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PrĂ©dication Ta Foi T’a SauvĂ© de William Branham a Ă©tĂ© prĂȘchĂ©e 54-0411 La durĂ©e est de: 40 minutes .pdf La traduction Shp
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Ta Foi T’a SauvĂ©

1          Merci, FrĂšre Moore. Bonsoir, les amis. C’est un plaisir que de revenir ici ce soir Ă  la clĂŽture de cette sĂ©rie de rĂ©unions Ă  Shreveport, pour reprĂ©senter encore JĂ©sus-Christ devant cet auditoire. Non pas que ce soit pour moi un plaisir de clĂŽturer la sĂ©rie de rĂ©unions, pas du tout ; mais c’est un plaisir d’avoir Ă©tĂ© avec vous tous pendant mon sĂ©jour ici. Combien vous avez Ă©tĂ© gentils envers moi ! Vous m’avez soutenu par votre foi et par tout ce que vous avez fait pour moi. J’apprĂ©cie cela.

            Je remercie frĂšre Moore et son staff du Life Tabernacle, ainsi que tous les autres ministres, les ministres qui collaborent, tous les laĂŻcs et les gens qui sont venus. Nous vous remercions tous. Nous voulons remercier ceux qui assurent la surveillance de cet auditoire, les gardiens. J’ai rencontrĂ© deux d’entre eux, je pense, dehors... en entrant ; ce sont des gens braves et aimables. Je suis heureux qu’ils le soient. Ils ont beaucoup Ă  faire par ici et diffĂ©rents services et ainsi de suite. Je prie que Dieu soit avec eux.

2          Et maintenant, il y a quelques instants, pendant que j’étais dans le vestiaire... J’étais lĂ  derriĂšre pendant juste un petit instant ; j’étais en priĂšre. Je suis venu un peu tĂŽt ce soir, et pendant que j’étais assis lĂ  derriĂšre, Ă©coutant ces bons cantiques, je me disais: «Oh ! la la ! c’est simplement comme le Ciel pour moi,» d’entendre ces beaux cantiques. Et j’ai envoyĂ© une requĂȘte pour mon... un de mes cantiques favoris: Puis JĂ©sus vint. Descendant de Sa gloire, JĂ©sus vint, et Crois seulement, ce sont mes cantiques favoris.

            Et je suis vraiment reconnaissant que notre Seigneur JĂ©sus ait fait ce qu’Il a fait pour nous, et je crois que ce soir sera l’apogĂ©e, que de trĂšs grands miracles, des signes et des prodiges seront accomplis ce soir en Son Nom.

3          Maintenant, aprĂšs mon dĂ©part d’ici ce soir, j’ai environ huit cents miles [1287,5 km] Ă  parcourir en voiture, pour arriver chez moi parfois demain, demain soir, et le lendemain mĂȘme, je m’en irai pour le Kentucky. Et puis, aprĂšs mon retour, j’irai Ă  Denver, jusqu’au Canada. Un programme trĂšs chargĂ©, trĂšs ardu, mais je me dis: pendant que j’ai une voix et que Dieu m’a permis de trouver grĂące devant un grand nombre de Son peuple, je vais consacrer ma vie comme Il l’a fait pour l’édification et l’avancement de Son Royaume bĂ©ni, pour lequel Il est mort.

            Je vais vous demander quelque chose Ă  vous tous. Peut-ĂȘtre qu’avant que je ne puisse retourner au tabernacle ou ici, j’irai probablement outre-mer. Le Seigneur a fixĂ© le temps. J’ai fixĂ© cela. Il ne me laisserait pas aller Ă  ce moment-lĂ . Et Il m’a dit de le faire en septembre, c’est donc lĂ  le moment. Ainsi, en septembre on ira en Inde, en Afrique, en Palestine, en Allemagne, et dans beaucoup d’autres pays, peut-ĂȘtre, avant de revenir ; en Angleterre, en France. Veuillez donc priez pour moi. Et je vais lĂ -bas pour essayer de faire mon possible pour apporter ce glorieux Evangile.

4          Je me demande, mes amis, ce soir, si nous pouvons appeler... Les Juifs cherchent des signes, les Grecs la sagesse. Un Juif reste toujours un Juif ; il cherche toujours des signes.

            Monsieur Pethrus, le chef de l’Eglise de Philadelphie de Stockholm, en SuĂšde, d’oĂč nous venons de rentrer tout rĂ©cemment, ces toutes derniĂšres annĂ©es, frĂšre Moore, frĂšre Brown, et moi, de lĂ ... Ils ont dit qu’ils ont envoyĂ© un demi-million de Bibles Ă  ces Juifs qui rentrent en Palestine. Eux, en lisant le Nouveau Testament... Ils n’avaient jamais appris que JĂ©sus a Ă©tĂ© sur la terre. Ils Ă©taient lĂ  depuis, je pense, la dĂ©portation Ă  Babylone, ou la captivitĂ© romaine. Et ils–ils ont lu la Bible, et ils ont dit: «Si c’est le Messie, si JĂ©sus est le Messie Juif, qu’Il nous voie... que nous Le voyions accomplir le signe du prophĂšte, nous accepterons cela.» Oh ! la la ! j’espĂšre que c’est ça. J’espĂšre que Dieu sera avec moi. Et je pourrai me tenir devant beaucoup de milliers d’entre eux et leur poser cette question, et Dieu sera lĂ . Il montrera cela aux Juifs.

5          Et peut-ĂȘtre... Qu’en serait-il si ceci arrivait? Je ne dis pas que cela arrivera. A ce propos, si je leur demandais si JĂ©sus... en lisant les Ecritures, nous voyons qu’Il ne dĂ©clarait pas qu’Il Ă©tait un guĂ©risseur, Il dĂ©clarait seulement voir des visions, ce que le PĂšre Lui disait de faire, Il allait et faisait cela. Nous tous, lecteurs de la Bible, nous le savons. JĂ©sus a dit: «Je ne peux rien faire de Moi-mĂȘme»: Jean 5.19, «mais ce que Je vois faire au PĂšre, le Fils le fait pareillement. Le PĂšre agit jusqu’à prĂ©sent ; Moi aussi, J’agis.» Eh bien, si c’est donc ce qu’Il Ă©tait sur la terre, beaucoup de gens sont venus Ă  Lui, s’Il n’avait pas eu de visions, Il pensait qu’ils avaient suffisamment de foi ; Il disait: «Ta foi t’a sauvĂ© ; qu’il te soit fait selon ta foi.» Mais quand Il recevait une vision, Il ne disait que ce que Dieu Lui disait de dire. «Va, c’est terminĂ©,» et ainsi de suite.

6          Maintenant, si les gens voient et que je dise: «Eh bien, si JĂ©sus-Christ est le Messie Juif, tel que je Le prĂ©sente, et s’Il est ressuscitĂ© des morts, dĂ©clarant que les choses qu’Il avait faites pendant qu’Il Ă©tait ici sur terre, Il les a donnĂ©es Ă  Son Eglise... Eh bien, si JĂ©sus fait cela, allez-vous L’accepter comme votre Sauveur personnel?», leur dire cela comme je l’ai fait en Afrique. Et sur base de cette mĂȘme chose, en Afrique, j’ai vu trente mille purs paĂŻens venir Ă  JĂ©sus-Christ en un seul appel Ă  l’autel ; trente mille qui ont brisĂ© leurs idoles par terre, ont jetĂ© tous leurs fĂ©tiches, ont essuyĂ© de leur visage la boue et ont abandonnĂ© leur superstition, leurs maquillages et autres qu’ils utilisent pour aller Ă  la guerre, les maquillages paĂŻens, et ils sont venus Ă  JĂ©sus-Christ, trente mille en une fois.

            Permettez que je dise ceci avec amour et respect. Non pas parce que c’était... j’étais lĂ , mon ami, oh ! la la ! non, mais parce que JĂ©sus-Christ Ă©tait lĂ . Ça faisait plus de convertis qu’il n’y en a eu en Afrique pendant les cent cinquante ans passĂ©s, Ă  ma connaissance. C’était fait en l’espace de cinq minutes, sur base de ce que le monde appelle fanatisme, et de ce que JĂ©sus-Christ nous a ordonnĂ© de faire. Voyez-vous ce que je veux dire? Je fais de mon mieux pour amener le Seigneur JĂ©sus Ă  chaque personne Ă  qui je le peux avant que la fin ne vienne.

7          Maintenant, si ces Juifs recevaient Ă  cent pour cent JĂ©sus-Christ Ă  ce moment-lĂ , je leur dirais: «Juste Ă  l’endroit oĂč vous vous tenez, juste ici en Palestine, juste ici Ă  JĂ©rusalem, le Saint-Esprit est tombĂ© la premiĂšre fois sur les Juifs. Maintenant, pendant que vous vous tenez lĂ  sur le mĂȘme terrain, recevez le Saint-Esprit.» Et qu’en serait-il si le Saint-Esprit tombait sur trente ou quarante ou cinquante mille Juifs en une fois? Savez-vous ce qui arriverait? L’ñge des Gentils serait terminĂ©. C’est juste.

            Que les Juifs une fois se redressent, et observez ce qui arrivera. Nous, nous restons chez nous et nous raisonnons Ă  ce sujet, et ainsi de suite. Les Juifs eux sortent et font le travail Ă  ce sujet. Les Juifs ont Ă©tĂ© les plus grands missionnaires que Dieu ait jamais eus. Ils avaient certainement... Paul a apportĂ© l’Evangile au monde entier connu de son jour. Beaucoup de malades et d’affligĂ©s se trouvaient Ă  JĂ©rusalem, mais il a dĂ» aller en Asie et ailleurs. Il devait rĂ©pandre l’Evangile.

            Et vous savez que la dispensation des Gentils sera bientĂŽt terminĂ©e. Tous les croyants savent cela. Il se peut que ceci soit le moment. Que Dieu ait pitiĂ©, chrĂ©tiens. Que Dieu ait pitiĂ©, pĂ©cheur. Si vous n’ĂȘtes pas un chrĂ©tien ce soir, ne franchissez pas le seuil de ces portes sans que vous ne soyez devenu un chrĂ©tien. Acceptez le Seigneur JĂ©sus-Christ maintenant comme votre Sauveur personnel.

8          Que Dieu soit avec vous. J’espĂšre que j’ai essayĂ©. Et je remercie une fois de plus chacun de vous ; j’ai essayĂ© de dire combien j’apprĂ©cie cela. Je ne peux pas y arriver. Que le Saint-Esprit dise Ă  chacun de vous ce que je pense dans mon coeur.

            Je pense, ils me l’ont dit, je crois, qu’on a prĂ©levĂ© une petite offrande d’amour pour moi. Il ne fallait pas faire cela. Mais je suis un pauvre homme. Je n’ai rien comme biens de ce monde. C’est la vĂ©ritĂ©. Tout ce que j’ai, ce soir, c’est une petite maison construite lĂ -bas. FrĂšre Moore m’avait fait le plan, et il voulait la construire lui-mĂȘme. J’ai laissĂ© les gens la construire Ă  partir d’une offrande. Je ne l’ai pas gardĂ©e pour moi. AprĂšs que je l’ai considĂ©rĂ©e, je me suis dit: «Ce n’est pas juste.» Aucun Branham n’a eu une maison ; nous sommes tous des vagabonds, des voyageurs. J’ai dit: «Ce n’est pas juste que moi, je possĂšde ceci ; cela est donnĂ© par des gens malades. Et s’il m’arrivait quelque chose? Je la remettrai Ă  l’église ici, pour qu’elle soit utilisĂ©e comme un presbytĂšre, et pour que cela ne soit pas ma propriĂ©tĂ© Ă  moi. Le tabernacle au croisement de la 8e avenue et de la rue Penn appartient Ă  l’église. On pourrait m’en faire sortir un matin si on le dĂ©sirait.

9          Mais, quelqu’un m’a offert une voiture. C’est frĂšre Moore qui a initiĂ© la chose ; des gens ont prĂ©levĂ© des offrandes par ici. J’ai une voiture que j’échange chaque annĂ©e, et un vieux camion. VoilĂ  ce que j’ai comme possession.

            Il se peut qu’il y ait quelques centaines de dollars en banque... Il faut Ă  peu prĂšs cent dollars par jour pour faire fonctionner mes affaires. Vous pourriez vous imaginer, nous avons un compte dĂ©biteur la moitiĂ© du temps. Si vous n’y croyez pas, Ă©crivez simplement Ă  la sociĂ©tĂ© (la banque) et vous verrez. C’est juste. Le peu que je reçois comme offrande d’amour Ă  la fin de la rĂ©union, quand nous avons couvert toutes les dĂ©penses, cela rĂšgle la question. A la fin de la rĂ©union, vous prĂ©levez une offrande d’amour. Si c’est suffisant, je rentre chez moi et demande Ă  mon secrĂ©taire combien il faut pour le besoin du bureau, combien nous sommes endettĂ©s. Nous comblons, nous rĂ©glons tout ce que nous pouvons. S’il en reste un petit quelque chose, pour m’amener moi et mon fils Ă  la prochaine rĂ©union, je place cela dans les champs missionnaires Ă  l’étranger. Un jour il me faudra rendre compte pour chaque sou qui m’aura Ă©tĂ© donnĂ©. Et si je place cela dans l’oeuvre de Dieu, je voudrais ĂȘtre un bon intendant de Ses affaires. C’est ce que j’essaie d’ĂȘtre ; Dieu sait que c’est la vĂ©ritĂ©. C’est juste.

10        Je suis allĂ© Ă  un petit dĂźner l’autre jour. Mon fils m’avait fait porter une veste blanche. Je ne me sentais pas dans mon assiette avec cette veste ; je ne pouvais mĂȘme pas parler Ă  ce dĂźner. J’ai dit: «Billy, ça ne paraĂźt pas juste.»

            Il a dit: «Porte-la, papa. C’est ma veste, porte-la.» Eh bien, je n’ai pas voulu le blesser. FrĂšre, soeur, j’ai dit ceci avec humilitĂ© et ce n’est pas pour m’attirer ou essayer de gagner la sympathie. Les habits que j’ai, ce sont les gens qui me les offrent. La veste que je porte, frĂšre Moore Ă©tait avec moi, je l’ai reçue en SuĂšde cela fait quatre ans ; la paire de souliers, c’est ma femme qui me l’a achetĂ©e. J’ai un autre complet lĂ -bas qui m’a Ă©tĂ© offert en Floride. Un autre, je l’ai reçu en Finlande ; j’en ai eu deux en Allemagne, plutĂŽt non pas en Allemagne, mais en Afrique. VoilĂ  d’oĂč me viennent ces habits. C’est ce que les gens m’offrent. Certains sont des habits qui m’ont Ă©tĂ© cĂ©dĂ©s. C’est vrai. J’ai reçu un complet de la Californie, il y a environ cinq ans, et je le porte depuis lors. Et cela–cela fait environ six, sept ans que je l’ai. Mais qu’est-ce? C’est amplement suffisant. Lui n’avait qu’un seul vĂȘtement, et Il a empruntĂ© la tombe de quelqu’un pour y ĂȘtre enseveli.

            J’aurais pu ĂȘtre un homme trĂšs riche si j’avais pris tout l’argent que les gens m’avaient offert, mais j’aimerais ĂȘtre tout aussi pauvre que ceux qui viennent pour qu’on prie pour eux. Nous sommes des concitoyens du Royaume de Dieu. Je ne dis pas ça pour le simple plaisir de le dire. Je dis cela parce que je veux que vous sachiez, mes amis, que le Royaume de Dieu ne consiste pas dans les richesses de cette terre, dans de beaux vĂȘtements. Il s’agit d’un coeur soumis Ă  Dieu, c’est lĂ  que Dieu oeuvre.

11        Il y a quelque temps, en Californie, un brave ami armĂ©nien a dit: «FrĂšre Branham, est-ce que vous roulez Ă  bord de ce vieux camion Chevrolet?»

            J’ai dit: «Oui, monsieur.»

            Il a dit: «Nous venons d’offrir Ă  Abaick une nouvelle Cadillac bleue.» Il a dit: «J’en ai une stationnĂ©e lĂ -bas, et une Packard fabriquĂ©e sur commande qui n’a effectuĂ© que trois cents miles [environ 480 km]. Faites votre choix.»

            J’ai dit: «C’est gentil. Mais cela donnerait-il une bonne impression, que moi, je traverse l’Arkansas, quelque part, Ă  bord d’une voiture Cadillac, et qu’une pauvre petite femme soit lĂ , traĂźnant un gros sac de coton derriĂšre elle, mangeant du lard avec du pain de maĂŻs comme petit dĂ©jeuner, et ne gagnant que deux dollars par jour? Elle dirait: ‘ Oh ! voilĂ  frĂšre Branham qui passe.’» Pas moi. Je n’en veux pas. Non, non. «Je suis venu nu dans ce monde, et nu je m’en irai.» Mais ce qui est Ă  l’intĂ©rieur de moi, j’attends que cela m’amĂšne au-delĂ  des Ă©toiles et des lunes, jusque lĂ  oĂč Celui que j’aime vit et m’attend. Et je ferai tout mon possible pour Le servir jusqu’à ce qu’Il m’appelle. Prions.

12        PĂšre cĂ©leste, en baissant les yeux sur ces Paroles, qui ont Ă©tĂ© inspirĂ©es par l’Ecrivain, je Te prie d’ouvrir la Parole ce soir, et puisse-t-Elle pĂ©nĂ©trer trĂšs profondĂ©ment dans le coeur. Mon coeur est agitĂ©, quand je regarde ici et vois ce pauvre homme qui s’appuie contre sa femme alors qu’elle est assise lĂ , pleurant ; de petits bĂ©bĂ©s qui sont Ă©tendus ici sur des lits de camp. Ô Dieu, si seulement il y a quelque chose que je peux faire, veux-Tu m’aider? S’il y a un quelconque moyen par lequel je peux Te reprĂ©senter, d’une maniĂšre quelconque, aide-moi, Dieu bien-aimĂ©.

            Beaucoup sont assis ici, peut-ĂȘtre, souffrant du cancer et des troubles cardiaques, qui peuvent ne pas rester en vie jusqu’au matin, si Tu ne leur donnes pas un peu de foi ou s’ils n’ont pas un peu de foi pour recevoir leur guĂ©rison. Ô Dieu, je prie ce soir que quelque chose d’inhabituel se produise. Puisses-Tu Te manifester ce soir comme Tu l’as fait Ă  ces gens-lĂ  Ă  EmmaĂŒs. Fais quelque chose d’un peu diffĂ©rent afin que tout le monde ici reconnaisse qu’Il s’agit de Toi, PĂšre. Accorde-le. Nous Te remercions pour les Paroles que Tu nous as donnĂ©es cette semaine. Pour tout ce que Tu as fait pour nous, nous Te remercions. Et maintenant, ouvre la Parole, Ă  nos coeurs, Seigneur. Et puissions-nous dire, quand nous nous en irons, comme ceux qui revenaient d’EmmaĂŒs: «Nos coeurs ne brĂ»laient-ils pas au-dedans de nous, lorsqu’Il nous parlait?» Car nous le demandons au Nom de JĂ©sus. Amen.

13        Dans Saint Marc, chapitre 10, Ă  partir du verset 46, nous lisons ceci:

Ils arrivÚrent à Jéricho. Et, lorsque Jésus en sortit, avec ses disciples et une assez grande foule, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, était assis au bord du chemin.

Il entendit que c’était JĂ©sus de Nazareth, et il se mit Ă  crier; Fils de David, JĂ©sus aie pitiĂ© de moi !

Plusieurs le reprenaient, pour le faire taire ; mais il criait beaucoup plus fort ; Fils de David, aie pitié de moi!

JĂ©sus s’arrĂȘta, (Oh ! j’aime cela. Sa foi a arrĂȘtĂ© JĂ©sus sur Son chemin.) Et... JĂ©sus... et dit: Appelez-le. Ils appelĂšrent l’aveugle, en lui disant: Prends courage, lĂšve-toi, il t’appelle.

L’aveugle jeta son manteau, et, se levant d’un bond, vint vers JĂ©sus.

JĂ©sus, prenant la parole, lui dit: Que veux-tu que je te fasse? Rabbouni, lui rĂ©pondit l’aveugle, que je recouvre la vue.

Et JĂ©sus lui dit: Va, ta foi t’a sauvĂ©.

AussitĂŽt il recouvra la vue, et suivit JĂ©sus dans le chemin.

14        Juste pour les quelques prochaines minutes, j’aimerais faire ces commentaires sur ce petit texte, juste pendant un bref instant. Nous allons essayer de voir pour combien de personnes je peux prier dans cette ligne. Si ces hommes veulent bien me soutenir pour que je prie pour elles.

            Notre scĂšne ce soir est un tableau trĂšs tragique, trĂšs triste, alors que nous voyons JĂ©richo. JĂ©richo a toujours Ă©tĂ© une ville maudite depuis que les Juifs ont pris possession de la Palestine. JosuĂ© avait dit: «Maudit soit celui qui rebĂątira cette ville.» JĂ©richo a toujours reprĂ©sentĂ© une condition rĂ©trograde.

            JĂ©rusalem est situĂ©e au-dessus de JĂ©richo, ce qui est cĂ©leste, et elle laisse derriĂšre JĂ©richo, en descendant, on s’éloigne de Dieu... La ville maudite... la ville bĂ©nie, la ville maudite.

            A l’époque de notre scĂšne de ce soir, l’aveugle BartimĂ©e, un vieux mendiant aveugle, peut-ĂȘtre en haillons, mendiait ses sous alors qu’il Ă©tait assis Ă  cĂŽtĂ© de cette clĂŽture ou plutĂŽt de ce mur, prĂšs de la grande route, lĂ  oĂč elle passait prĂšs de la grande route. Peut-ĂȘtre, en ce jour froid de novembre ; en effet, il grelottait lĂ , son... il fait froid...

            Et pendant qu’il Ă©tait assis lĂ  au bord de la grande route, il avait beaucoup de concurrents. En ce temps-lĂ , il y avait beaucoup d’aveugles dans le pays. C’est Ă  peine si de temps en temps un Ă©tranger passant par lĂ  pouvait lui donner un sou. Mais vous pouvez vous imaginer combien c’était dur pour les mendiants lorsqu’ils Ă©taient aveugles, avec la lĂšpre, qu’ils Ă©taient lĂ©preux, sourds, muets. La route Ă©tait bondĂ©e de toutes sortes de mendiants. Et qu’est-ce qu’un pauvre vieux mendiant pouvait recevoir Ă  cĂŽtĂ© de tout ce groupe de gens? Alors qu’il Ă©tait assis lĂ , sous un vent froid, sans doute, il s’était frayĂ© une voie dans ce monde des tĂ©nĂšbres oĂč il vivait... A l’intĂ©rieur, il y avait un groupe de gens qui professaient ĂȘtre trĂšs religieux, et qui cependant Ă©taient trĂšs indiffĂ©rents, trĂšs mĂ©chants, trĂšs impies.

15        Il y avait peut-ĂȘtre tant de mendiants et tout qu’on ne pensait mĂȘme pas Ă  l’aveugle BartimĂ©e. Et voici qu’il Ă©tait assis lĂ , enfermĂ© dans un monde des tĂ©nĂšbres. A cĂŽtĂ© de lui, passait la route de JĂ©richo, qui allait jusqu’à JĂ©rusalem, les pavĂ©s de la route Ă©taient peut-ĂȘtre bien polis Ă  cause du grand nombre de voyageurs qui faisaient des va-et-vient sur la route. Sur cette mĂȘme route, le grand guerrier JosuĂ© avait conduit les enfants d’IsraĂ«l, plusieurs annĂ©es auparavant.

            Sur cette mĂȘme route, avaient marchĂ© Elie et ElisĂ©e alors qu’ils allaient au Jourdain. Sans doute que ce vieux mendiant aveugle qui Ă©tait assis lĂ , se disait... dans son monde des tĂ©nĂšbres, se disait: «Si seulement j’avais vĂ©cu au jour oĂč Elie et ElisĂ©e Ă©taient passĂ©s par ici, j’aurais criĂ©, et ils auraient priĂ© pour moi. Et Dieu m’aurait redonnĂ© la vue. Mais maintenant, tous les gens de cette ville et des environs disent que les jours des miracles sont passĂ©s.»

            Mais peut-ĂȘtre qu’au fond de son coeur, il croyait que Dieu Ă©tait toujours vivant. Il ignorait que juste sur cette route venait sa dĂ©livrance. Je me demande si tel n’est pas notre cas ce soir. Je l’espĂšre. Beaucoup d’entre vous qui ĂȘtes assis ici, sont malades, affligĂ©s, nĂ©cessiteux, et certains d’entre vous se meurent de maladie.

16        LĂ  c’était la mĂȘme chose: de grandes villes, de grands hommes de science, mais dans votre cas, il est impossible d’obtenir de l’aide. Peut-ĂȘtre que l’aveugle BartimĂ©e, mĂȘme s’il avait eu de l’argent, il n’y aurait eu aucun moyen pour pouvoir l’aider, une opĂ©ration. Il Ă©tait... On m’a dit que cet homme Ă©tait nĂ© dans cet Ă©tat. Ça, je l’ignore. Ce... L’Ecriture ne soutient pas cela. Mais de toute façon, il Ă©tait aveugle. Et mĂȘme s’il pouvait subir une opĂ©ration, il n’en avait pas le moyen ; en effet, il Ă©tait un mendiant. Il n’y aurait peut-ĂȘtre pas eu de l’aide pour lui, si cela venait par la mĂ©dicine, et il n’y avait pas moyen de l’opĂ©rer ou plutĂŽt pas d’argent pour qu’il soit opĂ©rĂ©. Alors il Ă©tait dans cette condition horrible ; mais au fond de son coeur il Ă©tait un croyant. Vous savez, je pense toujours que si un homme croit rĂ©ellement, Dieu disposera quelque chose pour lui. Ne croyez-vous pas cela? Si dans votre coeur il y a une soif pour Dieu, il devra y avoir quelque chose pour rĂ©pondre Ă  cette soif.

17        Et voici qu’il est assis lĂ  dans ses tĂ©nĂšbres. Eh bien, personne ne passe par lĂ  ; un moment aprĂšs, il tend l’oreille. Il entend quelqu’un murmurer. Les gens disent: «Il vient par ici.» PrĂ©sentons cela sous forme de drame pour un moment.

            «Il vient par ici.» Quelques instants aprĂšs, j’entends une bande de gens crier: «Bonsoir, pĂšre.» Les sacrificateurs passent. J’entends un sacrificateur dire: «Et en voilĂ  une idĂ©e, ce BĂ©elzĂ©bul arrive dans la ville pour dĂ©ranger nos Ă©glises ! Il ne fait que dire du mal. Eh bien, nous savons que les jours des miracles sont passĂ©s. Il ne chasse les dĂ©mons que par BĂ©elzĂ©bul. Il est un diseur de bonne aventure. C’est comme ça qu’il sait qui l’a touchĂ© et ainsi de suite. Eh bien, il est BĂ©elzĂ©bul, ni plus ni moins. Et il est oint du diable, et ce n’est que le diable qui l’aide.»

18        LĂ  au fond du coeur du vieil aveugle BartimĂ©e, quelque chose a commencĂ© Ă  se retourner: «Je me demande si rĂ©ellement Il va venir par ici.»

            Quelques instants aprĂšs, il a entendu un tas de cris et des hurlements: «Hosanna !», c’était quelqu’un qui croyait en Lui.

            J’entends le sacrificateur dire: «Ecoutez cette bande d’extrĂ©mistes. Ecoutez. Regardez qui Le suit. Regardez qui viennent Ă  Ses rĂ©unions: ces pauvres proscrits.» La Bible dit que des gens du peuple L’écoutaient avec plaisir. «Regardez Ă  quel genre de foule Il s’associe. Cela montre qu’Il ne vaut rien.»

            Quel dommage ! ils n’ont pas compris qui Il Ă©tait. Je me demande aujourd’hui si ce n’est pas une grande chose aussi aujourd’hui, amis chrĂ©tiens. Les gens ne comprennent simplement pas qui Il est, ils ne comprennent pas qu’Il est aujourd’hui le mĂȘme qu’Il Ă©tait Ă  l’époque.

19        Je peux entendre les gens blasphĂ©mer. AprĂšs quelque temps, l’aveugle BartimĂ©e a continuĂ© Ă  dire: «C’est qui–c’est qui qui passe? C’est qui qui passe?»

            Quelqu’un a dit: «C’est JĂ©sus de Nazareth qui passe.» Oh ! la la ! Une nouvelle espĂ©rance est entrĂ©e dans son coeur. Il se passe quelque chose. VoilĂ  sa premiĂšre et derniĂšre chance. Il ne passera plus jamais par lĂ . VoilĂ  son unique espĂ©rance. Et comment savons-nous ce soir s’il n’y a pas parmi vous les hommes et les femmes qui sont assis ici, des gens pour qui c’est leur seule espĂ©rance? Il se peut qu’Il ne passe plus jamais par ici.

            Alors il a saisi ses haillons, il a dit: «JĂ©sus, Fils de David, aie pitiĂ© de moi !» Peut-ĂȘtre qu’à cause de la clameur des gens et des cris, JĂ©sus n’avait pas entendu sa voix. Mais il s’est dit: «Oh ! Il va me passer.» «Oh ! Fils de David, aie pitiĂ© de moi !»

            JĂ©sus, qui Ă©tait dans une profonde mĂ©ditation, avait la face tournĂ©e vers JĂ©rusalem. Etant le Fils de Dieu, Il savait qu’Il devait aller Ă  JĂ©rusalem, et lĂ  ĂȘtre crucifiĂ© dans les prochains jours. Vous savez quoi, mes amis, vous et moi sommes en partie responsables du mal pour lequel Il Ă©tait sur ce chemin ce jour-lĂ . Le savez-vous? Nos pĂ©chĂ©s et nos maladies L’ont conduit ce jour-lĂ  sur cette route, en allant au Calvaire. Et lĂ , Il marchait lentement, Il vivait dans un autre monde, de sorte que l’homme ne Le comprenait pas. Quand Il parlait, les gens disaient: «Oh ! Tu parles en paraboles. Qui peut comprendre ce que Tu dis? Jamais Tu ne nous donnes une rĂ©ponse nette Ă  quelque chose. Nous n’arrivons pas Ă  comprendre. Parle-nous clairement.» Et Il leur disait quelque chose dans un langage dĂ©tournĂ©, puis s’en allait et continuait. Ils ne Le comprenaient pas. Il n’était pas du monde, mais eux Ă©taient du monde.

20        Et maintenant, avec cette foule qui hurlait de tout cĂŽtĂ©, certains dans...?... chantant (Ses amis): «Hosanna, hosanna ! bĂ©ni soit le Nom du Seigneur ! Que Dieu soit louĂ© Ă©ternellement !» Peut-ĂȘtre que les malades qui avaient Ă©tĂ© guĂ©ris Le suivaient et Le louaient.

            Et les sacrificateurs Le critiquaient, disant: «TrĂšs bien, que nous Te voyions accomplir un signe. Tu l’as fait ailleurs, viens ici. Nous avons quelqu’un qui est estropiĂ©. GuĂ©ris-le et que je le voie. Nous ne croyons pas en Toi. Nous croyons que Tu es le diable, BĂ©elzĂ©bul. Ne viens pas Ă  nos Ă©glises. Nous ne voulons pas de ce genre de truc dans notre ville. Ne viens pas chez nous.»

            Tous ces cris continuaient, JĂ©sus n’y prĂȘtait pas attention. Il marchait tout droit vers JĂ©rusalem, sachant que c’étaient Ses propres enfants qui rĂ©clamaient Son Sang, et Il ne pouvait pas les rejeter. Comment un pĂšre pourrait-il rejeter ses propres enfants? Et lĂ  Il allait Ă  JĂ©rusalem.

21        Mais, alors que ce pauvre vieux mendiant aveugle se tenait loin derriĂšre, les gens essayaient de l’empĂȘcher de crier. Je crois que c’étaient des gens de bien qui avaient de bonnes intentions. Mais ils lui disaient: «Assieds-toi. Ne fais pas tant de bruit. Oh ! les jours des miracles sont passĂ©s. Tu sais que c’est ce que nos sacrificateurs nous disent. Et toi, veux-tu ĂȘtre assimilĂ© Ă  une bande de fanatiques? Assieds-toi.»

            Il a refusĂ© de les Ă©couter. Il a dit: «Fils de David, aie pitiĂ© de moi. Mon seul espoir s’en va. Ô Dieu, aie pitiĂ© de moi, un aveugle.» Et quelque chose a touchĂ© le MaĂźtre, et la foi de ce vieil aveugle en haillons a arrĂȘtĂ© JĂ©sus-Christ sur Sa route. Elle fera la mĂȘme chose ce soir.

            Il s’est arrĂȘtĂ©, Il s’est retournĂ©, Il a dit: «Amenez-le ici.» Oh ! maintenant...

            Certains ont dit: «Prends courage ; Il t’appelle.» Oh ! regardez la foi se mettre Ă  l’oeuvre maintenant. La foi bondit. Il a saisi son manteau en haillons et l’a jetĂ© de cĂŽtĂ©, sans poser... sans faire attention Ă  l’endroit oĂč il le posait de façon Ă  pouvoir le ramasser ou plutĂŽt le retrouver pendant qu’il avancerait le long de la muraille Ă  tĂątons. Il avait une audience avec JĂ©sus. Il savait qu’il obtiendrait ce qu’il voulait du moment qu’il pouvait avoir audience avec JĂ©sus.

            Et, frĂšre, soeur, ce soir, ayons une audience avec JĂ©sus ce soir. «Demandez, a-t-Il dit, et vous recevrez. Ce que vous demanderez au PĂšre en Mon Nom, Je le ferai.» Demandons d’avoir une audience avec Lui ce soir.

22        Maintenant, observez. Il n’était plus triste. Ces pauvres vieux bras maigres... Il prenait probablement un bol de soupe tous les trois jours, Ă  partir de sa piĂšce de cinq cents ou plutĂŽt de sa piĂšce de monnaie, au fur et Ă  mesure que cela tombait entre ses mains. Ses bras en haillons, plutĂŽt ses pauvres bras sont entrĂ©s dans ses manches en haillons et il a lancĂ© ses bras comme cela. «Quoi? Je L’ai arrĂȘtĂ©. J’ai une audience avec Lui. Je vais pouvoir Lui parler.» Comment va-t-il Le voir? Il est aveugle. Cela n’avait aucune importance. Il avait attirĂ© l’attention du MaĂźtre. Il a traversĂ© son monde des tĂ©nĂšbres et s’est dirigĂ© vers l’endroit d’oĂč le bruit venait, sans savoir comment il allait revenir dans cette foule, ce qui allait s’occuper de cela, comment il allait retrouver son manteau en haillons ; cela n’avait aucune importance pour lui. L’important Ă©tait d’arriver immĂ©diatement auprĂšs de JĂ©sus. Sa pauvre main dĂ©charnĂ©e s’est tendue, se dirigeant vers l’endroit oĂč il avait entendu la voix...

23        JĂ©sus n’a pas dit... Il a dit: «Que veux-tu que Je te fasse?» Il ne l’a pas repris. Il n’a pas dit: «BartimĂ©e, es-tu un pharisien ou un sadducĂ©en, ou un publicain, ou de quel groupe es-tu, BartimĂ©e?» Cela n’avait aucune importance pour JĂ©sus. Un homme dans le besoin avait eu suffisamment de foi pour L’arrĂȘter. Il n’a pas dit: «Es-tu membre du sanhĂ©drin? Es-tu un bon membre d’une certaine Ă©glise? Il a dit: «Que veux-tu donc que Je te fasse? Maintenant, Tu m’as arrĂȘtĂ© ; Je ne sais pas ; le PĂšre ne Me l’a pas montrĂ©. Mais que veux-tu?»

            Il a dit: «Seigneur, que je recouvre la vue.» Amen. Tout au fond de son coeur, cela repassait: «Ils m’ont dit que les jours des miracles sont passĂ©s, mais moi je crois qu’il va m’arriver bientĂŽt quelque chose.»

24        Maintenant, il n’a pas dit: «Les jours des miracles sont passĂ©s.» JĂ©sus n’a pas dit cela. Il n’a pas essayĂ© de... BartimĂ©e ne demandait pas: «Seigneur, que je puisse... Je suis un aveugle. On m’a dit que les jours des miracles sont passĂ©s. Mais on m’a dit que si je crois en Dieu, j’irai un jour au Ciel. Oh ! Bon MaĂźtre, dis-moi comment est le Ciel. Vais-je recouvrer la vue quand j’arriverai au Ciel? Est-ce pour moi une bĂ©nĂ©diction de Dieu en Ă©tant aveugle, comme on me l’a dit? Est-ce que c’est... de Dieu? Dieu veut que j’aille au Ciel, alors comment est le Ciel?» Ce n’est pas de cela que l’aveugle BartimĂ©e avait besoin. L’aveugle BartimĂ©e avait besoin de recouvrer la vue. C’était ça la premiĂšre chose: sortir de ce monde des tĂ©nĂšbres dans lequel il vivait.

            Et JĂ©sus a dit: «Ta foi t’a sauvĂ©,» puis Il s’est retournĂ© et Il a continuĂ© Sa route.

            Je peux voir le vieil aveugle BartimĂ©e tituber encore dans les tĂ©nĂšbres. Il est parti, puis il est sorti de la foule, disant: «Voyons maintenant si je peux voir ma main. Je crois que je le peux ; Il me l’a dĂ©jĂ  dit. Ce que Sa Parole est (Il est Dieu.), ce qu’Il m’a dit est vrai.» Il a attendu un petit instant, et la foule continuait d’avancer sur la route ; il a dit: «Voyons, Il me l’a dit: ‘Comme je crois cela.’ Je crois. Oh ! je vois maintenant.» La lumiĂšre a commencĂ© Ă  pĂ©nĂ©trer dans ses yeux. Il a criĂ© Ă  tue-tĂȘte et a suivi JĂ©sus sur le chemin. Et voilĂ  ! Pourquoi? Tout cela, parce qu’il avait eu une audience avec Lui. Ayons une audience avec Lui maintenant. Confessons nos pĂ©chĂ©s et nos faiblesses en tant qu’humains.

25        Chacun de nous a le droit d’avoir une audience avec JĂ©sus juste maintenant. Prions.

            Bienveillant PĂšre cĂ©leste, ĂŽ Dieu, y a-t-il quelqu’un ici qui a suffisamment de foi pour T’arrĂȘter juste quelques instants? Des annĂ©es ont passĂ©. Cela fait plusieurs, plusieurs annĂ©es depuis que JosuĂ© avait Ă©tĂ© Ă  cette porte. Cela fait plusieurs annĂ©es depuis qu’Elie et ElisĂ©e ont marchĂ© sur cette route, l’un Ă  cĂŽtĂ© de l’autre. Mais JĂ©sus-Christ est le mĂȘme hier, aujourd’hui et Ă©ternellement. Plusieurs annĂ©es se sont Ă©coulĂ©es depuis lors, mais Tu es ici Ă  Shreveport ce soir parce que Tu l’as promis. Il a dit: «Vous ferez aussi les choses que Je fais.» Ainsi, PĂšre cĂ©leste, je Te prie d’oindre Ton peuple ici ce soir. Je sais que c’est une chose glorieuse, Seigneur. Je ne suis pas digne de demander cela mais vas-Tu permettre Ă  Ton serviteur d’avoir ce soir un peu de Ton Esprit, une fois de plus, afin que ces gens sachent qu’ils ont une audience avec Toi? Et pendant qu’ils regardent par ici, et que leurs coeurs sont remplis de joie, d’attente, de grandes expectatives, que le mĂȘme aimable JĂ©sus leur parle, disant: «Ta foi t’a sauvĂ©.» Accorde-le, Seigneur. Car nous le demandons au Nom de JĂ©sus-Christ. Amen.

26        Je me demande pourquoi... Des fois, je dois me demander pourquoi les gens pouvaient douter de notre Seigneur JĂ©sus. Une Ecriture vient de me passer Ă  l’esprit, juste avant que j’appelle la ligne de priĂšre. Elle se trouve ici dans Saint Luc, chapitre 11, verset 14.

JĂ©sus chassa un dĂ©mon qui Ă©tait muet. Lorsque le dĂ©mon fut sorti, le muet parla ; et la foule fut dans l’admiration.

Mais quelques-uns dirent: C’est par BĂ©elzĂ©bul, le prince des dĂ©mons, qu’il chasse les dĂ©mons.

Et d’autres, pour l’éprouver, lui demandĂšrent un signe venant du ciel.

            AprĂšs avoir fait parler un homme qui ne pouvait pas parler, et puis ils voulaient un signe du ciel ! Shreveport, que Dieu vous bĂ©nisse, vous qui ĂȘtes ici. Vous avez Ă©tĂ© bĂ©nis avec l’argent. De grands hommes ont traversĂ© vos frontiĂšres. Je regarde autour de moi ce soir aux siĂšges vidĂ©s dans cet auditoire. Je pense que lĂ  dans les maisons, peut-ĂȘtre des Ă©glises, c’est la mĂȘme chose. C’est juste une petite mise en garde.

27        Presque Ă  la mĂȘme pĂ©riode, il y a un ou deux ans, un grand homme est passĂ© par ici, du nom de Billy Graham, un merveilleux et illustre serviteur du Seigneur. Il est entrĂ© dans cette ville, et il a rugi d’une voix de jugement sur vous. Il a condamnĂ© la marche de vos Ă©glises et votre Ă©tat de froideur et de formalisme. Il a condamnĂ© votre politique. Il a condamnĂ© cela d’un bout Ă  l’autre. Shreveport Ă©tait trĂšs religieux pendant ce rĂ©veil-lĂ . Il est parti de lĂ . MĂȘme mon ami, frĂšre Moore, m’a appelĂ© et m’a dit: «FrĂšre Branham, je souhaite que tu viennes prier pour les malades.» Il a dit: «Tout Ă  Shreveport est tournĂ© vers Dieu depuis que cet homme est venu ici.» Pourquoi oubliez-vous si vite?

28        J’aimerais lire une autre Ecriture. Saint Jean 5.33:

Vous avez envoyé vers Jean, et il a rendu témoignage à la vérité.

Pour moi ce n’est pas d’un homme que je reçois le tĂ©moignage; mais je dis ceci, afin que vous soyez sauvĂ©s.

Jean était la lampe qui brûle et qui luit, et vous avez voulu marcher une heure à sa lumiÚre.

Moi, j’ai un tĂ©moignage plus grand que celui de Jean ; car les oeuvres que le PĂšre m’a donnĂ© d’accomplir, ces oeuvres mĂȘmes que je fais, tĂ©moignent de moi que c’est le PĂšre qui m’a envoyĂ©.

Et le PĂšre qui m’a envoyĂ© a rendu lui-mĂȘme tĂ©moignage de moi.

            Parlant de Jean, JĂ©sus a dit: «Vous ĂȘtes tous allĂ©s voir Jean.» Il a dit: «Vous avez eu de glorieux moments pendant que Jean Ă©tait ici.» Il a dit: «Vous avez voulu marcher une heure Ă  sa lumiĂšre. Et Jean est venu, ne mangeant ni ne buvant, mais jeĂ»nant ; il a eu une glorieuse rĂ©union au point oĂč tout JĂ©rusalem et toute la JudĂ©e Ă©taient secouĂ©s. Et Jean a rendu tĂ©moignage de JĂ©sus. Et alors, quand JĂ©sus est venu, confirmant le ministĂšre de Jean par des miracles et des prodiges, les gens ne L’ont pas reçu.» Que le Seigneur bĂ©nisse maintenant. Et puissiez-vous conserver le doux esprit de priĂšre, jusqu’à ce que les services soient terminĂ©s. Si j’ai sincĂšrement rendu tĂ©moignage de notre Seigneur JĂ©sus-Christ, la VĂ©ritĂ©, je suis certain qu’Il viendra ce soir confirmer les paroles qui ont Ă©tĂ© dites.

29        S’il y a des Ă©trangers ici qui n’ont jamais assistĂ© aux rĂ©unions avant, j’aimerais bien faire comprendre ceci afin que vous sachiez toujours que pas une seule fois je n’ai dit que j’étais un guĂ©risseur. Et je ne crois pas qu’il y ait un homme sur terre qui soit un guĂ©risseur. MĂȘme JĂ©sus-Christ n’était pas un GuĂ©risseur divin. Il a dit: «Ce n’est pas Moi qui fais les oeuvres, c’est Mon PĂšre qui demeure en Moi ; c’est Lui qui fait les oeuvres.»

            Lorsqu’Il passait une multitude d’infirmes, d’aveugles, d’estropiĂ©s, de boiteux et de paralytiques Ă  la piscine de BĂ©thesda, Il a guĂ©ri un homme qui souffrait de la prostatite, ou quelque chose du genre... Il... Cela n’allait pas le tuer. Il en souffrait depuis trente huit ans ; c’était chronique. Il pouvait marcher, se promener. Alors qu’il Ă©tait Ă©tendu sur un grabat, Il lui a dit: «Veux-tu ĂȘtre guĂ©ri?» L’homme a rĂ©pondu qu’il n’avait personne pour le jeter Ă  l’eau. Il a dit: «Prends ton lit et marche.» Si vous faites bien attention, JĂ©sus savait qu’il Ă©tait Ă©tendu lĂ . Il a continuĂ© Son chemin. Les Juifs Lui ont demandĂ© au verset 19 ; c’est le chapitre 5 de Saint Jean. Pourquoi ne les a-t-Il pas tous guĂ©ris? Pourquoi a-t-Il passĂ© cette foule? Alors qu’Il Ă©tait plein de misĂ©ricorde et plein de puissance, Il Ă©tait Dieu sur la terre, pourquoi a-t-Il passĂ© cette grande multitude, trois ou quatre fois plus immense que cet auditoire ce soir: une grande foule de paralytiques, de boiteux, d’aveugles, et d’estropiĂ©s? Il est carrĂ©ment passĂ© au milieu d’eux et Il n’en a pas guĂ©ri un seul, Ă  l’exception de cet unique homme, lequel n’était pas dans un Ă©tat trĂšs grave. Il a dit: «Quand j’arrive Ă  la piscine, quelqu’un d’autre me dĂ©passe, et arrive avant moi Ă  la piscine.»

30        Et les gens ont interrogĂ© JĂ©sus. Ecoutez Ses Paroles, Jean 5.19: «En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, Je vous le dis...» C’est-Ă -dire: «Absolument, absolument, Je vous le dis ; le Fils ne peut rien faire de Lui-mĂȘme, mais ce qu’Il voit faire au PĂšre, le Fils le fait aussi pareillement.» VoilĂ  Sa Parole. Et Il a dit...

            Or, Il connaissait effectivement les pensĂ©es des gens. Il percevait cela dans l’auditoire. Il avait senti la pression de la foi de l’aveugle BartimĂ©e qui L’appelait. Un jour une femme toucha Son vĂȘtement ; en effet, elle s’était dit que si elle le faisait, elle serait rĂ©tablie. Elle toucha Son vĂȘtement. Elle avait dĂ©pensĂ© tout son argent chez les mĂ©decins ; elle avait souffert de cela pendant plusieurs annĂ©es, environ dix-huit ans. Aucun d’eux n’avait pu la guĂ©rir. Et elle toucha Son vĂȘtement, et retourna vite dans l’auditoire, et elle se dit: «Oh ! grĂąces soient rendues Ă  Dieu ! Je–je vais ĂȘtre rĂ©tablie ; en effet, je me suis dit que si seulement je pouvais Le toucher, je serais rĂ©tablie.»

            Et alors qu’Il se tenait lĂ , JĂ©sus s’est avancĂ©, une foule de gens se pressait autour de Lui ; Il s’est arrĂȘtĂ© et a regardĂ© tout autour jusqu’à ce qu’Il a dĂ©couvert cette femme. Il a dit: «Ta foi t’a guĂ©rie, Ma fille.» Vous y ĂȘtes. Il est un Souverain Sacrificateur qui peut ĂȘtre touchĂ© par le sentiment de nos infirmitĂ©s.

31        Il a vu une femme au puits. Il lui a parlĂ© pendant un instant jusqu’à ce qu’Il a dĂ©couvert ce qui n’allait pas en elle, et Il le lui a dit.

            Il savait oĂč se trouvait le poisson qui avait une piĂšce de monnaie dans sa bouche.

            Lorsque Philippe s’est converti, il est allĂ© voir NathanaĂ«l et lui a dit: «Viens voir qui j’ai trouvĂ©, JĂ©sus de Nazareth.»

            Il lui a rĂ©pondu: «Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon?»

            Il a dit: «Viens, et vois.» Philippe se tenait peut-ĂȘtre lĂ  dans l’auditoire, JĂ©sus chassait les mauvais esprits et priait pour les malades. Il s’est retournĂ© et a vu Philippe. Il a dit: «Voici un IsraĂ©lite, dans lequel il n’y a point de fraude.»

            «Eh bien, a dit Philippe... ou plutĂŽt a dit NathanaĂ«l, comment m’as-Tu connu?»

            Il a rĂ©pondu: «Avant que Philippe t’appelĂąt, quand tu Ă©tais sous l’arbre, Je t’ai vu.»

            Il s’est avancĂ© en courant et a dit: «Tu es le Fils de Dieu, Tu es le Roi d’IsraĂ«l.»

32        En quittant la terre JĂ©sus a dit: «Encore un peu de temps, et le monde ne Me verra plus ; mais vous, vous Me verrez, car Je serai avec vous, mĂȘme en vous jusqu’à la fin du monde.» Est-ce lĂ  l’Ecriture? Maintenant, il y aura des gens dans le monde qui ne peuvent pas Le voir, et il y en aura d’autres, oui, qui Le verront. «Car vous ferez aussi les choses que Je fais, et mĂȘme davantage, car Je m’en vais Ă  Mon PĂšre.» JĂ©sus-Christ est le mĂȘme hier, aujourd’hui et Ă©ternellement.

            Voici ce que je soutiens, vous qui ĂȘtes Ă©tranger. JĂ©sus n’est pas mort. La mort n’a pas pu Le retenir. Il est sorti de la tombe. Et Son corps est allĂ© Ă  la droite du trĂŽne de Dieu. Son Esprit est ici sur terre, demeurant dans des hommes et accomplissant les mĂȘmes oeuvres qu’Il faisait quand Il Ă©tait dans le corps, JĂ©sus-Christ. Et Son Corps, c’est l’Eglise. C’est absolument clair. Que le Seigneur ajoute Ses bĂ©nĂ©dictions.

            TrĂšs bien. OĂč est Billy? Eh bien, a-t-il distribuĂ© des cartes? TrĂšs bien. Les cartes de priĂšre ont-elles Ă©tĂ© distribuĂ©es? C’était quelle–quelle sĂ©rie? Vous rappelez-vous la sĂ©rie? Elles ont Ă©tĂ© distribuĂ©es.

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