis, un prédicateur s’est levé là, et il s’est mis à prêcher sur le baptême du Saint-Esprit. Et on dirait que... Et son doigt était à peu près long comme ça, il m’a pointé droit dans le dos. Il me parlait. Et je me suis dit: «Dites donc, comment ce gars connaît-il quelque chose sur moi?» Voyez? Et, oh! il y en avait des centaines et, oh! c’était mi-... deux ou trois mille, je pense, dans le–rassemblés dans la réunion.

84        Puis, un groupe venant d’ici à Chicago, un groupe des hommes de couleur, se sont avancés, on les appelait Locust Grove, ou Piney Wood, ou quelque chose comme cela, un quatuor qui... Je n’avais jamais entendu pareil chant de ma vie. Eh bien, je me suis dit: «Il faut reconnaître une chose à propos de ces gens: ils n’ont pas honte de leur religion. Ça, c’est sûr. Ils–ils n’en ont pas honte.»

            Alors, je me suis dit: «Vous savez, je crois que je vais revenir ce soir. Je suis sorti et j’ai compté mon argent. J’en avais juste assez pour acheter de l’essence qui suffisait pour rentrer, et il restait vingt cents. Eh bien, je savais quelle quantité d’essence il fallait, et je ne pouvais pas payer une place dans un motel. Je me suis donc dit: «Je vais dormir là dehors dans un champ de maïs.» Je suis donc allé me procurer de petits pains rassis pour vingt cents. Et je me suis dit: «Je peux vivre de cela pendant quelques jours, mais j’aimerais comprendre ce qu’il en est de ceci.» Je suis donc allé me procurer de petits pains, et j’ai mis cela à l’arrière de mon véhicule et...? ... suis allé.

85        Alors, ce soir-là, il a dit: «J’aimerais que tous les ministres», c’est ce que le–le porte-parole a dit: «J’aimerais que tous les ministres viennent à l’estrade.» Il y en avait environ–je pense environ deux ou trois cents à l’estrade. Il y avait tout le monde, des Blancs, des hommes de couleurs, et tous se tenaient à l’estrade. Il a dit: «Maintenant, nous n’avons pas le temps pour que vous prêchiez, nous aimerions simplement que vous passiez tout droit en ligne, et que vous disiez qui vous êtes, d’où vous venez.» Quand ce fut mon tour, j’ai dit: «Evangéliste William Branham, Jeffersonville, Indiana», je me suis assis. Le suivant, le suivant, le suivant, et ainsi de suite comme cela.

            Je me suis finalement rendu compte que j’étais le plus jeune là, avec mes vingt-trois ans à l’époque. J’étais le plus jeune homme à–à l’estrade. Je ne le savais pas à ce moment-là. Le lendemain matin...

            Eh bien, ensuite cela a continué ce soir-là. Et j’aimerais vous raconter ce qui est arrivé ce soir-là. J’étais assis, et j’avais entendu tous les prédicateurs prêcher ce jour-là au sujet de, oh! la Divinité de Christ, de grands messages sur comment Il a vécu, et Son sacrifice et tout, et toutes les autres choses.

86        Mais, ce soir-là, ils ont fait venir un vieil homme de couleur, qui avait une toute petite couronne de cheveux blancs ici autour de la nuque, et il portait une très grande et large veste de prédicateur, en feutre, une de ces vestes à l’ancienne mode, une redingote, au col en velours. Le pauvre vieil homme s’est avancé là comme ceci. Je me suis dit: «Ce pauvre vieil homme, n’est-ce pas honteux?» J’ai dit: «Pauvre vieux papa!» J’ai dit: «Je pense qu’il prêche depuis longtemps.» Et il s’est tenu là. Je n’avais jamais vu de microphone auparavant. J’étais un prédicateur de campagne. Alors, ils avaient suspendu des microphones là. C’était donc quelque chose de neuf, vous savez.

            Alors, ce vieil homme est arrivé là devant, il a dit: «Mes chers enfants.» Uh! Oh! il a dit: «Ce soir je vais tirer mon texte là dans–dans Job.» Il a dit: «Où étais-tu quand Je fondais la terre? Dis-le-Moi sur quoi ces... elles sont appuyées, alors que les étoiles du matin éclataient en chant d’allégresse, et que les fils de Dieu poussaient des cris de joie.»

87        Je me suis dit: «Ce pauvre vieil homme. Son temps de prêcher est passé. Il est vieux.» Voyez?

            Au lieu de descendre sur terre avec cela, comme ceci, frère, il est remonté la à environ dix millions d’années avant la fondation du monde, il est monté dans les Cieux, et il a prêché sur ce qui se passait dans les Cieux, les fils de Dieu qui poussaient des cris de joie. Il est descendu à travers les dispensations et il L’a ramené sur l’arc-en-ciel à l’horizon, par ici, là dans le Millénium.

            Et à ce moment-là, il est devenu tout heureux. Et alors, il a lâché un «Youpi!» Il a sauté en l’air, il a fait claquer les talons, il a dit: «Gloire à Dieu!» Il a dit: «Alléluia, je n’ai pas assez d’espace ici pour prêcher.» Et il est descendu de l’estrade, marchant comme cela, comme un enfant.

88        J’ai dit: «Frère, si cela fait agir ainsi un vieil homme, qu’est-ce que ça me fera faire, à moi? Il me faut ça. C’est ça qu’il me faut. C’est de cela que mon coeur a faim, si cela fait agir ainsi un vieil homme.» Il me faut... C’est ce qu’il me fallait. J’ai dit: «Oh! la la! ces gens ont quelque chose.»

            Cette nuit-là, je suis allé dans le champ de maïs; je me suis dit: «Je ferais mieux de repasser mon pantalon.» Alors, j’ai pris deux sièges de ma vieille Ford, je les ai placés ensemble, j’ai étalé mon pantalon de part et d’autre, je l’ai plié comme ceci, et j’ai posé les sièges dessus pour exercer une pression sur cela, je l’ai déposé dans l’herbe du côté du champ, ici quelque part dans l’Indiana.

89        Et je me suis couché là sous ce petit cerisier, cette nuit-là. J’ai prié comme ceci: «Ô Dieu, accorde-moi d’une façon ou d’une autre une faveur auprès de ces gens. C’est ce qu’il me faut. Baptiste ou pas baptiste, c’est ce qu’il me faut. C’est ce que mon coeur affamé cherche. C’est ce qu’il vise. Voilà les gens que j’ai désiré voir toute ma vie.» Le lendemain matin, je suis allé là. Personne ne me connaissait, vous savez. J’ai donc enfilé mon petit pantalon en coton gaufré et j’ai porté un T-shirt. Personne ne savait que j’étais prédicateur, je suis donc allé là. Et je me suis assis. Et quand je me suis assis, un frère de couleur s’est approché et s’est assis à côté de moi. Et par ici, il y avait une dame. Et je–je me suis assis là.

90        Et à mon réveil ce matin-là, ils jouaient de la musique et tout. Et il y avait un frère, sa fille s’est avancée et a joué de la trompette; Whitherspoon, je pense que c’était là son nom. Et il... Cette fille a joué les plus belles notes de la Galilée Blue, au point que je–j’étais assis là à pleurer comme un bébé. Et j’étais assis là.

            Alors, un ministre du nom de Kurtz est monté à l’estrade. Il a dit: «Hier soir à l’estrade, le plus jeune ministre que nous avions ici, c’était un évangéliste du nom de William Branham, a-t-il dit, de Jeffersonville, dans l’Indiana.» Il a dit: «Nous aimerions qu’il prêche ce matin.»

            Oh! la la! Mon assemblée... Et je me suis dit: «Avec un pantalon en coton gaufré et un T-shirt...»? Alors, je me suis accroupi très bas, comme ceci, vous savez. En quelques minutes... Il a attendu quelques minutes; il est allé de nouveau au micro, il a dit: «S’il y a quelqu’un ici qui sait où se trouve William Branham de Jeffersonville, un évangéliste qui était à l’estrade hier soir, nous avons besoin de lui ce matin pour qu’il apporte le message, ce matin. Dites-lui de venir à l’estrade.»

91        Je me suis abaissé très bas, vous savez, je dirais vraiment très bas. Je me disais: «Avec un pantalon en coton gaufré, vous savez, et un T-shirt.» Alors, je me suis vraiment abaissé. Je ne voulais pas me tenir devant ces gens de toute façon. Ils avaient quelque chose dont je ne savais rien, alors je me suis simplement tenu très calme.

            Directement, cet homme de couleur a regardé vers moi, il a dit: «Dites donc, vous le connaissez?» Oh! oh! quelque chose devait arriver. Et je n’avais pas... Je savais... Je ne voulais pas mentir à cet homme. J’ai dit: «Regardez, mon ami; écoutez, j’aimerais vous dire quelque chose.» J’ai dit: «C’est moi. Voyez-vous?»

            Il a dit: «Je pensais que vous vous accroupissiez là, en quelque sorte vous abaissant pour quelque chose.»

            Et j’ai dit: «Eh bien, regardez, ai-je dit, êtes-vous un prédicateur?»

            Il a dit: «Oui, monsieur.» J’ai dit...

            Il a dit: «Montez-là, ami.»

92        Et j’ai dit: «Non–non–non–non, écoutez, écoutez.» J’ai dit: «J’aimerais vous dire quelque chose.» J’ai dit: «Je–je–je porte ce pantalon en coton gaufré avec ce T-shirt, ai-je dit; je n’aimerais pas monter là.»

            Il a dit: «Ces gens ne font pas attention à votre habillement, mon vieux. Montez là.»

            Et j’ai dit: «Non, non, merci, monsieur.»

            Et quelqu’un a dit: «Quelqu’un a-t-il déjà trouvé révérend Branham?»

            Il a dit: «Le voici! Le voici! Le voici!»

93        Oh! la la! je me suis levé, mes oreilles rouges, vous savez. Et je tenais ma Bible sous le bras, et puis je suis allé jusqu’à l’estrade le regard un peu penaud, vous savez, j’avais une peur bleue. Je me suis avancé; je me suis dit: «Oh! la la! La nuit dernière, je priais toute la nuit pour qu’on me fasse une faveur, maintenant Dieu va me laisser me tenir devant eux. Si je ne vais pas monter là, alors comment obtiendrai-je la faveur?» Je suis donc monté.

            Sans rien à l’esprit, j’avais peur et je tremblais. Jamais je ne... Je ne savais à quelle distance me tenir par rapport à ce petit micro suspendu là à un fil, et qui descendais comme cela. Je ne savais comment me tenir par rapport à cela. Et tout cet immense tabernacle, vous savez, et j’ai dit: «Eh bien, mes amis, ai-je dit, je–je ne sais pas grand-chose au sujet de la–la manière dont vous prêchez et tout.» J’ai dit: «Je... Je montais la route...» Et–et je ne savais pas.

            Et j’ai ouvert là dans Luc sur l’homme riche en enfer, qui avait levé les yeux. Il a vu Lazare au loin, et alors, il a pleuré. J’ai eu mon sujet: Et alors, il pleura.

94        Et je me suis–je me suis mis à parler, et j’ai dit: «Alors, l’homme riche, là dans le séjour des morts, il n’y avait pas d’église, alors, il pleura.» J’ai dit: «Il n’y avait pas d’enfants, alors il pleura. Il n’y avait pas de cantiques là, alors, il pleura. Il n’y avait pas de Dieu là, alors il pleura.» Alors, c’était mon envol. Les gens se sont mis à crier; alors, j’ai pleuré.

            Et c’était parti. Et aussitôt, vous savez, tout le monde était debout. Alors il pleurait, et alors, il pleurait. Et ensuite, je me suis rendu compte que j’étais dehors dans la cour. Eh bien. Je ne sais pas ce qui était arrivé. Et tout le monde bénissait Dieu et faisait des histoires, l’assemblée criait et hurlait. Je ne sais pas ce que j’avais fait; je m’étais simplement égaré quelque part.

95        Tout d’un coup, vous savez, un grand gaillard du Texas s’est avancé, portant un grand chapeau avec des bottes de cow-boy, il s’est approché et a dit: «Dites donc, est-ce vous l’évangéliste?» J’ai dit: «Oui, monsieur.»

            Il a dit: «Que pensez-vous de venir au Texas tenir un réveil pour moi?»

            J’ai dit: «Etes-vous un prédicateur?»

            Il a dit: «Bien sûr.» J’ai regardé ces grosses bottes à hauts talons, et cet énorme chapeau de cow-boy, je me suis dit: «Peut-être que ça ne change rien ce que...»

96        Ensuite, un homme s’est approché, il portait un petit pantalon de golf, comme ceci. Il a dit: «Dites donc, a-t-il dit, je viens de la Floride.» Il a dit: «J’ai un si beau nombre de saints là-bas à l’église, ou quelque part.» Il a dit: «J’aimerais que vous teniez...»

            J’ai dit: «Etes-vous un prédicateur?»

            Il a dit: «Oui, oui.»

            Je me suis dit: «Eh bien, mon pantalon en coton gaufré et mon T-shirt ne sont pas si inappropriés après tout, à cet endroit par ici.» Je me suis donc mis à considérer cela. Nous avions un manteau et un col de pasteur, et tout ce qu’ils portaient, vous savez. Alors, ils... Je me suis dit: «Eh bien, c’est en ordre.»

97        Ensuite, une dame s’est donc avancée, elle venait de quelque part là, très loin au nord du Michigan. Elle était chez les Indiens. Elle a dit: «Je sais... pendant que vous prêchiez, le Seigneur m’a parlé, disant que vous devrez venir m’aider là chez les Indiens.»

            J’ai dit: «Un instant. Permettez que je prenne un bout de papier.» Je me suis mis à griffonner ces noms et ces adresses. Oh! la la! j’en avais une liste longue comme ça, et cela allait me prendre une année. Oh! la la! j’étais heureux. Je suis parti de là, j’ai sauté dans ma vieille Ford, et nous nous sommes mis en route pour Jeffersonville à toute vitesse, en faisant du soixante miles [96,5 km] à l’heure: trente [48,2 km] dans ce sens et trente [48,2 km] dans l’autre sens, aussi vite qu’elle pouvait, dévalant la route en volant à toute vitesse, pour aller à Jeffersonville.

            Je suis sorti d’un bond du véhicule, alors que ma femme, comme toujours, venait à ma rencontre en courant. Elle a dit: «De quoi es-tu si heureux?»

            J’ai dit: «Chérie, tu ne te rends pas compte.» J’ai dit: «J’ai rencontré les gens les plus heureux du monde.»

            Elle a dit: «Eh bien, où sont-ils?»

98        Je lui ai raconté tout à leur sujet. Et j’ai dit: «Regarde ça. Laisse-moi te montrer quelque chose. Tu ne croiras pas ton petit ami de prédicateur, regarde ça. Tous ces gens m’ont demandé, toute cette liste, à travers le Texas, la Louisiane, et partout, d’aller prêcher pour eux. Vois-tu là?» J’ai dit: «J’avais prié toute la nuit là sous un cerisier, et Dieu m’a parlé...»

            Elle a dit: «Quel genre... comment agissent-ils?»

            J’ai dit: «Oh! ne me le demande pas.» J’ai dit: «Ils agissent simplement de n’importe quelle manière.»

            Et alors elle a dit: «Oh! la la!» Elle a dit... Elle a dit...

            J’ai dit: «Ils m’ont demandé d’aller. Et je vais arrêter mon travail pour aller prêcher immédiatement avec eux, je vais quitter mon église.»

            Elle a dit: «Eh bien...»

            J’ai dit: «Veux-tu venir avec moi?»

99        Que Dieu bénisse son coeur. Elle a dit: «Je te promets d’aller avec toi partout, et j’irai où tu iras.» C’est là une vraie femme. Aujourd’hui, elle est dans la tombe, mais je suis toujours content de ce que je peux dire ceci, et son fils, le sien et le mien se tient là, écoutant: Sa mère était une reine.

            Et je–j’ai dit: «Eh bien, regarde, ai-je dit, nous...» J’ai dit: «Nous allons le dire à nos parents.»

            Je suis allé en parler à maman, j’ai dit: «Maman, écoute ça.» Et je lui ai parlé de ces gens. Elle a dit: «Tu sais quoi?» Elle a dit: «Billy, il y a longtemps, là dans le Kentucky, nous avions eu ce que tous appellent le vieux Lone Star Baptist.» Et elle a dit: «Ils avaient l’habitude de crier et d’hurler, et de se comporter comme cela.» Elle a dit: «C’est la vraie religion qui vient du coeur.»

            J’ai dit: «C’est en cela que j’ai cru toute ma vie.» Et j’ai dit: «Tu devrais les voir.»

            Elle a dit: «Bien, le... je crois que Dieu te bénira, Bill.»

            Et j’ai dit: «D’accord.» Nous sommes allés en parler ensuite à sa mère.

100      Et dans l’entre-temps, sa mère et son père s’étaient séparés. Et j’ai dit... Nous sommes allés parler à sa mère. Et j’ai dit: «Madame–Madame Brumbach, ai-je dit, je–j’ai trouvé un peuple merveilleux», comme cela.

            Elle était assise à la véranda, vous savez. Eh bien, ne vous fâchez pas contre moi si vous êtes ici. Elle a donc dit... Elle était assise à la véranda, en train de s’éventer. Elle a dit: «William, je te fais savoir que je ne donnerai jamais à ma fille l’autorisation d’aller avec une bande de saints exaltés comme cela.» Oh! la la! Elle a dit: «Cette bande de rebuts...» Elle a dit: «Elle n’aurait jamais une robe décente à mettre sur son dos.»

            J’ai dit: «Eh bien, Madame Brumbach, il ne s’agit pas d’une affaire de robe.» J’ai dit: «Ce qu’il en est, c’est que je sens que Dieu veut que je fasse cela.»

101      Et elle a dit: «Regarde, pourquoi ne pas aller là à l’église où tu as une assemblée qui grandit, et songer à t’acquérir une résidence pour pasteur, et une maison où amener ta femme et ton enfant, plutôt que de la trimbaler là? Aujourd’hui, elle a quelque chose à manger, demain elle n’a rien, et des choses comme cela.» Elle a dit: «Jamais, bien sûr, je ne permettrai à ma fille de partir comme cela. Et si elle le fait vraiment, sa mère descendra dans la tombe avec un coeur brisé.»

            Et Hope a dit: «Maman, est-ce que tu parles sérieusement?»

            Et elle a dit: «Je parle très sérieusement.» Et c’était réglé.

            Hope s’est mise à pleurer. Je l’ai entourée de mon bras et nous sommes partis. J’ai dit: «Mais, Madame Brumbach, elle est ma femme.»

            Elle a dit: «Mais elle est ma fille.»

            J’ai dit: «Oui, madame.»

102      Je suis allé, je suis descendu. Elle m’a regardé, Hope. Elle a dit: «Bill, c’est ma mère, mais j’irai avec toi.» Voyez? J’ai dit... Que Dieu bénisse son coeur. Elle a dit: «J’irai avec toi.»

            Et j’ai dit: «Chérie, je...» J’ai dit: «Je pense que je suis entre le marteau et l’enclume.» Mais j’ai dit: «Je n’aimerais pas la blesser.» Elle a dit... J’ai dit: «Et si quelque chose lui arrive et qu’ensuite tu en aies des remords toute ta vie? Tu–tu auras brisé le coeur de ta mère.» J’ai dit: «Peut-être que nous allons reporter un peu cela.»

            Et, mes amis, c’est là que j’ai fait le plus mauvais pas que j’aie jamais fait dans ma vie, là même. Nous avions reporté cela.

            Environ quelques semaines après cela, les choses ont commencé à arriver. L’inondation est arrivée plus tard après cela. Et aussitôt, vous savez, ma femme est tombée malade; Billy est tombé malade pendant la période de cette erreur. Juste après cela, la fillette... juste onze mois d’écart entre Billy et sa petite–sa petite soeur, c’était Sharon Rose...

103      Je voulais lui donner un nom biblique. Je ne pouvais donc pas l’appeler Rose de Sharon, je l’ai alors appelée Sharon Rose; et c’est comme ça que je–je l’ai appelée. C’était une petite mignonne adorable. Et tout d’un coup, vous savez, l’inondation a eu lieu. Elle était étendue là, souffrant de la pneumonie.

            Et notre médecin, docteur Sam Adair, est arrivé. Et il est un frère pour moi. Il l’a examinée, il a dit: «Bill, elle est sérieusement malade.» Il a dit: «Ne va pas dormir.» Juste pendant la période de Noël... Il a dit: «Ne va pas dormir ce soir. Donne-lui du jus d’orange toute la nuit durant. Fais-lui boire au moins deux gallons [7,6 litres] ce soir pour arrêter cette fièvre.» Elle faisait cent cinq degrés [40,5°c] de fièvre. Et il a dit: «Tu dois immédiatement casser cette fièvre.»

104      J’ai dit: «D’accord.» Et je suis resté éveillé, et je lui ai donné du jus d’orange toute la nuit. Le lendemain matin, la fièvre avait un peu baissé.

            Sa–sa maman est venue. Elle n’aimait pas docteur Adair, pas du tout. Elle aimait un autre médecin là, dans la ville. Et elle a dit: «Je vais la ramener à la maison. Cette maison n’est pas–n’est pas équipée de chauffage et tout pour qu’elle y reste.»

            J’ai dit: «Eh bien, je préférerais demander à docteur Adair si nous devrions la déplacer.»

            Elle a dit: «Il n’a pas assez de bon sens pour prendre soin de lui-même.» Elle a dit: «Je ne lui demanderais rien.» Elle a dit: «Je prendrai un médecin, un médecin...»

            J’ai dit: «Mais, regardez, nous ne devrions pas... Nous–nous ne...»

105      Et, j’ai appelé docteur Adair. Il a dit: «Bill, ne la déplace pas.» Il a dit: «Si tu le fais, cela la tuera.» Il a dit: «La faire sortir sous ce froid; le climat est en dessous de zéro en ce moment, jusqu’à cet endroit-là, changer de chambre pour elle.» Il a dit: «Ne le fais pas.» Mais évidemment, la chose était là.

            Et je l’ai appelé; j’ai dit: «Elle va le faire, de toute façon.»

            Il a dit: «Alors, je serai quitte de ce cas, Bill. Je t’aime comme–comme un frère, tu le sais, mais je vais devoir laisser ce cas et le confier au docteur...?...»

            Et j’ai dit: «Eh bien... Je... Doc, tu connais mes sentiments.» J’ai dit: «Je...»

106      Je suis donc allé là et je me suis agenouillé et j’ai prié. Je suis allé à l’église. Quand je me suis mis à prier, il me semblait qu’une couverture noire descendait devant moi. Je suis allé, j’ai dit: «Je ne pense pas qu’elle sortira du lit.»

            Et eux tous ont dit: «Oh! Billy, ce ne sont que des pensées que tu as...»

            J’ai dit: «La même chose qui est arrivée au sujet de cette inondation, ai-je dit, c’est la même chose dont on me parle au sujet de ma femme.» J’ai dit: «Je ne pense pas qu’elle sortira du lit.»

            Ils ont dit: «Oh! je pense que c’est ta femme et tu... c’est ce que tu en ressens.» Mais, oh! la la! un peu plus tard, je n’oublierai jamais comment c’était. Oh! cela a continué un tout petit peu. Son état allait de mal en pis.

107      Finalement, il y eut l’inondation, et je faisais partie de l’équipe de secours là-bas. J’avais un hors-bord, j’essayais d’évacuer les gens. Et je me rappelle une nuit... on avait pris, on l’avait amenée à l’hôpital, ensuite on l’a placée là dans un–un hôpital du gouvernement. Elle et ses deux enfants étaient malades, très malades.

            Et je n’oublierai jamais cette nuit fatale où la digue a cédé là. J’ai entendu un cri provenant de loin, de la rue Chester. J’avais un hors-bord, je suis allé là, j’ai essayé de faire sortir de là une mère. Et juste au moment où je la soulevais, elle s’est évanouie. Je l’ai prise dans mes bras, je l’ai placée dans le canot vers vingt-trois heures, j’ai placé les enfants là-dedans. Et quand je l’ai amenée sur le rivage, elle s’est mise à crier: «Mon bébé! mon bébé!» Elle avait là un enfant d’environ deux ans. Et j’ai pensé qu’elle voulait dire qu’elle avait un autre petit bébé dans cette maison-là. Je suis retourné pour essayer de trouver le bébé.

108      J’ai attaché mon canot à côté du pilier de la véranda, et quand je suis monté dans la chambre pour essayer de chercher le bébé, j’ai entendu la maison céder en dessous, et je suis très vite descendu, juste à temps pour sauter dans l’eau et m’agripper au bout de mon canot, et j’ai tiré le... et c’était en dessous de zéro, il tombait de la neige fondue et il neigeait.

            J’ai tiré la corde comme cela, puis je suis monté dans mon canot. Les vagues l’ont emporté et m’ont entrainé jusqu’au milieu du courant, dans la rivière. Je suis rentré là-dedans, mais je n’arrivais pas à démarrer mon canot; la vieille chaîne, cela peut tirer sur un moteur hors-bord, vous–vous savez, vous les vieux, quand on rencontrait un tourbillon au-dessus de cela. Et j’ai tiré à maintes reprises, mais je n’arrivais pas à faire démarrer cela. Et là, les chutes de l’Ohio mugissaient juste en bas, non loin de moi. Oh! frère, la voie du perfide est rude. N’avez-vous jamais pensé à cela?

109      Et j’ai tiré, mais ça ne démarrait pas. J’ai encore tiré, mais ça ne démarrait pas. Et j’ai essayé, puis je me suis agenouillé dans le canot. J’ai dit: «Ô Dieu, encore quelques bonds seulement d’ici là, et je sombrerai là au fond de ces chutes», là où elles mugissent et bouillonnent; des kilomètres d’eau s’étendent par là. J’ai dit: «J’ai une femme et deux enfants malades étendus là à l’hôpital.» J’ai dit: «Je T’en prie, Dieu bien-aimé, démarre ce moteur.» Et je pouvais penser: «Je ne permettrai jamais à ma jeune fille d’aller avec cette bande de rebuts.» Et je dis ceci avec tout le respect que j’ai pour chaque église; j’ai trouvé que ce qu’elle qualifiait de rebuts, c’étaient les meilleurs du lot. C’est tout à fait juste. C’est tout à fait juste.

110      Et j’ai tiré là-dessus, et cela continuait à mugir dans mes oreilles. J’ai encore tiré, et je... juste quelques minutes, et cela a démarré. Et j’ai dû remonter aussitôt le courant et gazer autant que possible à plein régime. Finalement, j’ai accosté pratiquement à New Albany, en tournoyant juste au bord de ces chutes.

            Je suis revenu, je suis rentré en courant à l’hôpital pour voir où était ma femme, et l’inondation avait emporté l’hôpital; c’était parti. Alors, où était ma femme? Où étaient mes enfants? Mouillé et pris de froid, je suis sorti de là en courant. J’ai rencontré le major Weekly. J’avais juste...

            Frère Ryan venait de partir quelque part; je ne sais pas où il était parti. Je pense que vous étiez sorti avec frère George et les autres. Et j’ai rencontré frère George. La dernière fois de ma vie que je l’ai vu, il m’a entouré de ses bras, il a dit: «Frère Billy, de tout mon coeur...» Et c’était un médium converti. Et il a dit: «De tout mon coeur, j’aime Jésus-Christ, et si jamais je ne te vois plus, je te reverrai ce matin-là.»

            J’ai dit: «Que Dieu te bénisse, George», alors qu’il s’en allait. Il cherchait alors à trouver frère Ryan, quelque part; en effet, il était dans la ville.

111      Et alors, je cherchais à retrouver Hope. Je n’arrivais pas à la retrouver. Certains ont dit: «Non, personne de ce groupe ne s’est noyé.» Ils disaient: «Ils sont tous montés à bord d’un train et ils sont allés à Charlestown.» Eh bien, j’ai sauté dans ma voiture et je me suis dirigé vers Charlestown, et alors, la rivière par-là avait débordé sur environ cinq miles [8 km], avec beaucoup d’eau. D’autres ont dit: «Non, le train est arrivé là à mi-chemin et les tréteaux ont été emportés là. Ils sont tous noyés là dans ces tréteaux.» Et ils sont allés à bord d’un wagon à bétail.

            Ma femme, alors que son père était l’un des responsables du chemin de fer là-bas, et [Espace vide sur la bande–N.D.E.] sa fille atteinte d’une double pneumonie avec deux enfants atteints de pneumonie, étendus dans le wagon à bétail! Et le vent faisait tomber la neige fondue et la pluie sur la route quelque part, et ils étaient emportés dans l’eau!

112      Je vous assure, frère, il y a tout un tas de choses. Quand Dieu vous appelle à faire quelque chose, ne laissez personne vous faire obstacle. Mettez toujours Dieu en premier.

            Alors, j’ai essayé de retrouver... Je ne trouvais aucun moyen, j’ai pris mon hors-bord, j’ai cherché à aller dans... vers Charlestown. Je n’arrivais même pas à toucher l’eau. Le tourbillon me faisait tourner et me ramenait directement en arrière. Et je pensais être un très bon batelier. J’ai essayé cela à plusieurs reprises; c’était pratiquement le point du jour, sans succès du tout là. C’était fini.

            Puis, j’étais dans une chambre, puis je me suis retrouvé sur une petite île, assis là. Pendant trois ou quatre jours, je suis resté seul là où on était obligé de me lancer quelque chose à manger. J’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir et savoir si c’était une bande de rebuts ou pas, s’il fallait écouter une femme ou écouter ce que Dieu avait dit. Peu importe de qui il s’agit, écoutez ce que Dieu a à dire.

113      Là, peu après, après que j’ai traversé les eaux, cela avait suffisamment baissé, je suis allé voir où était ma femme. On m’a dit qu’elle était à Charlestown. Je suis arrivé là, elle n’y était pas. Et le vieux colonel Hay (il vient de partir dans la Gloire), il a passé son bras autour de moi et a dit: «Allons à la gare.» Quand je suis arrivé là, le coeur brisé, pleurant, je ne savais que faire. Oh! la la! je me suis dit: «Les enfants sont probablement étendus, emportés là quelque part dans un tas de buissons. Ma femme est peut-être étendue aussi là.» Oh! je pleurais, je suppliais, je me repentais et je parlais à Dieu. Ecoutez, les amis: je crois que si j’étais parti juste à ce moment-là, là où je m’étais mêlé à ce groupe des gens qui croyaient dans le surnaturel, l’Ange de Dieu serait venu vers moi et Il m’aurait révélé cette chose, et il y aurait eu des milliers et des milliers davantage dans la Gloire grâce à cela. Voyez, c’est la raison pour laquelle jour et nuit je pars, et je ne me fais jamais de souci, j’y mets toute ma force, parce que je dois racheter le temps, je dois le faire.

114      Et alors, quand je... Finalement quelqu’un est venu, il m’a pris, il a dit: «Non, ils ne se sont pas noyés, Billy; je sais où ils se trouvent. Ils sont à Colombus, dans l’Indiana, dans l’Eglise baptiste. Et je... On m’a amené là, j’ai parcouru en courant ce hall cette nuit-là, criant à tue-tête, sans me préoccuper de qui m’entendait: «Hope, Hope, où es-tu, chérie?» Tout au fond par là...

            Tous les réfugiés étaient là derrière sur de petites civières et des couvertures, suspendues là. Et il m’est arrivé de regarder là loin au fond. J’ai vu une main osseuse se lever comme cela. Je me suis très vite précipité, je portais des bottes, je me suis jeté là, j’ai enlevé mon chapeau, j’ai baissé le regard, et là était couchée ma chérie, mourante. Sa main levée, sa mâchoire s’était enfoncée, environ trois semaines ou plus avant que je ne la retrouve. Ses yeux étaient enfoncés.

115      J’ai simplement placé mes mains sur elle.

            Elle a dit: «Je sais que j’ai une mine affreuse, Bill.»

            J’ai dit: «Chérie, tu as bonne mine.»

            Elle a dit: «Eh bien, ne me dis pas ça, chéri.»

            J’ai dit: «Ô Dieu, ai pitié.» J’ai dit: «Où sont les enfants?»

            Elle a dit: «Maman et les autres les ont amenés dans le bâtiment à côté.»

            J’ai dit: «Billy, est-il en vie?»

            Elle a dit: «Oui.»

            J’ai dit: «Sharon, est-elle en vie?»

            Elle a dit: «Oui.»

            J’ai dit: «Oh! grâces soient rendues à Dieu!» J’ai dit: «J’ai eu des nouvelles de maman, et maman est en vie. Elle est là dans une autre ville.» J’ai dit: «J’ai eu des nouvelles à la radio, mais nulle part je n’ai eu de tes nouvelles.» Et j’ai dit: «Oh! chérie.» Et elle a dit... J’ai dit: «Tu...»

            J’ai senti quelqu’un me tapoter sur l’épaule, et j’ai levé les yeux. C’était un homme qui était très élégant. Il a dit: «Révérend Branham?»

            Et j’ai dit: «Oui, monsieur.» ...?... un signe. Je me suis avancé là. Il a dit: «N’êtes-vous pas l’ami du docteur Sam Adair?»

            Et j’ai dit: «Si.»

116      Il a dit: «Votre femme, on m’a demandé de vous annoncer... Je suis médecin ici.» Il a dit: «On m’a demandé de vous annoncer que votre femme a contracté une tuberculose galopante. Elle n’a que quelques jours à vivre.»

            Il a dit: «Elle va mourir.»

            J’ai dit: «Non, doc. Non, non, ce n’est pas vrai.»

            Il a dit: «Oh! c’est la vérité, Révérend Branham, c’est la vérité.»

            «Oh! ai-je dit, ce n’est pas possible, docteur. Vous voulez dire qu’elle est...»

            Il a dit: «Oui.» Et il a dit: «Vous aurez vraiment beaucoup de chance si vos enfants s’en tirent.» Il a dit: «Je m’occupe aussi des enfants.»

            Et j’ai dit: «Ô Dieu, aie pitié.»

            Il a dit: «Eh bien, ne fondez pas en larmes devant elle.»

            J’ai dit: «D’accord, monsieur. D’accord.» J’ai dit: «Merci beaucoup. Où est docteur Sam?»

            Il a dit: «Je ne sais pas où il est.»

            Et j’ai dit: «Merci, docteur.» Et j’ai dit: «Je–je vais... Laissez-moi retourner vers elle, ai-je dit, juste pour rester avec elle autant que je peux.» J’ai dit: «Je–je–je ne vais pas fondre en larmes.»

117      Je suis retourné, nerveux, je la regardais, ces beaux yeux noirs, tout enfoncés là, ses cheveux et son front. Oh! j’ai vu qu’elle s’en allait. Je l’ai regardée, et j’ai dit: «Hope, chérie, tu–tu as bonne mine.»

            Elle a dit: «Oh! peut-être que Dieu aura pitié et me laissera vivre, Bill.» Et j’ai dit: «J’espère qu’Il le fera, chérie.»

            Et alors, quelques jours après, je l’ai fait sortir de là, je l’ai amenée à la maison à Jeffersonville. Son état continuait sans cesse à empirer. Les deux enfants ont commencé à aller mieux, mais son état à elle empirait. Et peu après...

118      Docteur Adair a essayé de faire tout son possible. Il a fait venir de Louisville un spécialiste de la tuberculose, et celui-ci a dit: «Eh bien, veuillez chercher un appareil de pneumothorax.» Je suis allé emprunter de l’argent et j’ai trouvé un appareil de pneumothorax, et nous lui avons administré les traitements. Vous savez ce que c’est que le pneumothorax: on fait un collapsus pulmonaire, vous savez, comme cela. Et je tenais sa pauvre main, et elle s’agrippait, alors qu’on déversait ce...?... là-dedans, et on faisait un lavage des poumons. Si je devais refaire cela, je ne permettrais pas qu’elle souffre comme cela.

            Et aussi, en essayant, mais ils ont travaillé dur pour lui sauver la vie. Finalement, on l’a amenée à l’hôpital pour faire la radio. Et voilà la chose est apparue, juste au-dessus, cette pneumonie tuberculeuse se manifestait juste à partir du poumon gauche. Il a dit: «Vous n’avez que quelques jours, Révérend Branham. Il n’y a plus rien à faire. Elle va mourir.»

            J’ai dit: «Le Dieu Tout-Puissant l’a appelée à répondre.»

119      Oh! comment pouvais-je supporter cela? Comment pouvais-je croire? Comment? J’ai baissé le regard là, et ma petite Sharon Rose était couchée là, un petit nourrisson d’environ onze mois. Le petit Billy Paul était là, âgé d’environ dix-huit mois, un tout petit enfant. Et ils seraient sans mère, avec moi. Oh! que pouvais-je faire? J’avais de la peine à croire cela. Je parcourais la pièce; je pleurais. Je–j’avais tout fait. Vous... Je vous assure, frère, vous feriez mieux d’écouter Dieu, quand Il vous parle. Faites ce qu’Il vous dit. Je faisais des va-et-vient. Finalement, l’heure arriva. J’étais dehors dans le véhicule, et j’ai entendu qu’on m’appelait, que je devais aller immédiatement à l’hôpital. Ma femme se mourait, on disait qu’elle ne pouvait pas vivre plus longtemps. Je me suis très vite précipité à l’hôpital, j’ai enlevé mon manteau, j’ai monté les marches en courant. Et alors...

120      Je n’oublierai jamais cela. Le jeune docteur Adair, un bon jeune homme, il est venu dans la pièce. Nous avons fait la pêche ensemble, nous avons fait la chasse ensemble, nous avons dormi ensemble; nous étions de grands copains. Et il est–il est spécialiste. Il s’est avancé dans le couloir, la tête baissée. Il a regardé par hasard, alors que je me tenais là, et il m’a vu, et les larmes lui coulant sur les joues, il est entré dans une pièce.

            J’ai très vite couru dans le couloir, j’ai ouvert la porte; il m’a entouré de son bras, il a dit: «Billy, mon cher...» en me tapotant.

            J’ai dit: «Qu’y a-t-il, doc?»

            Il a dit: «Je ne peux simplement pas te le dire, Bill.» Il a dit: «Vas là et que l’infirmière te le dise.»

            J’ai dit: «Voyons, docteur! Qu’y a-t-il?»

            Il a dit: «Elle est morte.»

            J’ai dit: «Elle n’est pas morte, doc.»

            Il a dit: «Si, elle est morte.»

            J’ai dit: «Doc, accompagne-moi dans la chambre, je t’en prie.»

121      Il a dit: «Bill, je ne peux pas le faire.» Il a dit: «Hope, comme nous... Eh bien, elle était vraiment comme ma soeur.» Il a dit: «Je–je ne peux pas entrer encore dans cette chambre.»

            Alors, juste à ce moment-là l’infirmière est arrivée. Elle a dit: «Révérend Branham, voici un médicament. J’aimerais que vous preniez ceci.»

            J’ai dit: «Je n’ai pas besoin de votre médicament.» Alors elle a dit...

            Je me suis dirigé vers la chambre. Elle a dit: «Je vous accompagne.»

            J’ai dit: «Non, laissez-moi y aller seul.» J’ai dit: «Laissez-moi entrer la voir.» Et je suis entré. J’ai dit: «Est-elle morte?»

            Elle a dit: «C’est ce que je–je pense.» Elle a dit: «Docteur Adair est parti il y a quelques minutes, et il a dit qu’il n’y avait plus rien à faire, elle était morte.»

122      J’ai alors ouvert la porte, je suis entré. Je l’ai vue étendue là, elle avait les yeux fermés, la bouche ouverte, son petit corps étiré et pesant environ cent livres [45 kg], moins que cela, oh! comme ça. J’ai placé ma main sur son front; c’était on dirait moite. Et j’ai dit: «Hope, chérie, je te prie de me répondre.» J’ai dit: «Est-ce que tu... veux-tu–veux-tu me répondre, chérie?» J’ai dit: «Veux-tu bien me parler juste encore une fois?»

            J’ai dit: «Ô Dieu, je sais que j’ai eu tort, mais permets qu’elle me parle encore une fois. Le veux-Tu, Seigneur? Je te prie de lui permettre de parler.» Et pendant que je priais, j’ai regardé. Si je vis jusqu’à cent ans, pourrais... Je n’oublierai jamais cela. Ces grands yeux noirs se sont ouverts, et elle m’a regardé. Elle m’a fait signe de m’abaisser. Je l’ai regardée, j’ai dit: «Chérie, tu vas bien, n’est-ce pas?»

123      Elle a dit: «Pourquoi m’as-tu rappelée, Bill? Pourquoi m’as-tu rappelée?»

            J’ai dit: «Que veux-tu dire?»

            Elle a dit: «Oh! j’étais très bien.» Elle avait terriblement souffert.

            Et j’ai dit: «Que veux-tu dire par bien, chérie?»

            Elle a dit: «Eh bien, a-t-elle dit, Bill, tu sais que je m’en vais, n’est-ce pas?»

            Et j’ai dit: «Non.»

            Elle a dit: «Si, je m’en vais.» Et elle a dit: «Bill, je ne m’en fais pas.» Elle a dit: «Tu sais pourquoi je m’en vais, n’est-ce pas?»

            Et j’ai dit: «Non.»

            Elle a dit: «Bill, te rappelles-tu le jour où nous sommes allés auprès de maman et ce groupe de gens là?»

            J’ai dit: «Je le sais, chérie.»

            Elle a dit: «Nous n’aurions pas dû faire cela.» Oh! l’arrêt de mon coeur...

124      Juste à ce moment-là, l’infirmière a franchi la porte en courant, elle a dit: «Révérend Branham, vous feriez mieux de prendre ceci.» Elle a fait signe à l’infirmière. Elle m’a pris par la main, elle a dit: «Louise», nous la connaissions tous bien. Elle a dit: «Louise Hale, a-t-elle dit, j’espère que quand tu te marieras, tu auras un mari comme le mien.» Elle a dit: «Il a été si bon envers moi.» Elle a dit: «J’espère...» Et Louise, elle–elle ne pouvait pas supporter cela. Elle a déposé le médicament, et elle est sortie de la pièce.

            Et j’ai dit: «Chérie, est-ce que tu t’en vas?»

            Elle a dit: «On me ramenait à la Maison, Bill.» Elle a dit: «Il y avait quelqu’un habillé en blanc de chaque côté. Je longeais un très beau sentier.» Et elle a dit: «C’était paisible, et de grands palmiers comme en Orient, de gros oiseaux volant d’un arbre à l’autre.» Elle a dit: «C’est un si bel endroit.»

125      Savez-vous ce que je pense? Je pense que Dieu l’avait laissée entrer dans le paradis juste lorsqu’elle s’en allait. Elle a dit: «Tu sais, Bill, cette religion dont nous parlions depuis que nous avions reçu le Saint-Esprit?»

            Et j’ai dit: «Oui?»

            Elle a dit: «N’arrête jamais de prêcher cela.» Elle a dit: «Accroche-toi à cela.» Elle a dit: «C’est bien la chose.»

            Et j’ai dit: «Chérie, si j’avais peut-être écouté...»

            Elle a dit: «Oui, Bill.» Elle a dit: «Maintenant, regarde, chéri, a-t-elle dit, je dois aller vite.» Elle a dit: «Mais, rappelle-toi, ce merveilleux Saint-Esprit que nous avons reçu, a-t-elle dit, Il m’amène jusqu’au bout.» Elle a dit: «Promets-moi ceci, chéri, que tu n’arrêteras jamais, jamais, tu n’abandonneras jamais, tu resteras toujours fidèle à Cela.» Elle a dit: «C’est merveilleux à la mort.»

            Et j’ai dit: «Je–je vais le faire.»

            Elle a dit: «Il y a certaines choses que tu dois me promettre.»

            J’ai dit: «Lesquelles, chérie?»

126      Elle a dit: «Te souviens-tu de cette fois-là, lorsque nous étions à Louisville, tu allais à cette partie de chasse, et tu voulais acheter ce petit fusil calibre 22?»

            J’ai dit: «Oui.»

            Et elle a dit: «Tu n’avais pas assez d’argent pour totaliser trois dollars afin de payer l’acompte.»

            J’ai dit: «Oui.» J’aime beaucoup les fusils et tout, c’est juste un sport et une détente pour moi, devrais-je dire. Et je–j’ai dit: «Je me souviens de cela.»

127      Elle a dit: «Chéri, j’ai essayé de mon mieux d’épargner nos pièces de 5 cents et le reste, pour te procurer cela.» Elle a dit: «Après mon départ, rentre à la maison, et juste au-dessus de ce vieux lit pliant où frère Ryan avait dormi, a-t-elle dit, juste là au-dessus, sous le journal, tu trouveras l’argent que j’ai épargné.» Elle a dit: «J’ai retranché cela de mon argent de poche destiné à mes habits et à autres choses que tu me donnais, a-t-elle dit, pour épargner cela en vue d’atteindre l’acompte exigé pour te procurer ce fusil.»

            Vous ne saurez jamais quel sentiment j’ai éprouvé lorsque j’ai regardé là et que j’ai vu deux dollars soixante-dix cents en pièces de cinq cents et de dix cents, pour acheter le fusil.

128      Elle a dit: «Il y a autre chose.» Elle m’a parlé des bas que je lui avais achetés une fois, que... Je ne savais pas comment acheter des bas, et je les appelais chaussettes, et j’avais acheté la mauvaise qualité. Et elle m’a dit que ce–c’était la mauvaise qualité, et elle avait donné cela à ma mère parce que ce n’était pas la qualité que–qu’elle portait. Alors elle a dit: «Autre chose, que j’aimerais que tu me promettes.»

            J’ai dit: «Qu’est-ce?»

            Elle a dit: «Que tu ne vas pas vivre seul.»

            Et j’ai dit: «Oh! Hope, non, s’il te plaît. S’il te plaît, ne me le demande pas, chérie.»

            Elle a dit: «Ecoute, Bill, a-t-elle dit, au Ciel, on ne se marie pas, et on ne donne pas en mariage.»

            Elle a dit: «J’ai deux petits enfants ici que je te laisse.» Et elle a dit: «Cela ne me dérange pas de m’en aller, mais je déteste te laisser.» Elle a dit: «Je déteste laisser Billy Paul et Sharon.» Elle a dit: «Mais, Billy, si–s’ils grandissent, et toi tu es dans le ministère, ils seront tiraillés de gauche à droite, a-t-elle dit, trouve-toi une bonne jeune fille, une bonne jeune fille qui a le Saint-Esprit, a-t-elle dit, et qu’elle prenne ma place comme mère.»

129      J’ai réfléchi au fait qu’une femme de vingt-deux ans puisse s’en aller de cette manière-là. Je ne pouvais pas le lui promettre. J’ai dit: «Chérie, je–je–je ne peux simplement pas promettre cela. Je–je–je ne le peux pas.»

            Elle a dit: «Tu ne voudras pas me laisser aller malheureuse?»

            J’ai dit: «Non.» J’ai dit: «Je vais simplement faire de mon mieux.»

            Elle a dit: «Bill, je... Ils reviennent.» Elle a dit: «Ne pense pas que je suis hors de moi, je ne le suis pas, a-t-elle dit, mais je sens qu’ils s’approchent. Ils viennent me chercher.»

            J’ai reculé, je l’ai regardée; j’ai dit: «Chérie, si tu t’en vas, c’est en ordre. J’amènerai ton corps ici au cimetière Walnut Ridge, et je ferai un monticule, et je t’ensevelirai là.» Et j’ai dit: «Ensuite, si Jésus vient avant que je ne m’en aille, je serai quelque part sur le champ de bataille en train de prêcher l’Evangile du Saint-Esprit.» Et j’ai dit: «Si je m’endors, je serai à tes côtés.» Et j’ai dit: «Regarde, chérie, pour mon dernier rendez-vous avec toi, ma chérie, ai-je dit, quand la grande ville de perle blanche se déploiera, descendant du Ciel d’auprès de Dieu, et que la lune et le soleil se tiendront là ensemble, noirs, ruisselant de sang...»

130      Nous ne croyons pas dans la mort des chrétiens. Vous ne pouvez pas me prouver qu’un chrétien meurt. Le Sang de Jésus-Christ ôte le péché; Il ne le couvre pas. Le croyant entre donc dans la Présence de Dieu.

            Alors j’ai dit: «Chérie, si je m’endors ce jour-là, si–si je me réveille, tu viendras la première, car les morts en Christ ressusciteront premièrement, ai-je dit, cours vite jusqu’à côté de la porte de la Cité.» Et j’ai dit: «Quand tu verras Abraham, Isaac, Jacob et les autres arriver, ai-je dit, mets-toi alors à crier mon nom à tue-tête: ‘Bill, Bill’, aussi fort que tu le pourras.» Et j’ai dit: «Je prendrai Sharon et Billy, je les rassemblerai, et je te rencontrerai là à la porte avant que nous entrions.»

            Elle m’a tenu la main, elle l’a serrée. Je me suis relevé, je lui ai donné un baiser d’au-revoir. Elle... Ces yeux d’anges m’ont encore regardé alors qu’elle s’en allait, elle a dit: «Je t’attendrai à la porte.»

            Dieu a emporté sa précieuse âme dans la Gloire. Je me suis tenu là, j’ai baissé les yeux. Que pouvais-je faire? Ma chérie était partie, la partie même de mon coeur m’avait été arrachée. J’ai quitté là pour rentrer à la maison, j’ai amené son corps chez l’entrepreneur des pompes funèbres. On l’a embaumée. Et je suis rentré à la maison, j’ai essayé de dormir; je n’arrivais pas.

            Peu après, un homme a frappé à ma porte, disant: «Billy?»

            J’ai dit: «Oui.»

            Il a dit: «Je déteste t’annoncer ceci.»

            J’ai dit: «Mais, Frère Frank, j’étais juste là quand elle est morte.»

            Il a dit: «Ce n’est pas ça.» Il a dit: «Ton enfant se meurt aussi.»

            J’ai dit: «Qui? Billy?»

            Il a dit: «Non, Sharon.»

            J’ai dit: «Certainement pas.»

131      Il a dit: «Docteur Adair vient d’arriver, il l’a prise, il l’a amenée à l’hôpital. Et elle a la méningite tuberculeuse. Il n’y a pas de chance. On dit qu’elle va mourir d’ici peu.»

            Elle était parfaitement en bonne santé. Je me suis précipité, à toute vitesse. Ils ont dû me tenir, et m’installer dans une vieille camionnette Chevrolet, lui et son fils. Je n’arrivais pas à me contenir. Mon coeur se brisait.

            Je suis allé à l’hôpital, je suis entré. Une infirmière était assise là, elle a dit: «Eh bien, Révérend Branham, vous ne pouvez pas entrer là-bas. Nous l’avons mise dans une salle isolée.» Elle a dit: «Vous allez transmettre la même maladie à Billy Paul.» Elle a dit: «Vous ne pouvez pas entrer.»

            J’ai dit: «Je dois voir mon bébé.»

132      Elle a dit: «Vous ne pouvez pas entrer, Révérend Branham; il s’agit de la méningite tuberculeuse. Elle l’a contractée auprès de sa mère. Et cela se trouve dans la colonne vertébrale et elle se meurt maintenant.» Et elle a dit: «Si vous entrez là, a-t-elle dit, il y a risque que vous transmettiez cela à fi-... votre fils.» Et elle a dit: «Vous ne pouvez pas entrer.» Et elle a dit: «Allez dans la pièce.»

            Je suis entré dans cette pièce. Quand elle a fermé la porte, je suis directement allé derrière la porte, et je suis directement allé là où était l’enfant. Un hôpital très pauvre. J’ai regardé là, et ils avaient mis un petit lambeau sur les côtés, de petits moustiquaires comme ont les appelle. Les mouches s’étaient introduites dans ses yeux. C’était en bas dans le sous-sol, dans une salle isolée. Je suis entré, et j’ai regardé mon bébé. Elle était couchée là, ma chérie, ses tout petits yeux bleus de bébé se sont levés vers moi, sa petite jambe, sa petite jambe grasse posée là, elle portait de petites couches, vous savez. Et elle était... Sa petite jambe s’élevait et s’abaissait comme si elle avait un petit spasme; sa petite main comme si elle me faisait signe. J’ai dit: «Sharon, tu reconnais papa?»

133      Et ses petites lèvres se sont mises à trembloter. Elle souffrait tellement qu’elle louchait de l’un de ces petits yeux comme cela. Oh! la la! quand j’y pense... Je ne peux pas supporter de voir un enfant qui louche. Vous savez, parfois Dieu doit prendre une fleur pour l’écraser et en tirer du parfum. Je... Chaque fois que je vois un enfant qui louche, je pense à cela. Je n’en ai jamais vu un que Dieu n’ait pas guéri.

            Alors, j’ai remarqué que ce petit oeil bougeait comme cela. Je me suis dit: «Ô Dieu.» Je suis tombé face contre terre; j’ai dit: «Ô Dieu, je T’en supplie, ne la prends pas. Ô Dieu, vas-Tu...» J’ai dit: «Prends-moi d’abord. Laisse-moi mourir. C’est moi qui ai péché.» Mais Dieu sait exactement comment entrer dans votre coeur...?... Oui, Il le sait.

134      Et j’ai dit: «C’est moi qui ai mal agi, Seigneur. Oh! ne prends pas mon bébé. Prends-moi, Seigneur. Ma femme gît là à la morgue, et voici que Tu vas prendre mon bébé. Je T’en supplie, ne le fais pas, Seigneur. Je–je T’ai servi; je–j’ai honte de moi du fait que j’ai écouté quelqu’un d’autre plutôt que Toi. Je ne le ferai plus jamais, Seigneur. Je–je veux vivre pour Toi, je ferai tout ce que Tu voudras que je fasse. Ces gens ne sont pas le rebut. Ce n’est pas de la racaille.» J’ai dit: «Je vais aller. Peu m’importe qui m’a taxé de saint exalté ou de quoi que ce soit. Ils peuvent le faire. Je Te servirai si seulement Tu laisses vivre mon bébé, Seigneur. Je T’en supplie», implorant comme cela.

135      J’ai baissé le regard. Et juste quand j’ai baissé le regard là où... Une couverture noire est descendue. Je savais que c’était ça. Je savais qu’elle s’en allait. Je l’ai regardée comme cela. Et sa petite bouche a commencé à s’ouvrir. Elle louchait. Et j’ai dit: «Sharry, tu reconnais papa, chérie?» Et elle faisait entendre un petit bruit drôle. Et j’ai posé ma main sur sa tête.

            Alors, Satan est venu vers moi, et il a dit: «Vas-tu Lui faire confiance maintenant?»

            J’ai posé ma main sur elle; j’ai dit: «Ô Dieu, c’est Toi qui me l’a donnée; Tu me la retires. Que le Nom du Seigneur soit béni!» J’ai dit: «Ô Dieu, je ne peux pas Te renier; je ne dis pas que Tu es injuste. Je mérite exactement tout ce châtiment. Tu es toujours juste, et je T’aime toujours. Je Te servirai toujours de tout mon coeur. Maintenant, pour ce qui est de mon bébé, Seigneur, je T’ai imploré, j’ai essayé d’obtenir que Tu la gardes. Mais, néanmoins, pas ma volonté, mais que Ta volonté soit faite.»

136      Juste à ce moment-là, j’ai senti ma force humaine m’abandonner, mon corps s’écrouler au sol. Je me suis cramponné au côté du lit. Les Anges de Dieu sont venus, ils ont pris sa petite âme et ils l’ont emportée auprès de sa mère. On a pris son petit corps, et on l’a déposé dans les bras de sa mère; là, j’ai regardé là, et, oh! la la! on l’a amenée au cimetière, on l’a ensevelie. Et Frère Smith se tenait là, un prédicateur méthodiste, c’est lui qui avait prêché à ses funérailles, il m’a entouré de ses bras, il a pris des mottes de terre, il les a répandues sur le cercueil, disant: «Tu es poussière, et tu retourneras à la poussière, et la terre à la terre.» Mon coeur aussi est descendu là: ma chérie, mon bébé.

            Ensuite, Billy Paul est tombé malade. Il était couché juste à l’article de la mort, à dix-huit mois. La dernière fois qu’il avait vu sa maman, assis là, portant mon vieux chapeau de baseball, là dans la cour, comme cela, et elle s’en allait à bord d’une ambulance, sa...?... disant: «Mon enfant! mon enfant.» Le petit était assis dans la cour... Je sais... Excusez-moi. Elle... Nous descendions la rue... Et Billy était chez ma mère, et il la regardait. Je ne savais pas...?... sa maman...?... à sa mort; et elle essayait de faire signe de la main par la vitre de l’ambulance, à son enfant qui était là dans la cour, son pauvre petit.

137      J’ai baissé le regard. On l’a ensevelie C’était comme si un murmure passait par ces arbres, c’était comme si je pouvais entendre sa voix dire:

            Il y a un pays au-delà de la rivière,
            Qu’on appelle le pays de la douceur sans fin,
            Nous atteignons ce rivage-là uniquement par décision de la foi;
            Un à un nous arrivons au portail,
            Pour rester là avec les immortels.
            Un jour, ces cloches d’or sonneront pour toi et pour moi.

138      Il n’y a pas longtemps, j’amenais Billy à la tombe pour y déposer une fleur, à Pâques. Le petit enfant transportait les fleurs. Et nous avancions, nous nous sommes approchés de la tombe de maman, juste... C’était au point du jour. J’ai vu le petit enlever son chapeau comme moi, nous avons déposé la fleur sur la tombe de la maman et du bébé. Nous avons commencé à nous agenouiller. Je l’ai entouré de mon bras; j’ai dit: «Fiston, mon fils, on dirait que nous avons été à la fois maman et papa pour toi.» Pendant des années, je suis resté seul. Je portais ses petits biberons ici dans mon manteau pour les garder au chaud, je les posais sous mon oreiller la nuit afin que ma tête puisse garder son lait chaud. J’ai dit: «J’ai fait tout mon possible pour t’élever pour que tu sois un bon garçon.» J’ai dit: «Il y a là la poussière de la terre d’où maman et ta soeur étaient tirées. Mais, mon fils chéri, de l’autre côté de ce voile, à Jérusalem, il y a une tombe vide. Ceux qui meurent en Christ, sortiront un jour de cette tombe.» Et nous... Le petit sanglotait, nous nous sommes agenouillés, nous avons prié à la tombe.

139      Je me rappelle que j’essayais d’aller travailler après cela, un peu plus tard. Je me suis dit que j’allais... Il n’y a aucun endroit comme le foyer. Si jamais vous avez eu un foyer brisé, il n’y aura jamais un endroit qui le remplacera. Je n’ai trouvé de paix nulle part. Un jour, alors que j’étais prêt à commettre le suicide, quand je suis entré dans la chambre, je n’arrivais simplement plus à supporter cela. Cela... Je me suis levé. Je travaillais sur les lignes, j’étais sur un poteau. Et j’étais... Un matin, je chantais: «Sur une colline lointaine se tenait une vieille croix rugueuse.» Et il m’est arrivé de regarder. Et ce bas formant une croix sur le poteau, pendant que je me tenais là, me balançant en toute sécurité. Mon ombre sur le flanc de cette colline, là où ce poteau se trouvait, ressemblait à la croix. Et soudain, je me suis dit: «Oui, ce sont mes péchés qui L’ont fait suspendre là.»

140      Et j’ai regardé, j’ai dit: «Ô Dieu, je n’arrive simplement plus à supporter cela.» J’ai dit: «Sharon Rose, chérie, je viens te voir ce matin.» J’ai enlevé mes gants. J’étais un technicien de lignes, vous savez, les gants protégeaient contre deux mille trois cents volts. J’ai retiré mon gant en caoutchouc. Et là la ligne principale passait juste à côté de moi, deux mille trois cents volts; la toucher briserait chaque os de votre corps. J’ai dit: «Sharon, chérie, m’entends-tu? Papa rentre à la maison pour te voir ce matin.» Alors, j’ai enlevé ce gant, et j’ai dit: «Ô Dieu, c’est de la lâcheté, mais je... [Espace vide sur la bande–N.D.E.]»

141      Et je suis passé à côté, comme toujours, j’ai essayé d’être un gentleman. J’ai enlevé mon chapeau et j’ai dit: «Bonjour, mademoiselle.»

            Elle a dit: «Salut, papa.»

            J’ai dit: «Papa? Eh bien, ai-je dit, j’ai ton âge, comment puis-je être ton papa?»

            Elle a dit: «Papa, tu ne te rends pas compte de l’endroit où tu te trouves.» Elle a dit: «Ici, c’est au Ciel.» Elle a dit: «Où est mon frère, Billy Paul?»

            Et j’ai dit: «Qu’est-ce?»

            Elle a dit: «Papa, sur la terre j’étais ta petite Sharon Rose.»

            J’ai dit: «Sharon, et tu es une dame?»

            Elle a dit: «Oui. Il n’y a pas de petits enfants ici, papa.» Elle a dit: «Nous avons tous le même âge.» Elle a dit: «Maman t’attends.»

142      Et j’ai dit: «Où est maman?»

            Elle a dit: «Là, dans votre nouvelle maison.»

            Et j’ai dit: «Nouvelle maison?» J’ai dit: «Eh bien, je n’ai pas de maison, chérie.» J’ai dit: «Les Branham n’ont pas de maisons. Ce sont des vagabonds.»

            Elle a dit: «Mais, papa, tu as une maison ici.» Elle a dit: «Tourne de ce côté.»

            Et j’ai regardé. On dirait une colline, un grand château occupant toute la place, avec l’éclat de Dieu qui s’élevait tout autour. Elle a dit: «Maman t’attend là-haut, papa.»Et je...

            Elle a dit: «Je vais attendre Billy Paul. Maman veut te voir.»

143      Et je me suis mis à monter les marches en courant, comme cela. Et pendant que je montais, comme d’habitude, elle se tenait là, non plus malade, mais avec une belle chevelure noire qui lui descendait sur les épaules, ses yeux vifs noirs me regardant, elle était habillée en blanc. Elle a tendu ses bras et a dit: «Bill.»

            J’ai couru très vite, je suis tombé à ses pieds, j’ai tenu sa main, et j’ai dit: «Chérie, je ne comprends pas ça.»

            Elle a dit: «Lève-toi, chéri.» Je me suis levé. Elle a dit: «Regarde.»

            J’ai dit: «J’ai vu Sharon. Chérie, c’est une belle jeune fille.»

            Elle a dit: «Oui.» Elle a dit: «Elle attend Billy.»

            Et j’ai dit: «Hope, je–je n’arrive pas à comprendre tout ça.»

144      Elle a dit: «Je sais que tu ne le peux pas, mais tu te réveilleras après un moment et alors, tu comprendras.»Elle a dit: «Bill, tu meurs de soucis.» Elle a dit: «Ne t’inquiète pas au sujet de Sharon et de moi. Nous sommes beaucoup mieux ici que vous.» Elle a dit: «Tout va bien.» Elle a dit: «Va simplement de l’avant et fais comme tu as promis.»

            Et j’ai dit: «Eh bien, Hope, je n’arrive pas à comprendre tout à ce sujet.»

            Elle a dit: «Ne veux-tu pas t’asseoir?»

            Et j’ai regardé, et là se trouvait un très grand fauteuil Morris. Je l’ai regardée. Elle a dit: «Tu te souviens, n’est-ce pas?»

            Et j’ai dit: «Oui.»

145      Une fois, quand je prêchais, je travaillais toute la journée et je prêchais chaque soir. Et je rentrais, j’avais besoin d’un lieu où me reposer. J’ai trouvé un vieux fauteuil Morris. J’ai versé quinze dollars pour cela. J’avais payé un acompte d’un dollar et je payais un dollar chaque semaine. J’avais déjà payé cinq ou six dollars et je n’étais pas en mesure de continuer le payement. Alors un jour, quand je suis rentré à la maison, elle m’a dit que... J’avais là une sommation pour payer la dette. Et nous n’arrivions simplement pas à effectuer le paiement. J’ai simplement dû laisser la chaise être reprise. Je... C’était l’unique meuble que nous avions dans la maison, qui valait quelque chose. Et nous avions payé presque le tiers du prix.

            Et ce soir-là quand je suis rentré... Elle était une chérie. Elle–elle sait... Elle m’avait fait une tarte aux cerises; elle savait combien j’aimais cela. Elle m’avait fait une tarte aux cerises. Et elle a dit qu’elle a envoyé de petits garçons déterrer des vers pour la pêche. Et que nous allions à la rivière pêcher. Et elle me disait tout... Et je savais que quelque chose ne tournait pas rond. Et après le souper, elle a dit: «Maintenant, descendons à la rivière tout de suite, Bill.» Et elle n’aimait pas la pêche, mais elle savait que moi j’aimais ça. Alors, elle a dit: «Allons à la rivière.»

            Et j’ai dit: «Chérie, qu’est-il arrivé aujourd’hui?»

            Elle a dit: «Rien.»

146      Et je pouvais voir les larmes dans ces grands yeux. Je savais que quelque chose ne tournait pas rond. J’ai dit: «Entrons dans le salon.» Je me suis dit que quelque chose ne tournait pas rond. Et ils avaient... Je leur avais déjà envoyé un mot pour venir récupérer cela. Ils avaient donc déjà retiré mon fauteuil. Quand je me suis avancé vers la porte, elle a regardé, elle m’a entouré de ses bras, elle a dit: «Billy, j’ai fait de mon mieux, chéri. Je–je–j’ai essayé. Ce n’est pas...»

            J’ai dit: «Non, chérie, ce n’est pas ta faute. Mais un de ces jours, les choses changeront, et–et un jour, Dieu frayera une voie et nous aurons un–un beau fauteuil. Ne le crois-tu pas?»

            Et elle a dit: «Je–j’espère que nous en aurons, Bill.»

147      Et à ce moment-là dans ce songe, elle m’a montré un grand fauteuil. Et puis, elle m’a regardé; j’ai dit: «Te souviens-tu de ce fauteuil?»

            Elle a dit: «Oui.» Elle a dit: «Mais, chéri, ils ne viendront jamais retirer celui-ci. Le prix a été déjà payé pour celui-ci. Ils ne viendront jamais chercher celui-ci.» Elle a dit...

            Je sais, mon ami chrétien, que quelque part là-bas au-delà du Ciel, quand ma vie mortelle se confondra dans un lendemain... Je sais qu’il y a du repos pour moi au-delà de la rivière. J’ai là un fauteuil, un foyer et une maison. Je les aime de tout mon coeur. C’est vraiment de tout mon coeur. Et mes tristes erreurs que j’ai commises dans ma vie passée, qu’elles soient des tremplins.

148      Mon temps est passé. Voudriez-vous juste faire ceci: Si vous ne vous êtes jamais réconcilié avec Dieu et que vous vous rendiez compte qu’un jour... Peut-être que votre expérience n’a pas été comme la mienne. J’espère qu’elle ne l’a pas été. Mais, rappelez-vous, chaque mortel ici présent doit rencontrer Dieu un jour là-bas. Et je me souviens du dernier baiser que j’ai posé sur ses lèvres. Un jour, je la rencontrerai là de l’autre côté aussi sûr que je me tiens ici. La grâce de Dieu m’a sauvé. Elle me garde jour après jour. Et je vis de telle manière que votre...

            Une femme m’a dit il n’y a pas longtemps, il y a environ un ou deux ans, elle a dit: «Frère Branham, quand donc–quand vous êtes chez vous, les malades affluent, quand vous êtes ici aux réunions, quand vous reposez-vous donc?»

149      Il y a quelques années, regardez dans le livre là derrière, vous ne saurez pas que j’étais le même homme. Quand je suis rentré chez moi après ma première série de grandes réunions, même mon enfant avait peur de moi, elle me fuyait. J’avais perdu presque tous mes cheveux, c’était parti. Mes épaules s’étaient affaissées. Quelque chose était arrivé. Qu’est-ce? C’est par la révélation de la vision de Dieu qui descend, et je sais que cela me sape la vie chaque jour.

            Je regardais l’autre jour, alors que je me tenais là en train de me raser. Je me suis dit: «Oh! comment est-ce possible que ces quelques années t’ont entamé à ce point, mon gars?» Mais un de ces jours quand je traverserai de l’autre côté, les choses seront alors différentes.

150      Je vous aime. Je suis ici dans cette ville d’Hammond, dans l’Indiana, pour faire de tout mon mieux afin de vous aider. Je suis ici pour prier avec vous; je suis ici pour faire tout ce que je peux. Et si vous me voyez travailler de toute mon âme pour essayer d’amener les gens à croire en Jésus-Christ, et en ce jour glorieux quand je paraîtrai là devant Lui, j’aimerai regarder en arrière et voir toute cette foule de gens se tenant là, et dire: «Seigneur Jésus, c’est le mieux que je pouvais faire.»

            De L’entendre dire: «C’est bien fait, Mon bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton Maître», c’est là que j’espère être un jour. Un de ces jours, dès que tout se terminera, ç’en sera fait de moi–de moi, et j’aurai à me tenir devant Lui. Inclinons la tête juste un instant.

            Père céleste, alors que je considère le passé, essayant ici... sachant que j’ai un service ce soir, sachant que je dois me ressaisir avec tout ce que je dois prêcher aux gens... Quand je pense au pèlerinage passé de la vie, là, à tous les chagrins, à toutes les peines, la faim, et les erreurs...

151      Ô Dieu, il y a peut-être un jeune homme assis ici aujourd’hui, ou une jeune femme, qui passe par un moment décisif de la vie. Il y a peut-être un homme ou une femme qui a passé la plus grande partie de sa vie et qui cependant ne T’a pas du tout accepté.

            Combien je suis reconnaissant, quand je me rends à la tombe de ma bien-aimée qui gît là, de savoir ceci, que c’est comme un grain de blé qui est tombé en terre, et que là-dedans il y a un germe de la vie immortelle, cela aussi se lèvera quand le Fils viendra. Quand le Fils de Dieu fera briller Sa justice sur la terre, alors ma petite Sharon Rose se lèvera, je l’étreindrai alors dans mes bras, et je dirai: «Mon bébé chérie, Dieu connaît ce qu’il y a de meilleur. Il savait que je n’avais aucun moyen de prendre soin de toi. Il savait ce qu’il y avait de meilleur. Peut-être que tu te serais retrouvée ici dans un de ces relais routiers, ou quelque chose comme cela ou que tu aurais été comme l’une des jeunes filles modernes. Il t’a retirée. Je sais où tu es maintenant, chérie: avec maman. Un jour, papa viendra.»

            Ô Dieu, je Te prie aujourd’hui en tant que Ton serviteur. S’il y a cette personne ici qui ne Te connaît pas juste en ce moment, je prie qu’elle dise: «C’est maintenant le moment où je vais contourner tous ces ennuis. Je vais accepter Christ comme mon Sauveur. Je vais être rempli de Son Esprit, et je vais vivre pour Lui.»

            S’il y a ici un jeune couple, Seigneur, qui ne Te connaît pas, je prie que maintenant soit le moment où ils vont prendre une décision. Accorde-le, Père.

152      Excuse-moi de faire l’enfant, Seigneur, mais ce sont juste des souvenirs du passé, ces jours pénibles de problèmes, de larmes, de durs labeurs, de chagrin, de la mort, et de la faim. Ô Dieu, que Ton Esprit maintenant annonce la paix au coeur.

            Et pendant que nous avons la tête inclinée, s’il y a quelqu’un dans la salle qui est–aimerait devenir un chrétien en ce moment, voudriez-vous lever la main, et dire: «Frère Branham, je crois que Dieu exauce votre prière; j’aimerais que vous priiez pour moi. J’aimerais accepter Christ maintenant.»?

            Que Dieu vous bénisse, vous, vous, quelqu’un ici en bas dans la grande salle une fois de plus. Quelqu’un d’autre qui aimerait accepter Christ comme son Sauveur personnel, qui aimerait qu’on se souvienne de lui dans la prière, qui croit que Dieu exauce ma prière, voudriez-vous vous avancer? Voudriez-vous simplement lever d’abord la main?

            En haut au balcon à ma gauche, y a-t-il là-haut un pécheur qui aimerait accepter Christ? Si vous voyez les miracles de Dieu, et que vous voyiez que Dieu exauce ma prière, voudriez-vous maintenant L’accepter comme votre Sauveur, croire cela? Je vais simplement me souvenir de vous dans un mot de prière. Voulez-vous lever la main, pendant que vous êtes assis là-haut? Il se peut que vous soyez tous des chrétiens, je ne sais pas. Dieu connaît votre coeur. Je vous aime.

153      Aux balcons en arrière, s’il y a quelqu’un là derrière qui aimerait dire: «Frère Branham, souvenez-vous de moi, je suis un pécheur, priez simplement pour moi que je sois sauvé.» Voudriez-vous levez la main? Que Dieu vous bénisse, monsieur; je vois votre main. Que Dieu vous bénisse, soeur; je vois votre main.

            Quelqu’un au balcon à droite, voudriez-vous lever la main pour dire: «Frère Branham, souvenez-vous de moi dans un mot de prière. Je crois que Dieu exaucera votre prière»? Si... vous... je... si vous n’êtes pas un péch-... êtes un pécheur plutôt, et que vous aimeriez accepter Christ? Que Dieu vous bénisse; je vois votre main, soeur. Quelqu’un d’autre? Je vous vois, oui. Et vous, jeune dame, je vous vois.

            En bas vers les gradins, ici à ma droite, voudriez-vous lever la main pour dire: «Souvenez-vous de moi.»? Que Dieu vous bénisse, monsieur. Je vois votre main.

154      Quelqu’un maintenant au centre, ici dans l’allée de droite, levez la main, alors que nous passons. Tous les pécheurs qui se trouvent ici, levez la main. Dans cette allée par ici, voudriez-vous lever la main? S’il n’y en a pas, je passerai là à l’allée de gauche. C’est entre vous et Dieu.

            Maintenant, dans l’allée de gauche, levez la main, vous qui êtes des pécheurs, et dites: «Frère Branham, souvenez-vous de moi dans un mot de prière, je vous prie.» Voulez-vous lever la main dans l’allée de gauche, ici à ma gauche?

            Très bien. Dans les gradins à gauche, voudriez-vous lever la main? Que Dieu vous bénisse, vous, vous, vous, vous, vous. Oui, plusieurs sont assis par là. Que Dieu vous bénisse tous.

155      Tout au fond en arrière, debout dans la salle, êtes-vous des pécheurs aujourd’hui et aimeriez-vous dire: «Frère Branham, souvenez-vous de moi dans un mot de prière. J’aimerais devenir chrétien. Sincèrement, je crois qu’il existe un Ciel, et je–j’ai eu aussi des ennuis dans ma vie, et je–j’aimerais accepter Christ maintenant comme mon Sauveur, afin qu’en moi vienne un germe de vie, une nouvelle naissance»? Voudriez-vous lever la main pour dire: «Souvenez-vous de moi.» Très bien.

            Tous ceux-là qui aimeraient maintenant qu’on se souvienne d’eux dans la prière, dans cette prière, voudriez-vous vous tenir debout maintenant même pendant que nous prions pour vous? Juste en guise de témoignage. «Celui qui rendra témoignage de Moi devant les hommes, Je rendrai témoignage de lui devant Mon Père et les saints Anges.» C’est bien. Regardez, ils se lèvent partout, là aux balcons et partout où vous pouvez. Vous qui voudrez qu’on se souvienne de vous dans la prière de clôture, voudriez-vous simplement vous tenir debout et dire: «Frère Branham, je–je... maintenant j’aimerais–j’aimerais qu’on se souvienne de moi dans cette prière, afin que Jésus-Christ puisse...» C’est merveilleux!

            Quelqu’un d’autre? Quelqu’un d’autre? C’est bien. C’est merveilleux! Oh! je suis si heureux de vous voir faire cela. La maman avec le petit enfant, que Dieu vous bénisse, soeur.

156      Je me pose des questions, je me pose des questions. Savez-vous ce que je voudrais faire? Je voudrais vous serrer la main. J’aimerais vraiment vous serrer la main et prier avec vous ici à l’autel. Je me demande pendant que la musique chante, ou plutôt que la musique joue, et que nous chantons doucement Presque persuadé maintenant pour croire, je me demande si–si vous, là en bas, si vous pouvez discrètement venir ici à l’autel. Descendez immédiatement du balcon, le voulez-vous, immédiatement ici, et que–que je me tienne ici pour prier avec vous, ici même, avant que vous... je puisse vous imposer les mains. Voulez-vous le faire, vous ici qui aimerez accepter Christ maintenant comme votre Sauveur? J’aimerais bien le voir.

            Les soeurs là derrière, veuillez avancer ici, je serai content de prier avec vous, si seulement vous venez devant. C’est bien. Que Dieu vous bénisse; c’est merveilleux! Descendez immédiatement du balcon, des gradins, vous... et venez carrément ici maintenant. Et nous aimerions que Jésus nous exauce. Oh! que c’est merveilleux!

            Presque persuadé maintenant pour croire;
            Presque persuadé pour recevoir Christ,
            Il semble maintenant qu’une âme dit: «Va, Esprit, va ton chemin
            Un jour plus convenable, je T’invoquerai.

            Regardez. Un de ces jours, Dieu va éteindre la lumière de devant vos yeux. Oh! être mortel, ne voulez-vous pas venir maintenant? Si vous croyez que Dieu exauce la prière, ne voulez-vous pas venir ici, vous tenir ici même dans Sa Présence pour faire cette confession: «Je crois maintenant en Jésus-Christ, et je L’accepte comme mon Sauveur?» Ne voudriez-vous pas venir? Quel moment merveilleux! Quel moment approprié pour que les pécheurs viennent! C’est ça. Regardez-les simplement s’assembler ici tout autour maintenant, un appel à l’autel à l’ancienne mode. N’est-ce pas merveilleux? Il y a toujours des gens qui ont le coeur assez brisé... Peu importe que les gens deviennent guindés, le Saint-Esprit se meut toujours et brise les coeurs pour amener immédiatement les gens à l’autel.

157      Combien connaissent ce vieux cantique: Oh! pourquoi pas ce soir? Est-ce que vous... Avez-vous déjà entendu cela? Pas beaucoup parmi vous? Très bien. Organiste, voudriez-vous nous en donner l’accord? Oh! pourquoi pas ce soir? Connaissez-vous cela, soeur? Très bien. Très bien, chantons tous maintenant. Oh! pourquoi pas ce soir? Oh! pourquoi pas ce soir?

            Veux-tu être sauvé?
            Oh! alors pourquoi pas ce soir?
            Le soleil pourrait ne jamais se lever demain,
            Pour bénir ta longue vue illusoire...
            Voici le moment, oh! sois donc sage,
            Oh! sois sauvé! Oh! ce soir.
            Oh! pourquoi (Dites-moi pourquoi?) pas ce soir?

            Ne voudriez-vous pas venir pendant que les gens descendent pour se rassembler?

            Vous allez voir le Saint-Esprit descendre, je crois, dans quelques instants ici, quelque chose comme si vous...

            S’Il guérit les malades, certainement qu’Il sauve les perdus.... être sauvé

            Alors, pourquoi pas ce soir?

158      Ecoutez pendant que les gens viennent. L’orgue, continuez, s’il vous plaît, soeur. Que chaque chrétien soit en prière. J’ai regardé par ici il y a un instant dans l’assistance... Je ne dirais pas ceci si le jeune homme ne se tenait pas ici. J’ai vu un jeune soldat en uniforme. Je sais que Dieu parlait au coeur de ce jeune homme. Si j’ai le... correct...?... que ce garçon traverse les eaux, commence bientôt. Dieu va sauver ce jeune soldat maintenant.

159      Je vois une jeune fille assise dans l’assistance. Je ne vais pas citer son nom. Mais Dieu lui a parlé; je sais qu’elle devrait venir. J’espère qu’elle le fera, c’est elle que j’attends. Il y en a peut-être d’autres ailleurs. Ne voudriez-vous pas venir? Même les jeunes. C’est le moment. C’est le moment. C’est maintenant le moment d’être sauvé. Pendant que nous en appelons encore un, Pourquoi pas ce soir, voudriez-vous vous lever et venir? Maintenant, juste avant que nous le fassions, permettez que je prie.

160      Père, je crois de tout mon coeur que celle-ci pourrait être la décision finale pour certaines personnes. O Dieu, je prie que cette personne dont Tu me parles maintenant, je–je Te demande d’être bienveillant encore une fois et de parler à son coeur maintenant même et de l’envoyer ici. Il se pourrait que ceci soit le temps de séparation, de la traversée, entre la miséricorde et le jugement. O Dieu, si c’est cela, je–je ne sais pas, Seigneur, Tu le sais. Mais si c’est cela, je prie que cette... cette... la femme en question vienne vite à l’autel maintenant même. Accorde-le, Seigneur. Bénis maintenant tous les autres qui sont ici et à qui Tu parles. Je Te confie cela maintenant, Père. Pendant que nous chantons encore une fois, que le Saint-Esprit appelle, pendant que les chrétiens prient.

            Oh! pourquoi pas ce soir?
            Oh! pourquoi pas ce soir?
            Veux-tu être sauvé?
            Alors, pourquoi pas ce soir?

161      Jésus de Nazareth, nous prions maintenant en Ton Nom; parle maintenant. Ceux qui, as-Tu dit, viendront et Me confesseront devant les hommes, Je les confesserai devant Mon Père et les saints Anges.»

            Pendant que nous avons tous la tête inclinée, y en a-t-il dans la salle qui désirent avoir le baptême du Saint-Esprit maintenant, et qui aimeraient venir pour être remplis du Saint-Esprit? Veuillez vous mettre immédiatement en ligne ici avec ceux-ci, qui aimeraient recevoir le Saint-Esprit. Cela pourrait faire une grande différence. Si vous êtes ici un pécheur, une personne malade, et que vous veniez accepter Christ, cela pourrait faire une grande différence. C’est maintenant le moment.

            C’est merveilleux! Regardez ceux qui ont faim de Dieu. «Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice. Ils seront rassasiés.» Ô Dieu, sois miséricordieux. Regardez donc, mes amis. «Si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut voir le Royaume.»

162      Ce n’est pas en m’appuyant sur ma défunte épouse, non, monsieur; c’est en m’appuyant sur la Bible de Dieu que je dis ceci, mon ami. Si vous n’avez pas le Saint-Esprit, n’essayez pas de faire face à l’éternité sans être né de nouveau. Que Dieu ait pitié de nous. C’est merveilleux! C’est vrai, jeune homme. La jeune fille aurait dû aussi venir.

            Très bien. Tout le monde ensemble maintenant, pendant que nous chantons Comme Tu veux, Seigneur. Allons-y, ensemble maintenant. Très bien. Donnez-nous l’accord, soeur.

            Dispose de Ta voie, Seigneur!
            Dispose de Ta voie!
            Tu es le Potier; Je suis l’argile.
            Modèle-moi et façonne-moi Selon Ta volonté.
            Pendant que je suis soumis,

            Soumis et au repos [Frère Branham se met à fredonner: «Dispose de Ta voie, Seigneur.»–N.D.E.]

163      Très bien. Maintenant, pour tous ceux qui se sont rassemblés... Les ouvriers indépendants, où êtes-vous maintenant? Très bien, les ouvriers indépendants, rassemblez-vous juste derrière cette assistance maintenant même, juste derrière cette foule; les ouvriers indépendants, les ministres de l’Evangile, rassemblez-vous juste autour.

            Vous allez voir la gloire de Dieu remplir ce lieu. J’ai senti cela maintenant même dans mon coeur. Dieu est en train de se mouvoir. Il m’a dit depuis longtemps: «Arrête maintenant, juste un instant. Beaucoup, a-t-Il dit, qui viennent maintenant chercher Dieu vont être remplis, ils s’en iront dans la joie.» Et ce soir, ça sera la soirée la plus glorieuse que vous ayez jamais vue jusque-là.

            Que les ouvriers indépendants se rassemblent juste à l’intérieur, tout près maintenant, là où ils peuvent être prêts. Vous n’avez pas quitté... Très bien.

            Maintenant, pendant qu’ils se rassemblent, inclinons tous la tête partout. Maintenant, j’aimerais que les pécheurs, ceux qui n’ont pas encore accepté Christ et qui aimeraient être sauvés, j’aimerais que vous regardiez par ici vers moi. Il–il ne s’agit pas de ceux qui cherchent le Saint-Esprit, juste les pécheurs.

164      Jésus-Christ est mort pour vous. Il veut que chacun de vous soit sauvé. Et un jour, mon ami, je dois vous rencontrer là-haut, me tenir dans Sa Présence pour rendre compte de ce que je vous aurai dit. Que Dieu me garde d’être trouvé quelqu’un qui interprète mal la Parole de Dieu. Or, Jésus a dit: «Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à Moi. Et celui qui écoute Ma Parole (C’est le Saint-Esprit qui appelle), et qui croit à Celui qui M’a envoyé (C’est Dieu), a la Vie Eternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la Vie.»

            N’êtes-vous pas heureux d’être venus cet après-midi, mon ami? C’est de vous que je parlais. Eh bien, regardez maintenant. Quelque Chose a parlé à votre coeur. Voici le jeune homme en question par ici. Très bien.

165      Maintenant, est-ce l’Ecriture? Maintenant, croyez-vous que Jésus-Christ est le Fils de Dieu? Croyez-vous l’histoire de la Bible sur Sa naissance virginale? Croyez-vous que c’est la vérité? Et L’acceptez-vous maintenant comme votre Sauveur...?... que vous allez maintenant même renoncer à tout péché dans votre vie pour L’accepter comme votre Sauveur et au mieux de votre connaissance, que vous allez vivre pour Lui le reste de vos jours? Si c’est le cas, levez la main, pécheurs. Acceptez-Le maintenant.

            Maintenant, pendant que vous avez la tête inclinée, je vais dire quelque chose. Et ce que je... La prière que je fais, faites-la. C’est ce qu’il faut pour purifier votre vie (Voyez-vous?), cette prière que... Répétez ce que je dis, uniquement ce que je dis. Adressez cela en prière à Dieu, non pas en répétant cela après moi, mais adressez cela en prière à Dieu. Maintenant, pendant que nous avons tous la tête inclinée, que les pécheurs disent ce...

            Dieu Tout-Puissant, je viens maintenant à Toi en tant que pécheur, j’accepte Jésus-Christ Ton Fils comme mon Sauveur. Je crois en Toi, ô Dieu, et je crois que Tu as envoyé Jésus prendre ma place au Calvaire. Car ce que je ne pouvais pas faire pour moi-même, étant un pécheur, j’accepte ce qu’Il a fait pour moi. Et je crois que, dans Sa mort, Tu étais content de me recevoir par Son obéissance. C’est pourquoi, Seigneur, je n’apporte rien dans mes bras, rien de ma justice, rien que je puisse faire; je crois simplement Ta Parole, et je L’accepte dans mon coeur maintenant.

            Reçois-moi, ô Seigneur, car je suis sincère, et dès aujourd’hui, je serai Ton serviteur.

            Et à l’heure de ma mort, que Jésus-Christ descende dans la vallée de l’ombre de la mort, qu’Il éclaire le chemin, qu’Il porte au havre de repos mon âme fatiguée. En attendant ce jour-là, je Te chercherai et je chercherai le Saint-Esprit jusqu’à ce que Tu me Le donnes. Et je ferai de ma vie, au mieux de ma connaissance, un modèle ou le sel pour l’incroyant, afin qu’il voie mes oeuvres par ma foi et qu’il vienne à Toi. Reçois-moi, ô Dieu, au Nom de Jésus-Christ.

            Maintenant, pendant que vous avez la tête inclinée... Père, Tu as entendu leur confession. Ils croient réellement que Tu leur as parlé dans leur coeur. Le Saint-Esprit qui avait appelé Adam dans le jardin d’Eden est descendu dans cette salle aujourd’hui et Il a appelé ces gens juste ici autour de cet autel, pour T’accepter. Tu es à l’estrade, Toi et cette armée d’anges qui se tiennent à côté. Et Tu as dit: «Celui qui Me confessera devant les hommes, Je le confesserai devant Mon Père et les saints Anges.»

            Ainsi, Seigneur, conformément à Ta Parole, leurs péchés sont effacés. Tu as entendu leur confession. Ils sont venus publiquement et ouvertement, et ils T’ont accepté comme leur Sauveur. Et maintenant, Père, je Te prie d’enrichir leur vie du Saint-Esprit. Accorde-le, Seigneur, et que chacun d’eux soit rempli du Saint-Esprit, pendant que les autres qui sont ici cherchent Ta bénédiction du Saint-Esprit. Qu’eux aussi soient remplis du Saint-Esprit en cet instant même. Accorde-le, Seigneur, au Nom de Jésus.

            Maintenant, pendant que vous avez tous la tête inclinée, vous qui avez le Saint-Esprit, maintenant vous... chacun de vous qui croit et qui a accepté Jésus comme son Sauveur, pendant que les autres dans l’assistance regardent de ce côté-ci, levez la main. Levez la main, vous qui avez accepté Jésus comme votre Sauveur. Maintenant, voici un témoignage. Maintenant, conformément à la Parole de Dieu, Dieu rend témoignage de vous au Ciel. Il y a une heure, vous seriez partis en enfer. Maintenant, vous irez au Ciel si vous mourrez. Voilà la différence entre la mort et la vie, par votre foi en Jésus-Christ. Est-ce juste? Vous êtes maintenant vivant; vous êtes devenu une nouvelle créature. Je... si je connais Dieu, si je suis Son prophète, je sais que la Vie Eternelle a été donnée aux gens qui se tiennent juste ici maintenant. C’est juste. Je le sens; cela me parcourt jusque... Regardez ces choses semblables à des protubérances partout sur moi comme ça; je sais qu’il s’est passé quelque chose ici même dans cette assistance. Vous êtes sauvés par le moyen de votre foi en Jésus-Christ.

            Maintenant, pendant que ceux-ci cherchent le Saint-Esprit, j’aimerais que vous aussi vous priiez. Non pas sur base de la prière que... J’aimerais que vous leviez les mains et que vous rendiez gloire à Dieu de vous avoir sauvés. Et vous qui désirez le Saint-Esprit, j’aimerais que vous leviez les mains et que vous disiez: «Seigneur, maintenant je crois. Je t’offre les fruits de mes lèvres, rendant gloire à Ton Nom.» Et c’est ce qu’ils ont fait le jour de la Pentecôte; et le premier qui sent le premier mouvement du Saint-Esprit, qu’Il suive Sa conduite. Vous recevrez Cela ici même.

            Très bien, dans toute l’assistance, vous qui ne L’avez pas, vous qui n’êtes pas ici, mettez-vous debout. Mettez-vous debout. Très bien. Levons les mains. Elevons la voix dans une parole de louange.

            Dieu Tout-Puissant, comme Salomon dédicaçait le temple, l’Ange de Dieu est descendu dans la sal-... est descendu, il est entré derrière dans le Saint des saints, et l’Esprit de Dieu remplit la salle au point qu’il n’y avait pas moyen de faire le service. Ô Dieu, que Jésus-Christ envoie le Saint-Esprit maintenant même sur ces gens, Seigneur Dieu, que Tu as sauvés et qui sont prêts ici maintenant. Qu’ils reçoivent le baptême du Saint-Esprit. Oh! Satan, écarte-toi du chemin. Saint-Esprit, entre en eux au Nom du Seigneur Jésus-Christ, je le demande.

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