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PrĂ©dication ExposĂ© des sept ages de l'Eglise : Age de l’Eglise de Smyrne de William Branham a Ă©tĂ© prĂȘchĂ©e 65-0003 La durĂ©e est de: .pdf La traduction VGR
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ExposĂ© des sept ages de l'Eglise : Age de l’Eglise de Smyrne

Apocalypse 2.8-11

Sept Ăąges_chapitre 4 page 105

   â€œĂ‰cris Ă  l’ange de l’Église de Smyrne : Voici ce que dit le Premier et le Dernier, Celui qui Ă©tait mort, et qui est revenu Ă  la vie :

      Je connais tes Ɠuvres, ta tribulation et ta pauvretĂ© (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan.

      Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez Ă©prouvĂ©s, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidĂšle jusqu’à la mort, et Je te donnerai la couronne de vie.

      Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : Celui qui vaincra n’aura pas Ă  souffrir la seconde mort.”

INTRODUCTION

   Pour vous rafraĂźchir la mĂ©moire, j’aimerais signaler de nouveau comment nous arrivons Ă  trouver le nom des messagers des diffĂ©rents Ăąges. Dieu, dans Sa volontĂ© souveraine, a vu Ă  ce que l’histoire de l’Église du Nouveau Testament ne se perde pas, tout comme Il avait vu Ă  ce que l’histoire d’IsraĂ«l ne se perde pas, en la plaçant dans la Bible et en la confirmant aujourd’hui par la dĂ©couverte et l’interprĂ©tation par des archĂ©ologues de multitudes de rouleaux, de rĂ©cipients en terre et d’autres objets. En fait, nous avons un commentaire suivi de l’histoire biblique, de la premiĂšre page du Livre jusqu’à maintenant. Ainsi, en Ă©tudiant l’histoire, nous pouvons trouver quel homme ou quels hommes, dans les diffĂ©rents Ăąges, ont Ă©tĂ© le plus prĂšs du modĂšle originel de Dieu, qui est l’apĂŽtre Paul. Il faut donc examiner ceux que Dieu a utilisĂ©s pour ramener Son peuple Ă  la Parole de VĂ©ritĂ©. Ensuite, parmi ceux-lĂ , il y en a un dans chaque Ăąge qui doit apparaĂźtre clairement comme Ă©tant le plus proche, quant au modĂšle de la Parole et Ă  la puissance. C’est lui le messager. Les Ăąges aussi, nous les trouvons en Ă©tudiant l’histoire. Il suffit de lire les Ăąges tels qu’ils sont dĂ©crits dans l’Apocalypse, et on voit tout cela correspondre parfaitement avec l’histoire, comme CELA DOIT FORCÉMENT CORRESPONDRE. Puisque les Ăąges de l’Église ont Ă©tĂ© annoncĂ©s d’avance par Dieu, et que les conditions mĂȘmes qui allaient exister dans chacun d’eux ont Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©es, il fallait nĂ©cessairement que l’histoire qui allait suivre corresponde Ă  ce qui est exposĂ© dans la Bible. C’est aussi simple que cela, mais la simplicitĂ© est prĂ©cisĂ©ment la clĂ© de la Parole. Toutefois, dans tout ceci, je ne me suis pas limitĂ© Ă  une simple Ă©tude ou Ă  un travail d’historien, mais j’ai cherchĂ© Ă  ĂȘtre un homme axĂ© sur les choses Spirituelles, et ce n’est qu’avec la nette approbation de l’Esprit de Dieu que j’ai choisi les hommes que j’ai choisis. C’est vrai, Dieu connaĂźt mon cƓur.

Sept Ăąges_chapitre 4 page 106

LE MESSAGER

   En utilisant la rĂšgle que Dieu nous a donnĂ©e pour choisir le messager de chaque Ăąge, nous dĂ©clarons sans hĂ©siter que c’est IrĂ©nĂ©e que le Seigneur a Ă©levĂ© Ă  cette fonction. Il Ă©tait le disciple de Polycarpe, ce grand saint et combattant de la foi. Et il ne fait aucun doute qu’aux pieds de ce grand homme, il avait fait l’apprentissage de la grĂące chrĂ©tienne qui coulait de sa vie consacrĂ©e. En effet, Polycarpe a Ă©tĂ© l’un des saints vĂ©ritablement illustres de tous les Ăąges, pour ce qui est d’avoir une vie irrĂ©prochable. Vous savez certainement, de par vos propres lectures, que Polycarpe est mort en martyr. Trop vieux pour s’enfuir, et trop sincĂšre pour permettre que quelqu’un d’autre le cache et soit puni pour cela, il s’est livrĂ© lui-mĂȘme pour ĂȘtre mis Ă  mort. Mais avant d’ĂȘtre mis Ă  mort, il demanda et obtint l’autorisation de prier pendant deux heures pour ses frĂšres dans le Seigneur, pour le gouverneur, pour ses ennemis et pour ses bourreaux. Comme les grands saints de tous les Ăąges, dĂ©sirant une meilleure rĂ©surrection, il a tenu ferme, refusant de renier le Seigneur, et il est mort la conscience libre. Il fut placĂ© sur le bĂ»cher (sur sa demande, il n’a pas Ă©tĂ© liĂ©) et on alluma le feu. Le feu s’écarta de son corps, refusant de le toucher. Ensuite, on le transperça avec une Ă©pĂ©e. À ce moment-lĂ , de l’eau jaillit de son cĂŽtĂ© et Ă©teignit les flammes. On vit littĂ©ralement son esprit le quitter sous la forme d’une colombe blanche sortie de son sein. Pourtant, malgrĂ© ce glorieux tĂ©moignage, ce disciple de l’apĂŽtre Jean ne militait pas contre le systĂšme nicolaĂŻte, car lui-mĂȘme penchait vers l’organisation, sans se rendre compte que son dĂ©sir d’avoir de la communion et ce qui semblait ĂȘtre un bon plan pour favoriser l’Ɠuvre de Dieu Ă©tait en rĂ©alitĂ© un piĂšge de l’ennemi.

   Il n’en Ă©tait pas ainsi d’IrĂ©nĂ©e. Ce dernier militait contre l’organisation sous toutes ses formes. Également, sa vie, au cours de laquelle il a servi le Seigneur, Ă©tait empreinte de beaucoup de manifestations du Saint-Esprit, et il enseignait la Parole avec une dose exceptionnelle de clartĂ© et de conformitĂ© aux prĂ©ceptes originels de celle-ci. Ses Églises en France Ă©taient connues pour possĂ©der les dons de l’Esprit; en effet, les saints parlaient en langues, prophĂ©tisaient, ressuscitaient les morts et guĂ©rissaient les malades par la priĂšre de la foi. Il voyait le danger de toute forme de confrĂ©rie organisĂ©e parmi les anciens, les pasteurs, etc. Il a fermement dĂ©fendu une Église locale unifiĂ©e, remplie de l’Esprit et manifestant les dons. Et Dieu l’a honorĂ©, car la puissance de Dieu se manifestait parmi les saints.

Sept Ăąges_chapitre 4 page 107

   Il avait Ă©galement une comprĂ©hension claire de la DivinitĂ©. D’ailleurs, comme il Ă©tait le disciple de Polycarpe, qui Ă©tait lui-mĂȘme le disciple de saint Jean, nous savons qu’il a reçu un enseignement on ne peut plus parfait sur ce sujet. The Ante-Nicene Fathers, volume 1, page 412, nous rapporte la dĂ©claration suivante, qu’il aurait faite au sujet de la DivinitĂ© : “Toutes les autres expressions sont Ă©galement des titres d’un seul et mĂȘme ĂȘtre; le Seigneur de Puissance, l’Éternel, le PĂšre de Tous, le Dieu Tout-Puissant, le TrĂšs-Haut, le CrĂ©ateur, le Constructeur, et d’autres, ne sont pas les noms et les titres d’une succession d’ĂȘtres diffĂ©rents, mais d’un seul et mĂȘme ĂȘtre.” Il dit clairement que ces expressions ne sont que des titres, comme la Rose de Saron, l’Étoile Brillante du Matin, le Plus Beau entre dix mille, etc. Et il n’y a qu’UN SEUL Dieu. Son Nom est le Seigneur JĂ©sus-Christ.

   Ainsi, en considĂ©rant son adhĂ©sion stricte Ă  la Parole, sa merveilleuse comprĂ©hension des Écritures, et la prĂ©sence de la puissance de Dieu dans ce ministĂšre, c’est lui le bon choix pour l’ñge qui nous occupe. C’est vraiment dommage que les autres Ăąges n’aient pas eu dans leur messager un tel Ă©quilibre de fruits, de puissance et de conduite dans le Saint-Esprit et dans la Parole.

SMYRNE

   La ville de Smyrne Ă©tait situĂ©e un peu au nord d’ÉphĂšse, au bord du golfe de Smyrne. Son excellent port en faisait un centre de commerce connu pour ses exportations. Elle se distinguait aussi par ses Ă©coles de rhĂ©torique, de philosophie, de mĂ©decine, de sciences, et par ses beaux Ă©difices. Il y vivait de nombreux Juifs, qui s’opposaient avec acharnement au Christianisme; ils y Ă©taient mĂȘme plus opposĂ©s que les Romains. En fait, Polycarpe, le premier Ă©vĂȘque de Smyrne, a Ă©tĂ© martyrisĂ© par les Juifs, et il est dit que les Juifs avaient profanĂ© leur jour saint (le samedi) pour porter le bois de son bĂ»cher.

   Le mot “Smyrne”, qui veut dire “amer”, est dĂ©rivĂ© du mot “myrrhe”. La myrrhe Ă©tait utilisĂ©e pour embaumer les morts. Le nom de cet Ăąge a donc deux significations. C’était un Ăąge amer, rempli de mort. Les deux vignes qui se trouvent dans l’Église s’écartaient de plus en plus l’une de l’autre, et la fausse vigne manifestait de plus en plus d’amertume envers la vraie vigne. La mort n’était pas seulement la semence de la fausse vigne, mais mĂȘme dans la vraie vigne, la paralysie et l’impuissance s’infiltraient, parce qu’ils s’étaient dĂ©jĂ  Ă©cartĂ©s de la vĂ©ritĂ© pure des premiĂšres annĂ©es qui avaient suivi la PentecĂŽte. Or, aucun vĂ©ritable croyant n’est plus fort et n’a une santĂ© et une vie spirituelles meilleures que sa connaissance et son adhĂ©sion Ă  la pure Parole de Dieu. Nous en voyons de multiples exemples dans l’Ancien Testament. L’organisation se dĂ©veloppait rapidement, ce qui confirmait et multipliait la mort des membres, car on dĂ©posait la conduite du Saint-Esprit et on remplaçait la Parole par des crĂ©dos, des dogmes et des rites fabriquĂ©s par l’homme.

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   Quand IsraĂ«l a conclu des alliances illĂ©gitimes avec le monde, qu’ils ont formĂ© des unions par le mariage, ils ont abouti Ă  ce qu’un jour le monde prenne le contrĂŽle, et Babylone a emmenĂ© le peuple de Dieu en captivitĂ©. Or, quand ils sont partis en captivitĂ©, ils avaient des sacrificateurs, un temple et la Parole. Mais quand ils sont revenus, ils avaient des rabbins, un ordre thĂ©ologique de pharisiens, une synagogue et le Talmud. Et quand JĂ©sus est venu, ils Ă©taient tellement corrompus qu’Il a dit qu’ils Ă©taient de leur pĂšre, le diable, mĂȘme s’ils Ă©taient d’Abraham selon la chair. Dans cet Ăąge, nous voyons la mĂȘme chose se produire. Cependant, comme “tout IsraĂ«l” n’est pas IsraĂ«l, mais qu’un petit groupe formait les vĂ©ritables IsraĂ©lites Spirituels, de mĂȘme il allait toujours y avoir un petit groupe de vĂ©ritables ChrĂ©tiens, l’épouse de Christ, jusqu’à ce qu’Il revienne chercher les Siens.

   Il y avait dans cette ville deux temples cĂ©lĂšbres. L’un Ă©tait le temple Ă©rigĂ© pour le culte de Zeus, et l’autre Ă©tait Ă©levĂ© Ă  CybĂšle. Ces deux temples Ă©taient reliĂ©s par la plus belle route de l’antiquitĂ© : la Voie DorĂ©e. Pour moi, ceci reprĂ©sente la suite du dĂ©veloppement du paganisme qui avait dĂ©jĂ  commencĂ© dans le premier Ăąge, mais dont l’existence n’était connue qu’à Rome. L’union des deux temples d’un dieu et d’une dĂ©esse est la semence de la mariolĂątrie, qui consiste Ă  appeler Marie la mĂšre de Dieu et Ă  lui confĂ©rer un honneur, des titres et des pouvoirs qui la rendent Ă©gale Ă  JĂ©sus-Christ. La Voie DorĂ©e qui les relie illustre la cupiditĂ© qui a poussĂ© les organisateurs nicolaĂŻtes Ă  unir l’Église et l’État, parce qu’ils savaient combien ils pourraient en retirer de richesse et de puissance. Comme l’Âge d’ÉphĂšse n’avait Ă©tĂ© que le semis du tragique Âge de Pergame qui allait venir plus tard, cet Âge de Smyrne Ă©tait la pluie, le soleil et les Ă©lĂ©ments nutritifs qui ont alimentĂ© la vile corruption qui allait plonger l’Église dans l’idolĂątrie, qui est une fornication spirituelle, ce dont l’Église n’allait jamais se remettre. La mort l’avait pĂ©nĂ©trĂ©e des racines jusqu’aux branches, et ceux qui participaient Ă  l’Église participaient Ă  l’amertume et Ă  la mort.

     Cet Ăąge a durĂ© de 170 Ă  312 ap. J.-C.

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LA SALUTATION

   Apocalypse 2.8 : “Voici ce que dit le Premier et le Dernier, Celui qui Ă©tait mort, et qui est revenu Ă  la vie.”

     “Le Premier et le Dernier, Celui qui Ă©tait mort, et qui est revenu Ă  la vie.” Ce ne sont pas lĂ  les paroles d’un homme. Un simple homme (s’il pouvait parler depuis la tombe) dirait : “Je suis le premier et le dernier, celui qui Ă©tait vivant, et qui est mort.” La premiĂšre chose qui arrive Ă  homme, c’est qu’il naĂźt (il est vivant), et la derniĂšre chose qui lui arrive, c’est qu’il meurt. Celui qui parle ici n’est donc pas un homme. C’est la DivinitĂ©. L’homme (Adam) a pris la vie et l’a changĂ©e en mort. Mais cet HOMME (JĂ©sus) a pris la mort et l’a changĂ©e en vie. Adam a pris l’innocence et l’a changĂ©e en culpabilitĂ©. Celui-ci a pris la culpabilitĂ© et l’a changĂ©e en justice. Adam a pris un paradis et l’a changĂ© en une solitude aux effroyables hurlements, mais Celui-ci revient pour changer une terre secouĂ©e et Ă©branlĂ©e par la destruction pour qu’elle devienne un nouvel Éden. Adam a pris une vie de communion et de joie avec Dieu et l’a changĂ©e en un dĂ©sert de tĂ©nĂšbres spirituelles qui ont suscitĂ© tout le pĂ©chĂ©, la dĂ©gradation morale, la douleur, les souffrances, la dĂ©ception et la corruption qui font la guerre Ă  l’ñme des hommes. Mais Celui-ci a fait sortir de la mort et de la dĂ©gradation tragiques qui remplissaient l’humanitĂ© une vie de justice et de beautĂ©, afin que, comme le pĂ©chĂ© a rĂ©gnĂ© par la mort, ainsi les hommes puissent maintenant rĂ©gner par la justice, par Un seul, JĂ©sus-Christ; et il n’en est pas de Son don comme de l’offense, – bien qu’elle ait Ă©tĂ© terrible, – mais combien plus glorieux est Son don qui procure la vie Ă©ternelle.

   Et Le voici qui marche au milieu de ceux qu’Il a rachetĂ©s, Son Église. Et qu’étaient ces rachetĂ©s? Beaucoup d’entre eux n’étaient-ils pas comme Paul, des meurtriers et des agents de corruption? Beaucoup d’entre eux n’étaient-ils pas comme le brigand sur la croix, des voleurs et des assassins? Tous sont des trophĂ©es de Sa grĂące. Tous ont Ă©tĂ© ramenĂ©s d’entre les morts. Tous ont Ă©tĂ© rendus À LA VIE en JĂ©sus-Christ, le Seigneur.

   Je me demande si vous avez remarquĂ© la salutation adressĂ©e au premier Ăąge, et si vous avez remarquĂ© celle qui est adressĂ©e Ă  cet Ăąge-ci. Mettez-les ensemble : “Voici ce que dit Celui qui tient les sept Ă©toiles dans Sa main droite, Celui qui marche au milieu des Églises. Voici ce que dit le Premier et le Dernier, Celui qui Ă©tait mort, et qui est revenu Ă  la vie.” C’est une seule et mĂȘme personne. Et Il nous fait savoir que l’Église est Ă  Lui. Comme la semence du fruit est au milieu du fruit, de mĂȘme Lui, la Semence royale, est au milieu de l’Église. Comme la semence seule contient la vie, de mĂȘme Il est pour l’Église la source de la vie. Il marche, ce qui veut dire qu’Il prend soin d’elle sans se lasser. Il est le Souverain Berger qui veille sur les Siens. C’est Son droit, car Il a rachetĂ© cette Église par Son propre sang. Ce sang est le sang de Dieu. Celui Ă  qui appartient cette Église est Dieu, Dieu Lui-mĂȘme. Il est “le Premier et le Dernier”. Ce titre parle d’éternitĂ©. Il Ă©tait mort, et Il est vivant. Puisqu’Il a payĂ© le prix, Il est le seul possesseur du temple de Dieu. C’est Lui qui le gouverne. C’est Lui qui y est adorĂ©. Il a horreur que quiconque prenne la position de Seigneur et l’autoritĂ© qui Lui reviennent. C’est sans aucun doute pour mettre les gens en garde et pour les rĂ©conforter qu’Il Se prĂ©sente Ă  chaque Ăąge comme Ă©tant la DivinitĂ©. Il met en garde la fausse vigne, et Il rĂ©conforte la vraie vigne. C’est Lui le SEUL VRAI DIEU TOUT-PUISSANT. Écoutez-Le et vivez.

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LA CONDITION DE L’ÂGE

   Apocalypse 2.9 :  “Je connais tes Ɠuvres, ta tribulation et ta pauvretĂ© (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan.”

   De toute Ă©vidence, la clĂ© de cet Ăąge est la tribulation. Si le premier Ăąge avait des tribulations, il y a tout au long de ce deuxiĂšme Ăąge des tribulations prĂ©vues, et d’une intensitĂ© accrue. Sans aucun doute ces paroles de Paul s’appliquent-elles Ă  la masse des ChrĂ©tiens oĂč qu’ils soient dans le monde et dans tous les Ăąges. HĂ©breux 10.32-38 : “Souvenez-vous de ces premiers jours, oĂč, aprĂšs avoir Ă©tĂ© Ă©clairĂ©s, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances, d’une part, exposĂ©s comme en spectacle aux opprobres et aux afflictions, et de l’autre, vous associant Ă  ceux dont la position Ă©tait la mĂȘme. En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez acceptĂ© avec joie l’enlĂšvement de vos biens, sachant que vous avez dans les cieux des biens meilleurs et qui durent toujours. N’abandonnez donc pas votre assurance, Ă  laquelle est attachĂ©e une grande rĂ©munĂ©ration. Car vous avez besoin de persĂ©vĂ©rance, afin qu’aprĂšs avoir accompli la volontĂ© de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu de temps : Celui qui doit venir viendra, et Il ne tardera pas. Et le juste vivra par la foi; mais, s’il se retire, mon Ăąme ne prend pas plaisir en lui.”

   Pour s’ĂȘtre simplement associĂ©s avec des vrais croyants, des gens au cƓur bon pourraient bien recevoir la mort en retour de leur bontĂ©.

   Ici, le Seigneur Dieu Tout-Puissant dit : “JE SAIS.” Le voici qui marche au milieu de Son peuple. Le voici, le Souverain Berger du troupeau. Mais est-ce qu’Il empĂȘche la persĂ©cution? Est-ce qu’Il retient la tribulation? Non, pas du tout. Il se contente de dire : “JE CONNAIS ta tribulation, Je n’oublie absolument pas tes souffrances.” Quelle pierre d’achoppement pour beaucoup de gens! Comme IsraĂ«l, ils se demandent si Dieu les aime rĂ©ellement. Comment Dieu peut-Il ĂȘtre juste et rempli d’amour, alors qu’Il reste lĂ  Ă  regarder souffrir Son peuple? C’est la question qu’ils posaient, dans Malachie 1.1-3 : “Oracle, Parole de l’Éternel Ă  IsraĂ«l par Malachie. Je vous ai aimĂ©s, dit l’Éternel. Et vous dites : En quoi nous as-Tu aimĂ©s? ÉsaĂŒ n’est-il pas frĂšre de Jacob? dit l’Éternel. Cependant J’ai aimĂ© Jacob, et J’ai eu de la haine pour ÉsaĂŒ, J’ai fait de ses montagnes une solitude, J’ai livrĂ© son hĂ©ritage aux chacals du dĂ©sert.” Vous voyez, ils ne pouvaient pas comprendre l’amour de Dieu. Ils pensaient que l’amour voulait dire de ne pas souffrir. Ils pensaient que l’amour, c’était d’ĂȘtre comme un bĂ©bĂ© entourĂ© de la sollicitude de ses parents. Mais Dieu dit que Son amour est un amour â€œĂ©lectif”. La preuve de Son amour, c’est l’ÉLECTION : quoi qu’il arrive, Son amour Ă©tait prouvĂ© par le fait qu’ils avaient Ă©tĂ© choisis pour le salut (car Dieu vous a choisis pour le salut par la sanctification de l’Esprit et la foi dans la vĂ©ritĂ©). Il peut vous livrer Ă  la mort comme Il l’a fait pour Paul. Il peut vous livrer Ă  la souffrance comme Il l’a fait pour Job. C’est Son privilĂšge. Il est souverain. Mais tout cela a un but. S’Il n’avait pas un but, Il serait l’auteur de la frustration et non l’auteur de la paix. Son but, c’est qu’aprĂšs avoir souffert un peu de temps nous soyons perfectionnĂ©s, que nous soyons Ă©tablis, fortifiĂ©s et affermis. Comme le disait Job, “Il met de la force en nous.” (Job 23.6b [d’aprĂšs la version anglaise du roi Jacques]) Voyez-vous, Lui-mĂȘme a souffert. Il a appris l’obĂ©issance par les choses qu’Il a souffertes. Il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© Ă  la perfection par les choses mĂȘmes qu’Il a souffertes. HĂ©breux 5.8-9 : “Il a appris, bien qu’Il fĂ»t Fils, l’obĂ©issance par les choses qu’Il a souffertes; aprĂšs avoir Ă©tĂ© Ă©levĂ© Ă  la perfection, Il est devenu pour tous ceux qui Lui obĂ©issent l’auteur d’un salut Ă©ternel.” En langage clair, le caractĂšre mĂȘme de JĂ©sus a Ă©tĂ© perfectionnĂ© par les souffrances. Et, selon Paul, Il a laissĂ© Ă  Son Église une mesure de souffrances, afin qu’eux aussi, par leur foi en Dieu, en souffrant pour Lui, arrivent Ă  une perfection. Pourquoi voulait-Il cela? Jacques 1.2-4 : “Mes frĂšres, regardez comme un sujet de joie complĂšte les diverses Ă©preuves auxquelles vous pouvez ĂȘtre exposĂ©s, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son Ɠuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.”

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   Pourquoi n’intervient-Il pas? La raison se trouve dans Romains 8.17-18 : “Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi hĂ©ritiers : hĂ©ritiers de Dieu, et cohĂ©ritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec Lui, afin d’ĂȘtre glorifiĂ©s avec Lui. J’estime que les souffrances du temps prĂ©sent ne sauraient ĂȘtre comparĂ©es Ă  la gloire Ă  venir qui sera rĂ©vĂ©lĂ©e en nous.” Si nous ne souffrons pas avec Lui, nous ne pourrons pas rĂ©gner avec Lui. Il faut souffrir pour pouvoir rĂ©gner. La raison en est qu’on ne peut tout simplement pas former un caractĂšre sans souffrance. Le caractĂšre est une VICTOIRE, pas un don. Un homme qui n’a pas le caractĂšre ne peut pas rĂ©gner, car la puissance sans le caractĂšre, c’est satanique. Mais la puissance avec le caractĂšre est apte Ă  rĂ©gner. Et, puisqu’Il veut que nous partagions mĂȘme Son trĂŽne, tout comme Lui a vaincu et s’est assis sur le trĂŽne de Son PĂšre, alors, nous aussi, nous devons vaincre pour nous asseoir avec Lui. Et les quelques souffrances temporaires que nous endurons maintenant ne sont pas dignes d’ĂȘtre comparĂ©es Ă  la formidable gloire qui sera rĂ©vĂ©lĂ©e en nous quand Il viendra. Oh, quels trĂ©sors sont rĂ©servĂ©s Ă  ceux qui sont prĂȘts Ă  entrer dans Son royaume par beaucoup de tribulations!

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   “Ne soyez pas surpris, comme d’une chose Ă©trange qui vous arrive, des Ă©preuves cuisantes qui sont lĂ  pour vous Ă©prouver.” VoilĂ  ce que disait Pierre. Est-ce une chose Ă©trange que Dieu veuille que nous nous formions un caractĂšre semblable Ă  celui de Christ, lequel vient par la souffrance? Non monsieur. Et nous avons tous des Ă©preuves. Nous sommes tous Ă©prouvĂ©s et chĂątiĂ©s comme des fils. Il n’y en a pas un seul qui ne passe par lĂ . L’Église qui ne souffre pas, qui n’est pas Ă©prouvĂ©e, n’y est pas du tout : elle n’est pas de Dieu. HĂ©breux 12.6 :  “Car le Seigneur chĂątie celui qu’Il aime, et Il frappe de la verge tous ceux qu’Il reconnaĂźt pour Ses fils. Mais si vous ĂȘtes exempts du chĂątiment auquel tous ont part, vous ĂȘtes donc des enfants illĂ©gitimes, et non des fils.”

   Or, cet Ă©tat particulier de Smyrne doit ĂȘtre appliquĂ© Ă  chaque Ăąge. Aucun Ăąge n’en est exempt. Aucun vrai croyant n’en est exempt. Cela vient de Dieu. C’est la volontĂ© de Dieu. C’est nĂ©cessaire. Il faut que le Seigneur nous enseigne la vĂ©ritĂ©, que nous devons souffrir et ĂȘtre semblables Ă  Christ dans la souffrance. “L’amour est patient, il est plein de bontĂ©.” Matthieu 5.11-12 : “Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persĂ©cutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, Ă  cause de Moi. RĂ©jouissez-vous et soyez dans l’allĂ©gresse, parce que votre rĂ©compense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persĂ©cutĂ© les prophĂštes qui ont Ă©tĂ© avant vous.”

   Le ciel nuageux et les tempĂȘtes de la vie ne sont pas le signe de la dĂ©sapprobation de Dieu, pas plus que le ciel ensoleillĂ© et les eaux tranquilles ne sont le signe de Son amour et de Son approbation. Ce n’est que DANS LE BIEN-AIMÉ qu’Il approuve qui que ce soit d’entre nous. Son amour est Ă©lectif; Il l’avait pour nous avant la fondation du monde. Est-ce qu’Il nous aime? Oh oui. Mais comment le savons-nous? Nous le savons parce qu’Il L’A DIT, et qu’Il a manifestĂ© qu’Il nous aimait en ce qu’Il nous a amenĂ©s Ă  Lui et nous a donnĂ© Son Esprit, nous plaçant comme fils. Et comment Lui prouver mon amour? En croyant ce qu’Il a dit, et en me conduisant avec joie au milieu des Ă©preuves qu’Il permet dans Sa sagesse.

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   â€œJe connais ta pauvretĂ© (bien que tu sois riche).” Nous y revoilĂ . Observez-Le aller et venir au milieu de Son Église. Comme un pĂšre, Il pose les regards sur Sa famille. Il est le Chef de Son foyer. Il est Celui qui pourvoit. Il est le protecteur. Et pourtant, Il les regarde souffrir de la pauvretĂ©. Oh, comme le croyant mal affermi s’achoppe Ă  cela! Comment Dieu peut-Il supporter de regarder les Siens qui sont dans le besoin et ne pas mettre fin Ă  cela, ne pas simplement cĂ©der et dĂ©verser toutes les richesses matĂ©rielles sur eux?

   C’est ici qu’il vous faut encore croire Ă  l’amour, Ă  la bontĂ© et Ă  la sagesse de Dieu. VoilĂ  encore une chose nĂ©cessaire. Rappelez-vous Son avertissement : “Ne vous inquiĂ©tez pas du lendemain, de ce que vous mangerez ou de ce dont vous serez vĂȘtus. Votre PĂšre sait de quoi vous avez besoin. Celui qui revĂȘt le lis et qui nourrit le passereau fera beaucoup plus pour vous. Les vĂ©ritables besoins fondamentaux de votre vie ne sont pas ces choses matĂ©rielles, car la vie d’un homme n’est pas fonction des choses qu’il possĂšde. Mais cherchez premiĂšrement le royaume de Dieu et Sa justice, et toutes les choses nĂ©cessaires dans le domaine matĂ©riel vous seront donnĂ©es par-dessus.” Le peuple de Dieu n’est pas axĂ© sur les choses matĂ©rielles. Ils sont axĂ©s sur Christ. Ils ne recherchent pas les trĂ©sors d’ici-bas, mais ceux d’en haut. C’est absolument vrai, la majoritĂ© des ChrĂ©tiens ne sont PAS des gens fortunĂ©s. Ils sont plutĂŽt du cĂŽtĂ© des pauvres. C’est ainsi qu’il en Ă©tait Ă  l’époque de JĂ©sus. C’était vrai Ă  l’époque de Paul, et ce devrait ĂȘtre vrai aujourd’hui. Oh, aujourd’hui ce n’est pas aussi vrai, car l’Âge de LaodicĂ©e est un Ăąge de grandes richesses oĂč l’on se fie Ă  l’abondance de biens terrestres pour juger du niveau spirituel. Oh, comme l’Église est riche de biens. Mais comme elle est pauvre en Esprit. “Heureux vous qui ĂȘtes pauvres, car le royaume de Dieu est Ă  vous. Le royaume de Dieu n’est PAS le manger et le boire.” Il n’est pas matĂ©riel. Il est EN nous. C’est de Dieu qu’un homme est riche, pas des choses du monde.

   “Oh!”, crie l’Esprit, “Je vois votre pauvretĂ©. Je vois votre besoin. Vous n’avez pas grand-chose, si mĂȘme vous avez quelque chose, dont vous puissiez vous vanter. Ce que vous aviez vous a Ă©tĂ© ĂŽtĂ©. Vous avez abandonnĂ© avec joie ce que vous possĂ©diez en Ă©change de possessions Ă©ternelles. On se moque de vous. On vous mĂ©prise. Vous n’avez pas de ressources matĂ©rielles sur lesquelles vous rabattre. Mais malgrĂ© tout, vous ĂȘtes riches. Votre sĂ©curitĂ© se trouve en Celui qui est votre bouclier et votre trĂšs grande rĂ©compense. Votre royaume doit encore venir. Mais il viendra. Et ce sera un royaume qui durera toujours. Oui, Je prĂȘte attention Ă  vos Ă©preuves et Ă  vos malheurs. Je sais combien il est dur de continuer. Mais Je me souviendrai de tout cela quand Je reviendrai vous revendiquer comme Ă©tant les Miens; alors Je vous rĂ©compenserai.”

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   Or, ceci ne veut pas dire qu’il y ait quoi que ce soit contre les gens qui sont riches; en effet, Dieu peut sauver un riche. Il y a des riches parmi les enfants de Dieu. Mais l’argent peut ĂȘtre un tel piĂšge, non seulement pour ceux qui en ont, mais aussi pour ceux qui n’en ont pas. Au tout premier Ăąge dĂ©jĂ , Jacques criait contre ceux qui faisaient cas des riches : “N’ayez pas la foi de notre Seigneur JĂ©sus-Christ, en faisant acception de personnes.” [version Darby] LĂ , les pauvres essayaient de passer de la pommade aux riches pour qu’ils les aident, au lieu de se confier en Dieu. “Ne le faites pas, disait Jacques. Ne le faites pas. L’argent n’est pas tout. Ce n’est pas l’argent qui est la rĂ©ponse.” Et aujourd’hui non plus, ce n’est pas la rĂ©ponse. Nous avons plus de richesses que jamais, et pourtant les rĂ©alisations sur le plan Spirituel se font moins nombreuses. Ce n’est pas avec l’argent que Dieu travaille. Il agit par Son Esprit. Et cette action de l’Esprit ne vient que dans une vie consacrĂ©e Ă  la Parole.

LA SYNAGOGUE DE SATAN

   Apocalypse 2.9b : “Je connais les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan.”

     Voici un verset qui nous donnera matiĂšre Ă  beaucoup de rĂ©flexion, non seulement parce qu’il a un contenu trĂšs particulier, mais aussi parce qu’il se rĂ©pĂšte en fait dans un Ăąge qui vient plus de mille ans plus tard.

   Apocalypse 2.9 : “Je connais tes Ɠuvres, ta tribulation et ta pauvretĂ© (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan.” Pour commencer, le mot Juifs ne s’applique pas Ă  la religion du peuple Juif. Il ne s’applique qu’au peuple de Juda, exactement dans le mĂȘme sens oĂč moi, je dirais que je suis Irlandais d’origine. Ces personnes disaient ĂȘtre de vrais Juifs, des vĂ©ritables Juifs par naissance. Ils Ă©taient des menteurs. Ils n’étaient Juifs ni par naissance ni par religion. Si tout ceci est vrai, qu’étaient-ils donc? Ils Ă©taient un peuple sĂ©duit qui faisait dĂ©jĂ  partie de l’Église. Ils appartenaient Ă  la fausse vigne.

   Ils n’étaient pas de la vĂ©ritable Église, mais de la fausse Église, car Dieu dit qu’ils sont “une synagogue de Satan”. Or, le mot traduit par “synagogue” n’est pas le mĂȘme mot que celui qui dĂ©signe l’Église. Dans la Bible, “Église” signifie “ceux qui ont Ă©tĂ© appelĂ©s Ă  sortir”, ou “les appelĂ©s hors de...” Le Psalmiste dit de ces Ă©lus :“Bienheureux celui que TU AS CHOISI et que TU FAIS approcher : il habitera Tes parvis.” Psaume 65.4 [version Darby]. Mais “synagogue” veut dire “assemblĂ©e” ou “rassemblement”. Ce peut ĂȘtre une bonne ou une mauvaise chose; mais dans ce cas-ci, c’en est une mauvaise, car ce sont ici ceux dont le rassemblement ne vient pas de Dieu mais d’eux-mĂȘmes. Essaie disait d’eux : “Voici, ils s’assembleront, mais ce ne sera PAS DE PAR MOI : celui qui s’assemble contre toi tombera Ă  cause de toi.” Essaie 54.15 [version Darby]. Et, comme ceux-ci Ă©taient assurĂ©ment opposĂ©s Ă  la vraie vigne, un jour Dieu les dĂ©truira.

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   Mais pourquoi avons-nous des gens qui se sont mĂȘlĂ©s dans le cadre de l’Église, et qui se disent Juifs? En voici la raison : Comme ils Ă©taient des menteurs, ils pouvaient prĂ©tendre ce qu’ils voulaient. Ils pouvaient dire ce qu’ils voulaient comme si c’était vrai, et s’en tenir Ă  cela. Et dans ce cas-ci, ils pouvaient mentir avec une trĂšs grande ambition comme mobile : l’Église primitive n’était-elle pas presque entiĂšrement, sinon entiĂšrement composĂ©e de Juifs, qui Ă©taient ainsi les membres originels de Son corps? Les douze apĂŽtres Ă©taient Juifs, et les apĂŽtres qui sont venus par la suite Ă©taient soit des Juifs, soit des prosĂ©lytes. Ainsi, si des hommes juraient qu’ils Ă©taient Juifs, cela leur permettait d’avoir la prĂ©Ă©minence et de prĂ©tendre ĂȘtre ceux de l’origine. Dites un mensonge. Tenez-vous-y. Les faits, l’histoire, peu importe. Contentez-vous de le dire et de le rĂ©pĂ©ter aux gens, et les gens finiront par l’accepter.

   Avez-vous saisi quelque chose, lĂ ? N’est-ce pas le mĂȘme esprit qui se trouve en plein dans l’Église aujourd’hui? N’y a-t-il pas un groupe qui prĂ©tend ĂȘtre la vĂ©ritable Église de l’origine, et qu’il n’y a de salut qu’en elle? Ne prĂ©tendent-ils pas avoir les clĂ©s du royaume, qu’ils ont reçues de Pierre? Ne prĂ©tendent-ils pas que Pierre Ă©tait leur premier pape, et qu’il a habitĂ© Rome, alors qu’il n’y a ABSOLUMENT AUCUN FAIT HISTORIQUE QUI L’INDIQUE? Et mĂȘme les plus instruits et les plus calĂ©s de ses adhĂ©rents croient Ă  ses mensonges. La synagogue de Satan! Et si Satan est son pĂšre, et qu’il est le pĂšre du mensonge, alors il n’est pas Ă©tonnant que ceux de sa synagogue soient, eux aussi, des menteurs.

   Prenez l’idĂ©e du blasphĂšme. Dans ce cas-ci, ces gens de la synagogue de Satan ne blasphĂ©maient pas contre Dieu (mĂȘme si cela va sans dire), mais ils blasphĂ©maient contre la vĂ©ritable Église. Certainement. Tout comme CaĂŻn a persĂ©cutĂ© et tuĂ© Abel, parce qu’il (CaĂŻn) Ă©tait du malin, et tout comme les tenants morts et formalistes du judaĂŻsme (JĂ©sus a dit qu’ils avaient pour pĂšre le diable) ont essayĂ© de dĂ©truire les ChrĂ©tiens au cours des premiĂšres annĂ©es du premier Ăąge, nous voyons ici ce mĂȘme groupe (la fausse vigne) essayer de plus belle de dĂ©truire le vrai croyant dans le deuxiĂšme Ăąge. Cet esprit antichrist se dĂ©veloppe.

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   Le groupe qui s’est introduit petit Ă  petit dans l’Église par ses ƒUVRES (le nicolaĂŻsme) ne craint plus d’ĂȘtre reconnu, mais s’est organisĂ© ouvertement en un groupe qui se rassemble de lui-mĂȘme et qui s’oppose Ă  la vĂ©ritable Église avec une hostilitĂ© non masquĂ©e.

   Maintenant, quand je dis qu’il s’agissait d’une Église antichrist organisĂ©e, je vous donne la vĂ©ritĂ© historique attestĂ©e. La premiĂšre Église qui avait Ă©tĂ© fondĂ©e Ă  Rome (nous remonterons son histoire dans l’Âge de Pergame) avait dĂ©jĂ  changĂ© la vĂ©ritĂ© de Dieu en mensonge, en introduisant une religion paĂŻenne, avec des noms et des contenus chrĂ©tiens. DĂ©jĂ  au deuxiĂšme Ăąge, elle Ă©tait tellement paĂŻenne (tout en prĂ©tendant ĂȘtre la vĂ©ritable Église) que Polycarpe a fait un voyage d’à peu prĂšs quinze cents milles [deux mille cinq cents kilomĂštres], alors qu’il Ă©tait trĂšs ĂągĂ©, pour venir les supplier de revenir. Ils n’ont pas voulu le faire. Ils avaient une hiĂ©rarchie et une organisation solides, et ils avaient complĂštement quittĂ© la Parole. C’est donc lĂ  la synagogue de Satan, pleine de blasphĂšmes, qui renfermait dĂ©jĂ  les semences de la doctrine du nicolaĂŻsme, et qui allait bientĂŽt devenir le vĂ©ritable siĂšge, ou la puissance, de la religion satanique. Ceci est tout Ă  fait exact, car Apocalypse 2.9b ne dit PAS que ces gens sont DE la synagogue de Satan, mais qu’ils SONT LA SYNAGOGUE DE SATAN.

   L’esprit antichrist n’est pas nouveau. Ce n’est pas quelque chose qui vient d’arriver, dans les Ăąges de l’Église. Il est lĂ  depuis le dĂ©but. Pour bien comprendre comment il agit, comment il s’oppose Ă  Dieu et comment il prend le contrĂŽle de l’Église, regardez-le Ă  l’Ɠuvre dans l’Ancien Testament. Examinons cet esprit, comme il se manifestait en IsraĂ«l, qui sortait d’Égypte pour devenir l’Église dans le dĂ©sert.

   Tout comme l’Église primitive a dĂ©butĂ© sous le pur ministĂšre du Saint-Esprit, avec des signes, des prodiges et des manifestations comme la prophĂ©tie, le parler en langues et l’interprĂ©tation, la sagesse, la connaissance et la guĂ©rison, de mĂȘme, Ă  l’époque du peuple d’IsraĂ«l, quand ils ont quittĂ© l’Égypte, ils Ă©taient sous la conduite de l’Esprit de Dieu, qui se manifestait par des dons. C’est Dieu qui conduisait le peuple. En fait, c’était Lui leur Roi. Il Ă©tait un Roi-PĂšre. Il prenait soin d’IsraĂ«l comme un homme prend soin de sa famille. Il les nourrissait, Il combattait pour eux, Il aplanissait leurs difficultĂ©s et Il rĂ©glait leurs problĂšmes. Il s’occupait continuellement d’eux. Ils Ă©taient la seule nation pour laquelle Il Ă©tait rĂ©ellement Dieu. Mais un jour, ils ont regardĂ© autour d’eux, et ils ont vu les Philistins et d’autres nations qui Ă©taient gouvernĂ©es par des rois. Cela a attirĂ© leur attention, et ils ont dĂ©cidĂ© qu’il fallait qu’ils donnent une dimension humaine Ă  leur gouvernement, alors ils ont voulu avoir un roi. Or, Dieu allait Lui-mĂȘme donner cette dimension humaine Ă  leur gouvernement par la Personne du Seigneur JĂ©sus-Christ, mais ils L’ont devancĂ©. Satan connaissait le plan de Dieu, c’est pourquoi il a mis dans le cƓur des gens le dĂ©sir de devancer Dieu (la Parole).

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   Quand ils se sont adressĂ©s Ă  Samuel pour demander un roi, Samuel en a Ă©tĂ© tellement consternĂ© que le cƓur a failli lui manquer. Dieu avait conduit Son peuple au moyen de ce prophĂšte consacrĂ©, confirmĂ© par les Écritures, et celui-ci avait le sentiment qu’on l’avait rejetĂ©. Il a rassemblĂ© le peuple et les a suppliĂ©s de ne pas se dĂ©tourner du Dieu qui les avait portĂ©s comme des enfants, qui les avait fait prospĂ©rer et qui les avait bĂ©nis. Mais ils ont persistĂ©. Ils ont dit Ă  Samuel : “Tu ne nous as jamais mal conduits. Tu n’as jamais Ă©tĂ© malhonnĂȘte dans les questions financiĂšres. Tu as fait de ton mieux pour nous garder alignĂ©s sur la Parole du Seigneur. Nous apprĂ©cions les miracles, la sagesse, Dieu qui pourvoit et nous protĂšge. Nous croyons Ă  cela. Nous aimons cela. Et d’ailleurs, nous ne voulons pas nous en dĂ©faire. C’est seulement que nous voulons un roi qui nous conduise au combat. Mais, bien sĂ»r, quand nous irons au combat, nous voulons toujours que les sacrificateurs avancent en premier, et que Juda suive; et nous sonnerons de la trompette, nous crierons et nous chanterons. Nous n’avons pas l’intention d’arrĂȘter quoi que ce soit de cela. MAIS NOUS VOULONS UN ROI QUI SOIT L’UN D’ENTRE NOUS POUR NOUS CONDUIRE.”

Et Dieu dit Ă  Samuel : “Vois-tu, ce n’est pas toi qu’ils ont rejetĂ©, mais c’est MOI qu’ils ont rejetĂ©, c’est Mon gouvernement.”

   Quelle tragĂ©die! Ils Ă©taient bien loin de se rendre compte qu’en demandant Ă  Dieu de leur permettre d’ĂȘtre comme le reste du monde, ils Le rejetaient; en effet, Dieu avait dĂ©crĂ©tĂ© que Son peuple devait agir diffĂ©remment du monde. Ils ne sont pas du monde, ils n’ont pas la mĂȘme apparence que le monde, et ils n’agissent pas comme le monde. Ils ont Ă©tĂ© crucifiĂ©s au monde, et le monde a Ă©tĂ© crucifiĂ© pour eux. II Corinthiens 6.17-18 : “C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et sĂ©parez-vous, dit le Seigneur; ne touchez pas Ă  ce qui est impur, et Je vous accueillerai. Je serai pour vous un PĂšre, et vous serez pour Moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant.”

   Voyez-vous, la seule diffĂ©rence entre IsraĂ«l et toutes les autres nations, c’était Dieu. Mettez Dieu de cĂŽtĂ©, et IsraĂ«l Ă©tait comme n’importe quelle autre nation. Quand Samson s’est coupĂ© les cheveux, il est devenu comme n’importe quel autre homme. Mettez de cĂŽtĂ© la conduite du Saint-Esprit, et l’Église n’est PLUS QUE LE MONDE, AVEC EN PLUS L’ÉTIQUETTE DU NOM DE DIEU. Le monde et l’Église sont dans le mĂȘme lot, tout comme Jacob et ÉsaĂŒ Ă©taient des mĂȘmes parents, mais c’est l’Esprit de Dieu qui fait la diffĂ©rence.

 

 

 

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   Peu importe que vous vous disiez ChrĂ©tien. Ça, n’importe qui peut le faire. Il s’agit de savoir si vous avez ou non l’Esprit de Dieu en vous, car sans cet Esprit, vous ĂȘtes rĂ©prouvĂ©, vous ne Lui appartenez pas. Amen.

   Il n’y a pas bien longtemps, je demandais Ă  une dame si elle Ă©tait ChrĂ©tienne. Elle m’a dit : “Vous saurez, monsieur, que je fais brĂ»ler un cierge tous les soirs.” Mais qu’est-ce que cela peut bien avoir comme rapport? Que je sois mĂ©thodiste, baptiste ou pentecĂŽtiste, cela n’a absolument aucun rapport. Il s’agit d’avoir le Saint-Esprit, sinon on pĂ©rit.

   Eh bien, dĂšs le dĂ©but, dans l’Église primitive, les gens se sont mis Ă  rĂ©flĂ©chir et Ă  raisonner pour trouver comment faire mieux que Dieu. Les Ɠuvres des NicolaĂŻtes commençaient Ă  se montrer. Alors un groupe s’est formĂ©. Ils se sont Ă©loignĂ©s du modĂšle de la Parole. Il suffit de changer une seule parole, et ce petit peu de levain fait ensuite lever toute la pĂąte. Celui qui pĂšche contre un seul point de la loi devient coupable de tous. Ève n’a changĂ© qu’une seule parole. Cela suffit.

   Et une fois que ce groupe centrĂ© sur Satan Ă©tait formĂ©, il a commencĂ© Ă  haĂŻr et Ă  combattre les vrais croyants, en affirmant avec insistance que c’était eux (ceux du dehors) qui Ă©taient l’Église de Dieu.

   Regardez comme l’organisation produit la haine. Elle dĂ©truit la communion. Elle crĂ©e l’amertume. C’est ce que signifie la myrrhe. C’est de cela que Smyrne Ă©tait remplie : d’amertume. Une racine d’amertume souille plusieurs personnes. Ainsi, de plus en plus de souillure entrait. Chaque Ăąge allait en ressentir les sĂ©quelles.

   L’Église de Smyrne s’était beaucoup Ă©loignĂ©e de l’original. Elle Ă©tait devenue hybride. Elle s’était hybridĂ©e comme Ève l’avait fait. Vous savez qu’un hybride vient par le croisement de deux espĂšces. Le rĂ©sultat n’est pas pur comme l’était l’original. Il est bĂątard. Eh bien, quand Ève a laissĂ© la bĂȘte mĂȘler sa semence Ă  la sienne, elle a produit une crĂ©ature appelĂ©e CaĂŻn, qui n’était pas un pur humain. Il Ă©tait du MALIN. Remarquez comme il Ă©tait diffĂ©rent d’Abel. Remarquez comme il Ă©tait diffĂ©rent de Seth. Il haĂŻssait Dieu, il ne voulait pas obĂ©ir Ă  la Parole, et il a persĂ©cutĂ© et tuĂ© le juste. Il s’est Ă©levĂ© au-dessus de la Parole de Dieu.

   L’Église, elle aussi, a quittĂ© ce qu’elle Ă©tait Ă  l’origine. Elle est hybride. C’est-Ă -dire que l’Église de nom est hybride. Les gens disent : “Je suis baptiste.” Au commencement, il n’en Ă©tait pas ainsi. “Je suis mĂ©thodiste.” Au commencement, il n’en Ă©tait pas ainsi. Au lieu de la pure Parole de Dieu, au lieu d’avoir dans l’Église des hommes remplis de l’Esprit et conduits par la rĂ©vĂ©lation que donne l’Esprit, on a maintenant des crĂ©dos, des rĂšglements et les hypothĂšses savantes d’hommes instruits. L’instruction a remplacĂ© la rĂ©vĂ©lation. La raison a remplacĂ© la foi. Les programmes ont remplacĂ© la louange spontanĂ©e par le Saint-Esprit. Au commencement, il n’en Ă©tait pas ainsi. L’espĂšce entiĂšre a changĂ©. Elle est devenue une Église hybride.

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   Or donc, quand l’Église devient hybride, va-t-elle produire de purs ChrĂ©tiens? Elle ne peut pas le faire. La vie ou semence qui fait naĂźtre les ChrĂ©tiens n’est pas en eux. L’espĂšce produit selon son espĂšce. Les baptistes produisent d’autres baptistes, qui se comportent comme des baptistes. Les mĂ©thodistes produisent des mĂ©thodistes, qui se comportent comme des mĂ©thodistes. Aucun d’eux n’est connu pour avoir la puissance de Dieu, et ils ne le peuvent pas, parce que cette puissance est absente. Ils sont connus pour l’apparat de leur adoration de Dieu, pour leurs crĂ©dos et leurs dogmes.

   Vous parlez d’hybrides! Savez-vous quel est l’hybride le plus connu au monde? Il est avec nous depuis trĂšs longtemps : c’est le mulet. C’est le croisement de l’ñne et du cheval. C’est un curieux animal. Il ne peut pas se reproduire. Il n’a pas de vie qui puisse faire cela. Mais parlez d’un travail! Il travaille plus dur que le cheval ou que l’ñne. Mais observez sa nature. Il est tĂȘtu, et on ne peut jamais lui faire confiance. C’est l’illustration parfaite de la religion hybride. Un croisement de lumiĂšre et de tĂ©nĂšbres, car le cheval est le type du vrai croyant, et l’ñne reprĂ©sente le croyant inique. MĂȘlez les deux, et vous avez une religion stĂ©rile, formaliste. Elle n’a pas la semence de vie. Elle est morte. Elle parle de la vĂ©ritĂ©, mais elle ne peut pas la produire. Dieu n’est pas en elle, et pourtant elle se rassemble pour parler de Dieu, tout en reniant systĂ©matiquement Sa puissance. Ils renient la Parole au Nom mĂȘme du Seigneur. Et il n’y a jamais d’espoir pour eux. Vous rendez-vous compte qu’aucune religion organisĂ©e n’a jamais eu un rĂ©veil? Jamais! Une fois qu’ils ont formĂ© une organisation, ils sont morts. Ils ne pourront jamais revenir. Non monsieur. Je peux vous montrer cela en type. Dans Exode 13.13 : “Tu rachĂšteras avec un agneau tout premier-nĂ© de l’ñne; et, si tu ne le rachĂštes pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachĂšteras aussi tout premier-nĂ© de l’homme parmi tes fils.” Voyez-vous, l’ñne peut ĂȘtre rachetĂ©. Tout malheureux pĂ©cheur peut ĂȘtre rachetĂ© par le sacrifice sanglant de JĂ©sus-Christ, ou, s’il rejette Christ, ĂȘtre lui-mĂȘme rejetĂ©. Mais on ne rachĂšte pas le mulet. Il n’y a pas de rĂ©demption pour lui. Il n’y a pas de sang pour lui. Ce n’est pas possible, parce que le mulet trouve refuge dans l’Église, alors que l’ñne trouve refuge dans le sang. Le mulet n’a “pas de semence” en lui qui puisse ĂȘtre vivifiĂ©e, mais l’ñne, lui, a une semence.

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   Tenez, il y a quelques semaines seulement, je lisais un Ă©ditorial. Oui, c’était un Ă©ditorial Ă©crit par un homme d’affaires inconverti, pas par un ChrĂ©tien. Il disait que les Églises l’intriguaient. Il n’arrivait pas Ă  les comprendre. Elles avaient des sĂ©minaires remplis de professeurs qui enseignaient la Parole de Dieu pour la dĂ©truire. Et cet homme n’arrivait pas Ă  concevoir cela. Il en Ă©tait Ă©bahi. Il disait qu’il pouvait comprendre que des athĂ©es, des communistes, des libres-penseurs ou d’autres personnes fassent cela. Mais que l’Église elle-mĂȘme dĂ©truise la Parole de Dieu Ă©quivalait Ă  un meurtre avec prĂ©mĂ©ditation. VOILÀ VOTRE RELIGION HYBRIDE. AMÉRIQUE, RÉVEILLE-TOI AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD!

   Quand l’Église s’éloigne de la Parole, elle est prĂȘte Ă  croire n’importe quoi. C’est comme Ève. À la naissance de CaĂŻn, elle a dit : “J’ai formĂ© un homme avec l’aide de l’Éternel.” Vous rendez-vous compte qu’elle le pensait vraiment? Elle pensait qu’elle avait eu un homme de l’Éternel. Voyez-vous, une fois qu’elle avait Ă©tĂ© sĂ©duite en acceptant la parole de Satan au lieu de la Parole de Dieu, elle pensait que tout ce qu’elle disait Ă©tait juste. Si elle disait qu’elle avait eu un homme qui venait de Dieu, alors elle avait eu un homme qui venait de Dieu. Mais Dieu a Ă©tabli des lois dans Son univers. Une bonne semence ne peut produire qu’un bon fruit, et la mauvaise semence ne peut produire qu’un mauvais fruit. Or les deux semences, bien que diffĂ©rentes, utilisent la mĂȘme terre, les mĂȘmes Ă©lĂ©ments nutritifs, la mĂȘme humiditĂ© et le mĂȘme soleil, mais elles produiront chacune selon son espĂšce. Remarquez quelle a Ă©tĂ© l’histoire de la lignĂ©e de CaĂŻn. Remarquez quelle a Ă©tĂ© l’histoire de la lignĂ©e de Seth. Il n’y avait qu’une seule diffĂ©rence entre les deux : la semence originelle. Rien d’autre.

   Si vous examinez bien cette affirmation d’Ève, vous remarquerez qu’elle avait une meilleure comprĂ©hension que beaucoup de gens ne le pensent. Elle n’a pas attribuĂ© le fils Ă  Satan, ce qui aurait rendu ce dernier Ă©gal Ă  Dieu. Seul Dieu pouvait crĂ©er l’ovule dans le sein de Marie. Satan ne pouvait pas faire cela. Ève le savait. Satan peut seulement pervertir. Il l’a donc sĂ©duite avec la mauvaise semence. C’est la semence du serpent qui a produit CaĂŻn. C’est la semence d’Adam qui a produit Abel et Seth. Ces semences ont subi exactement le mĂȘme processus, mais les enfants Ă©taient diffĂ©rents parce qu’ils Ă©taient issus de semences diffĂ©rentes.

   Elle croyait que CaĂŻn Ă©tait venu de Dieu. Elle a acceptĂ© le mensonge du diable comme Ă©tant la vĂ©ritĂ© de Dieu. C’est exactement ce que nous avons maintenant. Des Églises se posent comme des sources de vĂ©ritĂ©, mais la vĂ©ritĂ© n’est pas en elles; pourtant, les enfants qu’elles ont engendrĂ©s jurent par elles et vont jusqu’à tuer pour dĂ©fendre leur erreur.

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   Si vous pensez que j’exagĂšre, lisez en entier le chapitre 3 de II TimothĂ©e et les cinq premiers versets du chapitre 4. II TimothĂ©e 4.1-5 : “Je t’en conjure devant Dieu et devant le Seigneur JĂ©sus-Christ, qui doit juger les vivants et les morts, et au nom de Son avĂšnement et de Son royaume, prĂȘche la Parole, insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. Car il viendra un temps oĂč les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la dĂ©mangeaison d’entendre des choses agrĂ©ables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres dĂ©sirs, dĂ©tourneront l’oreille de la vĂ©ritĂ©, et se tourneront vers les fables. Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l’Ɠuvre d’un Ă©vangĂ©liste, remplis bien ton ministĂšre.”

   Quand l’Église s’est permis de s’écarter de l’original, comme l’avaient fait Adam et Ève, la mort s’est installĂ©e.

     Elle n’a aucune force. Elle est devenue une monstruositĂ©. DĂšs l’instant oĂč l’Église s’est dirigĂ©e vers le formalisme et le cĂ©rĂ©monial, ainsi que vers le sacerdoce, en faisant des prĂ©dicateurs un groupe qui dĂ©cidait de leur conduite autrement que par le Saint-Esprit et par Sa Parole, la mort est immĂ©diatement entrĂ©e, et l’Église est tombĂ©e malade. En tombant malade, elle s’est transformĂ©e en un groupe de gens sans puissance, dont la seule arme Ă©tait l’argumentation. Elle ne pouvait rien produire dans l’Esprit, car ses espoirs reposaient sur des programmes, et non sur la foi dans Sa Parole. Comme ils avaient semĂ© des programmes, ils rĂ©coltaient des programmes. Comme ils avaient semĂ© la perversion, ils rĂ©coltaient des enfants pervertis.

   Quand on veut manipuler Dieu, on rĂ©colte exactement ce qu’on a injectĂ©. L’homme devrait apprendre cela Ă  travers la nature. Il a manipulĂ© la nature. Il a injectĂ© ses propres idĂ©es dans la nature, en rĂ©organisant les molĂ©cules, etc., et maintenant, il rĂ©colte la tempĂȘte. Vous n’avez qu’à voir comment on a Ă©levĂ© les poulets. À force de les “amĂ©liorer”, on a obtenu des machines Ă  pondre qui s’épuisent complĂštement Ă  pondre. Ils ne sont pas mangeables, ils sont tellement mous. Ce n’est pas de la bonne nourriture. On injecte des produits dans la viande que nous mangeons, et ces produits amĂšnent des transformations du corps humain : les hanches des femmes s’amincissent et leurs Ă©paules s’élargissent; et pour les hommes, c’est le contraire. Or, si en manipulant la nature on obtient des monstruositĂ©s et des retours de flamme, qu’est-ce qui va arriver si on transforme la vĂ©ritĂ© en mensonge? La rĂ©ponse, c’est qu’on va obtenir un systĂšme de religion antichrist, loin de Dieu, tellement perverti qu’il ne ressemblera plus Ă  l’original et qu’il ne produira plus la mĂȘme chose que l’original. La seule rĂ©ponse de Dieu Ă  une telle situation, c’est l’étang de feu.

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   Ce pauvre Âge de Smyrne se mourait. Une fois qu’il Ă©tait mort, il n’est jamais revenu. Aucun Ăąge ne revient jamais. Aucun rĂ©veil ne revient jamais. Il ne peut pas avoir en lui la vie de Dieu par une gĂ©nĂ©ration naturelle. Il faut ĂȘtre rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© d’en haut. Ce dernier Ăąge a commencĂ© avec les feux d’un rĂ©veil de PentecĂŽte, et puis ils sont revenus tout droit Ă  l’organisation. Au lieu de prendre la Parole, ils ont pris leurs propres idĂ©es, et ils ont fait exactement ce que chaque Ăąge avait fait : ils ont remplacĂ© la Parole par leur manuel. Écartez-vous seulement de ce que dit ce manuel, et vous verrez ce qui arrivera. Vous serez exclu, frĂšre. Et ils vous persĂ©cuteront, en imputant cela Ă  Dieu. Et comme ils aiment leur organisation. Ce n’est pas Ă©tonnant. Ce sont des pentecĂŽtistes de la deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration, et comme Dieu n’a pas de petits-enfants, ils ne sont que les enfants de leurs pĂšres, connus par leurs crĂ©dos et leur forme d’adoration. Ils peuvent parler de ce qu’ils avaient dans le passĂ©, mais ils ne peuvent pas le produire. Avant, ils avaient l’éclair, mais maintenant, Ă  peu prĂšs tout ce qu’il leur reste, c’est le tonnerre. Mais, qu’ils vous parlent de la gloire de leur mouvement, ils diront : “Oui monsieur, sachez que ceci est un mouvement qui n’a pas Ă©tĂ© initiĂ© par l’homme. Il est venu spontanĂ©ment. L’Esprit est descendu dans le monde entier. Oui monsieur, nous avons ce qu’ils avaient Ă  la PentecĂŽte. Cela ne venait pas des hommes, mais de Dieu.” ALORS, POURQUOI NE L’ONT-ILS PAS GARDÉ AINSI? SI C’EST DIEU QUI L’A LANCÉ, COMMENT SE FAIT-IL QUE DIEU N’A PAS PU L’ENTRETENIR ET LE TERMINER? Si Dieu n’a pas Ă©crit un manuel de crĂ©dos, de formules et de dogmes pour le lancer, quel droit avaient-ils, eux, de le faire? Dieu a rĂ©pandu Son Esprit sur les baptistes, les mĂ©thodistes, les nazarĂ©ens, les adventistes, les presbytĂ©riens, les FrĂšres, ceux des Églises de Dieu (il y en a plusieurs de ce nom), etc. Tous ces frĂšres avaient Ă©tĂ© Ă©levĂ©s sous diffĂ©rentes doctrines, diffĂ©rents rĂšglements, diffĂ©rents manuels d’Église, etc. Dieu a balayĂ© tout cela. Il a dĂ©truit leurs thĂ©ories des dispensations et rĂ©tabli les dons de l’Esprit, prouvant qu’Il est le mĂȘme hier, aujourd’hui et pour toujours. Mais est-ce que ces pentecĂŽtistes ont eu leur leçon au sujet de l’organisation? Non monsieur. Ils sont revenus tout droit Ă  l’organisation, ils ont rĂ©digĂ© leurs livres de cours, leurs rĂšglements, leurs manuels, leur registre d’Églises fraternelles, et ainsi de suite, avec en tĂȘte une seule idĂ©e : celle de prouver qu’ils ont maintenant toute la vĂ©ritĂ©, qu’ils connaissent toutes les rĂ©ponses, et qu’ils sont donc l’élite de Dieu, qui connaĂźt le chemin et qui peut le montrer aux autres, parce qu’ils sont les guides placĂ©s par Dieu. Mais ils ne l’ont pas. Ils se sont hybridĂ©s comme ces groupes d’oĂč ils Ă©taient sortis. S’ils veulent ĂȘtre de l’épouse, ils devront sortir, tout comme leurs prĂ©dĂ©cesseurs l’ont fait.

Sept Ăąges_chapitre 4 page 123

   Ils sont comme tous les autres. Le rĂ©veil est terminĂ©. Ils essaient de faire vivre un nom, et ils sont morts. Ils ont acceptĂ© l’organisation, tout en continuant Ă  parler de l’Esprit de Dieu. Ils parlent de la preuve qu’on a le Saint-Esprit. Mais ils oublient que le diable, lui aussi, peut parler en langues. La confusion totale de Babel est parmi eux, et ils appellent cela l’Esprit de Dieu. De nouveau, nous voyons l’homme commander Dieu, au lieu de voir Dieu commander l’homme.

   Peut-ĂȘtre que vous auriez envie de me rĂ©primander ici pour ce que je viens de dire. TrĂšs bien. Ils se disent pentecĂŽtistes et du Plein Évangile. Qu’ils le prouvent. À la PentecĂŽte, le feu est venu dans une nuĂ©e et s’est partagĂ© sur chacun d’eux comme des langues, et il est descendu sur chacun. OĂč est le feu? À la PentecĂŽte, ils ont parlĂ© en langues, et les gens qui Ă©coutaient comprenaient. OĂč ont-ils cela? Tous les nombreux croyants se comportaient comme une seule famille. Les pentecĂŽtistes sont tout aussi divisĂ©s que n’importe quel autre groupe dans l’histoire. Aucun homme n’osait se joindre Ă  l’Église primitive, mais c’est Dieu seul qui ajoutait. Eux, ils ont parmi eux autant de boucs que n’importe quel groupe. Ils prĂ©tendent ĂȘtre du plein Évangile, mais ils ne peuvent pas le prouver. Leurs Églises sont aussi dĂ©pourvues de puissance que n’importe quel autre groupe. Si eux sont du plein Évangile, alors nous ferions mieux d’admettre que la Bible s’est trompĂ©e en dĂ©crivant les hommes du plein Évangile Ă  la PentecĂŽte. Ils chantent : “Un grand changement s’est produit en moi.” Ils ont raison. Mais ce n’était pas un changement en bien. Il est temps de retourner Ă  Dieu. Ils font vivre un nom, mais ils sont morts. Le parler en langues n’est pas le signe d’un rĂ©veil. C’est le signe de la mort. Le parler en langues Ă©tait le signe que la pompeuse religion des Juifs Ă©tait terminĂ©e, qu’une nouvelle Ăšre avait commencĂ©. Aujourd’hui, le parler en langues fait descendre le rideau sur les Ăąges de l’Église des nations, et l’Évangile retourne aux Juifs. Les gens disent que le parler en langues annonce un grand mouvement Spirituel. Ils ont ratĂ© le coche. La vĂ©ritĂ©, c’est qu’il est le signe de la fin de toutes les idĂ©es, les programmes et les royaumes des hommes, et que le royaume de Dieu est introduit. RĂ©veille-toi, peuple de Dieu. RĂ©veille-toi.

   Si vous pensez que ce n’est pas vrai, Ă©coutez ceci. Dans le monde entier, aussi bien dans les groupes pentecĂŽtistes que dans les groupes fondamentalistes, on forme des organisations d’hommes d’affaires. Ils ont envahi la chaire sans avoir un appel de Dieu. Ils se sont fait passer pour des pĂȘcheurs d’hommes et pour les fondateurs d’un mouvement de Dieu, et ils disent que le ministĂšre d’ÉphĂ©siens 4.10-13, ce don que Dieu a fait Ă  l’Église, a Ă©chouĂ©, et que, par consĂ©quent, eux prennent la relĂšve. Nous voici en plein dans l’accomplissement de la prophĂ©tie, de ce qu’on appelle la rĂ©volte de KorĂ©, et ils ne se rendent mĂȘme pas compte que c’est eux qui ont accompli cette prophĂ©tie. Ils continuent aveuglĂ©ment Ă  prĂȘcher leurs expĂ©riences en guise de vĂ©ritĂ©. Que Dieu ait pitiĂ© d’eux. Que leurs yeux s’ouvrent avant qu’il ne soit trop tard. Oh, Ă©coutez-moi. Quand le prestige de l’argent, l’influence sociale, l’habiletĂ© en affaires ou les capacitĂ©s intellectuelles ont-ils rendu un homme apte Ă  ĂȘtre un conducteur spirituel, ou quand ces choses ont-elles donnĂ© un quelconque poids Ă  la Parole de Dieu? Et dĂšs que les choses matĂ©rielles ou les valeurs humaines commencent, d’une quelconque maniĂšre, Ă  ĂȘtre prises comme le moyen d’agir de Dieu, au lieu que ce soit le Saint-Esprit ET LUI SEUL, alors nous combattons contre Dieu, et non pour Lui.

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   Je veux maintenant bien prĂ©ciser ceci : je ne suis pas du tout contre le fait d’avoir des anciens dans l’Église. Non monsieur. Et ceci vaut mĂȘme si l’ancien est aussi pauvre qu’un homme a jamais Ă©tĂ© pauvre, ou s’il est l’homme le plus riche du monde, pourvu qu’il soit un ancien de cƓur et d’actions. Je n’hĂ©siterais Ă  ordonner aucun homme qui remplisse vraiment les conditions Spirituelles d’ancien ou de diacre, quels que soient sa situation financiĂšre ou son rang social. Mais quand on voit entrer dans l’Église une structure sociale ou financiĂšre qui divise les gens de quelque façon que ce soit, ce n’est pas de Dieu. C’est encore un signe de l’époque, dans cet Ăąge de LaodicĂ©e oĂč nous vivons, Ăąge qui est riche physiquement, mais pauvre Spirituellement.

   â€œJe connais ta pauvretĂ©.” Avez-vous remarquĂ© que leur pauvretĂ© est reliĂ©e Ă  la synagogue de Satan, dans ce mĂȘme verset? Oui, c’est l’organisation riche et puissante qui dĂ©tient toutes les richesses et qui rejette toujours les gens modestes qui servent Dieu. Quand l’Esprit de Dieu agit dans le cƓur des gens, qui doit abandonner les bĂątiments et les biens? C’est toujours le petit troupeau qui perd, au profit des grandes organisations. Et oĂč les gens vont-ils ensuite? Ils font le culte dans des maisons, dans des vieux entrepĂŽts et dans des sous-sols, tout comme ils le faisaient quand ils allaient dans les catacombes.

     Ces gens Ă©taient pauvres des biens de ce monde. AssurĂ©ment. Mais ils Ă©taient riches en Esprit.

   â€œJe connais leurs calomnies.” L’idĂ©e ici n’est pas que ces menteurs blasphĂšment contre Dieu, bien que cela aille sans dire. Mais ils blasphĂšment contre la vĂ©ritable Église. C’est toujours ainsi. Les Juifs de JĂ©rusalem ont blasphĂ©mĂ© contre l’Église au commencement. Les polythĂ©istes paĂŻens ont fait la mĂȘme chose. Si on parle mal de quelqu’un, ce sera toujours de la vraie semence. À l’époque de NĂ©ron, les ChrĂ©tiens Ă©taient accusĂ©s de tous les malheurs – mĂȘme de l’incendie de Rome. Dans les pays communistes, le petit troupeau est toujours le premier Ă  ĂȘtre exterminĂ©, mĂȘme si en rĂ©alitĂ© il est insignifiant par sa taille. Les ChrĂ©tiens, bien qu’ils soient des personnes gentilles, honnĂȘtes, qui ne font que du bien, on les persĂ©cutera toujours, dans le but de les dĂ©truire physiquement.

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   La raison de ceci, c’est parce qu’ils sont un reproche pour les impies. Ils apparaissent aux yeux des mĂ©chants comme une rĂ©primande sĂ©vĂšre. Et, bien que les justes n’aient aucune intention de faire du mal aux mĂ©chants, mais qu’ils ne veuillent faire que du bien, ils se retrouvent inĂ©vitablement impliquĂ©s, comme l’a Ă©tĂ© Jean-Baptiste avec HĂ©rode. En effet, Jean ne voulait faire de mal ni Ă  HĂ©rode ni Ă  sa femme, mais seulement leur Ă©pargner la colĂšre de Dieu. Non seulement cela a Ă©tĂ© l’objet d’une incomprĂ©hension absolue et d’une opposition totale, mais cela a coĂ»tĂ© la vie Ă  Jean. Et le peuple de Dieu, malgrĂ© tout le bien qu’il fait, subit toujours la honte publique et la mort. Il doit certainement y avoir quelque force sinistre qui anime des gens pour qu’ils soient dĂ©pourvus de conscience au point de rendre le mal Ă  ceux qui leur font du bien. Oui, cette force existe. C’est Satan. La rĂ©ponse se trouve dans le verset suivant.

DIX ANNÉES DE TRIBULATION

   Apocalypse 2.10 : “Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns d’entre vous en prison, afin que vous soyez Ă©prouvĂ©s, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidĂšle jusqu’à la mort, et Je te donnerai la couronne de vie.”

   Chaque fois que le Seigneur emploie ces mots : “Ne crains pas”, c’est qu’il va bientĂŽt y avoir un combat, qui fera encourir beaucoup de dangers, de souffrances et de privations. Or, Il ne dit pas de façon directe, abrupte : “Une tribulation arrive.” Cela provoquerait la peur. Il parle plutĂŽt comme le fait une mĂšre qui se prĂ©pare Ă  Ă©teindre la lumiĂšre et qui dit doucement Ă  son enfant, pour le rassurer : “N’aie pas peur, lĂ ; la lumiĂšre va s’éteindre, et il va faire noir. Mais souviens-toi que je suis ici avec toi.” Ainsi Il dit : “N’ayez pas peur des hommes ou de ce qu’ils peuvent vous faire. Je suis avec vous, et Ma grĂące vous suffit. Quand vous traverserez les eaux, elles ne vous submergeront pas. MĂȘme dans la mort, vous ne serez pas vaincus. Vous ĂȘtes plus que vainqueurs.”

   Paul, le grand apĂŽtre, connaissait par expĂ©rience la rĂ©alitĂ© de ces mots, et il a Ă©crit dans Romains 8.35-39 : Qui nous sĂ©parera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persĂ©cution, ou la faim, ou la nuditĂ©, ou le pĂ©ril, ou l’épĂ©e? selon qu’il est Ă©crit : C’est Ă  cause de Toi qu’on nous met Ă  mort tout le jour, qu’on nous regarde comme des brebis destinĂ©es Ă  la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimĂ©s. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses prĂ©sentes ni les choses Ă  venir, ni les puissances, ni la hauteur ni la profondeur, ni aucune autre crĂ©ature ne pourra nous sĂ©parer de l’amour de Dieu manifestĂ© en JĂ©sus-Christ notre Seigneur.”  Non, nous n’avons rien Ă  craindre. Son amour bannit toute crainte.

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   Remarquez ce qu’Il dit ici :  â€œLe diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez Ă©prouvĂ©s.” C’est ce que les Juifs faisaient Ă  cette Ă©poque-lĂ . C’est ce que les prĂȘtres paĂŻens faisaient Ă  cette Ă©poque-lĂ . Comme le public aimait les jeux du cirque, les gouverneurs, qui essayaient de plaire au peuple, ont livrĂ© des milliers de ChrĂ©tiens Ă  la mort, pour ĂȘtre dĂ©chirĂ©s par les lions et les gladiateurs. Quel rapport le diable a-t-il avec cela? Pourquoi mettre la faute sur lui? Ah oui, mais c’est la haine du diable qui est derriĂšre tout cela. C’est lui qui est derriĂšre tout cela, car il hait Dieu. Ce que Dieu prend Ă  cƓur, Satan essaiera inĂ©vitablement de le dĂ©truire. Mais remarquez, voici plus de lumiĂšre lĂ -dessus. Si Satan est derriĂšre les Juifs qui traĂźnent les ChrĂ©tiens devant les tribunaux, alors les Juifs ne sont pas de la religion de Dieu, mais de celle du diable. Leur rassemblement, lui aussi, est de la synagogue de Satan. Et si l’Église catholique romaine a tuĂ© des multitudes de croyants Ă  l’ñge des tĂ©nĂšbres, oui, et dans tous les Ăąges, alors eux aussi, ils sont du diable, et ils appartiennent Ă  Satan.

   Et si vous pensez que c’est choquant, attendez seulement que la prophĂ©tie d’Apocalypse 13 s’accomplisse. VĂ©ritĂ© frappante, les États-Unis d’AmĂ©rique sont dans ce chapitre. Le nombre treize lui-mĂȘme est un symbole de cette nation. Elle a dĂ©butĂ© avec treize colonies. Son drapeau porte treize Ă©toiles et treize bandes. Et sa destinĂ©e se trouve lĂ , au chapitre 13. L’image dont il est parlĂ© dans ce chapitre possĂ©dera toute la mĂ©chancetĂ© de la bĂȘte qui l’a prĂ©cĂ©dĂ©e. Comme la bĂȘte s’est Ă©levĂ©e au concile de NicĂ©e, de mĂȘme l’image sortira du Conseil ƓcumĂ©nique des Églises, pleine de puissance impie et satanique, pour faire subir la fureur du diable Ă  la vraie vigne de Dieu. Ce sera toute une rĂ©Ă©dition de ruse et de cruautĂ© diaboliques.

   Ceux qui combattent les humbles de Dieu, qui se moquent et qui dĂ©truisent, ils n’ont qu’à le faire. Et ils le feront. Et tout cela au Nom de Dieu et de la religion. Mais n’empĂȘche qu’ils mentent. Ils ne sont pas de Dieu. Ils ont pour pĂšre le diable. Leurs actions, qu’elles soient dirigĂ©es contre QUI QUE CE SOIT, montrent ce qu’ils sont rĂ©ellement. Ils n’ont qu’à s’organiser et Ă  rejeter le petit troupeau. Ils rĂ©vĂ©leront d’autant plus clairement Ă  tous qu’ils sont du diable. Ils sont la fausse vigne, la vigne qui tue. Leur haine prouve qui ils sont. L’Église antichrist nicolaĂŻte, voilĂ  qui ils sont.

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   â€œIls seront jetĂ©s en prison.”  Oui, ils sont traĂźnĂ©s devant les tribunaux, faussement accusĂ©s, jugĂ©s et emprisonnĂ©s. Et, bien sĂ»r, tout cela se fait au nom de la religion, de la morale et de l’innocence offensĂ©e. Tout cela pour une bonne cause. Cela me rappelle la dĂ©cision de la Cour suprĂȘme sur la priĂšre et la lecture biblique dans les Ă©coles. Qui est derriĂšre cela? C’est Satan. Ce n’est rien d’autre qu’un nouvel Ă©clat de fureur contre Dieu.

   â€œVous aurez une tribulation de dix jours.”  Voici une prophĂ©tie. De plus, c’est un moyen de dĂ©terminer la durĂ©e de vie de l’Âge de Smyrne. DioclĂ©tien, le plus cruel de tous les empereurs, a lancĂ© contre les saints de Dieu une campagne de terreur qui aurait anĂ©anti tous les croyants, si la misĂ©ricorde de Dieu n’avait pas Ă©tĂ© lĂ . C’était la persĂ©cution la plus sanglante de toute l’histoire, et elle a durĂ© dix ans (les dix jours d’Apocalypse 2.10b), de 302 Ă  312.

   â€œSois fidĂšle jusqu’à la mort.”  Il ne dit pas “jusqu’à ta mort”, mais “jusqu’à la mort”. Il se peut bien que tu doives sceller ton tĂ©moignage de ton sang. Des milliers, des millions mĂȘme, sont morts au cours des Ăąges. Ils sont morts dans la foi. Comme Antipas, le tĂ©moin fidĂšle, ils ne se sont pas attachĂ©s Ă  leur vie jusqu’à en mourir. Souvent, nous nous disons qu’il nous serait presque impossible d’ĂȘtre un martyr. Seulement, pensez que la foi que nous utilisons chaque jour pour triompher en JĂ©sus-Christ est la mĂȘme foi qui a soutenu les Polycarpe et tous les martyrs. La foi suprĂȘme donnera la grĂące suprĂȘme pour l’heure suprĂȘme. Que Dieu soit bĂ©ni Ă  jamais!

   â€œEt Je te donnerai la couronne de vie.” Puisque mĂȘme un verre d’eau fraĂźche donnĂ© au Nom du Seigneur ne manque pas d’obtenir une rĂ©compense, combien grande sera la rĂ©compense de celui qui aura donnĂ© sa vie comme martyr pour le Nom du Seigneur JĂ©sus. Nous pouvons peut-ĂȘtre en avoir une petite idĂ©e en comparant cette couronne Ă  la couronne qu’on remporte dans une course. Dans I Corinthiens 9.24, Paul dit : “Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul remporte le prix? Courez de maniĂšre Ă  le remporter.” On donnait au vainqueur de la course olympique une couronne qui Ă©tait une guirlande de rameaux d’olivier. Mais la couronne dont il est question ici dans l’Apocalypse, qu’on donne au martyr, c’est la couronne de la royautĂ©. JĂ©sus l’appelle la couronne de vie. Une couronne est pour ceux qui ont combattu, l’autre est pour ceux qui ont donnĂ©. Les deux sont des couronnes incorruptibles. Elles ne pĂ©riront pas. Les vainqueurs de la course de la vie de ce monde, auront tĂŽt fait de perdre la joie des ovations du monde. Leur gloire Ă  eux passera. Mais ceux qui donnent leur vie pour Dieu, que ce soit par leur combat journalier, ou en versant leur sang comme le sacrifice de couronnement de leur vie, recevront la couronne de vie.

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   On ne passe vraiment pas assez de temps Ă  Ɠuvrer pour les rĂ©compenses Ă©ternelles de Dieu. On fait trop peu de cas de la rĂ©compense de Dieu. Si nous croyons Ă  la rĂ©alitĂ© de la rĂ©surrection du corps, et Ă  un royaume Ă©ternel rĂ©el, alors nous devrions amasser au ciel ces bons trĂ©sors qui sont offerts aux saints qui auront Ă©tĂ© fidĂšles.

LA RÉCOMPENSE DES VAINQUEURS

   Apocalypse 2.11 : “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : Celui qui vaincra n’aura pas Ă  souffrir la seconde mort.”

     Ici, l’Esprit s’adresse de nouveau Ă  tous les Ăąges. Ce message est destinĂ© Ă  nous rĂ©conforter aujourd’hui, tout comme il a rĂ©confortĂ© nos frĂšres de tous les autres Ăąges. Et Il nous dit que nous n’aurons pas Ă  souffrir la seconde mort.

   Nous savons tous que la seconde mort est l’étang de feu. Apocalypse 20.14 : “Et la mort et le sĂ©jour des morts furent jetĂ©s dans l’étang de feu. C’est la seconde mort.” Bien sĂ»r, ceci veut dire que tous ceux qui s’y trouvaient ont Ă©tĂ© jetĂ©s dans l’étang de feu. Mais lĂ , j’aimerais vous montrer quelque chose. Sans doute cela suscitera-t-il des commentaires sur mon Ă©trange doctrine. Mais je me tiens ici, par l’autoritĂ© de la Parole de Dieu, et je nie que l’incroyant aille Ă  un enfer Ă©ternel oĂč il brĂ»lera Ă©ternellement. D’abord, l’enfer, ou l’étang de feu, ou quel que soit le nom que vous lui donnez, n’est pas Ă©ternel. Comment pourrait-il l’ĂȘtre, s’il a eu un commencement? Dans Matthieu 25.41, il est dit que “le feu perpĂ©tuel a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© pour le diable et pour ses anges” [d’aprĂšs la version anglaise du roi Jacques]. Or, s’il a Ă©tĂ© prĂ©parĂ©, il n’était donc pas sans commencement. S’il a eu un commencement, alors il ne peut pas ĂȘtre Ă©ternel. Bien sĂ»r, vous pourriez vous achopper au sens du mot “perpĂ©tuel”. Mais ce mot signifie “d’ñge en Ăąge”, et comprend diffĂ©rents sens. Dans I Samuel 3.13-14, Dieu a dit Ă  Samuel qu’Il allait juger la maison d’Éli Ă  perpĂ©tuitĂ©, et “qu’à perpĂ©tuitĂ©â€ ils n’offriraient plus de sacrifices comme sacrificateurs. Aussi, dans II Rois 2.27, Salomon a dĂ©pouillĂ© les derniers descendants d’Éli des fonctions de sacrificateur. C’était environ quatre gĂ©nĂ©rations plus tard. Ainsi, vous voyez que “perpĂ©tuel” ne correspond pas Ă  ce qui est â€œĂ©ternel”, c’est-Ă -dire ce qui n’a eu ni commencement ni fin. Ici, dans ce cas, le mot “perpĂ©tuel” signifie “jusqu’à disparition”. C’est bien ce qui est arrivĂ© : ils ont disparu.

Sept Ăąges_chapitre 4 page 129

   Regardez le mot “destruction” dans II Thessaloniciens 1.9 : “Ils auront pour chĂątiment une destruction perpĂ©tuelle. [d’aprĂšs la version anglaise du roi Jacques].” En grec, “destruction” signifie en fait un anĂ©antissement. Et le mot “destruction” ne signifie PAS dĂ©tĂ©rioration. En effet, “dĂ©tĂ©rioration” se dit de quelque chose qui se dĂ©grade continuellement. Que peut donc signifier l’anĂ©antissement perpĂ©tuel? Cela ne signifie pas un anĂ©antissement continuel, ce qui Ă©quivaudrait Ă  “dĂ©tĂ©rioration” et non Ă  “destruction”. Cela signifie dĂ©truire jusqu’à la fin. Mettre fin.

   Maintenant, vous pouvez vous demander quand on peut utiliser le mot â€œĂ©ternel”, dans un autre sens que celui qu’on nous a enseignĂ©. C’est facile. Quand il se rĂ©fĂšre Ă  Dieu, il signifie n’avoir ni commencement ni fin, durer pour toujours et ne jamais cesser. Et, quand on parle de vie Ă©ternelle, on pense Ă  ce qui est la vie de Dieu. “Voici le tĂ©moignage, c’est que Dieu nous a donnĂ© la vie Ă©ternelle, et que cette vie est dans le Fils. Celui qui a le Fils a la vie.” Ainsi, seuls les fils de Dieu ont la vie Ă©ternelle, celle qui n’a jamais eu de commencement, mais qui a toujours existĂ©. C’est exact. Vous avez maintenant mĂȘme en vous quelque chose d’éternel – sans commencement ni fin. C’est l’Esprit de Dieu. C’est une partie de Dieu Lui-mĂȘme. C’est la vie de Dieu.

   Or, si un pĂ©cheur va aller en enfer et souffrir tout comme vous allez aller au ciel et jouir du ciel, alors il a la mĂȘme sorte de vie que vous avez dĂ©jĂ .

   Et puis il y a ceux qui diraient que la vie Ă©ternelle Ă©quivaut au bien-ĂȘtre des enfants de Dieu. C’est leur bien-ĂȘtre, leur confort, qui est en jeu. Le pĂ©cheur, par contre, va vers son chĂątiment. Ceci revient Ă  rĂ©duire la seconde mort Ă  une question de chĂątiment et d’endroit oĂč l’on va. La vie Ă©ternelle, c’est le ciel, et le chĂątiment Ă©ternel, c’est l’enfer. Vous seriez surpris de savoir combien d’hommes qui ont Ă©tĂ© Ă©levĂ©s au rang de thĂ©ologiens croient cela. Mais savez-vous ce que cela fait? Cela fait de la vie Ă©ternelle une question de lieu gĂ©ographique au lieu d’une question de Personne. La vie Ă©ternelle, c’est Dieu : le Seigneur JĂ©sus-Christ. Comment quelqu’un peut croire une telle chose, – que la vie Ă©ternelle est une question de lieu, – voilĂ  qui me dĂ©passe. J’en suis renversĂ© rien que d’y penser.

   Non monsieur. Il n’y a qu’une sorte de vie Ă©ternelle. C’est Dieu qui l’a. Si nous avons Dieu, nous avons la vie Ă©ternelle en Lui et par Lui.

   Donc, vous voyez, le mot Ă©ternel, ou perpĂ©tuel, peut avoir plusieurs sens, mais quand il s’applique Ă  Dieu, Dieu Ă©tant ce qu’Il est, ce mot n’a qu’un seul sens. Il s’agit de la durĂ©e de Dieu. Dans ce sens-lĂ , on ne peut l’appliquer Ă  rien d’autre. Seul Dieu est Ă©ternel, et parce qu’Il vit, nous vivons avec Lui.

 

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  Mais que personne ne dise que je ne crois pas Ă  l’étang de feu et au chĂątiment. J’y crois. Je ne sais pas combien de temps il durera, mais il finira par disparaĂźtre. Dans Apocalypse 21.8, il est dit que les pĂ©cheurs dont il est question, auront leur part dans l’étang de feu. Mais la bonne interprĂ©tation du mot, ce n’est pas la “part”, mais c’est le “temps”. Voyez-vous, lĂ , vous y ĂȘtes.

   Donc, les mĂ©chants seront jetĂ©s dans le sĂ©jour des morts (le hadĂšs ou la tombe), et le sĂ©jour des morts sera jetĂ© dans l’étang de feu. SĂ©parĂ©s de Dieu. Comme ce sera terrible!

   Mais il n’en sera pas de mĂȘme pour les justes. Eux n’ont rien Ă  craindre. Ils ont Ă©tĂ© rachetĂ©s par Dieu. Ils sont dans Son sein. Ce sont eux les vainqueurs. Et qui est celui qui vainc? C’est celui qui croit que JĂ©sus est le Christ.

   Pourquoi le vainqueur, le croyant, y Ă©chappera-t-il, pour s’en aller dans le domaine de la vie et du bonheur Ă©ternels? C’est parce que JĂ©sus a payĂ© le prix pour nous racheter du pĂ©chĂ©. Il a comblĂ© le fossĂ© qui nous sĂ©parait, et nous qui Ă©tions loin, nous avons maintenant Ă©tĂ© ramenĂ©s par le sang.

   Et ils ne subiront jamais la condamnation. Ils n’iront jamais dans cet Ă©tang de feu. Ils ne peuvent jamais ĂȘtre perdus, car Il n’en perdra pas un seul d’entre eux. Pas un seul des rachetĂ©s ne sera ailleurs que lĂ  oĂč est JĂ©sus.

   Savez-vous pourquoi? Je vais vous en donner une image. J’ai un petit garçon : Joseph. Il est une partie de moi, quoi qu’il arrive. Si j’étais riche, la pire des choses que je pourrais faire serait de le dĂ©shĂ©riter, mais il n’y a rien que je puisse jamais faire pour le renier. Je ne peux pas, parce qu’il fait partie de moi. Bon, faisons faire une analyse de sang. Comparons son sang au mien. L’analyse prouvera que Joseph est mon fils. Il est Ă  moi.

     C’est l’analyse de sang qui montre si oui ou non vous appartenez Ă  Dieu.

   Je ne peux m’empĂȘcher de repenser Ă  l’époque oĂč je gardais, Ă  cheval, les troupeaux de Hereford de race dans le Colorado. Nous devions faire passer ces bĂȘtes Ă  un contrĂŽle des pouvoirs publics, pour avoir le droit de les nourrir sur les pĂąturages publics. Mais ils n’autorisaient pas l’entrĂ©e d’un seul animal qui n’avait pas l’étiquette de sang Ă  l’oreille. L’étiquette certifiait que la bĂȘte Ă©tait de pure race. Les cow-boys qui les contrĂŽlaient ne prĂȘtaient pas un seul regard Ă  la marque. Ils ne regardaient que l’étiquette pour contrĂŽler que le sang Ă©tait bien le bon. AllĂ©luia. Si le sang est le bon, c’est forcĂ©ment bon.

   Vous savez que Dieu a abaissĂ© le regard et a dit : “L’ñme qui pĂšche mourra. Elle est sĂ©parĂ©e de Moi. Elle ne peut pas s’approcher de Moi.” Nous savons que tous ont pĂ©chĂ© et sont privĂ©s de la gloire de Dieu. Cela veut dire que tous sont morts, tous sont sĂ©parĂ©s, et qu’il vient un jour oĂč mĂȘme ce petit peu de vie s’éteindra et oĂč tout sera fini. Mais Dieu, dans Son amour, a pris un animal et a pris la vie de cet animal Ă  la place de la vie du pĂ©cheur.

Sept Ăąges_chapitre 4 page 131

   Dans l’Ancien Testament, le pĂ©cheur apportait un agneau. Il plaçait sa main sur l’agneau, pendant que le sacrificateur tranchait la gorge de l’agneau. Il le sentait saigner et l’entendait bĂȘler. Il sentait le corps ĂȘtre raidi par la mort. Il voyait la fumĂ©e du sang aspergĂ© monter vers Dieu. Il savait que l’agneau avait pris sa place. Il savait que la vie de l’agneau avait Ă©tĂ© abandonnĂ©e Ă  la place de la sienne. Mais la vie de cet agneau Ă©tait une vie animale, et elle ne pouvait pas revenir sur le pĂ©cheur pour le purifier. Il repartait donc avec toujours le mĂȘme dĂ©sir de pĂ©cher. Il repartait avec le pĂ©chĂ© dans ses pensĂ©es, et revenait offrir un sacrifice pour la mĂȘme chose l’annĂ©e suivante.

   Mais il n’en est pas ainsi dans le Nouveau Testament. Notre Agneau mourant est le Fils de Dieu qui a donnĂ© Son sang comme rançon pour plusieurs. Par la foi, nous nous avançons et nous plaçons nos mains sur cet Agneau, – nous Le voyons, avec Ses blessures sanglantes, Son dos lacĂ©rĂ©, Son front dĂ©chirĂ© par les Ă©pines de la cruautĂ©, – nous ressentons Sa douleur et nous L’entendons crier : “Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi M’as-Tu abandonnĂ©?” Et qu’est-il arrivĂ©? La vie qui a quittĂ© cette cellule de sang brisĂ©e est revenue sur celui qui se repent. La vie qui Ă©tait en Lui est revenue sur nous. Nous repartons, dĂ©sormais sans aucun dĂ©sir de pĂ©cher, et nous avons maintenant la haine des Ɠuvres et des convoitises de la chair.

   Regardons-nous. Qu’est-ce que notre vie? Ce n’est qu’une petite cellule qui vient de notre pĂšre. La femme ne transmet pas d’hĂ©moglobine. Elle produit l’ovule, elle est l’incubateur. Mais le sang vient du mĂąle. C’est pour cela que la femme prend le nom du mari. Les enfants prennent son nom Ă  lui. La mĂšre est l’incubateur des enfants qu’elle porte pour lui.

   C’est ce qui est arrivĂ© pour notre rĂ©demption. Le Saint-Esprit est descendu sur Marie, et elle a donnĂ© naissance Ă  un Fils qu’elle a appelĂ© JĂ©sus. Le grand CrĂ©ateur est descendu, et Il est devenu un sacrifice pour notre pĂ©chĂ©. Son sang Ă©tait le sang de Dieu. C’est exactement ce que c’était. Ce sang de Dieu a Ă©tĂ© versĂ©, et l’Esprit L’a quittĂ© quand Il est mort dans cette agonie terrible. Ensuite, la MÊME VIE (L’ESPRIT) est revenue habiter dans le pĂ©cheur repentant et le dĂ©livrer. Ce pĂ©cheur ne revenait plus annĂ©e aprĂšs annĂ©e, sacrifice aprĂšs sacrifice, car ce n’était pas nĂ©cessaire. Par UN SEUL sacrifice il a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ© une fois pour toutes du pouvoir du pĂ©chĂ©, et il a reçu la vie de Christ par laquelle il rĂšgne, en ayant la victoire sur le pĂ©chĂ©, le monde, la chair et le diable.

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   C’est Dieu qui l’a fait. Il a tout fait. Il a criĂ© au monde qui Ă©tait maudit par le pĂ©chĂ© : “Je vous donnerai un signe : une vierge sera enceinte. Une vierge concevra et enfantera un Fils. Ce sera lĂ  votre signe. Ce sera un signe perpĂ©tuel. Celui Ă  Qui elle donnera naissance sera Emmanuel, Dieu avec nous.”

   Dieu est descendu dans une cellule de sang, pas Ă  travers un homme, mais par le Saint-Esprit, et dans ce sein virginal a Ă©tĂ© formĂ© un tabernacle destinĂ© Ă  la mort. La Semence de la femme est venue afin qu’Il soit blessĂ© pour nous apporter le salut. Quand le Saint-Esprit est venu sur Marie, Il a crĂ©Ă© dans son sein la cellule qui allait se multiplier pour devenir le corps de notre Seigneur. Cette cellule a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e. C’était le Commencement de la CrĂ©ation de Dieu. VoilĂ  Qui est JĂ©sus. Et cet Être Saint a Ă©tĂ© rempli d’un sang Saint, du sang de Dieu. Ce tabernacle est nĂ©. Il a grandi pour devenir un homme. Il est allĂ© au Jourdain, oĂč ce Sacrifice a Ă©tĂ© lavĂ© par Jean, dans le fleuve appelĂ© le Jourdain. Quand ce Sacrifice que Dieu accepte est sorti de l’eau, Dieu est venu habiter en Lui, en Le remplissant de l’Esprit sans mesure. Et quand Il est mort, qu’Il a versĂ© Son sang, la vie parfaite de Dieu a Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e pour revenir sur le pĂ©cheur qui accepterait le Christ comme son Sauveur.

   Oh, comme c’est frappant! JĂ©hovah, nouveau-nĂ©, qui pleurait au dessus d’un tas de fumier. JĂ©hovah, nĂ© dans une mangeoire de paille. Voici votre signe perpĂ©tuel, pour ceux qui sont fiers et enflĂ©s d’orgueil, les pseudo-intellectuels qui ont dĂ©veloppĂ© leur propre thĂ©ologie et reniĂ© la vĂ©ritĂ© de Dieu. JĂ©hovah Dieu, un bĂ©bĂ© qui pleurait dans une Ă©table puante. Et puis on pense avoir le droit d’ĂȘtre fier, de prendre un air hautain, de critiquer et de faire comme si on Ă©tait quelqu’un. Le voici, le vrai signe. C’est celui-lĂ , le bon. JĂ©hovah, qui jouait comme un garçon. JĂ©hovah, qui travaillait Ă  l’atelier de menuiserie. JĂ©hovah, qui lavait les pieds des pĂȘcheurs.

   “Je vous donnerai un signe”, a dit Dieu. “Pas le signe d’un clergĂ© en col blanc. Pas le signe de la richesse et de la puissance. Ce signe n’aura rien que vous trouviez attirant, ou convenable, mais c’est un signe perpĂ©tuel. C’est le plus grand de tous les signes.” JĂ©hovah, qui se tenait dans la cour, blessĂ© et tout ensanglantĂ©, avec des Ă©pines sur le front et des crachats sur le visage, sous les moqueries et les railleries. JĂ©hovah, mĂ©prisĂ© et rejetĂ©, suspendu nu Ă  la croix, pendant que les hypocrites Le huaient et Le dĂ©fiaient de descendre de la croix. JĂ©hovah, qui mourait. JĂ©hovah, qui priait, mais sans effet. Puis JĂ©hovah est mort. C’est maintenant le signe pour tous les hommes. Il n’y en a pas de semblable. C’est le grand signe.

   Alors, la terre a Ă©tĂ© plongĂ©e dans l’obscuritĂ©. On L’a mis dans un tombeau. Il est restĂ© lĂ  trois jours et trois nuits, jusqu’à ce qu’un tremblement de terre Ă©branle la nuit lugubre et qu’Il sorte. JĂ©hovah est sorti. JĂ©hovah est montĂ© au ciel. Ensuite, JĂ©hovah est revenu habiter dans Son Église. JĂ©hovah est revenu avec un vent impĂ©tueux et des flammes de feu. JĂ©hovah est revenu pour marcher au milieu de Son Église et pour revĂȘtir Son peuple de puissance. Une fois de plus, JĂ©hovah est venu, et cette fois, c’était pour rester dans Son peuple. Et, de nouveau, JĂ©hovah guĂ©rit les malades, ressuscite les morts et Se manifeste par l’Esprit. JĂ©hovah est revenu, parlant en langues et donnant la rĂ©ponse par l’interprĂ©tation.

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   JĂ©hovah est descendu, et Il a rĂ©tabli la prostituĂ©e pour qu’elle ne pĂšche plus. Il est descendu vers l’ivrogne dĂ©figurĂ©, inconscient dans le caniveau. Oui, JĂ©hovah est venu Se manifester dans la chair et Se manifester Ă  travers la chair. JĂ©hovah est venu – Dieu en nous, l’espĂ©rance de la gloire.

   Oui, JĂ©sus est venu verser Son sang et libĂ©rer les captifs. Il est venu racheter Ses brebis perdues. Il leur a donnĂ© la vie Ă©ternelle, et elles ne pĂ©riront jamais. Il n’en perdra pas une seule, mais Il les ressuscitera au dernier jour.

     AllĂ©luia, ils n’auront pas Ă  souffrir la seconde mort. Elle n’a aucun pouvoir sur eux. Car ils appartiennent Ă  l’Agneau, et ils Le suivent partout oĂč Il va.

LE SAINT-ESPRIT DANS CHAQUE ÂGE

   Apocalypse 2.11 :   “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.” Il n’y a pas un seul Ăąge de l’Église oĂč ce verset ne soit pas citĂ©. Chacun des Ăąges reçoit le mĂȘme avertissement adressĂ© aux gens de tous les Ăąges. “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit.” Mais il est absolument impossible que tous les hommes entendent ce que l’Esprit dit aux diffĂ©rents Ăąges. I Corinthiens 2.6-16 :  “Cependant, c’est une sagesse que nous prĂȘchons parmi les parfaits, sagesse qui n’est pas de ce siĂšcle, ni des chefs de ce siĂšcle, qui vont ĂȘtre anĂ©antis; nous prĂȘchons la sagesse de Dieu, mystĂ©rieuse et cachĂ©e, que Dieu, avant les siĂšcles, avait destinĂ©e pour notre gloire, sagesse qu’aucun des chefs de ce siĂšcle n’a connue, car, s’ils l’avaient connue, ils n’auraient pas crucifiĂ© le Seigneur de gloire. Mais, comme il est Ă©crit, ce sont des choses que l’Ɠil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montĂ©es au cƓur de l’homme, des choses que Dieu a prĂ©parĂ©es pour ceux qui L’aiment. Dieu nous les a rĂ©vĂ©lĂ©es par l’Esprit. Car l’Esprit sonde tout, mĂȘme les profondeurs de Dieu. Lequel des hommes, en effet, connaĂźt les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui? De mĂȘme, personne ne connaĂźt les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu. Or nous, nous n’avons pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a donnĂ©es par Sa grĂące. Et nous en parlons, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne le Saint-Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaĂźtre, parce que c’est Spirituellement qu’on en juge. L’homme Spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-mĂȘme jugĂ© par personne. Car, qui a connu la pensĂ©e du Seigneur, pour l’instruire? Or nous, nous avons la pensĂ©e de Christ.” Matthieu 13.13-16 : “C’est pourquoi Je leur parle en paraboles, parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent. Et pour eux s’accomplit cette prophĂ©tie d’Essaie : Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point; vous regarderez de vos yeux, et vous ne verrez point. Car le cƓur de ce peuple est devenu insensible; ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermĂ© leurs yeux, de peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, qu’ils ne comprennent de leur cƓur, qu’ils ne se convertissent, et que Je ne les guĂ©risse. Mais heureux sont vos yeux, parce qu’ils voient, et vos oreilles, parce qu’elles entendent!” Jean 8.42-44 : “JĂ©sus leur dit : Si Dieu Ă©tait votre PĂšre, vous M’aimeriez, car c’est de Dieu que Je suis sorti et que Je viens; Je ne suis pas venu de Moi-mĂȘme, mais c’est Lui qui M’a envoyĂ©. Pourquoi ne comprenez-vous pas Mon langage? Parce que vous ne pouvez Ă©couter Ma Parole. Vous avez pour pĂšre le diable, et vous voulez accomplir les dĂ©sirs de votre pĂšre. Il a Ă©tĂ© meurtrier dĂšs le commencement, et il ne se tient pas dans la vĂ©ritĂ©, parce qu’il n’y a pas de vĂ©ritĂ© en lui. Lorsqu’il profĂšre le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le pĂšre du mensonge.” D’aprĂšs ces passages de l’Écriture, il est tout Ă  fait Ă©vident qu’aucun homme ne peut, de lui-mĂȘme, entendre Dieu. Il faut que Dieu lui donne cette capacitĂ©. Matthieu 16.17 : “JĂ©sus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont rĂ©vĂ©lĂ© cela, mais c’est Mon PĂšre qui est dans les cieux.” En rapprochant ces versets, nous voyons qu’il n’y a qu’un seul groupe de gens, un groupe de gens trĂšs particulier, qui a la capacitĂ© d’entendre ce que l’Esprit dit dans chaque Ăąge. C’est un groupe particulier, qui reçoit la rĂ©vĂ©lation de chaque Ăąge. Ce groupe est de Dieu, car le groupe de ceux qui ne peuvent pas entendre n’est pas de Dieu (Jean 8.42-44). Le groupe de ceux qui peuvent entendre et qui entendent ce que l’Esprit dit, et qui en reçoivent la rĂ©vĂ©lation, est le groupe qui est dĂ©crit dans I Corinthiens 2.6-16. Ce sont eux qui ont l’Esprit de Dieu. Ce sont eux qui sont nĂ©s de Dieu. Ils sont baptisĂ©s dans le corps du Seigneur JĂ©sus-Christ par Son Esprit. Ils sont baptisĂ©s du Saint-Esprit.

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   Pour continuer sur la lancĂ©e de ce que nous venons de dire, et aussi pour utiliser un passage de l’Écriture que nous devons garder Ă  l’esprit quand nous parlons de savoir qui est baptisĂ© du Saint-Esprit, voyez ce que JĂ©sus dit dans Jean 6.45 : “Il est Ă©crit dans les prophĂštes : Ils seront TOUS enseignĂ©s de Dieu.” Mais prenez Essaie 54.13 d’oĂč est tirĂ©e cette citation, et il est dit : “Tous tes fils seront enseignĂ©s de l’Éternel.” Le TOUS de Dieu, ce sont les FILS de Dieu. C’est donc que la preuve qu’on est un vĂ©ritable fils de Dieu (celui sur qui l’Esprit est venu et en qui Il habite) est de nouveau dĂ©finie par le fait qu’on reçoit l’enseignement de la Parole par le Saint-Esprit.

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   Maintenant vous commencez Ă  voir pourquoi le parler en langues n’est pas la preuve qu’on est baptisĂ© du Saint-Esprit. Dans aucun Ăąge, il n’est dit : “Que celui qui a une langue dise ce que l’Esprit dit.” Ceci exclut le parler en langues, son interprĂ©tation, la prophĂ©tie, etc., comme preuve. La preuve, c’est qu’on ENTEND ce que l’Esprit dit. L’Esprit parle. Oui, l’Esprit enseigne. C’est exactement ce que JĂ©sus a dit qu’Il allait faire quand Il viendrait. Jean 14.26 : “Il vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit.” Et c’est exactement ce qui est arrivĂ©. C’est comme cela que les Évangiles ont Ă©tĂ© Ă©crits. Ces hommes, par le Saint-Esprit, se rappelaient les Paroles mĂȘmes que JĂ©sus avait dites. C’est pour cela que les Évangiles sont exacts. Ils sont parfaits. Seulement l’Esprit ne leur a pas seulement rappelĂ© toutes choses, mais Il leur en a aussi enseignĂ© plus long sur la vĂ©ritĂ© qu’ils avaient dĂ©jĂ . C’est ainsi que Paul a reçu ses rĂ©vĂ©lations. Il a dit Ă  ce sujet : “Je vous dĂ©clare, frĂšres, que l’Évangile qui a Ă©tĂ© annoncĂ© par moi n’est pas de l’homme; car je ne l’ai ni reçu (d’un homme) ni appris d’un homme, mais par une rĂ©vĂ©lation de JĂ©sus-Christ.” Galates 1.11-12. Il Ă©tait enseignĂ© par le Saint-Esprit.

   Un jour, quand JĂ©sus Ă©tait sur terre, un homme important est venu Le voir. Cet homme a dit : “MaĂźtre, nous savons que Tu es un enseignant envoyĂ© par Dieu.” Mais vous remarquerez que JĂ©sus l’a interrompu. Il s’est tournĂ© vers NicodĂšme, et on peut paraphraser Ses paroles comme ceci : “Je ne suis PAS un enseignant. Je suis l’Agneau du Sacrifice pour le pĂ©chĂ©. Je rends la Nouvelle Naissance possible par Mon Esprit. Mais il va venir Quelqu’un qui est l’Enseignant. C’est le Saint-Esprit.” Quand JĂ©sus Ă©tait sur terre, Il est venu comme Agneau, et comme ProphĂšte. Mais quand Il est revenu sur l’Église par Son Esprit, Il est devenu l’Enseignant.

   Et nous entendons la mĂȘme vĂ©ritĂ© adressĂ©e Ă  chaque Ăąge : “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.” Mais seul un homme rempli de l’Esprit peut entendre la rĂ©vĂ©lation pour cet Ăąge-lĂ . Personne d’autre ne le peut. Non monsieur. Ils ne le peuvent pas, parce que c’est exactement ce que Paul a dit dans I Corinthiens 2.6-16.

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   Ceci devrait vous rĂ©jouir. Il y a une doctrine trĂšs Ă©trange qui a cours et qui provoque beaucoup de malentendus et de ressentiment. C’est que quand les pentecĂŽtistes disent qu’on DOIT parler en langues, sinon on n’a pas Ă©tĂ© baptisĂ© du Saint-Esprit, ou bien ils nient que de grands hommes comme Knox, Moody, Taylor, Goforth et d’autres aient reçu le Saint-Esprit, ou bien ils affirment qu’ils parlaient en langues secrĂštement sans se rendre compte de ce qui se passait. Mais ce n’est pas vrai. Non monsieur. C’est une erreur grossiĂšre. Le parler en langues n’est pas la preuve que l’on est rempli de l’Esprit. C’est simplement l’une des neuf manifestations qui sont mentionnĂ©es dans I Corinthiens 12. Aucun passage de l’Écriture ne dit qu’on parle en langues quand on reçoit le Saint-Esprit, ou qu’on reçoit le Saint-Esprit par le parler en langues. Cependant, il est bien dit “qu’aprĂšs qu’ils furent remplis du Saint-Esprit ils se mirent Ă  parler en langues”, et plus loin, il est dit qu’ils ont prophĂ©tisĂ©.

   Aujourd’hui, beaucoup de personnes prennent pour acquis que tous ceux qui disent avoir reçu le Saint-Esprit parce qu’ils ont parlĂ© en langues ont un parler en langues Spirituel authentique. Mais ce n’est pas vrai, car beaucoup de gens parlent une langue connue, mais sous l’influence d’un mauvais esprit. Maintenant, disons que nous soyons dans une rĂ©union et que tout le monde parle en langues. Comment pouvez-vous savoir quel parler en langues est de l’Esprit et lequel est du diable? J’ai Ă©tĂ© parmi des paĂŻens oĂč les sorciers buvaient du sang dans un crĂąne, parlaient en langues, interprĂ©taient et prophĂ©tisaient. Ils peuvent mĂȘme Ă©crire en langues. Or, si le parler en langues est LE signe qu’on a reçu le Saint-Esprit, alors il faudrait que tous les parlers en langues soient de Dieu. Mais des tenants du parler en langues comme signe initial ont admis qu’il y a des vrais et des faux parlers en langues, car Dieu a le vrai et Satan a le faux. Ma question est donc : “Qui sait lequel est le vrai? Qui comprend la langue pour savoir ce qui a Ă©tĂ© dit? Qui a le don de discernement pour le savoir?” Avec les rĂ©ponses Ă  ces questions, nous pourrons fonder quelque chose, mais avant de les avoir, nous devons nous demander d’oĂč provient le parler en langues. Maintenant mĂȘme, vous pouvez voir que pour soutenir que le parler en langues est le signe initial sans comprendre ce qui a Ă©tĂ© dit, on est obligĂ© d’admettre que tous les parlers en langues sont de Dieu. Ceci nous amĂšnerait donc Ă  croire que le diable ne peut pas parler en langues. Il n’en est pas ainsi; non, pas du tout. N’importe quel vĂ©ritable missionnaire des champs de mission Ă  l’étranger ne sait que trop bien que les dĂ©mons parlent en d’autres langues, comme moi aussi je le sais par expĂ©rience.

   Les thĂ©ologiens pentecĂŽtistes admettent qu’ils n’ont rien dans les Écritures qui montre qu’on parle en langues quand on est baptisĂ© du Saint-Esprit. Ils admettent qu’ils extrapolent cela Ă  partir des expĂ©riences relatĂ©es dans le Livre des Actes, oĂč les gens ont parlĂ© en langues trois fois sur cinq. Ils disent Ă©galement, sans pouvoir l’appuyer sur aucun passage de l’Écriture, qu’il y a deux sortes de parler en langues. Le premier, c’est le parler en langues qui survient quand on reçoit le Saint-Esprit, le “signe”, et plus tard, si l’on croit, on peut recevoir le don du parler en langues qui permet de parler souvent. Cependant, ils disent qu’on peut parler en langues une fois comme signe qu’on reçoit le Saint-Esprit, et ne plus jamais parler en langues par la suite. Une fois de plus, nous aimerions savoir oĂč cela se trouve dans la Parole. Si cela ne s’y trouve pas, alors Dieu ne l’a pas dit, et malheur Ă  celui qui ajoute Ă  cette Parole. Mais il y a dans la Parole quelque chose qu’ils ignorent complĂštement sur ce sujet mĂȘme. I Corinthiens 13. Ce passage parle des langues des hommes et des anges, ce qui correspondrait Ă  des langues connues et inconnues. Les pentecĂŽtistes modernes disent qu’ils peuvent recevoir le Saint-Esprit en parlant des langues inconnues, des langues d’anges. Ils mettent la charrue avant les bƓufs. En effet, dans Actes 2, les gens s’exprimaient dans un langage parfait que mĂȘme les incroyants entendaient et comprenaient.

 

 

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   Or, quand Dieu se tait, nous faisons mieux de nous taire. Mais lĂ  oĂč Il a parlĂ©, nous faisons mieux de parler, nous aussi, et de dire ce qu’Il a dĂ©jĂ  dit. Il nous a dit que le signe, c’est-Ă -dire ce qui se produirait aprĂšs avoir Ă©tĂ© baptisĂ© du Saint-Esprit, c’est que l’Enseignant viendrait nous enseigner toute la vĂ©ritĂ©. Mais cet Enseignant est un enseignant INTÉRIEUR, pas un enseignant extĂ©rieur. Si l’Esprit n’était pas Ă  l’intĂ©rieur, vous n’entendriez pas la vĂ©ritĂ© et ne la recevriez pas par rĂ©vĂ©lation, mĂȘme si vous l’entendiez Ă  longueur de journĂ©e. C’était le signe que l’Esprit habitait Ă  l’intĂ©rieur Ă  l’époque de Paul. Ceux qui Ă©taient remplis du Saint-Esprit entendaient la Parole, la recevaient, et vivaient par elle. Ceux qui n’avaient pas l’Esprit l’entendaient seulement comme des hommes charnels, ils y mettaient une fausse interprĂ©tation, et ils s’en allaient dans le pĂ©chĂ©.

   Dans chaque Ăąge (et chaque Ăąge est l’ñge du Saint-Esprit pour le vrai croyant), dans chaque Ăąge, dis-je, le signe a Ă©tĂ© le mĂȘme. Ceux qui avaient l’Esprit, l’Enseignant, entendaient la Parole, et cet Esprit en eux prenait la Parole et la leur enseignait (la leur rĂ©vĂ©lait); et ils Ă©taient du groupe de ceux qui entendaient le messager et son message, qui le prenaient et qui le vivaient.

   Je sais que la tentation est grande de se rĂ©fĂ©rer au jour de la PentecĂŽte, et aussi au jour oĂč le Saint-Esprit est descendu dans la maison de Corneille, puis d’établir ces deux expĂ©riences identiques comme preuve du baptĂȘme du Saint-Esprit. Mais dans ces deux cas, le parler en langues Ă©tait compris des auditeurs. VoilĂ  qui est bien loin de la nouvelle Babel de confusion que sont les rĂ©unions pentecĂŽtistes. Et si ceci ne suffisait pas Ă  nous persuader d’abandonner de tels raisonnements, que ferons-nous devant le fait que des gens qui n’ont jamais parlĂ© en langues ont dans leur vie certaines des huit autres manifestations, comme la parole de sagesse, le discernement des esprits, une parole de connaissance, la foi, la guĂ©rison et mĂȘme des miracles? Et cette observation est d’autant plus intĂ©ressante compte tenu du fait que le parler en langues est le plus petit des neuf dons. Ainsi, quand nous voyons des gens qui ne parlent pas en langues et qui ne l’ont jamais fait, et qui pratiquent des dons plus grands que ceux qui parlent en langues, nous devons encore plus qu’auparavant enlever tout crĂ©dit Ă  une telle doctrine.

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   Vous voyez donc maintenant que nous ne pouvons pas nous permettre de dire ce que la Bible n’a pas dit. Comme l’Écriture nous enseigne que l’Ɠuvre du Saint-Esprit et la manifestation de cette Personne BĂ©nie est d’apporter la vĂ©ritĂ© de chaque Ăąge Ă  la vĂ©ritable semence de l’ñge en question, nous savons qu’il faut que l’Esprit demeure dans une personne pour que celle-ci puisse recevoir la vĂ©ritĂ© pour ce temps-lĂ . Amen. C’est tout Ă  fait exact. Et si ces Ăąges nous font voir quelque chose, c’est bien cette vĂ©ritĂ© qu’ils nous dĂ©montrent.

   Maintenant, avant de quitter ce sujet, je voudrais dire trĂšs clairement ce qu’est le baptĂȘme du Saint-Esprit, d’aprĂšs la Parole. Ce n’est pas d’aprĂšs moi, ni d’aprĂšs vous, mais il faut que ce soit d’aprĂšs l’ â€œAinsi dit le Seigneur”, sinon, nous sommes conduits dans l’erreur. Amen.

   Pour commencer, vous remarquerez que dans mes rĂ©unions, quand j’ai fini de prĂȘcher, lors d’une rĂ©union d’évangĂ©lisation ou d’un message d’enseignement, je lance le filet et j’invite les gens Ă  rĂ©agir. Je leur demande de s’avancer pour recevoir le Saint-Esprit. Mes amis pentecĂŽtistes, quand ils m’entendent dire ceci, croient que j’invite les gens Ă  s’avancer pour ĂȘtre baptisĂ©s du Saint-Esprit parce qu’ils sont dĂ©jĂ  nĂ©s de nouveau. Ainsi, quand j’invite ceux qui sont remplis de l’Esprit Ă  venir aider ceux qui ont rĂ©pondu Ă  l’invitation de recevoir l’Esprit, ces chers amis se prĂ©cipitent vers les gens qui se sont avancĂ©s, pour leur parler en les encourageant Ă  s’abandonner Ă  Dieu et Ă  croire pour parler en langues. Ceci a Ă©tĂ© la cause de beaucoup de confusion, et je veux vous dire exactement ce que j’entends par lĂ . J’entends par lĂ  que le pĂ©cheur s’avance et qu’il naisse de nouveau, c’est-Ă -dire qu’il soit baptisĂ© dans le corps de Christ par le Saint-Esprit, ce qui est exactement ce qui est arrivĂ© Ă  la PentecĂŽte, quand l’Église a dĂ©marrĂ©. Autrement dit, ĂȘtre nĂ© de l’Esprit, c’est ĂȘtre vĂ©ritablement baptisĂ© du Saint-Esprit. C’est une seule et mĂȘme chose.

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   Je comprends bien que ceci va ĂȘtre un peu dĂ©routant, parce que la plupart des gens savent que j’ai Ă©tĂ© ordonnĂ© prĂ©dicateur dans une Église baptiste, et que je dĂ©clare depuis longtemps que les baptistes se sont trompĂ©s en disant qu’on reçoit le Saint-Esprit QUAND on croit, car ce n’est pas vrai. On Le reçoit “APRÈS avoir cru”. Actes 19.2-6 : “Il leur dit : Avez-vous reçu l’Esprit Saint, aprĂšs avoir cru? Et ils lui dirent : Mais nous n’avons mĂȘme pas ouĂŻ dire si l’Esprit Saint est. Et il dit : De quel baptĂȘme donc avez-vous Ă©tĂ© baptisĂ©s? Et ils dirent : Du baptĂȘme de Jean. Et Paul dit : Jean a baptisĂ© du baptĂȘme de la repentance, disant au peuple qu’ils crussent en Celui qui venait aprĂšs lui, c’est-Ă -dire en JĂ©sus. Et ayant ouĂŻ ces choses, ils furent baptisĂ©s pour le Nom du Seigneur JĂ©sus; et, Paul leur ayant imposĂ© les mains, l’Esprit Saint vint sur eux, et ils parlĂšrent en langues et prophĂ©tisĂšrent.” [version Darby] C’est cela. Paul demandait : “Avez-vous reçu APRÈS avoir cru, PAS QUAND vous avez cru.” Et lĂ , il y a une grande diffĂ©rence, car c’est APRÈS avoir cru que nous recevons. ÉphĂ©siens 1.13 est un rĂ©cit mot pour mot de ce qui est arrivĂ© Ă  ÉphĂšse selon Actes 19 : “En Qui vous aussi, vous avez espĂ©rĂ©, AYANT entendu la Parole de la vĂ©ritĂ©, l’Évangile de votre salut; auquel aussi AYANT cru (pas en croyant), vous avez Ă©tĂ© scellĂ©s du Saint-Esprit de la promesse.” [version Darby] Mais voici Ă  quoi je veux en venir. Trop de nos modernistes, et mĂȘme de nos fondamentalistes (soi-disant), croient au salut Ă  un moment prĂ©cis qu’on appelle souvent “prendre une dĂ©cision”, et on a appelĂ© cela recevoir Christ ou naĂźtre de nouveau. Or, recevoir Christ, c’est recevoir Son Esprit. Recevoir Son Esprit, c’est naĂźtre de nouveau. Recevoir Son Esprit, c’est ĂȘtre baptisĂ© du Saint-Esprit. Amen. Ces gens croient. C’est merveilleux. Mais ils s’arrĂȘtent lĂ . C’est APRÈS avoir cru qu’on reçoit le Saint-Esprit. Il en a toujours Ă©tĂ© ainsi et il en sera toujours ainsi. La toute premiĂšre parole d’instruction a Ă©tĂ© donnĂ©e par Pierre Ă  la PentecĂŽte, il a dit : “Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisĂ© au Nom de JĂ©sus-Christ, pour le pardon de vos pĂ©chĂ©s; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera.”

   Ces instructions Ă©taient une rĂ©ponse directe de Pierre quant Ă  ce qui s’était rĂ©ellement passĂ© Ă  la PentecĂŽte. Ce qui s’est passĂ©, c’est que Dieu, comme il Ă©tait dit dans JoĂ«l, rĂ©pandait le Saint-Esprit promis sur toute chair. Il n’avait pas Ă©tĂ© rĂ©pandu avant ce moment-lĂ , ni donnĂ© avant ce moment-lĂ . C’était lĂ  le moment. Mais dĂ©sormais, CELA devait venir par la repentance, le baptĂȘme au Nom du Seigneur JĂ©sus-Christ, aprĂšs quoi Dieu Ă©tait tenu de remplir ceux qui venaient. Ni Pierre, ni aucun des apĂŽtres, n’a jamais dit : “Vous devez naĂźtre de nouveau, et ensuite ĂȘtre remplis de l’Esprit.”

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    Pour voir que c’est lĂ  l’expĂ©rience type pour recevoir le Saint-Esprit, regardez attentivement la fois suivante oĂč l’Esprit est descendu sur des gens. Actes 8.5-17 : “Philippe, Ă©tant descendu dans la ville de Samarie, y prĂȘcha le Christ. Les foules tout entiĂšres Ă©taient attentives Ă  ce que disait Philippe, lorsqu’elles apprirent et virent les miracles qu’il faisait. Car des esprits impurs sortirent de plusieurs dĂ©moniaques, en poussant de grands cris, et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guĂ©ris. Et il y eut une grande joie dans cette ville. Il y avait auparavant dans la ville un homme nommĂ© Simon, qui, se donnant pour un personnage important, exerçait la magie et provoquait l’étonnement du peuple de la Samarie. Tous, depuis le plus petit jusqu’au plus grand, l’écoutaient attentivement, et disaient : Celui-ci est la puissance de Dieu, celle qui s’appelle la grande. Ils l’écoutaient attentivement, parce qu’il les avait longtemps Ă©tonnĂ©s par ses actes de magie. Mais, quand ils eurent cru Ă  Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du Nom de JĂ©sus-Christ, hommes et femmes se firent baptiser. Simon lui-mĂȘme crut, et, aprĂšs avoir Ă©tĂ© baptisĂ©, il ne quittait plus Philippe, et il voyait avec Ă©tonnement les miracles et les grands prodiges qui s’opĂ©raient. Les apĂŽtres, qui Ă©taient Ă  JĂ©rusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la Parole de Dieu, y envoyĂšrent Pierre et Jean. Ceux-ci, arrivĂ©s chez les Samaritains, priĂšrent pour eux, afin qu’ils reçussent le Saint-Esprit. Car Il n’était encore descendu sur aucun d’eux; ils avaient seulement Ă©tĂ© baptisĂ©s au Nom du Seigneur JĂ©sus. Alors Pierre et Jean leur imposĂšrent les mains, et ils reçurent le Saint-Esprit.” D’aprĂšs le verset 12, ILS ONT CRU LA PAROLE. Ensuite, ils ont Ă©tĂ© baptisĂ©s au Nom du Seigneur JĂ©sus. Mais d’aprĂšs le verset 16, malgrĂ© tout cela, ils n’avaient PAS ENCORE REÇU LE SAINT-ESPRIT. C’est seulement APRÈS avoir cru et avoir Ă©tĂ© correctement baptisĂ©s qu’ils ont reçu le Saint-Esprit. C’est exactement selon le modĂšle Ă©tabli par Pierre dans Actes 2.38-39.

   Un autre passage de l’Écriture qui Ă©claire ceci de façon merveilleuse est celui de Galates 3.13-14 : “Maudit est quiconque est pendu au bois, – afin que la bĂ©nĂ©diction d’Abraham eĂ»t pour les paĂŻens son accomplissement en JĂ©sus-Christ, et que (afin que) nous reçussions par la foi l’Esprit qui avait Ă©tĂ© promis.” Or, on ne peut absolument pas dire que la “bĂ©nĂ©diction d’Abraham” est la nouvelle naissance, et que “l’Esprit qui avait Ă©tĂ© promis” est le baptĂȘme du Saint-Esprit, en tant que deux Ă©vĂ©nements distincts. En effet, le passage dit ceci : “JĂ©sus est mort sur la croix, et, au moyen de cette mort et de cette rĂ©surrection, la bĂ©nĂ©diction d’Abraham a eu son accomplissement pour les gens des nations, elle a quittĂ© les Juifs. Ceci s’est produit afin que les gens des nations puissent avoir accĂšs Ă  l’Esprit.”

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   Comprendre ce que je viens de dire, c’est voir pourquoi les Ă©tudiants de la Bible n’ont jamais trouvĂ© un seul endroit oĂč Paul dirait : “Naissez de nouveau, et ENSUITE, soyez remplis de l’Esprit.” Ils ont dĂ©duit que c’est lĂ , et, avec le sens qu’ils y attribuent, ils font dire cela Ă  l’Écriture, MAIS L’ÉCRITURE NE DIT PAS CELA. JĂ©sus non plus ne l’a jamais dit. Regardez Jean 7.37-39 et lisez-le maintenant en comprenant bien. “Le dernier jour, le grand jour de la fĂȘte, JĂ©sus, se tenant debout, s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne Ă  Moi, et qu’il boive. Celui qui croit en Moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. Il dit cela de l’ESPRIT que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui; car le Saint-Esprit n’avait pas encore Ă©tĂ© donnĂ©, parce que JĂ©sus n’avait pas encore Ă©tĂ© glorifiĂ©.” Il est dit ici avec force et clartĂ© que le croyant qui boirait, en venant Ă  JĂ©sus avec foi, des fleuves d’eau vive couleraient de lui. De plus, il est signifiĂ© que cette expĂ©rience allait se rĂ©aliser Ă  la PentecĂŽte. Maintenant, en gardant cette pensĂ©e Ă  l’esprit, nous lisons Jean 4.10 et 14 : “Si tu connaissais le don de Dieu et Qui est Celui qui te dit : Donne-Moi Ă  boire! tu Lui aurais toi-mĂȘme demandĂ© Ă  boire, et Il t’aurait donnĂ© de l’eau vive. Mais celui qui boira de l’eau que Je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que Je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie Ă©ternelle.” Il est question de la mĂȘme eau vive, mais cette fois-ci, elle n’est pas appelĂ©e un fleuve, elle est appelĂ©e un puits artĂ©sien. C’est lĂ  que les gens font leur erreur. Comme elle est appelĂ©e “une source” et “un fleuve”, ils pensent qu’à un endroit il s’agit de la vie Ă©ternelle donnĂ©e par l’Esprit, et qu’à l’autre endroit, oĂč elle est appelĂ©e un fleuve (ce qui implique une grande force), ce doit maintenant ĂȘtre l’Esprit qui vient revĂȘtir d’une grande puissance. Ce n’est pas cela. C’est une seule et mĂȘme chose. C’est l’Esprit qui donne la vie et la puissance, ce qui est venu Ă  la PentecĂŽte.

   Qu’est-ce qui a Ă©tĂ© Ă  l’origine de ce malentendu? La rĂ©ponse, c’est : “L’EXPÉRIENCE.” Nous avons jugĂ© d’aprĂšs nos expĂ©riences, et non d’aprĂšs la Parole. DĂ©barrassez-vous de l’expĂ©rience comme critĂšre. Il n’y a qu’un seul fil Ă  plomb, qu’une seule mesure, c’est la PAROLE. Or, soyez bien attentifs pour comprendre ceci. Pierre a dit : “Repentez-vous, et soyez baptisĂ©s au Nom de JĂ©sus-Christ pour le pardon du pĂ©chĂ©, et vous recevrez le don du Saint Esprit.” Paul a dit : “Avez-vous reçu le Saint-Esprit APRÈS avoir cru?” C’est lĂ  tout notre problĂšme. Les gens se repentent de leurs pĂ©chĂ©s, ils se font baptiser d’eau, MAIS ILS NE CONTINUENT PAS POUR RECEVOIR LE SAINT-ESPRIT. ON CROIT EN VUE DE RECEVOIR L’ESPRIT. Croire Ă  JĂ©sus, c’est un pas dans la bonne direction, c’est-Ă -dire vers le Saint-Esprit. Mais les gens s’arrĂȘtent lĂ . Ils vont jusqu’à l’eau, puis ils s’arrĂȘtent. Ils croient, puis ils s’arrĂȘtent. La Bible ne dit pas qu’on reçoit QUAND on croit. C’est : “Avez-vous reçu le Saint-Esprit APRÈS avoir cru?” La traduction exacte et littĂ©rale, c’est : “Avez vous, en ayant auparavant cru, reçu le Saint-Esprit?” Les gens croient, puis s’arrĂȘtent. On ne reçoit pas le Saint-Esprit quand on croit À Lui, en s’étant repenti. Il faut continuer et recevoir le Saint-Esprit. Vous le voyez? VoilĂ  ce qui ne va pas chez nos fondamentalistes. Ils n’ont pas de puissance, parce qu’ils s’arrĂȘtent avant la PentecĂŽte.

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   Ils sont comme les enfants d’IsraĂ«l qui sont sortis d’Égypte et qui se sont arrĂȘtĂ©s avant le Pays Promis. Quand ces enfants d’IsraĂ«l avaient quittĂ© l’Égypte, ils Ă©taient forts d’environ deux millions de personnes. Ils ont tous voyagĂ© ensemble, ils ont tous vu les mĂȘmes miracles de Dieu, ils ont tous eu part Ă  la mĂȘme manne et Ă  l’eau du rocher frappĂ©, ils ont tous suivi la mĂȘme nuĂ©e le jour, et la colonne de feu la nuit, mais SEULEMENT DEUX ont atteint le Pays Promis. SEULEMENT DEUX ÉTAIENT DE VRAIS, DE VÉRITABLES CROYANTS. C’est exact, car la Parole nous dit que tous les autres sont morts Ă  cause de leur incrĂ©dulitĂ©; et c’est Ă  cause de l’incrĂ©dulitĂ© qu’ils n’ont pas pu entrer. (HĂ©breux 3.19) Donc, puisque c’est ainsi, et que seulement DEUX SONT ENTRÉS, alors, les autres n’étaient pas des vrais croyants. Qu’est-ce qui faisait la diffĂ©rence? Deux s’en sont tenus Ă  la Parole. Quand le cƓur des dix espions leur a manquĂ© Ă  KadĂšs-BarnĂ©a, JosuĂ© et Caleb n’ont pas hĂ©sitĂ©, car ils croyaient la Parole, et ils ont dit : “Nous sommes plus que capables de prendre le pays.” Ils savaient qu’ils en Ă©taient capables, parce que Dieu avait dit : “Je vous ai donnĂ© le pays.” AprĂšs tout ce que ces IsraĂ©lites avaient vu de la puissance, de la bontĂ© et de la dĂ©livrance de Dieu, ils ne sont pas entrĂ©s dans le repos, qui est un type du Saint-Esprit. Donc, par lĂ , vous pouvez voir qu’il n’y en aura que trĂšs peu qui croiront jusqu’à recevoir l’Esprit de Dieu.

   TrĂšs bien, nous voici arrivĂ©s jusqu’ici. Je voudrais maintenant aller plus loin, et je sais qu’en le faisant, je vais susciter certaines Ă©motions. Mais c’est une chose dont je ne suis pas responsable. Je suis responsable envers Dieu, envers Sa Parole et envers les gens vers qui Dieu m’a envoyĂ©. Je dois ĂȘtre fidĂšle dans tout ce qu’Il me dit de dire.

   Dans Jean 6.37 et 44, il est dit :  “Tous ceux que le PĂšre Me donne viendront Ă  Moi, et Je ne mettrai pas dehors celui qui vient Ă  Moi. Nul ne peut venir Ă  Moi si le PĂšre ne l’attire; et Je le ressusciterai au dernier jour.”  Jean 1.12-13 : “Mais Ă  tous ceux qui L’ont reçue, Ă  ceux qui croient en Son nom, Elle a donnĂ© le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nĂ©s, non du sang, ni de la volontĂ© de la chair, ni de la volontĂ© de l’homme, MAIS DE DIEU.” ÉphĂ©siens 1.4-5 :  “En Lui Dieu nous a Ă©lus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrĂ©prĂ©hensibles devant Lui, nous ayant prĂ©destinĂ©s dans Son amour Ă  ĂȘtre Ses enfants d’adoption par JĂ©sus-Christ, selon le bon plaisir de Sa volontĂ©.” Or, sans entrer trop dans le sujet de la souverainetĂ© de Dieu (car il faudrait un livre entier pour ce seul sujet), je voudrais vous faire remarquer que, d’aprĂšs ces versets, JĂ©sus-Christ choisit Sa propre Ă©pouse, tout comme les hommes choisissent aujourd’hui leurs Ă©pouses. Aujourd’hui, l’épouse ne dĂ©cide pas carrĂ©ment de prendre un certain homme pour mari. Non monsieur. C’est l’époux qui dĂ©cide et qui choisit une certaine femme pour Ă©pouse. (Jean 15.16 :“Ce n’est pas vous qui M’avez choisi; mais Moi, Je vous ai choisis.”)  Donc, d’aprĂšs la Parole de Dieu, l’épouse Ă©tait choisie avant la fondation du monde. Ce choix de l’épouse Ă©tait un dessein qu’Il avait formĂ© en Lui-mĂȘme. ÉphĂ©siens 1.9. Et dans Romains 9.11, il est dit : “Afin que le dessein d’élection de Dieu subsistĂąt.” Vous ne pouvez pas le lire autrement. Le dessein qui tenait Ă  cƓur Ă  Dieu, Son dessein Ă©ternel Ă©tait de prendre une Ă©pouse de Son PROPRE choix, et Il avait formĂ© ce dessein en Lui-mĂȘme; et, comme Il Ă©tait Ă©ternel, ce dessein Ă©tait fixĂ© avant la fondation du monde.

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   Maintenant, observez attentivement, pour voir ceci. Avant mĂȘme que la moindre particule de poussiĂšre d’étoiles existe; avant que Dieu soit Dieu (Dieu est un objet d’adoration, et il n’y avait personne pour L’adorer, donc, Ă  ce moment-lĂ , Il n’était Dieu que potentiellement), quand Il n’existait que comme Esprit Ă©ternel, l’épouse Ă©tait dĂ©jĂ  dans Sa pensĂ©e. Oui, elle y Ă©tait. Elle existait dans Ses pensĂ©es. Et que sont ces pensĂ©es de Dieu? Elles sont Ă©ternelles, n’est-ce pas?

   Les pensĂ©es Ă©ternelles de Dieu! Je vous demande : “Les pensĂ©es de Dieu sont-elles Ă©ternelles?” Si vous pouvez voir ceci, vous verrez beaucoup de choses. Dieu est immuable, dans Son essence comme dans Son comportement. Nous avons dĂ©jĂ  Ă©tudiĂ© cela et nous l’avons prouvĂ©. Dieu est infini dans Ses capacitĂ©s et, comme Il est Dieu, Il est donc omniscient. S’Il est omniscient, Il n’est pas maintenant en train d’apprendre, ni mĂȘme de prendre conseil auprĂšs de Lui-mĂȘme, pas plus qu’Il n’avance en connaissance. S’Il peut avancer en connaissance, alors Il n’est pas omniscient. Au mieux, on pourrait dire qu’Il finira par le devenir. Mais ce n’est pas biblique. Il EST omniscient. Il n’a jamais eu une pensĂ©e nouvelle sur quoi que ce soit, parce qu’Il a toujours eu toutes Ses pensĂ©es, Il les aura toujours, et Il connaĂźt la fin dĂšs le commencement, parce qu’Il est Dieu. LES PENSÉES DE DIEU SONT DONC ÉTERNELLES. ELLES SONT RÉELLES. Elles ne sont pas seulement comme un plan qu’un homme a dessinĂ©, et qui un jour va se concrĂ©tiser et prendre forme, mais elles sont dĂ©jĂ  rĂ©elles et Ă©ternelles, et elles font partie de Dieu.

   Voyez comment cela fonctionne. Dieu a toujours eu Adam dans Ses pensĂ©es. Adam, en tant que Ses pensĂ©es, Ă©tait encore inexprimĂ©. Le Psaume 139.15-16 vous donnera une petite idĂ©e de cela : “Mon corps n’était point cachĂ© devant Toi, lorsque j’ai Ă©tĂ© fait dans un lieu secret, tissĂ© dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, Tes yeux me voyaient; et sur Ton livre Ă©taient tous inscrits les jours qui m’étaient destinĂ©s, avant qu’aucun d’eux existĂąt.” Ceci, comme je l’ai dit, n’a pas Ă©tĂ© Ă©crit au sujet d’Adam, mais cela vous donne l’idĂ©e, cela vous fait savoir que la pensĂ©e Ă©tait lĂ , dans Sa pensĂ©e, et que cette pensĂ©e Ă©tait Ă©ternelle et devait ĂȘtre exprimĂ©e. Ainsi, quand Adam a Ă©tĂ© formĂ© de la poussiĂšre de la terre et que son ĂȘtre spirituel a Ă©tĂ© crĂ©Ă© par Dieu, alors Adam est devenu la pensĂ©e de Dieu exprimĂ©e, et ces pensĂ©es Ă©ternelles Ă©taient maintenant manifestĂ©es.

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   Nous pourrions continuer Ă  travers les siĂšcles. Nous voyons MoĂŻse, JĂ©rĂ©mie, Jean-Baptiste, et chacun d’eux Ă©tait la pensĂ©e Ă©ternelle de Dieu exprimĂ©e en son temps. Ensuite, nous en arrivons Ă  JĂ©sus, le LOGOS. Il Ă©tait la PENSÉE parfaite et entiĂšre, exprimĂ©e, et Il S’est fait connaĂźtre comme la Parole. C’est ce qu’Il EST, et ce qu’Il SERA pour toujours.

   Or, il est dit “qu’Il nous a choisis EN LUI (JĂ©sus) avant la fondation du monde”. Ce qui veut dire que nous Ă©tions lĂ , AVEC Lui, dans la pensĂ©e de Dieu, dans Ses pensĂ©es avant la fondation du monde. Cela donne aux Ă©lus une qualitĂ© ÉTERNELLE. Il n’y a pas Ă  sortir de lĂ .

   Permettez-moi une parenthĂšse ici. MĂȘme notre naissance naturelle est fondĂ©e sur l’élection. Les ovaires de la femme produisent beaucoup, beaucoup d’ovules. Mais comment se fait-il qu’à un moment donnĂ©, un ovule sorte et non un autre? Et puis du milieu du sperme de l’homme, sans raison connue, un certain germe s’attache Ă  l’ovule, alors que d’autres auraient pu s’y attacher aussi facilement, ou bien avaient de meilleures chances de le faire, mais ne l’ont pas fait et ont pĂ©ri. Il y a une intelligence derriĂšre tout cela, sinon qu’est-ce qui dĂ©termine si le bĂ©bĂ© sera un garçon ou une fille, blond ou brun, aux yeux foncĂ©s ou aux yeux clairs, etc. En gardant cela Ă  l’esprit, pensez Ă  JosuĂ© et Ă  Caleb. JĂ©sus n’a-t-Il pas dit, dans Jean 6.49 : “Vos pĂšres ont mangĂ© la manne dans le dĂ©sert, et ils sont morts”? Ces parents qui sont morts devaient ĂȘtre lĂ  comme ancĂȘtres de ceux Ă  qui JĂ©sus parlait. Ils ont pĂ©ri, et pourtant ils Ă©taient dans l’élection de Dieu sur le plan naturel, comme JosuĂ© et Caleb l’étaient sur le plan Spirituel.

   Mais pour continuer. Ces Ă©lus n’étaient pas seulement les pensĂ©es Ă©ternelles de Dieu qui devaient ĂȘtre exprimĂ©es dans la chair en leur temps, mais ces mĂȘmes Ă©lus sont appelĂ©s d’un autre nom. Romains 4.16 : “C’est pourquoi les hĂ©ritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grĂące, afin que la promesse soit assurĂ©e Ă  toute la postĂ©ritĂ©, non seulement Ă  celle qui est sous la loi, mais aussi Ă  celle qui a la foi d’Abraham, notre pĂšre Ă  tous.” Romains 9.7-13 :  “Aussi, pour ĂȘtre la semence d’Abraham, ils ne sont pas tous enfants; mais ‘en Isaac te sera appelĂ©e une semence’; c’est-Ă -dire, ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont les enfants de Dieu; mais les enfants de la promesse sont comptĂ©s pour semence. Car cette parole est une parole de promesse : ‘En cette saison-ci, Je viendrai, et Sara aura un fils’. Et non seulement cela, mais aussi quant Ă  RĂ©becca, lorsqu’elle conçut d’un, d’Isaac, notre pĂšre, (car avant que les enfants fussent nĂ©s et qu’ils eussent rien fait de bon ou de mauvais, afin que le propos de Dieu selon l’élection demeurĂąt, non point sur le principe des Ɠuvres, mais de celui qui appelle,) il lui fut dit : ‘Le plus grand sera asservi au plus petit’; ainsi qu’il est Ă©crit : ‘J’ai aimĂ© Jacob, et J’ai haĂŻ ÉsaĂŒâ€™.” [version Darby] Galates 3.16 : “Or c’est Ă  Abraham que les promesses ont Ă©tĂ© faites, et Ă  sa semence. Il ne dit pas : ‘et aux semences’, comme parlant de plusieurs; mais comme parlant d’un seul : – ‘et Ă  ta semence’, qui est Christ.” [version Darby] Galates 3.29 :“Or si vous ĂȘtes de Christ, vous ĂȘtes donc la semence d’Abraham, hĂ©ritiers selon la promesse.” [version Darby] Selon Romains 4.16, nous voyons que Dieu a donnĂ© une Promesse Certaine Ă  TOUTE la semence d’Abraham, et Paul se met lui-mĂȘme, avec tous les croyants, sous ce titre, parce qu’il dit : “Abraham, notre pĂšre Ă  TOUS.” Ensuite, il continue, non pas seulement pour restreindre sa dĂ©finition, mais plutĂŽt pour la parachever, car dans Galates 3, il a identifiĂ© la SEMENCE (au singulier) Ă  JĂ©sus, et comptĂ© “les enfants de la semence” comme des enfants de la promesse, en disant que la promesse se rapporte Ă  “l’élection”, c’est-Ă -dire au “choix de Dieu”. Et c’est exactement ce que nous avons dit. Ceux-ci, qui sont de la Semence royale, sont les Ă©lus de Dieu; ce sont les prĂ©destinĂ©s, connus d’avance par Dieu, et qui Ă©taient dans la pensĂ©e de Dieu, ils Ă©taient de Ses pensĂ©es. En langage bien clair, la VĂ©ritable Épouse de Christ Ă©tait dans la pensĂ©e de Dieu Ă©ternellement, bien qu’elle n’ait pas Ă©tĂ© exprimĂ©e tant que chacun n’était pas apparu au temps fixĂ©, dĂ©signĂ© pour lui. Chaque membre, en venant, Ă©tait EXPRIMÉ et a pris sa place dans le corps. Ainsi, cette Ă©pouse est littĂ©ralement l’ÉPOUSE-SEMENCE-PAROLE PARLÉE. Et, bien qu’elle soit dĂ©signĂ©e au fĂ©minin, elle est aussi appelĂ©e le “corps de Christ”. Il est tout Ă  fait clair que c’est ainsi qu’elle doit ĂȘtre appelĂ©e, car elle Ă©tait prĂ©destinĂ©e en Lui, elle est venue de la mĂȘme source, elle Ă©tait Ă©ternelle avec Lui, et maintenant elle manifeste Dieu dans un corps fait de plusieurs membres, alors qu’auparavant, Dieu s’était manifestĂ© dans UN SEUL MEMBRE, notre Seigneur JĂ©sus-Christ.

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   Nous en arrivons donc maintenant Ă  une conclusion. Comme le Logos Ă©ternel (Dieu) a Ă©tĂ© manifestĂ© dans le Fils, et qu’en JĂ©sus habitait corporellement toute la plĂ©nitude de la DivinitĂ©, comme cet Être Éternel Ă©tait le PĂšre manifestĂ© dans la chair, obtenant ainsi le titre de Fils, de mĂȘme nous, qui sommes Ă©ternels dans Ses pensĂ©es, nous sommes devenus Ă  notre tour la Semence-Parole ParlĂ©e composĂ©e de plusieurs membres, manifestĂ©e dans la chair. Et ces pensĂ©es Ă©ternelles, qui sont maintenant manifestĂ©es dans la chair, sont les fils de Dieu – c’est ainsi que nous sommes appelĂ©s. NOUS NE SOMMES PAS DEVENUS LA SEMENCE PAR LA NOUVELLE NAISSANCE; NOUS ÉTIONS LA SEMENCE, C’EST POURQUOI NOUS SOMMES NÉS DE NOUVEAU, CAR SEULS LES ÉLUS PEUVENT NAÎTRE DE NOUVEAU. C’est parce que nous ÉTIONS LA SEMENCE que nous avons pu ĂȘtre vivifiĂ©s. Dans ce qui n’est PAS DE LA SEMENCE, il n’y a rien Ă  vivifier.

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   Gardez bien ceci Ă  l’esprit. Maintenant, passons Ă  l’étape suivante. Racheter veut dire acheter quelque chose que l’on possĂ©dait Ă  l’origine. C’est ramener au propriĂ©taire originel. Dieu, par Sa mort, par Son sang versĂ©, A RACHETÉ LES SIENS. Il a rachetĂ© l’Épouse-Semence-Parole ParlĂ©e. “Mes brebis entendent Ma voix (Ma Parole) et elles Me suivent.” Vous avez toujours Ă©tĂ© une brebis. Vous n’avez jamais Ă©tĂ© un porc ou un chien transformĂ© en brebis. C’est impossible, car toute espĂšce de vie produit selon son espĂšce, et il n’y a pas de changement d’espĂšce. Comme nous Ă©tions dans les pensĂ©es de Dieu, et que nous avons ensuite Ă©tĂ© exprimĂ©s dans la chair, il devait venir un jour oĂč nous entendrions Sa voix (la Parole) et, en entendant cette voix, nous allions nous rendre compte que notre PĂšre nous appelle, et reconnaĂźtre que nous sommes les fils de Dieu. Nous avons entendu Sa voix et, comme le fils prodigue, nous nous sommes Ă©criĂ©s : “Sauve-moi, ĂŽ mon PĂšre! Je reviens Ă  Toi.”

   Un fils de Dieu peut mettre longtemps Ă  reconnaĂźtre qu’il est un fils. En fait, beaucoup de vrais ChrĂ©tiens ressemblent Ă  l’aiglon de l’histoire, qui avait Ă©clos sous une poule. Vous savez que l’aigle est un type du vrai croyant. Eh bien, un fermier avait pris un Ɠuf dans un nid d’aigle et l’avait mis sous une poule. Le moment venu, tous les Ɠufs qui Ă©taient sous la poule ont Ă©clos. Les poussins s’entendaient bien avec la mĂšre poule, mais cet aiglon n’arrivait pas Ă  se faire Ă  la façon de caqueter et de chercher sa nourriture en grattant dans un tas de fumier. Il arrivait Ă  se dĂ©brouiller pour survivre, mais il Ă©tait plutĂŽt dĂ©boussolĂ© lĂ -dedans. Mais un jour, trĂšs haut dans les airs, la mĂšre aigle qui avait pondu l’Ɠuf aperçoit cet aiglon sur le sol. Elle amorce une vertigineuse descente en piquĂ© et lui trompette de tous ses poumons de s’envoler pour monter la rejoindre. Il n’avait jamais entendu trompeter un aigle, mais quand il entend ce premier cri, il y a quelque chose en lui qui remue, et il voudrait s’élancer vers elle. Mais il a peur d’essayer. De nouveau, la mĂšre lui crie de s’élever dans le vent et de la suivre. Il rĂ©pond, il crie qu’il a peur. Encore une fois, elle lance son appel, en lui criant d’essayer. En battant des ailes, il parvient Ă  monter en l’air et, rĂ©pondant au cri de sa mĂšre, il s’élĂšve dans le ciel bleu. Vous voyez, il avait toujours Ă©tĂ© un aigle. Il s’était comportĂ© comme un poulet pendant un petit moment; seulement, il n’était pas satisfait. Mais quand il a entendu l’appel du grand aigle, il a rejoint la place qui Ă©tait la sienne. Et, une fois qu’un vĂ©ritable fils de Dieu entend ce cri de l’Esprit par la Parole, lui aussi prendra conscience de qui il est, et il accourra vers ce Grand Aigle ProphĂšte, pour ĂȘtre avec Lui pour toujours, assis dans les lieux cĂ©lestes en JĂ©sus-Christ.

 

 

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   MAINTENANT VOICI NOTRE POINT TRIOMPHAL, D’UNE IMPORTANCE CAPITALE, sur le baptĂȘme du Saint-Esprit. Galates 4.4-7 : “Mais, lorsque les temps ont Ă©tĂ© accomplis, Dieu a envoyĂ© Son Fils, nĂ© d’une femme, nĂ© sous la loi, afin qu’Il rachetĂąt ceux qui Ă©taient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption des fils. Et parce que vous ĂȘtes fils, Dieu a envoyĂ© dans vos cƓurs l’Esprit de Son Fils, lequel crie : Abba! PĂšre! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils; et si tu es fils, tu es aussi hĂ©ritier de Dieu par Christ.” C’est cela. JĂ©sus-Christ est venu, Il est mort sur la croix, et Il a accompli la RĂ©demption (le retour au propriĂ©taire originel par achat, en payant le prix), et nous a ainsi PLACÉS COMME FILS. Il n’a pas fait de nous des fils, car nous Ă©tions dĂ©jĂ  Ses fils, mais Il nous a placĂ©s comme fils; car, tant que nous Ă©tions dans le monde, dans la chair, nous ne pouvions pas ĂȘtre reconnus comme Ses fils. Le diable nous gardait captifs. Pourtant, nous Ă©tions quand mĂȘme des fils. Et Ă©coutez ceci : “ET PARCE QUE VOUS ĂŠTES FILS, DIEU A ENVOYÉ DANS VOS COEURS L’ESPRIT DE SON FILS, PAR LEQUEL VOUS CRIEZ : PÈRE! PÈRE!” Sur qui le Saint-Esprit est-il descendu Ă  la PentecĂŽte? Sur des Fils. À Corinthe? Sur des Fils, pendant qu’ils ENTENDAIENT LA PAROLE.

   Qu’est-ce que le baptĂȘme du Saint-Esprit? C’est l’Esprit qui vous baptise dans le corps de Christ. C’est la nouvelle naissance. C’est l’Esprit de Dieu qui entre et qui vous remplit aprĂšs que vous vous ĂȘtes repenti (en ayant entendu Sa Parole), et que vous avez Ă©tĂ© baptisĂ© d’eau en signe de l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu.

   Ce que nous venons d’exposer serait beaucoup plus facile Ă  comprendre pour tout le monde si tous croyaient la doctrine de l’unitĂ© de la DivinitĂ©. En effet, il n’y a pas trois personnes dans cette DivinitĂ©, mais UNE SEULE. Ainsi, nous ne sommes PAS nĂ©s de nouveau par l’Esprit de Vie de JĂ©sus qui entre, aprĂšs quoi le Saint-Esprit entrerait pour nous donner la puissance. Si c’était vrai, pourquoi dĂ©shonorons-nous le PĂšre en ne Lui donnant pas de part Ă  notre salut complet? En effet, si le salut vient du Seigneur, et qu’il y a trois Seigneurs, alors il faut que LUI aussi (le PĂšre) ait quelque chose Ă  faire. Mais on voit bien que JĂ©sus a dit trĂšs clairement que c’est Lui et Lui seul qui est Dieu, et que c’est Lui et Lui seul qui entre dans le croyant. Jean 14.16 dit que le PĂšre enverra un autre Consolateur. Mais le verset 17 dit qu’Il (JĂ©sus) demeure avec eux, et que plus tard, Il sera EN eux. Au verset 18, Il dit qu’Il viendra Ă  eux. Au verset 23, en s’adressant aux disciples, Il dit : “Nous (le PĂšre et le Fils) viendrons Ă  lui.” C’est donc le PĂšre, le Fils et le Saint-Esprit qui viennent en mĂȘme temps, car C’EST UNE SEULE PERSONNE qui compose la DivinitĂ©. Cette venue a eu lieu Ă  la PentecĂŽte. Il n’y a pas deux venues de l’Esprit, il n’y en a qu’une. Le problĂšme, c’est que les gens ne connaissent pas le fond de la vĂ©ritĂ©. Ils croient simplement en JĂ©sus pour la rĂ©mission des pĂ©chĂ©s, mais ils ne continuent pas jusqu’au point de recevoir l’Esprit.

 

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   Avant de quitter ce sujet, je sais que vous avez une question Ă  l’esprit. Vous voudriez savoir si je crois la doctrine de la prĂ©existence. Je ne crois pas cette doctrine de la prĂ©existence des Ăąmes, qui est celle des mormons, pas plus que je ne crois Ă  la rĂ©incarnation ou Ă  la transmigration des Ăąmes. Attention, comprenez bien ceci : Ce n’est pas la personne qui est prĂ©destinĂ©e par Dieu depuis l’éternitĂ©, C’EST LA PAROLE, LA SEMENCE. VoilĂ  ce que c’est. Il y a trĂšs, trĂšs longtemps, Ă  une Ă©poque trop reculĂ©e pour que l’esprit humain puisse le concevoir, le Dieu Éternel, dont les pensĂ©es sont Ă©ternelles, a pensĂ© et dĂ©crĂ©tĂ© que : “J’AI AIMÉ JACOB, ET J’AI HAÏ ÉSAÜ (Romains 9.13), ALORS QU’AUCUN DES DEUX N’ÉTAIT NÉ, ET QU’AUCUN DES DEUX N’AVAIT FAIT NI BIEN NI MAL.” Vous voyez, c’était la PENSÉE. Ensuite, cette pensĂ©e s’est exprimĂ©e, et Dieu a rachetĂ© Jacob, parce que Jacob seul Ă©tait la SEMENCE. Seul Jacob avait la semence; c’est pourquoi il avait Ă©gard au droit d’aĂźnesse et Ă  l’alliance de Dieu. Si vous ĂȘtes de la vraie semence, vous entendrez cette Parole; l’Esprit vous baptisera dans le corps de Christ, Il vous remplira et vous revĂȘtira de puissance, et vous recevrez la Parole pour votre jour et pour votre Ăąge. Voyez-vous comme la vĂ©ritable preuve devient claire quand la Parole vous est rĂ©vĂ©lĂ©e? Remarquez encore : JĂ©sus Ă©tait la Semence royale. Il vivait dans un corps humain. Quand l’Esprit L’a appelĂ© (Lui, la PensĂ©e manifestĂ©e par la Parole), Il est allĂ© au Jourdain, oĂč Il a Ă©tĂ© baptisĂ© d’eau. Une fois qu’Il a obĂ©i Ă  la Parole, le Saint-Esprit est descendu sur Lui, et la voix a dit : “Celui-ci est Mon Fils bien-aimĂ©. Écoutez-Le.” La voix n’a pas dit : “Celui-ci est devenu Mon Fils.” JĂ©sus ÉTAIT le Fils. Le Saint-Esprit L’a placĂ© dans Sa position de Fils devant tous. Ensuite, aprĂšs avoir Ă©tĂ© rempli de cette façon (et le mĂȘme modĂšle subsiste Ă  la PentecĂŽte et subsiste dĂ©sormais pour toujours), Il manifestait la puissance, en recevant la pleine rĂ©vĂ©lation de Dieu, que Dieu Lui avait donnĂ©e pour cette Ă©poque-lĂ .

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   Nous venons donc d’affirmer longuement que la vĂ©ritable preuve qu’on est baptisĂ© du Saint-Esprit, c’est que le croyant reçoit la Parole pour l’ñge dans lequel il vit. Je vais vous le montrer on ne peut plus clairement.

   Les Sept Âges, tels qu’ils sont exposĂ©s dans Apocalypse, chapitres 2 et 3, incluent toute la durĂ©e de la “PlĂ©nitude des nations”, c’est-Ă -dire toute la pĂ©riode pendant laquelle Dieu traite avec les gens des nations pour le salut. Dans chacun des Ăąges, sans exception, la mĂȘme chose est dite au dĂ©but et Ă  la fin du message Ă  chaque Ăąge. “Écris au messager (d’ÉphĂšse, de Smyrne, de Pergame, de Thyatire, de Sardes, de Philadelphie, de LaodicĂ©e) : Voici ce que dit Celui, etc., etc. Que celui (au singulier) qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.” Remarquez ici que dans CHAQUE Ăąge, JĂ©sus (par l’Esprit) ne s’adresse qu’à UNE SEULE personne en ce qui concerne la Parole pour cet Ăąge-lĂ . UN SEUL messager, pour chaque Ăąge, reçoit ce que l’Esprit a Ă  dire Ă  cet Ăąge-lĂ , et c’est CE MESSAGER-LÀ qui est le messager pour la vĂ©ritable Église. Il parle de la part de Dieu, par rĂ©vĂ©lation, aux “Églises”, Ă  la vraie et Ă  la fausse. Le message est alors diffusĂ© Ă  tous. Mais, bien qu’il soit diffusĂ© Ă  tous ceux qui sont atteints par le message, ce message n’est reçu individuellement que par un groupe particulier, d’une certaine façon. Chaque individu de ce groupe est quelqu’un qui a la capacitĂ© d’entendre ce que l’Esprit dit au moyen du messager. Ceux qui entendent ne reçoivent pas leur propre rĂ©vĂ©lation particuliĂšre, pas plus qu’un groupe ne reçoit sa rĂ©vĂ©lation collective, MAIS CHAQUE PERSONNE ENTEND ET REÇOIT CE QUE LE MESSAGER A DÉJÀ REÇU DE DIEU.

   Or, ne vous Ă©tonnez pas de ce qu’il en soit ainsi, car Paul, sous la main de Dieu, a Ă©tabli ce modĂšle. Seul Paul avait l’entiĂšre rĂ©vĂ©lation pour son Ă©poque, comme en tĂ©moigne sa confrontation avec les autres apĂŽtres, lesquels ont reconnu que Paul Ă©tait pour cette Ă©poque-lĂ  le Messager-ProphĂšte envoyĂ© aux gens des nations. Remarquez aussi ce qui est bien illustrĂ© dans la Parole : quand Paul dĂ©sirait se rendre en Asie, Dieu l’en a empĂȘchĂ©, car les brebis (Ses enfants) se trouvaient en MacĂ©doine, et eux (les MacĂ©doniens) entendraient ce que l’Esprit avait Ă  dire Ă  travers Paul, alors que les gens d’Asie ne l’entendraient pas.

   Nous retrouvons exactement le mĂȘme modĂšle dans chaque Ăąge. VoilĂ  pourquoi la lumiĂšre vient Ă  travers un messager donnĂ© par Dieu dans une certaine rĂ©gion. Ensuite, Ă  partir de ce messager, la lumiĂšre se rĂ©pand Ă  travers le ministĂšre d’autres personnes qui ont Ă©tĂ© fidĂšlement enseignĂ©es. Mais il est Ă©vident que tous ceux qui sortent n’apprennent pas toujours combien il est nĂ©cessaire de ne dire QUE ce que le messager a dit. (Souvenez-vous, Paul a averti les gens de ne dire que ce qu’il avait dit. I Corinthiens 14.37 : “Si quelqu’un croit ĂȘtre prophĂšte ou inspirĂ©, qu’il reconnaisse que ce que je vous Ă©cris est un COMMANDEMENT DU SEIGNEUR. Quoi? Est-ce de chez vous que la Parole de Dieu est sortie? ou est-ce Ă  vous seuls qu’elle est parvenue?”) Ils ajoutent ici, ou ils retranchent lĂ , et avant longtemps, le message n’est plus pur, et le rĂ©veil s’éteint. Comme nous devons veiller Ă  n’écouter qu’UNE SEULE voix, car l’Esprit n’a qu’une seule voix, qui est la voix de Dieu. Paul les a avertis de dire ce que lui, il avait dit, et Pierre a fait la mĂȘme chose. Il les a avertis, en disant que MÊME LUI (PAUL) ne pouvait pas changer une seule parole de ce qu’il avait donnĂ© par rĂ©vĂ©lation. Oh, comme il est important d’entendre la voix de Dieu Ă  travers Ses messagers, puis de dire ce qu’il leur a Ă©tĂ© donnĂ© Ă  dire aux Églises.

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   J’espĂšre que vous commencez Ă  le voir maintenant. Peut-ĂȘtre comprenez-vous maintenant pourquoi je ne suis pas du mĂȘme avis que les fondamentalistes et que les pentecĂŽtistes. Je dois m’en tenir Ă  la Parole, comme le Seigneur l’a rĂ©vĂ©lĂ©e. Je n’ai pas traitĂ© le sujet Ă  fond, ce qui demanderait un autre livre, mais avec l’aide du Seigneur, nous allons avoir beaucoup de prĂ©dications, de bandes et de messages sur tous ces points, pour vous aider Ă  comprendre et faire concorder toutes les Écritures.

   “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises de chacun des Ăąges.” Dans chaque Ăąge, c’était le mĂȘme cri. Écoutez ce que l’Esprit dit. Si vous ĂȘtes ChrĂ©tien, vous reviendrez Ă  ce qu’enseigne l’Esprit, c’est-Ă -dire Ă  la Parole pour cet Ăąge-ci. Chaque messager de chaque Ăąge prĂȘchera cette Parole. Chaque nouveau rĂ©veil authentique aura lieu parce que des hommes sont revenus Ă  la Parole pour leur Ăąge. Le cri de chaque Ăąge, c’est la rĂ©primande : “Vous avez quittĂ© la Parole de Dieu. Repentez-vous, et revenez Ă  la Parole.” Du premier livre de la Bible (la GenĂšse) jusqu’au dernier livre (l’Apocalypse), le mĂ©contentement de Dieu n’a qu’une seule cause : qu’on quitte la Parole; et il n’y a qu’un seul remĂšde pour retrouver Sa faveur : qu’on revienne Ă  la Parole.

   Dans l’Âge d’ÉphĂšse, dans cet Ăąge-ci, et dans chaque Ăąge que nous considĂ©rerons, nous verrons que c’est vrai. Et dans le dernier Ăąge, qui est notre Ăąge Ă  nous, nous verrons la disparition complĂšte de la Parole, l’apostasie complĂšte qui se termine dans la grande tribulation.

      Si vous ĂȘtes de la vraie semence, si vous ĂȘtes vĂ©ritablement baptisĂ© du Saint-Esprit, vous donnerez plus d’importance Ă  Sa Parole qu’à votre nĂ©cessaire, et vous aurez un ardent dĂ©sir de vivre de TOUTE Parole qui sort de la bouche de Dieu.

      C’est ma priĂšre fervente pour nous tous : puissions-nous entendre ce que l’Esprit nous apporte aujourd’hui de la Parole.
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