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PrĂ©dication ExposĂ© des sept ages de l'Eglise : Age de l’Eglise de Pergame de William Branham a Ă©tĂ© prĂȘchĂ©e 65-0004 La durĂ©e est de: .pdf La traduction VGR
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ExposĂ© des sept ages de l'Eglise : Age de l’Eglise de Pergame

Apocalypse 2.12-17

Sept Ăąges_chapitre 5 page 151

   â€œĂ‰cris Ă  l’ange de l’Église de Pergame : Voici ce que dit Celui qui a l’épĂ©e aiguĂ«, Ă  deux tranchants :

       Je connais tes Ɠuvres, et Je sais oĂč tu demeures, Je sais que lĂ  est le trĂŽne de Satan. Tu retiens Mon Nom, et tu n’as pas reniĂ© Ma foi, mĂȘme aux jours d’Antipas, Mon tĂ©moin fidĂšle, qui a Ă©tĂ© mis Ă  mort chez vous, lĂ  oĂč Satan a sa demeure.

      Mais J’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as lĂ  des gens attachĂ©s Ă  la doctrine de Balaam, qui enseignait Ă  Balak Ă  mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’IsraĂ«l, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiĂ©es aux idoles et qu’ils se livrassent Ă  l’impudicitĂ©.

      De mĂȘme, toi aussi, tu as des gens attachĂ©s pareillement Ă  la doctrine des NicolaĂŻtes, ce que Je hais.

      Repens-toi donc; sinon, Je viendrai Ă  toi bientĂŽt, et Je les combattrai avec l’épĂ©e de Ma bouche.

     Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : À celui qui vaincra Je donnerai de la manne cachĂ©e, et Je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est Ă©crit un nom nouveau, que personne ne connaĂźt, si ce n’est celui qui le reçoit.”

PERGAME

   Pergame (ancien nom) se trouvait en Mysie, un district arrosĂ© par deux riviĂšres ainsi que par un fleuve qui lui offrait un dĂ©bouchĂ© sur la mer. On la dĂ©crit comme la plus illustre citĂ© de l’Asie. La culture y tenait le haut du pavĂ© : elle possĂ©dait la plus grande bibliothĂšque au monde aprĂšs celle d’Alexandrie. Cependant, le pĂ©chĂ© aussi y occupait une grande place : la ville s’adonnait aux rites licencieux du culte d’AsclĂ©pios, qu’on adorait sous la forme d’un serpent vivant qu’on gardait et qu’on nourrissait dans le temple. Dans cette belle citĂ© avec ses bosquets irriguĂ©s, ses promenades et ses parcs publics, vivait un petit groupe de croyants consacrĂ©s qui ne se laissaient pas sĂ©duire par ce vernis de beautĂ©, et qui abhorraient le culte satanique qui remplissait la ville.

L’ÂGE

   L’ñge de Pergame a durĂ© environ trois cents ans, de 312 Ă  606 ap. J.-C.

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LE MESSAGER

   En utilisant la rĂšgle que Dieu nous a donnĂ©e pour choisir le messager de chaque Ăąge, c’est-Ă -dire en choisissant celui dont le ministĂšre se rapproche le plus de celui du premier messager, Paul, nous dĂ©clarons sans hĂ©sitation que le messager de Pergame est Martin. Martin est nĂ© en Hongrie en 315. Toutefois, il a accompli sa tĂąche en France, oĂč, Ă  Tours et dans ses environs, il a rempli sa charge d’évĂȘque. Il est mort en 399. Ce grand saint Ă©tait l’oncle d’un autre merveilleux ChrĂ©tien : saint Patrick d’Irlande.

   À l’époque de sa conversion Ă  Christ, Martin poursuivait une carriĂšre de soldat. Alors qu’il Ă©tait encore militaire de son Ă©tat, un miracle fort remarquable se produisit. On rapporte qu’un mendiant gisait, malade, dans une rue de la ville oĂč Martin servait. Le froid de l’hiver aurait eu raison de lui, car il Ă©tait mal vĂȘtu. Personne n’avait prĂȘtĂ© attention Ă  son besoin jusqu’à ce que Martin passe prĂšs de lui. Voyant le malheur du pauvre homme, Martin, qui n’a pas de vĂȘtement de rechange, ĂŽte son manteau et le pourfend de son Ă©pĂ©e pour pouvoir couvrir l’homme frigorifiĂ©. Il s’occupe de lui de son mieux, puis continue son chemin. Cette nuit-lĂ , le Seigneur JĂ©sus lui apparaĂźt dans une vision. Le voilĂ  qui se tient lĂ , sous l’aspect d’un mendiant, enveloppĂ© dans la moitiĂ© du manteau de Martin. Il lui parle et lui dit : “C’est Moi que Martin, qui n’est pourtant qu’un catĂ©chumĂšne, a revĂȘtu de ce manteau.” À partir de ce moment lĂ , Martin chercha Ă  servir le Seigneur de tout son cƓur. Sa vie devint une succession de miracles qui manifestaient la puissance de Dieu.

   AprĂšs avoir quittĂ© l’armĂ©e et ĂȘtre devenu un dirigeant de l’Église, il milita activement contre l’idolĂątrie. Il abattait les idoles, brisait les statues et renversait les autels. Quand, Ă  cause de ses actions, il eut Ă  affronter les paĂŻens, il leur lança un dĂ©fi tout Ă  fait semblable Ă  celui d’Élie devant les prophĂštes de Baal. Il offrit de se faire attacher Ă  un arbre du cĂŽtĂ© oĂč celui-ci s’inclinait, de sorte que l’arbre l’écrase quand on l’abattrait, Ă  moins que Dieu n’intervienne pour faire retomber l’arbre du cĂŽtĂ© opposĂ©. RusĂ©s, les paĂŻens l’attachĂšrent Ă  un arbre qui poussait au flanc d’une colline. Ainsi, ils Ă©taient sĂ»rs que la force naturelle de la pesanteur ferait tomber l’arbre sur lui pour l’écraser. Au moment oĂč l’arbre commençait Ă  tomber, Dieu le rabattit vers le haut, Ă  l’encontre de toutes les lois de la nature. Les paĂŻens prirent la fuite, et plusieurs d’entre eux se retrouvĂšrent Ă©crasĂ©s sous l’arbre abattu.

   Les historiens attestent qu’à trois reprises au moins, il ressuscita les morts par la foi dans le Nom de JĂ©sus. Une fois, il priait pour un bĂ©bĂ© mort. Comme ÉlisĂ©e, il s’étendit sur le bĂ©bĂ© et pria. Le bĂ©bĂ© revint Ă  la vie et retrouva la santĂ©. Une autre fois, il fut appelĂ© pour venir en aide Ă  un frĂšre qu’on allait mettre Ă  mort, Ă  une Ă©poque de forte persĂ©cution. Quand il arriva, le pauvre homme Ă©tait dĂ©jĂ  mort : on l’avait pendu Ă  un arbre. Son corps Ă©tait sans vie, et ses yeux exorbitĂ©s. Mais Martin le descendit, il pria, et alors l’homme revint Ă  la vie, Ă  la grande joie de sa famille qui le retrouva.

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   Martin n’a jamais craint l’ennemi, quel qu’il pĂ»t ĂȘtre. Ainsi, il affronta, en personne, un empereur mĂ©chant qui Ă©tait responsable de la mort de nombreux saints remplis de l’Esprit. Comme l’empereur ne voulait pas lui accorder une audience, Martin s’en alla voir un ami de l’empereur, un nommĂ© Damase, cruel Ă©vĂȘque de Rome. Mais l’évĂȘque, qui n’était un ChrĂ©tien que de nom, de la fausse vigne, ne voulut pas intercĂ©der. Martin retourna au palais, mais on avait alors verrouillĂ© les portes, et on ne voulut pas le laisser entrer. Il se prosterna devant le Seigneur et pria pour pouvoir entrer dans le palais. Il entendit une voix qui lui disait de se lever. Quand il le fit, il vit les portes s’ouvrir toutes seules. Il entra dans la cour. Mais l’arrogant souverain ne voulut pas tourner la tĂȘte vers lui pour lui parler. Martin pria de nouveau. Soudain, un feu jaillit spontanĂ©ment du siĂšge du trĂŽne, et l’empereur mĂ©content se retira en hĂąte. AssurĂ©ment, le Seigneur humilie les orgueilleux et Ă©lĂšve les humbles.

   Son ardeur Ă  servir le Seigneur Ă©tait telle que le diable se dĂ©chaĂźnait. Les ennemis de la vĂ©ritĂ© chargĂšrent des assassins de tuer Martin. Ils se glissĂšrent chez lui, et, comme ils s’apprĂȘtaient Ă  le tuer, il se redressa, prĂȘtant la gorge Ă  l’épĂ©e. Alors qu’ils s’élançaient vers lui, la puissance de Dieu les rejeta brusquement de l’autre cĂŽtĂ© de la piĂšce. Saisis de crainte dans cette impressionnante atmosphĂšre de saintetĂ©, ils se mirent Ă  ramper sur les mains et les genoux pour aller lui demander pardon d’avoir attentĂ© Ă  sa vie.

   Il arrive trop souvent, lorsque des hommes sont utilisĂ©s par le Seigneur de façon spectaculaire, qu’ils s’enflent d’orgueil. Mais ce ne fut pas le cas de Martin, qui est toujours restĂ© l’humble serviteur de Dieu. Un soir, alors qu’il se prĂ©parait Ă  monter en chaire, un mendiant entra dans son bureau pour lui demander des vĂȘtements. Martin envoya le mendiant Ă  son diacre principal. Hautain, le diacre ordonna au mendiant de s’en aller. Celui-ci retourna donc voir Martin. Martin se leva, offrit sa belle soutane au mendiant et demanda au diacre de lui apporter une autre soutane, de moins bonne qualitĂ©. Ce soir-lĂ , alors que Martin prĂȘchait la Parole, le troupeau de Dieu vit rayonner autour de lui une douce lumiĂšre blanche.

   AssurĂ©ment, il Ă©tait un grand homme, un vĂ©ritable messager pour cet Ăąge. Sans jamais rechercher autre chose que d’ĂȘtre agrĂ©able Ă  Dieu, il vĂ©cut une vie d’une grande consĂ©cration. Il ne se permettait jamais de prĂȘcher avant d’avoir priĂ© et d’avoir atteint un niveau spirituel qui lui permette de connaĂźtre et d’apporter tout le conseil de Dieu par le Saint-Esprit envoyĂ© du ciel. Souvent, il faisait attendre les gens, alors qu’il priait pour obtenir une pleine assurance.

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   À connaĂźtre Martin et son ministĂšre puissant, on pourrait penser que la persĂ©cution des saints avait diminuĂ©. Pas du tout. Le diable continuait Ă  les dĂ©truire par le moyen des mĂ©chants. On les brĂ»lait au bĂ»cher. On les clouait sur des rondins, tournĂ©s vers le sol, et on lĂąchait des chiens sauvages sur eux, pour que les chiens dĂ©chirent leur chair et leurs entrailles, laissant les victimes mourir, en proie Ă  des tortures atroces. On arrachait les bĂ©bĂ©s du ventre des mĂšres enceintes pour les jeter aux cochons. On coupait les seins des femmes, et on les forçait Ă  rester debout, perdant leur sang par saccades au rythme des battements du cƓur, jusqu’à ce qu’elles s’écroulent, mortes. Et la chose Ă©tait d’autant plus tragique quand on pense que ce n’était pas seulement lĂ  l’Ɠuvre des paĂŻens, mais c’était souvent le fait de soi-disant ChrĂ©tiens, qui pensaient rendre service Ă  Dieu en exterminant ces fidĂšles soldats de la croix qui tenaient ferme pour la Parole et l’obĂ©issance au Saint-Esprit. Jean 16.2 : “Ils vous excluront des synagogues; et mĂȘme l’heure vient oĂč quiconque vous fera mourir croira rendre un culte Ă  Dieu.”  Matthieu 24.9 : “Alors on vous livrera aux tourments, et l’on vous fera mourir; et vous serez haĂŻs de toutes les nations, Ă  cause de Mon Nom.”

   Par des signes et des prodiges, par la puissance de l’Esprit, Martin a rĂ©ellement Ă©tĂ© confirmĂ© comme Ă©tant le messager de cet Ăąge. Non seulement Ă©tait-il douĂ© d’un grand ministĂšre, mais il Ă©tait lui-mĂȘme fidĂšle pour toujours Ă  la Parole de Dieu. Il combattait l’organisation. Il rĂ©sistait au pĂ©chĂ© dans les plus hautes sphĂšres. Il Ă©tait le champion de la vĂ©ritĂ©, en paroles et en actes, et il vĂ©cut une vie pleine de victoire chrĂ©tienne.

   Voici ce qu’un biographe Ă©crivait de lui : “Personne ne l’a jamais vu en colĂšre, troublĂ©, affligĂ©, ou en train de rire. Il Ă©tait toujours le mĂȘme, il reflĂ©tait quelque chose d’immortel, une sorte de joie cĂ©leste transparaissait sur son visage. Il n’avait jamais aux lĂšvres que Christ, jamais dans le cƓur que piĂ©tĂ©, paix et pitiĂ©. Il pleurait souvent pour les pĂ©chĂ©s mĂȘmes de ses dĂ©tracteurs, qui l’attaquaient avec des langues de vipĂšre et le poison aux lĂšvres, alors qu’il Ă©tait silencieux ou absent. Beaucoup le haĂŻssaient pour des vertus qu’eux-mĂȘmes ne possĂ©daient pas et qu’ils ne pouvaient pas imiter; et hĂ©las, ses opposants les plus dĂ©chaĂźnĂ©s Ă©taient des Ă©vĂȘques.”

LA SALUTATION

   Apocalypse 2.12b : “Voici ce que dit Celui qui a l’épĂ©e aiguĂ«, Ă  deux tranchants.”

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     Le message adressĂ© Ă  ce troisiĂšme Ăąge de l’Église va ĂȘtre Ă©noncĂ©. La troisiĂšme scĂšne de la prĂ©sentation dramatique de “Christ au milieu de Son Église” est sur le point d’ĂȘtre rĂ©vĂ©lĂ©e. D’une voix semblable Ă  une trompette, l’Esprit prĂ©sente l’Incomparable, “Celui qui a l’épĂ©e aiguĂ«, Ă  deux tranchants”! Quel contraste entre cette prĂ©sentation et celle de Pilate, quand il prĂ©sentait l’Agneau de Dieu, ironiquement vĂȘtu de tuniques de pourpre, frappĂ© et couronnĂ© d’épines, en disant : “Voici votre Roi!” Maintenant, le Seigneur ressuscitĂ© se tient lĂ , royalement vĂȘtu et couronnĂ© de gloire, “Christ, la puissance de Dieu”.

   Dans ces mots : “Celui qui a l’épĂ©e aiguĂ«, Ă  deux tranchants”, se trouve une autre rĂ©vĂ©lation de la DivinitĂ©. Vous vous souvenez que dans l’Âge d’ÉphĂšse, Il Ă©tait prĂ©sentĂ© comme le Dieu Immuable. Dans l’Âge de Smyrne, nous L’avons vu comme le SEUL VRAI Dieu; il n’y en a point d’autre que Lui. Maintenant, dans l’Âge de Pergame, voici encore une rĂ©vĂ©lation de Sa DivinitĂ©, exprimĂ©e par Son lien avec l’épĂ©e aiguĂ«, Ă  deux tranchants, qui est la Parole de Dieu. HĂ©breux 4.12 : “Car la Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une Ă©pĂ©e quelconque Ă  deux tranchants, pĂ©nĂ©trante jusqu’à partager Ăąme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensĂ©es du cƓur.”  Ă‰phĂ©siens 6.17 : “Prenez aussi l’épĂ©e de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu.”  Apocalypse 19.13 et 15a : “Et Il Ă©tait revĂȘtu d’un vĂȘtement teint de sang. Son Nom est la Parole de Dieu. De Sa bouche sortait une Ă©pĂ©e aiguĂ«, Ă  deux tranchants.” Jean 1.1-3 : “Au commencement Ă©tait la Parole, et la Parole Ă©tait avec Dieu, et la Parole Ă©tait Dieu. Elle (la Parole)Ă©tait au commencement avec Dieu. Toutes choses ont Ă©tĂ© faites par Elle, et rien de ce qui a Ă©tĂ© fait n’a Ă©tĂ© fait sans Elle.” I Jean 5.7 : “Il y en a trois qui rendent tĂ©moignage dans le Ciel : le PĂšre, la Parole et le Saint-Esprit, et ces trois sont UN.”

   Nous voyons maintenant quel est Son lien avec la Parole. IL EST LA PAROLE. VoilĂ  Qui Il est. LA PAROLE DANS SON NOM.

    Dans Jean 1.1, lĂ  oĂč il est dit : “Au commencement Ă©tait la Parole”, la racine qui est traduite par “Parole”, c’est Logos, qui veut dire “la pensĂ©e, le concept”. Ce mot signifie en mĂȘme temps “pensĂ©e” et “langage”. Or, une “pensĂ©e exprimĂ©e”, c’est “une parole” ou “des paroles”. C’est beau, c’est merveilleux, n’est-ce pas? Jean dit que le concept de Dieu a Ă©tĂ© exprimĂ© en JĂ©sus. Et Paul dit exactement la mĂȘme chose dans HĂ©breux 1.1-3 :  “AprĂšs avoir autrefois, Ă  plusieurs reprises et de plusieurs maniĂšres, parlĂ© Ă  nos pĂšres par les prophĂštes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlĂ© par le Fils (le Logos), qu’Il a Ă©tabli hĂ©ritier de toutes choses, par lequel Il a aussi crĂ©Ă© les mondes, et qui, Ă©tant le reflet de Sa gloire et l’empreinte de Sa Personne, et soutenant toutes choses par Sa Parole puissante, a fait la purification des pĂ©chĂ©s et s’est assis Ă  la droite de la MajestĂ© Divine dans les lieux trĂšs hauts.” Dieu s’est exprimĂ© dans la personne de JĂ©sus-Christ. JĂ©sus Ă©tait l’Empreinte de la personne de Dieu. De nouveau, dans Jean 1.14 : “Et la Parole a Ă©tĂ© faite chair, et Elle a habitĂ© parmi nous.” L’essence mĂȘme de Dieu a Ă©tĂ© faite chair et a habitĂ© parmi nous. Le grand Dieu-Esprit, dont aucun homme ne pouvait s’approcher, qu’aucun homme n’avait vu ou ne pouvait voir, avait maintenant Sa demeure dans la chair et habitait parmi les hommes, exprimant aux hommes la plĂ©nitude de Dieu. Jean 1.18 : “Personne n’a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du PĂšre, est Celui qui L’a fait connaĂźtre.” Dieu, qui, occasionnellement, avait manifestĂ© Sa prĂ©sence par la nuĂ©e ou la colonne de feu qui saisissait de crainte le cƓur des hommes, – ce Dieu, dont les caractĂšres centraux n’étaient rĂ©vĂ©lĂ©s que par des paroles transmises par les prophĂštes, Ă©tait maintenant devenu Emmanuel (Dieu avec nous) qui Se faisait connaĂźtre. L’expression “faire connaĂźtre” est tirĂ©e d’une racine grecque qu’on rend souvent par le mot “exĂ©gĂšse”, qui signifie “expliquer entiĂšrement et rendre clair”. C’est ce que la PAROLE Vivante, JĂ©sus, a fait. Il a fait venir Dieu Ă  nous, car Il Ă©tait Dieu. Il nous a rĂ©vĂ©lĂ© Dieu avec une clartĂ© si parfaite que Jean a pu dire de Lui dans I Jean 1.1-3 : “Ce qui Ă©tait dĂšs le commencement, ce que nous avons entendu (Logos veut dire “langage”), ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplĂ© et que nos mains ont touchĂ©, concernant la Parole de Vie – et la Vie a Ă©tĂ© manifestĂ©e, et nous l’avons vue et nous lui rendons tĂ©moignage, et nous vous annonçons la Vie Éternelle, qui Ă©tait auprĂšs du PĂšre et qui nous a Ă©tĂ© manifestĂ©e, – ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, Ă  vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le PĂšre et avec Son Fils JĂ©sus-Christ.” Quand Dieu s’est vraiment rĂ©vĂ©lĂ©, Il s’est manifestĂ© dans la chair. “Celui qui M’a vu a vu le PĂšre.”

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   Or, dans HĂ©breux 1.1-3, nous avons notĂ© que JĂ©sus Ă©tait l’Empreinte de la personne de Dieu. Il Ă©tait Dieu, qui s’exprimait Lui-mĂȘme d’homme Ă  homme. Mais il y a autre chose Ă  remarquer dans ces versets, notamment aux versets 1 et 2. “AprĂšs avoir autrefois, Ă  plusieurs reprises et de plusieurs maniĂšres, parlĂ© Ă  nos pĂšres par les prophĂštes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlĂ© par le Fils.” Je voudrais que vous remarquiez qu’il y a une correction, ici, dans la marge de votre Bible. Le mot “par” n’est pas une traduction correcte. Il faudrait dire “DANS”, et non “par”. Le texte correct serait donc : “Autrefois, Dieu a parlĂ© Ă  nos pĂšres DANS les prophĂštes au moyen de la Parole.” I Samuel 3.21b : “Car l’Éternel Se rĂ©vĂ©lait Ă  Samuel, dans Silo, par la Parole de l’Éternel.” Voici qui explique parfaitement I Jean 5.7 : “L’Esprit et la Parole sont UN.” JĂ©sus rĂ©vĂ©lait le PĂšre. La Parole rĂ©vĂ©lait le PĂšre. JĂ©sus Ă©tait la Parole Vivante. Gloire Ă  Dieu, aujourd’hui, Il est toujours cette Parole Vivante.

   Quand JĂ©sus Ă©tait sur terre, Il a dit : “Ne crois-tu pas que Je suis dans le PĂšre, et que le PĂšre est en Moi? Les paroles que Je vous dis, Je ne les dis pas de Moi-mĂȘme; et le PĂšre qui demeure en Moi, c’est Lui qui fait les Ɠuvres.” Jean 14.10. Ici, nous voyons de façon Ă©vidente que la manifestation parfaite de Dieu dans le Fils Ă©tait le fait de l’Esprit qui habitait Ă  l’intĂ©rieur et qui se manifestait en Parole et en Ɠuvres. C’est exactement ce que nous enseignons depuis le dĂ©but. Quand l’épouse redeviendra une Ă©pouse-Parole, elle produira les Ɠuvres mĂȘmes que JĂ©sus produisait. La Parole est Dieu. L’Esprit est Dieu. Ils sont UN. L’un ne peut pas agir sans l’autre. Si quelqu’un a vĂ©ritablement l’Esprit de Dieu, il aura la Parole de Dieu. Il en Ă©tait ainsi des prophĂštes. Ils avaient l’Esprit de Dieu qui habitait en eux, et la Parole venait Ă  eux. Il en Ă©tait ainsi de JĂ©sus. Il avait en Lui l’Esprit sans mesure, et la Parole venait Ă  Lui. (“JĂ©sus a commencĂ© de faire et d’ENSEIGNER.” “Ma doctrine n’est pas de Moi, mais du PĂšre, qui M’a envoyĂ©.” Actes 1.1; Jean 7.16.)

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   Rappelez-vous maintenant, Jean-Baptiste Ă©tait Ă  la fois le prophĂšte et le messager de son Ă©poque. Il Ă©tait rempli du Saint-Esprit dĂšs le sein de sa mĂšre. Pendant qu’il baptisait dans le Jourdain, la Parole de Dieu (JĂ©sus) est venue Ă  lui. La Parole vient toujours Ă  ceux qui sont vĂ©ritablement remplis de l’Esprit. C’est lĂ  la preuve qu’on est rempli du Saint-Esprit. JĂ©sus a dit que ce serait lĂ  la preuve. Il a dit : “Je prierai le PĂšre, et Il vous enverra un autre Consolateur, afin qu’Il demeure Ă©ternellement avec vous, l’Esprit de vĂ©ritĂ©, que le monde ne peut recevoir.” Or, nous savons ce qu’est la VĂ©ritĂ©. “Ta Parole est la VĂ©ritĂ©.” Jean 17.17b. Et encore dans Jean 8.43 : “Pourquoi ne comprenez-vous pas Mon langage? Parce que vous ne pouvez Ă©couter Ma Parole.” Avez-vous remarquĂ© que JĂ©sus dit que le monde ne peut pas recevoir le Saint-Esprit? Eh bien, je viens de lire dans ce verset qu’il ne peut pas non plus recevoir la Parole. Pourquoi? Parce que l’Esprit et la Parole sont un, et que si vous avez le Saint-Esprit, comme L’avaient les prophĂštes, la Parole viendra Ă  vous. Vous la recevrez. Dans Jean 14.26 : “Mais le Consolateur, l’Esprit-Saint, que le PĂšre enverra en Mon nom, vous ENSEIGNERA toutes choses, et vous rappellera tout ce que Je vous ai dit.” Ici encore, nous voyons que la Parole vient Ă  cause de l’Esprit de Dieu. Et de nouveau dans Jean 16.13 : “Quand le Consolateur sera venu, l’Esprit de VĂ©ritĂ© (la Parole), Il vous conduira dans toute la vĂ©ritĂ© (Ta Parole est la vĂ©ritĂ©); car Il ne parlera pas de Lui-mĂȘme, mais Il dira (la Parole) tout ce qu’Il aura entendu(la Parole de Dieu), et Il vous annoncera les choses Ă  venir.” (L’Esprit, qui apporte la Parole de ProphĂ©tie.) Je voudrais que vous remarquiez bien que JĂ©sus n’a pas dit que la preuve qu’on est baptisĂ© du Saint-Esprit, c’est de parler en langues, d’interprĂ©ter, de prophĂ©tiser, ou de crier et de danser. Il a dit que la preuve serait que vous vous trouveriez dans la VÉRITÉ; vous vous trouveriez dans la Parole de Dieu pour votre Ăąge. La preuve consiste Ă  recevoir cette Parole.

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   Dans I Corinthiens 14.37 : “Si quelqu’un croit ĂȘtre prophĂšte ou inspirĂ©, qu’il reconnaisse que ce que je vous Ă©cris est un commandement du Seigneur.” Alors, voyez : La preuve qu’on Ă©tait habitĂ© de l’Esprit, c’est qu’on reconnaissait et qu’on SUIVAIT ce que le prophĂšte de Dieu apportait pour son Ăąge, comme il mettait l’Église en ordre. Paul a dĂ» dire Ă  ceux qui prĂ©tendaient avoir une autre rĂ©vĂ©lation (au verset 36) : “Est-ce de chez vous que la Parole de Dieu est sortie? ou est-ce Ă  vous seuls qu’elle est parvenue?” La preuve qu’un croyant est un ChrĂ©tien rempli de l’Esprit, ce n’est pas qu’il produit la vĂ©ritĂ© (la Parole), mais qu’il reçoit la vĂ©ritĂ© (la Parole), qu’il la croit et qu’il y obĂ©it.

   Avez-vous remarquĂ© dans Apocalypse 22.17 : “Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens.” Vous voyez, l’épouse prononce la mĂȘme Parole que l’Esprit. Elle est une Ă©pouse-Parole; c’est ainsi qu’elle prouve qu’elle a l’Esprit. Dans chaque Ăąge de l’Église, nous entendons ces mots : “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.” L’Esprit donne la Parole. Si vous avez l’Esprit, vous entendrez la Parole pour votre Ăąge, comme ces vrais ChrĂ©tiens ont acceptĂ© la Parole pour leur Ăąge.

   Avez-vous saisi cette derniĂšre pensĂ©e? Je rĂ©pĂšte : Chaque Ăąge de l’Église se termine par la mĂȘme exhortation : “Que celui (l’individu) qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.” L’Esprit donne la Parole. Il a la vĂ©ritĂ© pour chaque Ăąge. Chaque Ăąge a eu ses propres Ă©lus, et ce groupe d’élus a toujours “entendu la parole”, et il l’a reçue; c’est ainsi qu’ils prouvaient qu’ils avaient en eux la Semence. Jean 8.47 : “Celui qui est de Dieu Ă©coute les Paroles de Dieu; vous n’écoutez pas, parce que vous n’ĂȘtes pas de Dieu.” Ils ont refusĂ© la Parole (JĂ©sus), et Ses Paroles pour leur Ă©poque, mais la vraie semence a reçu la Parole parce qu’ils Ă©taient de Dieu. “TOUS Tes fils seront enseignĂ©s de Dieu (du Saint-Esprit).” ÉsaĂŻe 54.13.JĂ©sus a dit la mĂȘme chose dans Jean 6.45. C’est d’ĂȘtre UN AVEC LA PAROLE qui prouve si oui ou non vous ĂȘtes de Dieu et remplis de l’Esprit. Aucun autre critĂšre.

   Mais que sont les langues, l’interprĂ©tation et les autres dons? Ce sont des manifestations. VoilĂ  ce qu’enseigne la Parole. Lisez-le dans I Corinthiens 12.7 : “Or, Ă  chacun la MANIFESTATION de l’Esprit est donnĂ©e pour l’utilitĂ© commune.” Ensuite, Paul Ă©numĂšre ces manifestations.

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   Maintenant, voici la trĂšs bonne question que vous avez tous hĂąte, je le sais, de poser. “Pourquoi la manifestation n’est-elle pas une preuve qu’on est baptisĂ© du Saint-Esprit, puisqu’on ne peut quand mĂȘme pas manifester le Saint-Esprit si l’on n’est pas rĂ©ellement rempli de l’Esprit?” J’aimerais bien dire que c’est vrai, parce que je n’aime pas blesser les gens ou piĂ©tiner leur doctrine; mais je ne serais pas un vĂ©ritable serviteur de Dieu si je ne vous annonçais pas tout le conseil de Dieu. C’est vrai, n’est-ce pas? ConsidĂ©rons un peu le cas de Balaam. Il Ă©tait religieux, il adorait Dieu. Il comprenait quelle Ă©tait la bonne maniĂšre de faire les sacrifices et de s’approcher de Dieu, mais il n’était pas un prophĂšte de la Vraie Semence, puisqu’il a acceptĂ© le salaire de l’iniquitĂ©, et, comble d’infamie, qu’il a conduit le peuple de Dieu Ă  commettre des pĂ©chĂ©s de fornication et d’idolĂątrie. Et pourtant, qui oserait nier que l’Esprit de Dieu s’est manifestĂ© Ă  travers lui, en donnant au monde l’un des plus beaux Ă©chantillons de prophĂ©tie tout Ă  fait exacte? Mais il n’a jamais eu le Saint-Esprit. Et puis, que pensez-vous de CaĂŻphe, le souverain sacrificateur? La Bible dit qu’il a prophĂ©tisĂ© de quelle mort le Seigneur allait mourir. Nous savons tous qu’il n’est dit nulle part qu’il Ă©tait un homme rempli de l’Esprit et conduit par l’Esprit, comme l’étaient le brave SimĂ©on, ou encore cette sainte pleine de bontĂ© qui s’appelait Anne. Et pourtant, il a eu une authentique manifestation du Saint-Esprit. Nous ne pouvons pas nier cela. OĂč donc peut-on voir que les manifestations sont une preuve? Cela n’existe pas. Si vous ĂȘtes rĂ©ellement rempli de l’Esprit de Dieu, vous aurez la preuve de la PAROLE dans votre vie.

   Je vais vous montrer combien je ressens profondĂ©ment et combien je comprends cette vĂ©ritĂ©, au moyen d’une rĂ©vĂ©lation que Dieu m’a donnĂ©e. Mais je voudrais d’abord dire ceci. Beaucoup d’entre vous croient que je suis prophĂšte. Je ne dis pas que je le suis. C’est vous qui l’avez dit. Mais vous et moi, nous savons que les visions que Dieu me donne NE MANQUENT JAMAIS DE S’ACCOMPLIR. PAS UNE SEULE FOIS. Si quelqu’un peut prouver qu’une vision a jamais manquĂ© de s’accomplir, je veux le savoir. Maintenant que vous m’avez suivi jusqu’ici, voici mon histoire.

   Il y a bien des annĂ©es, la premiĂšre fois que j’ai rencontrĂ© des pentecĂŽtistes, j’assistais Ă  une de leurs sĂ©ries de rĂ©unions de vacances familiales, oĂč il y avait beaucoup de manifestations de parler en langues, d’interprĂ©tation des langues et de prophĂ©tie. Deux prĂ©dicateurs, notamment, pratiquaient ce genre de parler plus que tous les autres frĂšres. J’apprĂ©ciais beaucoup les rĂ©unions, et j’étais vraiment intĂ©ressĂ© par ces diverses manifestations, car elles me faisaient l’effet de quelque chose d’authentique. Comme je dĂ©sirais sincĂšrement en apprendre le plus possible sur ces dons, je me dĂ©cidai Ă  aller en parler avec ces deux hommes. Au moyen du don de Dieu qui habite en moi, j’essayai de connaĂźtre l’esprit du premier homme, pour savoir s’il Ă©tait vraiment de Dieu ou non. AprĂšs une brĂšve conversation avec ce frĂšre plein d’humilitĂ© et de bontĂ©, j’ai su qu’il Ă©tait un ChrĂ©tien authentique, intĂšgre. C’était un vrai. L’autre jeune homme n’était pas du tout comme le premier. Il Ă©tait vantard et orgueilleux, et, pendant que je lui parlais, une vision qui passait devant mes yeux me montra qu’il Ă©tait mariĂ© avec une femme blonde, mais qu’il vivait avec une brune, et qu’il avait deux enfants d’elle. Si jamais il y a eu un hypocrite, lui, c’en Ă©tait un.

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   J’avoue que j’étais atterrĂ©. Comment ne l’aurais-je pas Ă©tĂ©? Il y avait lĂ  deux hommes; l’un d’eux Ă©tait un vrai croyant, et l’autre un imitateur impie. ET POURTANT, TOUS LES DEUX MANIFESTAIENT DES DONS DE L’ESPRIT. Cette confusion me troublait. Je quittai les rĂ©unions pour chercher une rĂ©ponse de Dieu. Je me rendis, tout seul, dans un endroit secret, et lĂ , avec ma Bible, je priai Dieu en m’attendant Ă  Lui pour la rĂ©ponse. Ne sachant pas exactement quel passage lire dans les Écritures, j’ouvris la Bible au hasard, et je tombai sur un passage de Matthieu. Je lus pendant un moment, puis je reposai la Bible. Peu de temps aprĂšs, un vent s’engouffra dans la piĂšce et tourna les pages de la Bible Ă  HĂ©breux, chapitre 6. Je lus le chapitre, et je fus particuliĂšrement impressionnĂ© par ces versets Ă©tranges. HĂ©breux 6.4-9 : “Car il est impossible que ceux qui ont Ă©tĂ© une fois Ă©clairĂ©s, qui ont goĂ»tĂ© le don cĂ©leste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goĂ»tĂ© la bonne Parole de Dieu et les puissances du siĂšcle Ă  venir, et qui sont tombĂ©s, soient encore renouvelĂ©s et amenĂ©s Ă  la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et L’exposent Ă  l’ignominie. Lorsqu’une terre est abreuvĂ©e par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile Ă  ceux pour qui elle est cultivĂ©e, elle participe Ă  la bĂ©nĂ©diction de Dieu; mais, si elle produit des Ă©pines et des chardons, elle est rĂ©prouvĂ©e et prĂšs d’ĂȘtre maudite, et on finit par y mettre le feu. Quoique nous parlions ainsi, bien-aimĂ©s, nous attendons, pour ce qui vous concerne, des choses meilleures et favorables au salut.”

   Je fermai la Bible, je la reposai, je mĂ©ditai un moment et je priai Ă  nouveau. Je n’avais toujours pas de rĂ©ponse. De nouveau, j’ouvris la Bible au hasard, mais je ne lus pas. Soudain, le vent s’engouffra de nouveau dans la piĂšce, et les pages s’ouvrirent encore une fois Ă  HĂ©breux 6, et y restĂšrent une fois le vent calmĂ©. Je relus ces mots Ă  plusieurs reprises, et Ă  ce moment-lĂ , l’Esprit de Dieu entra dans la piĂšce, et j’eus une vision. Dans la vision, je voyais un homme vĂȘtu du blanc le plus pur, qui s’avançait dans un champ fraĂźchement labourĂ© en semant du blĂ©. C’était une journĂ©e ensoleillĂ©e, et les semailles avaient lieu le matin. Mais tard le soir, aprĂšs le dĂ©part du semeur vĂȘtu de blanc, un homme en noir vint furtivement semer une autre semence parmi celle que l’homme en blanc avait semĂ©e. Les jours passĂšrent – le soleil et la pluie bĂ©nirent le sol, et un jour, le blĂ© apparut. Comme il Ă©tait beau. Mais le lendemain, l’ivraie apparut.

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     Le blĂ© et l’ivraie poussaient ensemble. Ils avaient part Ă  la mĂȘme nourriture tirĂ©e du mĂȘme sol. Ils buvaient le mĂȘme soleil et la mĂȘme pluie.

   Puis, un jour, le ciel se fit d’airain, et toutes les plantes commencĂšrent Ă  se flĂ©trir et Ă  dĂ©pĂ©rir. J’entendis le blĂ© lever la tĂȘte et crier Ă  Dieu en demandant de la pluie. L’ivraie, elle aussi, Ă©levait la voix en rĂ©clamant de la pluie. Ensuite, le ciel s’obscurcit et la pluie vint. De nouveau, le blĂ©, maintenant en pleine force, Ă©leva la voix et cria, dans l’adoration : “Gloire au Seigneur!” Et, Ă  ma grande surprise, j’entendis aussi l’ivraie vivifiĂ©e dire, en relevant la tĂȘte : “AllĂ©luia!”

   Alors je compris la vision et ce qu’il s’était rĂ©ellement passĂ© Ă  ces rĂ©unions. La parabole du Semeur et de la Semence, HĂ©breux, chapitre 6, et la manifestation Ă©vidente des dons de l’Esprit dans un auditoire mĂ©langĂ© – tout devenait merveilleusement clair. Le semeur vĂȘtu de blanc, c’était le Seigneur. Le semeur en noir, c’était le diable. Le champ, c’était le monde. Les semences, c’étaient des personnes; des Ă©lus et des rĂ©prouvĂ©s. Les uns et les autres avaient part Ă  la mĂȘme nourriture, Ă  la mĂȘme eau et au mĂȘme soleil. Les uns comme les autres priaient. Les uns comme les autres Ă©taient secourus par Dieu, car Il fait lever Son soleil et tomber Sa pluie sur les bons comme sur les mĂ©chants. Et, mĂȘme si tous avaient la mĂȘme merveilleuse bĂ©nĂ©diction, mĂȘme si tous avaient les mĂȘmes manifestations merveilleuses, CETTE GRANDE DIFFÉRENCE DEMEURAIT : ILS ÉTAIENT D’UNE SEMENCE DIFFÉRENTE.

   C’était aussi la rĂ©ponse Ă  Matthieu 7.21-23 : “Ceux qui Me disent : Seigneur, Seigneur! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volontĂ© de Mon PĂšre qui est dans les cieux. Plusieurs Me diront en ce jour-lĂ  : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophĂ©tisĂ© par Ton Nom? n’avons-nous pas chassĂ© des dĂ©mons par Ton Nom? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par Ton Nom? Alors Je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de Moi, vous qui commettez l’iniquitĂ©.” JĂ©sus ne nie pas qu’ils aient accompli les Ɠuvres puissantes que seul le Saint-Esprit peut accomplir Ă  travers les hommes. Mais Il a dit qu’Il ne les avait jamais connus. Ce n’étaient pas des rĂ©trogrades. C’étaient des rĂ©prouvĂ©s, mauvais, irrĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s. Ils Ă©taient la semence de Satan.

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   Et c’est cela. On NE PEUT PAS prĂ©tendre que la manifestation est la preuve qu’on est nĂ© de l’Esprit, rempli de l’Esprit. Non monsieur. Je reconnais que la vĂ©ritable manifestation est la preuve que le Saint-Esprit accomplit des Ɠuvres puissantes, mais ce n’est PAS la preuve que l’individu est rempli de l’Esprit, mĂȘme si cet individu possĂšde ces manifestations en abondance.

   La preuve qu’on a reçu le Saint-Esprit aujourd’hui est exactement la mĂȘme qu’à l’époque de notre Seigneur. C’est de recevoir la Parole de vĂ©ritĂ© pour le jour oĂč l’on vit. JĂ©sus n’a jamais insistĂ© sur l’importance des ƒuvres comme Il l’a fait sur l’importance de la Parole. Il savait que si les gens recevaient la PAROLE, les Ɠuvres suivraient. C’est biblique.

   Or, JĂ©sus savait qu’il allait y avoir un terrible abandon de la Parole dans l’Âge de Pergame, qui n’allait venir que deux cents ans aprĂšs la vision de Patmos. Il savait que cet abandon les conduirait dans l’ñge des tĂ©nĂšbres. Il savait qu’à l’origine, l’homme s’était Ă©loignĂ© de Dieu en commençant par abandonner la Parole. Si vous abandonnez la Parole, vous avez abandonnĂ© Dieu. Il Se prĂ©sente donc Ă  l’Église de Pergame et, en fait, Ă  toutes les Églises de tous les Ăąges : “Je suis la Parole. Si vous voulez avoir la DivinitĂ© parmi vous, alors accueillez et recevez la Parole. Ne permettez jamais Ă  qui que ce soit ni Ă  quoi que ce soit de s’interposer entre vous et cette Parole. Ce que Je vous donne ici (la Parole) est une rĂ©vĂ©lation de Moi-mĂȘme. JE SUIS LA PAROLE. Souvenez-vous-en!”

   Je me demande si nous sommes suffisamment impressionnĂ©s par la prĂ©sence de la Parole au milieu de nous. Une pensĂ©e au passage : Comment prions-nous? Nous prions au Nom de JĂ©sus, n’est-ce pas? Chaque priĂšre est faite en Son Nom, sans quoi il n’y a pas de rĂ©ponse. Et pourtant, il nous est dit dans I Jean 5.14 :“Nous avons auprĂšs de Lui cette assurance que si nous demandons quelque chose selon Sa volontĂ©, Il nous Ă©coute. Et si nous savons qu’Il nous Ă©coute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possĂ©dons la chose que nous Lui avons demandĂ©e.” Maintenant nous demandons : “Quelle est la volontĂ© de Dieu?” Il n’y a qu’UN SEUL moyen de connaĂźtre Sa volontĂ©. C’est par la PAROLE DE DIEU. Lamentations 3.37 : “Qui dira qu’une chose arrive, sans que le Seigneur l’ait ordonnĂ©e?” VoilĂ . Si ce n’est pas dans la Parole, vous ne pouvez pas l’obtenir. Donc, nous ne pouvons pas demander quelque chose qui n’est pas dans la Parole, et nous ne pouvons pas adresser de requĂȘte ou demander quelque chose si ce n’est en Son Nom. Nous y revoilĂ . JÉSUS (le Nom) est la PAROLE (la volontĂ©). On ne peut pas sĂ©parer Dieu de la Parole. Ils sont UN.

   Ainsi, cette Parole qu’Il nous a laissĂ©e sous forme imprimĂ©e est une partie de Lui, quand vous l’acceptez par la foi dans une vie remplie de l’Esprit. Il a dit que Sa Parole Ă©tait la vie. Jean 6.63b. Mais c’est exactement ce qu’Il est. Jean 14.6 : Je suis le Chemin, la VĂ©ritĂ©, et la Vie.” Romains 8.9b : “Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne Lui appartient pas.”VoilĂ  : Il est Esprit, et Il est Vie. C’est exactement ce qu’est la Parole; c’est exactement ce qu’est JĂ©sus. Il est la Parole. Ainsi, quand un homme nĂ© de l’Esprit, rempli de l’Esprit, accepte avec foi la Parole dans son cƓur et qu’il la porte sur ses lĂšvres, cela revient Ă  dire que c’est la DivinitĂ© qui parle. Toutes les montagnes doivent s’en aller. Satan ne peut pas rĂ©sister Ă  un tel homme.

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   Si seulement l’Église, lĂ -bas, dans ce troisiĂšme Ăąge, s’en Ă©tait tenue Ă  la rĂ©vĂ©lation de la Parole vivante au milieu d’eux, la puissance de Dieu n’aurait pas diminuĂ© comme elle l’a fait dans cet Ăąge des tĂ©nĂšbres. Et aujourd’hui, quand l’Église reviendra Ă  la Parole avec foi, nous pouvons dire avec assurance que la gloire de Dieu et les merveilleuses Ɠuvres de Dieu seront de nouveau au milieu d’elle.

   Un soir, alors que je cherchais le Seigneur, le Saint-Esprit me dit de prendre ma plume et d’écrire. Comme je saisissais ma plume pour Ă©crire, Son Esprit me donna un message pour l’Église. Je veux vous l’apporter... Il a trait Ă  la Parole et Ă  l’épouse.

   â€œVoici ce que J’essaie de vous dire. La loi de la reproduction veut que chaque espĂšce se reproduise selon son espĂšce, d’aprĂšs GenĂšse 1.11 : “Puis Dieu dit : Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espĂšce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi.” La sorte de vie qui Ă©tait dans la semence est apparue dans une plante pour se transmettre ensuite dans un fruit. Cette mĂȘme loi s’applique Ă  l’Église aujourd’hui. La sorte de semence qui a fait naĂźtre l’Église paraĂźtra, et sera semblable Ă  la semence originelle, parce que c’est la mĂȘme semence. Dans ces derniers jours, la vĂ©ritable Église-Épouse (la semence de Christ), viendra Ă  la Pierre de faĂźte, et elle sera la super-Église, une super-race, alors qu’elle s’approchera de Lui. Les membres de l’épouse seront semblables Ă  Lui au point d’ĂȘtre exactement Ă  Son image, et ce, en vue d’ĂȘtre unis Ă  Lui. Ils seront un. Ils seront la manifestation mĂȘme de la Parole du Dieu vivant. Les dĂ©nominations ne peuvent pas produire ceci (elles ne sont pas de la bonne semence). Elles produiront leurs crĂ©dos et leurs dogmes, mĂȘlĂ©s Ă  la Parole. Ce croisement aboutit Ă  un produit hybride.

   Le premier fils (Adam) Ă©tait la Parole-semence parlĂ©e de Dieu. Il lui a Ă©tĂ© donnĂ© une Ă©pouse pour qu’il se reproduise. C’est dans ce but-lĂ  que l’épouse lui a Ă©tĂ© donnĂ©e, pour qu’il se reproduise; pour qu’il produise un autre fils de Dieu. Mais elle est tombĂ©e. Elle est tombĂ©e par l’hybridation. Elle l’a conduit Ă  la mort.

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   Le deuxiĂšme Fils (JĂ©sus), Ă©tait Lui aussi une Parole-Semence parlĂ©e de Dieu, et, tout comme Ă  Adam, il Lui a Ă©tĂ© donnĂ© une Ă©pouse. Mais avant qu’Il puisse l’épouser, elle aussi Ă©tait tombĂ©e. Comme l’épouse d’Adam, elle a Ă©tĂ© mise Ă  l’épreuve pour voir si elle croirait la Parole de Dieu et vivrait, ou si elle douterait de la Parole et mourrait. Elle a doutĂ©. Elle a abandonnĂ© la Parole. Elle est morte.

   D’un petit groupe de la vĂ©ritable semence de la Parole, Dieu prĂ©sentera Ă  Christ une Ă©pouse bien-aimĂ©e. Elle est une vierge de Sa Parole. Elle est vierge, parce qu’elle ne connaĂźt aucun credo ni aucun dogme faits de main d’homme. C’est par les membres de l’épouse et Ă  travers eux que s’accomplira tout ce que Dieu avait promis comme devant ĂȘtre manifestĂ© dans la vierge.

   La parole de la promesse est venue Ă  la vierge Marie. Mais cette Parole de la promesse, c’était que Lui-mĂȘme allait ĂȘtre manifestĂ©. Dieu a Ă©tĂ© manifestĂ©. À ce moment-lĂ , Dieu Lui-mĂȘme a agi, et Il a accompli, dans la vierge, Sa propre Parole de promesse. C’est un ange qui lui avait apportĂ© le message. Mais le message de l’ange Ă©tait la Parole de Dieu. ÉsaĂŻe 9.5. À ce moment-lĂ , Il a accompli tout ce qui Ă©tait Ă©crit de Lui, parce qu’elle a acceptĂ© la Parole qu’Il lui avait donnĂ©e.

   Les membres de l’épouse vierge L’aimeront, et ils auront toutes Ses capacitĂ©s, car Il est leur tĂȘte, et toute la puissance Lui appartient. Ils Lui sont soumis comme les membres de notre corps sont soumis Ă  notre tĂȘte.

   Remarquez l’harmonie qui rĂšgne entre le PĂšre et le Fils. JĂ©sus ne faisait jamais rien qui ne Lui ait d’abord Ă©tĂ© montrĂ© par le PĂšre. Jean 5.19. Cette harmonie doit maintenant exister entre l’Époux et Son Ă©pouse. Il lui montre Sa Parole de vie. Elle la reçoit. Elle n’en doute jamais. C’est pourquoi rien ne peut lui nuire, pas mĂȘme la mort. En effet, si la semence est mise en terre, l’eau la ramĂšnera Ă  la vie. En voici le secret. La Parole est dans l’épouse (comme elle Ă©tait en Marie). L’épouse a la pensĂ©e de Christ, car elle sait ce qu’Il veut qu’on fasse de Sa Parole. Elle exĂ©cute en Son nom ce que la Parole ordonne, car elle a l’ â€œainsi dit le Seigneur”. Alors, la Parole est vivifiĂ©e par l’Esprit, et elle s’accomplit. Comme une semence qui a Ă©tĂ© plantĂ©e et arrosĂ©e, elle arrive Ă  son plein Ă©panouissement, accomplissant son but.

   Ceux qui sont de l’épouse ne font que Sa volontĂ©. Personne ne peut leur faire faire autre chose. Ils ont l’ â€œainsi dit le Seigneur”, ou alors ils restent tranquilles. Ils savent qu’il faut que ce soit Dieu en eux qui fasse les Ɠuvres, qui accomplisse Sa propre Parole. Comme Il n’a pas terminĂ© Son Ɠuvre entiĂšre lors de Son ministĂšre terrestre, Il agit maintenant dans l’épouse et Ă  travers elle. Elle le sait, car Ă  l’époque, il n’était pas encore temps pour Lui de faire certaines choses qu’Il doit faire maintenant. Mais maintenant, Il va accomplir Ă  travers l’épouse l’Ɠuvre qu’Il avait rĂ©servĂ©e pour ce moment prĂ©cis.

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   Tenons-nous dans la position de JosuĂ© et Caleb. Notre pays promis Ă  nous commence Ă  se profiler Ă  l’horizon, comme c’était le cas pour eux. Or, JosuĂ© signifie “JĂ©hovah-Sauveur”, et il reprĂ©sente le conducteur du temps de la fin, qui viendra pour l’Église, tout comme Paul est venu comme conducteur originel. Caleb reprĂ©sente ceux qui sont restĂ©s fidĂšles avec JosuĂ©. Souvenez-vous, Dieu avait fait naĂźtre IsraĂ«l comme une vierge, avec Sa Parole. Mais ils voulaient autre chose. L’Église de ce dernier jour a fait de mĂȘme. Remarquez comment Dieu n’a pas fait avancer IsraĂ«l, ou ne l’a pas laissĂ©e entrer dans le pays promis avant le moment qu’Il avait prĂ©vu. Or, les gens ont peut-ĂȘtre pressĂ© JosuĂ©, le conducteur, en lui disant : “Le pays est Ă  nous, allons-y, emparons-nous-en. JosuĂ©, tu es un homme fini, tu dois avoir perdu ta commission, tu n’as plus la puissance que tu avais. Avant, Dieu te parlait, tu connaissais la volontĂ© de Dieu et tu agissais rapidement. Il y a quelque chose qui ne va pas chez toi.” Mais JosuĂ© Ă©tait un prophĂšte envoyĂ© par Dieu, et il connaissait les promesses de Dieu. C’est pourquoi il attendait ces promesses. Il attendait une dĂ©cision claire et nette de la part de Dieu, et, une fois venu le moment d’avancer, Dieu remit toute la conduite entre les mains de JosuĂ©, parce qu’il s’était tenu Ă  la Parole. Dieu pouvait faire confiance Ă  JosuĂ©, mais pas aux autres. Ceci se reproduira en ce jour de la fin. Le mĂȘme problĂšme, les mĂȘmes pressions.

   Prenez l’exemple que nous offre MoĂŻse. Ce puissant prophĂšte, oint de Dieu, a eu une naissance particuliĂšre : il est nĂ© au moment prĂ©vu pour la dĂ©livrance de la semence d’Abraham de sa captivitĂ© en Égypte. Il n’est pas restĂ© en Égypte, Ă  discuter les Écritures avec les Égyptiens, ou Ă  faire des histoires Ă  leurs prĂȘtres. Il est parti dans le dĂ©sert jusqu’à ce que les gens soient prĂȘts Ă  le recevoir. Dieu a envoyĂ© MoĂŻse dans le dĂ©sert. L’attente n’était pas due Ă  MoĂŻse, mais aux gens, qui n’étaient pas prĂȘts Ă  le recevoir. MoĂŻse pensait que les gens allaient comprendre, mais ils n’ont pas compris.

   Et puis il y a Élie, Ă  qui la Parole du Seigneur est venue. Une fois qu’il eut prĂȘchĂ© la vĂ©ritĂ©, et que ce groupe de l’époque – prĂ©curseur du groupe de la JĂ©zabel amĂ©ricaine – n’a pas voulu recevoir la Parole, Dieu l’a appelĂ© Ă  quitter le terrain et Il a frappĂ© cette gĂ©nĂ©ration de flĂ©aux, parce qu’elle avait rejetĂ© le prophĂšte et le message que Dieu avait donnĂ©s. Dieu l’a envoyĂ© dans le dĂ©sert, et il refusa d’en sortir, mĂȘme Ă  la demande du roi. Ceux qui ont essayĂ© de le persuader de le faire sont morts. Mais Dieu a parlĂ© Ă  Son prophĂšte fidĂšle par une vision. Il est sorti de sa cachette, et il a ramenĂ© la Parole Ă  IsraĂ«l.

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   Ensuite est venu Jean-Baptiste, le fidĂšle prĂ©curseur de Christ, le puissant prophĂšte pour son Ă©poque. Il n’est pas allĂ© Ă  l’école de son pĂšre, ni Ă  l’école des pharisiens – il n’est allĂ© vers aucune dĂ©nomination, mais il est allĂ© dans le dĂ©sert, lĂ  oĂč Dieu l’appelait. Il y est restĂ© jusqu’à ce que le Seigneur l’en fasse sortir avec le message qu’il proclamait en disant : “Le Messie est proche.” 

   ConsidĂ©rons maintenant l’avertissement que nous donnent les Écritures. N’est-ce pas Ă  l’époque de MoĂŻse, que Dieu avait confirmĂ©, que KorĂ© s’est Ă©levĂ© et a rĂ©sistĂ© Ă  ce puissant prophĂšte? Il s’est opposĂ© Ă  MoĂŻse, en dĂ©clarant que lui aussi, il avait reçu de Dieu ce qu’il fallait pour pouvoir conduire le peuple, et que d’autres avaient part Ă  la rĂ©vĂ©lation Divine, tout comme MoĂŻse. Il niait l’autoritĂ© de MoĂŻse. Et les gens de l’époque, aprĂšs avoir entendu la vĂ©ritable Parole, et alors qu’ils savaient trĂšs bien qu’un vrai prophĂšte est confirmĂ© par Dieu, je dis que ces gens ont suivi KorĂ© dans sa rĂ©volte. KorĂ© n’était pas un prophĂšte conforme Ă  l’Écriture, mais bon nombre d’entre eux ont pris son parti, et leurs chefs avec eux. Comme cela ressemble aux Ă©vangĂ©listes d’aujourd’hui, avec leurs projets qui valent bien le veau d’or de KorĂ©. Ils font bonne impression aux gens, comme KorĂ©, Ă  l’époque, a fait bonne impression. Ils ont du sang sur le front, de l’huile sur les mains et des boules de feu sur l’estrade. Ils autorisent des femmes Ă  prĂȘcher, ils laissent les femmes se couper les cheveux, porter des pantalons et des shorts, et ils contournent la Parole de Dieu au profit de leurs propres crĂ©dos et dogmes. Cela montre quelle est la semence qui est en eux. Mais ils ne se sont pas tous liguĂ©s contre MoĂŻse et n’ont pas tous abandonnĂ© la Parole de Dieu. Non. Les Ă©lus sont restĂ©s avec lui. La mĂȘme chose se reproduit aujourd’hui. Nombreux sont ceux qui abandonnent la Parole, mais quelques-uns y restent attachĂ©s. Mais rappelez-vous la parabole de l’ivraie et du bon grain. L’ivraie doit ĂȘtre liĂ©e pour ĂȘtre brĂ»lĂ©e. Ces Églises apostates sont en train d’ĂȘtre liĂ©es, elles se rapprochent de plus en plus, elles sont prĂȘtes pour le feu du jugement de Dieu. Mais le bon grain sera rassemblĂ© pour le MaĂźtre.

   Je voudrais maintenant que vous soyez bien attentifs pour voir ceci. Dieu a promis qu’au temps de la fin, Malachie 4 s’accomplirait. Il faut qu’il en soit ainsi, car c’est la Parole de Dieu vivifiĂ©e par l’Esprit, prononcĂ©e par le prophĂšte Malachie. JĂ©sus y a fait rĂ©fĂ©rence. Ce doit ĂȘtre juste avant la seconde venue de Christ. Quand JĂ©sus viendra, toute l’Écriture devra ĂȘtre accomplie. La dispensation des nations en sera Ă  son dernier Ăąge de l’Église quand ce messager de Malachie viendra. Il sera absolument fidĂšle Ă  la Parole. Il prendra la Bible tout entiĂšre, de la GenĂšse Ă  l’Apocalypse. Il commencera par la semence du serpent, et il continuera jusqu’au messager de la pluie de l’arriĂšre-saison. Mais il sera rejetĂ© par les dĂ©nominations.

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   Il le sera forcĂ©ment, comme c’était le cas Ă  l’époque d’Achab, car l’histoire se rĂ©pĂšte. L’histoire d’IsraĂ«l sous Achab est en train de se reproduire ici mĂȘme en AmĂ©rique, oĂč apparaĂźt le prophĂšte de Malachie. Comme IsraĂ«l a quittĂ© l’Égypte pour avoir la libertĂ© de culte, qu’elle a expulsĂ© les autochtones, qu’elle a formĂ© une nation avec de grands chefs comme David et d’autres, et qu’elle a ensuite mis sur le trĂŽne un Achab, avec derriĂšre lui une JĂ©zabel pour diriger, nous avons fait de mĂȘme en AmĂ©rique. Nos ancĂȘtres ont Ă©migrĂ© vers ce pays pour pouvoir exercer leur culte et vivre dans la libertĂ©. Ils ont repoussĂ© les autochtones pour prendre le pays. De grands hommes comme Washington et Lincoln ont Ă©tĂ© Ă©levĂ©s au pouvoir, mais au bout d’un moment, ces hommes honorables ont Ă©tĂ© remplacĂ©s par des hommes d’une si petite envergure qu’on s’est retrouvĂ© avec un Achab au poste de PrĂ©sident, avec derriĂšre lui une JĂ©zabel pour le diriger. C’est Ă  une Ă©poque comme celle-lĂ  que le messager annoncĂ© par Malachie doit venir. Alors, dans la pluie de l’arriĂšre-saison, viendra une dĂ©monstration de force comme celle de la montagne du Carmel. Observez bien ceci, maintenant, pour le voir dans la Parole. Jean Ă©tait le prĂ©curseur de Malachie 3. Il a plantĂ© la pluie de la premiĂšre saison, et il a Ă©tĂ© rejetĂ© par les organisations de son Ă©poque. JĂ©sus est venu, et Il a eu Sa dĂ©monstration de force sur la montagne de la Transfiguration. Le second prĂ©curseur de Christ sĂšmera pour la pluie de l’arriĂšre-saison. JĂ©sus sera la dĂ©monstration de force face aux dĂ©nominations et aux crĂ©dos, car Il viendra appuyer Sa Parole, et emporter Son Ă©pouse dans l’enlĂšvement. La premiĂšre dĂ©monstration de force a Ă©tĂ© celle de la montagne du Carmel; la deuxiĂšme a Ă©tĂ© celle de la montagne de la Transfiguration; et la troisiĂšme sera celle de la montagne de Sion.

   Le comportement Ă©trange de MoĂŻse, d’Élie et de Jean, qui se retiraient, quittant les gens, en a laissĂ© beaucoup perplexes. Ces derniers ne comprenaient pas que c’était ainsi parce que leur message avait Ă©tĂ© rejetĂ©. Mais la semence avait Ă©tĂ© semĂ©e, la plantation Ă©tait terminĂ©e. Le jugement allait suivre. Ils avaient accompli leur mission en tant que signe pour les gens; c’est donc le jugement qui devait suivre.

   Je crois, conformĂ©ment Ă  Apocalypse 13.16, que l’épouse devra cesser de prĂȘcher, car la bĂȘte exigera la marque sur la main ou sur le front pour accorder l’autorisation de prĂȘcher. Les dĂ©nominations accepteront la marque, ou alors elles seront contraintes d’arrĂȘter de prĂȘcher. Ensuite, l’Agneau viendra chercher Son Ă©pouse et jugera la grande prostituĂ©e.

   Or, rappelez-vous que MoĂŻse Ă©tait nĂ© pour accomplir une Ɠuvre donnĂ©e, mais qu’il ne pouvait pas accomplir cette Ɠuvre tant qu’il n’avait pas reçu les dons qui lui permettraient d’exĂ©cuter la tĂąche. Il a dĂ» s’en aller dans le dĂ©sert, et y attendre : Dieu avait choisi un moment. Il fallait qu’un certain pharaon soit sur le trĂŽne, et il fallait que le peuple crie pour avoir le pain de vie, avant que Dieu puisse faire revenir MoĂŻse. C’est encore vrai Ă  notre Ă©poque.

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   Mais que voyons-nous, Ă  notre Ă©poque? Il y a des foules entiĂšres qui manifestent des signes, au point que nous avons une gĂ©nĂ©ration de chercheurs de signes, qui connaissent peu sinon rien de la Parole ou d’un vĂ©ritable mouvement de l’Esprit de Dieu. S’ils voient du sang, de l’huile et du feu, ils sont contents; peu importe ce que dit la Parole. Ils soutiendront n’importe quel signe, mĂȘme des signes contraires Ă  l’Écriture. Mais Dieu nous en a avertis. Dans Matthieu 24, Il a dit que dans les derniers jours, les deux esprits seraient tellement proches que seuls les vrais Ă©lus feraient la diffĂ©rence, car ils seraient les seuls Ă  ne pas ĂȘtre sĂ©duits.

   Comment faire la diffĂ©rence entre les esprits? Mettez-les simplement Ă  l’épreuve de la Parole. S’ils ne prononcent pas cette Parole, ils sont du malin. Comme le malin a sĂ©duit les deux premiĂšres Ă©pouses, il essaiera de sĂ©duire l’épouse de ce dernier jour, en tentant de la pousser Ă  s’hybrider par des crĂ©dos, ou tout simplement Ă  se dĂ©tourner de la Parole au profit d’un signe qui fasse son affaire. Mais Dieu n’a jamais mis les signes avant la Parole. Les signes suivent la Parole, comme c’était le cas quand Élie a dit Ă  la femme de lui faire d’abord un gĂąteau, selon la Parole du Seigneur. Quand elle a fait ce que la Parole avait dit, alors le signe appropriĂ© est arrivĂ©. Venez d’abord Ă  la Parole, et regardez ensuite le miracle. La Parole-semence reçoit l’énergie par l’Esprit.

   Comment un messager envoyĂ© de Dieu pourrait-il ne croire qu’une partie de la Parole, et en nier une partie? Le vĂ©ritable prophĂšte de Dieu en ce dernier jour proclamera la Parole entiĂšre. Les dĂ©nominations le haĂŻront. Ses paroles pourront ĂȘtre aussi dures que celles de Jean-Baptiste, qui les traitait de vipĂšres. Mais ceux qui sont prĂ©destinĂ©s entendront, et ils seront prĂȘts pour l’enlĂšvement. La Semence royale d’Abraham, avec une foi semblable Ă  celle d’Abraham, s’accrochera Ă  la Parole avec lui, car ils sont prĂ©destinĂ©s ensemble.

   Le messager du dernier jour paraĂźtra au moment prĂ©vu par Dieu. Comme nous le savons tous, nous sommes maintenant au temps de la fin, car IsraĂ«l est dans sa patrie. Il viendra maintenant d’un moment Ă  l’autre, conformĂ©ment Ă  Malachie. Quand nous le verrons, il sera consacrĂ© Ă  la Parole. Il sera indiquĂ© (dĂ©signĂ© dans la Parole; Apocalypse 10.7), et Dieu confirmera son ministĂšre. Il prĂȘchera la vĂ©ritĂ© comme le faisait Élie, et il sera prĂȘt pour la dĂ©monstration de force de la montagne de Sion.

   Beaucoup ne le comprendront pas, parce qu’on leur a enseignĂ© les Écritures d’une certaine façon, qu’ils tiennent pour la vĂ©ritĂ©. Quand il s’opposera Ă  ces enseignements, ils ne croiront pas. Il y aura mĂȘme de vĂ©ritables serviteurs de Dieu qui manqueront de comprendre le messager, Ă  cause de tout ce que des trompeurs ont fait passer pour la vĂ©ritĂ© de Dieu.

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   Mais ce prophĂšte viendra, et comme le prĂ©curseur de la premiĂšre venue criait : “Voici l’Agneau de Dieu qui ĂŽte le pĂ©chĂ© du monde”, lui aussi s’écriera sĂ»rement : “Voici l’Agneau de Dieu qui vient dans Sa gloire.” Il le fera, car, comme Jean Ă©tait le messager de la vĂ©ritĂ© pour les Ă©lus, de mĂȘme celui-ci est le dernier messager pour l’épouse Ă©lue et nĂ©e de la Parole.” 

L’ÉLOGE DE CHRIST À L’ÉGLISE

   Apocalypse 2.13 : “Je connais tes Ɠuvres, et Je sais oĂč tu demeures, Je sais que lĂ  est le trĂŽne de Satan. Tu retiens Mon Nom, et tu n’as pas reniĂ© Ma foi, mĂȘme aux jours d’Antipas, Mon tĂ©moin fidĂšle, qui a Ă©tĂ© mis Ă  mort chez vous, lĂ  oĂč Satan a sa demeure.”

   â€œJe connais tes Ɠuvres.” Voici les mĂȘmes mots qui sont rĂ©pĂ©tĂ©s Ă  chacun des sept messagers au sujet du peuple de Dieu de chaque Ăąge. Comme ils sont adressĂ©s aux deux vignes (la vraie et la fausse), ils apporteront la joie et l’allĂ©gresse au cƓur de l’un des groupes, mais ils devraient frapper de terreur le cƓur des autres. En effet, bien que nous soyons sauvĂ©s par grĂące, et non par les Ɠuvres, le vĂ©ritable salut produira des Ɠuvres, c’est-Ă -dire des actions agrĂ©ables Ă  Dieu. I Jean 3.7 : “Petits enfants, que personne ne vous sĂ©duise. Celui qui PRATIQUE (qui Ɠuvre) la justice est juste, comme Lui-mĂȘme est juste.” Si ce verset a un sens, il signifie que ce qu’un homme FAIT, c’est ce qu’il EST. Jacques 3.11 : “La source fait-elle jaillir par la mĂȘme ouverture l’eau douce et l’eau amĂšre?” Romains 6.2 : “Nous qui sommes morts au pĂ©chĂ©, comment vivrions-nous encore dans le pĂ©chĂ©?” Matthieu 12.33-35 : “Ou dites que l’arbre est bon et que son fruit est bon, ou dites que l’arbre est mauvais et que son fruit est mauvais; car on connaĂźt l’arbre par le fruit. Races de vipĂšres, comment pourriez-vous dire de bonnes choses, mĂ©chants comme vous l’ĂȘtes? Car c’est de l’abondance du cƓur que la bouche parle. L’homme bon tire de bonnes choses de son bon trĂ©sor, et l’homme mĂ©chant tire de mauvaises choses de son mauvais trĂ©sor.” Or, si un homme est nĂ© de la Parole (rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la Parole vivante et permanente de Dieu; I Pierre 1.23), il produira la Parole. Le fruit, c’est-Ă -dire les Ɠuvres de sa vie seront un produit conforme au type de semence, de vie qui est en lui. C’est pourquoi ses Ɠuvres seront conformes Ă  l’Écriture. Oh, cette vĂ©ritĂ© sera une terrible accusation contre l’Âge de Pergame! L’Incomparable se tient lĂ , avec Ă  la main l’épĂ©e aiguĂ«, Ă  deux tranchants, la Parole de Dieu. Et cette Parole nous jugera au dernier jour. En fait, la Parole est dĂ©jĂ  en train de juger, car elle discerne les sentiments et les pensĂ©es du cƓur. Elle sĂ©pare ce qui est charnel de ce qui est spirituel. Elle fait de nous des Ă©pĂźtres vivantes, lues et connues de tous les hommes, Ă  la gloire de Dieu.

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   â€œJe connais tes Ɠuvres.” Si un homme craint de ne pas ĂȘtre agrĂ©able Ă  Dieu, qu’il accomplisse la Parole. Si un homme se demande s’il entendra ces paroles : “C’est bien, bon et fidĂšle serviteur”, qu’il accomplisse la Parole de Dieu dans sa vie, et il entendra assurĂ©ment ces paroles de louange. C’est la Parole de vĂ©ritĂ© qui Ă©tait le critĂšre Ă  l’époque; c’est elle qui est le critĂšre maintenant. Il n’y a pas d’autre norme; il n’y a pas d’autre rĂšgle. Comme le monde sera jugĂ© par un seul, JĂ©sus-Christ, ainsi il sera jugĂ© par la Parole. Si un homme veut savoir oĂč il en est, qu’il fasse ce que Jacques suggĂšre : “Qu’il regarde dans le miroir de la Parole de Dieu.” 

   â€œJe connais tes Ɠuvres.” Alors qu’Il se tenait lĂ , avec la Parole, en examinant leur vie Ă  la lumiĂšre du plan qu’Il avait Ă©tabli pour eux, Il doit avoir Ă©tĂ© hautement satisfait; en effet, comme les autres qui Ă©taient morts avant eux, ils supportaient d’ĂȘtre persĂ©cutĂ©s par les injustes, et continuaient Ă  s’attacher avec joie au Seigneur. MĂȘme s’il Ă©tait parfois bien difficile de servir le Seigneur, ils Le servaient quand mĂȘme et L’adoraient en Esprit et en vĂ©ritĂ©. Mais il n’en Ă©tait pas ainsi de la fausse vigne. HĂ©las, ils avaient rejetĂ© la vie qui est Ă©difiĂ©e sur la Parole, et maintenant, ils ne cessaient de s’éloigner de la vĂ©ritĂ©. Leurs actes tĂ©moignaient des profondeurs dans lesquelles ils s’étaient enfoncĂ©s.

TU RETIENS MON NOM

   “À qui irions-nous? Toi seul as les paroles de la vie Ă©ternelle!” Ils avaient tenu bon Ă  l’époque; ils tenaient bon maintenant, mais non pas par une crainte fataliste, comme des hommes qui vivent une vie stĂ©rile. Ils tenaient bon dans Sa force, dans l’assurance que leur donnait l’Esprit qu’ils Ă©taient un en Lui. Ils avaient la certitude que leurs pĂ©chĂ©s Ă©taient pardonnĂ©s, et ils portaient le nom de “ChrĂ©tiens” pour en tĂ©moigner. Ils connaissaient et ils aimaient ce Nom qui Ă©tait au-dessus de tout nom. Ils avaient flĂ©chi les genoux devant ce Nom. Leur langue l’avait confessĂ©. Tout ce qu’ils faisaient, ils le faisaient au Nom du Seigneur JĂ©sus. Ils avaient prononcĂ© ce Nom, et ils s’étaient Ă©loignĂ©s du mal; ayant pris cette position, ils Ă©taient maintenant prĂȘts Ă  mourir pour ce Nom, car ils avaient l’assurance d’une meilleure rĂ©surrection.

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RevĂȘts-toi du Nom de JĂ©sus,

Ô toi, enfant de tristesse;

Il va te procurer la joie,

Prends-le partout oĂč tu vas.

Précieux Nom, Nom si doux!

Espoir de la terre, joie du ciel.

   Au deuxiĂšme siĂšcle dĂ©jĂ , les mots “PĂšre, Fils et Saint-Esprit” correspondaient pour beaucoup de gens Ă  “la TrinitĂ©â€, et l’idĂ©e polythĂ©iste qu’il y aurait trois Dieux Ă©tait devenue une doctrine dans la fausse Église. Le Nom n’allait pas tarder Ă  ĂȘtre Ă©cartĂ©, – et d’ailleurs il le fut dans cet Ăąge, – et c’est par les titres du SEUL GRAND DIEU qu’on allait remplacer le NOM : Seigneur JĂ©sus-Christ. Alors que le plus grand nombre abandonnait la foi vĂ©ritable et adoptait une trinitĂ©, en baptisant au moyen des titres de la DivinitĂ©, le Petit Troupeau continuait Ă  baptiser au Nom de JĂ©sus-Christ, restant ainsi attachĂ© Ă  la vĂ©ritĂ©.

   Puisque tant de gens dĂ©shonoraient Dieu, en faisant de Lui trois dieux et en remplaçant Son beau Nom par des titres, on peut se demander si les signes et les prodiges qui accompagnent un Nom si glorieux allaient quand mĂȘme se manifester parmi les gens. Oui, ces signes se manifestaient de façon puissante et merveilleuse, mais certainement pas dans la fausse vigne. Des hommes comme Martin furent puissamment utilisĂ©s, et Dieu leur rendit tĂ©moignage, tant par des signes et des prodiges que par les dons du Saint-Esprit. Ce Nom Ă©tait toujours efficace, il l’a toujours Ă©tĂ© et il le sera toujours, quand les saints L’honorent par la Parole et par la foi.

TU N’AS PAS RENIÉ MA FOI

   Dans Actes 3.16, quand on a demandĂ© Ă  Pierre comment s’était produit le puissant miracle de l’infirme Ă  la porte appelĂ©e la Belle, voici comment il l’a expliquĂ© : “Et, par la foi en Son Nom (celui de JĂ©sus), Son Nom (celui de JĂ©sus) a raffermi cet homme (qui Ă©tait infirme) que vous voyez et que vous connaissez; et la foi qui est par (de) Lui (JĂ©sus) a donnĂ© Ă  celui-ci cette entiĂšre disposition de tous ses membres, en la prĂ©sence de vous tous.” [version Darby] Vous voyez, c’est cela. C’est le Nom de JĂ©sus et la Foi de JĂ©sus qui ont produit le miracle. Pierre ne prĂ©tendait pas que c’était sa propre foi humaine, pas plus qu’il ne prĂ©tendait que c’était son propre nom. Il a dit que le Nom de JĂ©sus, utilisĂ© dans la foi qui vient de JĂ©sus avait accompli cette Ɠuvre glorieuse. C’est de cette foi-lĂ  que parlait le Seigneur dans Apocalypse 2.13. C’était Sa foi Ă  LUI. Ce n’était pas la foi EN Lui, mais c’était SA PROPRE foi Ă  Lui qu’Il avait donnĂ©e aux croyants. Romains 12.3 : “Selon la mesure de foi que Dieu a dĂ©partie Ă  chacun (d’aprĂšs le verset 1, ce chacun, ce sont les FRÈRES).” ÉphĂ©siens 2.8 : “C’est par la grĂące que vous ĂȘtes sauvĂ©s, par le moyen de la foi. Et cela (la Foi) ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.” Il est aussi dit dans Jacques 2.1 : “Mes frĂšres (remarquez, lui aussi, il s’adresse aux FRÈRES), n’ayez pas la foi DE (pas en) notre Seigneur JĂ©sus-Christ, en faisant acception de personnes.” [version Darby]

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   Dans cet Âge de Pergame oĂč les hommes humanisaient le salut, s’étant dĂ©tournĂ©s de la vĂ©ritĂ© selon laquelle “le salut vient de l’Éternel”, ayant rejetĂ© la doctrine de l’élection et ouvert tout grand la porte de leur Ă©glise et de leur communion fraternelle Ă  quiconque voulait bien accepter leurs doctrines (quoi qu’en dise la Parole), dans cet Ăąge qui se dĂ©gradait rapidement, il y avait encore le petit nombre de ceux qui avaient la mesure de cette foi de notre Seigneur JĂ©sus-Christ, et qui ne se bornaient pas Ă  utiliser cette foi dans des actes de puissance, mais qui s’opposaient Ă©galement Ă  ceux qui osaient se dire sauvĂ©s par le seul fait d’adhĂ©rer Ă  une Église. Ils savaient que personne ne pouvait vraiment croire jusqu’à recevoir la vie Ă©ternelle et la justice de Dieu, sans avoir la mesure de foi qui vient du Seigneur JĂ©sus Lui-mĂȘme. Le problĂšme de l’Église d’aujourd’hui – de cette foule de croyants cĂ©rĂ©braux, qui admettent la naissance virginale, le sang versĂ©, qui admettent qu’il faut aller Ă  l’église et prendre la communion, et qui ne sont pas du tout nĂ©s de nouveau – est un problĂšme qui touchait dĂ©jĂ  ce troisiĂšme Ăąge. La foi humaine ne suffisait pas Ă  l’époque, et elle ne suffit pas maintenant. Il faut que la foi mĂȘme du Fils de Dieu descende dans le cƓur d’un homme pour qu’il puisse recevoir le Seigneur de gloire dans un temple qui n’est pas construit de main d’homme.

   Cette foi Ă©tait une foi vivante. “Je vis par la foi du Fils de Dieu.” Paul n’a pas dit qu’il vivait par la foi DANS le Fils de Dieu. C’était la foi du Fils de Dieu qui lui avait donnĂ© la vie et par laquelle il vivait constamment dans la victoire chrĂ©tienne.

   Non, ils n’avaient pas niĂ© que le salut Ă©tait surnaturel d’un bout Ă  l’autre. Ils faisaient vivre la vĂ©ritĂ© de Son Nom et de Sa Foi, et ils Ă©taient bĂ©nis par le Seigneur et trouvĂ©s dignes de Lui.

ANTIPAS, MON TÉMOIN FIDÈLE

   Nous ne disposons pas d’autres renseignements sur ce frĂšre, ni par la Parole, ni par l’histoire profane. Mais tout autre renseignement serait bien superflu. Il nous est amplement suffisant de savoir qu’il Ă©tait dans la prescience du Seigneur, et qu’il Ă©tait connu de Lui. Il nous est amplement suffisant de voir sa fidĂ©litĂ© au Seigneur mentionnĂ©e dans la Parole vivante. C’était un ChrĂ©tien. Il possĂ©dait le Nom de JĂ©sus. Il avait la foi de notre Seigneur JĂ©sus-Christ, et il Ă©tait de ceux qui vivaient par cette foi. Il avait rĂ©agi aux paroles de Jacques : “N’ayez pas la foi de notre Seigneur JĂ©sus-Christ, en faisant acception de personnes.” Rempli du Saint-Esprit et de foi, comme Étienne, il ne s’en laissait imposer par personne, il ne craignait personne; et, quand la sentence de mort s’abattit sur tous ceux qui revĂȘtiraient ce Nom et qui marcheraient dans la foi de JĂ©sus-Christ, il prit position avec ceux qui refusaient de retourner leur veste. Oui, il est mort, mais comme Abel, il a reçu un tĂ©moignage de Dieu (son nom est inscrit dans la Parole), et, bien qu’il soit mort, sa voix continue de parler Ă  travers les pages du Texte Divin. Un fidĂšle martyr venait encore d’atteindre le repos, mais Satan n’avait pas pour autant remportĂ© une victoire, pas plus qu’il n’en avait remportĂ© une en mettant Ă  mort le Prince de Paix. En effet, comme Satan a Ă©tĂ© dĂ©pouillĂ© Ă  la croix, de mĂȘme le sang d’Antipas en appelle maintenant des centaines d’autres qui prendront leur croix pour suivre le Seigneur.

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LÀ OÙ EST LE TRÔNE DE SATAN

   La raison pour laquelle ceci est mentionnĂ© dans l’éloge de l’Esprit, c’est que ces braves soldats de la croix remportaient la victoire sur Satan en plein milieu de la salle oĂč celui-ci a son trĂŽne. Ils remportaient la bataille par le Nom et la Foi de JĂ©sus en plein milieu du camp des chefs des tĂ©nĂšbres. Quelle formidable distinction. Comme les vaillants hommes de David, qui avaient pĂ©nĂ©trĂ© dans le camp de l’ennemi pour en ramener de l’eau dont David pourrait se dĂ©saltĂ©rer, ces gĂ©ants de la foi ont pĂ©nĂ©trĂ© dans le domaine de la forteresse de Satan sur terre, et, par leur prĂ©dication et leur exhortation, ils ont apportĂ© l’eau du salut Ă  ceux qui vivaient dans l’ombre de la mort.

   Or, si ces paroles qui font mention du trĂŽne et du domaine de Satan font partie de l’éloge que Dieu adresse Ă  Ses Ă©lus, elles n’en introduisent pas moins la dĂ©nonciation du mal qui s’est emparĂ© du pouvoir dans l’Église.

   PERGAME : Le trĂŽne et la demeure de Satan. Beaucoup n’ont vu dans ces mots qu’une simple image, et non un fait historique. Ces mots sont pourtant une rĂ©alitĂ© dĂ©montrĂ©e par l’histoire. Pergame Ă©tait bien le trĂŽne et la demeure de Satan. Voici comment les choses en sont arrivĂ©es lĂ  :

   À l’origine, ce n’est pas Ă  Pergame que Satan demeurait (pour ce qui est des choses humaines). C’est toujours Babylone qui avait Ă©tĂ©, au propre comme au figurĂ©, son quartier gĂ©nĂ©ral. C’est dans la ville de Babylone que le culte satanique Ă©tait nĂ©. GenĂšse 10.8-10 : “Cusch engendra aussi Nimrod; c’est lui qui commença Ă  ĂȘtre puissant sur la terre. Il fut un vaillant chasseur devant l’Éternel. Il rĂ©gna d’abord sur Babel, Érec, Accad et CalnĂ©, au pays de SchinĂ©ar.” GenĂšse 11.1-9 : “Toute la terre avait une seule langue et les mĂȘmes mots. Comme ils Ă©taient partis de l’orient, ils trouvĂšrent une plaine au pays de SchinĂ©ar, et ils y habitĂšrent. Ils se dirent l’un Ă  l’autre : Allons! faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore : Allons! bĂątissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersĂ©s sur la face de toute la terre. L’Éternel descendit pour voir la ville et la tour, que bĂątissaient les fils des hommes. Et l’Éternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une mĂȘme langue, et c’est lĂ  ce qu’ils ont entrepris; maintenant rien ne les empĂȘcherait de faire tout ce qu’ils auraient projetĂ©. Allons! descendons, et lĂ  confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue les uns des autres. Et l’Éternel les dispersa loin de lĂ  sur la face de toute la terre; et ils cessĂšrent de bĂątir la ville. C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel, car c’est lĂ  que l’Éternel confondit le langage de toute la terre, et c’est de lĂ  que l’Éternel les dispersa sur la face de toute la terre.”

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   Babel, c’est le nom d’origine de Babylone. Il signifie “confusion”. Bien qu’en fait, Cusch, fils de Cham en soit le fondateur originel, c’est son fils Nimrod, le vaillant chasseur, qui en fit un royaume puissant et grandiose. D’aprĂšs le rĂ©cit de GenĂšse 11 comme d’aprĂšs l’histoire profane, Nimrod s’attacha Ă  accomplir trois choses : il voulait Ă©difier une nation puissante, ce qu’il fit; il voulait rĂ©pandre sa propre religion, ce qu’il fit; et il voulait se faire un grand nom, ce Ă  quoi il parvint aussi. Ses rĂ©alisations furent monumentales, au point qu’on surnomma le royaume de Babylone “la tĂȘte d’or” parmi tous les gouvernements du monde. Le fait que les Écritures l’identifient entiĂšrement Ă  Satan dans ÉsaĂŻe, chapitre 14, et dans Apocalypse, chapitres 17 et 18, prouve que la religion de Nimrod a pris de l’ampleur. Et nous pouvons prouver par l’histoire qu’elle a envahi le monde entier et qu’elle est la base de tous les systĂšmes d’idolĂątrie et le canevas des mythologies, mĂȘme si les dieux portent des noms diffĂ©rents dans les diffĂ©rentes rĂ©gions du monde, selon les langues que les gens utilisent. Il va sans dire qu’il s’est fait un grand nom pour lui-mĂȘme et pour ses adeptes : en effet, tant que durera cet Ăąge oĂč nous vivons (jusqu’à ce que JĂ©sus Se rĂ©vĂšle Ă  Ses frĂšres), il sera adorĂ© et honorĂ©, bien que sous un autre nom que celui de Nimrod, et dans un temple un peu diffĂ©rent de celui oĂč on l’adorait Ă  l’origine.

   Puisque la Bible ne relate pas les dĂ©tails de l’histoire des autres nations, nous devrons Ă©tudier les documents anciens de nature profane pour trouver comment Pergame est devenue le siĂšge de la religion satanique de Babylone. À cet effet, les documents les plus utiles proviendront des civilisations de l’Égypte et de la GrĂšce. La raison en est que les sciences et les mathĂ©matiques avaient Ă©tĂ© transmises Ă  l’Égypte par les ChaldĂ©ens, avant que l’Égypte ne les transmette Ă  son tour Ă  la GrĂšce. Or, puisque c’étaient les prĂȘtres qui dĂ©tenaient l’enseignement de ces sciences, et que ces sciences avaient un rĂŽle religieux, nous voyons donc lĂ  par quel biais la religion babylonienne est montĂ©e en puissance dans ces deux pays. Il est aussi vrai que chaque fois qu’une nation en a vaincu une autre, la religion du vainqueur a fini par devenir celle du vaincu. On sait que les Grecs utilisaient les mĂȘmes signes du zodiaque que les Babyloniens; et des documents de l’Égypte ancienne montrent que les Égyptiens ont transmis leur connaissance du polythĂ©isme aux Grecs. Ainsi, les mystĂšres de Babylone se sont rĂ©pandus d’une nation Ă  l’autre, au point qu’on les trouve Ă  Rome, en Chine, en Inde, et que, mĂȘme en AmĂ©rique du Nord et du Sud, les rudiments du culte sont les mĂȘmes.

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   L’histoire ancienne atteste avec la Bible que cette religion babylonienne n’était assurĂ©ment pas la religion originelle des premiers peuples de la terre. C’est la premiĂšre Ă  s’ĂȘtre Ă©cartĂ©e de la foi originelle; mais ce n’est pas la religion originelle proprement dite. Des historiens comme Wilkinson et Mallett ont apportĂ© des preuves catĂ©goriques, en se fondant sur les documents anciens, que jadis tous les peuples de la terre croyaient en UN SEUL DIEU, suprĂȘme, Ă©ternel, invisible, qui a crĂ©Ă© toutes choses par la Parole de Sa bouche, et dont le caractĂšre est plein d’amour, de bontĂ© et de justice. Mais, comme Satan corrompt toujours tout ce qu’il peut corrompre, nous voyons qu’il corrompt la pensĂ©e et le cƓur des hommes pour leur faire rejeter la vĂ©ritĂ©. Ayant toujours cherchĂ© Ă  ĂȘtre adorĂ© comme s’il Ă©tait Dieu, – et non le serviteur et la crĂ©ation de Dieu, – il a dĂ©tournĂ© l’adoration qui devait se porter vers Dieu, pour la porter vers lui-mĂȘme et ainsi ĂȘtre exaltĂ©. AssurĂ©ment, il a bien rĂ©alisĂ© son dĂ©sir, qui Ă©tait de rĂ©pandre sa religion sur toute la terre. Ceci est confirmĂ© par Dieu dans l’ÉpĂźtre aux Romains : “Ayant connu Dieu, ils ne L’ont point glorifiĂ© comme Dieu, ils se sont ainsi Ă©garĂ©s dans leurs pensĂ©es, et, Ă  cause des tĂ©nĂšbres de leur cƓur, ils ont acceptĂ© une religion corrompue au point d’adorer des crĂ©atures, et non le CrĂ©ateur.” Souvenez-vous, Satan Ă©tait une crĂ©ature de Dieu (le Fils de l’Aurore). Nous voyons ainsi que si la vĂ©ritĂ© Ă©tait rĂ©pandue parmi les hommes au dĂ©but, si tous s’accrochaient Ă  cette vĂ©ritĂ© unique, plus tard il vint un jour oĂč un grand groupe se dĂ©tourna de Dieu pour rĂ©pandre une forme d’adoration diabolique Ă  travers le monde. L’histoire prĂ©cise que ceux de la tribu de Sem, qui tenaient bon pour la vĂ©ritĂ© immuable, Ă©taient farouchement opposĂ©s Ă  ceux de Cham, qui s’étaient dĂ©tournĂ©s de la vĂ©ritĂ© vers le mensonge du diable. Le temps nous manquerait pour discuter la question; nous nous contentons donc de la soulever pour vous permettre de voir qu’il y avait deux religions, seulement deux, et que la mauvaise a pris une dimension mondiale.

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   C’est Ă  Babylone que le monothĂ©isme est devenu polythĂ©isme. C’est dans cette ville que le mensonge du diable et les mystĂšres du diable se sont Ă©levĂ©s contre la vĂ©ritĂ© de Dieu et les mystĂšres de Dieu. Satan est rĂ©ellement devenu le dieu de ce monde, et il s’est fait adorer par ceux qu’il avait dupĂ©s, en leur faisant croire qu’il Ă©tait vraiment le Seigneur.

   La religion polythĂ©iste de l’ennemi a commencĂ© par la doctrine trinitaire. C’est Ă  cette Ă©poque fort reculĂ©e de l’antiquitĂ© que l’idĂ©e d’ â€œun Dieu en trois personnes” est nĂ©e. Chose Ă©trange, nos thĂ©ologiens modernes ne l’ont pas remarquĂ©; mais ils sont, de toute Ă©vidence, tout aussi dupĂ©s par Satan que l’étaient leurs ancĂȘtres : ils croient toujours en trois personnes dans la DivinitĂ©. Qu’on nous montre un seul passage de l’Écriture en maniĂšre d’autoritĂ© pour cette doctrine. N’est-il pas Ă©trange que, pendant que les descendants de Cham continuaient leur route dans l’adoration satanique fondĂ©e sur un concept de trois dieux, il n’y a chez les descendants de Sem aucune trace d’une croyance semblable, ni d’une cĂ©rĂ©monie d’adoration qui y soit apparentĂ©e? N’est-il pas Ă©trange que les HĂ©breux aient cru ceci : “Écoute, IsraĂ«l! L’Éternel, ton Dieu, est LE SEUL Dieu”, s’il y avait trois personnes dans la DivinitĂ©? Dans GenĂšse 18, Abraham, le descendant de Sem, n’a vu qu’UN SEUL Dieu avec deux anges.

   Or, comment reprĂ©sentait-on cette trinitĂ©? On la reprĂ©sentait par un triangle Ă©quilatĂ©ral, tout comme Rome la reprĂ©sente aujourd’hui. Chose Ă©trange, les HĂ©breux n’avaient aucun concept de ce genre. Qui a raison, alors? Les HĂ©breux ou les Babyloniens? En Asie, on exprime l’idĂ©e polythĂ©iste selon laquelle il y a trois dieux en un au moyen d’une statue Ă  trois tĂȘtes pour un seul corps. On le reprĂ©sente comme trois intelligences. En Inde, les gens ont eu Ă  cƓur de le reprĂ©senter comme Ă©tant un dieu en trois formes. Or, voilĂ  tout Ă  fait la thĂ©ologie d’aujourd’hui. On trouve au Japon un grand bouddha Ă  trois tĂȘtes, comme ce qui est dĂ©crit plus haut. Mais la reprĂ©sentation la plus rĂ©vĂ©latrice de toutes est celle du concept trinitaire de Dieu par les trois aspects suivants : 1. La tĂȘte d’un vieillard, qui symbolise Dieu le PĂšre; 2. Un cercle, auquel les mystĂšres donnent le sens de “Semence”, semence qui signifie Fils; 3. Les ailes et la queue d’un oiseau (une colombe). C’était lĂ  la doctrine du PĂšre, du Fils et du Saint-Esprit, trois personnes dans la DivinitĂ©, une vĂ©ritable trinitĂ©. On peut voir la mĂȘme chose Ă  Rome. Je pose encore une fois la question : N’est-il pas Ă©trange que le diable et ses adorateurs aient eu une plus grande rĂ©vĂ©lation de la vĂ©ritĂ© que n’en avaient le pĂšre de la foi (Abraham) et ses descendants? N’est-il pas Ă©trange que les adorateurs de Satan en aient su plus long sur Dieu que les enfants de Dieu? C’est pourtant cela que les thĂ©ologiens modernes essaient de nous dire en parlant d’une trinitĂ©. DorĂ©navant, gardez bien ceci Ă  l’esprit : ce sont des faits rĂ©els que nous venons d’exposer, et voici un fait rĂ©el : Satan est le pĂšre du mensonge, et quand il apporte une lumiĂšre, c’est un mensonge quand mĂȘme. Il est un meurtrier. Et sa doctrine de la trinitĂ© a dĂ©truit des multitudes, et continuera Ă  dĂ©truire jusqu’à ce que JĂ©sus vienne.

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   L’histoire nous montre que cette idĂ©e d’un PĂšre, d’un Fils et d’un Saint-Esprit n’a pas tardĂ© Ă  ĂȘtre modifiĂ©e. Satan entraĂźnait les gens, pas Ă  pas, loin de la vĂ©ritĂ©. Le concept de la DivinitĂ© s’était dĂ©veloppĂ© pour devenir : 1. Le pĂšre Ă©ternel. 2. L’Esprit de Dieu incarnĂ© dans une mĂšre HUMAINE. (Est-ce que cela vous donne Ă  rĂ©flĂ©chir?) 3. Un Fils Divin, fruit de cette incarnation (la semence de la femme).

   Mais le diable n’est pas satisfait. Il n’est pas encore parvenu Ă  ce qu’on l’adore, lui, il est seulement adorĂ© de façon indirecte. Il continue donc Ă  Ă©loigner les gens de la vĂ©ritĂ©. Par ses mystĂšres, il rĂ©vĂšle aux gens que, puisque le grand Dieu invisible, le pĂšre, ne s’occupe pas des affaires des hommes mais reste silencieux Ă  leur sujet, on peut trĂšs bien l’adorer en silence. Il s’agit en fait de l’ignorer autant que possible, sinon complĂštement. Cette doctrine, elle aussi, a fait le tour du monde, et l’on peut aujourd’hui voir en Inde que les temples dĂ©diĂ©s au grand crĂ©ateur, au dieu silencieux, sont remarquablement peu nombreux.

   Comme il n’était pas nĂ©cessaire d’adorer le pĂšre-crĂ©ateur, c’est tout naturellement que l’adoration s’est tournĂ©e vers “la MĂšre et l’Enfant”, devenus les objets du culte. En Égypte, le mĂȘme ensemble mĂšre-fils Ă©tait appelĂ© Isis et Osiris. En Inde, c’étaient Isi et Iswara. (Remarquez comme les noms eux-mĂȘmes sont similaires.) En Asie, c’étaient CybĂšle et Deoius. Rome et la GrĂšce perpĂ©tuĂšrent ce culte. La Chine aussi. Imaginez donc la surprise de certains missionnaires catholiques romains en trouvant, Ă  leur arrivĂ©e en Chine, une Madone Ă  l’Enfant, avec des rais de lumiĂšres qui Ă©manaient de la tĂȘte de l’enfant. Cette statue aurait tout Ă  fait pu ĂȘtre Ă©changĂ©e contre une qu’on trouvait au Vatican, Ă  l’exception de quelques traits particuliers du visage.

   Nous nous devons maintenant de dĂ©couvrir la mĂšre et l’enfant originels. La dĂ©esse-mĂšre originelle de Babylone Ă©tait SĂ©miramis, qu’on appelait RhĂ©a en Orient. Elle tenait dans ses bras un fils. Bien que ce dernier ne fĂ»t qu’un bĂ©bĂ©, on le disait grand, fort, beau et particuliĂšrement attirant pour les femmes. Dans ÉzĂ©chiel 8.14, il est appelĂ© Thammuz. Les auteurs classiques l’appelaient Bacchus. Pour les Babyloniens, c’était Ninus. Ce qui explique le fait qu’on le reprĂ©sentait comme un bĂ©bĂ© qu’on tient dans les bras, tout en le dĂ©crivant comme un grand homme fort, c’est qu’on l’appelait “le Fils-Mari”. L’un de ses titres Ă©tait “le Mari de la MĂšre”. En Inde, oĂč ils sont connus sous les noms d’Iswara et Isi, il (le mari) est reprĂ©sentĂ© comme un bĂ©bĂ© au sein de sa propre femme.

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   Nous pouvons affirmer avec certitude que ce Ninus est le Nimrod de la Bible en comparant l’histoire avec le rĂ©cit de la GenĂšse. PompĂ©e disait : “Ninus, roi d’Assyrie, a changĂ© la façon de vivre modĂ©rĂ©e d’autrefois par son dĂ©sir de conquĂȘte. IL FUT LE PREMIER À GUERROYER CONTRE SES VOISINS. Il conquit toutes les nations de l’Assyrie jusqu’à la Libye, car ces hommes ne connaissaient pas l’art de la guerre.” Diodore dit : “Ninus est le premier des rois Assyriens mentionnĂ©s dans l’histoire. Ayant l’esprit guerrier, il instruisit avec rigueur de nombreux jeunes hommes dans l’art de la guerre. Il s’assujettit la Babylonie alors mĂȘme que la ville de Babylone n’existait pas encore.” Nous voyons donc que ce Ninus commença a acquĂ©rir de la puissance en Babylonie, qu’il bĂątit Babel et qu’il conquit l’Assyrie, dont il devint le roi, pour ensuite continuer Ă  dĂ©vorer d’autres vastes territoires dont les habitants ne savaient pas faire la guerre et vivaient, comme disait PompĂ©e, de façon modĂ©rĂ©e. Or, dans GenĂšse 10, il est dit du royaume de Nimrod : “Il rĂ©gna d’abord sur Babel, Érec, Accad et CalnĂ©, au pays de SchinĂ©ar. De ce pays-lĂ  sortit Assur; il bĂątit Ninive, Calach, etc.” Mais les traducteurs se sont trompĂ©s en traduisant “Assur” comme un nom. En effet, c’est un verbe, qui veut dire “affermir” en chaldĂ©en. C’est donc Nimrod, aprĂšs s’ĂȘtre affermi (il avait Ă©tabli son royaume en mettant sur pied la premiĂšre armĂ©e du monde, qu’il avait formĂ©e au moyen des exercices de combat et des rigueurs de la chasse), qui alla au-delĂ  de SchinĂ©ar avec sa puissante armĂ©e pour s’assujettir des nations et bĂątir des villes comme Ninive, qui portait son nom, car aujourd’hui encore une grande partie des ruines de cette ville est appelĂ©e Nimroud!

   Comme nous avons dĂ©couvert qui Ă©tait Ninus, il nous faut maintenant dĂ©couvrir qui Ă©tait son pĂšre. Selon l’histoire, c’était BĂȘl, le fondateur de Babylone. (Il faut bien remarquer qu’on entend par lĂ  que c’est lui qui a lancĂ© tout le mouvement; par contre, c’est le fils, Ninus, qui l’a Ă©tablie, qui en fut le premier roi, etc.) Mais, selon les Écritures, le pĂšre de Nimrod Ă©tait Cusch : “Cusch engendra aussi Nimrod.” Et non seulement cela, mais nous trouvons que Cham a engendrĂ© Cusch. Or, dans la culture Ă©gyptienne, BĂȘl Ă©tait appelĂ© HermĂšs, et HermĂšs signifie “FILS DE CHAM”. D’aprĂšs l’histoire, HermĂšs Ă©tait le grand prophĂšte de l’idolĂątrie. Il Ă©tait l’interprĂšte des dieux. On l’appelait aussi Mercure. (Lisez Actes 14.11-12.)

   Hyginus dit de ce dieu, qu’on appelait de plusieurs noms : BĂȘl, HermĂšs, Mercure, etc. : “Pendant longtemps les hommes vivaient sous le gouvernement de Jove (non pas le Jupiter des Romains, mais le JĂ©hovah des HĂ©breux, antĂ©rieur Ă  l’histoire romaine), sans villes et sans lois, parlant tous le mĂȘme langage. Mais Mercure (BĂȘl, Cusch), ayant interprĂ©tĂ© les discours des hommes (d’oĂč le nom d’hermĂ©neute pour dĂ©signer un interprĂšte), sĂ©para aussi les nations. DĂšs lors la discorde commença.” Nous voyons par lĂ  que ce BĂȘl, ou Cusch, pĂšre de Nimrod, Ă©tait Ă  l’origine le chef de clan qui poussa les gens Ă  s’éloigner du vrai Dieu et qui encouragea les gens – en se donnant pour “interprĂšte des dieux” – Ă  accepter une autre forme de religion. Il les encouragea Ă  rĂ©aliser la tour dont son fils fut effectivement le bĂątisseur. C’est d’encourager cela qui amena la confusion et la division parmi les hommes; il Ă©tait ainsi Ă  la fois “l’interprĂšte et le fauteur de confusion”.

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   C’est donc Cusch qui fut le pĂšre du systĂšme polythĂ©iste, et quand les hommes ont Ă©tĂ© dĂ©ifiĂ©s par des hommes, c’est lui, bien sĂ»r, qui est devenu le pĂšre des dieux. Or, Cusch Ă©tait appelĂ© BĂȘl. Et BĂȘl, dans la mythologie romaine, c’était Janus. On le reprĂ©sente avec deux visages et portant une massue au moyen de laquelle il mettait les gens en dĂ©route et les “dispersait”. Ovide Ă©crit que Janus disait de lui-mĂȘme : “Les anciens m’ont appelĂ© Chaos.” Nous voyons ainsi que le Cusch de la Bible, le premier Ă  s’ĂȘtre rebellĂ© contre le monothĂ©isme Ă©tait appelĂ© BĂȘl, Belus, HermĂšs, Janus, etc., par les peuples de l’antiquitĂ©. Il prĂ©tendait transmettre aux gens les rĂ©vĂ©lations et les interprĂ©tations donnĂ©es par les dieux. En faisant cela, il poussa la colĂšre de Dieu Ă  disperser les peuples, de lĂ  la division et la confusion.

   Nous avons donc vu jusqu’ici d’oĂč vient le polythĂ©isme, ou culte de plusieurs dieux. Mais avez-vous remarquĂ© que nous avons aussi trouvĂ© qu’il est fait mention d’un homme appelĂ© Cusch, Ă  qui on a donnĂ© le titre de “pĂšre des dieux”? Avez-vous remarquĂ© le vieux thĂšme des mythologies anciennes : les dieux qui s’identifient Ă  des hommes? C’est de lĂ  que provient le culte des ancĂȘtres. Examinons donc l’histoire pour savoir ce qu’il en est du culte des ancĂȘtres. Eh bien, il s’est avĂ©rĂ© que Cusch a introduit un culte Ă  trois dieux : pĂšre, fils et esprit. Trois dieux qui Ă©taient tous Ă©gaux. Mais il savait que la semence de la femme allait venir, il fallait donc faire intervenir une femme et sa semence. Ceci fut rĂ©alisĂ© Ă  la mort de Nimrod. Son Ă©pouse, SĂ©miramis, le dĂ©ifia, se plaçant ainsi comme la mĂšre du fils, et aussi la mĂšre des dieux. (Tout comme l’Église romaine a dĂ©ifiĂ© Marie. Ils prĂ©tendent qu’elle Ă©tait sans pĂ©chĂ© et qu’elle Ă©tait la MĂšre de Dieu.) Elle (SĂ©miramis) appela Nimrod “Zeroashta”, ce qui signifie “la semence promise de la femme”.

   Mais avant longtemps, la femme commença Ă  attirer plus d’attention que le fils, et on ne tarda pas Ă  la dĂ©crire comme celle qui Ă©crasait le serpent sous son pied. On l’appelait “la reine du ciel”, et on la disait divine. Comme cela ressemble Ă  ce qui se passe aujourd’hui, avec Marie, mĂšre de JĂ©sus, qu’on a Ă©levĂ©e jusqu’à l’immortalitĂ©. Ainsi maintenant, depuis septembre 1964, le concile du Vatican tente de donner Ă  Marie une qualitĂ© qu’elle ne possĂšde pas; en effet, ils veulent l’appeler “Marie la MĂ©diatrice”, “Marie, MĂšre de tous les croyants”, ou “MĂšre de l’Église”. Si jamais il y a eu une religion qui contient un culte des ancĂȘtres Ă  la façon babylonienne, c’est bien la religion de l’Église de Rome.

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   Il n’y a pas que le culte des ancĂȘtres qui est nĂ© Ă  Babylone, mais aussi le culte de la nature. C’est Ă  Babylone qu’on a identifiĂ© les dieux avec le soleil, la lune, etc. L’élĂ©ment principal, dans la nature, Ă©tait le soleil, qui possĂšde la facultĂ© de fournir lumiĂšre et chaleur, et que l’homme voit comme une boule de feu dans le ciel. Ainsi, le dieu principal Ă©tait le dieu soleil, qu’on appelait Baal. Souvent, on reprĂ©sentait le soleil comme un cercle de feu, qu’on vit bientĂŽt entourĂ© d’un serpent. Avant longtemps, le serpent Ă©tait devenu un symbole du soleil; il en rĂ©sulta qu’on se mit Ă  l’adorer. Le dĂ©sir du cƓur de Satan Ă©tait ainsi parvenu Ă  son ultime aboutissement. Il Ă©tait adorĂ© comme Dieu. Son trĂŽne Ă©tait Ă©tabli. Ses esclaves se prosternaient devant lui. Il Ă©tait adorĂ© lĂ , Ă  Pergame, sous la forme d’un serpent vivant. L’arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, maintenant reprĂ©sentĂ© sous la forme d’un serpent vivant, avait sĂ©duit non seulement Ève, mais aussi la plus grande partie de l’humanitĂ©.

   Mais comment Pergame est-elle devenue le trĂŽne de Satan, si ce trĂŽne Ă©tait Ă  Babylone? Une fois encore, l’histoire nous donne la rĂ©ponse. Quand Babylone est tombĂ©e entre les mains des MĂšdes et des Perses, Attale, le roi-prĂȘtre, s’enfuit de la ville et s’installa Ă  Pergame avec ses prĂȘtres et ses mystĂšres sacrĂ©s. Il Ă©tablit lĂ  son royaume, Ă  l’extĂ©rieur de l’Empire romain, et y prospĂ©ra, aidĂ© par la sollicitude du diable.

   VoilĂ  donc un rĂ©sumĂ© trĂšs succinct de l’histoire de la religion babylonienne, et de la façon dont elle a abouti Ă  Pergame. Sans doute beaucoup de questions restent-elles sans rĂ©ponse, et il y en aurait certainement eu bien plus Ă  dire pour nous Ă©clairer. Toutefois, ce rĂ©sumĂ© ne se veut pas une Ă©tude historique, mais plutĂŽt une aide Ă  l’étude de la Parole.

 

LA DÉNONCIATION

   Apocalypse 2.14-15 :  “Mais J’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as lĂ  des gens attachĂ©s Ă  la doctrine de Balaam, qui enseignait Ă  Balak Ă  mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’IsraĂ«l, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiĂ©es aux idoles et qu’ils se livrassent Ă  l’impudicitĂ©. De mĂȘme, toi aussi, tu as des gens attachĂ©s pareillement Ă  la doctrine des NicolaĂŻtes, ce que Je hais.”

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   Dans cet Âge de Pergame, le Seigneur dĂ©nonce deux doctrines qu’Il hait : 1. La doctrine de Balaam qui, Ă  Baal-Peor, a introduit en IsraĂ«l l’idolĂątrie et les excĂšs coupables; 2. La doctrine des NicolaĂŻtes, qui dans l’Âge d’ÉphĂšse n’existait qu’à l’état d’Ɠuvres. En associant cette dĂ©nonciation avec le fait qu’Il souligne que Pergame est le trĂŽne de Satan, on peut aisĂ©ment et justement conclure que la religion de Babylone s’est mĂ©langĂ©e au Christianisme.

   Or, ceci est plus qu’une simple supposition; c’est un fait historique, que nous prouverons en reprenant l’histoire Ă  partir des alentours de l’an 36 de notre Ăšre, et en la suivant jusqu’au concile de NicĂ©e en 325. Quand les ChrĂ©tiens (pour la plupart Juifs de naissance) furent dispersĂ©s loin de JĂ©rusalem, ils allĂšrent partout prĂȘcher l’Évangile, en particulier dans les synagogues. Ainsi, trois ans plus tard, c’est-Ă -dire vers 36 ap. J.-C., l’Évangile avait Ă©tĂ© apportĂ© Ă  Rome par Junius et Andronicus, qui Ă©taient apĂŽtres, selon Romains 16.7. L’Ɠuvre y prospĂ©ra pendant plusieurs annĂ©es, jusqu’à ce que les incessantes querelles entre Juifs poussent l’empereur Claude Ă  chasser ces derniers de Rome. Les Juifs bannis de la ville, la colonne vertĂ©brale de cette petite Église Ă©tait presque brisĂ©e. Peut-ĂȘtre mĂȘme que les anciens avaient Ă©tĂ© des Juifs, et qu’ils Ă©taient donc partis. Le troupeau restait sans surveillance, et, comme la Parole n’avait pas encore Ă©tĂ© Ă©crite pour servir de guide, ce petit troupeau risquait fort de partir Ă  la dĂ©rive ou d’ĂȘtre submergĂ© par les philosophes et les paĂŻens de l’époque. Comme les loups cruels rĂŽdaient, et que l’esprit de l’antichrist Ă©tait en libertĂ©, l’histoire nous montre que cette petite Église de Rome rĂ©trograda au-delĂ  de tout espoir, et qu’elle se mit Ă  introduire des cĂ©rĂ©monies paĂŻennes sous des titres chrĂ©tiens.

   La pĂ©riode d’exil ayant durĂ© treize ans, les fondateurs, Junius et Andronicus, ne revinrent pas avant l’an 54 ap. J.-C. Imaginez leur stupeur, en trouvant une Église affublĂ©e d’un titre chrĂ©tien, mais terriblement paĂŻenne. Il y avait dans l’église des autels sur lesquels on mettait de l’encens et sur lesquels on cĂ©lĂ©brait des rites paĂŻens. Ne pouvant pas obtenir de recours auprĂšs des chefs Ă©tablis de cette Église, ils fondĂšrent une nouvelle Église, la Seconde Église de Rome, avec les quelques individus qui avaient essayĂ© de rester fidĂšles. Dieu agit gĂ©nĂ©reusement parmi eux, au moyen de signes et de prodiges, au point qu’on fonda une troisiĂšme Église. Et, bien qu’on ait reprochĂ© Ă  la PremiĂšre Église d’ĂȘtre paĂŻenne et NON chrĂ©tienne de culte, elle refusa d’abandonner son titre. Ainsi, elle resta et RESTE ENCORE la PremiĂšre Église de Rome – l’Église catholique romaine.

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   Or, la plupart d’entre nous avons l’idĂ©e erronĂ©e que ceux qui se disent ChrĂ©tiens seront tous, sans exception, la cible du diable et, par consĂ©quent, subiront la tyrannie des gouvernements. Mais il n’en est pas ainsi. La premiĂšre Église s’était mise Ă  prospĂ©rer et Ă  grandir en nombre, au point que les empereurs et plusieurs hauts responsables du gouvernement, pour des motifs d’ordre politique, favorisaient cette Église. Ainsi, quand les dirigeants de la PremiĂšre Église de Rome se trouvĂšrent favorisĂ©s, ils en profitĂšrent pour retourner le gouvernement contre les vrais croyants et pour exiger que ces derniers soient persĂ©cutĂ©s s’ils ne rejoignaient pas leur camp. Tel fut Anicet, Ă©vĂȘque de la PremiĂšre Église de Rome, qui vĂ©cut au deuxiĂšme siĂšcle, et qui Ă©tait de la mĂȘme Ă©poque que Polycarpe. Quand le vĂ©nĂ©rable Polycarpe entendit que la PremiĂšre Église chrĂ©tienne de Rome se livrait Ă  des cĂ©rĂ©monies paĂŻennes, et qu’elle avait corrompu la vĂ©ritĂ© de l’Évangile, il s’y rendit pour les implorer de changer. Il les vit se prosterner devant des statues portant le nom d’apĂŽtres et de saints. Il les vit allumer des cierges et brĂ»ler de l’encens sur l’autel. Il les vit cĂ©lĂ©brer la pĂąque, sous le nom de “PĂąques” en Ă©levant le pain en forme de disque qui honorait le dieu soleil, avant de rĂ©pandre le vin en libation aux dieux. Mais ce saint vieillard, qui avait fait quinze cents milles [deux mille cinq cents kilomĂštres]pour venir, ne put les empĂȘcher de sombrer. Au moment oĂč il s’en allait, Dieu dit Ă  travers lui : “ÉphraĂŻm est mariĂ© Ă  ses idoles : laisse-le!” OsĂ©e 4.15. Polycarpe ne revint jamais.

   À Anicet succĂ©da le cruel Ă©vĂȘque de Rome appelĂ© Victor. Il introduisit encore plus de fĂȘtes et de cĂ©rĂ©monies paĂŻennes dans la PremiĂšre Église, et il se mit aussi en devoir de faire tout son possible pour persuader les vĂ©ritables Églises chrĂ©tiennes d’adhĂ©rer Ă  ces mĂȘmes idĂ©es. Comme ils refusaient d’accĂ©der Ă  ses demandes, il persuada les responsables de l’État de persĂ©cuter les croyants, en les traĂźnant devant les tribunaux, en les jetant en prison, et mĂȘme en condamnant un grand nombre d’entre eux Ă  mort. L’histoire nous fournit un exemple de ses actes infĂąmes : L’empereur Septime SĂ©vĂšre s’est laissĂ© persuader par Calliste (l’ami de Victor) de mettre Ă  mort sept mille vrais croyants Ă  Thessalonique, parce qu’ils cĂ©lĂ©braient la pĂąque d’aprĂšs l’enseignement du Seigneur JĂ©sus, et non d’aprĂšs le culte d’AstartĂ©.

   DĂ©jĂ , la fausse vigne dĂ©chaĂźnait sa fureur contre le Dieu vivant en tuant les Ă©lus, tout comme l’avait fait son ancĂȘtre CaĂŻn, qui avait tuĂ© Abel.

     La vĂ©ritable Église continua Ă  essayer d’amener la PremiĂšre Église Ă  se repentir. Cette derniĂšre refusa. Elle croissait en nombre et en influence. Elle s’engagea dans une campagne permanente visant Ă  discrĂ©diter la vraie semence. Ils prĂ©tendaient qu’eux seuls Ă©taient les vrais reprĂ©sentants du Seigneur JĂ©sus-Christ, en mettant en avant le fait qu’ils Ă©taient l’Église originelle de Rome, qu’eux seuls Ă©taient la PremiĂšre Église. Ils Ă©taient vraiment la PremiĂšre Église, ET ILS LE SONT TOUJOURS.

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   Ainsi, Ă  l’époque de ce troisiĂšme Ăąge de l’église, nous avons deux Églises qui portent le mĂȘme nom, mais il y a une profonde diffĂ©rence entre elles. L’une a abandonnĂ© la vĂ©ritĂ©, Ă©pousĂ© des idoles, et n’a pas de vie en elle. Elle s’est hybridĂ©e, et ce sont les signes de la mort (et non de la vie) qui marquent son sillage. Elle est puissante par le nombre de ses membres. Elle a la faveur du monde. L’autre est un petit groupe, elle est persĂ©cutĂ©e. Mais elle suit la Parole, et les signes la suivent. Les malades sont guĂ©ris et les morts ressuscitĂ©s. Elle est vivante de la Vie et de la Parole de Dieu. Elle n’aime pas sa propre vie, mais elle reste attachĂ©e Ă  Son Nom et Ă  Sa foi jusqu’à la mort.

   Ainsi, la terrible persĂ©cution de la Rome officielle s’abattit sur les vrais croyants jusqu’à ce que Constantin s’élĂšve et accorde la libertĂ© de culte religieux. Il semble que deux raisons soient Ă  l’origine de l’octroi de cette libertĂ©. En premier lieu, plusieurs bons empereurs n’avaient pas autorisĂ© de persĂ©cution, mais une fois disparus, ils avaient Ă©tĂ© suivis par d’autres qui mettaient les ChrĂ©tiens Ă  mort. C’était tellement absurde que l’opinion publique finit par admettre qu’il fallait laisser les ChrĂ©tiens tranquilles. La deuxiĂšme raison, la plus remarquable, est que Constantin allait au-devant d’une bataille trĂšs difficile dans la conquĂȘte de l’empire. Une nuit, en songe, il vit apparaĂźtre devant lui une croix blanche. Il lui sembla que c’était un prĂ©sage qu’il remporterait cette bataille si les ChrĂ©tiens priaient pour qu’il ait la victoire. Il leur promit la libertĂ© au cas oĂč il obtiendrait la victoire. Il gagna, et la libertĂ© de culte religieux fut accordĂ©e par l’édit de Nantes en 312 de notre Ăšre.

   Mais cette dĂ©livrance de la persĂ©cution et de la mort ne procĂ©dait pas d’une intention aussi gĂ©nĂ©reuse qu’il y semblait au premier abord. En effet, Constantin se posait maintenant comme protecteur. Dans cette position de protecteur, son intĂ©rĂȘt dĂ©passait quelque peu celui d’un simple observateur, car il avait dĂ©cidĂ© que l’Église avait besoin qu’il l’aide dans ses affaires. Il avait constatĂ© qu’il y rĂ©gnait des dĂ©saccords sur plusieurs points, dont l’un Ă©tait la doctrine d’Arius, Ă©vĂȘque d’Alexandrie, qui enseignait Ă  ses disciples que JĂ©sus n’était pas rĂ©ellement Dieu, mais plutĂŽt un ĂȘtre infĂ©rieur puisque crĂ©Ă© par Dieu. L’Église occidentale dĂ©fendait le point de vue opposĂ© en croyant que JĂ©sus Ă©tait l’essence mĂȘme de Dieu, et, comme elle disait, “à l’égal du PĂšre”. Devant de telles questions et devant l’introduction dans le culte de cĂ©rĂ©monials paĂŻens, l’empereur convoqua le concile de NicĂ©e en 325, dans l’intention de rassembler tous les groupes pour qu’ils puissent aplanir leurs diffĂ©rends, trouver un point d’entente et tous s’unir. N’est-il pas remarquable que, bien que ce mouvement ait commencĂ© sous Constantin, il n’ait pas dĂ©pĂ©ri, mais qu’il soit encore bien vivant aujourd’hui dans le “Conseil oecumĂ©nique des Églises”? D’ailleurs, si Constantin ne put rĂ©aliser entiĂšrement cette unitĂ©, le mouvement oecumĂ©nique, lui, y parviendra Ă  notre Ă©poque.

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   Or, cette ingĂ©rence de l’État dans les affaires de l’Église est contraire au bon sens, car le monde ne comprend ni la vĂ©ritĂ© contenue dans la Parole ni les voies de l’Église. Pensez donc : la dĂ©cision mĂȘme du concile, qui donnait tort Ă  Arius, fut renversĂ©e par l’empereur deux ans plus tard, et cette fausse doctrine fut imposĂ©e aux gens pendant bien des annĂ©es.

   Cependant, le Seigneur savait d’avance que l’Église et l’État allaient s’unir. Le nom mĂȘme de Pergame signifie “entiĂšrement mariĂ©s”. Et l’Église et l’État s’étaient effectivement mariĂ©s; la politique et la religion s’étaient unies. Les produits de cette union n’ont jamais manquĂ© d’ĂȘtre les plus affreux hybrides que le monde ait connus. La vĂ©ritĂ© n’est pas en eux, mais toutes les mauvaises voies de CaĂŻn (le premier hybride) y sont.

   C’est dans cet Ăąge que non seulement l’Église et l’État se sont unis, mais aussi que la religion de Babylone fut officiellement rattachĂ©e Ă  la PremiĂšre Église. Satan avait dĂ©sormais accĂšs au Nom de Christ et, dans le culte, il siĂ©geait sur le trĂŽne comme s’il Ă©tait Dieu. GrĂące aux subventions de l’empire, les Églises hĂ©ritĂšrent de beaux Ă©difices parĂ©s d’autels de marbre blanc et de statues des saints dĂ©funts. C’est dans cet Ăąge mĂȘme que la bĂȘte d’Apocalypse 13.3, qui avait Ă©tĂ© blessĂ©e Ă  mort (l’Empire romain paĂŻen), a retrouvĂ© vie et puissance en tant que “Saint Empire Romain”. Rome, en tant que nation physique, avait subi de grandes pertes et allait bientĂŽt ĂȘtre anĂ©antie; mais cela n’avait plus d’importance maintenant, car, par son empire religieux, elle ne cesserait de dominer le monde, en gouvernant Ă  partir de l’intĂ©rieur sans le laisser paraĂźtre Ă  l’extĂ©rieur.

   Je vais vous montrer la vĂ©ritĂ© exacte de la chose par l’Écriture, car je ne veux pas que quelqu’un puisse penser que j’apporte une rĂ©vĂ©lation de moi-mĂȘme, une rĂ©vĂ©lation qui ne se trouverait pas dans l’Écriture. Daniel 2.31-45 : “Ô roi, tu regardais, et tu voyais une grande statue; cette statue Ă©tait immense, et d’une splendeur extraordinaire; elle Ă©tait debout devant toi, et son aspect Ă©tait terrible. La tĂȘte de cette statue Ă©tait d’or pur; sa poitrine et ses bras Ă©taient d’argent; son ventre et ses cuisses Ă©taient d’airain; ses jambes, de fer; ses pieds, en partie de fer et en partie d’argile. Tu regardais, lorsqu’une pierre se dĂ©tacha sans le secours d’aucune main, frappa les pieds de fer et d’argile de la statue, et les mit en piĂšces.

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Alors le fer, l’argile, l’airain, l’argent et l’or, furent brisĂ©s ensemble, et devinrent comme la balle qui s’échappe d’une aire en Ă©tĂ©; le vent les emporta, et nulle trace n’en fut retrouvĂ©e. Mais la pierre qui avait frappĂ© la statue devint une grande montagne, et remplit toute la terre. VoilĂ  le songe. Nous en donnerons l’explication devant le roi. Ô roi, tu es le roi des rois, car le Dieu des cieux t’a donnĂ© l’empire, la puissance, la force et la gloire; Il a remis entre tes mains, en quelque lieu qu’ils habitent, les enfants des hommes, les bĂȘtes des champs et les oiseaux du ciel, et Il t’a fait dominer sur eux tous : c’est toi qui es la tĂȘte d’or. AprĂšs toi, il s’élĂšvera un autre royaume, moindre que le tien; puis un troisiĂšme royaume, qui sera d’airain, et qui dominera sur toute la terre. Il y aura un quatriĂšme royaume, fort comme du fer; de mĂȘme que le fer brise et rompt tout, il brisera et rompra tout, comme le fer qui met tout en piĂšces. Et comme tu as vu les pieds et les orteils en partie d’argile de potier et en partie de fer, ce royaume sera divisĂ©; mais il y aura en lui quelque chose de la force du fer, parce que tu as vu le fer mĂȘlĂ© avec l’argile. Et comme les doigts des pieds Ă©taient en partie de fer et en partie d’argile, ce royaume sera en partie fort et en partie fragile. Tu as vu le fer mĂȘlĂ© avec l’argile, parce qu’ils se mĂȘleront par des alliances humaines; mais ils ne seront point unis l’un Ă  l’autre, de mĂȘme que le fer ne s’allie point avec l’argile. Dans le temps de ces rois, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais dĂ©truit, et qui ne passera point sous la domination d’un autre peuple; il brisera et dĂ©truira tous ces royaumes-lĂ , et lui-mĂȘme subsistera Ă©ternellement. C’est ce qu’indique la pierre que tu as vue se dĂ©tacher de la montagne sans le secours d’aucune main, et qui a brisĂ© le fer, l’airain, l’argile, l’argent et l’or. Le grand Dieu a fait connaĂźtre au roi ce qui doit arriver aprĂšs cela. Le songe est vĂ©ritable, et son explication est certaine.”Nous trouvons ici un exposĂ© dĂ©taillĂ© des Ă©vĂ©nements de l’histoire Ă  venir, avant leur accomplissement : il est prophĂ©tisĂ© qu’ils doivent survenir depuis l’époque de Daniel jusqu’à ce que JĂ©sus vienne rĂ©gner comme Fils de David. Cette pĂ©riode est appelĂ©e “le Temps des nations”. Elle se divise en quatre Ă©poques historiques qui correspondent Ă  l’empire qui a dominĂ© chacune de ses parties : l’époque babylonienne, mĂ©do-perse, hellĂ©nique et romaine. La plus grande et la plus absolue des monarchies Ă©tait celle de Babylone, symbolisĂ©e par la tĂȘte d’or. Au second rang, en termes de gloire, venait celle des MĂšdes et des Perses, moins glorieuse, comme le montre l’histoire, et qui Ă©tait symbolisĂ©e par la poitrine et les bras d’argent. Puis suivit l’ñge hellĂ©nique, dont le roi Ă©tait le chef militaire le plus brillant que le monde ait jamais connu; ainsi, il correspondait bien Ă  l’image du ventre et des cuisses d’airain. Il Ă©tait moins glorieux que les deux prĂ©cĂ©dents. Puis vient enfin le dernier royaume, l’Empire romain, symbolisĂ© par les jambes et les pieds. Mais, alors que les royaumes prĂ©cĂ©dents Ă©taient symbolisĂ©s par des minĂ©raux purs (l’or pur, l’argent pur et l’airain pur), ce dernier empire n’avait en fer pur que les jambes, car les pieds Ă©taient faits d’un mĂ©lange d’argile et de fer, alors que le mĂ©tal et la terre ne peuvent pas s’allier et produire constance et force. Et ce n’est pas tout : le plus Ă©tonnant, c’est que ce dernier empire (l’Empire romain) allait durer – fait de ce curieux “mĂ©lange” – jusqu’au retour de JĂ©sus.

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   Cet Empire romain de fer (le fer signifie la puissance et une grande force pour dĂ©truire l’adversaire) allait se composer de deux parties principales, ce qui fut bien le cas, car l’empire se divisa littĂ©ralement en deux : Empire d’orient et Empire d’occident. Tous les deux Ă©taient fort puissants et Ă©crasaient tout devant eux.

   Mais, comme la gloire et la puissance de tous les empires finissent par s’éteindre, cet empire s’achemina, lui aussi, vers sa chute. Ainsi, Rome tomba. La Rome impĂ©riale paĂŻenne n’était plus de fer. Elle s’écroulait. Elle Ă©tait blessĂ©e Ă  mort. À prĂ©sent, Rome ne pouvait plus rĂ©gner. Tout Ă©tait terminĂ©. C’est lĂ  ce que pensait le monde. Mais le monde avait bien tort, car cette tĂȘte (Rome), bien que blessĂ©e, n’était pas blessĂ©e Ă  mort. (Apocalypse 13.3, d’aprĂšs la version anglaise Wuest : “L’une de ses tĂȘtes semblait avoir reçu un coup mortel, la gorge ayant Ă©tĂ© tranchĂ©e. Mais la blessure mortelle fut guĂ©rie. LĂ -dessus, toute la terre, remplie d’admiration, se rangea derriĂšre la BĂȘte.”)

   Les gens considĂšrent Rome. Ils considĂšrent la nation italienne. Et en cela ils ne se rendent pas compte que Rome, avec ses limites strictes oĂč le pape possĂšde un territoire qui lui appartient en propre, est en fait un pays dans un pays, qu’elle a des ambassadeurs et qu’elle reçoit des ambassadeurs. LA ROME PAPALE, FAUSSEMENT CHRÉTIENNE (on l’appelle mĂȘme la ville Ă©ternelle – quel blasphĂšme!), DOMINE MAINTENANT PAR LA RELIGION PLUS EFFICACEMENT QUE LA ROME IMPÉRIALE PAÏENNE NE DOMINAIT PAR LE FER PUR DE LA FORCE. Rome a reçu un nouveau souffle de vie quand Constantin a uni l’Église et l’État, et qu’il a soutenu cette union par la force. L’esprit qui animait la Rome paĂŻenne est le mĂȘme esprit qui anime maintenant la Rome faussement chrĂ©tienne. Vous voyez qu’il en est ainsi, car vous savez maintenant que le quatriĂšme empire n’a jamais cessĂ© d’exister; il a simplement changĂ© de forme extĂ©rieure.

   Une fois que le concile de NicĂ©e avait donnĂ© Ă  l’Église la puissance politique de Rome, la PremiĂšre Église chrĂ©tienne semblait prĂȘte Ă  tout. Le nom de ChrĂ©tien, qui, au dĂ©part, amenait la persĂ©cution, Ă©tait maintenant devenu le nom des persĂ©cuteurs. C’est dans cet Ăąge-lĂ  qu’Augustin d’Hippone (354-430) posa le principe selon lequel l’Église devrait, et DOIT absolument, si nĂ©cessaire, utiliser la force pour ramener ses enfants au bercail, et que la Parole de Dieu permet de tuer les hĂ©rĂ©tiques et les apostats. Dans le dĂ©bat qui l’opposait aux donatistes, il Ă©crivit... “Certes, il vaut mieux conduire les hommes Ă  adorer Dieu par l’enseignement que de les y pousser par la crainte du chĂątiment ou par la douleur. Il ne faut cependant pas en conclure que, puisque la premiĂšre des deux dĂ©marches produit de meilleurs hommes, on puisse nĂ©gliger ceux qui ne la suivent pas. En effet, nombreux sont ceux qui ont gagnĂ© (comme l’expĂ©rience nous l’a dĂ©montrĂ© et nous le dĂ©montre chaque jour) Ă  ĂȘtre d’abord poussĂ©s par la crainte ou par la douleur, pour pouvoir ĂȘtre ensuite influencĂ©s par l’enseignement, afin qu’ils mettent en Ɠuvre par leurs actes ce qu’ils ont dĂ©jĂ  entendu en paroles... Si ceux qui sont conduits dans le droit chemin par l’amour sont meilleurs, ceux qui sont corrigĂ©s par la crainte sont certainement plus nombreux. Car qui pourrait nous aimer plus que Christ, qui a donnĂ© Sa vie pour les brebis? Et pourtant, aprĂšs avoir appelĂ© Pierre et les autres apĂŽtres par Ses seules paroles, quand Il en vint Ă  appeler Paul, non seulement s’imposa-t-Il Ă  lui par Sa voix, mais Il le jeta mĂȘme Ă  terre par Sa puissance; et, pour forcer celui qui se dĂ©menait dans les tĂ©nĂšbres de l’infidĂ©litĂ© Ă  dĂ©sirer la lumiĂšre du cƓur, Il commença par le frapper de l’aveuglement physique de ses yeux. Pourquoi l’Église n’utiliserait-elle donc pas la force pour contraindre ses fils perdus Ă  revenir? Le Seigneur Lui-mĂȘme a dit : ‘Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains-les d’entrer.’ Si donc la puissance que l’Église a reçue selon l’ordre Divin au temps convenable, par le caractĂšre religieux et la foi des rois, si cette puissance est l’instrument au moyen duquel ceux qui se trouvent dans les chemins et le long des haies – c’est-Ă -dire dans les hĂ©rĂ©sies et les schismes – sont contraints d’entrer, que ceux-ci supportent donc d’ĂȘtre contraints.”

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   La soif de sang prenait de l’ampleur. La fausse vigne en Espagne poussait maintenant l’empereur Maxime Ă  participer aux assauts menĂ©s contre les vrais croyants qui avaient la Parole, les signes et les prodiges. Ainsi, certains priscillianistes furent menĂ©s Ă  TrĂšves par l’évĂȘque Ithaque (en l’an 385). Il les accusa de sorcellerie et d’immoralitĂ©, et nombre d’entre eux furent exĂ©cutĂ©s. Martin de Tours et Ambroise de Milan s’élevĂšrent contre cette persĂ©cution, et suppliĂšrent en vain de la faire cesser. La persĂ©cution Ă©tant maintenue, ces deux Ă©vĂȘques refusĂšrent de rester en communion avec l’évĂȘque Hydate et d’autres de ses semblables. Paradoxalement, le synode de TrĂšves approuva les meurtres.

   À partir de ce moment, et en particulier pendant l’ñge des tĂ©nĂšbres, nous verrons les enfants de la chair persĂ©cuter et faire pĂ©rir les enfants de l’Esprit, bien qu’ils se disent tous du mĂȘme PĂšre, comme c’était le cas pour IsmaĂ«l et Isaac. Les tĂ©nĂšbres de la corruption spirituelle vont s’épaissir, et la vĂ©ritable lumiĂšre de Dieu va diminuer jusqu’à n’ĂȘtre plus – pour ce qui est du nombre – qu’une faible lueur. Pourtant, cette promesse de Dieu restera vraie : “La lumiĂšre luit dans les tĂ©nĂšbres, et les tĂ©nĂšbres ne peuvent l’en empĂȘcher.”

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   Or, je n’ai pas encore abordĂ© le point historique que j’avais promis de traiter : le mĂ©lange de la religion de Nimrod avec la religion chrĂ©tienne. Vous vous souviendrez qu’Attale s’était enfui de Babylone Ă  Pergame et avait Ă©tabli son royaume hors d’atteinte de l’Empire romain. Au fil du temps, ce royaume prospĂ©ra, entretenu par le dieu de ce monde. Plusieurs rois-prĂȘtres succĂ©dĂšrent Ă  Attale, jusqu’au rĂšgne d’Attale III qui, pour des raisons que le Dieu souverain seul connaĂźt, lĂ©gua son royaume Ă  Rome. Jules CĂ©sar prit alors possession du royaume spirituel aussi bien que physique, car il devint le pontifex maximus de la religion babylonienne, ce qui faisait de lui un roi-prĂȘtre. Ce titre fut transmis aux empereurs suivants jusqu’au rĂšgne de Maxime III, qui le refusa. D’aprĂšs l’historien Étienne, c’est alors que le pape reprit la primautĂ© que l’empereur avait rejetĂ©e, et ainsi il y a aujourd’hui encore un pontife dans le monde, et il est vĂ©ritablement le pontifex maximus. Il porte une triple couronne et il rĂ©side Ă  Rome. Et dans Apocalypse 17, Dieu ne parle plus de Pergame comme Ă©tant le trĂŽne de Satan et ne dit pas non plus que c’est lĂ  que Satan a sa demeure. Non, la salle du trĂŽne n’est plus Ă  Pergame, mais dans la Babylone MYSTÈRE. Elle n’est pas Ă  Babylone, mais dans la Babylone MYSTÈRE. Elle est dans une ville bĂątie sur sept collines. Le chef de cette ville est antichrist, car il a usurpĂ© l’office du Christ, qui est le seul mĂ©diateur et le seul qui puisse pardonner les pĂ©chĂ©s. Oui, le pontifex maximus est parmi nous aujourd’hui.

LA DOCTRINE DES NICOLAÏTES

   Apocalypse 2.15 :  “De mĂȘme, toi aussi, tu as des gens attachĂ©s pareillement Ă  la doctrine des NicolaĂŻtes, ce que Je hais.”

   Vous vous rappelez que j’ai expliquĂ©, dans l’Âge d’ÉphĂšse, que le mot NicolaĂŻte vient de deux mots grecs; nikao, qui veut dire “conquĂ©rir”, et lao, qui veut dire “les laĂŻques”. NicolaĂŻte veut dire “conquĂ©rir les laĂŻques”. Or, pourquoi est-ce une chose si terrible? C’est terrible parce que Dieu n’a jamais remis Son Église entre les mains de chefs Ă©lus qui agissent avec des arriĂšre-pensĂ©es politiques. Il a confiĂ© Son Église Ă  des hommes Ă©tablis par Dieu, remplis de l’Esprit, vivant la Parole, qui conduisent les gens en les nourrissant de la Parole. Il n’a pas sĂ©parĂ© les gens en classes de sorte que les masses soient conduites par une sainte prĂȘtrise.

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 Il est vrai que les conducteurs doivent ĂȘtre saints, mais ce doit aussi ĂȘtre le cas de toute l’assemblĂ©e. De plus, la Parole ne mentionne nulle part que des prĂȘtres, des ministres du culte, ou autres, font office de mĂ©diateurs entre Dieu et les gens, pas plus qu’elle ne mentionne qu’ils sont sĂ©parĂ©s dans le culte qu’ils rendent au Seigneur. Dieu veut que tous L’aiment et Le servent ensemble. Le nicolaĂŻsme dĂ©truit ces prĂ©ceptes en sĂ©parant les ministres du culte d’avec les gens, et en donnant aux conducteurs une place de dominateurs, au lieu d’une place de serviteurs. En fait, cette doctrine avait pris naissance dans le premier Ăąge sous forme d’Ɠuvre. Il apparaĂźt que le problĂšme provenait de deux termes : “anciens” (presbytres), et “surveillants” (Ă©vĂȘques). Bien que l’Écriture montre qu’il y a plusieurs anciens dans chaque Ă©glise, certains (dont Ignace) se mirent Ă  enseigner que le rĂŽle de l’évĂȘque Ă©tait d’avoir la prĂ©Ă©minence, c’est-Ă -dire l’autoritĂ© et la haute main sur les anciens. Or, en fait, le mot “ancien” se rapporte Ă  la personne elle-mĂȘme, alors que le mot â€œĂ©vĂȘque” se rapporte Ă  la fonction remplie par l’homme en question. L’ancien, c’est l’homme. ÉvĂȘque, c’est la fonction de ce mĂȘme homme. “Ancien” a toujours dĂ©signĂ© et dĂ©signera toujours l’ñge qu’un homme a dans le Seigneur. Il est un ancien, non parce qu’il est Ă©lu, ordonnĂ©, etc., mais parce qu’il est PLUS ANCIEN. Il est plus mĂ»r, mieux exercĂ©, ce n’est pas un novice; il est digne de confiance Ă  cause de son expĂ©rience et d’une expĂ©rience chrĂ©tienne Ă©prouvĂ©e par le temps. Mais, non, les Ă©vĂȘques ne s’en sont pas tenus aux Ă©pĂźtres de Paul, mais ils se sont rĂ©fĂ©rĂ©s au rĂ©cit que Paul fait de la fois oĂč il avait appelĂ© les anciens d’ÉphĂšse Ă  Milet dans Actes 20. Au verset 17, le rĂ©cit dĂ©clare qu’il avait envoyĂ© chercher les “anciens”, puis, au verset 28, ils sont appelĂ©s surveillants (Ă©vĂȘques). Et ces Ă©vĂȘques (sans aucun doute animĂ©s d’arriĂšre-pensĂ©es politiques et avides de pouvoir) affirmaient avec insistance que Paul avait voulu dire que les “surveillants” Ă©taient plus que l’ancien local, dont la compĂ©tence officielle Ă©tait limitĂ©e au cadre de sa propre Ă©glise. Pour eux, un Ă©vĂȘque Ă©tait maintenant quelqu’un dont l’autoritĂ© s’étendait Ă  plusieurs conducteurs spirituels locaux. Ce concept n’était conforme ni Ă  l’Écriture ni Ă  l’histoire, et pourtant, mĂȘme un homme de l’envergure de Polycarpe penchait vers ce genre d’organisation. Ainsi, ce qui avait commencĂ© sous forme d’Ɠuvre dans le premier Ăąge est devenu une doctrine au vrai sens du terme, et l’est restĂ© jusqu’à aujourd’hui. Les Ă©vĂȘques revendiquent toujours le pouvoir de contrĂŽler les hommes et de faire d’eux ce qu’ils veulent, en les plaçant lĂ  oĂč bon leur semble pour leur ministĂšre. C’est renier la conduite du Saint-Esprit, qui a dit : “Mettez-Moi Paul et Barnabas Ă  part pour l’Ɠuvre Ă  laquelle Je les ai appelĂ©s.” C’est anti-Parole et anti-Christ. Matthieu 20.25-28 : “JĂ©sus les appela, et dit : Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de mĂȘme au milieu de vous. Mais quiconque veut ĂȘtre grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur; et quiconque veut ĂȘtre le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour ĂȘtre servi, mais pour servir et donner Sa vie comme la rançon de plusieurs.” Matthieu 23.8-9 :  “Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi; car vous n’avez qu’un MaĂźtre, qui est le Christ. Et vous ĂȘtes tous frĂšres. Et n’appelez personne sur la terre votre pĂšre; car Un seul est votre PĂšre, Celui qui est dans les cieux.”

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   Pour rendre ceci encore plus clair, j’expliquerai le nicolaĂŻsme de la façon suivante. Vous vous souvenez qu’il est dit dans Apocalypse 13.3 : “Et je vis l’une de ses tĂȘtes comme blessĂ©e Ă  mort; mais sa blessure mortelle fut guĂ©rie. Et toute la terre Ă©tait dans l’admiration derriĂšre la bĂȘte.” Maintenant nous savons que la tĂȘte blessĂ©e Ă©tait l’Empire romain paĂŻen, cette grande puissance politique mondiale. Cette tĂȘte s’est relevĂ©e comme “l’empire spirituel catholique romain”. Observez bien ceci. Quel Ă©tait, dans les actions de la Rome paĂŻenne politique, le fondement de son succĂšs? Elle “divisait pour vaincre”. C’était lĂ  la semence de Rome : diviser pour vaincre. Elle dĂ©chirait et dĂ©vorait de ses dents de fer. Ceux qu’elle avait dĂ©chirĂ©s et dĂ©vorĂ©s ne pouvaient plus se relever, comme ce fut le cas pour Carthage, qu’elle avait dĂ©truite et anĂ©antie. La mĂȘme semence de fer est restĂ©e en elle quand elle s’est Ă©levĂ©e comme la fausse Église, et son principe est restĂ© le mĂȘme : diviser pour vaincre. C’est cela le nicolaĂŻsme, et Dieu le hait.

   Or, c’est un fait historique bien connu que quand cette erreur s’est introduite dans l’Église, les hommes se sont mis Ă  rivaliser pour accĂ©der Ă  la fonction d’évĂȘque, ce qui eut pour effet de donner cette fonction aux hommes les plus instruits, Ă  ceux qui avaient le plus de succĂšs matĂ©riel et qui avaient une tournure d’esprit politique. La connaissance et les projets humains ont commencĂ© Ă  prendre la place de la sagesse Divine, et ce n’est plus le Saint-Esprit qui contrĂŽlait. Ce fut rĂ©ellement un mal tragique, car les Ă©vĂȘques se mirent Ă  soutenir qu’il n’y avait plus besoin d’ĂȘtre un ChrĂ©tien intĂšgre pour apporter la Parole ou pour accomplir les rites dans l’église, car c’étaient les Ă©lĂ©ments et le cĂ©rĂ©monial qui comptaient. Ceci permit Ă  des hommes mauvais (des sĂ©ducteurs) de dĂ©chirer le troupeau.

   AprĂšs avoir Ă©tabli cette doctrine d’homme, d’élever les Ă©vĂȘques Ă  une place qui ne leur est pas accordĂ©e dans les Écritures, l’étape suivante fut de distribuer des titres en forme de grades qui devinrent une hiĂ©rarchie religieuse. Il y eut en effet bientĂŽt des archevĂȘques au-dessus des Ă©vĂȘques, des cardinaux au-dessus des archevĂȘques, et, dĂšs l’époque de Boniface III, il y avait au-dessus de tous un pape, un pontife.

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   Avec la doctrine nicolaĂŻte et l’amalgame du Christianisme et du babylonisme fut rĂ©alisĂ© ce qu’ÉzĂ©chiel avait vu dans ÉzĂ©chiel 8.10 : “J’entrai, et je regardai; et voici, il y avait toutes sortes de reptiles et de bĂȘtes abominables, et toutes les idoles de la maison d’IsraĂ«l, peintes sur la muraille tout autour.” Apocalypse 18.2 : “Il cria d’une voix forte, disant : Elle est tombĂ©e, elle est tombĂ©e, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de dĂ©mons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux, parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son impudicitĂ©.”

   Or, cette doctrine nicolaĂŻte, cette domination qui avait Ă©tĂ© Ă©tablie dans l’Église n’était pas trĂšs bien acceptĂ©e par un bon nombre de personnes, car ces derniĂšres pouvaient lire quelque Ă©pĂźtre, ou quelque essai sur la Parole Ă©crit par un homme pieux. Que fit alors l’Église? Elle excommunia les enseignants intĂšgres et brĂ»la les rouleaux. Ils dirent : “Il faut une instruction spĂ©ciale pour pouvoir lire et comprendre la Parole. Pierre lui-mĂȘme ne disait-il pas que beaucoup de choses que Paul avait Ă©crites Ă©taient difficiles Ă  comprendre?” Comme on avait soustrait la Parole au peuple, celui-ci en fut bientĂŽt rĂ©duit Ă  Ă©couter seulement ce que le prĂȘtre avait Ă  dire, et Ă  faire ce qu’il lui dictait. Ils appelaient cela Dieu et Sa sainte Parole. Ils s’emparĂšrent de la pensĂ©e et de la vie des gens et en firent les esclaves d’une prĂȘtrise despotique.

   Maintenant, si vous voulez une preuve que l’Église catholique exige la vie et l’esprit des hommes, Ă©coutez l’édit de ThĂ©odose X.

Le premier édit de Théodose

   Cet Ă©dit fut promulguĂ© Ă  la suite de son baptĂȘme par la PremiĂšre Église de Rome. “Nous trois empereurs voulons que nos sujets adhĂšrent fermement Ă  la religion enseignĂ©e aux Romains par saint Pierre, fidĂšlement conservĂ©e par la tradition et dont font maintenant profession le pontife Damase de Rome et l’évĂȘque Pierre d’Alexandrie, homme d’une saintetĂ© apostolique, selon l’institution des ApĂŽtres et la doctrine de l’Évangile. Croyons donc en une DivinitĂ© du PĂšre, du Fils, et du Saint-Esprit, Ă©gaux en majestĂ© dans la Sainte TrinitĂ©. Nous ordonnons que les adhĂ©rents Ă  cette foi soient appelĂ©s les ChrĂ©tiens catholiques. Nous marquons tous les adeptes insensĂ©s des autres religions du nom infĂąme d’hĂ©rĂ©tiques, et nous interdisons Ă  leurs regroupements de se donner le nom d’Églises. Outre la condamnation de la justice divine, ils doivent s’attendre aux lourdes peines que notre autoritĂ©, guidĂ©e par la sagesse cĂ©leste, jugera bon de leur infliger...”

   Les quinze lois pĂ©nales promulguĂ©es en autant d’annĂ©es par cet empereur privĂšrent les Ă©vangĂ©liques de tous les droits d’exercice de leur religion, les exclurent de toutes les fonctions publiques et les menacĂšrent d’amendes, de confiscation, d’exil et mĂȘme, dans certains cas, de mort.

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     Savez-vous quoi? C’est ce qui nous pend au nez aujourd’hui.

   L’Église catholique romaine dit ĂȘtre l’Église mĂšre. Elle dit ĂȘtre la premiĂšre Église, l’Église originelle. C’est tout Ă  fait exact. Elle Ă©tait la PremiĂšre Église de Rome, celle de l’origine, qui a rĂ©trogradĂ© et qui a sombrĂ© dans le pĂ©chĂ©. Elle a Ă©tĂ© la premiĂšre Ă  s’organiser. On trouva en elle les Ɠuvres, puis la doctrine du nicolaĂŻsme. Personne ne niera qu’elle est une mĂšre. Elle est une mĂšre, et elle a produit des filles. Or, une fille est issue d’une femme. Une femme vĂȘtue de pourpre est assise sur les sept collines de Rome. Elle est une prostituĂ©e, et elle a donnĂ© naissance Ă  des filles. Ces filles sont les Églises protestantes qui sont sorties d’elle, pour ensuite revenir Ă  l’organisation et au nicolaĂŻsme. Cette MĂšre des Églises filles est appelĂ©e une prostituĂ©e, c’est-Ă -dire une femme infidĂšle Ă  ses vƓux de mariage. Elle a Ă©tĂ© mariĂ©e Ă  Dieu, puis elle a dĂ©viĂ© pour forniquer avec le diable, et dans sa fornication, elle a produit des filles qui lui ressemblent. Cette combinaison de mĂšre et de filles est anti-Parole, anti-Esprit, et par consĂ©quent anti-Christ. Oui, ANTICHRIST.

   Avant de continuer plus avant, je tiens Ă  ajouter que ces premiers Ă©vĂȘques se croyaient au-dessus de la Parole. Ils disaient aux gens qu’ils pouvaient pardonner leurs pĂ©chĂ©s sur la confession de ces pĂ©chĂ©s. Cela n’a jamais Ă©tĂ© la vĂ©ritĂ©. Ils ont commencĂ© Ă  baptiser des nourrissons au deuxiĂšme siĂšcle. En fait, ils pratiquaient le baptĂȘme de rĂ©gĂ©nĂ©ration. Rien d’étonnant Ă  ce que les gens soient dans la confusion aujourd’hui. S’ils Ă©taient dans la confusion Ă  l’époque, aussi prĂšs du jour de la PentecĂŽte, ils sont aujourd’hui dans un Ă©tat des plus dĂ©sespĂ©rĂ©s, alors que prĂšs de deux mille ans les sĂ©parent de la vĂ©ritĂ© originelle.

     Oh, Église de Dieu, il n’y a qu’un seul espoir. Reviens Ă  la Parole et restes-y attachĂ©e.

LA DOCTRINE DE BALAAM

   Apocalypse 2.14 : “Tu as lĂ  des gens attachĂ©s Ă  la doctrine de Balaam, qui enseignait Ă  Balak Ă  mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’IsraĂ«l, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiĂ©es aux idoles et qu’ils se livrassent Ă  l’impudicitĂ©.”

   Il n’est pas possible d’avoir une structure de type nicolaĂŻte dans l’Église sans que cette autre doctrine fasse aussi son entrĂ©e. Voyez-vous, si l’on ĂŽte la Parole de Dieu, et l’action de l’Esprit comme moyen d’adoration (il faut que ceux qui M’adorent M’adorent en Esprit et en vĂ©ritĂ©), il faudra alors donner aux gens une autre forme d’adoration comme substitut, et qui dit substitut dit balaamisme.

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   Pour comprendre ce qu’est la doctrine de Balaam dans l’Église du Nouveau Testament, nous aurons avantage Ă  retourner voir ce qu’elle Ă©tait dans l’Église de l’Ancien Testament, et Ă  l’appliquer Ă  ce troisiĂšme Ăąge, et finalement Ă  notre Ăąge.

   Cette histoire est relatĂ©e dans Nombres, chapitres 22 Ă  25. Or, nous savons qu’IsraĂ«l Ă©tait le peuple choisi de Dieu. Ils Ă©taient les pentecĂŽtistes de leur Ă©poque. Ils s’étaient rĂ©fugiĂ©s sous le sang, ils avaient tous Ă©tĂ© baptisĂ©s dans la mer Rouge et ils Ă©taient sortis du milieu des eaux en chantant dans l’Esprit et en dansant sous la puissance du Saint-Esprit, pendant que Marie la prophĂ©tesse jouait du tambourin. Eh bien, aprĂšs avoir voyagĂ© pendant quelque temps, ces enfants d’IsraĂ«l sont arrivĂ©s Ă  Moab. Vous vous rappelez qui Ă©tait Moab. Il Ă©tait fils de Lot, issu d’une de ses filles, et Lot Ă©tait lui-mĂȘme un neveu d’Abraham; IsraĂ«l et Moab Ă©taient donc apparentĂ©s. Je veux que vous saisissiez cela. Les Moabites connaissaient la vĂ©ritĂ©, qu’ils aient vĂ©cu Ă  la hauteur ou non.

   IsraĂ«l arrive donc Ă  la frontiĂšre du pays de Moab, et on envoie au roi des messagers pour lui dire : “Nous sommes frĂšres. Laissez-nous traverser votre pays. Si les gens de chez nous ou nos animaux mangent ou boivent quelque chose, nous le paierons volontiers.” Mais le roi Balak Ă©tait trĂšs inquiet. Le chef de ce groupe nicolaĂŻte n’allait quand mĂȘme pas autoriser le passage de l’Église avec ses signes, ses prodiges et diverses manifestations du Saint-Esprit, leurs visages resplendissant de la gloire de Dieu. C’était trop risquĂ© : il aurait pu perdre quelques-uns de ceux de son groupe. Balak refusa donc de laisser IsraĂ«l traverser. En fait, la peur qu’ils lui inspiraient Ă©tait tellement grande qu’il est allĂ© consulter un prophĂšte mercenaire du nom de Balaam, pour lui demander d’intervenir auprĂšs de Dieu de sa part en demandant au Tout-Puissant de maudire IsraĂ«l et de les rendre impuissants. Et Balaam, avide de participer aux affaires politiques et de devenir un grand homme, Ă©tait tout Ă  fait disposĂ© Ă  le faire. Mais comme il lui fallait s’approcher de Dieu et obtenir un entretien avec Lui pour obtenir qu’Il maudisse le peuple, puisqu’il ne pouvait pas le faire lui-mĂȘme, il s’en alla donc demander Ă  Dieu la permission d’y aller. N’est-ce pas tout Ă  fait les NicolaĂŻtes que nous avons aujourd’hui? Ils maudissent tous ceux qui ne veulent pas suivre leur chemin.

   Quand Balaam demanda Ă  Dieu la permission d’y aller, Dieu la lui refusa. Oh, quelle gifle! Mais Balak insista, en promettant une rĂ©compense et des honneurs encore plus grands. Alors Balaam s’adressa de nouveau Ă  Dieu. Maintenant, une seule rĂ©ponse de Dieu aurait dĂ» lui suffire. Mais cela n’a pas suffi pour l’obstinĂ© Balaam. Quand Dieu vit sa perversitĂ©, Il lui dit de se lever et d’y aller. Balaam s’empressa de seller son Ăąne et de partir. Il aurait dĂ» comprendre que ce n’était que la volontĂ© permissive de Dieu, et qu’il ne pourrait pas les maudire, dĂ»t-il y retourner vingt fois et essayer Ă  vingt reprises. Comme les gens d’aujourd’hui ressemblent Ă  Balaam! Ils croient en trois Dieux, se font baptiser en trois titres au lieu de se faire baptiser dans le NOM, et pourtant Dieu envoie l’Esprit sur eux comme Il L’a envoyĂ© sur Balaam, et ils continuent, en croyant ĂȘtre exactement dans le vrai, alors qu’en fait ils sont de parfaits Balaamites. Voyez-vous, c’est la doctrine de Balaam : On y va quand mĂȘme, on n’en fait qu’à sa tĂȘte. Ils disent : “Eh bien, Dieu nous a bĂ©nis, alors nous devons avoir raison.” Je sais qu’Il vous a bĂ©nis. Je ne nie pas cela. Mais c’est la mĂȘme dĂ©marche d’organisation que celle de Balaam. C’est de dĂ©fier la Parole de Dieu. C’est un faux enseignement.

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   Et Balaam de chevaucher Ă©perdument sur la route jusqu’à ce qu’un ange de Dieu lui barre le chemin. Mais ce prophĂšte (Ă©vĂȘque, cardinal, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral, prĂ©sident du comitĂ©, surveillant gĂ©nĂ©ral) Ă©tait tellement aveuglĂ© aux choses Spirituelles par l’idĂ©e de l’honneur, de la gloire et de l’argent qu’il n’a pas vu l’ange qui se tenait lĂ , l’épĂ©e Ă  la main. Il se tenait lĂ  pour arrĂȘter le prophĂšte insensĂ©. Le petit Ăąne le vit et chercha Ă  s’écarter, jusqu’à finir par Ă©craser le pied de Balaam contre un mur de pierre. L’ñne s’arrĂȘta et refusa de repartir, il ne le pouvait pas. Balaam descendit donc et se mit Ă  le frapper. Alors l’ñne se mit Ă  parler Ă  Balaam. Dieu donna Ă  cet Ăąne de parler en langue. Cet Ăąne n’était pas hybride; il Ă©tait une semence originelle. Il dit au prophĂšte aveuglĂ© : “Ne suis-je pas ton Ăąne, ne t’ai-je pas fidĂšlement portĂ©?” Balaam rĂ©pondit : “Oui, oui, tu es mon Ăąne et tu m’as fidĂšlement portĂ© jusqu’à maintenant, mais maintenant, tu as intĂ©rĂȘt Ă  repartir, sinon je te tue... ooh! qu’est-ce qui se passe? je suis en train de parler Ă  un Ăąne? Comme c’est bizarre, il m’a semblĂ© entendre l’ñne me parler, et je lui rĂ©pondais.”

   Dieu a toujours parlĂ© en langue. Il a parlĂ© au festin de Belschatsar, et puis Ă  la PentecĂŽte. Il le fait de nouveau aujourd’hui. C’est l’avertissement d’un jugement imminent.

   Ensuite l’ange se rendit visible Ă  Balaam. Il dit Ă  Balaam que sans l’ñne, il serait dĂ©jĂ  mort pour avoir tentĂ© Dieu. Mais quand Balaam promit de retourner, il reçut l’ordre de continuer, et de ne dire que ce que Dieu lui donnerait de dire.

   Balaam descendit donc et dressa sept autels pour les animaux purs du sacrifice. Il tua un bĂ©lier, symbole de la venue du Messie. Il savait ce qu’il devait faire pour s’approcher de Dieu. Sa mĂ©canique Ă©tait en ordre, mais pas sa dynamique; tout comme aujourd’hui. Ne pouvez-vous pas le voir, NicolaĂŻtes? IsraĂ«l Ă©tait lĂ , dans la vallĂ©e, offrant le mĂȘme sacrifice, faisant les mĂȘmes choses, mais un seul cĂŽtĂ© Ă©tait accompagnĂ© des signes. Un seul cĂŽtĂ© avait Dieu au milieu d’eux. Les formes religieuses ne vous mĂšneront nulle part. Elles ne peuvent pas remplacer la manifestation de l’Esprit. C’est ce qui est arrivĂ© Ă  NicĂ©e. Ils ont fait accepter la doctrine de Balaam, pas la doctrine de Dieu. Et ils ont trĂ©buchĂ©; oui, ils sont tombĂ©s. Ils n’étaient plus que des hommes morts.

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   Une fois le sacrifice consommĂ©, Balaam Ă©tait prĂȘt Ă  prophĂ©tiser. Mais Dieu avait liĂ© sa langue, et il n’a pas pu les maudire. Il les a bĂ©nis.

   Balak Ă©tait trĂšs furieux, mais Balaam ne pouvait rien changer Ă  cette prophĂ©tie : elle avait Ă©tĂ© prononcĂ©e par le Saint-Esprit. Balak demanda donc Ă  Balaam de descendre plus bas, dans la vallĂ©e, vers un endroit d’oĂč il aurait une vue sur les arriĂšres d’IsraĂ«l, pour qu’il essaie de trouver une raison quelconque de les maudire. La tactique que Balak utilisait est la tactique qu’ils utilisent aujourd’hui. Les grandes dĂ©nominations regardent les petits groupes de haut, et dĂšs qu’ils trouvent de quoi faire un scandale, ils le crient sur les toits. Si les gens modernes vivent dans le pĂ©chĂ©, personne n’en parle; si un Ă©lu a des ennuis, par contre, tous les journaux se dĂ©pĂȘchent de colporter la nouvelle d’un bout Ă  l’autre du pays. Oui, IsraĂ«l avait ses travers, ses cĂŽtĂ©s charnels. Ils avaient un cĂŽtĂ© peu louable, mais, malgrĂ© leurs imperfections, par le dessein de Dieu qui agit par Ă©lection, par la grĂące et non par les Ɠuvres, ILS AVAIENT LA NUÉE DE JOUR ET LA COLONNE DE FEU DE NUIT, ILS AVAIENT LE ROCHER FRAPPÉ, LE SERPENT D’AIRAIN, LES SIGNES ET LES PRODIGES. Ils Ă©taient confirmĂ©s – pas pour eux-mĂȘmes, mais en Dieu.

   Dieu ne faisait aucun cas des NicolaĂŻtes, avec leurs doctorats en philosophie, en droit et en thĂ©ologie, avec toutes leurs belles organisations, et les meilleures choses dont l’homme puisse s’enorgueillir; par contre, Il faisait cas d’IsraĂ«l, parce qu’ils avaient la Parole confirmĂ©e parmi eux. Sans doute IsraĂ«l n’avait-il pas l’air bien reluisante, alors qu’elle venait de quitter l’Égypte au cours d’une fuite prĂ©cipitĂ©e, mais elle Ă©tait quand mĂȘme un peuple bĂ©ni. Depuis trois cents ans, elle n’avait connu que l’élevage des troupeaux, la culture des champs et l’esclavage, dans la crainte de la mort, sous la menace des Égyptiens. Mais Ă  prĂ©sent, elle Ă©tait libre. Elle Ă©tait un peuple bĂ©ni par la volontĂ© souveraine de Dieu. Sans doute que Moab la regardait de haut. Toutes les autres nations faisaient de mĂȘme. Les organisations regardent toujours de haut ceux qui n’ont pas d’organisation; ou bien ils les forceront Ă  intĂ©grer l’organisation, ou bien ils les dĂ©truiront s’ils refusent d’obtempĂ©rer.

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   Quelqu’un pourrait me demander : “FrĂšre Branham, qu’est-ce qui vous fait penser que Moab avait une organisation et qu’IsraĂ«l n’en avait pas? OĂč allez-vous chercher cette idĂ©e?” Je la trouve ici mĂȘme dans la Bible. Tout est ici, en type. Tout ce qui est Ă©crit sous forme d’histoire dans l’Ancien Testament y est Ă©crit pour notre gouverne, pour que nous en tirions une leçon. C’est ici mĂȘme, dans Nombres 23.9 : “Je le vois du sommet des rochers, je le contemple du haut des collines : c’est un peuple qui a sa demeure À PART, et QUI NE FAIT POINT PARTIE DES NATIONS.” C’est cela. Dieu regarde du sommet des rochers, pas du fond d’une vallĂ©e pour voir leurs mauvais cĂŽtĂ©s et pour les condamner. Dieu les voit comme Il veut les voir : du haut de Son amour et de Sa misĂ©ricorde. Ils demeuraient À PART, et ils n’étaient pas organisĂ©s. Ils n’avaient pas de roi. Ils avaient un prophĂšte, et le prophĂšte avait Dieu en lui, par l’Esprit; et la Parole venait au prophĂšte, et la Parole Ă©tait transmise au peuple. Ils n’étaient pas membres de l’O.N.U. Ils n’étaient pas membres du Conseil oecumĂ©nique des Églises, des baptistes, des presbytĂ©riens, de l’AssemblĂ©e de Dieu, ni d’aucun autre groupe. Ils n’avaient pas besoin d’ĂȘtre membres. Ils Ă©taient unis Ă  Dieu. Ils n’avaient pas besoin d’ĂȘtre conseillĂ©s par un conseil : ils avaient l’ â€œAinsi dit le Seigneur” parmi eux. AllĂ©luia!

   Mais Balaam, mĂȘme s’il savait comment on devait s’approcher de Dieu et s’il pouvait faire venir une rĂ©vĂ©lation de la part du Seigneur en Ă©tant spĂ©cialement revĂȘtu de puissance, malgrĂ© tout cela, il Ă©tait un Ă©vĂȘque dans le groupe des faux. En effet, que fit-il alors pour gagner la faveur de Balak? Il conçut un plan dans lequel Dieu serait forcĂ© de traiter avec IsraĂ«l par la mort. Tout comme Satan savait qu’il pouvait sĂ©duire Ève (la faire tomber dans le pĂ©chĂ© de la chair), et donc amener Dieu Ă  appliquer la sentence de mort qu’Il avait prononcĂ©e contre le pĂ©chĂ©, de mĂȘme Balaam savait que, s’il pouvait amener IsraĂ«l Ă  pĂ©cher, Dieu allait devoir traiter avec eux par la mort. Il conçut donc un plan pour les faire venir se joindre au pĂ©chĂ©. Il leur fit parvenir des invitations Ă  venir Ă  la fĂȘte de Baal-Peor (venez adorer avec nous). Et les gens d’IsraĂ«l, comme ils avaient sans doute dĂ©jĂ  vu les fĂȘtes des Égyptiens, pensaient qu’il n’y avait pas grand-mal Ă  y aller en spectateurs, voire mĂȘme Ă  manger avec ces gens-lĂ . (De toute façon, il n’y a pas de mal Ă  fraterniser, n’est-ce pas? Nous devons quand mĂȘme les aimer, non, sinon comment pourrons-nous les gagner?) Les manifestations d’amitiĂ© n’ont jamais fait de mal Ă  personne – du moins le pensaient-ils. Mais quand ces femmes de Moab, toutes sexy, se sont mises Ă  tournoyer et Ă  se dĂ©vĂȘtir en dansant le rock-and-roll et le twist, la convoitise a surgi en eux, et ces IsraĂ©lites ont Ă©tĂ© entraĂźnĂ©s dans l’adultĂšre, et quarante-deux mille d’entre eux ont pĂ©ri par la colĂšre de Dieu.

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   C’est lĂ  ce que Constantin et ses successeurs ont fait Ă  NicĂ©e et aprĂšs NicĂ©e. Ils ont invitĂ© le peuple de Dieu Ă  venir Ă  leur convention. Et quand l’assemblĂ©e s’est assise pour manger, et s’est levĂ©e pour jouer (participer Ă  des formes de culte, Ă  des cĂ©rĂ©monies et Ă  des fĂȘtes paĂŻennes auxquelles on avait donnĂ© le nom de rites chrĂ©tiens), elle Ă©tait prise au piĂšge : elle avait commis la fornication. Et Dieu les a quittĂ©s.

   Chaque fois qu’un homme se dĂ©tourne de la Parole de Dieu et adhĂšre Ă  une Église au lieu de recevoir le Saint-Esprit, cet homme-lĂ  meurt. Mort! voilĂ  ce qu’il est. N’adhĂ©rez pas Ă  une Église. N’entrez pas dans l’organisation, oĂč vous serez accaparĂ© par des crĂ©dos, par des traditions ou par tout ce qui peut prendre la place de la Parole et de l’Esprit, sinon vous ĂȘtes mort. C’est fini. Vous ĂȘtes mort. Éternellement sĂ©parĂ© de Dieu!

   Et depuis, c’est ce qui s’est produit dans tous les Ăąges. Dieu libĂšre les gens. Ils sortent par le sang, sanctifiĂ©s par la Parole, ils passent par les eaux du baptĂȘme et ils sont remplis de l’Esprit, mais au bout d’un moment leur premier amour se refroidit, quelqu’un trouve qu’ils devraient faire une organisation pour assurer leur avenir et se faire un nom, et les voilĂ  qui reforment une organisation, dĂšs la deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration, et parfois mĂȘme avant. Ils n’ont plus l’Esprit de Dieu, mais seulement une forme de culte. Ils sont morts. Ils se sont hybridĂ©s avec les crĂ©dos et les formes, et il n’y a plus de vie en eux.

   Balaam a donc rĂ©ussi Ă  faire commettre la fornication Ă  IsraĂ«l. Savez-vous que la fornication physique, c’est le mĂȘme esprit qui se trouve dans la religion organisĂ©e? J’ai dit que l’esprit de fornication, c’est l’esprit d’organisation. Et tous ceux qui commettent la fornication auront leur place dans l’étang de feu. VoilĂ  ce que Dieu pense de l’organisation. Oui monsieur, la prostituĂ©e et ses filles iront dans l’étang de feu.

   Les dĂ©nominations ne sont pas de Dieu. Elles ne l’ont jamais Ă©tĂ© et ne le seront jamais. C’est un mauvais esprit qui sĂ©pare le peuple de Dieu, avec la hiĂ©rarchie d’un cĂŽtĂ© et les laĂŻques de l’autre. C’est donc un mauvais esprit qui sĂ©pare les gens les uns des autres. VoilĂ  ce que font l’organisation et les dĂ©nominations. Par l’organisation, elles se sĂ©parent de la Parole de Dieu et se mettent en Ă©tat d’adultĂšre spirituel.

   Maintenant, remarquez que Constantin a donnĂ© des fĂȘtes spĂ©ciales aux gens. C’étaient de vieilles fĂȘtes paĂŻennes auxquelles on avait donnĂ© de nouveaux noms tirĂ©s de l’Église, ou bien dans certains cas on a pris des rites chrĂ©tiens qu’on a profanĂ©s par des cĂ©rĂ©monies paĂŻennes. Il a pris le culte du dieu soleil et l’a transformĂ© en culte du Fils de Dieu. Au lieu de le cĂ©lĂ©brer le vingt et un dĂ©cembre, jour oĂč l’on cĂ©lĂ©brait la fĂȘte du dieu soleil, ils l’ont repoussĂ© au vingt-cinq dĂ©cembre, et ils l’ont appelĂ© l’anniversaire du Fils de Dieu. Mais nous savons qu’Il est nĂ© en avril, au moment oĂč la vie apparaĂźt, pas en dĂ©cembre. Et ils ont pris la fĂȘte d’AstartĂ© et ils l’ont appelĂ©e la fĂȘte de PĂąques, oĂč les ChrĂ©tiens sont censĂ©s cĂ©lĂ©brer la mort et la rĂ©surrection du Seigneur. En fait, c’était une fĂȘte paĂŻenne dĂ©diĂ©e Ă  AstartĂ©.

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   Ils ont mis des autels dans l’église. Ils ont mis des statues. Ils ont donnĂ© aux gens ce qu’ils ont appelĂ© le Credo (le symbole des apĂŽtres), bien qu’on ne puisse pas trouver cela dans la Bible. Ils ont enseignĂ© aux gens le culte des ancĂȘtres, faisant ainsi de l’Église catholique romaine la plus grande Église spirite au monde. Elle Ă©tait le repaire de tout oiseau impur. Et les protestants sont lĂ , avec leurs organisations, Ă  faire la mĂȘme chose.

   Ils mangeaient des choses sacrifiĂ©es aux idoles. Maintenant, je ne dis pas que ceci veut dire qu’ils mangeaient littĂ©ralement des viandes sacrifiĂ©es aux idoles. En effet, mĂȘme si le conseil de JĂ©rusalem s’était prononcĂ© contre cela, Paul n’en faisait pas grand cas, car il disait que les idoles ne sont rien. C’était simplement une question de conscience, sauf quand cela offensait un frĂšre plus faible, auquel cas ce n’était pas autorisĂ©. De plus, cette rĂ©vĂ©lation de l’Apocalypse s’adresse aux gens des nations et non aux Juifs, puisqu’il s’agit d’Églises des nations. Je vois ceci du mĂȘme point de vue que je vois les paroles du Seigneur : “Si vous ne mangez Ma chair, et si vous ne buvez Mon sang, vous n’avez point la vie en vous-mĂȘmes. L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu.” Vous voyez que manger, en fait, c’est “avoir part à”, au sens spirituel. Ainsi, quand ces gens se prosternaient devant les statues, qu’ils allumaient des cierges, qu’ils cĂ©lĂ©braient des fĂȘtes paĂŻennes, qu’ils confessaient leurs pĂ©chĂ©s Ă  des hommes (toutes ces choses appartiennent Ă  la religion du diable), ils avaient part avec le diable, et non avec le Seigneur. Ils Ă©taient dans l’idolĂątrie, qu’ils aient voulu l’admettre ou non. Ils ont beau dire que les autels et l’encens ne sont lĂ  que pour leur rappeler les priĂšres du Seigneur, ou tout ce qu’ils peuvent penser que cela signifie; ils ont beau dire que prier devant une statue, c’est seulement pour donner plus de poids Ă  leur priĂšre; que quand ils se confessent au prĂȘtre, c’est en rĂ©alitĂ© Ă  Dieu qu’ils se confessent dans leur cƓur; et quand ils disent que le prĂȘtre leur pardonne, ils disent qu’il le fait simplement au Nom du Seigneur; ils ont beau dire ce qu’ils veulent, mais ils ont part Ă  la religion bien connue de Babylone, cette religion satanique; ils se sont attachĂ©s Ă  des idoles et ont commis la fornication spirituelle, qui signifie la mort. Ils sont morts.

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   L’Église et l’État Ă©taient donc mariĂ©s. L’Église s’était attachĂ©e aux idoles. DĂ©sormais appuyĂ©s par la puissance de l’État, ils pensaient que maintenant “le royaume Ă©tait venu, et la volontĂ© de Dieu s’était imposĂ©e sur la terre”. Rien d’étonnant Ă  ce que l’Église catholique romaine ne s’attende pas au retour du Seigneur JĂ©sus. Ils ne sont pas millĂ©naristes; ils ont leur millĂ©nium ici mĂȘme. Le pape rĂšgne dĂ©jĂ , et Dieu rĂšgne en lui. D’aprĂšs eux donc, quand Il viendra, ce sera quand les nouveaux cieux et la nouvelle terre seront prĂ©parĂ©s. Mais ils se trompent. Le pape est le chef de la fausse Église, et il y aura un millĂ©nium; mais le pape ne sera pas lĂ . Il sera ailleurs.

L’AVERTISSEMENT

   Apocalypse 2.16 : “Repens-toi donc; sinon, Je viendrai Ă  toi bientĂŽt, et Je les combattrai avec l’épĂ©e de Ma bouche.”

    Que peut-Il dire d’autre? Dieu peut-Il passer par-dessus le pĂ©chĂ© de ceux qui ont portĂ© Son Nom en vain? Il n’y a qu’un seul moyen de recevoir la grĂące Ă  l’heure du pĂ©chĂ© : SE REPENTIR. Confessez que vous avez tort. Venez Ă  Dieu pour recevoir le pardon et l’Esprit de Dieu. C’est un ordre que Dieu vous donne. DĂ©sobĂ©ir, c’est la mort, car Il dit : “Je livrerai bataille contre vous avec l’épĂ©e de Ma bouche.” La bĂȘte a livrĂ© bataille contre les saints, mais Dieu livrera bataille contre la bĂȘte. Ceux qui ont combattu la Parole se retrouveront un jour combattus par la Parole. C’est une chose grave que de retrancher ou d’ajouter Ă  la Parole de Dieu. Car ceux qui l’ont changĂ©e, qui en ont fait ce qui leur convenait, quelle autre fin auront-ils que la mort et la destruction? Mais la grĂące de Dieu crie encore : “Repentez-vous!” Oh, comme la pensĂ©e de la repentance est douce. Je n’ai rien Ă  T’apporter, mais Ă  Ta croix je veux rester. J’apporte ma tristesse. Je me repens de ce que je suis, et de ce que j’ai fait. Maintenant, c’est le sang, rien d’autre que le sang de JĂ©sus. Sera-ce la repentance, ou bien l’épĂ©e de la mort? À vous de choisir.

LES RÉCOMPENSES

   Apocalypse 2.17 : “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises : À celui qui vaincra Je donnerai de la manne cachĂ©e, et Je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est Ă©crit un nom nouveau, que personne ne connaĂźt, si ce n’est celui qui le reçoit.”

    Le message adressĂ© Ă  chaque Ăąge contient un encouragement pour le croyant, pour exhorter celui-ci Ă  ĂȘtre victorieux, et ainsi Ă  ĂȘtre rĂ©compensĂ© par le Seigneur. Dans cet Ăąge, l’Esprit promet la manne cachĂ©e et un nom nouveau Ă©crit dans un caillou blanc.

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   Or, comme chacun de ces messages est adressĂ© Ă  l’ â€œange” (au messager humain), ce dernier est le dĂ©positaire d’une lourde responsabilitĂ©, ainsi que d’un merveilleux privilĂšge. Dieu fait des promesses spĂ©ciales Ă  ces hommes, comme Il l’a fait aux douze apĂŽtres assis sur douze trĂŽnes pour juger les douze tribus d’IsraĂ«l. Et puis rappelez-vous que Paul a reçu une promesse spĂ©ciale : celle de prĂ©senter les gens de l’épouse de son Ă©poque Ă  JĂ©sus. II Corinthiens 11.2 : “Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancĂ©s Ă  un seul Ă©poux, pour vous prĂ©senter Ă  Christ comme une vierge pure.” Il en sera de mĂȘme de tous les messagers qui auront Ă©tĂ© fidĂšles Ă  la Parole de leur heure et de leur Ăąge. Il en sera de mĂȘme au dernier jour. Ce sera la mĂȘme rĂ©compense qui avait Ă©tĂ© rĂ©servĂ©e Ă  Paul. Je pense que la plupart d’entre vous se rappellent que je disais que j’avais toujours eu peur de la mort, craignant de rencontrer le Seigneur alors qu’Il serait fĂąchĂ© contre moi parce que je L’avais déçu tant de fois. Eh bien, j’étais en train de penser Ă  cela, un matin au lit, quand soudain j’ai Ă©tĂ© ravi dans une vision trĂšs Ă©trange. Si je dis qu’elle Ă©tait Ă©trange, c’est que j’ai eu des milliers de visions, mais qu’il ne m’avait jamais semblĂ© quitter mon corps. Mais cette fois-lĂ , j’ai Ă©tĂ© ravi, je me suis retournĂ© pour voir mon Ă©pouse, et j’ai vu mon corps allongĂ© lĂ , Ă  cĂŽtĂ© d’elle. Ensuite, je me suis retrouvĂ© Ă  l’endroit le plus beau que j’aie jamais vu. C’était un paradis. Je voyais des foules de gens les plus heureux et les plus beaux que j’aie jamais vus. Ils avaient tous l’air si jeunes – dans les dix-huit Ă  vingt et un ans. Il n’y avait pas un seul cheveu gris, pas une seule ride, ni aucun dĂ©faut parmi eux. Les jeunes femmes avaient toutes les cheveux jusqu’à la taille, et les jeunes hommes Ă©taient remarquablement beaux et forts. Oh, quel accueil ils m’ont rĂ©servĂ©! Ils me prenaient dans leurs bras, ils m’appelaient leur cher frĂšre, et ils ne cessaient de me dire combien ils Ă©taient heureux de me voir. Comme je me demandais qui Ă©taient tous ces gens, quelqu’un Ă  cĂŽtĂ© de moi me dit : “Ce sont les tiens.”

   Saisi d’étonnement, je demandai : “Ces gens sont-ils tous des Branham?”

    Il dit : “Non, ce sont tes convertis.” Puis il me montra une dame et me dit : “Tu vois cette jeune femme que tu admirais il y a un instant? Elle avait quatre-vingt-dix ans quand tu l’as gagnĂ©e au Seigneur.”

     Je dis : “Oh! la la! et dire que c’est de cela que j’avais peur.”

     L’homme me dit : “Nous nous reposons ici en attendant la venue du Seigneur.”

     Je rĂ©pondis : “Je veux Le voir.”

     Il dit : “Tu ne peux pas Le voir pour l’instant, mais Il vient bientĂŽt, et quand Il viendra, c’est Ă  toi qu’Il viendra en premier, et tu seras jugĂ© en fonction de l’Évangile que tu as prĂȘchĂ©, et nous serons tes sujets.”

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     Je dis : “Tu veux dire que je suis responsable de tous ces gens?”

     Il me rĂ©pondit : “De chacun d’eux. Tu es nĂ© chef.”

     Je lui demandai : “Est-ce que chacun sera responsable? Saint Paul aussi?”

     Il me rĂ©pondit : “Il sera responsable pour son Ă©poque Ă  lui.

     – Eh bien, dis-je, j’ai prĂȘchĂ© le mĂȘme Évangile que Paul.” Et la foule s’écria : “Nous nous reposons lĂ -dessus.”

   Oui, je vois que Dieu va donner une rĂ©compense spĂ©ciale Ă  Ses messagers qui se seront fidĂšlement acquittĂ©s de la responsabilitĂ© qu’Il a placĂ©e sur eux. S’ils ont reçu la rĂ©vĂ©lation de la Parole de cet Ăąge-lĂ , qu’ils l’ont fidĂšlement prĂȘchĂ©e Ă  leur Ă©poque et qu’ils ont vĂ©cu ce qu’ils ont prĂȘchĂ©, ils recevront une grande rĂ©compense.

   En gardant cette idĂ©e Ă  l’esprit, considĂ©rez Ă  nouveau ce verset : “Je lui donnerai la manne cachĂ©e.” Nous savons tous que la manne Ă©tait de la nourriture d’anges. Elle Ă©tait ce que Dieu faisait descendre sur l’herbe pour IsraĂ«l Ă  l’époque oĂč ils Ă©taient errants. C’était une nourriture parfaite. Il est surprenant de voir comment ces petits grains de nourriture les gardaient en parfaite santĂ©. Personne ne tombait malade. C’était tout ce dont ils avaient besoin. Au moment de la construction de l’arche, ils y ont mis un peu de cette manne. Ensuite, l’arche a Ă©tĂ© placĂ©e derriĂšre le voile, et seul le souverain sacrificateur osait s’en approcher; et Ă  ce moment-lĂ , il lui fallait avoir avec lui le sang du sacrifice. Le Pain du ciel, symbolisĂ© par la manne, est un jour descendu du ciel et a Ă©tĂ© fait Vie pour tous ceux qui croient en Lui. Il a dit : “Je suis le pain de vie. Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Quiconque mange de ce pain vivra pour toujours.” Quand Il est parti, Il nous a laissĂ© Sa Parole : “L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute Parole qui sort de la bouche de Dieu.”

   Sa Parole Ă©tait le pain. Elle Ă©tait la manne parfaite, et tout homme qui vit par elle ne mourra jamais. Mais, une fois les pĂšres disparus, personne ne semblait plus connaĂźtre la vĂ©ritĂ© exacte, et il semblait qu’en peu de temps cette manne avait Ă©tĂ© cachĂ©e aux gens. Mais dans chaque Ăąge, Dieu a commencĂ© Ă  rĂ©tablir par rĂ©vĂ©lation ce qui Ă©tait cachĂ©, jusqu’à ce qu’en ce dernier jour, conformĂ©ment Ă  Apocalypse 10.7, un prophĂšte vienne rĂ©vĂ©ler tous les mystĂšres, aprĂšs quoi le Seigneur viendra. Donc, dans chaque Ăąge, dis-je, les messagers ont reçu de la vĂ©ritĂ© cachĂ©e. Mais ils ne l’ont pas seulement reçue pour eux-mĂȘmes; c’est comme quand les disciples ont reçu la mission de servir des pains et des poissons Ă  la foule : JĂ©sus leur donnait la nourriture rompue, mais eux, Ă  leur tour, la distribuaient aux gens. Dieu donne Sa manne cachĂ©e au vainqueur. Il ne peut pas en ĂȘtre autrement. Il n’ouvrirait pas Ses trĂ©sors Ă  ceux qui repoussent ce qui est dĂ©jĂ  rĂ©vĂ©lĂ©.

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   Ce que j’ai dit du messager de chaque Ăąge, qui reçoit de Dieu une partie de la vĂ©ritĂ© originelle de la PentecĂŽte se trouve sous forme de type dans l’Ancien Testament, alors que MoĂŻse a reçu l’ordre de prĂ©lever trois pintes et demie de manne et de les mettre dans un vase d’or derriĂšre le voile du lieu trĂšs saint. LĂ , le souverain sacrificateur de chaque gĂ©nĂ©ration pouvait entrer, avec le sang du sacrifice. Ensuite, il pouvait prendre une petite portion de cette manne (car elle ne se corrompait pas) qui faisait partie de la manne originelle, et la manger. Or, dans chaque Ăąge, le messager du Seigneur pour cet Ăąge recevait la rĂ©vĂ©lation de Dieu pour cette pĂ©riode donnĂ©e. Une fois le messager Ă©clairĂ© par la vĂ©ritĂ©, il apportait cette vĂ©ritĂ© aux gens. Et ceux dont les oreilles avaient Ă©tĂ© ouvertes par l’Esprit entendaient cette vĂ©ritĂ©, la croyaient et la vivaient.

   Et puis il y a aussi l’idĂ©e que nous aurons part Ă  la manne cachĂ©e dans l’avenir. Je pense que ce sera d’avoir part Ă©ternellement Ă  la rĂ©vĂ©lation de JĂ©sus-Christ dans les Ăąges Ă©ternels Ă  venir. Sans cela, comment pourrions-nous commencer Ă  connaĂźtre les richesses insondables de Son Être? Tout ce que nous avons dĂ©sirĂ© savoir, toutes nos questions restĂ©es sans rĂ©ponse, tout cela sera rĂ©vĂ©lĂ©. C’est de Christ, qui est notre vie, que nous le recevrons. Oh, parfois, nous nous disons que nous dĂ©couvrons un peu de Lui et de Sa Parole ici-bas, et cela fait tellement de bien, nous nous en rĂ©jouissons; mais un jour, quand notre chair sera transformĂ©e, cette Parole et Lui deviendront ce dont nous n’aurions jamais mĂȘme rĂȘvĂ©.

   Il est aussi dit ici qu’Il donnera au vainqueur un caillou blanc, et que dans (et non sur) le caillou il y aura un nom nouveau, que celui qui le porte sera le seul Ă  connaĂźtre. L’idĂ©e d’un nom nouveau est dĂ©jĂ  familiĂšre : Abram est devenu Abraham, SaraĂŻ est devenue Sara, Jacob est devenu IsraĂ«l, Simon est devenu Pierre, et Saul est devenu Paul. Ces noms ont provoquĂ© un changement, ou bien ils ont Ă©tĂ© donnĂ©s Ă  cause d’un changement qui s’était opĂ©rĂ©. Ce n’est qu’aprĂšs que le Seigneur a changĂ© le nom d’Abram et de SaraĂŻ qu’ils ont Ă©tĂ© prĂ©parĂ©s Ă  recevoir le fils Ă  venir. Dans le cas de Jacob, ce dernier a dĂ» vaincre, et ensuite il a Ă©tĂ© nommĂ© prince. Dans le cas de Simon et de Saul, le changement est intervenu une fois qu’ils avaient reçu le Seigneur. Et aujourd’hui, chacun de nous, les vrais croyants, a changĂ© de nom. Nous sommes des ChrĂ©tiens. C’est un nom que nous portons tous. Mais un jour, nous changerons de nouveau : assurĂ©ment, nous recevrons un nom nouveau. Ce nom pourrait bien ĂȘtre notre vĂ©ritable nom originel qui est Ă©crit dans le Livre de Vie de l’Agneau depuis la fondation du monde. Il connaĂźt ce nom, mais nous ne le connaissons pas. Un jour, selon Son bon plaisir, nous aussi, nous le connaĂźtrons.

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   Un caillou blanc. Comme c’est beau. Voici encore une image du saint qui reçoit de la main de Dieu une rĂ©compense pour les Ă©preuves qu’il a endurĂ©es sur terre. Vous savez qu’aprĂšs Constantin, la fausse Église a pu puiser dans le trĂ©sor de l’État, et ainsi bĂątir de beaux Ă©difices pleins de belles statues. Ces statues, sculptĂ©es en marbre blanc, Ă©taient en rĂ©alitĂ© des idoles romaines qu’on avait renommĂ©es du nom des saints. Les Ă©glises et le mobilier qu’elles contenaient Ă©taient d’une beautĂ© exceptionnelle, comme on peut le voir aujourd’hui. Mais Dieu n’était pas avec eux. OĂč Ă©tait Dieu? Il Ă©tait avec Ses saints, dans une humble demeure, dans une caverne, dans un lieu sauvage dans la montagne, oĂč ils se cachaient loin des membres de la fausse Église. Ils n’avaient pas de beaux Ă©difices, de chorales en habit de cĂ©rĂ©monie, ni de beaux vĂȘtements ou d’autres attractions mondaines. Mais maintenant, dans cette promesse spĂ©ciale que Dieu a donnĂ©e aux vrais croyants de tous les Ăąges, Dieu a dĂ©clarĂ© qu’Il leur donnerait des rĂ©compenses d’une grande beautĂ© et d’une durĂ©e Ă©ternelle. Que les riches regardent les pauvres de haut. Qu’ils donnent de grosses sommes d’argent Ă  l’Église pour qu’à son tour celle-ci honore le donateur en disposant une plaque de marbre ou une statue en leur honneur, Ă  la vue du public pour que tous applaudissent. Un jour, le Dieu qui voit et qui sait tout fera de nouveau l’éloge de la veuve qui a donnĂ© tout ce qu’elle avait, mĂȘme si ce n’étaient que deux petites piĂšces, et Il rĂ©compensera Lui-mĂȘme avec les trĂ©sors des cieux.

   Oui, la manne cachĂ©e, et un nom nouveau dans un caillou blanc. Comme le Seigneur est bon de nous rĂ©compenser de façon si merveilleuse, nous qui sommes si indignes. Oh, je veux ĂȘtre prĂȘt en tout temps Ă  faire Sa volontĂ©, et amasser des trĂ©sors dans le ciel.
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