ACCUEIL PRÉDICATIONS BIBLE LIVRES VIDÉO CONTACTS LANGUE

PrĂ©dication ExposĂ© des sept ages de l'Eglise : Age de l’Eglise de Thyatire de William Branham a Ă©tĂ© prĂȘchĂ©e 65-0005 La durĂ©e est de: .pdf La traduction VGR
TĂ©lĂ©charger:    .doc    .pdf    .pdf (brochure)    .mp3

ExposĂ© des sept ages de l'Eglise : Age de l’Eglise de Thyatire

Apocalypse 2.18-29

 

Sept Ăąges chapitre 6 page 205

   Ă‰cris Ă  l’ange de l’Église de Thyatire : Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables Ă  de l’airain ardent :

     Je connais tes Ɠuvres, ton amour, ta foi, ton fidĂšle service, ta constance, et tes derniĂšres Ɠuvres plus nombreuses que les premiĂšres.

     Mais ce que J’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme JĂ©zabel, qui se dit prophĂ©tesse, enseigner et sĂ©duire Mes serviteurs, pour qu’ils se livrent Ă  l’impudicitĂ©, et qu’ils mangent des viandes sacrifiĂ©es aux idoles.

     Je lui ai donnĂ© du temps, afin qu’elle se repentĂźt, et elle ne veut pas se repentir de son impudicitĂ©.

     Voici, Je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation Ă  ceux qui commettent adultĂšre avec elle, Ă  moins qu’ils ne se repentent de leurs Ɠuvres.

     Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Églises connaĂźtront que Je suis celui qui sonde les reins et les cƓurs, et Je vous rendrai Ă  chacun selon vos Ɠuvres.

     À vous, Ă  tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis : Je ne mets pas sur vous d’autre fardeau;

     Seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que Je vienne.

      À celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin Mes Ɠuvres, Je donnerai autoritĂ© sur les nations.

     Il les paĂźtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que Moi-mĂȘme J’en ai reçu le pouvoir de Mon PĂšre.

     Et Je lui donnerai l’étoile du matin.

     Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.

THYATIRE

   Historiquement, la citĂ© de Thyatire Ă©tait la moins remarquable des sept citĂ©s de l’Apocalypse. Elle se trouvait aux confins de la Mysie et de l’Ionie. Plusieurs cours d’eau passaient Ă  proximitĂ©, mais ils Ă©taient tous pleins de sangsues. Son trait le plus marquant Ă©tait la richesse Ă©conomique que lui apportaient les corporations de potiers, de tanneurs, de tisserands, de teinturiers, de tailleurs, etc. Lydie, la vendeuse de pourpre, Ă©tait originaire de cette ville. Elle fut la premiĂšre convertie de Paul en Europe.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 206

   Si l’Esprit a choisi cette ville comme celle qui contenait dĂ©jĂ  les Ă©lĂ©ments spirituels qui allaient caractĂ©riser le quatriĂšme Ăąge, c’est Ă  cause de sa religion. La religion dominante, Ă  Thyatire, Ă©tait le culte d’Apollon TyrimnĂ©e, associĂ© au culte de l’empereur. Apollon Ă©tait le dieu-soleil, le second en puissance aprĂšs Zeus, son pĂšre. On l’appelait “celui qui dĂ©tourne le mal”; il gouvernait le droit religieux et l’expiation (le moyen de rĂ©parer ses fautes et sa culpabilitĂ©). Platon disait de lui : “Il explique aux hommes l’institution des temples, des sacrifices et du service des dieux, ainsi que des rites liĂ©s Ă  la mort et Ă  la vie postĂ©rieure.” Il communiquait aux hommes sa connaissance de “l’avenir” et “la volontĂ© de son pĂšre” Ă  travers les prophĂštes et les oracles. À Thyatire, ce rite Ă©tait prĂ©sidĂ© par une prophĂ©tesse qui s’asseyait sur une chaise Ă  trois pieds et qui entrait en transe pour apporter ses messages.

   Cette religion avait une emprise extraordinaire. Sa formidable puissance ne provenait pas seulement du domaine du mystĂšre, mais elle provenait aussi du fait que l’on ne pouvait pas ĂȘtre membre de l’une des corporations qui permettaient de gagner sa vie sans pratiquer le culte d’Apollon. Tous ceux qui refusaient de se joindre Ă  ces fĂȘtes idolĂątres et Ă  ces orgies licencieuses Ă©taient exclus de ces syndicats du premier siĂšcle. Pour participer Ă  la vie sociale et commerciale, il fallait pratiquer le paganisme idolĂątre.

   Chose fort remarquable, le nom mĂȘme de Thyatire signifie “femme dominatrice”. Ainsi, cet Ăąge se caractĂ©rise par une force dominatrice, une force brute qui envahit tout, qui soumet tout et qui exerce un contrĂŽle despotique. Or, une femme dominatrice, c’est la plus grande malĂ©diction du monde. L’homme le plus sage que le monde ait jamais connu Ă©tait Salomon, et il a dit : “Je me suis appliquĂ© dans mon cƓur Ă  connaĂźtre, Ă  sonder, et Ă  chercher la sagesse et la raison des choses, et Ă  connaĂźtre la folie de la mĂ©chancetĂ© et la stupiditĂ© de la sottise. Et j’ai trouvĂ© PLUS AMÈRE QUE LA MORT LA FEMME dont le cƓur est un piĂšge et un filet, et dont les mains sont des liens; celui qui est agrĂ©able Ă  Dieu lui Ă©chappe, mais le PÉCHEUR est pris par elle. Voici ce que j’ai trouvĂ©, dit l’EcclĂ©siaste, en examinant les choses une Ă  une pour en saisir la raison; voici ce que mon Ăąme cherche encore, et que je n’ai point trouvĂ©. J’ai trouvĂ© un homme entre mille; mais je n’ai pas trouvĂ© une femme entre elles toutes.” EcclĂ©siaste 7.25-28. Paul disait : “Je ne permets pas Ă  la femme d’enseigner, ni de PRENDRE de l’autoritĂ©.” Depuis le jardin d’Éden, la femme a toujours cherchĂ© – et avec succĂšs d’ailleurs – Ă  prendre le contrĂŽle de l’homme. Aujourd’hui mĂȘme, nous sommes dans le monde de la femme : tĂ©moin la dĂ©esse de l’AmĂ©rique, qui est une femme nue. Comme l’idole fĂ©minine qui tombait du ciel (rappelez-vous que ses bras Ă©taient des barres de fer) caractĂ©risait le premier Ăąge, celui d’ÉphĂšse, de mĂȘme la puissance de la femme s’est accrue jusqu’à ce qu’elle ait acquis une autoritĂ© absolue, une autoritĂ© qu’elle a usurpĂ©e par son tempĂ©rament de fer.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 207

   Or, la femme n’est pas faite pour avoir un tempĂ©rament de fer. Selon les Saintes Écritures, elle doit ĂȘtre soumise Ă  l’homme. Cela lui est ordonnĂ©. Une femme qui est vraiment femme, qui est entiĂšrement femme, aura ce genre de tempĂ©rament lĂ . Sans ĂȘtre un paillasson; aucun homme qui se respecte ne ferait d’une femme un paillasson. Seulement, elle voudra ĂȘtre soumise Ă  l’autoritĂ©, et non pas dominer l’homme, car c’est lui le chef de la maison. Si elle s’écarte de ce modĂšle que Dieu a Ă©tabli pour elle, elle est pervertie. Et tout homme qui permet Ă  la femme de prendre autoritĂ© s’écarte aussi de ce modĂšle, et il est perverti. C’est pourquoi une femme NE PEUT PAS PORTER DES VÊTEMENTS D’HOMME NI SE COUPER LES CHEVEUX. Elle ne doit jamais porter des vĂȘtements d’homme ni se couper les cheveux. En le faisant, elle envahirait le domaine de l’homme, elle prendrait autoritĂ©, et elle se pervertirait. Et quand une femme s’empare de la chaire, ce qu’elle a ORDRE DE NE PAS FAIRE, alors elle montre de quel esprit elle est animĂ©e. Être une femme dominatrice, c’est antichrist, et les semences de l’Église catholique romaine sont en elle, bien qu’elle le nie avec vĂ©hĂ©mence. Mais, quand IL S’AGIT DE LA PAROLE, que Dieu soit reconnu pour vrai et toute parole d’homme pour un mensonge. Amen.

   Retournons au commencement. Dans la crĂ©ation physique originelle, telle que nous la connaissons aujourd’hui, Dieu a tout crĂ©Ă© par paires, mĂąle et femelle. Les volailles par deux : coq et poule; le bĂ©tail par deux : vache et taureau; et ainsi de suite. Mais pour ce qui est de l’homme, il n’y en avait qu’un seul. Ce n’était pas un couple. Adam avait Ă©tĂ© crĂ©Ă© Ă  l’image de Dieu. Il Ă©tait un fils de Dieu. Étant un fils de Dieu, il ne pouvait pas ĂȘtre tentĂ© et tomber. Cela aurait Ă©tĂ© impossible. Dieu a donc dĂ» tirer de l’homme un produit dĂ©rivĂ©, pour provoquer la chute. La femme n’est pas issue directement de la main de Dieu, comme un vĂ©ritable produit de Dieu. Elle a Ă©tĂ© faite Ă  partir de l’homme. Et quand Dieu l’a formĂ©e Ă  partir de l’homme, alors elle Ă©tait bien diffĂ©rente des autres femelles qu’Il avait crĂ©Ă©es : elle pouvait ĂȘtre sĂ©duite. Aucune autre femelle, dans la crĂ©ation, ne peut ĂȘtre immorale, mais la femme peut ĂȘtre touchĂ©e n’importe quand, ou presque. C’est cette faiblesse en elle qui a permis Ă  Satan de la sĂ©duire au moyen du serpent, et qui a mis la femme dans une position trĂšs particuliĂšre vis-Ă -vis de Dieu et de Sa Parole. Elle est le type de tout ce qui est vulgaire, vil et rĂ©pugnant d’une part, et d’autre part elle est le type de tout ce qui est pur, beau et saint, Ă©tant le rĂ©ceptacle de l’Esprit et des bĂ©nĂ©dictions de Dieu. D’une part, elle est appelĂ©e la prostituĂ©e qui est ivre du vin de ses fornications. D’autre part, elle est appelĂ©e l’Épouse de Christ. D’une part, elle est appelĂ©e la Babylone MystĂšre, l’abomination devant Dieu. D’autre part, elle est appelĂ©e la Nouvelle JĂ©rusalem, notre mĂšre. D’une part, elle est tellement vile, mĂ©chante et obscĂšne qu’elle est jetĂ©e sans mĂ©nagement dans l’étang de feu, qui est le seul endroit qui puisse lui convenir; et d’autre part, elle est Ă©levĂ©e jusqu’aux cieux, pour partager le trĂŽne mĂȘme de Dieu, qui est le seul endroit qui soit digne d’une telle reine.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 208

   Et dans cet Ăąge de l’Église de Thyatire, elle est une FEMME DOMINATRICE. Elle est la Babylone MystĂšre. Elle est la grande prostituĂ©e. Elle est JĂ©zabel, la fausse prophĂ©tesse. POURQUOI? Parce qu’une vraie femme est soumise Ă  Dieu. Christ est sa tĂȘte. Elle n’a pas d’autre parole que la Sienne, pas d’autres pensĂ©es que les Siennes, pas d’autre conduite que la Sienne. Mais qu’en est-il de cette Église? Elle a rejetĂ© la Parole et dĂ©truit les Bibles ainsi que les prĂ©cieux Ă©crits d’hommes pieux. Elle a mis Ă  mort ceux qui prĂȘchaient la vĂ©ritĂ©. Elle a pris le pouvoir sur les rois, les princes et les nations – elle contrĂŽle les armĂ©es, et elle affirme qu’elle est le vĂ©ritable corps de Christ et que ses papes sont les vicaires du Christ. Elle est entiĂšrement sĂ©duite par le diable, au point qu’à son tour, elle en sĂ©duit d’autres. Elle est l’épouse de Satan, et elle a produit des religions bĂątardes issues de lui.

   Sa domination s’est prolongĂ©e tout au long de l’ñge des tĂ©nĂšbres. Pendant plus de neuf cents ans elle a pillĂ© et dĂ©truit. Elle a tuĂ© les arts, dĂ©truit les sciences, elle n’a produit que la mort, jusqu’à ce que la lumiĂšre de la VĂ©ritĂ© ait presque entiĂšrement disparu et qu’il ne reste plus qu’un faible rai de lumiĂšre. L’huile et le vin avaient presque cessĂ© de couler; mais, mĂȘme si elle dominait les royaumes du monde et exigeait que tous les hommes soient citoyens de cette Église, il restait un petit groupe de gens qui appartenaient Ă  Dieu, qui Ă©taient citoyens du ciel, et ceux-lĂ , elle ne pouvait pas les dĂ©truire. Dieu gardait Son petit troupeau; impossible de les dĂ©truire. Cette Église de Rome Ă©tait tout aussi paĂŻenne et mĂ©chante que la reine Athalie, qui avait essayĂ© de faire pĂ©rir toute la race royale, et qui avait presque rĂ©ussi Ă  le faire, mais DIEU EN AVAIT PROTÉGÉ UN, et de ce dernier d’autres fidĂšles sortirent. De mĂȘme, Dieu protĂ©gea un petit troupeau au cours de cette longue nuit obscure, et, Ă  terme, la vĂ©ritĂ© qu’ils possĂ©daient fit naĂźtre un Luther.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 209

   Quiconque connaĂźt un tant soit peu l’Église catholique romaine et sa forme de culte peut voir pourquoi cette ville de Thyatire a Ă©tĂ© choisie par l’Esprit pour reprĂ©senter l’Église au cours de l’ñge des tĂ©nĂšbres. C’est lĂ , en plein devant nos yeux.

L’ÂGE

   L’Âge de Thyatire, le plus long de tous, dura environ neuf cents ans, de 606 Ă  1520.

LE MESSAGER

   Pendant longtemps, l’Église avait Ă©tĂ© divisĂ©e en deux groupes : celui d’Occident et celui d’Orient. De temps en temps, un rĂ©formateur s’élevait dans l’un des deux groupes, et conduisait pendant quelque temps une partie de l’Église Ă  une relation plus profonde avec Dieu. En Occident, l’un de ces hommes fut François d’Assise. Son Ɠuvre, efficace pendant un moment, finit par ĂȘtre Ă©touffĂ©e par la hiĂ©rarchie de Rome. Pierre Valdo, de Lyon, un marchand qui avait renoncĂ© Ă  sa vie profane, servait le Seigneur avec beaucoup d’ardeur, et il attira beaucoup de gens Ă  Lui, mais le pape entrava son Ɠuvre et l’excommunia. Ni le groupe occidental, ni le groupe oriental n’avait en son sein un homme qui ait pu, Ă  la lumiĂšre de l’Écriture, ĂȘtre le messager de cet Ăąge. Toutefois, deux hommes, dans les Ăźles Britanniques, avaient un ministĂšre en Parole et en actes qui pouvait ĂȘtre soumis avec succĂšs Ă  l’épreuve de la vĂ©ritĂ©. C’étaient saint Patrick et saint Colomba. C’est Ă  saint Colomba qu’échut le rĂŽle de messager.

   Bien que le messager de l’Âge de Thyatire soit saint Colomba, je dĂ©sire m’attarder un peu sur la vie de saint Patrick, qui est un exemple pour nous, et aussi pour montrer la faussetĂ© de la revendication de Rome selon laquelle saint Patrick serait l’un des siens, comme elle l’affirme d’ailleurs aussi de Jeanne d’Arc. Saint Patrick naquit de la sƓur de saint Martin, dans le village de Bonavern, au bord de la Clyde. Un jour, alors qu’il jouait avec ses deux sƓurs sur la berge, des pirates s’approchĂšrent et les enlevĂšrent tous les trois. Nul ne sait ce qu’il advint des sƓurs, mais Patrick (Succat, de son vrai nom) fut vendu Ă  un chef d’Irlande du Nord. Il reçut pour tĂąche de garder les pourceaux. Pour cela, il dressait des chiens. Ses chiens Ă©taient si bien dressĂ©s que beaucoup de gens venaient de prĂšs et de loin pour en acheter. Dans sa solitude, il se tourna vers Dieu et fut sauvĂ©. Il eut alors le dĂ©sir pressant de s’échapper et de retourner chez lui, auprĂšs de ses parents. Il conçut un projet qui tirait grand profit de ses qualitĂ©s de dresseur. Il apprit aux chiens Ă  se coucher sur lui en couvrant son corps, et Ă  ne pas bouger jusqu’à son ordre. Ainsi, un jour que son propriĂ©taire vendait plusieurs chiens, Patrick ordonna aux chiens, sauf au chien de tĂȘte, de monter Ă  bord du bateau. Puis il donna un signal secret au chien de tĂȘte, qui s’enfuit alors, refusant de monter Ă  bord. Pendant que le maĂźtre et l’acheteur tentaient d’attraper le chien, Patrick monta Ă  bord du bateau et, Ă  son signal, les chiens le couvrirent. Puis, d’un coup de sifflet, il fit monter Ă  bord le chien de tĂȘte, qui se coucha sur lui. Comme on ne voyait Patrick nulle part, l’acheteur mit voile pour le large. Une fois le capitaine parvenu trop loin pour pouvoir faire demi-tour, Patrick donna aux chiens un autre signal, et ils devinrent menaçants. Alors, il s’avança vers le capitaine en exigeant que ce dernier le dĂ©pose Ă  terre chez lui, sans quoi il ordonnerait aux chiens de continuer le soulĂšvement et prendrait le contrĂŽle du bateau. Cependant le capitaine Ă©tait ChrĂ©tien; aussi, quand il entendit l’histoire du jeune homme, c’est volontiers qu’il le dĂ©posa Ă  terre chez lui. Patrick y suivit l’enseignement d’un institut biblique, puis retourna en Irlande, oĂč il gagna des milliers d’ñmes Ă  Christ par la Parole et la puissance de Dieu manifestĂ©e Ă  travers de nombreux signes et prodiges. Jamais il ne se rendit Ă  Rome, pas plus qu’il ne fut Ă  aucun moment mandatĂ© par Rome. La vĂ©ritĂ© est que, quand Rome finit par rĂ©ussir Ă  s’implanter sur l’üle, au moment opportun, ils mirent Ă  mort plus de cent mille ChrĂ©tiens issus, au fil des annĂ©es, du groupe qui Ă©tait, Ă  l’origine, venu au Seigneur sous le ministĂšre de saint Patrick.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 210

   Environ soixante ans aprĂšs la mort de saint Patrick naquit Colomba dans le comtĂ© de Donegal en Irlande du Nord. Il appartenait Ă  la famille royale des Fergus. Il devint un Ă©rudit brillant et consacrĂ©, connaissant par cƓur la plus grande partie des Écritures. D’une voix audible, Dieu l’appela Ă  ĂȘtre missionnaire. AprĂšs qu’il eut entendu la voix de Dieu, rien ne put l’arrĂȘter, et son ministĂšre miraculeux a poussĂ© de nombreux historiens Ă  le ranger aux cĂŽtĂ©s des apĂŽtres. Son ministĂšre fut si glorieux, accompagnĂ© de grands signes surnaturels, que certains (surtout des tĂȘtes pensantes Ă  Rome) ont cru exagĂ©rĂ©s les rĂ©cits qu’on en avait faits.

   Au cours d’un de ses voyages missionnaires, en s’approchant d’une ville fortifiĂ©e, il trouva les portes closes pour l’empĂȘcher d’entrer. Il Ă©leva la voix en priĂšre pour que Dieu intervienne et lui ouvre l’accĂšs auprĂšs des gens pour prĂȘcher. Mais pendant qu’il priait, les magiciens de la cour firent un grand vacarme pour le dĂ©ranger. Il entonna alors un psaume. Alors qu’il chantait, Dieu amplifia tellement le volume de sa voix qu’il couvrit les cris des paĂŻens. Soudain, les portes s’ouvrirent brusquement d’elles-mĂȘmes. Colomba entra, prĂȘcha l’Évangile, et gagna beaucoup d’ñmes au Seigneur.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 211

   Une autre fois, alors qu’on l’avait encore empĂȘchĂ© d’entrer dans un village, comme il se mettait en route pour repartir, le fils du chef tomba gravement malade. Comme il Ă©tait Ă  l’article de la mort, on alla rapidement quĂ©rir saint Colomba. Ce dernier prononça la priĂšre de la foi, et le garçon fut guĂ©ri instantanĂ©ment. Le village s’ouvrit alors Ă  l’évangĂ©lisation.

   Le pur Évangile que prĂȘchaient Colomba et ses collaborateurs se rĂ©pandit dans toute l’Écosse, et cette contrĂ©e se tourna vers Dieu. DĂ©bordant l’Écosse, il toucha aussi l’Irlande et l’Europe du Nord. Sa façon de rĂ©pandre l’Évangile Ă©tait la suivante : un groupe d’une douzaine d’hommes, sous la conduite d’un chef, se rendait dans une rĂ©gion non encore touchĂ©e par l’Évangile et y fondait une vĂ©ritable petite ville centrĂ©e sur l’Évangile. Parmi ces douze hommes, on trouvait des menuisiers, des enseignants, des prĂ©dicateurs, etc., tous merveilleusement versĂ©s dans la Parole et menant une vie sainte. Cette petite colonie Ă©tait entourĂ©e d’un mur. Avant longtemps, cette enceinte Ă©tait entourĂ©e de maisons habitĂ©es par des Ă©tudiants et leurs familles. Ces Ă©tudiants Ă©tudiaient la Parole et se prĂ©paraient Ă  partir au service du Seigneur comme missionnaires, comme conducteurs spirituels et comme prĂ©dicateurs. Ces hommes pouvaient se marier, bien que beaucoup s’en soient abstenus pour pouvoir mieux servir Dieu. En ne demandant aucune subvention de l’État, ils restĂšrent Ă  l’écart de la politique. Au lieu d’attaquer sans cesse les autres religions, ils enseignaient la vĂ©ritĂ©, car ils croyaient que la vĂ©ritĂ© Ă©tait une arme suffisante pour parvenir aux fins auxquelles Dieu les avait appelĂ©s. Ils Ă©taient tout Ă  fait indĂ©pendants de Rome.

   Saint Colomba fut le fondateur d’un grand institut biblique sur l’üle d’I (au large de la cĂŽte sud-ouest de l’Écosse). Quand il y arriva, l’üle Ă©tait si aride et rocailleuse qu’elle n’aurait pas suffi Ă  les nourrir tous. Mais Colomba planta la semence d’une main en levant l’autre main en priĂšre. Aujourd’hui, l’üle est l’une des plus fertiles au monde. De cette Ăźle centrĂ©e sur la Bible sortirent de puissants enseignants revĂȘtus de sagesse et de la puissance de Dieu.

   En lisant l’histoire de ce grand serviteur de Dieu et de l’Ɠuvre merveilleuse qu’il a accomplie, j’eus le cƓur attristĂ© de voir que la puissance papale, avide de soumettre tous les hommes Ă  son emprise, vint ensuite souiller ces champs de mission et dĂ©truire la vĂ©ritĂ© telle qu’elle avait Ă©tĂ© enseignĂ©e par Colomba.

LA SALUTATION

   Apocalypse 2.18 : “Voici ce que dit le Fils de Dieu, Celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables Ă  de l’airain ardent.”

Sept Ăąges_chapitre 6  page 212

    La rĂ©vĂ©lation de la DivinitĂ© pour cet Âge de Thyatire, c’est que JĂ©sus est le Fils de Dieu. Autrefois, aux jours de Sa chair, Il fut connu comme le Fils de l’Homme. Mais Ă  prĂ©sent, ce n’est plus selon la chair que nous Le connaissons. Il n’est plus le Fils de l’Homme, le Grand ProphĂšte, rassemblant toutes les prophĂ©ties en Lui-mĂȘme. Le Fils unique est de retour dans le sein du PĂšre. Maintenant, nous Le connaissons selon la puissance de la rĂ©surrection. Il est ressuscitĂ©, Il a pris possession de Sa grande puissance, et Il est au-dessus de tous et a autoritĂ© sur tous, Ă  la louange de Sa gloire. Il ne partagera pas Sa gloire avec un autre. Il n’abandonnera la conduite de l’Église Ă  aucun homme.

   Il porte les regards sur Thyatire, et Il voit, dans cette ville et dans ce quatriĂšme Ăąge, l’honneur qui Lui appartient Ă  Lui seul ĂȘtre rendu Ă  un autre. La fureur du jugement Ă©tincelle dans Ses yeux quand Il voit Apollon vĂ©nĂ©rĂ© comme Fils de Dieu, alors que Lui seul est le Fils Unique du PĂšre. Combien terrible sera Son jugement sur la religion de cet Âge de Thyatire, oĂč les membres d’Église, comme les adorateurs paĂŻens du fils du dieu (Apollon, fils de Zeus), Ă©lĂšvent un chef humain pour qu’il soit adorĂ©, avec l’appui du pouvoir de l’État. En effet, c’est exactement cela qu’Il a vu. L’Église catholique romaine, entiĂšrement plongĂ©e dans une idolĂątrie basĂ©e sur les rites du dieu soleil (Apollon), avait Ă©levĂ© un homme au rang de divinitĂ© (pape) par le mariage de l’Église avec l’État. En effet, Thomas d’Aquin et Alverus Pelagius avaient formulĂ© la dĂ©claration suivante : “Le pape semble ĂȘtre, pour ceux qui le voient d’un regard spirituel, non pas un homme, mais un Dieu. Son autoritĂ© ne connaĂźt aucune limite. Il peut dĂ©clarer vrai ce qu’il veut, et il peut retirer ses droits Ă  quiconque s’il le trouve bon. Douter de ce pouvoir universel aboutit a ĂȘtre exclu du salut. Les grands ennemis de l’Église sont les hĂ©rĂ©tiques qui refusent de porter le joug de l’obĂ©issance fidĂšle.”

   “Il y a un seul mĂ©diateur entre Dieu et les hommes, JĂ©sus-Christ homme (le Fils de Dieu).” I TimothĂ©e 2.5. Mais le pape, Ă  Rome, a changĂ© la Parole. Il l’a remplacĂ©e par : “Un seul mĂ©diateur entre Dieu et l’homme (et non les hommes).” C’est donc maintenant lui qui fait la mĂ©diation entre le mĂ©diateur et les hommes. Seulement, il n’y a pas d’autre mĂ©diateur que le Fils. Le pape prononce le salut par l’Église de Rome, mais il n’y a pas de salut si ce n’est par le Fils de Dieu. Pas Ă©tonnant alors que la flamme du jugement Ă©tincelle dans Ses yeux. Pas Ă©tonnant que Ses pieds soient comme de l’airain ardent, alors qu’Il s’apprĂȘte Ă  Ă©craser et Ă  rĂ©duire en poussiĂšre les mĂ©chants royaumes de ce monde. Remercions Dieu pour ces puissants pieds d’airain. Ils ont traversĂ© le jugement pour nous. Ils sont maintenant notre fondement, car ce qu’Il a acquis est Ă  nous. Nous sommes identifiĂ©s Ă  Lui, JĂ©sus, le Fils de Dieu.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 213

   C’est dans cet Ăąge que nous voyons s’élever le mahomĂ©tisme, qui nie le Fils de Dieu et qui condamne Ă  mort tous ceux qui se disent ChrĂ©tiens.

   C’est Ă©galement dans cet Ăąge que la fausse Église dĂ©fia le premier commandement du Dieu Tout-Puissant, puis se hĂąta d’enfreindre le second en installant le pape Ă  la place de JĂ©sus-Christ, et en instaurant le culte des idoles et en l’imposant avec une force telle que ceux qui refusaient de faire une place aux icĂŽnes dans l’Église devaient mourir. Sous le seul rĂšgne de l’impĂ©ratrice ThĂ©odora, de 842 Ă  867, plus de cent mille saints furent mis Ă  mort parce qu’ils n’accordaient aucune valeur aux statues.

   AssurĂ©ment, cet Ăąge doit se repentir, sous peine de tout perdre. Voici le Seigneur de Gloire, Dieu, Dieu Lui-mĂȘme – Sa Parole est laissĂ©e de cĂŽtĂ©, Sa personne est rejetĂ©e, mais les mains humaines et les cƓurs humains ne peuvent pas Le dĂ©trĂŽner. Ils ont beau Le renier, Lui demeure fidĂšle. “Ne crains point, petit troupeau; car votre PĂšre a trouvĂ© bon de vous donner le royaume. Et quand Je viendrai avec les pieds d’airain et les yeux flamboyants, Je rĂ©tribuerai. À Moi la vengeance, Ă  Moi la rĂ©tribution”, dit l’Éternel.

L’ÉLOGE

   Apocalypse 2.19 : “Je connais tes Ɠuvres, et ton amour, et ta foi, et ton service, et ta patience, et tes derniĂšres Ɠuvres qui dĂ©passent les premiĂšres.” [version Darby]

   Nous retrouvons ici le mĂȘme commentaire en introduction : “Je connais tes Ɠuvres.” Le Fils de Dieu Lui-mĂȘme a dit : “Croyez en Moi Ă  cause de Mes Ɠuvres.” Quand Il Ă©tait sur terre, Il a insistĂ© tout particuliĂšrement sur Ses Ɠuvres. Les Ɠuvres qu’Il a faites Ă©taient prĂ©vues par Dieu pour inspirer la foi en Lui. Elles constituaient une grande partie de Son ministĂšre. Son Saint-Esprit dans l’apĂŽtre Paul disait : “Car nous sommes Son ouvrage, ayant Ă©tĂ© crĂ©Ă©s en JĂ©sus-Christ pour de bonnes Ɠuvres, que Dieu a prĂ©parĂ©es d’avance, afin que nous les pratiquions.” ÉphĂ©siens 2.10. Ces Ɠuvres avaient pour objet d’inspirer la foi en Lui en dĂ©montrant cette relation avec Lui que Paul dĂ©finit comme “ayant Ă©tĂ© crĂ©Ă©s en Lui”.

   Or, les Ɠuvres ne peuvent pas remplacer la foi en Dieu pour notre salut. Mais les Ɠuvres manifesteront la foi que nous avons dĂ©jĂ  placĂ©e en Lui. Les bonnes Ɠuvres ne peuvent pas vous sauver, mais elles proviendront d’une vie sauvĂ©e, comme fruit pour le Seigneur. Je crois dans les bonnes Ɠuvres. MĂȘme si un homme n’est pas sauvĂ©, il doit faire de bonnes Ɠuvres, il doit faire de son mieux. Ce qui est horrible aux yeux de Dieu, c’est que des hommes fassent des Ɠuvres mauvaises, pour ensuite dire qu’ils accomplissent la volontĂ© du Seigneur. C’est ce que faisaient les Ă©vĂȘques, les papes et la hiĂ©rarchie de Rome. Ils commettaient des meurtres, des mutilations et toutes sortes de mauvaises choses au Nom du Seigneur. Ils vivaient des vies tout Ă  fait Ă  l’opposĂ© de ce qu’enseigne la Parole. Dans ce mauvais jour, les vrais croyants brillaient comme une lampe dans un lieu obscur, en faisant constamment le bien. En effet, ils rĂ©pondaient Ă  la malĂ©diction par la bĂ©nĂ©diction, et ils agissaient selon la vĂ©ritĂ© pour honorer Dieu, mĂȘme si beaucoup d’entre eux l’ont payĂ© de leur vie.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 214

   Dans ce verset, Il fĂ©licite Ses enfants, parce qu’ils vivaient une vie changĂ©e. Leurs Ɠuvres tĂ©moignaient d’un Esprit nouveau Ă  l’intĂ©rieur. Les hommes ont vu leurs bonnes Ɠuvres et ont glorifiĂ© Dieu. Oui monsieur, si vous ĂȘtes ChrĂ©tien, vous ferez ce qui est bien. Vos Ɠuvres montreront que votre cƓur est juste. Et ce ne sera pas un vernis rajoutĂ©, car vous ferez Sa volontĂ©, mĂȘme quand seul Dieu vous voit, et vous ferez Sa volontĂ© mĂȘme au prix de votre vie.

   â€œJe connais ton amour, et ta foi, et ton service, et ta patience.” Vous remarquerez que leur amour se trouve placĂ© entre “les Ɠuvres” et “le service”. C’est bien l’endroit qui lui convient, car sans amour, nos Ɠuvres ne sont pas acceptĂ©es par Dieu, et notre service non plus. Paul disait, en s’adressant aux Corinthiens : “Sans l’amour, je ne suis rien; et ce que je fais ne sert Ă  rien si ce n’est pas fait dans l’amour.” Or, vous voyez ici que ces croyants n’étaient pas de la catĂ©gorie de ces NicolaĂŻtes, qui faisaient des Ɠuvres pour parvenir au salut ou pour ĂȘtre admirĂ©s des hommes. C’est par l’amour de Dieu – rĂ©pandu dans leur cƓur par le Saint-Esprit – qu’ils accomplissaient leurs Ɠuvres. Cet amour qui Ă©tait dans leur cƓur, c’était l’amour de Dieu pour les Siens. JĂ©sus a dit : “À ceci tous connaĂźtront que vous ĂȘtes MES disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.” Les paĂŻens, en voyant la vie des premiers ChrĂ©tiens, disaient : “Voyez comme ils s’aiment!” Jean a dit : “Quiconque aime est nĂ© de Dieu.” I Jean 4.7.

   J’aimerais maintenant vous donner un avertissement. Il est dit, au sujet des derniers jours, que l’amour du plus grand nombre se refroidirait Ă  cause de l’accroissement de l’iniquitĂ©. Dans l’Âge de LaodicĂ©e, le dernier Ăąge, l’amour de soi-mĂȘme et l’amour des choses matĂ©rielles prendront la place du vĂ©ritable amour de Dieu. Nous devons nous mettre en garde contre la puissance du pĂ©chĂ© dans ces derniers jours. Tant de gens s’endurcissent parce qu’ils ne sont pas conscients de l’effet de l’esprit de ce dernier Ăąge. Il est temps de nous approcher de Dieu et de Le laisser remplir nos vies de Son amour, sinon nous sentirons la froideur de l’Église du dernier jour, et nous rejetterons la vĂ©ritĂ© de Dieu qui seule peut nous aider.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 215

   À travers ces annĂ©es sombres et redoutables, la vraie vigne a gardĂ© son amour pour Dieu et pour ses frĂšres. Dieu les a fĂ©licitĂ©s de cela.

   â€œJe connais ton service.” JĂ©sus a dit : “Le plus grand de tous est le serviteur de tous.” Un homme plein de sagesse a commentĂ© cette phrase; voici ce qu’il disait : “Seule l’histoire prouvera que cette affirmation est vraie.” Cet homme avait raison. Tous les vrais grands hommes de l’histoire Ă©taient des serviteurs. Ceux qui exigeaient d’ĂȘtre servis, ceux qui opprimaient, ceux qui convoitaient toujours les places de chef, ceux-lĂ  ont fini dans la honte. MĂȘme les hommes trĂšs riches sont condamnĂ©s par Dieu quand ils n’ont pas su bien utiliser leur richesse. Mais examinez l’histoire, et vous verrez que les grands hommes, les vrais, ont Ă©tĂ© ceux qui servaient les autres. L’histoire n’a jamais de grandes choses Ă  dire de ceux pour qui l’on a fait beaucoup, mais elle louera toujours ceux qui ont fait beaucoup pour les autres. Maintenant appliquons cela Ă  nous-mĂȘmes. Comme le Fils de l’Homme est venu, non pour ĂȘtre servi, mais pour servir, de mĂȘme nous devons suivre Son exemple. Regardez-Le se pencher sur les pieds des apĂŽtres et laver ces pieds sales et fatiguĂ©s. Il dit : “En ce moment vous ne comprenez pas ce que Je fais, mais vous le comprendrez bientĂŽt. Mais ce que vous Me voyez faire, vous devez le faire aussi.” Il s’est fait serviteur pour que Dieu puisse L’élever au plus haut. Et un jour, au jugement des saints, nous L’entendrons dire : “C’est bien, bon et fidĂšle SERVITEUR, entre dans la joie du Seigneur.” C’est difficile d’ĂȘtre toujours un serviteur. Mais ceux qui se dĂ©pensent sans compter pour les autres s’assiĂ©ront un jour avec Lui sur Son trĂŽne. Ce jour-lĂ , ils seront rĂ©compensĂ©s de leurs efforts. “Travaillons pour notre MaĂźtre tandis qu’il fait encore jour. Parlons de Son amour et de Sa bontĂ©! S’Il nous trouve Ă  notre poste, pleins de zĂšle et pleins d’amour, Ă  l’appel de la trompette, je serai prĂȘt.”

   â€œJe connais ta foi.” Il ne dit pas ici comme Ă  l’Église de Pergame : “Tu tiens ferme MA foi.” Ici, Il ne parle plus de Sa foi Ă  Lui, mais Il les fĂ©licite pour leur fidĂ©litĂ©. En mĂȘme temps, Il parle aussi de leur “patience”. Or, la fidĂ©litĂ© et la patience vont ensemble. En fait, la patience, c’est le produit de la fidĂ©litĂ©, car il est dit dans Jacques 1.3 : “L’épreuve de votre foi produit la patience.” Il n’y a absolument aucun autre moyen d’obtenir la patience. Elle doit venir par l’épreuve de notre foi. Romains 5.3 : “La tribulation produit la patience.” [version Darby]  Nous pouvons voir dans Jacques 1.4 combien Dieu apprĂ©cie ce produit de notre patience : “Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son Ɠuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.”  La volontĂ© de Dieu pour nous, c’est la Perfection. Et cette perfection, c’est la patience : de s’attendre Ă  Dieu et d’attendre Dieu. C’est ainsi qu’on dĂ©veloppe le caractĂšre. Quel grand Ă©loge Dieu fait de ces saints de l’ñge des tĂ©nĂšbres. Patients comme des agneaux qu’on mĂšne Ă  l’abattoir, ils servirent Dieu avec amour et fidĂ©litĂ©. Tout ce qu’ils attendaient de la vie, c’était de servir leur Seigneur. Quelle glorieuse rĂ©compense ils se sont prĂ©parĂ©e!

Sept Ăąges_chapitre 6  page 216

   â€œJe connais tes derniĂšres Ɠuvres qui dĂ©passent les premiĂšres.” C’est lĂ  quelque chose de vraiment remarquable. Alors que les tĂ©nĂšbres de l’ñge s’épaississaient, alors que la liste du tableau d’honneur des martyrs s’allongeait de jour en jour, ils redoublaient d’ardeur au travail, de zĂšle pour le service, et de foi. Quelle tragĂ©die cela avait Ă©tĂ© de voir diminuer l’amour dans l’Âge d’ÉphĂšse. Et nulle part dans les autres Ăąges il n’est fait mention d’un accroissement du travail de l’amour. Dans cet Ăąge-ci, en revanche, dans le plus sombre de tous les Ăąges, ils redoublaient d’ardeur Ă  Le servir. Quelle leçon! Ce service offert par amour au Seigneur ne cesse pas; bien au contraire, il augmente. VoilĂ  le secret. Que l’ennemi essaie de nous empĂȘcher de servir le Seigneur – notre rĂ©ponse est : Servons-Le d’autant plus! Quand les faibles gĂ©missent de terreur, c’est le moment de crier victoire.

   â€œJe connais tes derniĂšres Ɠuvres, qui dĂ©passent les premiĂšres.” Comme nous l’avons dĂ©jĂ  dit, cet Ăąge est appelĂ© l’ñge des tĂ©nĂšbres parce que c’est bien la pĂ©riode la plus sombre de l’histoire. C’était l’ñge du pape Innocent III qui revendiqua le titre de “vicaire du Christ, souverain suprĂȘme de l’Église et du monde”, et qui institua l’INQUISITION – sous son rĂšgne, cette derniĂšre versa plus de sang que toute autre Ă©poque (nous excluons la RĂ©forme). C’était l’ñge de la pornocratie, du rĂšgne des courtisanes. Serge III avait une maĂźtresse et “il remplit le chƓur papal de ses maĂźtresses et de ses fils illĂ©gitimes, et fit du palais du pape une caverne de voleurs”. Anastase III mourut Ă©tranglĂ© par Marozia, la maĂźtresse de Serge. Jean XI Ă©tait le fils illĂ©gitime de Marozia. Jean XII Ă©tait le petit-fils de Marozia, et il “violait les veuves et les vierges, et il fut tuĂ© en plein acte d’adultĂšre par un mari furieux”. C’était l’époque du schisme papal, oĂč deux lignĂ©es de papes (l’une Ă  Avignon, l’autre Ă  Rome) se maudissaient et se combattaient mutuellement. Ces papes n’étaient pas seulement coupables d’actes sexuels immoraux (avoir d’innombrables enfants illĂ©gitimes, se livrer Ă  la sodomie, etc.), mais ils se rendirent Ă©galement coupables de vendre les fonctions sacerdotales au plus offrant.

   Jamais la lumiĂšre n’a lui aussi faiblement que dans cet Ăąge, et pourtant les quelques croyants de cet Ăąge travaillĂšrent avec d’autant plus de ferveur que les tĂ©nĂšbres s’épaississaient, si bien que vers la fin de l’ñge, beaucoup s’élevĂšrent pour tenter des rĂ©formes. La ferveur de leurs efforts ouvrit le chemin pour la RĂ©forme Ă  venir. C’est pourquoi, comme le dit la Parole au sujet de cet Ăąge, “tes derniĂšres Ɠuvres (celles de la fin de l’ñge) dĂ©passent les premiĂšres”.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 217

   Le mot “Thyatire” a plusieurs sens, parmi lesquels celui de “sacrifice continuel”. Beaucoup croient voir ici une annonce prophĂ©tique de la pratique de la messe, qui est une prĂ©sentation continuelle du sacrifice de Christ. C’est une excellente idĂ©e, mais ce nom peut aussi signifier le sacrifice continuel dans la vie et dans le travail des vĂ©ritables croyants du Seigneur.

   Bien sĂ»r, ces saints de Thyatire Ă©taient la fine fleur de la moisson, remplis du Saint-Esprit et de foi, crĂ©Ă©s pour des bonnes Ɠuvres, publiant Sa louange, n’ayant pas d’égards pour leur propre vie, mais abandonnant tout avec joie comme un sacrifice agrĂ©able au Seigneur.

LA RÉPRIMANDE

   Apocalypse 2.20 : “Mais ce que J’ai contre toi, c’est que tu laisses (tolĂšres) la femme JĂ©zabel, qui se dit prophĂ©tesse, enseigner et sĂ©duire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent Ă  l’impudicitĂ©, et qu’ils mangent des viandes sacrifiĂ©es aux idoles.”

   Avec ce verset, j’aimerais que vous preniez le verset 23, pour trouver la preuve d’une grande vĂ©ritĂ© sur laquelle j’attire votre attention depuis le dĂ©but. “Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Églises connaĂźtront que Je suis Celui qui sonde les reins et les cƓurs.” Je n’ai cessĂ© de rĂ©pĂ©ter qu’il y a en fait deux Églises, bien que dans chaque Ăąge, l’Esprit parle aux deux comme si elles n’étaient qu’une seule. Ici, il est dit clairement qu’il y a des Églises, et il est dit tout aussi clairement que certaines de ces Églises, de toute Ă©vidence, ne savent PAS qu’Il est Celui qui sonde les reins et les cƓurs. Il va le leur prouver. Or, quelles sont les Églises qui ne connaissent pas cette vĂ©ritĂ©? Bien sĂ»r, c’est le groupe de la fausse vigne, puisque les vrais croyants savent assurĂ©ment que le jugement commence dans la maison de Dieu, et, comme ils craignent Dieu, ils se jugent eux-mĂȘmes pour ne pas devoir ĂȘtre jugĂ©s.

   Or, pourquoi Dieu appelle-t-Il Siennes ces Églises qui sont pourtant la fausse vigne? La vĂ©ritĂ©, c’est que ce sont des ChrĂ©tiens. Mais ce ne sont pas des ChrĂ©tiens de l’Esprit. Ce sont des ChrĂ©tiens de la chair. Ils portent ce Nom en vain. Marc 7.7 : “C’est en vain qu’ils M’honorent, en donnant des prĂ©ceptes qui sont des commandements d’hommes.” Mais ils sont bien des ChrĂ©tiens; que pourraient-ils ĂȘtre d’autre? Un musulman est un musulman. Peu importe comment il la vit, c’est sa religion, parce qu’il souscrit en thĂ©orie aux enseignements du Coran. De mĂȘme, un ChrĂ©tien est un ChrĂ©tien tant qu’il souscrit au fait que JĂ©sus est le Fils de Dieu, nĂ© d’une vierge, qu’Il a Ă©tĂ© crucifiĂ©, qu’Il est mort et est ressuscitĂ©, qu’Il est le Sauveur de l’humanitĂ©, etc. (En fait, dans l’Âge de LaodicĂ©e, il y aura des gens qui se nomment ChrĂ©tiens parce qu’ils souscrivent aux belles qualitĂ©s de JĂ©sus, tout en se rĂ©servant le droit de nier Sa DivinitĂ©. Les adhĂ©rents de la Science ChrĂ©tienne l’ont dĂ©jĂ  fait, de mĂȘme que bien d’autres, qui prĂȘchent un Évangile social.) C’est un ChrĂ©tien de nom, et il appartient Ă  l’Église. Mais ce n’est pas un VRAI croyant, un croyant Spirituel. Ce genre de croyant, c’est celui qui a Ă©tĂ© baptisĂ© dans le corps de Christ et qui est un des membres de Son corps. Mais nĂ©anmoins, c’est l’ordre de Dieu que l’ivraie croisse avec le blĂ©, et il ne faut pas l’arracher. Dieu l’a ordonnĂ© ainsi. Un jour arrive oĂč ils seront liĂ©s et brĂ»lĂ©s, mais ce n’est pas encore le temps.

   Donc, l’Esprit parle Ă  cette assemblĂ©e mĂ©langĂ©e. D’une part, Il loue, de l’autre, Il rĂ©primande. Il a dit ce qu’il y a de bon chez le vrai croyant. Maintenant Il avertit la fausse vigne, lui disant ce qu’elle doit faire pour pouvoir se tenir justifiĂ©e devant le Seigneur.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 218

 LA FEMME JÉZABEL

   L’apĂŽtre Jacques nous a montrĂ© quelles sont les voies du pĂ©chĂ©. Jacques 1.14-15 : “Mais chacun est tentĂ© quand il est attirĂ© et amorcĂ© par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le pĂ©chĂ©; et le pĂ©chĂ©, Ă©tant consommĂ©, produit la mort.” Voici l’image exacte de ce qui se passe dans les Ăąges de l’Église. Tout comme le pĂ©chĂ© est parti d’un simple sentiment, de mĂȘme la mort dans l’Église a commencĂ© par les Ɠuvres toutes simples et peu Ă©videntes des NicolaĂŻtes. De ces Ɠuvres, elle a ensuite fait une doctrine. À partir de cette doctrine, elle s’est emparĂ©e de la puissance de l’État, et a introduit le paganisme. Dans cet Ăąge, elle va maintenant jusqu’à avoir sa propre prophĂ©tesse (personne qui enseigne), et elle poursuit ainsi sa course, jusqu’à se retrouver dans l’étang de feu. En effet, c’est bien lĂ  qu’elle finira, dans la seconde mort.

   Or, le cri de Dieu contre ce quatriĂšme Ăąge se trouve tout entier dans la dĂ©nonciation de cette prophĂ©tesse, JĂ©zabel. Et pour bien comprendre pourquoi Il la dĂ©nonce ainsi, il nous faut reprendre son histoire dans la Bible. Quand nous aurons trouvĂ© ce qu’elle faisait Ă  l’époque, nous saurons ce qui se passe au moment qui nous occupe.

   La premiĂšre chose – et chose trĂšs importante – que nous apprenons au sujet de JĂ©zabel, c’est qu’elle n’est PAS une fille d’Abraham, et que son entrĂ©e parmi les tribus d’IsraĂ«l ne s’est pas faite par une incorporation spirituelle, comme ce fut le cas pour Ruth la Moabite. Non monsieur. Cette femme Ă©tait fille d’Ethbaal, roi de Sidon (I Rois 16.31), qui Ă©tait prĂȘtre d’AstartĂ©. Il avait accĂ©dĂ© au trĂŽne en tuant son prĂ©dĂ©cesseur, PhĂ©lĂšs. Nous voyons donc tout de suite qu’elle Ă©tait la fille d’un assassin. (Ceci nous rappelle bien CaĂŻn.) Et elle n’avait pas Ă©tĂ© incorporĂ©e Ă  IsraĂ«l par la voie spirituelle que Dieu avait prĂ©vue pour l’incorporation des non-Juifs. Elle Ă©tait entrĂ©e par son MARIAGE avec Achab, roi des dix tribus d’IsraĂ«l. Or, comme nous l’avons vu, ce n’était pas une union Spirituelle; c’était une union politique. Ainsi, cette femme qui baignait dans l’idolĂątrie n’avait pas le moindre dĂ©sir de devenir adoratrice du Seul Vrai Dieu; au contraire, elle venait dans l’intention dĂ©clarĂ©e de dĂ©tourner IsraĂ«l du Seigneur. Or, IsraĂ«l (les dix tribus) avait dĂ©jĂ  fait l’expĂ©rience du culte des veaux d’or, mais ils ne s’étaient pas encore livrĂ©s entiĂšrement Ă  l’idolĂątrie, car ils adoraient Dieu et reconnaissaient la loi de MoĂŻse. Mais, une fois qu’Achab eut Ă©pousĂ© JĂ©zabel, l’idolĂątrie fit des progrĂšs meurtriers. C’est au moment oĂč cette femme devint prĂȘtresse dans les temples qu’elle avait Ă©rigĂ©s Ă  AstartĂ© (VĂ©nus) et Ă  Baal (le dieu soleil) qu’IsraĂ«l en arriva au point critique de son existence.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 219

   Ayant vu ceci, nous pouvons maintenant comprendre ce que l’Esprit de Dieu nous montre dans cet Âge de Thyatire, et que voici.

    Achab Ă©pousa JĂ©zabel par intĂ©rĂȘt politique, en vue d’affermir son royaume et de mieux l’établir. C’est exactement ce que fit l’Église en se mariant, sous Constantin. C’est pour des raisons politiques qu’ils se sont unis, mĂȘme s’ils se donnaient un prĂ©texte spirituel. Personne ne me fera croire que Constantin Ă©tait un ChrĂ©tien. C’était un paĂŻen dĂ©guisĂ© en ChrĂ©tien. Il fit peindre une croix blanche sur le bouclier des soldats. C’est lui qui fut Ă  l’origine des Chevaliers de Colomb. Il fit placer une croix au sommet du clocher de l’église Sainte-Sophie, et cela devint une tradition.

   C’est Constantin qui eut l’idĂ©e de rassembler tout le monde : paĂŻens, ChrĂ©tiens de nom et vrais ChrĂ©tiens. Pendant quelque temps, il sembla rĂ©ussir, car les vrais croyants venaient, dans l’espoir de pouvoir ramener ceux qui s’étaient Ă©loignĂ©s de la Parole. Quand ils virent qu’ils ne parvenaient pas Ă  les ramener Ă  la vĂ©ritĂ©, ils furent contraints de se sĂ©parer du corps politique. DĂšs lors, ils furent appelĂ©s hĂ©rĂ©tiques, et furent persĂ©cutĂ©s.

   Permettez-moi maintenant de dire que la mĂȘme chose est en train de se passer en ce moment mĂȘme. Tout le monde se rassemble. Ils Ă©crivent une Bible qui conviendra Ă  tous, juifs, catholiques ou protestants. Ils ont leur propre concile de NicĂ©e; eux, ils l’appellent le Conseil ƓcumĂ©nique. Et savez-vous qui toutes ces organisations combattent? Elles combattent les vrais pentecĂŽtistes. Je ne parle pas de l’organisation appelĂ©e pentecĂŽtiste. Je parle de ceux qui sont pentecĂŽtistes parce qu’ils sont remplis du Saint-Esprit, et parmi lesquels se manifestent les signes et les dons parce qu’ils marchent dans la vĂ©ritĂ©.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 220

   En Ă©pousant JĂ©zabel dans un but politique, Achab a vendu son droit d’aĂźnesse. En vous rattachant Ă  une organisation, vous vendez votre droit d’aĂźnesse, frĂšre, que vous le croyiez ou non. Tous les groupes protestants qui sont sortis de l’organisation pour ensuite y retourner, ont vendu leur droit d’aĂźnesse et, quand vous vendez votre droit d’aĂźnesse, vous vous retrouvez comme ÉsaĂŒ : vous aurez beau pleurer et vous repentir tant que vous voudrez, cela ne vous avancera Ă  rien. Il n’y a qu’une chose Ă  faire, c’est de “sortir du milieu d’elle, Mon peuple; et n’ayez plus part Ă  ses pĂ©chĂ©s!” Si vous pensez que je n’y suis pas, rĂ©pondez donc Ă  cette question : Quelqu’un peut-il me citer une Église ou un mouvement de Dieu qui ait jamais eu un rĂ©veil, et qui soit revenu Ă  Dieu aprĂšs ĂȘtre entrĂ© dans l’organisation et ĂȘtre devenu une dĂ©nomination? Étudiez l’histoire. Vous n’en trouverez aucune – pas mĂȘme une seule.

   Minuit a sonnĂ© pour IsraĂ«l quand elle s’est rattachĂ©e au monde, troquant les choses Spirituelles contre la politique. À NicĂ©e, minuit a sonnĂ© quand l’Église a fait la mĂȘme chose. Minuit sonne maintenant, alors que les Églises se rassemblent.

   Or, quand Achab Ă©pousa JĂ©zabel, il la laissa puiser dans le trĂ©sor de l’État pour bĂątir deux immenses temples pour le culte d’AstartĂ© et de Baal. Le temple Ă©levĂ© Ă  Baal Ă©tait assez grand pour que le peuple d’IsraĂ«l tout entier vienne y adorer. Et quand Constantin se maria avec l’Église, il lui donna des Ă©difices, il y plaça des autels et des statues, et il organisa la hiĂ©rarchie qu’on avait vu prendre forme.

   AppuyĂ©e par le pouvoir de l’État, JĂ©zabel imposa sa religion au peuple et tua les prophĂštes et les sacrificateurs de Dieu. L’heure Ă©tait si sombre qu’Élie, le messager de ce jour-lĂ , pensait qu’il ne restait plus que lui. Cependant, Dieu s’en Ă©tait rĂ©servĂ© sept mille qui n’avaient pas flĂ©chi le genou devant Baal. Et maintenant mĂȘme, au milieu de ces dĂ©nominations baptistes, mĂ©thodistes, presbytĂ©riennes, etc., il en reste qui en sortiront et qui reviendront Ă  Dieu. Sachez bien que je ne suis pas contre les personnes, et que je ne l’ai jamais Ă©tĂ©. C’est Ă  la dĂ©nomination – au systĂšme de l’organisation – que je m’oppose. Je suis obligĂ© de m’y opposer, car Dieu hait cela.

   Faisons maintenant une pause pour rĂ©capituler ce que nous avons vu du culte tel qu’on le pratiquait Ă  Thyatire. J’ai dit qu’on y adorait Apollon (qui Ă©tait le dieu soleil) ainsi que l’empereur. Or, cet Apollon Ă©tait appelĂ© “celui qui dĂ©tourne le mal”. Il dĂ©tournait le mal, pour qu’il ne frappe pas les gens. Il les bĂ©nissait, et il Ă©tait pour eux un vrai dieu. On le considĂ©rait comme celui qui instruisait le peuple. Il leur expliquait le culte, les rites du temple, le service des dieux, les sacrifices, la mort, et la vie aprĂšs la mort. Il parlait par l’intermĂ©diaire d’une prophĂ©tesse en transe, assise sur une chaise Ă  trois pieds. Oh! la la! Vous le voyez? VoilĂ  cette prophĂ©tesse appelĂ©e JĂ©zabel, et elle instruit le peuple. Et son enseignement sĂ©duit les serviteurs de Dieu, les amenant Ă  commettre la fornication. Or, la fornication, c’est “le culte des idoles”. VoilĂ  le sens spirituel du mot. C’est une union illĂ©gale. L’union d’Achab et l’union de Constantin Ă©taient toutes les deux illĂ©gales. Tous les deux ont commis la fornication spirituelle. Tous les fornicateurs se retrouveront dans l’étang de feu. Dieu l’a dit.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 221

   Ainsi, l’enseignement de l’Église catholique (Église au fĂ©minin, c’est une femme) nie la Parole de Dieu. Le pape, qui est vraiment Apollon en version moderne, a enseignĂ© aux gens Ă  s’attacher aux idoles. L’Église de Rome est maintenant devenue une fausse prophĂ©tesse pour les gens, parce qu’elle a privĂ© les gens de la Parole du Seigneur, pour leur donner ses propres idĂ©es sur la nature du pardon des pĂ©chĂ©s et la façon d’obtenir les bĂ©nĂ©dictions de Dieu. Les prĂȘtres sont mĂȘme allĂ©s jusqu’à affirmer bien haut leur pouvoir, non seulement pendant la vie, mais Ă©galement dans la mort. Ils enseignent – de leur propre chef – l’existence d’un purgatoire, alors qu’on ne trouve pas cela dans la Parole. Ils enseignent qu’on peut sortir du purgatoire et aller au ciel Ă  l’aide de priĂšres, de messes et d’argent. Tout le systĂšme qui repose sur son enseignement est faux. Il n’est pas basĂ© sur le solide fondement de la rĂ©vĂ©lation de Dieu dans Sa Parole, mais il est basĂ© sur les sables mouvants de ses propres contre-vĂ©ritĂ©s diaboliques.

   L’Église est passĂ©e tout de suite de l’organisation Ă  la dĂ©nomination, et de lĂ  au faux enseignement. C’est exact. Les catholiques romains ne croient pas que Dieu est dans Sa Parole. Non monsieur. S’ils le croyaient, il leur faudrait se repentir et revenir sur leur position, mais ils disent que Dieu est dans Son Église. Dans ce cas, la Bible serait l’histoire de l’Église catholique. Il n’en est pas ainsi. Voyez ce qu’ils ont fait, ne serait-ce que du baptĂȘme d’eau : d’un baptĂȘme chrĂ©tien qu’il Ă©tait, ils en ont fait un baptĂȘme paĂŻen, dans des titres. Permettez-moi de vous raconter ce qui m’est arrivĂ© une fois avec un prĂȘtre catholique. Une jeune fille que j’avais autrefois baptisĂ©e s’est convertie au catholicisme, alors le prĂȘtre voulut m’interroger Ă  son sujet. Il me demanda de quel baptĂȘme elle avait Ă©tĂ© baptisĂ©e. Je lui rĂ©pondis que je l’avais baptisĂ©e du baptĂȘme chrĂ©tien, du seul qui existĂąt Ă  ma connaissance. Je l’avais ensevelie dans l’eau au Nom du Seigneur JĂ©sus-Christ. Le prĂȘtre me fit remarquer qu’il fut un temps oĂč l’Église catholique faisait de mĂȘme. Je lui demandai alors quand l’Église catholique baptisait de cette maniĂšre; en effet, j’ai lu leur histoire, et je n’ai pu trouver cela nulle part. Il me dit que cela se trouvait dans la Bible, et que c’est JĂ©sus qui avait organisĂ© l’Église catholique. Je lui demandai s’il pensait que Pierre avait rĂ©ellement Ă©tĂ© le premier pape. Il l’affirma catĂ©goriquement. Je lui demandai si l’on disait les messes en latin pour ĂȘtre sĂ»r qu’elles Ă©taient dites correctement et qu’elles ne changeraient pas. Il me rĂ©pondit que oui. Je lui dis alors que je les trouvais bien Ă©loignĂ©s de ce qu’ils avaient au dĂ©but. Je lui fis savoir que si l’Église catholique croyait rĂ©ellement au Livre des Actes, alors, j’étais un catholique Ă  l’ancienne mode. Il me dit que la Bible Ă©tait l’histoire de l’Église catholique, et que Dieu est dans l’Église. Je refusai d’en convenir, car Dieu est dans Sa Parole. Que Dieu soit reconnu pour vrai, et tout homme pour menteur. Si vous retranchez ou que vous ajoutez Ă  ce Livre, Dieu a promis qu’Il frappera de flĂ©aux ceux qui ajoutent, et qu’Il retranchera leur part du Livre de Vie Ă  ceux qui osent en retrancher quoi que ce soit. Apocalypse 22.18-l9.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 222

   Je vais vous montrer en quoi l’Église catholique romaine croit que Dieu est dans l’Église, et non dans la Parole. Voici un extrait du journal du pape Jean XXIII : “Mon expĂ©rience de ces trois annĂ©es de pontificat, depuis que j’ai ‘avec crainte et tremblement’ acceptĂ© ce sacerdoce par pure obĂ©dience Ă  la volontĂ© du Seigneur, qui m’a Ă©tĂ© transmise par le SacrĂ© CollĂšge des Cardinaux rĂ©uni en conclave, rend tĂ©moignage Ă  cette maxime, et m’est une raison Ă©mouvante et durable d’y rester fidĂšle; confiance absolue en Dieu pour tout ce qui concerne le prĂ©sent, et parfaite tranquillitĂ© pour ce qui est de l’avenir.” Ce pape affirme que Dieu a rĂ©vĂ©lĂ© Sa volontĂ© par l’intermĂ©diaire de l’Église. Comme c’est faux. Dieu est dans Sa Parole, et c’est Ă  travers la Parole qu’Il rĂ©vĂšle Sa volontĂ©. Il affirme encore placer une confiance absolue dans la parole des hommes, et, de ce fait, y obĂ©ir avec tranquillitĂ©. Tout cela semble bien beau, mais c’est tellement faux. Exactement comme la perversion qui a eu lieu dans le jardin d’Éden.

   Allons maintenant au chapitre 17 de l’Apocalypse pour voir cette femme, l’Église, dont la vie est fondĂ©e sur de fausses prophĂ©ties, et non sur la Parole de Dieu. Au verset 1, Dieu l’appelle la grande prostituĂ©e. Pourquoi est-elle une prostituĂ©e? Parce qu’elle vit dans l’idolĂątrie. Elle y a entraĂźnĂ© le peuple. Quel remĂšde y a-t-il contre l’idolĂątrie? La Parole de Dieu. Ainsi, cette femme est une prostituĂ©e, parce qu’elle a abandonnĂ© la Parole. La voilĂ  assise sur les grandes eaux, ce qui signifie des grandes foules. Cela ne peut ĂȘtre que la fausse Église, parce que l’Église de Dieu est petite – il n’y en a que peu qui en trouvent le chemin.

 Sept Ăąges_chapitre 6  page 223

  Voyez ce qu’elle est aux yeux de Dieu, bien que les hommes la trouvent merveilleuse et sage : elle se vautre dans l’ivresse de ses fornications. Or, elle Ă©tait ivre du sang des martyrs. Tout comme JĂ©zabel, qui avait tuĂ© les prophĂštes et les prĂȘtres, et fait pĂ©rir le peuple de Dieu, ceux qui refusaient de se prosterner devant Baal et de l’adorer. Et voilĂ  exactement ce qu’a fait l’Église catholique. Elle a tuĂ© ceux qui refusaient de se soumettre Ă  la domination du pape. Ceux qui voulaient la Parole de Dieu et non les paroles des hommes ont Ă©tĂ© mis Ă  mort, pour la plupart avec cruautĂ©. Mais cette Église qui faisait de la mort son trafic Ă©tait morte elle-mĂȘme, et elle ne le savait pas. Elle n’avait pas la vie, et aucun signe ne l’accompagna jamais.

DU TEMPS POUR SE REPENTIR

   Apocalypse 2.21 : “Je lui ai donnĂ© du temps, afin qu’elle se repentĂźt, et elle ne veut pas se repentir de son impudicitĂ©.” Savez-vous que cette Église Ă©tait plus mauvaise encore qu’Achab? Savez-vous que, pour un temps, lui s’est repenti et qu’il “marcha lentement” devant Dieu? On ne peut pas en dire autant de l’Église catholique romaine. Non monsieur. Non seulement elle ne s’est jamais repentie, mais elle s’est au contraire acharnĂ©e Ă  dĂ©truire tous ceux qui ont voulu l’aider Ă  se repentir. C’est historique. Or, Dieu a suscitĂ© non seulement des messagers pour chaque Ăąge, mais Il a Ă©galement suscitĂ© de merveilleux auxiliaires pour ces messagers. Il a donnĂ© Ă  chaque Ăąge de merveilleux hommes de Dieu qui ont fait tout leur possible pour ramener l’Église Ă  Dieu. Il est certain que Dieu lui a donnĂ© l’occasion et l’aide qu’il fallait pour qu’elle se repente. S’est-elle jamais repentie, et l’a-t-elle jamais montrĂ© par ses fruits? Non monsieur. Elle ne s’est jamais repentie, et elle ne se repentira jamais. Elle est ivre. Elle a perdu l’esprit Ă  l’égard des choses spirituelles.

   Maintenant ne confondez pas les choses, n’allez pas croire que l’Église de Rome s’est repentie du massacre des saints parce qu’elle essaie de s’unir aux protestants en alignant ses crĂ©dos sur les crĂ©dos des protestants. Elle n’a jamais, Ă  aucun moment, avouĂ© ses torts, ni prĂ©sentĂ© d’excuses pour les gĂ©nocides qu’elle a commis. Elle ne le fera jamais. Ne vous fiez pas Ă  son apparence actuelle, toute de douceur et d’amabilitĂ© : elle se lĂšvera encore pour tuer, car le meurtre habite son cƓur mauvais et impĂ©nitent.

SENTENCE PRONONCÉE CONTRE LA PROSTITUÉE

   Apocalypse 2.22-23 : “Voici, Je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation Ă  ceux qui commettent adultĂšre avec elle, Ă  moins qu’ils ne se repentent de leurs Ɠuvres. Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Églises connaĂźtront que Je suis celui qui sonde les reins et les cƓurs, et Je vous rendrai Ă  chacun selon vos Ɠuvres.”

Sept Ăąges_chapitre 6  page 224

   Quoi? Cette femme a donc des enfants? Et c’est une prostituĂ©e? Si elle a eu des enfants en se prostituant, alors, elle doit ĂȘtre brĂ»lĂ©e au feu, selon ce que dit la Parole. C’est tout Ă  fait vrai. C’est ainsi qu’elle finira, car elle sera consumĂ©e par le feu. Elle finira dans l’étang de feu. Mais arrĂȘtez-vous un instant pour considĂ©rer ses enfants. C’est de la femme que naissent les enfants. Il est Ă©vident que cette femme a eu des enfants qui sont sortis d’elle mais qui ont fait comme elle. Montrez-moi une seule Église sortie d’une organisation qui n’ait pas reformĂ© une organisation. Il n’y en a aucune – pas une seule. Les luthĂ©riens en sont sortis, pour ensuite reformer une organisation, et les voilĂ  aujourd’hui qui marchent la main dans la main avec le mouvement ƓcumĂ©nique. Les mĂ©thodistes en sont sortis, et eux aussi ont reformĂ© une organisation. Les pentecĂŽtistes en sont sortis, et eux aussi ont reformĂ© une organisation. D’autres en sortiront, mais, gloire Ă  Dieu, eux ne reformeront pas une organisation, parce qu’ils connaissent la vĂ©ritĂ©. Ce groupe sera l’épouse du dernier jour.

   Or, il est dit ici que cette prostituĂ©e avait des enfants. Mais qui Ă©taient ces enfants? C’étaient des filles, puisqu’il s’agissait d’Églises comme elle. Voici un point trĂšs intĂ©ressant. JĂ©zabel et Achab eurent une fille. Elle Ă©pousa Joram, fils de Josaphat, et dans II Rois 8.16, il est dit que “Joram marcha dans les voies de son beau-pĂšre”. Par son mariage, il est entrĂ© de plain-pied dans l’idolĂątrie. Il a entraĂźnĂ© dans l’idolĂątrie Juda qui, jusque-lĂ , craignait et adorait Dieu. C’est exactement ce qu’ont fait toutes ces Églises filles, comme je vous l’ai dĂ©montrĂ©. Elles commencent dans la vĂ©ritĂ©, puis s’unissent aux organisations, quittant la Parole pour les traditions, les crĂ©dos, etc. Maintenant, je tiens Ă  vous montrer ceci. Dans HĂ©breux 13.7, il est dit : “ObĂ©issez Ă  vos conducteurs qui vous ont annoncĂ© la Parole de Dieu.” C’est la Parole qui nous gouverne, et non les hommes. Or, en tant que mari, l’homme est le chef de la femme. Il a autoritĂ© sur elle. Mais l’Église aussi est une femme, et son chef est la Parole. JĂ©sus est la Parole. Si elle rejette la Parole, si elle se soumet Ă  une autre autoritĂ©, elle est adultĂšre. Maintenant nommez-moi une seule Église qui n’a pas abandonnĂ© la Parole en faveur de traditions et de crĂ©dos. Elles sont toutes adultĂšres – telle mĂšre, telle fille.

   Quelle punition la prostituĂ©e et ses enfants devront-elles subir? Eh bien, il y aura deux punitions. PremiĂšrement, Il a dit : “Je la jetterai sur un lit.” Selon la derniĂšre partie du verset 22, ce sera un lit de tribulation, de grande tribulation. C’est exactement ce que JĂ©sus a dit dans Matthieu 25.1-13. Il y avait dix vierges. Cinq Ă©taient sages, et cinq Ă©taient folles. Les cinq vierges sages avaient de l’huile (le Saint-Esprit), mais les cinq autres n’en avaient pas. Lorsque retentit le cri : “Voici l’Époux!”, les cinq vierges folles ont dĂ» courir chercher de l’huile, alors que les cinq vierges sages entrĂšrent dans la salle des noces. Les cinq qui Ă©taient restĂ©es dehors ont Ă©tĂ© laissĂ©es pour la grande tribulation. C’est ce qui arrivera Ă  tous ceux qui ne monteront pas dans l’enlĂšvement. C’est ce qui arrivera Ă  la prostituĂ©e et Ă  ses filles. DeuxiĂšmement, il est dit qu’il les fera mourir de mort, ou si l’on traduit littĂ©ralement : “Qu’ils soient mis Ă  mort par la mort.” Cette expression est Ă©trange. Nous dirions : “Qu’un tel homme soit mis Ă  mort par pendaison, ou par Ă©lectrocution, ou par un autre moyen.” Mais il est dit : “Qu’ils soient mis Ă  mort par la mort.” C’est la mort elle-mĂȘme qui est la cause de leur mort. Je voudrais que vous compreniez ceci clairement, aussi vais-je reprendre notre illustration de la fille de JĂ©zabel, entrant par mariage dans la maison de Juda, y introduisant ainsi l’idolĂątrie, ce qui a fait que Dieu livre Juda Ă  la mort. C’est aussi ce qu’a fait Balaam. Donc, voici JĂ©zabel avec son paganisme. LĂ -bas, Juda rend Ă  Dieu un culte agrĂ©Ă©, et vit selon la Parole. Alors JĂ©zabel marie sa fille Ă  Joram. À l’instant mĂȘme, Joram conduit son peuple Ă  l’idolĂątrie. DĂšs que ce mariage s’est fait, Juda est mort. La mort spirituelle est entrĂ©e. DĂšs que la premiĂšre Église de Rome s’est organisĂ©e, elle est morte. DĂšs que les luthĂ©riens se sont organisĂ©s, la mort s’est installĂ©e, et ils sont morts. En dernier lieu sont venus les pentecĂŽtistes, qui se sont organisĂ©s. L’Esprit les a quittĂ©s, bien qu’ils refusent de le croire. Mais Il les a quittĂ©s. Ce mariage a apportĂ© la mort. Ensuite est venue la lumiĂšre de “l’UnitĂ© de la DivinitĂ©â€. Eux aussi se sont organisĂ©s, et ils sont morts. Puis, aprĂšs que le feu de Dieu est descendu sur la riviĂšre Ohio en 1933, un mouvement de rĂ©veil de guĂ©rison s’est rĂ©pandu dans le monde entier; mais il n’était pas issu d’une organisation. Dieu a agi en dehors des groupes pentecĂŽtistes, en dehors des mouvements organisĂ©s, et ce qu’Il fera Ă  l’avenir se fera Ă©galement en dehors des mouvements organisĂ©s. Dieu ne peut pas se servir des morts pour agir. Il ne peut agir que par les membres VIVANTS. Ces membres vivants sont hors de Babylone.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 225

   Ainsi, vous voyez, “la mort”, ou “l’organisation”, est entrĂ©e, et l’Église est morte, ou, pour ĂȘtre plus clair, la mort s’est installĂ©e lĂ  oĂč, peu de temps auparavant, seule rĂ©gnait la VIE. De mĂȘme qu’à l’origine, Ève a apportĂ© la mort Ă  l’espĂšce humaine, ainsi, maintenant, l’organisation a apportĂ© la mort, car l’organisation est le produit de deux corrupteurs : le nicolaĂŻsme et le balaamisme, propagĂ©s par la prophĂ©tesse JĂ©zabel. Or, Ève aurait dĂ» ĂȘtre brĂ»lĂ©e, et le serpent avec elle, Ă  cause de leur terrible geste. Mais Adam est intervenu, et il a tout de suite pris Ève avec lui, pour qu’elle soit sauvĂ©e. Mais quand cette religion satanique aura achevĂ© son parcours au travers des Ăąges, il n’y aura personne pour intervenir, et elle sera brĂ»lĂ©e avec son sĂ©ducteur, car la prostituĂ©e et ses enfants, avec l’antichrist et Satan, auront leur part dans l’étang de feu.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 226

   Ici, je voudrais faire un saut en avant. Je devrais peut-ĂȘtre rĂ©server ce que je vais dire pour le message qui traite du dernier Ăąge, mais il me semble bon de l’apporter maintenant, parce que ce que je vais vous citer parle avec tant de clartĂ© de l’organisation et de ce qui arrivera par elle. Et je dĂ©sire vous mettre en garde. Apocalypse 13.1-18 : “Et je me tins sur le sable de la mer. Puis je vis monter de la mer une bĂȘte qui avait dix cornes et sept tĂȘtes, et sur ses cornes dix diadĂšmes, et sur ses tĂȘtes des noms de blasphĂšme. La bĂȘte que je vis Ă©tait semblable Ă  un lĂ©opard; ses pieds Ă©taient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, et son trĂŽne, et une grande autoritĂ©. Et je vis l’une de ses tĂȘtes comme blessĂ©e Ă  mort; mais sa blessure mortelle fut guĂ©rie. Et toute la terre Ă©tait dans l’admiration derriĂšre la bĂȘte. Et ils adorĂšrent le dragon, parce qu’il avait donnĂ© l’autoritĂ© Ă  la bĂȘte; et ils adorĂšrent la bĂȘte, en disant : Qui est semblable Ă  la bĂȘte, et qui peut combattre contre elle? Et il lui fut donnĂ© une bouche qui profĂ©rait des paroles arrogantes et des blasphĂšmes; et il lui fut donnĂ© le pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois. Et elle ouvrit sa bouche pour profĂ©rer des blasphĂšmes contre Dieu, pour blasphĂ©mer Son nom, Son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel. Il lui fut donnĂ© de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Il lui fut donnĂ© autoritĂ© sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation. Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas Ă©tĂ© Ă©crit dans le Livre de Vie de l’Agneau qui a Ă©tĂ© immolĂ© dĂšs la fondation du monde. Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende. Si quelqu’un mĂšne en captivitĂ©, il ira en captivitĂ©; si quelqu’un tue par l’épĂ©e, il faut qu’il soit tuĂ© par l’épĂ©e. C’est ici la persĂ©vĂ©rance et la foi des saints. Puis je vis monter de la terre une autre bĂȘte, qui avait deux cornes semblables Ă  celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute l’autoritĂ© de la premiĂšre bĂȘte en sa prĂ©sence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la premiĂšre bĂȘte, dont la blessure mortelle avait Ă©tĂ© guĂ©rie. Elle opĂ©rait de grands prodiges, jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, Ă  la vue des hommes. Et elle sĂ©duisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui Ă©tait donnĂ© d’opĂ©rer en prĂ©sence de la bĂȘte, disant aux habitants de la terre de faire une image de la bĂȘte qui avait la blessure de l’épĂ©e et qui vivait. Et il lui fut donnĂ© d’animer l’image de la bĂȘte, afin que l’image de la bĂȘte parlĂąt, et qu’elle fĂźt que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bĂȘte fussent tuĂ©s. Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pĂ»t acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bĂȘte ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bĂȘte. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six.”

Sept Ăąges_chapitre 6  page 227

   Ce chapitre nous montre la puissance de l’Église catholique romaine, et ce qu’elle fera par l’organisation. Souvenez-vous, c’est la fausse vigne. Qu’elle prononce le Nom du Seigneur, elle le fait toujours dans un esprit de mensonge. Elle n’est pas sous la direction du Seigneur, mais de Satan. Elle finit par s’identifier complĂštement Ă  la bĂȘte. La prostituĂ©e, montĂ©e sur la bĂȘte Ă©carlate, montre clairement que sa puissance vient du dieu de la violence (Satan), et non de notre Dieu, le Seigneur JĂ©sus-Christ.

   D’aprĂšs le verset 17, il est parfaitement clair qu’elle prendra la haute main sur tout le commerce de la terre, car personne ne peut acheter ni vendre sans passer par elle. Apocalypse 18.9-17 en donne confirmation, car ces versets montrent Ă  quel point elle est engagĂ©e avec les rois, princes et marchands, qui sont tous impliquĂ©s avec Rome pour le commerce.

   Dans Apocalypse 13.14, nous apprenons que la bĂȘte Ă©tend son influence au moyen de l’image qu’on lui a faite. Cette image qui a Ă©tĂ© faite, c’est un conseil ƓcumĂ©nique mondial, dans lequel toutes les Églises organisĂ©es vont s’unir aux catholiques romains (ce qu’ils sont dĂ©jĂ  en train de faire). Il se pourrait fort bien que cette union s’effectue en vue de mettre fin Ă  la puissance du communisme. Mais puisque le communisme (tout comme Nebucadnetsar) a Ă©tĂ© suscitĂ© pour brĂ»ler la chair de la prostituĂ©e, Rome sera vaincue et dĂ©truite. Notez bien que partout oĂč l’Église catholique s’est installĂ©e, le communisme a suivi. Il doit en ĂȘtre ainsi. Et je vous avertis maintenant : n’allez pas croire que le communisme soit votre seul ennemi. Non monsieur. Vous avez un plus grand ennemi encore, c’est l’Église catholique.

   Maintenant lisons Apocalypse 13.1-4, et comparons avec Apocalypse 12.1-5. Apocalypse 13.1-4 : “Puis je vis monter de la mer une bĂȘte qui avait dix cornes et sept tĂȘtes, et sur ses cornes dix diadĂšmes, et sur ses tĂȘtes des noms de blasphĂšme. La bĂȘte que je vis Ă©tait semblable Ă  un lĂ©opard; ses pieds Ă©taient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, et son trĂŽne, et une grande autoritĂ©. Et je vis l’une de ses tĂȘtes comme blessĂ©e Ă  mort; mais sa blessure mortelle fut guĂ©rie. Et toute la terre Ă©tait dans l’admiration derriĂšre la bĂȘte. Et ils adorĂšrent le dragon, parce qu’il avait donnĂ© l’autoritĂ© Ă  la bĂȘte; et ils adorĂšrent la bĂȘte, en disant : Qui est semblable Ă  la bĂȘte, et qui peut combattre contre elle?” Apocalypse 12.1-5 : “Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppĂ©e du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze Ă©toiles sur sa tĂȘte. Elle Ă©tait enceinte, et elle criait, Ă©tant en travail et dans les douleurs de l’enfantement. Un autre signe parut encore dans le ciel; et voici, c’était un grand dragon rouge, ayant sept tĂȘtes et dix cornes, et sur ses tĂȘtes sept diadĂšmes. Sa queue entraĂźnait le tiers des Ă©toiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dĂ©vorer son enfant, lorsqu’elle aurait enfantĂ©. Elle enfanta un fils, qui doit paĂźtre toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevĂ© vers Dieu et vers Son trĂŽne.” Satan et sa religion satanique sont dans ces deux bĂȘtes. Dans Apocalypse 14, la bĂȘte dont la blessure mortelle fut guĂ©rie est la Rome impĂ©riale paĂŻenne qui est tombĂ©e sous les coups des barbares, et qui avait perdu par lĂ  sa puissance temporelle. Mais elle l’a retrouvĂ©e dans la Rome papale. Le voyez-vous? La nation qui imposait son rĂšgne en Ă©crasant tout sur son passage, et qui Ă©tait devenue l’empire le plus puissant qu’on ait jamais vu, a fini par ĂȘtre mortellement blessĂ©e. La puissance matĂ©rielle qu’elle possĂ©dait par la force des armes, entre autres, Ă©tait perdue. Mais, sous Constantin, elle a repris vie, car la Rome papale s’est infiltrĂ©e partout dans le monde, et elle dispose d’un pouvoir absolu. Elle se sert des rois et des marchands, et la puissance mortelle de sa religion et de son empire financier lui permettent de gouverner comme dĂ©esse de notre Ăąge. Elle est aussi le dragon qui se tenait devant la femme pour dĂ©vorer son enfant. HĂ©rode avait essayĂ© de tuer le Seigneur JĂ©sus, mais il a Ă©chouĂ©. Plus tard, JĂ©sus a Ă©tĂ© crucifiĂ© par des soldats romains, mais maintenant, Il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© sur le trĂŽne.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 228

   DĂšs lors, faites le rapprochement entre ce que je viens de dire et la vision de Daniel. La partie de la statue dĂ©crite en dernier, c’étaient les pieds, qui reprĂ©sentaient la derniĂšre puissance mondiale. Ils Ă©taient de fer et d’argile. Vous voyez, le fer, c’est l’Empire romain. Mais il n’est plus maintenant en fer massif. De l’argile y est mĂ©langĂ©e. Pourtant il est lĂ , conduisant les affaires du monde, tant dans les dĂ©mocraties que dans les pays Ă  rĂ©gime plus despotique. L’Église catholique est dans chaque nation. Elle est mĂȘlĂ©e Ă  tout.

   Je voudrais vous dire quelque chose au sujet du fer et de l’argile. Vous vous souvenez du jour oĂč Khrouchtchev a enlevĂ© son soulier pour frapper sur la table, Ă  l’O.N.U.? Eh bien, il y avait lĂ  cinq pays de l’Est, et cinq pays de l’Ouest. Khrouchtchev parlait pour l’Est, et le prĂ©sident Eisenhower pour l’Ouest. En russe, Khrouchtchev signifie “argile”, et Eisenhower signifie “fer”. Les deux principaux chefs du monde – les deux gros orteils des pieds de fer et d’argile – Ă©taient cĂŽte Ă  cĂŽte. Nous sommes vraiment Ă  la fin.

   Dans le verset 4, il est demandĂ© : “Qui peut combattre contre la bĂȘte?” Or, il y a aujourd’hui quelques noms prestigieux dans le monde. Il y a des nations puissantes, mais c’est Rome qui, maintenant, mĂšne la barque. C’est le pape qui est aux commandes. Et sa puissance va s’accroĂźtre. Personne ne peut combattre contre lui.

 Sept Ăąges_chapitre 6  page 229

  Verset 6 : “Et elle ouvrit la bouche pour profĂ©rer des blasphĂšmes.” (Enseignant des prĂ©ceptes qui sont des commandements d’hommes; emportĂ©s, enflĂ©s d’orgueil, aimant le plaisir, ayant l’apparence de la piĂ©tĂ©, mais reniant ce qui en fait la force.) Il a blasphĂ©mĂ© le Nom de Dieu, en remplaçant ce Nom par des titres, et en refusant d’agir autrement.

   Verset 7 : “Et il lui fut donnĂ© de faire la guerre aux saints.” La persĂ©cution – la mort pour le vrai croyant, et tout cela au Nom du Seigneur, de façon que le Nom de Dieu soit blasphĂ©mĂ©, comme il l’est en Russie Ă  cause de ce que la religion catholique a fait lĂ -bas.

   Verset 8 : “Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas Ă©tĂ© Ă©crit dans le Livre de Vie de l’Agneau qui a Ă©tĂ© immolĂ© dĂšs la fondation du monde.”

   Remercions Dieu de ce que les brebis ne l’adoreront pas. Tous, Ă  part les Ă©lus, seront sĂ©duits. Mais les Ă©lus ne seront pas sĂ©duits, car ils entendent la voix du Berger, et ils Le suivent.

   Maintenant, voyez ceci, regardez ce que nous avons essayĂ© jusqu’à prĂ©sent de vous montrer. Cette semence de mort qui a Ă©tĂ© semĂ©e dĂšs le premier Ăąge, cette semence de l’organisation, est finalement devenue un arbre dans lequel nichent tous les oiseaux impurs. Elle a beau proclamer qu’elle est celle qui donne la vie, elle est celle qui donne la mort. Son fruit, c’est la MORT. Ceux qui ont part avec elle sont morts. Cette puissante organisation mondiale de l’Église, qui dupe le monde en lui faisant croire qu’en elle se trouve le salut matĂ©riel et spirituel, sĂ©duit les multitudes et cause leur perte. Elle est non seulement la mort personnifiĂ©e, mais ce cadavre infect sera lui-mĂȘme mis Ă  mort par la mort qui est l’étang de feu. Oh, si seulement les hommes voulaient comprendre ce que sera leur fin, s’ils restent en elle. “Sortez du milieu d’elle, car pourquoi mourriez-vous?”

Sept Ăąges_chapitre 6  page 230

 LE DERNIER AVERTISSEMENT

   Apocalypse 2.23 :  “Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Églises connaĂźtront que Je suis celui qui sonde les reins et les cƓurs, et Je rendrai Ă  chacun de vous selon ses Ɠuvres.”

   Dieu regarde au cƓur. Il l’a toujours fait. Il le fera toujours. Ici, comme Ă  travers tous les Ăąges, il y a deux groupes; chacun professe appartenir Ă  Dieu et recevoir de Dieu sa rĂ©vĂ©lation. “NĂ©anmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau : Le Seigneur connaĂźt ceux qui Lui appartiennent.” II TimothĂ©e 2.19. “Le Seigneur sonde les reins.” Le mot “sonder” signifie “suivre la piste” ou “surveiller”. Dieu dĂ©piste nos pensĂ©es (les reins); Il sait ce qu’il y a dans nos cƓurs. Il voit nos Ɠuvres, qui manifestent avec prĂ©cision ce qui est en nous. C’est du cƓur que proviennent la justice ou la mĂ©chancetĂ©. Nos mobiles, nos desseins, Il connaĂźt tout cela, alors qu’Il observe chacune de nos actions. Et quand viendra le moment oĂč nous rendrons compte de notre vie, nous serons jugĂ©s sur chacune de nos actions, sur chacune de nos paroles. La fausse vigne n’avait pas la crainte de Dieu, et elle le paiera chĂšrement. Que tous ceux qui prononcent Son Nom vivent comme il convient Ă  des saints. Nous pouvons tromper les gens, mais nous ne tromperons jamais le Seigneur.

 

LA PROMESSE POUR CES JOURS DE TÉNÈBRES

   Apocalypse 2.24-25 :  “À vous, Ă  tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n’ont pas connu la profondeur de Satan, comme ils l’appellent, je vous dis : Je ne mets pas sur vous d’autre fardeau; seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que Je vienne.” Avant d’aborder la promesse, laissez-moi vous montrer encore ici que l’Église, telle qu’en parle l’Esprit dans ce livre, se compose de deux vignes, dont les branches s’entrelacent. “À vous, et Ă  tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, je vous dis.”  VoilĂ . Il parle aux deux groupes. L’un a la doctrine, et l’autre ne l’a pas. Les voici, dispersĂ©s parmi les nations, chacun avec sa doctrine qui s’oppose Ă  celle de l’autre. L’un est de Dieu, et connaĂźt Ses profondeurs; l’autre est de Satan, et connaĂźt les profondeurs de Satan.

   â€œJe ne mets pas sur vous d’autre fardeau.” Le mot traduit par “fardeau” signifie un poids, une pression. La pression de l’ñge des tĂ©nĂšbres, c’était de devoir plier, ou d’ĂȘtre brisĂ©. Se courber, ou mourir. C’était l’Inquisition – la puissance de l’Empire donnant son appui au culte de Satan. Appartenez Ă  une organisation, ou mourez. Dans chaque Ăąge, il y a eu des pressions. Par exemple, l’un des grands fardeaux du dernier Ăąge, c’est la pression de la richesse, du confort et de la tension nerveuse, dans un Ăąge d’une telle complexitĂ© qu’il semble que nous ne soyons pas faits pour y vivre. Le fardeau du quatriĂšme Ăąge semble avoir Ă©tĂ© assez clairement dĂ©fini : dĂ©fier Rome, prendre position pour la Parole, quitte Ă  le payer de sa vie.

   â€œIls n’ont pas connu les profondeurs de Satan.” Il semble que les commentateurs aient laissĂ© ce verset de cĂŽtĂ©, parce qu’ils n’ont pas compris de quelle doctrine ou de quelles expĂ©riences il est question ici. En rĂ©alitĂ©, il n’est pas difficile de comprendre de quoi il s’agit. Voyons d’abord ce qu’est la profondeur de Dieu; la profondeur de Satan, c’est l’opposĂ©. ÉphĂ©siens 3.16 : “Afin qu’Il vous donne, selon la richesse de Sa gloire, d’ĂȘtre puissamment fortifiĂ©s par Son Esprit dans l’homme intĂ©rieur, en sorte que Christ habite dans vos cƓurs par la foi; afin qu’étant enracinĂ©s et fondĂ©s dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaĂźtre l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plĂ©nitude de Dieu.” Donc, selon ces versets, quand un homme fait l’expĂ©rience de la profondeur de Dieu dans sa vie, il s’agit d’une vĂ©ritable expĂ©rience personnelle de l’Esprit de Dieu qui vient habiter en lui, et alors son esprit est illuminĂ© par la sagesse et la connaissance de Dieu qu’il reçoit par la Parole. La profondeur de Satan, par contre, c’est qu’il s’efforcera d’anĂ©antir cela. Il essaiera toujours de remplacer cette rĂ©alitĂ© de Dieu par une contrefaçon. Comment s’y prendra-t-il? Il enlĂšvera la connaissance de la vĂ©ritĂ© de Dieu – anĂ©antissant la Parole pour mettre la sienne Ă  la place : “Dieu a-t-Il rĂ©ellement dit?” Il prendra alors la place de la personne de Christ dans notre esprit. Il le fera, comme il l’a fait faire Ă  IsraĂ«l : en faisant rĂ©gner un ĂȘtre humain comme roi Ă  la place de Dieu. On rejettera l’expĂ©rience de la nouvelle naissance pour se joindre Ă  une Église. C’est au cours de cet Ăąge que l’Église est entrĂ©e dans les profondeurs de Satan. Et les fruits de cette profondeur de Satan, qui sont le mensonge, le meurtre et des crimes abominables, ont Ă©tĂ© manifestĂ©s dans cet Ăąge.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 231

 LES RÉCOMPENSES

   Apocalypse 2.26-29 : “À celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin Mes Ɠuvres, Je donnerai autoritĂ© sur les nations. Il les paĂźtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que Moi-mĂȘme J’en ai reçu le pouvoir de Mon PĂšre. Et Je lui donnerai l’étoile du matin. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.”

   â€œĂ€ celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin Mes Ɠuvres.” Ce que l’Esprit dit ici des Ɠuvres nous montre clairement que Dieu essaie de faire comprendre aux Siens ce qu’Il pense des Ɠuvres de justice. Quatre fois, Il mentionne les Ɠuvres. Et maintenant, Il dit que celui qui continuera fidĂšlement Ă  faire Ses Ɠuvres jusqu’à la fin recevra autoritĂ© sur des nations, qu’il sera un maĂźtre puissant, capable et inflexible, qui pourra affronter n’importe quelle situation avec une puissance telle que l’ennemi le plus acharnĂ© sera brisĂ© s’il le faut. Il manifestera son autoritĂ© avec une puissance semblable Ă  celle du Fils mĂȘme. VoilĂ  qui est vraiment surprenant. Mais regardons cette promesse Ă  la lumiĂšre de cet Ăąge-lĂ . Rome la puissante, soutenue par l’État, entraĂźne Ă  son service rois, armĂ©es et lĂ©gislateurs, brisant et Ă©crasant tout devant elle. Elle a tuĂ© des millions d’hommes, et brĂ»le de tuer encore d’autres millions qui refusent de se courber devant elle. Avec toute son intolĂ©rance, elle Ă©tablit des rois ou les abaisse, chaque fois qu’elle le peut. Oui, son intrusion a rĂ©ellement causĂ© la chute de nations entiĂšres, parce qu’elle avait dĂ©cidĂ© la destruction des Ă©lus de Dieu. Ses Ɠuvres sont les Ɠuvres du diable; en effet, elle commet des meurtres et elle ment, tout comme lui. Mais le jour vient oĂč le Seigneur dira : “Conduisez Mes ennemis devant Moi, et mettez-les Ă  mort.” Alors, les justes seront avec leur Seigneur, lorsque Sa juste indignation s’abattra sur les blasphĂ©mateurs. Les justes qui viendront avec Lui en gloire dĂ©truiront ceux qui dĂ©truisaient la terre et qui massacraient les saints de Dieu. C’était l’ñge oĂč l’on devait sans cesse tendre l’autre joue, un Ăąge de dĂ©tresse terrible; mais le jour vient oĂč la vĂ©ritĂ© prĂ©vaudra, et qui pourra supporter son feu sans ĂȘtre consumĂ©? Seuls les rachetĂ©s du Seigneur le pourront.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 232

   â€œEt Je lui donnerai l’étoile du matin.” Selon Apocalypse 22.16, et II Pierre 1.19, JĂ©sus est l’Étoile du Matin. “Je suis la racine et la postĂ©ritĂ© de David, l’étoile brillante du matin. “Jusqu’à ce que le jour vienne Ă  paraĂźtre, et que l’étoile du matin se lĂšve en vos cƓurs.” L’Esprit fait donc une promesse en relation directe avec Lui-mĂȘme aux Ă©lus de l’ñge des tĂ©nĂšbres, et ensuite Ă  ceux des Ăąges Ă  venir.

   Comme nous l’avons dĂ©jĂ  dit, JĂ©sus S’identifie aux messagers de chaque Ăąge. Ils reçoivent de Lui la rĂ©vĂ©lation de la Parole pour chaque pĂ©riode. Cette rĂ©vĂ©lation de la Parole fait sortir du monde les Ă©lus de Dieu, et les unit entiĂšrement Ă  JĂ©sus-Christ. Ces messagers sont appelĂ©s des Ă©toiles, parce qu’ils brillent d’un Ă©clat empruntĂ© – c’est la lumiĂšre du Fils, JĂ©sus Lui-mĂȘme, qu’ils reflĂštent. Ils sont Ă©galement appelĂ©s des Ă©toiles, parce qu’ils sont les “porteurs de la lumiĂšre” dans la nuit. Ainsi, dans l’obscuritĂ© du pĂ©chĂ©, ils apportent la lumiĂšre de Dieu Ă  Son peuple.

   C’est l’ñge des tĂ©nĂšbres. Il est particuliĂšrement sombre, car la Parole du Seigneur est, Ă  peu de chose prĂšs, entiĂšrement soustraite aux gens. La connaissance du TrĂšs-Haut a presque disparu. La mort a eu raison d’un grand nombre de croyants, au point qu’ils sont dĂ©cimĂ©s. Les choses de Dieu n’ont jamais Ă©tĂ© aussi bas auparavant, et Satan semble avoir une victoire assurĂ©e sur le peuple de Dieu.

   Si jamais il y a eu un groupe de gens qui avait besoin d’une promesse quant au pays oĂč il n’y a plus de nuit, c’était bien celui de l’ñge des tĂ©nĂšbres. C’est pour cela que l’Esprit leur promet l’étoile du matin. Il leur dit que l’Étoile Principale, JĂ©sus, qui habite une LumiĂšre inaccessible, les illuminera Lui-mĂȘme, de Sa propre prĂ©sence, dans le royaume Ă  venir. Il n’emploiera plus les Ă©toiles (les messagers) pour apporter la lumiĂšre dans les tĂ©nĂšbres. Ce sera JĂ©sus, Lui-mĂȘme, qui leur parlera face Ă  face, alors qu’Il partagera Son royaume avec eux.

Sept Ăąges_chapitre 6  page 233

   C’est l’étoile du matin qui est visible au moment oĂč la lumiĂšre du soleil commence Ă  briller. Quand notre Soleil (JĂ©sus) viendra, il n’y aura plus besoin de messagers : Il nous apportera Lui-mĂȘme Son message d’encouragement; et, alors qu’Il rĂ©gnera dans Son royaume, et que nous vivrons dans Sa prĂ©sence, la lumiĂšre de la Parole deviendra de plus en plus brillante en notre jour de perfection.

   Que pourrions-nous dĂ©sirer de plus que JĂ©sus Lui-mĂȘme? N’est-Il pas tout, parfaitement tout?

   Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises. Amen. Oui, Seigneur Dieu, que par Ton Esprit nous Ă©coutions Ta vĂ©ritĂ©.
EN HAUT