ACCUEIL PRÉDICATIONS BIBLE LIVRES VIDÉO CONTACTS




PrĂ©dication Avoir Soif De La Vie de William Branham a Ă©tĂ© prĂȘchĂ©e 59-0613 La durĂ©e est de: 1 heure et 5 minutes .pdf La traduction Shp
TĂ©lĂ©charger:    .doc    .pdf    .pdf (brochure)   
Voir les textes français et anglais simultanement
Voir le texte anglais seulement

Avoir Soif De La Vie

1          Bonsoir, mes amis. C’est certainement un–un privilĂšge pour moi d’ĂȘtre ici ce soir et d’avoir ce moment de communion dans cette Ă©glise. Jusqu’il y a quelques jours, je ne savais pas que j’aurais ce privilĂšge. Et puis, tout d’un coup, il est arrivĂ© que je devais venir parler ici Ă  Beulah Tabernacle. Et quand je vois ce tabernacle-ci, je l’apprĂ©cie beaucoup, la façon dont il est construit, on a... Nous sommes sur le point de construire un tabernacle Ă  Jeffersonville, et je pourrais envoyer certains d’entre eux ici pour voir un peu celui-ci. J’aimerais que notre propre bĂątiment, lĂ , soit comme celui-ci, frĂšre.

            Et puis, en voyant ce beau bĂątiment et le... J’ai rencontrĂ© votre pasteur pour la premiĂšre fois, Ă  ma connaissance, il y a juste quelques instants lĂ  dans son bureau, la piĂšce Ă  cĂŽtĂ©. Il est amical, gentil et hospitalier; et quand je suis arrivĂ© et que j’ai entendu ces vieux cantiques de Sion ĂȘtre chantĂ©s... Et j’ai dĂ©couvert qu’ils Ă©taient Canadiens. Et Ă©videmment, nous donc... comme un gant Ă  la main... J’apprĂ©cie certainement de me retrouver ici ce soir. Et il n’est pas Ă©tonnant que ce soit une belle petite Ă©glise. Une Ă©glise, c’est en fait ce qu’il y a Ă  l’intĂ©rieur. C’est ça qui fait une Ă©glise.

2          Souvent, en passant dans des rues, nous voyons une–une maison. Et parfois, nous disons: «N’est-ce pas une belle maison?» Or, ça peut paraĂźtre une belle maison, mais une maison, c’est l’ordre qui y rĂšgne. Vous voyez l’ordre qui y rĂšgne, l’ordre de la famille. Et je pense que c’est ce qu’il en est de la maison de Dieu. Ce n’est pas tellement la beautĂ© du temple, chose que nous apprĂ©cions, mais l’ordre qui rĂšgne Ă  l’intĂ©rieur. Quel genre d’ordre a-t-on? Sont-ils de vrais chrĂ©tiens? Adorent-ils rĂ©ellement le Seigneur? L’aiment-ils vraiment? Est-ce une maison de correction, oĂč l’Evangile est prĂȘchĂ© et est accompagnĂ© des signes que JĂ©sus nous a donnĂ©s et qui doivent nous suivre? Et je suis sĂ»r que c’est le cas ici Ă  Beulah Temple.

3          Quand je pense Ă  ce nom, Beulah, cela me rappelle quand j’étais jeune. J’avais une amie, elle m’avait amenĂ© à–à l’église baptiste Sion, prĂšs de Salem, dans l’Indiana. Et lĂ  on chantait une chanson: «Ô Terre Beulah, douce Terre Beulah! Quand sur la plus haute montagne, je...» Eh bien, on dirait que je suis finalement arrivĂ© Ă  la Terre Beulah, n’est-ce pas? C’était avant que je sois sauvĂ©. Et je n’oublierai jamais ce bel esprit qui rĂ©gnait dans cette Ă©glise-lĂ . Et je me souviens plus tard que, dans la Bible–dans la Bible, Sion Ă©tait aussi prĂšs de Salem. Ainsi, ĂȘtre ici ce soir avec notre aimable pasteur, frĂšre Grant, ces chanteurs canadiens, frĂšre Boze et beaucoup d’autres, nous avons bien envie de passer un petit moment de communion autour de Sa Parole.

4          Je cherchais Ă  amener frĂšre Grant Ă  prĂȘcher Ă  ma place. A mon arrivĂ©e, j’étais un peu enrouĂ©; parfois je prĂȘche deux fois par jour. Et mes rĂ©unions ne font que se poursuivre de lieu en lieu. Et je suis vraiment fatiguĂ©. Vous savez comment ça se passe, j’en suis sĂ»r. Je disais... L’autre soir, je disais Ă  frĂšre Grant: «Souvent, nous aimons filer comme une–une fusĂ©e, et puis, nous tombons comme une pierre.» C’est Ă  peu prĂšs comme ça que nous nous y prenons. Il nous faut donc ralentir de temps en temps.

            Or, prĂ©sentement, j’étais censĂ© ĂȘtre cette semaine dans les Ăźles Fiji. Et ensuite, le 15, ou plutĂŽt au milieu de ce mois, je devais commencer Ă  Sydney, en Australie, en Nouvelle-ZĂ©lande. Mais j’ai dĂ» reporter cela de quelques jours, et cela m’a permis de venir en visite Ă  Chicago. C’est la premiĂšre fois sur ce... Je pense que ça s’appelle la CĂŽte Ouest, n’est-ce pas? [Un autre frĂšre dit: «Sud.»–N.D.E.] CĂŽte Sud. Je suis tout embrouillĂ©... la CĂŽte Sud.

5          Et le ministĂšre dont parlait frĂšre Joseph, je suis sĂ»r, n’est pas un mystĂšre pour vous; en effet, vous ĂȘtes souvent aux rĂ©unions. Ce que notre Seigneur fait, c’est une grĂące, nous apprĂ©cions certainement cela de tout notre coeur.

            Ce soir, en route vers ici, je parlais Ă  frĂšre Grant. Et nous Ă©changions avec lui et frĂšre Boze sur l’outre-mer: l’Afrique, l’Inde et–et divers endroits oĂč nous avons Ă©tĂ©.

            Et je racontais un cas qui Ă©tait arrivĂ© en Inde, c’était Ă  l’estrade, aprĂšs, cet aprĂšs-midi-lĂ , j’ai Ă©tĂ© interviewĂ© par (je dirais) dix-sept... C’était peut-ĂȘtre sept, comme c’était par un interprĂšte; diverses religions Ă©taient reprĂ©sentĂ©es lĂ  ce soir-lĂ , ou plutĂŽt cet aprĂšs-midi-lĂ . Et toutes les dix-sept Ă©taient opposĂ©es Ă  la religion chrĂ©tienne. Eh bien, vous pouvez vous reprĂ©senter comment on se sentait. J’étais dans un temple de jaĂŻns. Il y avait aussi des sikhs, des jaĂŻns, des musulmans, des bouddhistes et d’autres, tous opposĂ©s au christianisme.

             Et presque eux tous croyaient dans la rĂ©incarnation. C’est pourquoi ils font de petits balais Ă  franges et balaient lĂ  oĂč ils passent, afin de ne pas marcher sur une petite fourmi ou quelque chose comme cela, parce que ça pourrait ĂȘtre un membre de famille mort. Eh bien, comment peut-on donc prĂȘcher l’expiation par le sang comme antidote contre le pĂ©chĂ© Ă  une personne qui ne–qui ne... qui pense que c’est mauvais de marcher sur une fourmi? Voyez, on ne peut jamais faire cela. Ainsi, j’ai dit ce que j’avais sur le coeur. Je me disais que je passerais pour un traĂźtre de Christ si je ne disais rien.

6          Ainsi donc, ce soir-lĂ  Ă  la rĂ©union... Nous ne pouvions pas sortir de la ville Ă  cause d’une loi qui exigeait qu’on soit protĂ©gĂ© par la police; nous devions rester dans la ville. Et le maire de la ville Ă©tait venu; il Ă©tait avec moi cet aprĂšs-midi-lĂ  ainsi que beaucoup de grands conducteurs: l’évĂȘque de l’Eglise mĂ©thodiste, et beaucoup d’autres conducteurs chrĂ©tiens. Nous nous Ă©tions rencontrĂ©s Ă  l’hĂŽtel Taj.

            Et alors, ils ont dit que je devais tenir cela dans la ville. Et des centaines de milliers de gens assistaient Ă  la rĂ©union. Il n’y avait pas moyen d’évaluer le nombre de ceux qui Ă©taient lĂ , parce qu’aussi loin que pouvait porter le regard, il y avait une foule de gens. Et on a mis deux heures et quelques minutes avec des gardes le long de la voiture pour arriver au lieu de la rĂ©union; on s’est frayĂ© une voie Ă  bord du vĂ©hicule pour atteindre le lieu oĂč je devais parler. Vous pouvez vous reprĂ©senter quelle longue distance c’était. Les gens Ă©taient bien entassĂ©s; ils se bousculaient, montaient sur des vĂ©hicules. On avançait de quelques pieds, et puis, les gardes et autres les dispersaient.

7          Mais quand nous sommes montĂ© en chaire pour commencer Ă  parler, j’ai parlĂ© sur le sujet: JĂ©sus-Christ est le mĂȘme hier, aujourd’hui et Ă©ternellement. Et eux... Ce qu’Il Ă©tait hier... Et nous pouvons nous attendre Ă  ce qu’Il soit le mĂȘme aujourd’hui s’Il est le mĂȘme, qu’Il n’est pas mort, mais qu’Il est ressuscitĂ© d’entre les morts...

            Et alors, comme nous ne pouvions pas distribuer des cartes de priĂšre, nous avions tout simplement dĂ» laisser les gens s’entasser le mieux qu’on le pouvait. Les gardes faisaient venir les gens. Eh bien, aprĂšs que quelques-uns Ă©taient passĂ©s, qu’ils eurent commencĂ© Ă  voir le Saint-Esprit faire connaĂźtre leurs maladies et ce qu’ils avaient fait, alors...

            Evidemment, sous l’onction, on pouvait savoir que ces gens pensaient que c’était une tĂ©lĂ©pathie, ou quelque chose comme cela. En effet, il y a beaucoup de sorcellerie et tout en Inde.

8          Soyez simplement prĂȘts Ă  tout croire, des choses que vous ne pensiez pas croire, une fois arrivĂ© lĂ , car tout est en soi religion. Ils marchent dans le feu; ils prennent une lance et se transpercent la bouche; ils prennent une Ă©pĂ©e et se transpercent le coeur, et ils font passer de l’eau lĂ  et ça sort par le dos; on retire l’épĂ©e, ça ne saigne mĂȘme pas, et... Oh! Un pĂšre peut monter Ă  un arbre, prendre un petit garçon et un sac, monter lĂ , le dĂ©membrer, laisser tomber cela et mettre cela dans le sac. Puis, le petit garçon se met Ă  gigoter et Ă  crier: «Fais-moi sortir d’ici, papa.» Soyez simplement prĂȘt Ă  tout croire, une fois arrivĂ© en Inde.

            Les mauvais ouvriers, ne pensez pas qu’ils ne vont pas vous dĂ©fier; ils le feront. Et vous feriez mieux de savoir de quoi vous parlez. C’est lĂ  que vous–vous... Vous ne pouvez pas vous y prendre comme aux Etats-Unis, vous en tirer juste avec n’importe quoi. Vous devez vous rassurer que c’est vrai; sinon, ne dites rien du tout.

9          Alors, ce soir-lĂ  Ă  l’estrade, on pouvait commencer Ă  percevoir ces Rajis et ceux qui Ă©taient assis lĂ  penser que c’était de la tĂ©lĂ©pathie. Et, peu aprĂšs, un... Un lĂ©preux Ă©tait passĂ© par lĂ . Et je ne savais pas grand-chose sur la guĂ©rison de la lĂšpre; il n’y a qu’en Afrique oĂč j’ai eu une expĂ©rience...

            Ce petit lĂ©preux avec juste des moignons de bras, le visage tout rongĂ©, est venu m’entourer de ses bras. J’ai priĂ© pour lui. Et quand il a quittĂ© l’estrade... AprĂšs, le suivant Ă  monter Ă©tait un aveugle. Et le Saint-Esprit lui a dit qui il Ă©tait. Je ne pouvais pas prononcer son nom, j’ai dĂ» simplement l’épeler. Il lui a rĂ©vĂ©lĂ© comment il s’est retrouvĂ© dans cette situation depuis vingt ans, et qu’il Ă©tait un adorateur du soleil, qu’il Ă©tait devenu aveugle Ă  force d’adorer le soleil, de le contempler; et puis, qu’il Ă©tait devenu un mendiant et qu’il avait deux enfants. Tout ça Ă©tait vrai. Et puis, j’ai dit: «Vous voyez, je ne peux pas le guĂ©rir, parce que je ne peux pas faire ce que Dieu a dĂ©jĂ  fait. En effet, Il a Ă©tĂ© blessĂ© pour nos pĂ©chĂ©s, et c’est par Ses meurtrissures que nous avons Ă©tĂ© guĂ©ris.»

10        La guĂ©rison divine, ce n’est pas une supercherie, ou–ou un petit acte, ou une petite bĂ©nĂ©diction que les gens trimbalent en mains, mais c’est une foi indĂ©niable que vous avez dans la rĂ©surrection de JĂ©sus-Christ. C’est une oeuvre achevĂ©e qui a Ă©tĂ© accomplie par Christ au Calvaire.

            Je peux demander ce soir: Combien ont Ă©tĂ© sauvĂ©s durant ce rĂ©veil qu’on a eu ici? Il y en aura parmi vous qui lĂšveront la main. Je peux demander: Combien ont Ă©tĂ© sauvĂ©s il y a dix ans? Vous lĂšverez la main. Mais dans un sens, c’est vrai, et dans un autre, ce n’est pas vrai. Vous n’avez pas Ă©tĂ© sauvĂ©s il y a une semaine ou il y a dix ans, vous avez Ă©tĂ© sauvĂ©s il y a mille neuf cents ans. En mourant au Calvaire, JĂ©sus a expiĂ© le pĂ©chĂ© du monde. Mais cela ne vous fera aucun bien Ă  moins de l’accepter. Vous avez seulement acceptĂ© cela hier soir ou il y a dix ans.

            Et au mĂȘme moment qu’Il a Ă©tĂ© blessĂ© pour nos pĂ©chĂ©s, nous avons Ă©tĂ© guĂ©ris par Ses meurtrissures. C’est votre foi dans une oeuvre achevĂ©e, que Dieu a accomplie pour vous par Christ au Calvaire. C’est terminĂ©. Il n’y a pas ici ce soir un pĂ©cheur qui n’ait pas Ă©tĂ© sauvĂ©. Vous ĂȘtes toujours sous les misĂ©ricordes de Dieu tant que vous ĂȘtes vivant et que Dieu traite avec vous. Mais Ă  votre mort, vous n’y serez plus, vous serez–vous serez alors sous le jugement. Vous serez dĂ©jĂ  jugĂ©.

11        Et la guĂ©rison... Il n’y a personne ici... S’il y a un malade ici... Chacun de vous est guĂ©ri maintenant, tout autant que vous puissiez jamais l’ĂȘtre. Mais c’est votre foi pour croire et accepter votre guĂ©rison, que JĂ©sus a Ă©tĂ© blessĂ© pour vos pĂ©chĂ©s et que c’est par Ses meurtrissures que vous avez Ă©tĂ© guĂ©ris.

            Donc, personne ne peut guĂ©rir. Je n’ai jamais guĂ©ri quelqu’un de ma vie, et je n’en guĂ©rirai jamais. Mais j’ai souvent eu des exaucements directs Ă  la priĂšre, aprĂšs avoir priĂ© pour les gens. C’est une priĂšre que... La priĂšre de la foi sauvera le malade.

            Il n’y avait donc pour moi aucun moyen de guĂ©rir cet homme-lĂ . Et il Ă©tait... Il Ă©tait aveugle depuis vingt ans. Le mĂ©decin mĂ©thodiste qui l’avait examinĂ© Ă©tait prĂ©sent. Ses yeux Ă©taient devenus blancs suite Ă  la cĂ©citĂ©. Et alors, aprĂšs que j’eus priĂ© pour ce frĂšre et qu’il se fut mis Ă  quitter l’estrade, c’était la grĂące souveraine de Dieu... Une petite ombre apparut juste au-dessus de lui. Et j’ai observĂ© cela, c’était une vision. Il y avait lĂ  un homme voyant aussi normalement que n’importe qui d’autre. Eh bien, voyez, c’était... C’était la grĂące de Dieu qui avait fait cela.

            C’était donc l’occasion. C’était donc pour moi l’occasion de parler Ă  ces gens. Et j’ai dit: «J’ai Ă©tĂ© reçu aujourd’hui au temple des jaĂŻns, dix-sept diffĂ©rentes religions Ă©taient lĂ , dĂ©nigrant notre christianisme...» Et j’ai dit: «Eh bien, il y a ici ce soir un homme, un adorateur du soleil, qui est devenu aveugle. Et vous dites que l’islam a trois fois plus d’adeptes que le christianisme...» Ce qui est vrai.

            Les bouddhistes dĂ©passent de loin le christianisme; et du point de vue nombre, le christianisme vient en troisiĂšme ou quatriĂšme position parmi les religions du monde, les catholiques et les protestants y compris.

12        Et j’ai dit: «Certainement, l’un est dans le vrai et l’autre, en erreur. Absolument. Il y a un vĂ©ritable Dieu vivant. Il a le salut pour Son peuple. Et voici un homme qui adorait la–la crĂ©ation plutĂŽt que le CrĂ©ateur, nous le croyons. Mais il est devenu aveugle et il voudra suivre le vĂ©ritable et authentique Dieu.»

            J’ai dit: «Eh bien, j’ai demandĂ© au prĂȘtre musulman de venir ici restituer la vue Ă  cet homme aveugle. S’il le peut, alors cet homme aveugle deviendra musulman, et moi aussi; s’il peut restituer la vue Ă  cet homme aveugle.» Et j’ai dit: «Je dĂ©fie aussi le prĂȘtre bouddhiste, tous les jaĂŻns, ou toutes les autres religions qui sont ici, vous tous les conducteurs, venez ici, vous les saints hommes, et restituez la vue Ă  cet homme. Car, s’il y a un Dieu qui l’a crĂ©Ă©, et que lui est disposĂ© Ă  revenir d’un coeur sincĂšre, adorer ce Dieu-lĂ , assurĂ©ment que ce Dieu-lĂ  lui restituera la vue et le remettra en Ă©tat de L’adorer.»

            Eh bien, ça aurait Ă©tĂ© inutile pour moi de le dire s’il n’y avait pas eu de vision et que je ne savais pas de quoi je parlais.

13        C’est ainsi que notre Seigneur agissait. Il a dit: «Je ne fais que ce que Je vois premiĂšrement faire au PĂšre», Saint Jean 5.19. Aucun prophĂšte, ni mĂȘme le Seigneur JĂ©sus, n’est jamais allĂ© faire des choses juste par hasard. JĂ©sus ne pouvait pas mentir, parce qu’Il Ă©tait Dieu. Et Il a dit: «En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, Je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de Lui-mĂȘme, mais ce qu’Il voit faire au PĂšre (non pas ce qu’Il entend dire le PĂšre), mais ce qu’Il voit faire au PĂšre.»

            Elie, sur le mont Carmel, aprĂšs avoir dĂ©posĂ© le taureau et tout, s’est prĂ©sentĂ© devant les gens et a dit: «Eternel Dieu, j’ai fait tout cela sur Ton ordre.» C’est toujours Dieu, la chair ne peut en rien se glorifier. Et c’était une vision. Et c’est pourquoi il pouvait parler avec hardiesse, parce que Dieu l’avait dit. C’était rĂ©glĂ©. Ainsi donc, comme eux tous restaient trĂšs calmes, j’ai dit: «Ceci est un groupe de gens vraiment calmes.» Et j’ai dit: «Eh bien, aujourd’hui, vous les musulmans, vous cherchiez Ă  me dire combien la religion musulmane est plus puissante que le christianisme. Eh bien, que les prĂȘtres s’avancent faire cela, ou n’importe qui d’autre.» J’ai dit: «La raison pour laquelle ils ne peuvent pas faire cela, la raison pour laquelle ils ne viennent pas, c’est qu’ils ne peuvent pas le faire.» Et j’ai dit: «Moi non plus, je ne le peux. Mais le Dieu du Ciel qui a ressuscitĂ© Son Fils, JĂ©sus-Christ, qui est vivant aujourd’hui et que je reprĂ©sente, m’a montrĂ© en vision que cet homme va recouvrer la vue. Maintenant, s’Il ne l’accomplit pas, alors je suis un faux conducteur et je devrais ĂȘtre chassĂ© de l’Inde. Mais, ai-je dit, s’Il l’accomplit, alors que vous tous, vous avez vu comment vos prĂȘtres et–et vos saints hommes sont restĂ©s calmes, ai-je dit, je–je voudrais voir cet homme recouvrer la vue. Je n’aimerais pas disputer sur vos manuels et votre religion. Je voudrais simplement que cet–que cet homme recouvre la vue. Et que le Dieu qui est le Dieu de la crĂ©ation, qui a crĂ©Ă© la race humaine, lui restaure la vue; en effet, un canular ne tiendra pas. Il faudra quelque chose de rĂ©el, parce que cela devra ĂȘtre crĂ©Ă©, comme il n’a pas d’yeux.»

14        N’ayez pas peur. Notre Dieu est Dieu. Si jamais Il a Ă©tĂ© Dieu, Il est encore Dieu. Et s’Il est tant soit peu Dieu, Il est le Dieu de toute la crĂ©ation. Et alors, ayant dit cela, j’ai aussi ajoutĂ©: «Ils ne peuvent rien dire. Moi non plus, mais Dieu a montrĂ© qu’il en sera ainsi. Maintenant, nous verrons si cela va arriver.» Et ils ont inclinĂ© la tĂȘte. Et pendant que nous priions, les yeux de cet homme s’étaient ouverts. Il voyait aussi bien que n’importe qui ici prĂ©sent.

            Oh! J’ai dit: «Combien parmi vous recevront JĂ©sus-Christ comme leur Sauveur personnel si les yeux de cet homme s’ouvrent?» Et aussi loin que pouvait porter le regard, des dizaines de milliers de mains Ă©taient levĂ©es. Et alors, sans collaboration des Ă©glises...

            Peut-ĂȘtre que, ce soir, quatre-vingt-dix-neuf de chaque millier sont retournĂ©s dans le temple de Bouddha et autres, par manque d’hommes avec qui collaborer, qui iraient lĂ  et amĂšneraient ces gens dans les Ă©glises. C’est pitoyable qu’il n’y ait pas de collaboration parmi les chrĂ©tiens aujourd’hui lorsque Dieu essaie de faire quelque chose. C’est la chose la plus difficile que j’ai trouvĂ©e, l’incomprĂ©hension la plus grande, que les gens ne veulent pas collaborer parce qu’on n’est pas de leur dĂ©nomination. C’est une disgrĂące aux yeux du monde.

15        Eh bien, ce soir, je ne suis point venu vous parler de la guĂ©rison divine. Je suis venu juste vous parler quelques instants, me familiariser avec vous, afin de nous connaĂźtre les uns les autres. En effet, nous sommes juste une fois de passage dans ce monde, et nous aurons Ă  passer l’éternitĂ© ensemble aprĂšs cela.

            Et maintenant, inclinons la tĂȘte juste un instant pour un–un mot de priĂšre.

            Ô Seigneur Dieu, CrĂ©ateur des cieux et de la terre, nous venons Ă  Toi aussi humblement que nous savons le faire, avec des tĂȘtes inclinĂ©es vers la poussiĂšre de la terre d’oĂč nous avons Ă©tĂ© tirĂ©s et oĂč, un jour, si JĂ©sus tarde, nous retournerons. Mais comme l’a dit Job d’autrefois, nous savons ceci: «Je sais que mon RĂ©dempteur est vivant, et qu’Il se lĂšvera le dernier sur la terre. Quand ma peau sera dĂ©truite, Il se lĂšvera; quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu.» Nous sommes si heureux de cette espĂ©rance qui repose dans notre sein ce soir, de savoir qu’un jour, nous verrons Celui que nous aimons et en Qui nous croyons, l’HĂŽte invisible qui est dans cette salle ce soir.

16        Maintenant, Ta Parole est ouverte devant nous, Seigneur, et nous Te demandons de bĂ©nir Ta Parole que... Circoncis les lĂšvres qui parleront et les oreilles qui Ă©couteront.

            Et accorde, Seigneur, que s’il y en a ici qui ne sont pas chrĂ©tiens, qu’ils s’abandonnent humblement Ă  Toi. Et s’il y en a qui sont tombĂ©s, qu’ils reviennent comme le fils prodigue, qu’ils reviennent Ă  la maison ce soir, Ă  la maison du PĂšre. Et nous prions, Seigneur, pour ceux qui sont malades. S’il y en a ici, ou les affligĂ©s, pendant que la Parole sera proclamĂ©e, qu’ils reçoivent JĂ©sus et qu’ils soient guĂ©ris de leurs maladies.

            BĂ©nis ce petit temple Beulah. BĂ©nis son aimable pasteur, et tous les diacres, le conseil, et tous les laĂŻcs. Puisse-t-il subsister longtemps comme un mĂ©morial de JĂ©sus-Christ et de Sa cause. Et que d’ici partent des missionnaires et–et des prĂ©dicateurs qui aideront Ă  Ă©vangĂ©liser le monde. BĂ©nis chaque effort qui sera conjuguĂ©. Et que ces frĂšres ici, ces soeurs du Canada, leurs... les conducteurs des chants, et–et les musiciens, nous Te prions, Seigneur, de bĂ©nir leur ministĂšre. Enrichis cela, PĂšre. Donne-leur des Ăąmes en contrepartie, car nous croyons que c’est le dĂ©sir de leur coeur.

            Pardonne-nous tous nos manquements. Que le Saint-Esprit nous visite ce soir, car nous nous attendons davantage Ă  Lui au Nom de JĂ©sus. Amen.

17        C’est juste pour vous parler quelques instants. En effet, je ne connais pas l’heure oĂč on vous laisse sortir des services. Il est pratiquement 21 h 00 dĂ©jĂ . Et demain, c’est aussi une grande journĂ©e pour nous, et je sais que ça sera aussi le cas pour vous. Et j’aimerais vous inviter tous. Si jamais vous ĂȘtes lĂ  oĂč se tiennent les rĂ©unions, eh bien, venez, sentez-vous chez vous. Si vous ĂȘtes lĂ  Ă  Jeffersonville, eh bien, voyez-nous pendant que vous y ĂȘtes. Ces chanteurs qui chantent si bien et la musique d’il y a quelques instants, faites un saut au tabernacle et faites-nous entendre certains de cantiques du genre. Et, pasteurs, vous savez, vous ĂȘtes tous les bienvenus.

18        Nous aimerions lire le Psaume 63, juste un court passage des Ecritures, un texte un peu familier.

Ô Dieu! tu es mon Dieu, je te cherche; mon Ăąme a soif de toi, mon corps soupire aprĂšs toi, dans une terre aride, dessĂ©chĂ©e, sans eau.

Ainsi je te contemple dans le sanctuaire, pour voir ta puissance et ta gloire,

Car ta bonté vaut mieux que la vie: Mes lÚvres célÚbrent tes louanges.

            Je m’étais souvent demandĂ© de quoi David parlait. Et je me rappelle la premiĂšre fois que j’ai lu ce passage des Ecritures, je n’arrivais simplement pas Ă  comprendre ce que David voulait dire par: «Car ta bontĂ© vaut mieux que la vie.» Qu’est-ce qui pouvait valoir mieux que la vie?

            Si le Seigneur Dieu venait vers moi ce soir et disait: «Je vais te rajeunir, du vieil homme Ă  un jeune garçon d’environ dix-huit ans; Je te laisserai vivre mille ans sur la terre, Je placerai toutes les richesses du monde entre tes mains et Je te promets que tu ne connaĂźtras aucun jour d’ennui, mais tout sera joie pendant mille ans...» Ou: «Je vais te laisser vivre encore cinquante ans, faire que tu mendies ton pain dans la rue, tu te traĂźnes dans la maladie; mais cependant, Ă  la fin, Je te donnerai la Vie Eternelle», je dirais: «Seigneur, laisse-moi mendier. Laisse-moi traĂźner, ou laisse-moi souffrir, ou n’importe quoi, tant que j’aurai la Vie Eternelle.»

            C’est la vie qui vous conduit. C’est ce qui constitue votre conduite. Vous ne pouvez simplement pas cacher la vraie vie. Il n’y a aucun moyen de faire cela.

19        Avez-vous dĂ©jĂ  construit un trottoir? Certains parmi vous les hommes l’ont sans doute fait. Et vous enlevez simplement toute la saletĂ©, vous arrangez le trottoir, vous y coulez du bĂ©ton. Mais aprĂšs, en Ă©tĂ©, lorsque vous vous mettez Ă  couper l’herbe, savez-vous oĂč on trouve le plus d’herbes? Juste Ă  cĂŽtĂ© du trottoir. Il y a deux fois plus d’herbes qu’ailleurs. Pourquoi ça? C’est parce que lĂ , sous ce bĂ©ton, vous avez couvert quelques semences. Mais aussitĂŽt que les rayons du soleil se mettent Ă  baigner la terre, et que la saison est favorable, cette semence a la vie en elle. Et vous ne pouvez pas cacher la vie. Elle se frayera une voie par-dessus ces morceaux de bĂ©ton jusqu’à sortir, alors, elle peut lever sa petite tĂȘte et louer Dieu. Vous ne pouvez pas cacher la vie.

            C’est pourquoi, si vous avez la Vie Eternelle, on peut vous ensevelir sous la mer, ou–ou incinĂ©rer votre corps, mais vous revivrez Ă  la Venue de JĂ©sus. Il n’y a aucun moyen de vous retenir. On ne peut pas cacher la vraie vie.

20        J’avais un ami aumĂŽnier qui avait Ă©tĂ© Ă  la PremiĂšre Guerre mondiale. Il me racontait, disant: «Billy, un jour, on avait jetĂ© lĂ  en France ce gaz moutarde et la chlore lors de la PremiĂšre Guerre mondiale.» Et il a dit: «Nous Ă©tions lĂ  prĂšs d’Alsace Lorraine.» Et il a dit: «C’était un–un jour horrible pour moi. C’était Ă  PĂąques et, oh! le gaz avait simplement consumĂ© les arbres, la verdure, et il ne restait rien de vivant.» Et il a dit: «C’était un matin pluvieux, et une infirmiĂšre traversait la salle, tenant un–un Ă©norme bouquet de lys calla en main. Elle passait Ă  cĂŽtĂ© des lits de ces soldats blessĂ©s, leur donnant Ă  chacun un lys.» Il a dit: «Ces jeunes gens estropiĂ©s, d’autres brĂ»lĂ©s, d’autres aveugles, saisissaient ce lys, poussaient des cris et pleuraient, parce que c’était un signe de la maison.» Il a dit: «Je ne pouvais pas supporter cela. Je suis sorti, et le chef du bataillon a dit: ‘AumĂŽnier, je vais au front vĂ©rifier certains tanks qui Ă©taient... ou certains vĂ©hicules dĂ©pecĂ©s, voir s’il y en a qui peuvent ĂȘtre ramenĂ©s, amenĂ©s dans la zone neutre, d’oĂč on avait repoussĂ© les Allemands.’»

21        Il a dit: «Je suis donc allĂ© lĂ  et il est allĂ©... il m’a amenĂ© lĂ , Ă  bord du side-car, une petite motocyclette.» Il a dit: «Lorsque nous nous sommes arrĂȘtĂ©s lĂ  dans le–dans le champ, a-t-il dit, j’ai regardĂ© tout autour, et je me suis dit: ‘Oh! C’est bien lĂ  un endroit dĂ©solĂ©, n’est-ce pas?’» Il a dit: «Il n’y a pas de feuille Ă  l’arbre. Il n’y a nulle part un brin d’herbe. Et pourtant, c’est PĂąques.» Et il a dit: «J’ai marchĂ© lĂ  et j’ai Ă©tĂ© attirĂ© vers un petit rocher.» Et il a dit: «Je l’ai retournĂ© avec mon pied.» Il a dit: «A votre avis, qu’y avait-il sous ce rocher?» Il a dit: «Il y avait un petit lys de PĂąques cachĂ© sous le rocher tout ce temps qu’il y avait des gaz et la guerre.» Il a dit: «J’allais l’arracher et j’ai dit: ‘C’est trop sacrĂ©.’» Il a dit: «Je me suis agenouillĂ© lĂ  et j’ai dit: ‘Seigneur, cache-moi dans le Rocher des Ăąges. PrĂ©serve ma vie, ĂŽ Seigneur, comme Tu as prĂ©servĂ© ce lys.’» La vie, c’est une chose prĂ©cieuse. La vie modĂšle votre caractĂšre.

22        Il y a quelque temps, lĂ  dans le Sud d’oĂč je viens, on y pratiquait l’esclavage, il y a des annĂ©es. Ils... Les Afrikans les amenaient lĂ , les–les Boers plutĂŽt. Et–et ils amenaient les–les gens de couleur depuis l’Afrique. Ils les vendaient comme esclaves dans le Sud. Oh! Quel pĂ©chĂ© et quelle mauvaise chose Ă  faire! Mais ils devenaient si vils qu’ils vendaient carrĂ©ment les esclaves comme on vendrait des voitures d’occasion dans un parking, on allait simplement lĂ  et–et on les achetait. Les nĂ©gociants passaient, les achetaient, les emportaient et les vendaient moyennant une somme d’argent, des ĂȘtres humains pour qui Christ Ă©tait mort!

            On racontait une histoire qu’un jour, un nĂ©gociant est passĂ© dans une grande plantation. Il y avait lĂ  beaucoup d’esclaves. Alors, il a dit au–au maĂźtre, il a dit: «Je–j’aimerais visiter vos esclaves, peut-ĂȘtre que je pourrais vous proposer des prix intĂ©ressants.»

            Le maĂźtre a dit: «Allez-y.»

            Et il est allĂ© visiter la plantation. Et ces esclaves Ă©tant loin de chez eux, ils avaient Ă©tĂ© capturĂ©s, ils avaient Ă©tĂ© arrachĂ©s Ă  leurs mĂšres, arrachĂ©s parfois Ă  leurs enfants, des mĂšres arrachĂ©es Ă  leurs maris; ils avaient Ă©tĂ© simplement amenĂ©s ici, et on se servait d’eux comme des bĂȘtes de somme. Ils Ă©taient donc tristes. Ils savaient qu’ils ne reverraient plus jamais papa, ils ne reverraient plus jamais maman, ils ne reverraient plus jamais l’enfant. Ils Ă©taient esclaves et Ă©trangers dans un pays Ă©tranger. Ils n’avaient pas l’esprit au travail. On prenait les fouets et on les flagellait pour les faire travailler.

23        Et on a remarquĂ© un jeune esclave, un jeune homme. On n’avait jamais Ă  le fouetter. Il avait le torse bombĂ©, le menton relevĂ©. Il s’attelait bien Ă  l’oeuvre. Sans trop tarder, le nĂ©gociant a dit: «J’aimerais acheter cet esclave-lĂ .»

            Mais le maĂźtre a dit: «Mais celui-lĂ  n’est pas Ă  vendre.»

            «Eh bien, a-t-il dit, il est si diffĂ©rent des autres esclaves.» Il a demandĂ©: «Est-ce lui leur chef?»

            Le maĂźtre a dit: «Non, ce n’est pas lui le chef. Il n’est qu’un esclave.»

            Le nĂ©gociant a dit: «Eh bien, peut-ĂȘtre que vous le nourrissez un peu mieux que les autres.»

            Le maĂźtre a dit: «Non, il mange Ă  la cuisine avec les autres esclaves. C’est juste un esclave.»

            «Eh bien», a dit le maĂźtre... «Qu’est-ce qui le rend si diffĂ©rent des autres esclaves?»

            Et le maĂźtre a dit: «Je me le suis demandĂ© depuis longtemps, mais j’ai fini par en dĂ©couvrir la raison un jour.» Il a dit: «Vous savez, lĂ  dans sa patrie, son pĂšre est le roi d’une tribu. Et quoiqu’étranger, il sait cependant qu’il est fils d’un roi, et il se conduit en consĂ©quence.»

24        Que doivent faire les chrĂ©tiens? Nous sommes Ă©trangers. Mais notre PĂšre est le Roi, et nous sommes fils et filles du Roi. Nous devrions nous conduire comme des fils et des filles de Dieu.

            Quand je vois l’église se relĂącher Ă  ce point, les femmes dans des habits immoraux, et les agissements des hommes, ça me fait de la peine parce que nous sommes des fils et des filles de Dieu, et nous devrions agir, marcher, parler et nous conduire en consĂ©quence. Lorsque nous nous en Ă©loignons, je crains qu’il y ait quelque chose qui cloche en nous. Nous avons perdu la vision de qui nous sommes. En effet, la vie qui est en nous, c’est ce qui nous conduit et nous dirige.

            Je pense donc Ă  David qui dit que–que Ta bontĂ© vaut mieux que la vie pour moi. Il doit donc y avoir deux sortes de vie, ou je dirais ceci: «Ça vaut plus qu’une sorte de vie.»

            Et certaines personnes pensent que cette vie ici est–est juste un... consiste en des fĂȘtes, en des boissons, Ă  courir çà et lĂ  et Ă  aller aux danses; c’est ça qu’ils appellent la vie.

25        Je tenais une rĂ©union... Je... et je dĂ©teste aborder ceci, Ă  cause de certains de mes amis du Canada qui sont assis ici. Mais j’étais au Canada, et l’organisateur des rĂ©unions est aussi prĂ©sent maintenant, frĂšre Sothmann, lĂ , je tenais une sĂ©rie de rĂ©unions dans une arĂšne sur glace. On m’avait logĂ© dans un... l’hĂŽtel. Et cet aprĂšs-midi-lĂ , Ă  mon retour... J’avais passĂ© un bon bout de temps au Canada, et je n’avais pas connu du boucan, un tas d’histoires, comme ce que nous connaissons ici chez nous.

            Et de retour ce soir-lĂ , revenant de la campagne oĂč j’avais Ă©tĂ©, je suis descendu Ă  l’hĂŽtel. J’ai vu des AmĂ©ricains affluer, il y avait des bouteilles de whisky partout. Et lorsque je suis revenu de l’église ce soir-lĂ , aprĂšs le service, je suis entrĂ© dans l’ascenseur. J’avais passĂ© lĂ  environ une semaine, je n’avais point vu pareille chose.

            Et l’ascenseur Ă©tait... il y avait partout des bouteilles de whisky et des canettes de biĂšre. Et lorsque le jeune homme a fermĂ© la porte pour m’emporter dans l’ascenseur, j’ai regardĂ© partout. Et il savait qui–qui j’étais, et il a dit: «C’est dur.»

            Et j’ai dit: «Parfois, de tels personnages me font honte d’ĂȘtre AmĂ©ricain, avec une telle conduite.» Et il m’a laissĂ© sortir Ă  l’étage, lĂ  trĂšs haut, pratiquement au sommet.

26        Et il y avait une certaine loge d’ici en AmĂ©rique qui tenait sa convention lĂ  au Canada. Et lorsque je suis sorti de l’ascenseur, oh! il y avait partout des histoires les plus horribles. Et lĂ  loin, au bout du couloir, il y avait deux jeunes femmes, je pense, vers la fin de la vingtaine ou au dĂ©but de la trentaine. Elles Ă©taient en sous-vĂȘtements, tenant une bouteille de whisky en main, trĂšs ivres; toutes les deux portaient des bagues de mariage. Oh! Ă©videmment, elles se tapaient simplement un petit amusement sain. C’est le pĂ©chĂ©!

            Et elles cherchaient Ă  passer, pieds nus, sans bĂąts, juste en sous-vĂȘtements, avec une bouteille de whisky en main, lĂ , le regard vague; et des hommes cherchaient Ă  sortir des chambres pour tomber sur elles et essayer de les attraper comme cela; elles Ă©taient tellement ivres qu’elles n’arrivaient guĂšre Ă  se relever.

            Et je me suis dit: «C’est honteux, ça, n’est-ce pas?» Mais ici aux Etats-Unis, nous appelons cela juste un petit moment de dĂ©tente. Peut-ĂȘtre qu’un papa est restĂ© Ă  la maison s’occuper de l’enfant. Cela ne s’applique pas seulement aux fem-... aux femmes, c’est pareil pour les hommes. Un pĂ©chĂ© reste un pĂ©chĂ©, peu m’importe de quel cĂŽtĂ© il apparaĂźt, c’est un pĂ©chĂ©, et c’est faux; et nous, en tant que nation chrĂ©tienne, nous visitons nos voisins, comme cela, avec nos loges et autres, et un tas d’histoires; c’est une si grande disgrĂące.

27        Alors, je me suis arrĂȘtĂ©. Et un jeune homme tituba, se cogna la tĂȘte contre l’autre paroi, tomba sur le plancher et se renversa, et il profĂ©ra toutes sortes de sales choses. Et ces jeunes femmes passaient et se sont arrĂȘtĂ©es. Je m’étais retirĂ© Ă  un petit endroit pour observer. Et ces jeunes femmes se sont arrĂȘtĂ©es juste devant moi. Elles ont pris chacune une gorgĂ©e de la bouteille; elles se sont baissĂ©es, ont soulevĂ© ce petit jupon et ont lancĂ© le pied en l’air, tout en s’écriant: «Youpi! C’est ça la vie!»

            Je me suis avancĂ© lĂ , je les ai saisies toutes les deux par la main. J’ai dit: «Excusez-moi, ça, ce n’est pas la vie; c’est la mort! La Bible dit: ‘Celle qui vit dans les plaisirs est morte, quoique vivante.’»

            Il y a trop de ce genre de comportements dans nos Ă©glises, dans les nations aujourd’hui, nĂ©anmoins elles se disent chrĂ©tiennes.

            La plus grande pierre d’achoppement que le christianisme ait jamais eue, ce n’est pas le contrebandier d’alcool du coin; lui, nous savons qu’il est marquĂ©; mais c’est l’hypocrite qui se dit chrĂ©tien, qui mĂšne, tout en Ă©tant dans l’église, une telle vie parmi les autres. C’est la preuve qu’il n’a jamais connu le Seigneur JĂ©sus; sinon, il ne ferait pas cela. Ce genre de vie est horrible. Ça ne peut pas ĂȘtre le genre de vie dont parlait David.

28        Les uns pensent que cela consiste Ă  se faire de l’argent: «C’est ça la vie; se faire de l’argent, beaucoup d’argent.» Et peu aprĂšs, vous perdrez cela, vous prendrez un pistolet et vous vous ferez sauter la cervelle. Ça ne peut pas ĂȘtre ça la vie. Ça, c’est la mort.

            Les autres pensent que c’est la joie de la jeunesse, sortir, danser et autres, faire des farces, faire des histoires, l’immoralitĂ©, et le lendemain matin, avoir des maux de tĂȘte, des chagrins, des foyers brisĂ©s. Ce n’est pas ça la vie. Ça, c’est la mort dĂ©guisĂ©e. C’est le loup en peaux de brebis. Ça ne peut pas ĂȘtre ça la vie. C’est la mort.

            Et le monde est sĂ©duit par ce genre de choses. Mais la question est la suivante: «Mon frĂšre, ma soeur, ce soir, qu’est-ce qui pousse les hommes et les femmes Ă  faire cela s’ils jouissent du bon sens? Qu’est-ce qui les pousse Ă  faire cela? Qu’est-ce qui leur donne l’ardent dĂ©sir de boire du whisky? Qu’est-ce qui pousse les AmĂ©ricains Ă  fumer la cigarette alors que le Reader’s Digest dit que cent trente-trois mille personnes sont condamnĂ©es cette annĂ©e pour avoir fumĂ© la cigarette? Mais ils se mettent Ă  le faire malgrĂ© tout. Le cancer fait rage partout... Des articles: «Une cargaison de cancer.» Et on vend davantage de cigarettes chaque jour: «Acheter un carton de cancer; une bouteille de tuberculose.» Et ils cherchent et sucent ces histoires par plaisir. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Qu’est-ce? Ils n’y peuvent rien, disent-ils.

29        Si le diable ne peut pas vous embrouiller avec l’une de ces choses, alors il vous prendra et cherchera Ă  vous amener Ă  adhĂ©rer Ă  une Ă©glise quelque part pour vous Ă©loigner de la chose; alors, votre Ă©tat sera tout aussi mauvais en cherchant Ă  vous cacher derriĂšre une quelconque Ă©glise ou un quelconque credo, ou une quelconque dĂ©nomination. C’est faux.

            Mais pour commencer, qu’est-ce qui pousse un homme Ă  faire cela? C’est parce que, de par sa crĂ©ation, l’homme a Ă©tĂ© ainsi crĂ©Ă© par Dieu, de façon qu’il ait soif.

            Il y a dans le coeur un petit compartiment que rien, Ă  part Dieu, ne satisfera. Et l’homme a soif de quelque chose, cette vraie soif est pour Dieu. Et personne n’a le droit de chercher Ă  Ă©tancher cette sainte soif en la livrant au diable pour des choses du monde. Vous n’avez pas le droit de chercher Ă  cacher cette soif en adhĂ©rant Ă  une Ă©glise. Dieu est l’unique Bien qui satisfera cela. Dieu, le Saint-Esprit, est l’unique Bien qui peut satisfaire cette soif-lĂ . JĂ©sus a dit: «Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice.» C’est Dieu qui cherche Ă  atteindre le coeur humain. Et le diable cherche Ă  Ă©tancher cela en laissant les gens boire Ă  mort, ou courir Ă  mort, ou faire quelque chose d’autre. Mais Dieu a crĂ©Ă© l’homme de maniĂšre Ă  avoir cette sainte soif. Et si vous ne recevez pas Dieu, alors vous aurez Ă  prendre autre chose pour–pour apaiser cet appel-lĂ . C’est ça qui rend l’homme ainsi.

30        Dieu l’a crĂ©Ă© pour ĂȘtre un roi. Dieu veut s’asseoir sur le trĂŽne de votre coeur. Vous n’avez pas le droit de laisser le diable placer en vous ses propres histoires. Vous n’avez pas le droit de chercher Ă  satis... Et permettez-moi de vous dire ceci: Rien ne satisfera cela en dehors de Dieu. Vous pouvez faire tout ce que vous voulez, boire jusqu’à devenir fou, mais vous ne serez jamais satisfait, Ă  moins que Christ occupe Sa place dans le coeur humain. Ça sera rĂ©glĂ©. Alors, la foi s’installera. Beaucoup de gens voient de grandes Ă©glises, de grandes dĂ©nominations, le monde intellectuel. Ils considĂšrent ce qu’ils peuvent voir avec leurs yeux.

31        Il y a quelque temps, j’étais dans un petit-dĂ©jeuner avec Billy Graham Ă  Louisville. Et il a dit... Il a pris la Bible et a dit: «Ceci est l’Etalon de Dieu.» Il a dit: «J’entre dans une ville, j’y tiens un rĂ©veil. J’ai vingt mille convertis en six semaines.» Il a dit: «Je reviens dans un an, je n’en ai pas vingt sur les vingt mille.» Et puis, il a dit: «Paul entrait dans une ville et faisait un seul converti; en revenant l’annĂ©e suivante, il en avait vingt Ă  partir de ce seul.» Il a dit... Eh bien, voici ce que Billy a dit, devant un groupe de prĂ©dicateurs, environ trois cents; il a dit: «C’est Ă  cause de vous, groupe de prĂ©dicateurs paresseux, qui restez assis, les pieds sur le bureau, et qui n’allez pas rendre visite aux gens.» Il a dit: «C’est pourquoi ces gens ne restent pas.»

            Et je me suis dit: «Monsieur Graham, mon aimable frĂšre, un homme devant qui j’îterai le chapeau pour saluer en lui le vaillant soldat de Dieu. Oui. Mais Paul s’y prenait diffĂ©remment. Paul n’allait pas rendre visite Ă  ses convertis aprĂšs leur conversion; en effet, il quittait la ville et revenait auprĂšs de ce seul converti. Mais ce qu’il faisait pour ce converti-lĂ , c’est qu’il le faisait entrer dans quelque chose qui enflammait son Ăąme.» Ce n’était pas Ă  cause d’un prĂ©dicateur paresseux; s’il avait la mĂȘme chose, il ne resterait pas paresseux comme cela. Il se mettrait en action pour Christ, quelque chose brĂ»lerait dans son coeur et cela ne l’aurait pas laissĂ© tranquille. Nous le faisons simplement passer par l’intellectualisme.

32        Dans le jardin d’Eden, le diable a choisi la tĂȘte de l’homme. Dieu a pris son coeur. Le diable cherche Ă  lui montrer ce qu’il peut voir avec ses yeux. Dieu, dans son coeur, lui fait croire des choses par la foi, des choses qu’il ne peut pas voir: «Or, la foi est une ferme assurance des choses qu’on espĂšre, une dĂ©monstration de celles qu’on ne voit pas.»

            Voyez, l’homme voudra voir un grand bĂątiment, ou–ou quelque chose d’impressionnant, qui produit des effets psychologiques! Dieu n’est pas dans la psychologie. Il ne travaille pas avec les facultĂ©s mentales. Vous ne pourrez jamais comprendre Dieu. Vous croyez en Dieu par la foi.

33        Ce matin, je parlais au petit-dĂ©jeuner; je disais que la raison pour laquelle les gens vont adhĂ©rer aux Ă©glises et y inscrire leurs noms, c’est qu’ils cherchent Ă  Ă©viter la nouvelle naissance. Ils ne veulent pas de la nouvelle naissance. Oh! Certains thĂ©ologiens aujourd’hui se reprĂ©sentent ce qu’ils appellent la nouvelle naissance: Serrer la main, inscrire son nom dans un registre et croire une dĂ©claration des credos. Mais la nouvelle naissance, c’est ĂȘtre... mourir et naĂźtre de nouveau, une nouvelle–une nouvelle crĂ©ation en Christ.

            Tout le monde sait qu’à la naissance d’un enfant, oĂč qu’elle ait lieu, sur le pavement d’une Ă©table ou sur un matelas en paille, ou dans une–une chambre dĂ©corĂ©e d’hĂŽpital, il y a un gĂąchis; peu importe oĂč elle a lieu. Mais qu’est-ce? C’est un gĂąchis, mais elle produit la vie. C’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui; d’une naissance, une naissance spirituelle. C’est un gĂąchis, mais ça produit la Vie, la Vie chrĂ©tienne, une nouvelle Vie, la Vie, cette Vie de sacrifice.

34        Il y en a qui disent: «Je ne pourrais pas devenir membre de l’une de ces Ă©glises du Plein Evangile. On crie, on hurle, on agite les mains et des choses semblables.» C’est bien. Il se peut qu’ils agissent drĂŽlement, mais ils sont nĂ©s. Ils peuvent passer pour un gĂąchis, mais ils ont la Vie. C’est ça la chose. Tant que vous avez la Vie... Demandez Ă  l’un d’eux s’il est satisfait. Observez comment il agit, les endroits qu’il frĂ©quente.

            On reconnaĂźt l’oiseau par ses habitudes. Un corbeau et une colombe ne peuvent pas avoir communion; leurs rĂ©gimes alimentaires sont diffĂ©rents. Et un chrĂ©tien ne peut pas se mĂȘler au monde. Un corbeau est un hypocrite. Un hypocrite est un–un sĂ©ducteur. Un corbeau peut se poser sur une vieille charogne, manger toute la journĂ©e, puis s’envoler dans un champ de blĂ© et manger du blĂ© Ă  cĂŽtĂ© des colombes. Mais la colombe peut manger du blĂ©, mais elle ne peut pas manger de la charogne. Pourquoi? Elle n’a pas de bile. Elle ne peut pas digĂ©rer cela. Et c’est pareil pour un chrĂ©tien; il est dĂ©barrassĂ© de l’amertume. Il ne peut pas digĂ©rer les choses du monde. Mais un hypocrite peut vivre dans le pĂ©chĂ© toute la journĂ©e, entrer dans l’église la nuit et crier comme les autres. Ça, c’est un hypocrite.

35        Eh bien, une fois nĂ© de nouveau, vous n’avez pas Ă  faire l’hypocrite; vous ĂȘtes une nouvelle crĂ©ation. Vous ĂȘtes dĂ©barrassĂ© de la bile d’amertume, du dĂ©sir du monde.

            «Oh! Ta bontĂ© vaut mieux que la vie, ainsi je Te contemple dans le sanctuaire pour voir Ta puissance. Mon Ăąme a soif de Toi dans une terre aride, sans eau.» David Ă©tait un berger. C’était un homme des bois. Il connaissait le comportement des animaux. Eh bien, il se peut que nous ayons des frĂšres chasseurs ici. Je suis un chasseur. Et alors, lĂ  en Afrique, on a une biche, un chevreuil. Eh bien, comme ils ont des chiens sauvages... Nous en avons ici, appelĂ©s des loups. GĂ©nĂ©ralement, les biches se nourrissent en groupe, il y a toujours un gardien qui veille tout le temps. Vous voyez, gĂ©nĂ©ralement, elles sortent et restent en alerte. Et c’est gĂ©nĂ©ralement une biche qui veille sur ses petits.

36        Si certaines de nos mĂšres amĂ©ricaines continuaient Ă  surveiller leurs filles comme la mĂšre biche surveille ses faons, nous n’aurions pas tant de dĂ©linquance juvĂ©nile. Alors, ils...

            Remarquez, les chiens sauvages poursuivent cette biche, et ils se faufilent trĂšs subtilement. Le conducteur de ce troupeau va se faufiler trĂšs subtilement, surveillant le lieu oĂč sont les–les biches. Et si ces chiens peuvent isoler une biche et l’amener Ă  ĂȘtre tellement absorbĂ©e par ce qu’elle fait, elle ne remarquera point ce chien s’approcher; en effet, le chien est astucieux, il va avoir le vent en face, ou plutĂŽt le loup. Il se faufilera trĂšs subtilement.

            Que des fois je les ai vus faire cela! Ils se faufileront trĂšs subtilement, et ils surveillent. Et peu aprĂšs, cette petite biche, ses instincts commencent Ă  lui faire savoir qu’il y a un danger imminent. Pourtant, elle ne peut pas flairer le chien, ni le voir. Mais elle sait que quelque chose ne tourne pas rond. En effet, c’est une biche et elle sait qu’il y a un danger.

37        Et il n’y a personne qui tombe donc dĂ©libĂ©rĂ©ment dans le pĂ©chĂ© sans que Dieu l’ait premiĂšrement averti. Quelque chose vous le fera savoir. Et ce soir, il y a lĂ  plus d’une jeune fille qui Ă©coute et vers qui le loup se faufile. Vous savez, on a ce qu’on appelle le sifflet du loup. Ils... Un sifflet du loup. Et ils sifflent ces jeunes filles. Et elles sortent lĂ  dans la rue, en habits indĂ©cents. Honte Ă  vous mĂšres qui les laissez faire cela!

            Vous parlez de l’analphabĂ©tisme des gens de Kentucky, d’oĂč je viens! Certaines de ces vieilles mĂšres lĂ ... Que sa fille sorte et fasse cela, elle la couvrira d’ampoules de part et d’autre avec la courroie du tonneau. C’est vrai. Mais, oh! vous pensez qu’elle est populaire! Vous apprenez Ă  faire des claquettes, Ă  faire toutes ces petites choses, Ă  porter des habits comme cela, et puis, elle tombe dans la disgrĂące, et c’est vous qui ĂȘtes blĂąmable. C’est tout Ă  fait vrai.

38        Ce dont nous avons besoin ce soir, ce sont des mĂšres Ă  l’ancienne mode comme celles que nous avions autrefois en AmĂ©rique. Nous avons besoin des pĂšres pieux qui prient et des mĂšres pieuses qui prient, qui amĂšneront leurs enfants devant Dieu plutĂŽt que devant un spectacle ou quelque chose comme ça d’Elvis Presley. Siffler les jeunes filles pour qu’elles se retournent. Elles pensent ĂȘtre mignonnes. ChĂ©rie, si seulement vous vous rendiez compte que c’est un chien de meute de l’enfer! C’est vrai.

39        Certains parmi vous, jeunes gens... Une petite JĂ©zabel fardĂ©e lĂ  dehors, vous pensez qu’elle est mignonne. Elle peut l’ĂȘtre... Elle peut paraĂźtre ainsi de l’extĂ©rieur; vous devriez l’attraper lorsque son visage est lavĂ©; vous ne pourriez pas garder d’elle cette conception-lĂ . Peut-ĂȘtre que son coeur est tout aussi noir que les murs noircis de l’enfer. Vous ne pouvez pas le savoir... Ne regardez donc pas ça. Cela vieillira et disparaĂźtra. C’est vieux et cela passera.

            Cherchez quelque chose de rĂ©el et d’authentique. Voyez si cette jeune fille est nĂ©e de nouveau. Si elle n’est pas sauvĂ©e, n’ayez alors rien Ă  faire avec elle. Et faites de mĂȘme avec le jeune homme.

            Les ennuis parmi nous les–les chrĂ©tiens aujourd’hui, c’est qu’il y a un relĂąchement, des mariages, des mariages mixtes; il y a un gĂąchis tel qu’il n’y a rien qui puisse redresser cela. Nous sommes mĂ»rs pour le jugement. Un de ces soirs, Dieu nettoiera tout avec une bombe atomique. Et vos noms sont inscrits lĂ -dessus en Russie. Et le monde entier tremble et se demande ce qui se passe. Le loup se faufile. Nous avons trop flirtĂ© avec le reste du monde, avec les choses du monde.

40        Eh bien, la chose suivante, nous le savons, c’est que cette petite biche ne devrait pas s’éloigner du troupeau, de lĂ  oĂč elle est protĂ©gĂ©e, de l’église oĂč elle reçoit le Saint-Esprit par la prĂ©dication de la Parole. Nous sommes lavĂ©s par le lavage d’eau de la Parole. Et alors, si vous vous Ă©loignez et que vous commencez Ă  vous absenter de l’église pour rester Ă  la maison regarder la tĂ©lĂ©vision le mercredi soir alors qu’on tient une rĂ©union de priĂšre, en ce moment-lĂ  mĂȘme vous ĂȘtes sur la voie de sortie. Lorsque les dĂ©sirs que vous Ă©prouvez de regarder une Ă©mission Ă  la tĂ©lĂ©vision dĂ©passent ceux d’entendre l’Evangile, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans votre Ăąme. C’est vrai. C’est vrai. [Quelqu’un parle en langue et un autre interprĂšte.–N.D.E.] Amen.

            Maintenant, si je comprends bien les Ecritures, un homme parle en langue inconnue pour lui-mĂȘme, un autre interprĂšte cela... Un homme qui ne sait pas ce qu’il dit, un autre qui ne sait pas ce qu’il dit, mais la voix nous a Ă©tĂ© interprĂ©tĂ©e: un appel de la part de Dieu. C’est vrai: «Tournez-vous vers Moi, a-t-Il dit, toutes les extrĂ©mitĂ©s... C’est Moi le GuĂ©risseur, Celui qui donne la Vie, la vision de la Vie.» Il est la Vie. Oh! Combien nous Lui sommes reconnaissants de ce que nous avons l’opportunitĂ© de venir Ă  la Fontaine qui est remplie du Sang tirĂ© des veines d’Emmanuel.

41        Cette petite biche, juste pour terminer cela. Si ce loup sautait sur cette petite biche... il a deux «crocs de sang.» Et il saisira cette petite biche juste derriĂšre l’oreille. Et il enfoncera ses crocs, et puis, oscillera de tout son poids. Et ces Ă©normes crocs arracheront le cou de cette petite biche. Alors, celle-ci bondira, puis tombera et sera couverte de chiens en quelques instants, des loups, pour arracher les os de ce petit animal.

            C’est ce que Satan fait. Si jamais il peut une fois s’approcher assez de vous, pour vous emballer lĂ -dedans, la meute des chiens de l’enfer sautera directement sur vous et vous dĂ©pouillera de tout: toute votre moralitĂ© et tout, tout ce que vous avez. Vous resterez lĂ  sali et souillĂ© devant Dieu.

42        Eh bien, parfois, si la petite biche est dynamique, trĂšs habile, voyez, quand le chien s’approche, elle sautera. Et alors, le chien va.... va rater l’oreille, la veine jugulaire ici, il l’attrapera au flanc.

            Eh bien, c’est vers le point d’équilibre de la biche. L’arriĂšre-train pĂšse plus que celui de devant, mais celui de devant a le cou et la tĂȘte. Ainsi, c’est Ă  peu prĂšs ça le milieu de la biche. Il saisira cela. Il se ballottera comme cela, et la biche ne pourra pas courir. Elle perdra l’équilibre et tombera. Et alors, elle sera couverte des chiens.

            Eh bien, si la petite biche est dynamique, aussitĂŽt que le chien la saisira au flanc, si elle saute trĂšs vite de cĂŽtĂ©, ou se lĂšve, fait juste un saut par derriĂšre... sans chercher Ă  fuir, juste sauter, ou sauter de cĂŽtĂ©, le morceau de viande sera arrachĂ© de la–de la gueule du chien. Alors, il doit courir pour sa vie. C’est ce dont David parle. Avez-vous dĂ©jĂ  vu une biche blessĂ©e?

            LĂ  dans le Sud, on les chasse avec des chiens. Je pense que c’est une mauvaise chose. Mais on les chasse avec des chiens. Et lorsqu’une biche est blessĂ©e, si jamais elle peut atteindre l’eau, elle vivra. Vous ne la rattraperez jamais. En effet, elle va continuer Ă  boire de l’eau, et cela va coaguler le sang, et elle ne saignera plus.

43        David dit: «Pareil Ă  une biche qui soupire aprĂšs le courant d’eau, mon Ăąme soupire aprĂšs Toi, ĂŽ Dieu.»

            Pouvez-vous vous reprĂ©senter cette petite biche saigner, en train de courir avec une meute de chiens juste derriĂšre elle? Et elle a son petit nez levĂ© [FrĂšre Branham imite l’halĂštement.–N.D.E], flairant partout: «Si seulement je peux flairer l’eau. Il me faut atteindre l’eau, sinon je mourrai.» Une fois arrivĂ©e Ă  l’eau, elle est en sĂ©curitĂ©. Elle doit trouver de l’eau, sinon elle meurt. David a dit: «Pareil Ă  une biche qui soupire aprĂšs le courant d’eau, mon Ăąme soupire aprĂšs Toi, ĂŽ Dieu.»

            Quand les hommes et les femmes atteindront le point oĂč ils devront avoir Dieu, sinon mourir, ils atteindront le courant d’eau. C’est vrai. Que vous soyez malade et que vous ayez besoin de la guĂ©rison, que vous soyez dans un Ă©tat dĂ©sespĂ©rĂ©, je peux dire qu’il y a une Fontaine remplie du Sang tirĂ© des veines d’Emmanuel, les pĂ©cheurs plongĂ©s dans ce flot perdent toutes les taches de leur culpabilitĂ©. C’est la Vie Eternelle, Le connaĂźtre; non pas connaĂźtre Son Livre, non pas connaĂźtre Son Eglise, non pas connaĂźtre Son credo, mais Le connaĂźtre, Lui, Le connaĂźtre comme votre Sauveur personnel, Celui qui vous remplit du Saint-Esprit. Cela vous donne la Vie pour progresser. C’est la Vie dont David parlait. «Mes lĂšvres Te loueront, parce que Ta bontĂ© vaut mieux que la vie pour moi. Mes lĂšvres Te loueront.»

44        Inclinons juste un instant la tĂȘte. Je pense que ce message de tout Ă  l’heure, c’était quelque chose qui m’arrĂȘtait, me disant qu’il est temps. Nous allons prier. Je me demande combien ici voudraient qu’on se souvienne d’eux dans la priĂšre maintenant mĂȘme; qu’ils veuillent simplement lever la main pour dire: «FrĂšre Branham, rappelle-moi aux souvenirs de Dieu.» Que Dieu vous bĂ©nisse, c’est bien. Que Dieu vous bĂ©nisse.

            Combien ici ne sont pas chrĂ©tiens et aimeraient avoir une–une communion avec Christ? Vous... Vous avez peut-ĂȘtre adhĂ©rĂ© Ă  une Ă©glise quelque part. Peut-ĂȘtre que vous avez mĂȘme Ă©tĂ© immergĂ© dans l’eau. Mais cependant, vous savez que cette soif et cette faim de Dieu ne sont pas dans votre coeur, mais vous aimeriez les avoir lĂ . Voudriez-vous juste lever la main pour dire: «Souvenez-vous de moi, FrĂšre Branham. Priez pour moi ce soir?» Que Dieu vous bĂ©nisse, madame. Que Dieu vous bĂ©nisse, monsieur. Que Dieu vous bĂ©nisse, madame; c’est bien. Que Dieu vous bĂ©nisse, c’est bien.

45        Y a-t-il ici un rĂ©trograde... Oui, lĂ  au fond, soeur, que Dieu vous bĂ©nisse. Y a-t-il ici un rĂ©trograde qui dirait: «FrĂšre Branham, je me suis Ă©garĂ©. Je ne voudrais pas penser que j’étais un hypocrite, FrĂšre Branham, mais je–je ne vis vraiment pas ce que je devrais vivre. Si je quittais ce bĂątiment ce soir et que je rentrais Ă  la maison, je pourrais voir mon coeur battre un peu drĂŽlement, je ferais venir le mĂ©decin, il viendrait et dirait: ‘C’est une crise cardiaque. Elle se meurt. Il se meurt.’» Cela pourrait arriver ainsi. «FrĂšre Branham, je–je n’aimerais pas que cela arrive ainsi. Je–je ne suis pas encore prĂȘt Ă  aller. Je–je n’ai pas beaucoup priĂ© Dieu. Je–j’aimerais avoir une marche plus intime.» Voudriez-vous lever la main pour dire: «Ô Dieu, souviens-Toi de moi?» Que Dieu vous bĂ©nisse, c’est bien. Des mains partout.

46        Je vais demander au pianiste ou Ă  l’organiste, quoi qu’il soit, de venir Ă  l’orgue juste un instant, ou au piano, l’un ou l’autre. Et je vais prier. Y en a-t-il ici qui aimeraient vraiment... qui vivent avec Dieu, mais qui aimeraient avoir une marche un peu plus intime avec Dieu, juste dire: «Seigneur, souviens-Toi de moi? Mon Ăąme a soif, ĂŽ Seigneur. Je... Moi... Je suis tellement assoiffĂ©, je ne sais pas ce que je ferai, Seigneur. Viens-moi en aide. Je suis–je suis dĂ©sespĂ©rĂ©ment dans le besoin. J’ai... je veux venir.»

            Il y a une Fontaine remplie du sang, tirĂ© des veines d’Emmanuel. Il n’y a pas d’autres fontaines oĂč les pĂ©cheurs plongĂ©s dans ce flot perdent toutes les taches de leur culpabilitĂ©. Le voleur mourant s’est rĂ©joui de voir cette Fontaine en son jour. LĂ , puissĂ©-je, moi, vil comme Lui, ĂŽter tous mes pĂ©chĂ©s.

47        Gardons nos tĂȘtes inclinĂ©es juste un instant maintenant pendant que la musique joue doucement.

            Un jour, il y avait un grand garçon, un soldat qui Ă©tait couchĂ© sur un champ de bataille, mourant. Un autre chrĂ©tien s’est approchĂ© de lui et lui a dit: «Mon ami, tu te meurs.»

            Il a dit: «Je le sais.»

            Il lui a demandĂ©: «Es-tu chrĂ©tien?»

            Il a dit: «Je–je l’ai Ă©tĂ© une fois.»

            Il a dit: «Qu’est-il arrivĂ©?»

            Il a dit: «Je ne sais pas.» Il a dit: «Je me suis Ă©cartĂ© de Jean 3.16, mais cela ne m’a jamais quittĂ©.»

            C’est ça, frĂšre, si jamais vous avez goĂ»tĂ© que le Seigneur est bon, cela ne vous quittera jamais. Vous pourrez vous Ă©garer, mais cela ne vous quittera jamais.

48        Seigneur, sois misĂ©ricordieux envers nous, Seigneur. Ceci, sans doute, sera la derniĂšre fois oĂč certains parmi nous, Seigneur, se voient donc sur cette terre. Il y en a ici ce soir que je ne reverrai plus jamais jusqu’à ce que ce sermon sera jouĂ© sur le grand magnĂ©tophone de Dieu au jour du Jugement, et que le grand film sera projetĂ©, et qu’on verra lĂ  des mains levĂ©es. Seigneur, ce sera un tĂ©moignage qu’ils ont cru en Toi et qu’ils ont besoin de Toi. Or, Tu as dit: «Je ne rejetterai pas celui qui vient Ă  Moi. Celui qui Ă©coute Mes Paroles et qui croit Ă  Celui qui M’a envoyĂ© a la Vie Eternelle. Il ne viendra point en jugement, mais il est passĂ© de la mort Ă  la vie.» Je sais, Seigneur, que personne n’a pu lever la main sans que Tu aies vu cela. Et ils ont violĂ© chaque loi de la science en levant la main. En effet, selon la science, les mains sont censĂ©es ĂȘtre pendues, mais il y a un Esprit Ă  cĂŽtĂ© d’eux, le Saint-Esprit, qui a dit: «LĂšve la main.» Et ils ont levĂ© la main, brisant la loi de la science. Pourquoi? Il y a en eux une Vie qui a pris la dĂ©cision pour le CrĂ©ateur et ils ont levĂ© la main. Reçois-les, PĂšre divin. Et il est aussi Ă©crit...

EN HAUT