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Prédication Histoire De Ma Vie de William Branham a été prêchée 53-1108A La durée est de: 1 heure et 35 minutes .pdf La traduction Shp
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Histoire De Ma Vie

1          Merci. Bonsoir, mes amis. Je suis très heureux d’être ici cet après-midi. Voici un moment où nous sommes obligés de nous mettre ensemble pour ne pas geler, n’est-ce pas? Eh bien, j’ai souvent entendu dire qu’à quelque chose malheur est bon. Mais les gens ont dit qu’ils avaient un–un certain match de baseball ailleurs, et cela–cela nous a plutôt un peu assommés.

            Excusez-moi, soeur. J’ai un grand chapeau ici que vous pouvez suspendre là-haut, si vous voulez. Mais c’est le–le–le va-et-vient du soleil, et je pense que vous tous, vous êtes très dévoués et très gentils pour sortir dans un après-midi si froid et vous asseoir ici pour cette occasion, juste pour entendre parler de l’expérience de–de l’histoire d’une vie. Et je prie que Dieu vous bénisse abondamment pour ces efforts que vous avez fournis, et pour être venus cet après-midi.

2          Et je regrette que... Vous savez, nous... Tout ce grand nombre de choses sont... elles arrivent pendant que nous n’en avons même pas conscience, et il en est ainsi de toute notre vie, n’est-ce pas?

            Je descendais dans l’ascenseur il y a un instant, et je disais à un homme, j’ai dit: «Votre travail a ses hauts et ses bas.»

            Il a dit: «C’est juste.»

            J’ai dit: «Eh bien, c’est ce qu’il y a dans toute vie.»

            Et nous... Vous savez, nous n’apprécions les hauts que quand nous avons les bas. Est-ce juste? Vous rendez-vous compte que nous n’aurions pas de montagnes s’il n’y avait pas de vallées? On ne pourrait pas apprécier la lumière du soleil s’il n’y avait pas de nuit. Est-ce juste? Et des fois une personne qui a une très bonne santé ne sait peut-être pas apprécier cela à moins qu’elle tombe un jour très malade, et ne faille mourir; c’est alors qu’elle–elle peut apprécier la bonne santé. Vous devez donc avoir... C’est un... Comment appelle-t-on cela? C’est la loi du contraste, je crois.

3          Je ne sais pas si vous entendez très bien ceci; en effet, il y a une résonnance juste de ce côté. Entendez-vous très bien par là? Si oui, là vers le fond, levez la main. C’est–c’est pratiquement un murmure, ou... Est-ce mieux? Serait-ce mieux si je m’éloignais un peu de cela? Vous n’entendrez pas cela...?... Eh bien, voyons. Qui s’occupe de cette affaire-là? Très bien. C’est–c’est... Maintenant, entendez-vous mieux? Combien entendent là vers le fond? Voulez-vous lever la main? Ils n’entendent rien là au fond. Très bien. Augmentez un peu le volume. Entendez-vous maintenant? Bon, ils saisissent. Maintenant, c’est–c’est mieux.

4          Eh bien, mes amis, je ne vais–je ne vais vous garder qu’un peu de temps, je peux terminer sans tarder. C’est l’histoire de ma vie. Il n’y a presque personne qui, ayant vécu une vie comme la mienne, particulièrement, serait content d’en parler. Mais, des fois, le fait de raconter cela amènera ceux qui parcourent encore ces chemins accidentés, peut-être à voir les tremplins, et cela les aidera à éviter beaucoup d’endroits accidentés.

            Et maintenant, je–je crois que vous assisterez à la réunion de ce soir. Je ne sais pas à quel moment, j’ai essayé de mon mieux de mettre, de faire du mieux que je pouvais dans ces réunions. Ceci c’est vraiment l’une de mes premières campagnes dans le Kentucky, mon état d’origine, et j’aimerais que cela soit une très grande réussite pour la gloire de Dieu. Evidemment, je m’attends à ce que Satan me rende la tâche aussi difficile qu’il le pourra. Mais je sais que j’ai des milliers d’amis dans le Kentucky, le peuple de Dieu.

5          Et je m’entretenais, il y a quelque temps, avec des amis, et je leur disais qu’il y avait un... Ils me disaient comment le Saint-Esprit avait parlé à une femme, et comment Il lui avait révélé différentes choses. Et ce qu’était... Ils ont dit qu’ils ne savaient pas comment je comprenais cela. Et je lui avais dit: «C’était... Ce n’était pas moi. Je vois simplement la chose se produire devant moi, et je ne déclare que ce que je vois. Tout ce que je peux dire, c’est simplement ce que je vois.»

            Et je crois que nous vivons maintenant l’un des moments les plus glorieux que les mortels aient jamais vécus. Je crois que nous nous approchons de la Venue du Seigneur Jésus-Christ. Et je suis très heureux d’être en vie aujourd’hui pour parler de Lui aux gens.

6          J’aimerais lire quelques passages des Ecritures juste avant que nous commencions la réunion; cela se trouve dans Hébreux, chapitre 13, du verset 10 au verset 14.

            Et maintenant, est-ce que vous entendez mieux, par–partout? M’entendez-vous là derrière dans ce coin? Je constate qu’il y a même beaucoup de gens qui sortent, c’est comme s’ils se regardent les uns les autres et secouent la tête, puis ils se lèvent tout simplement et sortent. Ils n’entendent pas. Supportez-moi pendant un instant, s’il vous plaît.

            Je lis les Paroles suivantes:

            Nous avons un autel dont ceux qui font le service au tabernacle n’ont pas le pouvoir de manger.

            Les corps des animaux, dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur, pour le péché, sont brûlés hors du camp.

            C’est pour cela que Jésus aussi, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte.

            Sortons donc pour aller à lui, hors du camp, en portant son opprobre.

            Car nous n’avons point ici-bas de cité permanente...

7          (Merci.) Pouvons-nous incliner la tête un instant maintenant? Notre Père céleste, nous Te remercions pour le privilège d’être rassemblés ici dans cette salle aujourd’hui, et du fait que nous vivons dans une nation où il y a la liberté de religion, et où nous avons le droit de parler, de causer, de nous rassembler. C’est comme le poète a dit: «Que notre pays soit longtemps éclairé de la sainte lumière de la liberté. Protège-nous par Ta puissance, ô Grand Dieu, notre Roi.»

8          Et aujourd’hui, alors que nous avons l’intention de faire un petit tour, si c’est Ta volonté, sur le petit sentier, en retournant là où nous marchions il y a des années, nous Te prions d’être avec nous et de nous aider. Et beaucoup qui se sont éloignés de la maison, dans un pays étranger, je Te prie, ô Dieu, de les rapprocher de Toi. Car nous reconnaissons que nous sommes pèlerins et étrangers dans ce monde. Nous cherchons une cité à venir dont le Constructeur et l’Architecte est Dieu. Bénis tout le monde. Que quelque chose de miraculeux se produise aujourd’hui, parce que ces pauvres gens ont fourni un effort pour sortir de chez eux et venir s’asseoir dans cette salle où il fait froid, dans ces conditions difficiles, juste pour se rassembler pour l’amour de l’Evangile. Nous Te prions d’accorder ces choses, au Nom de Jésus. Amen.

9          Puissions-nous, aujourd’hui, alors que... Et je vais me dépêcher et surveiller ma montre. C’est... La vie est–n’a pas été un lit fleuri d’aisance pour moi, mes amis chrétiens. Ça a été une vie de peines et de luttes successives. Y entrer vraiment pour raconter ce que Dieu a accompli prendrait des heures, alors nous devons plutôt abréger cela dans quelques instants, afin que vous n’ayez pas trop froid, alors que nous allons essayer de le faire cet après-midi.

            Mais il n’y a personne ici qui n’aimerait penser à son enfance, n’est-ce pas? La majeure partie de mon assistance cet après-midi est constituée tout au moins des gens d’âge moyen, il y a peu de jeunes. Mais peu importe où vous irez, vous ne trouverez jamais un endroit semblable à votre maison, où que ce soit.

            Beaucoup parmi vous les personnes âgées qui êtes ici cet après-midi, vous qui avez des cheveux gris, si seulement vous fermiez les yeux et fassiez encore un petit voyage en esprit sur ce vieux sentier que vous empruntiez lorsque vous étiez petits, et de penser à la vieille porte du jardin, et à bien des choses, à une mère qui est morte il y a bien des années, un vieux papa, cela–cela ramènerait quelque chose que nous chérissons, comme un tableau, dans notre coeur; mais rien ne peut ôter cela de là. Combien parmi vous se souviennent cet après-midi de leur vieille maison? Faites voir vos mains. Regardez tout simplement. Combien parmi vous sont loin de chez eux, loin de leur maison familiale? Faites voir vos mains. Regardez.

10        Il y a quelque chose dans l’enfance et dans l’adolescence, tel que rien d’autre dans la vie ne peut remplacer cela. Vous souvenez-vous du vieux... Combien nos mères nous attrapaient, ainsi que papa, lorsque nous faisions quelque chose de mal, et nous donnaient une petite fessée? Oh! c’était horrible. Mais, vous savez, beaucoup parmi vous cet après-midi, y compris moi-même, je donnerais tout ce à quoi je penserais, si mon papa était sur cette terre, pour m’avoir donné une fessée. Cependant il ne peut plus être de ce monde, mon père est déjà mort, et il en est de même de beaucoup d’entre vous. Rien ne ressemble à l’enfance.

            Moi, comme beaucoup d’entre vous ici cet après-midi, nous sommes nés ici au Kentucky, par ici dans une petite cabane en bois. Eh bien, nous avons déménagé pour l’Indiana, juste de l’autre côté du fleuve, lorsque je n’étais qu’un petit garçon, encore très jeune, je n’avais pas plus de deux ou trois ans.

            Je me souviens de notre première expérience ici, nous étions très, très pauvres. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui moi, mon choix... Et je–je dis ceci avec révérence. J’ai choisi d’être un homme pauvre. J’aurais pu être un multimillionnaire, si je l’avais voulu. Une personne m’avait apporté un chèque, un agent du FBI, un chèque d’une valeur d’un million cinq cent mille dollars, une traite bancaire, et j’ai refusé de regarder à cela, ça venait de la Mission Bell Winery, en Californie. Une femme avait été guérie, c’était à St. Louis, et elle avait subi une ablation de deux seins, et elle était... Le cancer s’était répandu dans son corps, et un médecin a été converti à cause de cela, le docteur Theodore Palvias qui prêche l’Evangile cet après-midi à Oakland, en Californie. Et le Seigneur a parlé à cette femme, Il lui a dit que dans trois jours elle serait en train de faire des achats dans la rue. Il lui a dit que sa fille était inconsciente. Le médecin a dit: «Quelle idée! Révérend Branham, vous donnez à quelqu’un une fausse espérance comme cela, alors que cette femme est étendue là, en train de mourir.»

11        J’ai dit: «Je suis prêt à rester ici. Si cette femme ne marche pas en bonne santé dans trois jours, je vais mettre un écriteau sur mon dos, disant que je suis un faux prophète; et vous, vous allez me promener simplement à travers la ville devant votre voiture. Et si donc ce n’est pas le cas, c’est ce que je ferai. Mais si elle est en bonne santé, laissez-moi en placer un sur votre dos et m’en aller.»

            Ce médecin a été converti, il prêche l’Evangile aujourd’hui. C’est l’un des meilleurs chirurgiens de la côte ouest, les gens partent même de New York en avion pour se faire opérer par lui. Et ces gens m’avaient envoyé un–un million cinq cent mille dollars dans une traite bancaire; deux agents avaient apporté cela. Et en ce temps-là je vivais dans une baraque à deux pièces. Mais ce n’est pas l’argent qui fait le bonheur, cela...

            Le bonheur ne consiste pas dans le nombre de biens de ce monde que vous possédez, mais en la satisfaction que vous tirez de la portion qui vous est allouée. Soyez simplement satisfait aussi longtemps qu’une chose vous apporte la satisfaction, et cette seule chose, c’est Jésus-Christ.

12        Tout récemment, monsieur Avak, là dans la même contrée, avait reçu une très grosse et très belle Cadillac. J’apprécie cela. Tout homme qui peut en conduire une, j’apprécie cela. Et à ce moment-là, j’avais une vieille Chevrolet, une vieille camionnette, toute déglinguée, âgée d’environ huit, dix ans. Et certains de ces braves Arméniens riches ont dit: «Frère Branham, nous avons offert une Cadillac à Avak. Nous en avons une pour vous.»

            Et j’ai dit: «Merci, mais je ne crois pas que je puisse l’utiliser.»

            Ils ont dit: «Eh bien, nous allons vous l’offrir. Nous allons vous offrir une Packard, ou tout ce que vous voulez.»

            Ils ont dit: «Cette vieille camionnette, à bord de laquelle vous roulez...»

            J’ai dit: «Si ce que j’ai, c’est ce que j’ai mérité, je vais rouler avec.» Et c’est vrai. Mais comment pourrais-je traverser l’Arkansas, là où se tiennent certaines de mes réunions parmi les gens les plus pauvres, une vieille petite mère par là traînant un sac de coton, à moitié morte des troubles gynécologiques ou quelque chose de ce genre, prenant du bacon avec du pain de maïs au petit déjeuner, et elle met une offrande d’un dollar le soir, et moi je viendrais passer là à bord d’une grosse et jolie Cadillac! «Voilà Frère Branham qui passe.» Je–je–je ne saurais pas faire cela. Non, non, je–je–je ne... Je préférerais trouver grâce devant Dieu que d’avoir quoi que ce soit à ma connaissance au monde. Et si j’ai trouvé grâce devant Dieu, je pourrais servir Son peuple.

13        J’ai toujours été une brebis galeuse dans ma famille. Et j’étais toujours une brebis galeuse dans mon église. Et c’est tout récemment que j’ai commencé à m’associer à un groupe des gens qui m’aiment. Et c’est à ce groupe de gens que j’ai l’intention de donner ma vie pour le service. Et je–je les aime, et ils m’aiment. Et toute ma vie, j’ai été dans le... une personne qui désirait que quelqu’un ait de l’estime pour moi.

            Je regrette de dire cela, mais ma famille n’était pas religieuse. Mon père était simplement un garçon typique du Kentucky par ici, buvant pour chaque sou qu’il avait. Et je–je déteste dire ces choses, mais ce qui est vrai est vrai, que cela fasse mal ou pas. Si c’est une tache et que la chose se trouve sur moi, eh bien, c’est simplement sur moi. C’est la vérité. Et soyez fidèle et honnête envers Dieu. Et Dieu vous bénira pour cela. Et bien que mon père buvait, et que c’est l’alcool qui l’a tué, peu importe ce qu’il a fait, il est toujours mon papa. Et là sur sa tombe aujourd’hui, où se pose la neige blanche, il est toujours mon papa.

            Et permettez-moi de vous dire quelque chose, vous les jeunes, peu importe ce que vous avez fait, ne méprisez jamais ni ne désobéissez jamais à votre mère et à votre père.

14        Ils tiennent de telles paroles aujourd’hui, ils disent: «Ce vieil homme et cette vieille femme.» Un de ces jours, lorsqu’un cercueil grinçant sortira par la porte, et qu’ils sortiront la tête la première, et vous regarderez pour voir votre mère ou votre papa pour la dernière fois que vous les verrez sur cette terre, vous comprendrez à ce moment-là qu’il ne s’agit pas du «vieil homme ou de la vieille femme». «Honore ton père et ta mère, afin que les jours que l’Eternel te donne se prolongent sur la terre.» C’est le premier commandement avec une promesse: obéir.

            J’ai vu papa travailler. Nous vivions dans une petite cabane sur Utica Pike, là où nous avions emménagé en quittant le Kentucky pour l’Indiana, juste sur le chemin River. Je le voyais travailler dans le bois pour soixante-quinze cents le jour afin de me donner de quoi vivre, lorsque j’étais très petit, âgé de quatre, cinq, six ans, à tel point que sa chemise collait à son dos à cause des brûlures du soleil. J’ai vu ma mère découper cette chemise à l’aide d’une paire des ciseaux pour la détacher de son dos. Peu m’importe ce qu’il a fait; c’est mon papa. Et je l’aime.

15        Il est mort sur mon bras, avec sa chevelure noire ondulée qui retombait par-dessus mon bras, et ses petits yeux bleus irlandais qui me regardaient. J’ai vu un ange blanc se tenir devant lui; je l’avais conduit à Christ juste avant sa mort. Il était mon papa, et il avait beaucoup de respect pour moi. Le dernier verre qu’il avait pris dans sa vie, il était dans un vieux petit bar par là, à moins de deux semaines de sa mort. Il s’était mis à... Quelqu’un le gratifiait. C’était pendant la récession; il était fauché. On lui a offert un peu à boire, et il s’est mis à lever cela à l’aide de ses mains, puis il s’est mis à répandre cela. Il a essayé de boire, et cela s’est répandu sur tout son visage. Et les gens se sont mis à le taquiner. Avant de le boire, il a dit: «Ecoutez, les amis, a-t-il dit, j’ai un fils qui se tient là à la chaire. Ce garçon a raison, et moi j’ai tord.» Il a dit: «Je n’aimerais pas que ceci se reflète sur mon fils.» Il a dit: «Ceci est la dernière goutte que je vais prendre de toute ma vie.» Et c’était bien la dernière.

16        Ainsi, je l’honore aujourd’hui comme mon papa. C’est dur. Je me souviens lorsque nous sommes allés à l’école. J’étais fermement opposé à l’alcool. Je me souviens que je lisais l’histoire d’un homme qui était né à cent miles [160 km] de chez moi, cent ans avant ma naissance, dans une petite cabane en bois. Il s’appelait Abraham Lincoln, l’un des plus grands hommes que le Kentucky ait jamais produits, à mon avis. Et Abraham Lincoln, lorsqu’il est sorti du bateau là à la Nouvelle-Orléans, il a vu qu’on vendait aux enchères un homme de couleur comme esclave, un homme très costaud. Sa petite et pauvre petite femme et ses enfants étaient là, en train de pleurer. On voulait le croiser, comme on croise le bétail, avec une femme plus grande et plus corpulente pour avoir de meilleurs esclaves. Lincoln, comme beaucoup parmi vous le savent par l’histoire, alors qu’il croisait ses mains, et il a tapé des mains et a dit: «Ça, c’est un mal. Et avec l’aide de Dieu, même si cela me coûte la vie, je frapperai cela avec tout ce que j’ai.» Et il l’a fait.

17        Tout récemment, je me trouvais dans un musée, et alors qu’il devait traverser le fleuve, dans l’Illinois... J’ai vu un vieil homme de couleur qui avait une petite couronne de cheveux autour de sa tête, il regardait çà et là comme s’il cherchait quelque chose. Il a regardé à l’intérieur d’une petite boîte, et immédiatement il s’est arrêté et il a reculé. C’était comme si cela l’avait figé. Et alors que les larmes coulaient sur ses joues, il a levé les yeux comme cela vers Dieu, puis il a offert une prière. Je me suis arrêté, je l’ai observé pendant un instant. Je me suis approché de l’endroit où il se trouvait, et j’ai dit: «Bonjour, oncle.»

            Il a dit: «Bonjour, monsieur.»

            J’ai dit: «Pourquoi êtes-vous si excité?»

            Il a dit: «Ne comprenez-vous pas?»

            J’ai dit: «Non.»

            Il a dit: «Venez et regardez ici.»

18        Et j’ai regardé là à l’intérieur; il y avait une vieille petite robe sous une vitrine, juste une petite robe pliée était posée là. J’ai dit: «Eh bien, je ne vois qu’une robe.»

            Il a dit: «Mais cette tache au coin, c’est le sang d’Abraham Lincoln.» Il a dit: «Je porte ici une marque de la ceinture d’esclave, et c’est le sang de cet homme qui a ôté de moi cette ceinture d’esclave. Cela ne vous exciterait-il pas?»

            Je me suis tenu là. Je n’arrivais pas à lui répondre. Je me suis dit: «Si un homme de couleur, à cause d’une ceinture d’esclave qu’on lui a enlevée... à combien plus forte raison un chrétien devrait-il être ému à cause du Sang de Jésus-Christ qui a ôté de sa vie le péché et a fait de lui une nouvelle créature en Jésus-Christ?» Sa vie était perdue.

19        Nous avions connu des moments difficiles, très difficiles. Je me souviens que j’allais à l’école presque sans habits. Nous sommes allés à l’école pendant une année sans même porter de–de chemise. Mon papa était un brave homme, mais c’est la boisson qui l’avait ruiné. Je portais mon manteau comme ceci, je le boutonnais à l’aide d’une... ou plutôt je l’attachais avec une épingle. C’est une femme riche, madame Watham, qui m’avait offert ce manteau. Et moi, sachant ce que cela a fait, que nous allions à l’école sans rien à manger... Cela a fait que nous allions à l’école sans chaussures, et je n’aurais jamais reçu d’instruction, tout cela à cause de la boisson qui avait amené mon père à en faire une habitude. C’est la raison pour laquelle je suis contre cela aujourd’hui, je combats cela avec tout ce que j’ai. C’est mauvais. Et vous mes frères ou vous les femmes, si vous êtes ici et que vous fassiez cela, que Dieu ait pitié de vous. Ne le faites plus. Ne laissez pas cela avoir le dessus sur vous. Vous, ayez le dessus sur cela.

            Et je me souviens qu’un jour en allant à l’école... C’est un peu comme une plaisanterie. C’était l’été, et je n’avais pas de–de chemise à porter. Je portais toujours ce très lourd et très grand manteau. Je portais des chaussures de tennis, et les orteils en ressortaient, toujours trempés. C’est un miracle, si Dieu n’avait pas été avec moi, j’aurais attrapé la pneumonie et je serais mort.

20        Alors la monitrice a dit... Il faisait très chaud... Les arbres, les érables étaient en pleine floraison. Et la monitrice a dit: «Eh bien...» Je–été... Il y avait un peu de feu dans la vieille salle de classe, une–une salle de classe, et elle a dit: «William, pourquoi n’enlèves-tu pas ce manteau?» Je ne pouvais pas enlever ce manteau. Je n’avais pas de chemise sur moi.

            J’ai dit: «Merci, madame. Je–j’ai un peu froid.»

            Elle a dit: «Eh bien, tu ferais mieux de venir ici près du poêle.» Elle a dit: «Tu as froid.»

            Et moi qui étouffais presque, et elle a ranimé le feu, et elle m’a placé derrière le poêle.

            J’étais assis là, et la sueur coulait sur mon visage, elle a dit: «Ne peux-tu pas enlever à présent ce manteau?»

            J’ai dit: «Non, madame.»

            Je ne pouvais pas l’enlever parce que je ne portais pas de chemise. Et alors j’ai dû rester assis là, et j’ai simplement enduré cela.

21        Je me souviens de ma première chemise. Une de mes cousines était venue rester avec nous, une fille d’environ mon âge, et lorsqu’elle est partie, elle a laissé une de ses jupes. Et je me suis mis à me demander un jour, voyant que cela avait de courtes manches, pourquoi je ne pouvais pas couper le... sa partie basse, d’ici jusqu’en bas, et me faire de son habit une chemise? Alors je suis allé et j’ai découpé cela. Et cela avait cette petite... Comment appelez-vous cette affaire tout autour, vous savez? Une ganse en zigzags partout sur le côté comme ceci, vous savez. Et ce n’est pas là le nom. N’est-ce pas rip-rat? Ou–ou quelque chose de ce genre sur... De toute façon, ce... c’est cette affaire qui prend tous les côtés, vous savez.

            Alors je suis allé à l’école en portant cela, vous savez, et je me sentais très bien. Et les enfants ont commencé à se moquer de moi, et j’ai dit: «Ne riez pas. C’est mon costume indien.» C’était la jupe de ma cousine. Ils se sont moqués de moi, et je me suis mis à pleurer, je suis rentré à la maison.

22        Beaucoup parmi vous ici se souviennent de 1917, lorsqu’on a eu cette grande chute de neige. Oh! la la! elle s’était amoncelée par ici, c’était l’un des hivers les plus froids que nous ayons jamais eus. Ma mère faisait de la couture pour le compte du gouvernement en ce temps-là. Et je me souviens que tous les garçons à l’école avaient des traîneaux. Ils pouvaient glisser le long de la colline. Moi, je n’avais pas de traîneau, mon frère et moi. Alors nous sommes allés à une vieille décharge de la campagne et nous avons ramassé une cuvette. Et il y avait beaucoup de neige fondue sur le sol, puis nous nous sommes assis dedans et nous nous sommes passé les jambes et les bras l’un autour de l’autre, et nous voilà descendre la colline. Cela n’avait pas autant de classe que les traîneaux de tous les autres, mais nous glissions quand même. Alors nous–nous descendions directement la colline à l’aide de cette vieille cuvette qui tournait et tournait sans cesse. Lorsque nous atteignions le bas de la colline... Cela marchait très bien jusqu’au moment où le fond se détacha. Le fond se détacha, eh bien, nous nous sommes procuré un rondin, et nous glissions sur ce rondin en le chevauchant.

            Je me souviens qu’il y avait un garçon du nom de Lloyd Ford. Et c’était lors de la Première Guerre mondiale. Nous étions des petits garçons, et il vendait ce magazine Pathfinder. Combien se souviennent du vieux magazine Pathfinder? Eh bien, il vendait ce magazine, et il s’est mis à porter une tenue de scout. Et il était en quelque sorte un membre de scout, ou quelque chose comme cela que... La tenue de scout pour vendre cela, les scouts solitaires, ou quelque chose de ce genre. Oh! tout ce qui était... devait porter un uniforme, et j’avais toujours désiré être un soldat. Et je demandais à Lloyd; j’ai dit: «Lloyd, lorsque tu auras usé cette tenue, voudras-tu me la donner?»

            Il a dit: «Oui», qu’il me la donnerait.

23        C’était comme si cette tenue n’allait jamais s’user, cela continuait à tenir bon. Un jour je lui ai dit: «Lloyd, qu’est-il arrivé à cette tenue?»

            Il a dit: «Oh! j’ai oublié cela, Billy, a-t-il dit, je verrai si je peux la retrouver.»

            Tout ce qu’il a pu retrouver c’était une seule jambe, un petit cordon sur le côté de la petite jambe d’environ cette longueur, et j’ai dit: «Eh bien, amène-la-moi.»

            Je portais cela à la maison, cette seule jambe, et je me disais que c’était beau. J’ai voulu porter cela à l’école, alors j’avais simplement foutu cela dans mon manteau. Ce jour-là je chevauchais mon rondin, et je me comportais comme si je m’étais blessé à la jambe. Je voulais porter cette jambe devant les enfants (Vous voyez?) à l’école. J’ai porté cette seule jambe, alors j’ai dit: «Vous savez, je me suis blessé à la jambe. Il s’est fait que je me suis dit: «J’ai ici l’une de mes jambes de mon uniforme de scout.» J’ai porté cette seule jambe, et je suis donc entré à l’école. Je me suis levé pour aller travailler au tableau.

            Vous souvenez-vous de la vieille école de campagne, et du tableau? Je me suis levé pour résoudre les problèmes; j’ai mis les deux jambes ensemble comme cela, et cette jambe en vue, afin qu’ils ne voient pas l’autre jambe. Je me tenais de côté et je travaillais comme ceci, afin qu’ils ne voient que cette seule jambe. Les enfants ont commencé à se moquer de moi, et la maîtresse... je me suis mis à pleurer. Et la maîtresse m’a renvoyé à la maison.

24        J’avais toujours voulu être soldat. Lorsque la Deuxième Guerre mondiale a commencé, lors de cette guerre-là, j’étais trop jeune; à la guerre suivante on ne voulait pas m’enrôler, mais finalement j’ai dû me joindre à une armée, l’armée des soldats de la Croix. Mon uniforme cet après-midi ne se porte pas à l’extérieur; ça se porte à l’intérieur. Dieu m’a donné un uniforme que je n’échangerai pour rien au monde: le baptême du Saint-Esprit, Il m’a habillé comme un soldat à partir de l’intérieur, pour m’accorder la grâce de tenir ferme pendant les moments des épreuves.

            Je me rappelle bien cette vieille école de campagne, et nous, encore des gamins, nous descendions là, à Utica Pike, à la vieille école. Je me souviens que la maîtresse avait une très longue baguette là au fond de la salle, et c’était le côté tranchant de l’école. Nous recevions certainement ce qu’il nous fallait lorsque cette bonne vieille maîtresse de campagne arrivait, et si nous faisions quelque chose de mal, elle nous administrait vraiment cela. Je recevais ma part.

25        Je me souviens donc qu’un jour, c’était autour de la Noël... Combien se souviennent être partis se procurer ce vieux cèdre avec du pop–popcorn qu’on suspendait tout autour du vieil arbre de Noël? Vous en souvenez-vous? Eh bien, oh! la la! je ne suis pas le seul campagnard ici, n’est-ce pas? Alors on suspendait ce vieux popcorn tout autour de l’arbre de Noël, et maman en mettait un peu de côté afin d’en donner à mon frère et à moi, celui qui venait après moi, dans un petit seau qui contenait un demi-gallon [1,9 l litres] de sirop. Et nous emportions cela à l’école, et je... Nous le posions au vestiaire, et c’était quelque chose de rare.

            Nous ne pouvions pas prendre notre repas à côté des autres enfants. Les autres enfants avaient... Leurs mères fabriquaient du pain léger et confectionnaient des sandwiches. Mais nous avions un seau d’un demi-gallon de sirop, et nous avions un petit bocal de légumes verts et un petit bocal de haricots, avec deux cuillères et deux tranches de pain de maïs. C’était là ce que nous avions, peut-être. Et nous avions honte de manger devant les autres enfants, parce qu’eux avaient des biscuits et tout, tandis que nous, nous passions des moments difficiles. La chevelure nous descendait jusqu’au cou, et nous portions de très grosses chaussures de n’importe quel genre, n’importe quoi. Eh bien, c’était terrible, mais j’aimerais revivre cela. J’aimerais vraiment retourner à cela un jour de plus. C’est vrai.

26        Je me souviens qu’un jour, lorsque maman avait cuit du pain et nous avait procuré ce maïs, et nous l’avions déposé là à l’intérieur, je–je me suis mis à penser à ce maïs. Je me suis dit: «Tu sais, je crois que je vais aller en prendre une poignée avant l’école.» C’était malhonnête vis-à-vis de mon frère. J’ai levé la main, et j’ai demandé à la maîtresse si je pouvais sortir; et lorsque je suis sorti, je suis allé au vestiaire, et j’ai pris une très grosse poignée de ce popcorn, je suis sorti, et je me suis tenu derrière le bâtiment de l’école et j’ai mangé cela.

            Eh bien, à l’heure du dîner, comme les enfants, lorsque nous–nous... Tous les autres ont commencé à aller au réfectoire pour manger, et nous, nous avons pris notre petit seau et nous sommes allés sur le flanc de la colline, vers la rivière, juste au bord de cette rivière-ci, et nous avons ouv-... Bien sûr, nous devions d’abord manger le popcorn. Nous n’avions rien de pareil à la maison, peut-être une fois l’année. Alors nous avons ouvert ce seau; il n’en restait pratiquement que la moitié. Mon frère a dit: «Dis donc, il est arrivé quelque chose à ça, n’est-ce pas?»

            J’ai dit: «Certainement.» Je savais ce qui était arrivé à cela.

27        Vous savez, tout récemment je venais du Texas, et j’étais... J’étais très fatigué à la réunion, et je me tenais là sur le côté, et ma femme était allée récupérer les enfants, et ils cueillaient des violettes. Et j’essayais de faire reposer ma tête, et, oh! la la! ces visions... Vous ne comprenez tout simplement pas, vous les gars, ce que cela a comme effet sur vous. Et je–je me tenais là, appuyé contre la clôture comme ceci, en train de regarder, je me souviens combien nous nous alignions là-bas, encore de petits gamins, avec des trous à nos chaussettes. Et je regardais de l’autre côté de la colline, et je me souviens lorsque papa traversait les champs à l’aide d’un vieux petit charriot et d’un mulet.

            Chaque samedi soir nous allions en ville faire des provisions pour la semaine. Et je pensais à cette poignée de popcorn. Vous savez, il est mieux de ne pas faire quelque chose de mal, n’est-ce pas? Cela vous reviendra un jour ou l’autre.

28        Je me suis tenu là et j’ai commencé à me dire: «Maintenant, Edouard est parti. Ça fait des années qu’il est mort. Aussitôt qu’il avait atteint un certain âge, il a été tué.» Il est mort en m’appelant. Je travaillais dans un ranch à bétail dans l’ouest. Et lorsque... je me suis tenu là et j’ai commencé à penser à lui. Je me suis dit: «Je me souviens de cette poignée de popcorn que j’avais pris du seau.» Je me suis dit: «Je donnerais tout ce que je pourrais posséder au monde, si je pouvais aller encore vers lui et lui remettre cette poignée de popcorn que j’avais pris.» Je ne saurais pas le faire. Nous n’avons point ici de cité permanente.

            Je me souviens de la vieille maison qui se trouvait là-haut, cette grande maison en bois, et les rondins étaient gros, et nous avions un vieux petit pommier à l’extérieur. Il y avait un morceau de miroir qui était attaché à cela, un miroir à la fenê-... sur la petite banquette qui était clouée contre l’arbre, et nous allions là et papa venait et se lavait. Il avait environ trente ans, je pense, ensuite il se lavait les mains et tout à l’extérieur, puis il entrait dans la vieille petite cabane pour manger. Et je me souviens qu’il était fort. Je le regardais. Mon papa était un homme de petite taille, mais il avait de très gros muscles. Et je me disais: «Oh! la la, il vivra éternellement.» Un homme si fort, et un Irlandais vraiment typique et vigoureux. Et il était–il était aussi vigoureux que possible. Et je me disais: «Oh! comme il est fort, mon papa!»

29        Je regardais la vieille maison en bois et je voyais combien les bois étaient solidement rassemblés; je disais: «Oh! la la! cette vieille maison, elle sera là lorsque je... lorsque mes enfants seront–seront devenus vieux.» Et vous savez quoi? Environ vingt-cinq ans plus tard, une cité a été bâtie là.

            La vieille source où je m’abreuvais a été bouchée, et elle a disparu. La maison n’existe plus. Papa est mort à cinquante-deux ans. Nous n’avons point ici de cité permanente. C’est juste. Mais, frère, soeur, nous sommes des pèlerins et des étrangers aujourd’hui, à la recherche d’une cité qui a des fondements éternels, celle dont l’Architecte et le Constructeur est Dieu.

            J’étais très timide quand j’étais gosse. Je me souviens que lorsque j’étais gosse, j’essayais d’être un homme d’affaires. Combien parmi vous sont déjà montés dans un vieux chariot, ou quelque chose comme cela, et se sont enveloppés d’édredons, et ont jeté de la paille dans un lit, et sont allés en ville à bord de cela? Voyons voir. Vous allez là faire des provisions... Oh! la la! le samedi, je me souviens que nous faisions cela, et chaque fois papa payait l’énorme facture de provisions d’environ deux dollars soixante-quinze cents, trois dollars la semaine, avec cinq enfants. L’épicier était tellement content de recevoir cette grosse somme qu’il nous offrait donc un petit sachet de bonbons. Et lorsqu’on emportait ce sachet de bonbons, de vieilles tiges à la menthe... Vous en souvenez-vous? Dites donc, c’était très bon, n’est-ce pas? J’avais coutume... Ça et les biscuits salés, c’est encore de mon goût. On avait donc ce petit sachet plein de bonbons, et on amenait cela, et on s’asseyait sur ce tas de foin dans ce chariot où environ cinq paires de petits yeux bleus contemplaient ces bonbons, ayant attendu cela toute la semaine. S’il n’y avait pas de tige pour chacun d’eux, on devait briser cela, en parts tout à fait égales pour chacun. Je me souviens que chacun attendait sa part. Et on suçait cela. On ne mangeait pas cela, cela finirait trop vite, on devait sucer cela.

30        Alors, je me souviens que je prenais le mien et je l’enveloppais dans un morceau de papier et le gardais en poche. Et le lundi suivant, je vivais comme un roi. Maman pouvait dire: «William?»

            Je répondais: «Oui, maman.»

            «Va à la source puiser un seau d’eau.»

            «Oui, maman.» Je disais: «Hé!» J’appelais mon frère Humpy, je disais: «Humpy, je vais te dire ce que je vais faire, si tu vas puiser ce...» C’étaient de très grands seaux en bois de cèdre, vous savez, avec une calebasse comme louche, et vous... Je disais: «Si tu vas puiser ce seau d’eau, je vais te permettre de lécher cinq fois ce morceau de bonbon.» J’ouvrais cela et je disais: «Sens cela. Tu vois, c’est bon.» La technique de vente... Frère, je ne m’en faisais pas aussi longtemps que durait ce bonbon. Je leur faisais bien faire ce travail lorsque j’avais ce morceau de bonbon; il allait puiser cela. Je m’assurais que c’était bien cinq coups de langue seulement; pas six, cinq coups de langue. Tout ce qu’il y avait à faire, je les laissais faire cela ainsi que tous les autres à ma place: j’étais un homme d’affaires, avec ce bonbon tige.

31        Je pensais à cela pendant que je me tenais là, pensant au moment où nous nous alignions. Et peut-être aujourd’hui, je pense que je pourrais aller m’acheter toute une boîte de chocolats Hershey, si je le voulais, mais ce ne serait jamais aussi bon que ces bons vieux bonbons à la menthe de l’époque. C’était vraiment bon.

            Je sais qu’il fait froid ici à l’intérieur. Nous allons nous dépêcher aussi vite que possible. Je vous aime, et un jour glorieux, peut-être que si ce n’est pas dans cette vie, lorsque nous traverserons tous la rivière de l’autre côté, je–je m’assiérai avec vous là-bas. Nous en parlerons en long et en large à ce moment-là. Il ne fera pas froid là-bas. Non, nous nous assoirons près d’un conifère.

            J’aimerais vous raconter comment je me suis marié. Je... Mon père fabriquait du whisky, et je voyais les gens venir là acheter ce whisky et boire, et je voyais le mauvais comportement des femmes; des jeunes femmes venaient là avec d’autres hommes, tout en sachant que ce n’étaient pas leurs maris, j’avais juré que je n’aurais rien à faire avec une femme. Je me disais que c’était la plus petite, la plus vile... Et je n’ai jamais changé d’opinion; c’est ça. C’est juste. Oh! la la! je me disais: «C’est horrible!» J’ai dit: «Moi, je resterai célibataire aussi longtemps que je vivrai.»

32        A la maison on organisait de petites fêtes, vous savez, et on jouait à ces vieux petits jeux qu’on appelait «Chassez le buffle», ou que sais-je, vous savez, les vieilles danses du Kentucky que les gens exécutaient. Et on demandait au violoniste de se tenir sur une caisse, et lorsqu’on voyait le violon, et eux tous... Oh! je ne sais pas. Toutes sortes... Mais moi, jamais de ma vie je n’ai assisté à aucune d’entre elles.

            J’avais un vieux chien qui chassait le raton laveur. Eh bien, combien savent ce que c’est? Vous voulez me dire, alors que je reste au Kentucky, qu’il n’y a que cinq hommes qui savent ce que c’est qu’un chien chasseur de raton laveur, au Kentucky? Dites donc, est-ce là le Kentucky? Je ne crois pas que nous sommes déjà assez loin. Vous êtes tout près de l’Indiana ici. Très bien. Un vieux chien, et j’avais un vieux fusil calibre 22, et c’est là que j’ai vécu dans les bois, presque toute ma vie. Je sortais, et je me couchais sur le toit. Je ne suis jamais de ma vie allé à une partie de danse.

33        Lorsque j’ai eu environ sept ans, un jour je transportais de l’eau. Vous avez déjà entendu cette partie de l’histoire. Excusez-moi de le dire, je transportais cela jusqu’à un alambic pour mon papa, c’étaient deux petits seaux de mélasse d’une capacité d’un demi-gallon [1,9 litres]. Et alors que je remontais le petit sentier, c’était en septembre, les feuilles commençaient à jaunir, et je me suis assis sous un arbre, et pendant que j’étais assis là, je pleurais parce que je ne pouvais pas aller pêcher à un vieil étang gelé. Et tous les autres garçons étaient partis là à l’étang gelé.

            Et pendant que j’étais assis là (c’était aussi calme que dans cette salle sans vent), j’ai entendu quelque chose souffler, cela faisait comme un «Whoosh.» Je me suis demandé: «C’était où ça?» Et je ne voyais pas de feuilles bouger. Cela résonnait comme un bruit de feuilles. Et j’ai braillé un peu. Je portais une salopette avec une grosse ficelle de fourrage en guise de bretelles, et un clou en guise de bouton, ou comme bouton. Je ne sais pas si vous avez déjà utilisé cela ou pas. Ça fonctionne bien. Et j’avais mon...

            Je m’étais cogné à l’orteil, et j’avais attaché un épi de maïs en dessous pour ne pas laisser entrer la saleté, vous savez, et je marchais avec cet épis de maïs attaché sous mon orteil. Oh! il fallait me voir, je hurlais. Je voulais aller à la pêche avec les autres garçons, eux étaient partis là-bas. J’étais assis là sous l’arbre, me disant: «Eh bien, leurs papas ne font pas ceci. Pourquoi dois-je faire ceci? Transporter cette eau jusqu’à un alambic pour la fabrication de ce qui est interdit.» Papa fabriquait des milliers de gallons de whisky, il est mort pauvre, il avait faim lorsqu’il est mort. Cela ne vous fera aucun bien. Le mal payera toujours mal.

34        Je me souviens donc que j’étais assis là et j’entendais le vent souffler dans ces feuilles, et je me suis levé, je ne les voyais nulle part. Et j’ai hurlé deux ou trois fois, j’ai ramassé mes seaux, et je me suis mis en marche. Nous devions transporter plusieurs gallons. Ils allaient fabriquer du whisky cette nuit-là. Et en route, j’ai encore entendu la Chose. Je me suis retourné, et presqu’à mi-chemin il y avait un très vieux cotonnier, et un peuplier argenté, comme on l’appelle, c’était comme un tourbillon. Nous appelons cela de petits cyclones. Au Kentucky on les appelle des tourbillons, je pense que c’est le nom qui convient mieux. Cela tourbillonne dans le buisson.

            Eh bien, j’avais vu ces choses auparavant. Ainsi, je... Cela ne partait pas. Et de là... Eh bien, vous pourrez penser tout ce que vous voulez, mes amis. Je ne peux qu’être honnête envers vous. Mais de là est sortie une Voix audible, disant: «Ne fume jamais, ne bois jamais, ne souille jamais ton corps d’aucune manière. Il y a un travail que tu devrais faire quand tu seras devenu grand.»

35        Eh bien, cela m’a effrayé à mort. J’ai lâché les deux seaux, je me suis mis à courir, en criant à tue-tête. Il y avait beaucoup de vipères cuivrées dans cette région, et ma maman a pensé qu’une vipère cuivrée m’avait mordu. Elle n’avait environ que vingt-deux ans. Elle m’a pris dans ses bras, et je l’embrassais et je l’étreignais. Elle m’a mis au lit et elle est allée chez les Wathan appeler le médecin.

            Ce dernier a dit: «Il est simplement nerveux.»

            Environ... J’ai dit: «Il y a un Homme dans cet arbre-là. Et je L’ai entendu, ce qu’Il m’a dit.»

            Et j’ai dit: «Je ne passerai plus jamais par là.» Et jusqu’à ce jour, je ne suis jamais passé par là. Je prenais la route derrière le jardin, en retournant à... Il y avait une pompe à la grange, et nous devions transporter de l’eau jusqu’à la maison. Et depuis lors je ne suis plus jamais allé là-bas, jusqu’à ce jour. Et c’était... cela fait bien longtemps.

36        Ainsi donc, je me souviens que deux semaines après cela, je jouais aux billes avec mon frère, et là je–j’ai senti quelque chose d’étrange venir sur moi. Je ne savais pas ce qui se passait. Et je suis sorti, je me suis assis juste une minute, et j’ai regardé, et juste devant moi, j’ai vu quelque chose bouger. Et c’était comme les eaux d’une rivière et c’était tout près de moi. Et j’ai vu le pont municipal qui enjambe la rivière maintenant, être construit et traverser la rivière, et j’ai vu un certain nombre d’hommes tomber de là, et je suis rentré en parler à ma maman. Elle a dit: «Tu as fait un rêve, mon chéri.»

            J’ai dit: «Non, maman. Je me tenais là et je regardais tout droit la chose, et j’ai vu ce qui est arrivé.»

            Et–et vingt-deux ans plus tard, à compter de cette même année-là, le pont a été jeté sur le fleuve Ohio, et très exactement le même nombre d’hommes ont perdu la vie. Et ils ont simplement continué à le construire. Chaque fois, partout, c’était simplement vision après vision. Personne...

37        Je me souviens du premier rendez-vous que j’ai eu avec une jeune fille. Vous savez comment sont les garçons. Lorsque vous atteignez environ seize, dix-sept ans, vous cherchez une chérie. Et, oh! cette première, vous savez à quoi elle ressemble. J’étais un grand et pauvre garçon de campagne, timide, mais je me souviens de la première fille que j’ai eue. Oh! elle avait des dents comme des perles. Elle avait des yeux comme une colombe, un cou comme un cygne. Oh! c’était la plus jolie créature que j’eusse jamais vue de ma vie.

            Alors, elle venait d’arriver à l’école, alors j’ai dit à un autre ami, j’ai dit: «Prends la vieille Ford de ton papa. J’ai soixante-quinze cents. Et nous allons nous acheter deux gallons [7,6 litres] d’essence pour vingt-cinq cents. Et ainsi, il me restera cinquante cents, et nous allons sortir nous taper de beaux moments.

38        Alors nous avons dû soulever cette vieille Ford avec un cric, et vous savez, cela fait... Avez-vous déjà fait cela à votre vieille Ford lorsqu’elle est à moitié rétrograde de toute façon, vous savez? Et–et nous avons tiré cela jusqu’à ce qu’elle a démarré, et il a pris sa petite amie, et j’ai pris la mienne, et nous sommes partis. Oh! la la! je pense que c’est elle qui est sortie avec moi. Nous sommes sortis la nuit, nous n’étions pas obligés de nous habiller très bien, vous savez; nous n’allions nulle part de toute façon. Alors je me suis assis à l’arrière de la voiture causant avec cette jeune demoiselle; elle était assise très loin d’un côté, et moi très loin de l’autre côté, un vrai timide, vous savez. Je–je... Oh! la la, je sais que je rougissais.

39        Alors nous nous sommes arrêtés là à un endroit pour acheter des sandwiches. On avait un énorme sandwich au jambon pour une pièce de cinq cents. Alors j’étais–j’étais le chic type du groupe. Je devais entrer acheter des sandwiches au jambon. Alors j’ai acheté des sandwiches, et je suis sorti avec du coca, nous avons bu du coca et mangé le sandwich, et je me suis dit: «Oh! la la! je suis un vrai homme maintenant. Quelqu’un m’aime, et, oh! la la! nous passons simplement de beaux moments.»

            Et c’était à peu près à cette époque-là que les femmes ont commencé à rétrograder suffisamment pour fumer la cigarette. Et lorsque je suis revenu, ma petite reine fumait une cigarette!

            Eh bien, j’ai toujours eu mon opinion sur une femme qui fume la cigarette. C’est la chose la plus vile qu’elle puisse faire. Je n’ai pas du tout changé d’opinion. Si Dieu... Si le Saint-Esprit qui traite avec moi... Si vous vous attendez à aller au Ciel, vous ferez mieux d’arrêter avant que vous arriviez là-bas avec cette affaire-là. C’est juste.

40        Eh bien, je ne suis pas ici pour prêcher l’Evangile. Ces... Il y a des ministres ici pour faire cela. Mais laissez-moi vous dire une chose, vous les femmes: c’est une disgrâce pour le monde. De la voir avec... Lorsque j’ai reçu les statistiques du gouvernement, elles révèlent que quatre-vingts pour cent des bébés qui naissent doivent être nourris avec le lait de vache. S’ils tètent leur mère, ils mourront dans dix-huit mois de suite de l’empoisonnement par la nicotine.

            Des communistes, membres de la cinquième colonne. Ecoutez, frère, ne craignez pas que la Russie vienne ici et fasse quoi que ce soit, ou l’Allemagne, ou une quelconque autre nation. C’est notre propre pourriture qui est en train de nous tuer. Ce n’est pas le rouge-gorge qui picore la pomme qui abîme la pomme; c’est le ver qui est dans le trognon qui détruit la pomme. Nous devenons si immoraux qu’il n’est pas étonnant que nous tombions en déchéance. Nous sommes nous-mêmes la cause de notre déchéance. Très bien, c’est autant pour ça.

41        De toute façon, elle fumait cette petite cigarette. Je l’ai regardée, et, oh! la la! Je n’en croyais pas mes yeux. Et je–je l’ai regardée, je pouvais à peine croire que c’était elle, cette jolie petite fille, qui était assise là, en train de fumer cette cigarette! Et elle renvoyait la fumée par le nez, vous savez, c’était dégoûtant à voir. Tout homme qui laisserait sa femme fumer la cigarette montre de quoi il est fait. C’est juste. C’est juste. C’est exact. Frère, il se pourrait que ma femme fasse cela, et si elle le faisait, elle sortirait par la même porte par laquelle elle était entrée. C’est tout à fait exact. Assise là en train de fumer... Cela montre qui est le chef à la maison. Assise là, c’est assez dommage, c’est vraiment dommage pour les hommes. Et voilà qu’elle était assise là, renvoyant cette fumée par le nez. Je me suis dit: «Eh bien, pauvre fille!»

            Elle a dit: «As-tu une cigarette, Billy?»

            Et j’ai dit: «Non, madame. Merci. Je ne fume pas.»

            Elle a dit: «Eh bien, on... Tu dis que tu ne danses pas.» Elle était une de ses petites danseuses de pop, une coquine, vous savez. Elle a dit: «Tu ne danses pas. Et–et tu as dit que tu ne bois pas, et maintenant, tu ne fumes pas.» Elle a dit: «Qu’est-ce que tu aimes faire?»

            J’ai dit: «Eh bien, j’aime faire la chasse et la pêche.»

            Cela ne l’intéressait pas. Alors elle–elle a dit: «Eh bien, espèce de grosse poule mouillée!»

            Oh! la la! j’allais me montrer le grand méchant Bill. Voyez-vous? Et voici que j’étais une poule mouillée à ses yeux.

42        Une fois avant cela, mon papa m’avait traité de poule mouillée. Nous descendions ramasser des bouteilles à la rivière, vous savez, le long de la rivière, et–et, mon frère et moi, nous recevions cinq cents pour douze bouteilles ramassées, on y mettait du whisky. Et j’étais... Et j’avais un vieux canot qui n’avait pas de gouvernail à l’arrière, et nous avions deux planches. Mon frère se mettait d’un côté, et moi de l’autre, et cet homme portait un grand...?... amphibien et je me disais que cela... Il s’appelait McKinney. Et il allait me permettre d’utiliser son embarcation amphibien, et je me disais: «Voilà un homme qui m’aime bien.» Et alors qu’il allait me permettre de remonter la rivière à la rame à bord de son bateau amphibien, et que ce jour-là nous allions passer de l’autre côté de la colline, en deçà de la vieille maison natale, un arbre qui avait été abattu par le vent était tombé en travers du sentier, et papa venait d’enjamber cet arbre... Un dimanche matin, il s’est arrêté et il a tiré de sa poche une petite bouteille plate de whisky, il l’a tendue à monsieur McKinney, et il a dit: «Tu prends un coup?»

            Ce dernier a pris un coup, puis il me l’a tendue. Il a dit: «Tu prends un coup?»

            J’ai dit: «Non, merci. Je ne–ne bois pas.»

            Il a dit: «Quoi? Un Branham qui ne boit pas!»

            Et papa a dit: «Non, j’ai élevé une poule mouillée.» Une poule mouillée?

43        Eh bien, cela m’a vexé. J’ai dit: «Donnez-moi cette bouteille!» Et j’ai pris cette bouteille avec autant de détermination pour la boire que j’en ai pour tenir une réunion ce soir. Et je l’ai débouchée, je me suis mis à la dévisser pour boire... Eh bien, vous pourrez qualifier ceci de tout ce que vous voudrez. Mais au moment où j’allais prendre ce whisky, j’ai entendu quelque chose faire «Whooosh.»

            Je me suis dit: «Qu’est-ce que c’est?» J’ai repris, et quelque chose... cela continuait de produire ce bruit semblable à celui d’un vent tourbillonnant dans les feuilles, le même Bruit qui m’avait dit de ne jamais fumer, ni boire, ni me souiller. Je n’ai pas pu boire cela. Qu’était-ce? Ce n’était pas parce que j’étais trop bon pour boire; c’était parce que Dieu protégeait Son don. Voyez-vous, cela n’a rien à voir avec l’homme. L’homme n’est rien. C’est Dieu.

44        J’ai laissé tomber la bouteille, je me suis mis à pleurer, et j’ai couru dans les champs. Et ce soir-là, lorsque cette fille m’a traité de poule mouillée parce que je ne fumais pas la cigarette, j’ai dit: «Personne ne veut de moi, et voici même mes copines ne veulent rien à voir avec moi. Donne-moi cette cigarette.» Et j’ai pris cela, tout aussi déterminé à prendre cette cigarette et à la fumer que je le suis à–à terminer ce récit. Et elle me l’a tendue; j’ai sorti une cigarette du paquet, j’ai tendu la main et j’ai frotté une allumette, et j’ai commencé à porter cela à ma bouche. Et dès que j’ai commencé à faire cela, j’ai entendu la chose faire «Whoosh.»

45        «Eh bien, c’est simplement mon imagination.» J’ai de nouveau pris cela et j’ai commencé à porter cela de nouveau à ma bouche, et cela a de nouveau rugi. J’ai regardé la cigarette, l’allumette se consumait. J’ai regardé la fille. Je me suis souvenu de cela: «Ne bois jamais ni ne souille ton corps d’aucune manière.» Je me suis tenu là un instant. Je tremblais fort. Je me suis mis à pleurer. J’ai laissé tomber la cigarette. Elle a dit: «Eh bien, espèce de grosse poule mouillée.» Et j’ai simplement jeté cela par terre, et je me suis mis à remonter seul la route, en pleurant, les mains en poches. Et ils m’ont suivi en véhicule, les phares braqués sur moi, à bord d’une vieille Ford modèle T, se moquant de moi. Et je suis parti m’asseoir dans les champs. J’ai quitté et je me suis éloigné dans le champ. Je pourrais vous prendre et vous mettre précisément au même endroit.

46        Je me suis assis là et j’ai dit: «Je vais rentrer à la maison et finir mon travail. Personne ne veut de moi, et personne... Ma vie est une misère, alors à quoi me sert-il de vivre?» J’étais assis là dans ce champ ce soir-là... la grâce de Dieu... J’aurais souhaité avoir plus de temps, mais je n’en ai pas, pour aborder cela maintenant même, dire ce qui était arrivé, mais un jour je le ferai, avec l’aide de Dieu.

            Vous vous demandez peut-être comment je suis parvenu à me marier. Finalement, j’ai trouvé une fille qui ne buvait pas et ne fumait pas. Regardez autour de vous; elle est encore là. La colonne vertébrale de la nation... Alors, elle était une fille charmante. Combien je suis heureux...?... heureux de parler d’elle et de son fils, et de parler d’elle avec moi, pendant qu’elle est assise là derrière en train de m’écouter. Elle était une reine. Elle était tout ce qu’une dame peut être.

            Je sortais avec elle. Elle était issue d’une bonne famille. J’étais... Ma famille ne valait pas grand-chose. Mais elle était vraiment une très gentille fille, une chrétienne. J’allais avec elle à l’église; c’est là qu’elle m’amenait, à l’église.

47        Et je me souviens de ma conversion, lorsque je fus converti. Je vais devoir mettre de côté une bonne partie de cela pour me dépêcher maintenant. Je me souviens qu’au... J’ai commencé à me décider de... Elle était trop bonne pour que je sorte avec elle. Il fallait qu’elle se marie avec quelqu’un capable de lui assurer une vie heureuse, alors que je ne gagnais que vingt cents l’heure; donc je–je savais que je ne pouvais pas la lui assurer avec cela, en travaillant comme terrassier. Et son père gagnait cinq cents dollars et quelques le mois pendant la grande crise, et il était organisateur du syndicat ouvrier de la société des chemins de fer de Pennsylvanie.

            Mais elle m’aimait et je l’aimais. Alors je me disais qu’il y aurait simplement un... Je devais simplement lui parler et m’en aller. Je n’arrivais pas à le faire. J’ai essayé. Chaque soir je me disais que j’allais lui dire que je n’allais plus revenir, pour la laisser aller de l’avant et trouver un... un bon garçon qui allait–pourrait lui assurer une bonne vie et la rendre heureuse. Et moi, je lui prenais son temps, sa jeunesse, et je–je ne voulais simplement pas le faire. Alors je–j’étais tout à fait embrouillé. Et je ne voulais pas l’abandonner, parce que je l’aimais tant. Et j’étais vraiment dans une mauvaise posture.

48        J’étais donc trop timide pour lui demander de m’épouser. Je n’arrivais pas à le faire. Je pense que vous vous demandez comment je suis parvenu à me marier. Je lui ai écrit une lettre et je lui ai demandé si elle voulait bien. Cela a marché. Eh bien, ce n’était pas: «Chère mademoiselle», je... c’était, vous savez, c’était un peu plus que ça. Je me suis assis un jour et j’ai bien formulé tout cela, j’ai écrit ma lettre.

            Or, son père était un grand ami. Sa mère était une bonne femme, mais elle était d’une église très formaliste, vous savez, en laquelle–en laquelle elle croyait. Des gens comme moi, je pense, ne valaient pas grand-chose. Alors je–je me disais: «Je pourrais m’en tirer avec son papa, mais c’est sa mère qui était ma bête noire.»

49        Alors je suis allé travailler ce matin-là. J’ai dit: «Eh bien, si ça ne marche pas, c’est très bien, alors le problème sera réglé.» Et j’ai fermé la lettre et je l’ai déposée dans la boîte aux lettres, puis je suis allé au travail. Et je devais l’amener à l’église le mercredi soir, j’avais un rendez-vous. Alors je suis allé là et j’ai déposé le colis aux lettres le lundi matin. Alors le mercredi soir est arrivé, je devais aller à l’église. Il m’est arrivé de penser, vous savez, je n’y avais jamais pensé auparavant, mais cette lettre que j’avais expédiée, que se passerait-il si sa maman mettait la main dessus? Et puis, eh bien, et si elle ne la recevait pas? Je me suis dit: «Oh! la la! je serai certainement dans de beaux draps lorsque j’arriverai là-bas, si sa mère est tombée dessus, et que ça ne lui était pas parvenu.» Eh bien, plus j’y pensais, plus je me disais que je ferais mieux de ne pas y aller ce mercredi soir-là.

50        «Eh bien, me suis-je dit, non, je ne peux pas faire ça, maintenant. Je dois y aller. Alors que vais-je faire à ce sujet?» Alors, je me suis dit: «Je vais juste aller en voiture jusque devant la maison, et y aller doucement.» J’étais assez avisé pour arriver en voiture devant la maison et klaxonner. Et, vous jeunes gens, je vous le dis aussi maintenant, et à vous jeunes filles, si votre petit ami n’a pas assez de considération pour vous pour venir jusque chez vous, et vous demander, éloignez-vous de lui. C’est juste.

            Alors, j’ai arrêté la vieille Ford là dehors; elle s’est arrêtée. Je suis monté à la véranda, je me suis dit: «Je ne vais pas entrer dans la maison, vous savez. Si elle m’invitait à entrer dans la maison, je serais alors dans de beaux draps.» Ainsi j’ai frappé à la porte. Et alors, Hope, ma femme, ou plutôt ma petite amie en ce temps-là, est venue à la porte. Elle a dit: «Salut, Billy. Entre.»

51        Et j’ai pensé: «Oh! oh! non, non. J’ai peur d’entrer. Si ta mère a reçu cette lettre, alors je vais être–m’introduire dans une maison d’où je ne saurai sortir ensuite. Alors je serais dans de beaux draps.»

            Alors, elle a dit: «Ne veux-tu pas entrer?»

            J’ai dit: «Merci, ai-je dit, je vais attendre juste ici à la véranda.»

            Et elle a dit: «Oh! entre.»

            Oh! la la! je me suis avancé et je me suis tenu là à la porte, et j’aurais mon chapeau en main. Je me disais: «Oh! me voici assurément soumis à une rude épreuve.»

            Après un instant, sa mère est entrée. Elle a dit: «Bonjour, William.»

            J’ai dit: «Bonjour, Madame Brumbach. C’est vraiment un beau jour.»

            «Oui, vraiment.»

            Ainsi nous avons continué à parler. Je me suis dit: «Elle n’a pas du tout reçu cette lettre.»

52        Nous sommes allés à l’église. Je n’ai rien entendu de ce que le docteur Davis a dit ce soir-là. Je ne pensais qu’à une seule chose: «Elle est... Aussitôt que l’église sera terminée, elle va me dire: ‘Très bien, c’est ta dernière soirée.’ J’allais alors perdre ma petite amie.» C’est ce qui me passait en tête. Vous savez comment le diable peut vous raconter des mensonges. Alors, à ce moment-là je me disais: «Je vais perdre ma petite amie aussitôt l’église finie.»

            Ainsi donc, je n’ai rien entendu de ce qu’avait dit le prédicateur. Lorsque nous sommes rentrés à la maison ce soir-là, nous... Elle a dit: «Marchons un peu.»

53        Je me suis dit: «Oh! Oh! je sais maintenant qu’elle a reçu la lettre.» Alors, je descendais tout simplement la rue. Je continuais à la regarder. Oh! la la, ces yeux noirs, et cette lune qui brillait, vous savez. Et je–je détestais de devoir la perdre. Alors je–je me suis dit: «Je sais que je ne peux pas épouser une fille pareille. Alors je pense que je vais peut-être aller de l’avant et devoir être un vieil ermite.» Je me disais toujours que j’allais me procurer un tas de pièges avec un chien et me retirer dans les bois.

            Alors je me suis dit: «Eh bien, maintenant, je pense que la chose est là.» Et nous avons continué à marcher, nous sommes presqu’arrivés à la maison, alors, je me suis dit: «Tu sais, peut-être qu’elle n’a pas reçu cette lettre. Peut-être que ça se trouve encore dans la boîte aux lettres et qu’elle ne l’a pas reçue.» Alors, j’ai eu assez de courage à ce moment-là, vous savez. Je continuais de parler. Elle n’avait pas reçu la lettre, alors j’étais quelque peu heureux qu’elle ne l’ait pas reçue.

54        Ainsi donc, je–je continuais, vous savez, à parler tout bonnement. Juste au moment où nous étions presque arrivés à la maison, elle a dit: «Billy?»

            J’ai dit: «Oui, Hope?»

            Et elle a dit: «J’ai reçu ta lettre.»

            Et, oh! la la! j’ai dit: «C’est vrai?»

            Elle a dit: «Oui, oui.»

            Eh bien, je me suis dit: «Ça y est.»

            Alors nous avons avancé un tout petit peu, et elle a continué à marcher sans parler. Vous savez comment une femme peut vous tenir en suspens, vous savez. Je me disais: «Eh bien, dis quelque chose. Dis-moi de ne plus revenir ou quelque chose de ce genre.» Alors je continuais tout simplement de marcher. Je l’ai regardée, et elle m’a regardé, et nous avons continué à avancer. Alors je me suis dit: «Eh bien, que vas-tu dire?» Eh bien, elle a simplement continué à avancer, elle n’a plus dit un seul mot. Je me disais que j’allais pratiquement briser la glace, et j’ai dit: «L’as-tu lue?»

            Elle a dit: «Oui, oui.»

55        Eh bien, je me suis dit: «Eh bien, dis-en quelque chose.» Alors elle n’a dit mot, elle a simplement continué de marcher. Nous étions à un pas de la maison; et je me suis dit: «Tu vas me conduire carrément jusqu’à ta mère, n’est-ce pas? Et ainsi je sais que nous allons en avoir pour notre compte.»

            Et alors j’ai dit: «L’as-tu entièrement lue?»

            Elle a dit: «Oui, oui.» C’est tout ce que je pouvais tirer d’elle: «Oui, oui.»

            Alors j’ai dit: «Qu’en as-tu pensé?»

            Elle a dit: «Oh! c’était très bien.» Nous nous sommes mariés...?... Cela avait bien marché. Ça oui.

            Le problème en était que je... Nous devrions poser la question à ses parents. Elle a dit: «Billy, a-t-elle dit, il faut que tu demandes à maman et à papa.»

56        J’ai dit: «Ecoute, Hope, ai-je dit, tu sais, du mieux que je me souvienne, eh bien, cette vie de mariage est censée être moitié-moitié. Tu vois?» J’ai dit: «Maintenant, je vais te dire ce que nous allons faire, je vais m’arranger avec toi.» J’ai dit: «Pour ma part, je vais poser le problème à ton père. Et pour ta part, pose le problème à ta mère.» Je savais que j’allais m’en tirer avec son papa, mais je doutais de sa mère.

            Elle a dit: «Très bien.» Elle a dit: «A condition que tu en parles d’abord à papa.»

            J’ai dit: «Eh bien, d’accord.»

            Elle a dit: «Nous devons lui poser le problème immédiatement.»

            J’ai dit: «Je pense que c’est ça.»

57        Alors je suis allé jusque chez elle, et moi... ce soir-là, et je me suis tenu là. Et j’étais sur le point de partir. Nous étions tous assis, et monsieur Brumbach était assis à son bureau, en train de dactylographier quelque chose, vous savez. Et, oh! la la! je me disais tout simplement que j’allais y passer toute la nuit. Alors, finalement j’ai eu l’occasion, je devais dire quelque chose. Alors j’ai dit... Il était vingt et une heures trente, c’était pour moi le moment de rentrer chez moi. Comme les temps ont changé! Alors j’ai dit... Je me suis levé pour rentrer chez moi, et alors j’ai dit: «Bonsoir, tout le monde.» Et je suis sorti.

            Et Hope s’est avancée et a dit: «N’as-tu pas–n’as-tu pas posé le problème? Pourquoi ne lui poses-tu pas le problème?»

            J’ai dit: «Oh! je n’y arrive pas.» J’ai dit: «Je n’y arrive pas.»

            Elle a dit: «Eh bien, il faut que tu lui poses le problème.»

            Et j’ai dit: «Eh bien, toi, prends ta mère et entrez dans l’autre pièce.»

            Et elle a dit: «D’accord.»

            Alors elle est retournée et a dit: «Maman, veux-tu venir ici une minute?»

            Alors je suis resté là à la porte pendant un petit moment. Et j’ai dit: «Charlie?»

58        Il était en train d’écrire quelque chose. Il s’est retourné et a dit: «Oui?» Que dis-tu, Bill?»

            Et j’ai dit: «Puis-je–puis-je te parler une minute?»

            Il s’est retourné et a dit: «Oui, pourquoi? Qu’y a-t-il, Bill?»

            Et j’ai dit: «Peux-tu venir ici un instant?»

            Et il a dit: «Oui.»

            Il est sorti sur la véranda. Et, oh! je suais et mon coeur battait très vite.

            Et j’ai dit: «C’est certainement une belle soirée, n’est-ce pas, Charlie?»

            Il a dit: «Certainement, Bill.»

            J’ai dit: «J’apprécie ces genres de soirées.»

            Il a dit: «Tu peux l’avoir.» Comme il m’avait épargné!

            J’ai dit: «Tu parles sérieusement?»

            Il a dit: «Oui.»

            J’ai dit: «Qu’en est-il de sa mère?»

            Il a dit: «Je vais m’en charger.»

59        J’ai dit: «Merci, Charlie.» J’ai dit: «Maintenant, écoute, Charlie, ai-je dit, je sais que tu peux lui procurer de bons vêtements et tout. Et il y a probablement beaucoup d’autres garçons par ici capables de lui offrir une vie meilleure; et c’est une jolie fille, et une charmante dame.» Et j’ai dit: «N’importe–n’importe qui aimerait sortir avec elle.» J’ai dit: «Je ne sais pas comment il m’arrive d’avoir de la chance comme cela.» J’ai dit: «Charlie, il n’y a personne au monde qui l’aime plus que moi.» J’ai dit: «Je ne pourrais pas faire pour elle ce que vous faites, parce que je ne... Je ne gagne qu’environ vingt cents l’heure.» J’ai dit: «Charlie, je travaillerai de toutes mes forces, et je ferai tout mon possible pour subvenir à ses besoins et pour être bon envers elle.»

60        Je ne l’oublierai jamais. Il a posé sa (C’était un Allemand et moi un Irlandais, et nous étions toujours...?... l’un l’autre.) Il a posé sa grosse main sur mon épaule et il a dit: «Bill, je préférerais que toi, tu la prennes plutôt que quiconque que je connaisse.» Il a dit: «La vie, ce n’est pas ce que vous possédez. C’est la satisfaction que vous tirez de ce que vous avez.»

            J’ai dit: «Merci, Charlie. Je–je l’aime.» Et j’ai dit: «Je serai gentil et fidèle envers elle. Et je travaillerai de toutes mes forces pour elle.»

            Il a dit: «Je le crois.»

            Nous nous sommes mariés, nous avons emménagé dans une petite maison à deux pièces. Je n’ai jamais oublié ce que nous avions acheté pour la maison. Et je vais terminer dans un instant.

61        Nous... Je suis allé, j’avais assez d’argent pour aller à Sears and Roebucks [une chaîne de magasins–N.D.T.] et acheter un–un service de petit déjeuner qui avait... [Espace vide sur la bande–N.D.E.]...J’avais peint cela en jaune, et j’avais dessiné un énorme trèfle vert juste sur chaque chaise, comme un Irlandais le ferait, vous savez. Et nous–et nous avions un vieux lit pliant. Combien savent ce que c’est qu’un lit pliant? Quelqu’un nous l’avait offert. Et je suis allé chez un brocanteur et j’ai acheté une cuisinière à soixante-quinze cents, une cuisinière. Et je devais payer un dollar et quelques pour qu’on y mette des grilles de foyer. Et nous l’avons installée là et nous avons commencé notre vie de foyer. Nous n’avions pas beaucoup de biens, mais nous étions heureux. Nous nous possédions l’un l’autre. C’est tout ce qui importait. Nous nous aimions, et cela a réglé tout.

62        Plus tard, Dieu nous a donné un petit garçon, il se tient juste là derrière, en train de me regarder en ce moment. Et nous étions heureux lorsque ce petit garçon est venu au monde. Et nous aimions Dieu de tout notre coeur.

            Juste avant cela, ou juste après la naissance de notre fils, j’ai pris mes premières vacances. Nous avions épargné suffisamment d’argent au point que j’avais, je crois, environ six, huit, dix dollars d’épargne, à part le remboursement pour la voiture. Je suis allé jusqu’à Michigan rendre visite à un de mes vieux amis que j’avais rencontré, du nom de John Ryan, et qui est assis ici même en ce moment.

            Je ne connaissais pas grand-chose sur les pentecôtistes. Et je pensais que ce vieil homme était membre de la Maison de David, parce qu’il portait une longue chevelure et une longue barbe. Mais je me suis rendu compte que ce n’était pas le cas. Je suis allé lui rendre visite. Et je pense que vous vous en souvenez, Frère Ryan. Nous sommes restés là pendant quelques jours.

            Et c’est sur mon chemin du retour que j’ai fait pour la première fois la connaissance des pentecôtistes. Nous sommes passés par Dawa... ou plutôt Mishawaka, et il y avait un... Mishawaka, dans l’Indiana. Et il se tenait là une grande convention. Et il y avait là de vieilles Ford, et des Cadillac et tout par-ci par-là, et j’ai entendu beaucoup de bruit. Et je suis allé là pour écouter ces gens. Et ils criaient: «Whoooo,» et ils exécutaient toutes sortes de danses, et ils couraient, et hurlaient. Je me suis dit: «Tiens, tiens! quelles manières dans l’église!» Et ils en avaient des comportements! Je me suis dit: «Eh bien, c’est horrible que des gens se comportent comme cela dans l’église!» Alors je les ai écoutés, et ils couraient dans tous les sens sur le plancher en dansant, en criant et en faisant des histoires. Je me suis dit: «C’est vraiment affreux qu’ils fassent cela.» C’était ma soi-disant manière baptiste, vous savez, alors je–je me suis dit...

63        Alors ce soir-là j’ai simplement attendu de voir ce qu’ils feraient. Ils avaient fait monter tous les prédicateurs sur l’estrade.

            Ils ont dit: «Nous sommes–nous avons...» Nous étions environ cinq cents là-haut sur l’estrade, et quelqu’un a dit: «Eh bien, nous n’avons pas de temps pour que vous disiez quelque chose, mais dites simplement qui vous êtes, et d’où vous venez.»

            Alors j’ai simplement dit: «William Branham, Jeffersonville.» Je suis allé...

            Le lendemain, ces prédicateurs ont prêché sur telle et telle chose, ils–ils ont fait monter un vieil homme là, un vieil homme de couleur, il portait une très longue veste d’antan. Tous ces prédicateurs avaient prêché sur différents sujets ce jour-là, mais lui a tiré son texte de Job. «Où étais-tu lorsque Je posais les fondations du monde...?» Et ainsi de suite. Les autres avaient prêché sur des choses terrestres, mais lui a prêché sur des choses célestes. Et il a pris Christ avant la fondation du monde, il L’a ramené dans la Seconde Venue, sur l’arc-en-ciel à l’horizon.

64        Lorsqu’ils ont fait monter le vieil homme là, il était tellement vieux qu’ils devaient le conduire. Et au moment où il était emporté tout entier par la prédication, il a sauté en l’air, il a claqué les talons et il a dit: «Gloire à Dieu! Fiou!» Il a dit: «Je n’ai pas assez d’espace ici pour prêcher,» puis il est descendu de l’estrade.

            Et j’ai dit: «Mon vieux, si Cela fait agir ainsi un vieil homme, j’aimerais aussi avoir Cela. Qu’est-ce que Cela me fera à moi?» J’ai dit: «C’est ce qu’il me faut.»

            Je n’avais pas d’argent, je ne pouvais donc pas manger avec eux. Il me restait soixante-quinze ou quatre-vingt cents, à part ce que j’avais pour le carburant. Je ne pouvais pas loger dans un motel, alors je suis allé m’acheter tout un grand sachet de petits pains de la veille, vous savez, qui avaient... Alors j’en ai mangé. Je suis allé me coucher dans un vieux champ de maïs cette nuit-là et j’avais pressé mon pantalon entre les deux sièges, vous savez, le siège arrière et le siège avant, et je l’avais mis là-dedans et je l’ai pressé. Et j’ai prié toute la nuit pour que Dieu m’accorde la grâce devant ces gens. Ils avaient quelque chose que je voulais avoir. Et alors je me suis dit: «Oh! voilà ce que je cherche, juste là.»

65        Alors je suis retourné le lendemain matin, et j’avais astiqué tout, le mieux que je pouvais. J’avais porté un tee-shirt et un pantalon en crépon. Personne ne me connaissait, de toute façon. Alors je suis entré et je me suis assis. Les gens de couleur étaient là. Ils avaient dû organiser cela au-delà de la ligne Mason Dixie afin que ces gens de couleur puissent y prendre part. Et je me suis assis, et bien vite, vous savez, un homme de couleur s’est assis près de moi, et je suis aussi du Sud, vous savez. J’ai regardé autour de moi et je me suis dit: «Eh bien, ce n’est pas juste.» Je l’ai regardé... Bien vite, vous savez, ils sont arrivés. Et tout ce grand groupe de gens, tous chantaient, et continuaient comme cela. Je me suis dit: «C’est merveilleux.»

            Alors cet homme s’est avancé. Il a dit: «Hier soir sur l’estrade, il y avait un jeune évangéliste du nom de William Branham.» Il a dit: «Y a-t-il quelqu’un qui sait où il se trouve?» Il y avait environ deux mille ou trois mille personnes là. Je portais un pantalon en crépon et un tee-shirt, j’étais donc assis très près de lui comme ceci. Il a dit: «Y a-t-il quelqu’un qui sait où se trouve William Branham? Nous désirons qu’il apporte le message de ce matin.» Le message de ce matin, avec un pantalon en crépon et un tee-shirt? Je me suis simplement baissé très doucement comme ceci, vous savez, dans le siège.

66        Alors il a de nouveau fait l’annonce, disant: «Vous qui êtes dehors, si vous savez où se trouve William Branham, dites-lui d’entrer.» Personne ne me connaissait.

            Alors cet homme de couleur a regardé autour de lui et a dit: «Connaissez-vous cet homme?»

            Je devais mentir ou faire quelque chose, vous savez. Alors j’ai dit: «Ecoutez, je–je–je le connais, oui.»

            Il a dit: «Eh bien, allez le chercher.»

            J’ai dit: «Je... Ecoutez, ne dites rien, ai-je dit, je suis l’homme en question, voyez-vous?»

            Il a dit: «Eh bien, montez là-bas.»

            Et j’ai dit: «Eh bien, je–je ne peux pas le faire.» J’ai dit: «Regardez comment je suis habillé.»

            Il a dit: «Ces gens ne font pas attention à votre habillement. Montez là.»

            Et j’ai dit: «Non, pensez...» J’ai dit: «Chut, ne dites rien comme cela.»

            L’homme a dit: «Y a-t-il quelqu’un qui a trouvé William Branham?»

            L’autre a dit: «Le voici! Le voici!» Oh! la la! «Le voici!»

67        Oh! la la! avec mon pantalon en crépon et un tee-shirt, je suis monté. Je n’avais jamais vu de microphone auparavant. Et voici que je marchais dans cette immense cathédrale de la ville, là, je me suis avancé là, vous savez, et je me suis dit: «Oh! comme je suis dépaysé.»

            J’ai pris mon texte dans Luc, vous savez, sur l’homme riche, lorsqu’il a levé les yeux dans le séjour des morts, et a pleuré. Je suis allé là, et j’ai dit: «Et il leva les yeux. Il n’y avait pas d’enfants dans le séjour des morts, alors il pleura. Il n’y avait pas de fleurs, alors il pleura. Il n’y avait pas de réunions de prière, et il pleura. Il n’y avait pas de ceci, cela, et cela.» Alors j’ai pleuré. Et aussitôt, vous savez, le Saint-Esprit est entré dans cette salle, et jamais je n’avais vu un tel comportement dans toutes... Eh bien, j’ai presque perdu connaissance. J’étais juste au bon endroit, et je ne le savais pas.

68        Après que je suis sorti, nous sommes venus. Je suis allé à l’extérieur, et ce gars s’est approché de moi, portant un très grand chapeau du Texas, et des bottes de cowboy, il a dit: «Dites donc, je suis le Révérend Untel.»

            Je me suis dit: «Eh bien, dites, peut-être que mon pantalon en crépon n’est pas si mal que ça.»

            Un autre gars s’est avancé, et il portait un de ces vieux petits pantalons de joueur de golf... des habits, vous savez, il a dit: «Je suis docteur Untel de la Floride.» Il a dit–dit: «Voulez-vous venir prêcher chez moi?»

            Eh bien, je me suis dit: «Oh! la la!»

            J’avais tout un tas d’invitations. Et je suis entré dans ma vieille Ford. J’allais en parler à ma femme. Et j’ai pris la route. Voyez-vous, ce véhicule faisait trente miles par heure [48 km/h], c’est-à-dire quinze miles [24 km] dans ce sens et quinze miles [24 km] dans l’autre sens en montant et en descendant, vous savez. Je descendais la route, aussi vite que je le pouvais. Je tirais là ce vieux frein, et les deux roues arrière démarraient. Elle était un ange, elle a couru à la porte, avec ses bras ouverts, vous savez, et elle a dit: «As-tu passé de bons moments?»

69        J’ai dit: «Oh! des moments merveilleux!» Je lui ai raconté que j’étais avec frère Ryan que voici, et ainsi de suite. Et c’est alors que j’ai dit: «Chérie, j’ai quelque chose à te dire. Laisse-moi simplement te montrer.» J’ai porté la main à ma poche. «Tu vois tout ça? ai-je dit, j’ai toujours désiré être un évangéliste.» J’ai dit: «Il y a... J’ai suffisamment d’invitations pour me prendre toute l’année. Est-ce que tu pars avec moi?»

            Elle a dit: «Bien sûr.»

            Eh bien, nous devions encore environ cent dollars pour la vieille Ford, et des dettes et autres, mais elle désirait partir avec moi.

            Eh bien, nous sommes allés en parler à sa mère. «Maman,» a-t-elle dit, et elle a continué.» Mais sa mère a dit: «Non, Bill.» Elle a dit: «Ce n’est qu’une bande des rebuts qui sont sortis des autres églises, c’est simplement ce que les autres églises ont rejeté.»

70        «Eh bien, ai-je dit, ce sont les gens les plus heureux du monde. Ils n’ont pas honte de leur religion. Ils crient, ils pleurent tout simplement, ils sont aussi libres que l’eau courante.» J’ai dit: «J’aime cela.»

            Elle a dit: «Ce n’est que ce que les autres églises ont rejeté.» Elle a dit: «Ce n’est que de la racaille.»

            Et elle... Et j’ai fini par découvrir que ce qu’elle appelait la racaille, c’est la crème.

            Et je le dis avec respect. C’est tout à fait exact.

            Alors j’ai dit: «Eh bien...» Elle a dit... J’ai dit: «Eh bien, c’est ma femme.»

            Et elle a dit: «Mais, c’est ma fille.» Elle a dit: «Elle peut partir. Si elle le fait, sa mère ira dans la tombe avec un coeur brisé.»

            Alors Hope s’est mise à pleurer. Elle a dit... (C’est là que j’ai commis mon erreur fatale, juste là).

            Alors elle a dit: «Eh bien, si tu le veux, si tu veux partir, j’irai avec toi.»

71        Et nous sommes allés, nous en avons parlé. Au lieu d’écouter Dieu, j’ai écouté cette femme. Maintenant, il se peut qu’elle... Il se pourrait qu’elle soit assise juste ici cet après-midi, à ce que je sache. Je ne la vois pas, mais il se peut qu’elle soit ici. C’est une bonne femme, mais elle n’avait pas compris à l’époque.

            Alors le malheur a commencé. Immédiatement, le... Nous avions un... Peu après, un autre enfant est venu, une petite fille du nom de Sharon Rose.

            L’inondation de 1937 est survenue. Le malheur a commencé à tomber. A l’église les choses ne marchaient pas. Mon assemblée a commencé à chuter. Essayez juste de ne pas être en harmonie avec Dieu. Et, mes amis, je regretterai toujours cela aussi longtemps que je vivrai. Juste à ce moment-là, mon église a pensé que j’étais un fanatique. Ils le pensent toujours. Ce n’est pas mon église locale à Jeffersonville, non, non, je veux dire l’Eglise baptiste dont j’avais été membre.

72        Chez nous à la maison, j’étais une brebis galeuse, parce que je ne buvais pas et tout, pendant que tous les autres buvaient. Dans la société, je ne dansais pas, et je ne fréquentais pas ces lieux, je ne jouais pas aux cartes et toutes ces choses. Alors j’étais une brebis galeuse là-bas. Dans l’église, j’étais un fanatique. Et j’ai découvert que ma place était juste parmi ce rebut. J’étais l’un d’eux, très exactement. Ils avaient quelque chose ici au fond. Et la profondeur appelait la profondeur, et c’est là que Dieu essayait de m’amener.

            Je n’aimerais pas manquer de considération envers les autres, une quelconque église, ou rien à ce sujet. Tout celui qui est né de l’Esprit de Dieu est un fils de Dieu. C’est juste.

73        Mais alors, je me souviens lorsqu’il y eut l’inondation, et que ma femme tomba malade. Et je n’oublierai jamais ce moment-là. Oh! la la! la nuit où la digue avait cédé par là, le levier... Frère Ryan, vous étiez là. Et je travaillais dans la patrouille. Je pensais que j’étais un très bon batelier.

            Et je vais bientôt terminer la réunion. Je n’oublierai jamais cette nuit-là, ces quelques secondes... Je veux essayer d’introduire cela dans vos coeurs afin de vous faire comprendre ce qui est arrivé à ce moment-là.

            Ma femme tomba malade. Et la digue avait cédé cette nuit-là. Je me souviens avoir rencontré frère Ryan et les autres par là, et il était dans mon vieux canot, je me tenais là au bord de l’eau, prêchant aux gens, en descendant la rivière.

74        Et puis, je suis allé à l’hôpital la chercher, mais tout avait été emporté par les eaux. Et j’étais là dans le... Je suis allé à la rescousse d’une femme qui était venue, m’avait-on dit là, elle se trouvait là au-delà de la rue Chestnut, et la maison s’en allait, et les gens allaient se noyer. Et je suis entré dans le canot, et j’ai tiré... un vieux petit moteur à corde qu’on tirait, et je suis sorti de là, puis je suis allé là où se trouvait la femme en question, et la maison était sur le point d’être emportée, une grande maison à deux étages qui était secouée de part et d’autre. Et je suis passé comme à l’arrière d’une ruelle, par où j’avais dû entrer. J’ai attaché le canot, je suis allé chercher une mère avec quelques enfants et je les ai placés dans le canot. La mère s’est évanouie. Je l’ai emmenée dans le canot, en la transportant, je l’ai déposée dans le canot, puis je suis ressorti. Et lorsqu’elle est revenue à elle, lorsque nous l’avons amenée sur le rivage, elle s’est mise à crier: «Mon bébé, mon bébé!» Et j’ai pensé qu’elle avait laissé un bébé là-haut dans cette maison.

75        Eh bien, j’ai cherché à revenir. J’ai fini par comprendre que c’était un enfant qu’elle... Un petit de deux ans, un enfant de trois ans qu’elle avait là avec elle, elle ne savait pas où il se trouvait. Mais je l’avais déjà mis dans le canot. Mais je suis reparti chercher ce bébé. Et alors que j’attachais le canot au poteau, comme ceci, je suis de nouveau parti là regarder partout, il n’y avait rien dans la maison, la fondation avait cédé, et je me suis trouvé dans la maison. Et j’ai couru et j’ai sauté très vite jusqu’à la porte, et je suis tombé dans l’eau, et j’ai tenu le poteau comme ceci, et j’ai détaché la corde, j’ai sauté de nouveau dans le canot. Et le courant m’avait déjà entraîné au milieu de la rivière Ohio, qui est trois ou quatre fois plus large qu’ici, et à ce moment-là il était très large. Toute la ville était balayée.

76        Et le moteur... Il s’était passé quelque chose, et je n’arrivais pas à le démarrer. Et ce courant m’emportait vers le barrage là en bas, vers les chutes. C’était si fort que ça pouvait me faire tournoyer. J’étais là, tirant cette corde de toutes mes forces, mais cela ne démarrait pas. Et j’ai encore tiré, le canot a tourné, les vagues étaient presque aussi hautes que cette salle. C’était tout simplement comme cela.

            J’avais beaucoup de temps pour penser si c’était des rebuts ou pas, ou plutôt de la racaille. Je me suis dit: «Oh! la la! encore un peu de temps et je vais me retrouver au-delà des estacades pour tomber dans les chutes, et ça sera la fin.» Je me suis dit: «Une femme, deux enfants...» Et je me suis mis à tirer sur la corde comme cela, et j’étais emporté dans la rivière. J’ai constaté que cela n’allait pas démarrer, et je me suis mis à pleurer. J’ai dit: «Ô Dieu, aie pitié de moi. Ne me laisse pas mourir ici comme cela.» J’ai tiré sur la corde comme cela, puis j’ai de nouveau tiré. Cela ne démarrait pas. Et je l’ai purgé, et je l’ai noyé, et puis j’ai de nouveau tiré. Je me suis dit: «Mon Dieu!» Eh bien, je n’arrivais pas... Je ne savais quoi faire. Et alors juste au moment où il est entré dans le courant, il a démarré.

77        J’ai tournoyé et je suis remonté, j’ai repris la direction de New Albany, je suis arrivé, je suis remonté pour chercher ma femme. Tout l’hôpital était submergé par...?... par les eaux. Et les gens avaient... Je me suis dit: «Elle s’est noyée et elle est morte.» Elle avait amené Billy Paul et Sharon là-bas. Elle était internée là à cause d’une double pneumonie. Alors j’ai demandé aux gens: «Que sont-ils devenus?»

            Ils ont dit: «Ils sont montés à bord d’un train et ils sont entrés dans un wagon à bétail.»

            Cette mère malade, faisant une fièvre de 40,5° C, dans un wagon à bétail, avec une pluie de neige fondue qui tombait aussi fort que possible à travers... Et ensuite ils ont dit: «Ils sont allés vers Charlestown.» Et je me suis mis en route pour Charlestown. J’ai pris mon canot, je suis monté à bord, il y avait sept miles [11 km] d’eau environ là où un ruisseau avait refoulé les... frayé une voie dans cette direction, et le courant venait de toutes ses forces. J’ai essayé pendant des heures, mais je n’arrivais pas à faire que ce canot arrive même à passer à travers ce–ce courant. Cela me ramenait aussitôt là de nouveau comme ceci. J’ai essayé à maintes reprises. Et c’est là que j’ai fini par découvrir que j’étais abandonné à moi-même sur une île. Et je me suis assis là pendant des jours, m’imaginant tout au sujet de ces rebuts qui avaient été rejetés par d’autres églises.

78        Lorsque je l’ai retrouvée, après que les eaux se furent retirées, et que je suis parvenu là où elle se trouvait, très loin à Columbus, dans l’Indiana, dans un hôpital baptiste, à un endroit, dans une salle comme ceci, je suis entré là, criant à tue-tête. J’étais devenu presque fou. Et je l’ai vue lever la main, et voilà que ma chérie avait perdu beaucoup de poids, au point qu’elle n’avait–elle ne pesait pas plus de cent livres [45 kg]. Cette pneumonie s’était développée et était devenue la tuberculose, et elle était mourante.

            L’interne est venu, il m’a saisi, et il m’a conduit à l’écart, il a dit: «Un instant! N’êtes-vous pas un ami de Sam Adair?»

            J’ai dit: «Sam Adair, c’est un médecin de Jeffersonville, un de mes amis.»

79        Et il a dit: «Eh bien, écoutez. Maintenant, nous allons l’envoyer chez Sam, a-t-il dit, la fille va mourir.» Il a dit: «Elle...» Il a dit: «Eh bien, vous êtes un prédicateur, n’est-ce pas?»

            J’ai dit: «Oui, monsieur.»

            Il a dit: «Eh bien, vous...» Il a dit: «N’allez pas vers elle. Ne soyez pas agité.» Il a dit: «Vous...»

            J’ai dit: «D’accord!»

            Et je me suis remonté, et je suis allé la voir. Et je...?... Elle a dit: «Bill?» Et je l’ai regardée, et ses mâchoires s’étaient desséchées, et ses yeux noirs s’étaient fort enfoncés. Et je me suis agenouillé à ses côtés, je me suis mis à prier. Nous l’avons ramenée à la maison, elle et le bébé; nous l’avons fait sortir de l’hôpital. Ils avaient fait tout leur possible. Le docteur Miller que voici, de Louisville, est venu la voir, il a dit: «Il n’y a rien à faire.» Et cela a continué, jusqu’à ce qu’il ne lui restait que quelques heures à vivre.

80        Et j’étais en patrouille lorsque je les ai entendus m’appeler. Je me suis retourné, je descendais la route aussi vite que possible. Ils ont dit: «Elle se meurt.» Ils ont dit: «Nous demandons au révérend Branham de venir à l’hôpital: sa femme se meurt.» Et je suis allé à l’hôpital (Je n’oublierai jamais cela tant que je vivrai.) J’ai gravi les marches en courant, je suis allé là où elle était étendue, je l’ai regardée. Elle s’était déjà retournée sur le côté. Le docteur Adair est arrivé dans la salle, c’est un ange. Nous sommes des voisins maintenant, et nous avons toujours été des copains. Il est venu dans la salle; il m’avait vu venir, les larmes lui coulaient sur les joues. Et il est entré vite se mettre sur le côté. Je suis allé là, j’ai dit: «Doc, de quoi s’agit-il?»

            Nous avons fait la pêche ensemble, nous avons fait la chasse ensemble, nous avons vécu ensemble. Il a dit: «Billy, elle est probablement morte maintenant.»

            J’ai dit: «Doc, laisse-moi te tenir la main. Entrons ensemble.»

81        Il a dit: «Billy, je ne peux pas entrer là.» Il a dit: «De penser à ces tartes et tout ce que Hope a préparé pour moi et tout, a-t-il dit, et bonne comme elle l’a été, elle est comme ma soeur.» Il a dit: «Je ne peux pas entrer, Bill.» Et il avait le coeur brisé.

            Et j’ai dit: «Doc, moi j’entre.»

            Il a dit: «Non, reste ici, Bill, juste un instant, et nous allons permettre à l’entrepreneur des pompes funèbres de venir l’emporter.»

            Et j’ai dit: «J’entre, docteur.»

            Il a dit: «Tu ne peux pas faire ça.»

            Et j’ai dit: «Si!»

82        Et il a essayé de me retenir, mais j’ai continué, j’ai traversé le hall, j’ai ouvert la porte et je suis entré. Et elle était étendue là comme cela, elle était couverte du linceul. J’ai retiré le linceul. Je l’ai regardée gisant là. J’ai posé ma main sur sa tête, j’ai senti qu’elle était très raide, et j’ai dit: «Chérie, est-ce que tu m’entends?» Je l’ai de nouveau secouée. J’ai dit: «Est-ce que tu m’entends, chérie?»

            Et si je vis jusqu’à cent ans, je n’oublierai jamais ces très grands yeux noirs angéliques qui se sont ouverts. Cette femme fidèle et aimable a levé les yeux (Elle avait vingt-deux ans), elle m’a regardé droit en face. Elle a dit: «Oh! Bill.» Je me suis agenouillé et je me suis mis à pleurer. Elle a passé son bras sur moi et s’est mise à me tapoter. Elle a dit: «Pourquoi m’as-tu rappelée?»

83        Juste à ce moment-là, l’infirmière s’est précipitée à l’intérieur, elle a dit: «Révérend Branham, vous ne pouvez pas rester là.»

            J’ai dit: «Un instant, infirmière.» Nous la connaissions très bien.

            Ma femme l’a appelée. Elle a dit: «Juanita.» Elle a dit: «J’espère que lorsque tu vas te marier, tu auras un mari comme le mien.» Elle a dit: «Il a été si bon envers moi,» et elle m’avait entouré de son bras.

            Et j’ai dit: «De quoi parlais-tu, chérie?»

            Elle a dit: «Bill, on me ramenait à la Maison.» L’infirmière a quitté la chambre. Et elle a dit: «On me ramenait à la Maison, et c’est comme si des anges descendaient.» Elle a dit: «C’est si paisible, une grande tropique, et a-t-elle dit, les grands oiseaux volaient d’un arbre à un arbre.» Elle a dit: «Eh bien, ne pense pas que je suis hors de moi.»

            Et j’ai dit: «Non.»

            Ce que c’était, ses yeux s’étaient tout simplement ouverts pour voir le paradis tout comme... Et elle a dit: «Tu sais pourquoi je m’en vais, n’est-ce pas, Bill?» Et c’est là ce qui a fait mal.

            J’ai dit: «Je crois que oui, chérie.»

84        Elle a dit–elle a dit: «J’espère que je ne t’ai pas influencé lorsque je pleurais ce jour-là,» lorsque sa mère avait dit que ces gens-là étaient des rebuts.

            J’ai dit: «Non.»

            Elle a dit: «Bill, c’est la chose la plus glorieuse au monde de mourir avec le baptême du Saint-Esprit.» Elle a dit: «Je ne me soucie de rien.» Elle a dit: «Je déteste te quitter.» Elle a dit: «Mais, prends soin de Billy Paul.» Il s’agit de mon fils qui est assis juste là. Elle a dit: «Prends soin de lui et élève-le comme un chrétien.» Et elle a dit: «Puis, toi aussi... et Sharon, la petite fille.» Et elle a dit: «Ne reste pas seul.» Elle a dit: «Je veux te demander de me promettre quelque chose.» Elle a dit: «Te souviens-tu de l’époque où tu désirais acheter ce fusil à Louisville, et tu n’avais pas suffisamment d’argent pour payer un acompte de deux dollars?»

            Et j’ai dit: «Oui.»

85        Elle a dit: «Après que je serai partie, a-t-elle dit, rentre à la maison, regarde sous le lit pliant, au-dessus du journal, j’ai épargné des pièces de cinq cents pour avoir l’argent qu’il fallait,» pour me payer l’acompte de ce fusil. Elle savait que je voulais vraiment avoir cela.

            Vous ne saurez jamais ce que j’ai senti lorsque, rentré chez moi, j’ai vu qu’il y avait là environ un dollar soixante-quinze cents. Elle avait épargné cela pendant des mois pour essayer d’avoir suffisamment d’argent et payer cet acompte.

            Elle a dit: «Veux-tu me promettre que tu vas acheter ce fusil?»

            J’ai dit: «Oui.»

            Et elle a dit: «Ensuite, je n’aimerais pas que tu restes seul.» Elle a dit: «Cherche une bonne chrétienne, qui a le baptême du Saint-Esprit et qui élèvera correctement les enfants.»

            Elle a dit: «Vas-tu le faire? J’aimerais que tu viennes me rencontrer là à la porte.»

            J’ai dit: «Très bien, chérie. Mais je ne peux pas te promettre que je vais me remarier.»

86        Elle a dit: «Je t’en prie, promets-le-moi.» Elle a dit: «Je n’aimerais pas que mes enfants soient traînés çà et là comme cela.» Et elle a dit: «Promets-moi que tu ne vas plus jamais décevoir, que tu prêcheras toujours ce merveilleux et glorieux Evangile avec le baptême du Saint-Esprit.» Elle a dit: «Bill, je n’ai plus un seul souci en ce moment même.»

            Elle a dit: «Je suis juste comme...» Elle désirait tout simplement mourir autant que cette eau qui coule dans cette rivière. Elle a dit: «Je déteste te quitter, toi et les enfants, mais, a-t-elle dit, je reviendrai.» Elle a dit: «Je n’ai nullement envie de rester.»

87        J’ai dit: «Chérie, ce matin-là, je... Tiens-toi du côté est de la porte. Quelque part, quelque part au monde, si je vis, je prêcherai cet Evangile jusqu’au moment où j’irai à ta rencontre. Et si je m’endors avant, alors...» Nous ne croyons pas dans la mort. Il n’y a aucune Ecriture dans la Bible qui dit qu’un chrétien meurt. Non, non, ils ne sont pas morts. Et alors, j’ai dit: «Si je m’endors, je serai là à tes côtés dans la tombe.» J’ai dit: «Mais si ce n’est pas le cas, je serai quelque part dans le monde en train de prêcher l’Evangile. Et–et–et je réunirai les enfants, ou bien c’est toi qui les réuniras et vous vous tiendrez du côté est de la porte. Lorsque tu verras Abraham, Isaac et Jacob, et les autres venir, je serai là.»

88        Puis, elle m’a entouré de ses bras, et je l’ai embrassée en guise d’au revoir. Voilà. Les anges sont venus l’emporter. Je suis rentré chez moi. Et dès que je suis arrivé chez moi, sans le savoir, voilà que quelqu’un est arrivé en courant, il a dit: «Frère Branham?»

            «Oui.»

            Il a dit: «Votre bébé aussi est en train de mourir.»

            «Mon bébé est en train de mourir?»

            «Oui.»

            La petite créature dodue. Je me souviens que sa mère avait l’habitude de lui mettre de petites couches à trois coins, elle l’installait dans la cour, et je klaxonnais lorsque j’arrivais là. Elle était assez grande pour sautiller et elle faisait: «Gou-gou, gou-gou, gou-gou». Elle était douce et potelée, et combien je l’aimais!

            J’ai dit: «Mon bébé ne va pas mourir.»

            «Si.»

89        Je me suis précipité à l’hôpital. Sam Adair a dit: «Tu ne peux pas entrer, Bill.»

            Il a dit: «Elle a contracté la méningite tuberculeuse, et elle est mourante en ce moment.»

            J’ai dit: «Où est Billy Paul?»

            Il a dit: «Nous l’avons éloigné.» Il a dit: «Tu ne peux pas entrer maintenant.» Il a dit: «Tu vas prendre ce microbe, et tu vas le transmettre à Billy.»

            J’ai dit: «Certainement, docteur.»

            J’ai attendu qu’il ait tourné le dos et je suis entré de toute façon. Et je suis entré, et on l’avait isolé; ce n’était pas un très bon hôpital, il y avait... Les mouches recouvraient ses petits yeux. Je suis allé là, j’ai regardé la pauvre petite créature. Et je l’ai secouée. Ses petites jambes étaient grasses, et elle gigotait, c’étaient comme de petits spasmes. Et lorsqu’elle a ouvert ses petits yeux et qu’elle m’a regardé... Elle avait des yeux bleus. Et ces petits yeux bleus, elle souffrait tellement qu’elle louchait. Et lorsqu’elle m’a regardé, j’ai dit: «Sharry, reconnais-tu ton papa, mon chou?» Ses–ses petites lèvres ont commencé à trembler, et elle essayait de tendre les bras pour me toucher, et elle se mourait.

90        Je me suis agenouillé, et j’ai dit: «Ô Dieu, je T’en supplie, ne laisse pas mon bébé mourir. Je regrette d’avoir écouté ce que quelqu’un d’autre avait dit. Prends-moi, et laisse vivre mon bébé. C’est moi qui ai péché. C’est moi qui ai mal agi.» J’ai dit: «Laisse mon bébé en vie, ô Dieu. Ne la prends pas. Je l’aime tellement.»

            Et pendant que je priais, je regardais, et j’ai vu comme un rideau noir se déployer. J’ai compris–j’ai compris que c’était fini.

            Juste après quelques minutes, l’infirmière est entrée, elle a dit: «Révérend, vous ne pouvez pas rester ici à l’intérieur.»

            J’ai dit: «Je sors.»

            J’ai vu l’Ange de Dieu venir emporter la petite à la maison. Je me suis avancé et j’ai posé ma main sur sa petite tête. J’ai dit: «Chérie, que Dieu bénisse ton petit coeur.» J’ai dit: «Tu vas être un petit ange directement dans les bras de maman. Elle gît là à la morgue maintenant.»

91        J’ai dit: «Ô Dieu, j’ai mal agi, mais un jour, si Tu me pardonnes, je redresserai cela pour Toi.» J’ai dit: «Tu me l’as donnée, Tu me la reprends, béni soit le Nom du Seigneur!» J’ai dit: «Je T’aime, Seigneur, de tout mon coeur.» J’ai senti son petit corps frémir. Elle était partie.

            Je n’arrivais plus à tenir. C’était comme si mes os allaient se disjoindre, j’étais en train de mourir. Je l’ai prise, je l’ai placée dans les bras de sa mère; on a amené celle-ci là-haut sur la colline, on a creusé une fosse. Je me tenais là, et frère Smith, mon ami de l’Eglise méthodiste, a prêché aux funérailles. Je l’ai entendu lorsqu’il tendait les bras pour prendre cette motte de terre et dire: «La cendre retourne à la cendre, et la poussière retourne à la poussière, la terre retourne à la terre.»

            Juste à ce moment-là, un vent chuchotait à travers ces pins, c’était comme si cela chantait:

            Il y a un pays au-delà de la rivière,
            Que l’on appelle la douceur éternelle,
            Nous n’arriverons à ce rivage que par le décret de la foi;
            Un à un nous atteindrons le portail,
            Pour demeurer là avec les immortels,
            Un jour, ces cloches d’or sonneront pour toi et pour moi.

92        Tenez, tout récemment, mon fils, il n’était qu’un tout petit garçon, nous amenions une fleur à la tombe de sa mère. Il avait son chapeau en main, et il tenait une petite fleur le matin de pâques. Il s’est mis à sangloter et à pleurer (Billy Paul, celui qui m’aide ici pour les réunions.); je l’ai entouré de mon bras. Il s’est avancé, et il a déposé la petite fleur juste au point du jour. J’ai dit: «Maintenant, tiens-toi debout, chéri.» J’ai dit: «Maman et ta petite soeur, leurs corps gisent là, mais là-bas au-delà de la mer maintenant il y a une tombe vide. Un glorieux jour, par Sa mort et Sa résurrection celle-ci sera vide, et nous serons de nouveau avec elles. Alors, ne t’inquiète pas, chéri.»

            Je n’arrivais pas à supporter cela. J’ai essayé de travailler. J’ai essayé de... Je pouvais voir ma femme mourir, mais mon bébé? Je ne pouvais simplement pas m’en remettre.

93        Je me souviens qu’un soir je revenais du travail. J’ai pris le courrier à côté de la maison, et j’ai regardé. Il était écrit: «Mademoiselle Sharon Rose Branham.» C’étaient de petites économies de Noël faites pour elle: quatre-vingts cents. Je suis entré, et j’essayais de faire du pain là dans notre petite maison à deux pièces, et il y avait du feu dans l’une des pièces, mais je n’en avais pas dans l’autre. Le gel envahissait le plancher, et je me suis agenouillé là à côté de mon vieux petit poêle et de mon lit de camp, et j’ai prié. J’ai dit: «Ô Dieu, je suis... Pourquoi l’as-Tu prise?»

            Et pendant que j’étais étendu là en train de prier, en train de sangloter dans la nuit, j’ai dû m’assoupir. Et j’ai rêvé que je–j’ai vu en marchant le long... J’avais passé beaucoup de temps, environ vingt ans, à m’occuper du bétail, dans l’ouest. Je continuais de marcher. J’avais porté mon chapeau, un grand chapeau, et je cognais mes éperons au sol, en poursuivant ma marche comme cela, et je sifflotais ce cantique: «La roue du charriot est brisée. Il y a une enseigne au ranch disant: ‘A vendre.’»

            Et j’ai regardé, il y avait là une vieille goélette de prairie, et la roue était brisée. J’ai regardé, et là se tenait une belle jeune fille. Elle a dit: «Bonjour, papa.»

            Et j’ai dit: «Qui es-tu?»

94        Et elle a dit: «Je suis ta petite Sharon.» Elle a dit: «Maman t’attend.» J’ai dit... «Là dans votre nouvelle maison.»

            J’ai dit: «Nouvelle maison?» J’ai dit: «Nous n’avons jamais eu une nouvelle maison, chérie.»

            Elle a dit: «Vous en avez une ici en haut, papa.»

            Et je me suis avancé, je les ai entendus chanter ce cantique: «Je vois les lumières si brillantes de la ville.» Et je me suis approché, et voilà qu’elle se tenait là, en train de me regarder. Elle m’a entouré de ses bras, et elle m’a salué, comme elle l’avait toujours fait. Elle a dit: «Ne voudrais-tu pas t’asseoir?»

95        Et j’ai regardé, il y avait là un–un fauteuil Morris. Je me suis mis à regarder ce fauteuil Morris, j’ai regardé de nouveau vers elle, et elle a dit: «Je sais à quoi tu penses.» Ici bas une fois, j’avais... Nous n’avions qu’un seul fauteuil. Et cela... ce fauteuil ne coûtait que quinze dollars. Et j’allais l’acheter ici sur terre. J’avais versé un acompte de deux dollars pour cela, et je payais un dollar par semaine. Vous savez lorsque vous arrivez à ce point où vous n’arrivez plus à joindre les deux bouts. Vous savez tous de quoi je parle. Ce n’est pas honteux d’être pauvre. Je n’arrivais tout simplement pas à joindre les deux bouts, et je n’avais pas payé à deux ou trois reprises, et on m’a dit qu’on allait venir le récupérer. Nous n’arrivions plus à payer. Et un jour, lorsque je suis rentré, je n’oublierai jamais cela. Elle m’avait préparé une tarte aux cerises, et tout, et elle a dit: «Entre.» Je suis entré au salon, et mon fauteuil était emporté. Là où j’avais... Alors que je travaillais dur toute la journée, et prêchais la moitié de la nuit, et ensuite je rentrais m’asseoir dans ce fauteuil, parce que je l’aimais. Et on était venu me l’arracher.

96        Et elle a dit: «Ne voudrais-tu pas t’asseoir?» Et ce fauteuil ressemblait à celui-là, seulement il était beaucoup plus grand. Et elle a dit: «Te souviens-tu de celui que nous avions sur terre?»

            J’ai dit: «Oui.»

            Elle a dit: «Bill, on ne viendra jamais arracher celui-ci. Le prix de celui-ci a déjà été payé. C’est à toi. Assieds-toi.»

            Excusez-moi, mes frères. Et un glorieux jour, un jour, je prêcherai mon dernier sermon. Je prierai pour la dernière personne pour laquelle il me faudra prier. Mais il y a un fauteuil de l’autre côté de la rivière. J’aimerais m’asseoir là pendant un instant.

            Quelqu’un m’avait dit il n’y a pas longtemps, il a dit: «Frère Branham, vous êtes chez vous. Vous sortez toute la nuit et toute la journée, et chaque jour et tout.» Il a dit: «Quand vous reposez-vous?»

            J’ai dit: «Lorsque j’aurai traversé la rivière. J’ai un fauteuil là-bas. Je vais m’asseoir et me reposer un peu.»

97        Inclinons la tête. Seigneur, pardonne-moi, Seigneur, d’avoir été un bébé, mais dans ce voyage dans ces vieux pays...?... Les cicatrices et tout ce dont je me souviens. Ô Dieu, accorde que les gens, s’il y en a quelques-uns ici, Seigneur, qui sont plutôt indécis sur ce qu’ils vont faire désormais, puissent-ils tendre la main, Seigneur, et toucher Ta main.

            Je crois que de l’autre côté, Tu as ma bien-aimée épouse, mon bébé, ma petite Sharon. Je Te remercie de m’avoir restauré, Seigneur, tout ce que j’avais perdu et davantage. Je T’aime. C’est avec la sincérité de tout mon coeur que je–je veux Te servir aussi longtemps que je vivrai. Cela m’est égal, tout ce dont on me traite, ou ce que les gens disent, je–je veux Te servir.»

98        Et, Dieu bien-aimé, il se pourrait qu’il y ait un pauvre frère âgé ou une pauvre soeur âgée du Kentucky assis ici cet après-midi, qui ne Te connaît pas. Je Te prie, ô Dieu, s’il y en a, de leur pardonner maintenant même. Accorde-le, Seigneur. Puissent-ils en venir à ceci, lorsque ce grand moment de repos viendra, lorsque tous les labeurs seront terminés, où nous nous assiérons ensemble dans le Royaume de Dieu. Exauce la prière de Ton serviteur.

            Alors que nous avons la tête inclinée pendant un instant, êtes-vous ici sans Dieu cet après-midi? Si c’est le cas, voulez-vous lever la main et dire: «Frère Branham, je–j’aimerais vous rencontrer là-bas? J’aimerais–j’aimerais partager ensemble cette communion avec vous dans le Royaume de Dieu. Voulez-vous vous souvenir de moi dans la prière?» Voulez-vous lever la main, s’il vous plaît? Dites: «Souvenez-vous de moi.» Y a-t-il quelqu’un dans la salle? Que Dieu te bénisse, chéri. Ne... Que Dieu vous bénisse, vous, vous.

99        Si Dieu exauce mes prières pour ouvrir les yeux des aveugles, pour faire entendre les sourds, faire marcher les boiteux, n’exaucera-t-Il pas si vous Le cherchez selon Sa justice?

            Y en a-t-il ici qui n’ont pas reçu ce merveilleux baptême du Saint-Esprit, qui ne sont pas encore nés de nouveau?

            Vous dites: «Je suis membre d’une église, Frère Branham.» Eh bien, cela ne marchera pas, soeur, frère. C’est très bien de vivre ici, mais attendez d’en arriver au point où vous sentez la mort, à ce moment-là vous comprendrez. Si vous n’avez pas le Saint-Esprit, voulez-vous lever la main? Dites: «Priez pour moi.» Que chaque tête soit inclinée maintenant. Que Dieu vous bénisse, madame, vous, et vous, et vous, et vous, et vous.

            Voudriez-vous nous donner un petit accord au piano? J’aimerais juste vous demander un petit moment maintenant, alors que nous restons calmes au possible. Ceux qui cherchent Dieu, voulez-vous monter ici et vous tenir à l’autel? J’aimerais vous serrer la main, vous imposer les mains et prier avec vous. Voulez-vous donc avancer? Très bien.

            Que Dieu vous bénisse, soeur. 

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