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PrĂ©dication ExposĂ© des sept ages de l'Eglise : Age de l’Eglise de Sardes de William Branham a Ă©tĂ© prĂȘchĂ©e 65-0006 La durĂ©e est de: .pdf La traduction VGR
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ExposĂ© des sept ages de l'Eglise : Age de l’Eglise de Sardes

Apocalypse 3.1-6

 

Sept Ăąges_chapitre 7 page 235

   Ă‰cris Ă  l’ange de l’Église de Sardes : Voici ce que dit Celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept Ă©toiles : Je connais tes Ɠuvres. Je sais que tu passes pour ĂȘtre vivant, et tu es mort.

     Sois vigilant, et affermis le reste qui est prĂšs de mourir; car Je n’ai pas trouvĂ© tes Ɠuvres parfaites devant Dieu.

     Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, Je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas Ă  quelle heure Je viendrai sur toi.

     Cependant, tu as Ă  Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillĂ© leurs vĂȘtements; ils marcheront avec Moi en vĂȘtements blancs, parce qu’ils en sont dignes.

     Celui qui vaincra sera revĂȘtu ainsi de vĂȘtements blancs; Je n’effacerai point son nom du Livre de Vie, et Je confesserai son nom devant Mon PĂšre et devant Ses anges.

     Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.

SARDES

   Sardes Ă©tait la capitale de l’ancienne Lydie. Elle passa des mains des monarques lydiens Ă  celles des Perses, puis Ă  Alexandre le Grand. Antiochos le Grand la saccagea. Ensuite, le contrĂŽle de la ville Ă©chut aux rois de Pergame, puis aux Romains. À l’époque de TibĂšre, Sardes fut dĂ©truite par des tremblements de terre et des Ă©pidĂ©mies. Aujourd’hui, son site, qui n’est plus qu’un champ de ruines, est inhabitĂ©.

   À une Ă©poque, la ville fut un centre commercial trĂšs important. Pline nous dit que c’est lĂ  que fut dĂ©couvert l’art de teindre la laine. Sardes Ă©tait le centre de la teinture de la laine et du tissage des tapis. Il y avait de bonnes quantitĂ©s d’or et d’argent dans la rĂ©gion, et on dit que c’est lĂ  que furent frappĂ©es les premiĂšres piĂšces d’or. On y trouvait Ă©galement un marchĂ© d’esclaves.

   La religion de cette ville Ă©tait le culte impur de la dĂ©esse CybĂšle. On peut encore voir les ruines massives de son temple.

   Vous vous souviendrez que j’ai parlĂ©, dans l’Âge de Pergame, du concept babylonien de la mĂšre et du fils, connus sous les noms de SĂ©miramis et Ninus, qui Ă©taient devenus CybĂšle et Deoius en Asie. PrĂ©sentĂ©s cĂŽte Ă  cĂŽte, les attributs de ces deux personnages sont particuliĂšrement rĂ©vĂ©lateurs :

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     Il Ă©tait le dieu du soleil; elle, la dĂ©esse de la lune.

     Il Ă©tait le seigneur du ciel; elle, la reine du ciel.

     Lui, le dispensateur de la bontĂ© et de la vĂ©ritĂ©; elle, de la douceur et de la misĂ©ricorde.

     Il Ă©tait le mĂ©diateur; elle, la mĂ©diatrice.

     Lui possĂ©dait la clĂ© qui ouvre et ferme les portes du monde invisible; elle possĂ©dait une clĂ© identique avec le mĂȘme pouvoir.

     Il Ă©tait le juge des morts; elle se tenait Ă  ses cĂŽtĂ©s.

     Lui, ayant Ă©tĂ© tuĂ©, ressuscita et fut enlevĂ© au ciel; elle y fut conduite corporellement par le fils.

   Or, Ă  Rome, on donne Ă  ce mĂȘme dieu le titre qui est celui de notre Seigneur : il est appelĂ© le Fils de Dieu, tandis qu’elle est appelĂ©e la mĂšre de Dieu.

   C’est bien ce que nous avons vu dans les deux Ăąges prĂ©cĂ©dents, oĂč la notion de “mĂšre et fils” prit de telles proportions. Mais remarquez maintenant que, comme dans l’ancienne Babylone, le culte du fils se perdit peu Ă  peu en faveur du culte de la mĂšre; ainsi, elle commença littĂ©ralement Ă  prendre la place du fils. Nous voyons dans cet Ăąge que le culte paĂŻen de Sardes Ă©tait le culte de la femme. Il s’agit de CybĂšle toute seule, et non de CybĂšle et de Deoius. La mĂšre a vraiment pris la place du Fils, revĂȘtant les mĂ©rites de la DivinitĂ©. Il suffit d’énumĂ©rer les divers titres accordĂ©s Ă  cette dĂ©esse, et de se rappeler les splendides attributs dont Marie fut parĂ©e par l’Église romaine pour comprendre d’oĂč est issue la religion de cet Ăąge.

   Deux choses m’ont Ă©normĂ©ment frappĂ© quand j’ai Ă©tudiĂ© plus en dĂ©tail ce culte de CybĂšle. L’une est le fait que, comme Janus, elle portait une clĂ©, ce qui lui donnait la mĂȘme autoritĂ© que Janus (la clĂ© du ciel, de la terre et des mystĂšres); l’autre, que ses adorateurs se flagellaient jusqu’au sang, comme le font mĂȘme aujourd’hui les catholiques, qui ont ainsi le sentiment de souffrir comme le Seigneur.

   Le fait que cet Ăąge soit celui de la premiĂšre rupture d’avec la Rome papale qui ait vraiment pris de l’ampleur est sans doute ce qui a incitĂ© JĂ©zabel, la prophĂ©tesse, Ă  consolider et Ă  mettre en valeur sa doctrine de la mariolĂątrie. Ainsi, elle s’opposait rĂ©solument aux protestants, qui refusaient Ă  Marie toute part dans le plan du Salut, exceptĂ© la faveur que Dieu lui avait faite d’ĂȘtre la vierge choisie pour porter l’Enfant. Alors que Luther cristallisait la doctrine de la justification par la foi, les catholiques s’en tinrent aux Ɠuvres, aux pĂ©nitences, aux priĂšres, et autres moyens non conformes aux Écritures. Et, alors que les ChrĂ©tiens libĂ©rĂ©s glorifiaient le Fils, les catholiques romains accentuĂšrent leur dĂ©ification de Marie jusqu’au vingtiĂšme siĂšcle qui vit (et ceci en opposition avec la plupart des thĂ©ologiens romains de haut rang) le pape Pie XII Ă©lever littĂ©ralement Marie Ă  la glorification dans un corps ressuscitĂ©. Cette doctrine est absolument conforme Ă  celle de Babylone, oĂč l’on voit le fils conduire corporellement sa mĂšre au ciel.

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   Rien d’étonnant Ă  ce que ce cinquiĂšme Ăąge suive la mĂȘme voie que les autres Ăąges, et qu’il continue de le faire jusqu’à sa fin, dans l’étang de feu oĂč la prostituĂ©e et ses enfants pĂ©riront dans la seconde mort. VoilĂ  : la mariolĂątrie, c’est le culte de CybĂšle. D’ailleurs, saviez-vous que CybĂšle Ă©tait l’AstartĂ© dont JĂ©zabel fut la prĂȘtresse, et qui causa la chute d’IsraĂ«l par les rites licencieux qu’elle ordonnait? Oui, c’est ce qu’elle Ă©tait dans la Bible.

L’ÂGE

   L’Âge de Sardes, ou cinquiĂšme Ăąge de l’Église, s’étendit de 1520 Ă  1750. C’est ce qu’on appelle gĂ©nĂ©ralement l’Âge de la RĂ©forme.

LE MESSAGER

   Le messager de cet Ăąge est le mieux connu de tous les messagers des diffĂ©rents Ăąges. Il s’agit de Martin Luther. Martin Luther Ă©tait un brillant Ă©rudit au caractĂšre bienveillant. Il poursuivait des Ă©tudes d’avocat, quand la longue maladie et la mort d’un ami intime l’amenĂšrent Ă  rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement Ă  l’état spirituel de sa vie. Il entra au couvent des Augustins d’Erfurt en 1505. Il y Ă©tudia la philosophie ainsi que la Parole de Dieu. Il s’imposa les pĂ©nitences les plus sĂ©vĂšres, mais tous ces actes extĂ©rieurs ne purent bannir son sentiment de pĂ©chĂ©. Il dit : “Je me tourmentai Ă  mort pour faire la paix avec Dieu, mais j’étais dans l’obscuritĂ©, et ne la trouvai point.” Le vicaire gĂ©nĂ©ral de son ordre, Staupitz, l’aida Ă  se rendre compte que son salut devait ĂȘtre l’expĂ©rience d’une Ɠuvre intĂ©rieure, plutĂŽt qu’un rituel. Ainsi encouragĂ©, il continua Ă  chercher Dieu. Ensuite il fut ordonnĂ© prĂȘtre. Pourtant, il n’était pas encore sauvĂ©. Il se mit Ă  Ă©tudier en profondeur, et avec beaucoup d’aviditĂ©, la Parole et les grandes Ɠuvres thĂ©ologiques existantes. Il fut un docteur et un prĂ©dicateur trĂšs recherchĂ© Ă  cause de la profondeur de ses connaissances et de sa grande sincĂ©ritĂ©. Pour accomplir un vƓu qu’il avait fait, il se rendit Ă  Rome. C’est lĂ  qu’il prit conscience de la futilitĂ© des Ɠuvres imposĂ©es par l’Église, censĂ©es apporter le salut; alors, la Parole de Dieu : “Le juste vivra par la foi” le frappa droit au cƓur. De retour chez lui, la vĂ©ritĂ© Ă©vangĂ©lique de cette Écriture inonda sa pensĂ©e; il fut alors libĂ©rĂ© du pĂ©chĂ© et entra par la nouvelle naissance dans le royaume de Dieu. Peu aprĂšs, il fut Ă©levĂ© au rang de docteur en thĂ©ologie et reçut pour mission “de consacrer toute sa vie Ă  Ă©tudier les Saintes Écritures, Ă  les expliquer fidĂšlement et Ă  les dĂ©fendre”. Ce qu’il fit, et de façon telle que son cƓur et le cƓur de ceux qui Ă©taient avec lui s’attachĂšrent fermement Ă  la vĂ©ritĂ© de la Parole. Le conflit Ă©clata bientĂŽt entre la Parole et les crĂ©dos et abus doctrinaires de l’Église.

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   Ainsi, quand LĂ©on X devint pape, et que Jean Tetzel se mit Ă  vendre des indulgences pour les pĂ©chĂ©s, Luther n’eut-il pas d’autre choix que de s’élever contre cet enseignement contraire Ă  l’Écriture. Tout d’abord, il s’y opposa violemment du haut de la chaire, puis il rĂ©digea son Ă©crit mĂ©morable, ses quatre-vingt-quinze thĂšses, qu’il afficha Ă  la porte de l’église du ChĂąteau le 31 octobre 1517.

   En peu de temps, ce fut l’embrasement de toute l’Allemagne par la RĂ©forme. Mais n’oublions pas que Martin Luther n’était pas le seul Ă  avoir protestĂ© contre l’Église catholique romaine. Il y en avait beaucoup d’autres. Certains avaient dĂ©niĂ© aux papes la puissance spirituelle et temporelle qu’ils s’étaient eux-mĂȘmes attribuĂ©e. Et certains papes firent mĂȘme, provisoirement, des rĂ©formes mineures. Oui, beaucoup d’autres avaient suscitĂ© des dĂ©bats, mais dans le cas de Luther, le temps Ă©tabli par Dieu Ă©tait mĂ»r pour un changement certain, Ă  partir duquel l’Église allait ĂȘtre progressivement restaurĂ©e jusqu’à une effusion du Saint-Esprit beaucoup plus tard.

   Or, Martin Luther Ă©tait lui-mĂȘme un ChrĂ©tien sensible, rempli de l’Esprit. Il Ă©tait vĂ©ritablement un homme de la Parole, non seulement parce qu’il l’étudiait avec une passion profonde, mais encore parce qu’il mit tout son cƓur Ă  la rendre accessible Ă  tous, pour que tous puissent vivre par elle. Il traduisit le Nouveau Testament, et le donna au peuple. Il fit lui-mĂȘme ce travail ardu, corrigeant un mĂȘme passage jusqu’à vingt fois. Il rĂ©unit autour de lui un groupe de savants versĂ©s dans la langue hĂ©braĂŻque, dont certains Juifs, et traduisit l’Ancien Testament.

   Cette Ɠuvre monumentale de Luther reste jusqu’à ce jour la base de toutes les versions ultĂ©rieures de la Bible en Allemagne.

   Il fut un puissant prĂ©dicateur et un puissant docteur de la Parole. Il dĂ©fendit avec Ă©nergie, dans ses premiĂšres annĂ©es de cĂ©lĂ©britĂ© surtout, le fait que la Parole doit ĂȘtre le seul critĂšre. De sorte qu’il Ă©tait opposĂ© aux Ɠuvres comme moyen de parvenir au salut, et au baptĂȘme comme moyen de rĂ©gĂ©nĂ©ration. Il enseigna que Christ est le seul mĂ©diateur, – Ă  l’exclusion de tout intermĂ©diaire humain, – ce qui est conforme au concept originel de la PentecĂŽte. C’était un homme qui priait beaucoup, et il avait appris que plus il avait de travail, et plus le temps semblait lui manquer, plus il lui fallait consacrer de temps Ă  Dieu en priĂšre, afin d’assurer des rĂ©sultats satisfaisants. Il savait ce que c’était que de lutter avec le diable; on dit qu’un jour, Satan lui apparut visiblement : il lui jeta son encrier, lui enjoignant de se retirer. Une autre fois, deux fanatiques vinrent Ă  lui dans l’intention de l’inciter Ă  bannir avec eux tous les prĂȘtres et les Bibles. Il discerna l’esprit qui les animait, et les renvoya.

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   Dans son Histoire (volume 3, page 406 [Ă©dition anglaise]), Sauer rapporte que le Dr Martin Luther Ă©tait “un prophĂšte, un Ă©vangĂ©liste, parlant en langues, interprĂ©tant, une seule personne revĂȘtue des neuf dons de l’Esprit”.

   Ce qui remua son cƓur par le Saint-Esprit, et qui fut la petite pousse verte signifiant que l’Église commençait Ă  redĂ©couvrir la vĂ©ritĂ© telle qu’on la connaissait Ă  la PentecĂŽte, ce fut la doctrine de la justification : le salut par grĂące, indĂ©pendamment des Ɠuvres. Je reconnais que le Dr Luther ne croyait pas seulement Ă  la justification et ne se bornait pas Ă  la prĂȘcher elle seule; mais c’était son sujet principal, et il ne pouvait en ĂȘtre autrement, puisque c’est la doctrine fondamentale de la vĂ©ritĂ© de la Parole. Il sera pour toujours reconnu comme l’instrument qui, dans la main de Dieu, redonna vie Ă  cette vĂ©ritĂ©. Il fut le cinquiĂšme messager, et son message Ă©tait : “LE JUSTE VIVRA PAR LA FOI.” Bien sĂ»r, nous reconnaissons qu’il savait et qu’il enseignait effectivement que nous devons progresser dans la foi. Sa comprĂ©hension merveilleuse de la souverainetĂ©, de l’élection, de la prĂ©destination, et d’autres vĂ©ritĂ©s encore, nous le dĂ©signe comme Ă©tant un grand homme dans la Parole; et pourtant, comme les historiens, je le rĂ©pĂšte : Dieu l’utilisa pour prĂ©senter aux gens la norme de Dieu quant aux Ɠuvres – “Le juste vivra par la foi.”

   Or, comme je l’ai dĂ©jĂ  mentionnĂ©, les historiens dĂ©signent cet Ăąge comme la PĂ©riode de la RĂ©forme. C’est tout Ă  fait juste. C’est bien ce qu’il a Ă©tĂ©. ForcĂ©ment, car Martin Luther Ă©tait un rĂ©formateur, et non un prophĂšte. Je sais bien que les livres d’histoire lui donnent le titre de prophĂšte, mais les livres d’histoire n’ont pas raison pour autant; en effet, nous ne voyons nulle part que Martin Luther remplisse les conditions nĂ©cessaires pour ĂȘtre un vĂ©ritable prophĂšte de Dieu, dans toute la grandeur du sens que les Écritures donnent Ă  ce mot. Il Ă©tait un grand docteur, avec dans sa vie quelques-unes des manifestations de l’Esprit, et nous glorifions Dieu pour cela. Mais il ne lui fut pas possible de ramener l’Église Ă  toute la vĂ©ritĂ©, comme aurait pu le faire un homme comme l’apĂŽtre Paul, qui Ă©tait Ă  la fois apĂŽtre et prophĂšte.

   Plus tard, on assista Ă  un grand changement dans sa maniĂšre de conduire les affaires auxquelles il se trouvait mĂȘlĂ©. Au dĂ©but, il n’était que bienveillance, courage et patience, s’en remettant toujours Ă  Dieu pour rĂ©soudre ses problĂšmes. Mais ensuite, de larges foules se rassemblĂšrent sous sa banniĂšre. Leur but n’était pas purement spirituel, mais ils Ă©taient poussĂ©s par des motifs politiques. Ils dĂ©siraient briser le joug du pape. Ils s’accommodaient mal d’envoyer de l’argent Ă  Rome. On vit apparaĂźtre des fanatiques. Luther fut bientĂŽt attirĂ© dans des affaires de politique, oĂč il eut Ă  prendre des dĂ©cisions; tout cela n’ayant en fait aucun rapport avec l’Église, si ce n’est que par ses priĂšres, par la prĂ©dication et par sa conduite, l’Église aurait pu donner un exemple Ă  suivre. Ces problĂšmes politiques en arrivĂšrent Ă  un point tel qu’il se retrouva dans la position intenable de mĂ©diateur entre seigneurs et paysans. Il rendit de si mauvais jugements qu’un soulĂšvement eut lieu, oĂč des milliers d’hommes furent tuĂ©s. Ses intentions Ă©taient bonnes, mais quand il se laissa de nouveau empĂȘtrer dans un Évangile mĂȘlant l’Église et l’État, il dut rĂ©colter la tempĂȘte.

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   MalgrĂ© tout, Dieu utilisa Martin Luther. N’allons pas l’accuser d’avoir eu de mauvaises intentions. Disons seulement que son jugement a failli. En vĂ©ritĂ©, si les luthĂ©riens pouvaient revenir Ă  son enseignement et servir Dieu comme cet aimable frĂšre Le servit, alors ces gens serviraient assurĂ©ment Ă  l’honneur et Ă  la louange du grand Dieu et Sauveur, JĂ©sus-Christ.

LA SALUTATION

   Apocalypse 3.1 : “Voici ce que dit Celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept Ă©toiles.”

   Une fois de plus, comme dans les quatre Ăąges prĂ©cĂ©dents, l’Esprit nous rĂ©vĂšle notre bienveillant Seigneur, en annonçant Ses merveilleux attributs. Cette fois, alors qu’Il se tient au milieu de l’Église, nous Le voyons comme Celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept Ă©toiles. Nous savons qui sont les sept Ă©toiles; il nous reste Ă  identifier les sept Esprits.

   On trouve cette mĂȘme expression quatre fois dans l’Apocalypse. Apocalypse 1.4 : “De la part des sept Esprits qui sont devant Son trĂŽne.” Apocalypse 3.1 : “Voici ce que dit Celui qui a les sept Esprits.” Apocalypse 4.5 : “Du trĂŽne sortent des Ă©clairs, des voix et des tonnerres. Devant le trĂŽne brĂ»lent sept lampes ardentes, qui sont les sept Esprits de Dieu.” Apocalypse 5.6 : “Et je vis, au milieu du trĂŽne et des quatre ĂȘtres vivants et au milieu des vieillards, un Agneau qui Ă©tait lĂ  comme immolĂ©. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu envoyĂ©s par toute la terre.”

   Pour commencer, nous savons avec certitude que ces versets ne nous enseignent pas une doctrine nouvelle et contraire Ă  Jean 4.24a : “Dieu est UN (un seul) Esprit.” Ceci est plutĂŽt Ă  rapprocher de I Corinthiens 12.8-11, oĂč il est parlĂ© d’UN SEUL Esprit qui se manifeste de NEUF maniĂšres diffĂ©rentes. De sorte que nous savons que le sens des sept Esprits de Dieu, c’est qu’il y a un seul et mĂȘme Esprit qui se manifeste de sept maniĂšres diffĂ©rentes. Or, dans Apocalypse 4.5, ces mĂȘmes sept Esprits sont appelĂ©s des “lampes ardentes” qui brĂ»lent devant le Seigneur. Comme Jean n’a jamais utilisĂ© dans l’Apocalypse d’autres symboles que ceux de l’Ancien Testament, nous nous rĂ©fĂ©rons Ă  l’Ancien Testament, et nous trouvons dans Proverbes 20.27 que “l’esprit de l’homme est une lampe de l’Éternel” [version Darby]. Ces sept Esprits sont donc en rapport avec l’homme. Dans Jean 5.35, Jean-Baptiste est appelĂ© une “lumiĂšre qui brĂ»le” [d’aprĂšs la version anglaise du roi Jacques], et la traduction exacte, en fait, est une “lampe qui brĂ»le”. Dans Apocalypse 5.6, les sept Esprits sont aussi dĂ©signĂ©s comme sept yeux. Dans Zacharie 4.10  “Car qui a mĂ©prisĂ© le jour des petites choses? Ils se rĂ©jouiront, ces sept-lĂ , et verront le plomb dans la main de Zorobabel : ce sont lĂ  les yeux de l’Éternel.” De toute Ă©vidence, ce “ils” se rapporte ici Ă  des hommes. Ainsi, dans ce cas, nous voyons que les yeux de l’Éternel sont des hommes – des hommes oints, et remplis du Saint-Esprit, bien sĂ»r, car les ministĂšres de Dieu ne peuvent pas s’accomplir par la puissance de l’homme, mais seulement par la puissance du Saint-Esprit. Si nous rassemblons les dĂ©couvertes que nous avons faites dans les Écritures, il devient Ă©vident que “les sept Esprits de Dieu” se rapportent au ministĂšre ininterrompu du mĂȘme Saint-Esprit dans la vie de sept hommes avec lesquels Dieu S’identifie trĂšs Ă©troitement. Ils sont Ses yeux, et ils sont Ses lampes. Nous voyons sans peine de quels hommes il s’agit dans la proposition suivante, qui dit qu’ils sont les sept Ă©toiles, et nous savons dĂ©jĂ  que les sept Ă©toiles sont les sept messagers des sept Ăąges. Comme c’est beau. Vous voyez, l’étoile a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e pour rĂ©flĂ©chir la lumiĂšre pendant la nuit, car le soleil s’est retirĂ©. De mĂȘme, le messager (reprĂ©sentĂ© par une Ă©toile) de chaque Ăąge devait rĂ©flĂ©chir la lumiĂšre du Fils. C’est ce qu’ils ont tous fait par le Saint-Esprit.

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   Paul a Ă©tĂ© le premier messager; il a dit dans Galates 1.8 que, si un ange, un messager, un vicaire, ou qui que ce soit, annonçait un autre Ă©vangile que celui que Paul prĂȘchait, qu’il soit anathĂšme. Paul savait qu’aprĂšs son dĂ©part, des loups cruels s’introduiraient. Il savait que Satan lui-mĂȘme peut se dĂ©guiser en ange de lumiĂšre – Ă  combien plus forte raison ses serviteurs. De sorte qu’il nous met bien en garde, en nous disant que cet Évangile resterait toujours le mĂȘme. Or, Paul baptisait au Nom de JĂ©sus, et il rebaptisait ceux qui avaient Ă©tĂ© immergĂ©s autrement. Il a mis de l’ordre dans l’Église et enseignĂ© l’usage convenable des dons de l’Esprit; il a confirmĂ© que ces dons resteraient dans l’Église jusqu’au retour de JĂ©sus. Donc, les six messagers suivants, par le mĂȘme Saint-Esprit, brĂ»leraient du mĂȘme feu, rĂ©pandraient la mĂȘme lumiĂšre de l’Évangile de JĂ©sus-Christ, et les signes les accompagneraient. IrĂ©nĂ©e a-t-il rempli ces conditions? Oui. Martin? Oui. Colomba? Oui. Martin Luther? Absolument. Wesley? Oui monsieur, son ministĂšre fut magnifique; il a mĂȘme priĂ© pour la guĂ©rison de son cheval, et il a Ă©tĂ© exaucĂ©. Nous y voilĂ . Sept Ăąges de l’Église, et sept messagers semblables; et Paul a prononcĂ© une malĂ©diction sur quiconque se dirait messager, mais professerait un autre Ă©vangile, et vivrait dans une autre lumiĂšre.

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  Or, ce que je viens de dire concorde-t-il avec le reste de la Parole? Oui. Il est dit dans la Parole que quiconque ajouterait ou retrancherait quoi que ce soit Ă  ce livre, Dieu le frapperait de flĂ©aux et le condamnerait. Dieu a dit : “Je le frapperai des flĂ©aux dĂ©crits dans ce livre, ou Je retrancherai sa part du Livre de Vie.” Apocalypse 22.18.

   Ainsi, nous voyons que “les sept Esprits” se rĂ©fĂšrent Ă  l’Esprit unique de Dieu, accomplissant la volontĂ© et la Parole de Dieu dans diverses gĂ©nĂ©rations. Je voudrais illustrer cela par des exemples tirĂ©s de la Parole. L’Esprit de Dieu reposait puissamment sur Élie. Ensuite, le mĂȘme Esprit est venu sur ÉlisĂ©e, dans une double mesure. Puis, des siĂšcles plus tard, le mĂȘme Esprit – que nous appelons l’Esprit d’Élie pour dĂ©crire Son ministĂšre – est redescendu, cette fois sur Jean-Baptiste. Un jour, le mĂȘme Esprit, reconnaissable Ă  l’identitĂ© de son ministĂšre, descendra sur un homme pour la fin de l’ñge de l’Église des nations. L’Écriture dit aussi que Dieu a oint JĂ©sus de Nazareth du Saint-Esprit et de puissance, et qu’Il allait, faisant le bien, et guĂ©rissant tous ceux qui Ă©taient opprimĂ©s par le diable. En s’en allant, JĂ©sus a dit Ă  Ses disciples d’attendre jusqu’à la PentecĂŽte, et qu’à ce moment-lĂ , le mĂȘme Esprit qui Ă©tait sur Lui reviendrait, qu’Il descendrait sur eux, et qu’ils en seraient remplis. Ainsi ce groupe des “appelĂ©s Ă  sortir” (l’Église) Lui succĂ©derait sur la terre, occupant Sa place. Et, parce que le mĂȘme Esprit qui Ă©tait en Lui serait en eux, ils feraient les mĂȘmes Ɠuvres. De mĂȘme, tous ceux qui sont vraiment du Corps de JĂ©sus-Christ (la vraie Église) manifesteront les mĂȘmes Ɠuvres que JĂ©sus et l’Église de PentecĂŽte, parce que le mĂȘme Esprit sera en eux. Toute autre Église qui n’a pas l’Esprit et ces manifestations devra en rendre compte Ă  Dieu.

   Il est aussi dit que ces sept Ă©toiles, ou les sept messagers des sept Ăąges, sont dans Sa main. Il les tient. Vous comprenez immĂ©diatement que s’Il les tient dans Sa main, Il les associe Ă  Sa puissance. C’est ce que signifie la main. Elle reprĂ©sente la puissance de Dieu, et l’autoritĂ© de Dieu! Aucun d’entre eux n’est venu par sa propre puissance ni de sa propre autoritĂ©. C’est bien ce que Paul a dit. Aucun homme ne l’oserait. Il faut l’autoritĂ© de Dieu et la puissance du Saint-Esprit. L’Évangile est prĂȘchĂ© par l’autoritĂ© de Dieu, avec la puissance de l’Esprit. Ces hommes Ă©taient tous revĂȘtus de la puissance du Saint-Esprit. Ils ont tous rĂ©sistĂ© au monde; ils le pouvaient, car ils Ă©taient remplis de Dieu. Ils Ă©taient ENVOYÉS ou mandatĂ©s par Dieu, et NON par eux-mĂȘmes ou par d’autres hommes.

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   Ainsi, ils avaient ce que le monde ne pouvait pas avoir. JĂ©sus a dit que, quand Il s’en irait, Il enverrait Son Esprit, que le monde ne pouvait pas recevoir. C’est exact. Le monde, ou les systĂšmes de ce monde, ne pouvaient pas recevoir JĂ©sus. VoilĂ  ce que sont les organisations : des systĂšmes de ce monde. Montrez-moi une Église organisĂ©e selon le systĂšme de ce monde qui soit remplie du Saint-Esprit. Je demande Ă  la voir. Si vous pouvez me montrer une telle Église, vous avez dĂ©couvert une faute dans la Parole. Non monsieur. Aucun de ces messagers n’a eu d’organisation. Ou bien ils ont Ă©tĂ© expulsĂ©s, ou bien ils se sont sĂ©parĂ©s eux-mĂȘmes, convaincus que l’organisation Ă©tait un pĂ©chĂ©. Comment le Saint-Esprit pourrait-Il ĂȘtre dans une organisation, alors que ce sont les organisations qui prennent la place de l’Esprit, et que les dĂ©nominations prennent celle de la Parole? Souvenez-vous : “organisation” Ă©gale “MORT”. Il ne peut en ĂȘtre autrement. Quand le monde prend le contrĂŽle, l’Esprit se retire.

   Oui, l’Esprit n’est pas sept Esprits, mais UN SEUL. Il sera toujours le mĂȘme, et Il agira toujours de la mĂȘme maniĂšre. Et les sept messagers auront le mĂȘme Esprit, ils enseigneront la mĂȘme Parole, et ils possĂ©deront la mĂȘme puissance. Et si l’Église est la vraie Église, elle aura le mĂȘme Esprit, la mĂȘme Parole, les mĂȘmes manifestations de puissance qu’avait la premiĂšre Église Ă  la PentecĂŽte. Elle vivra les expĂ©riences d’une Église de PentecĂŽte; il y aura le parler en langues, l’interprĂ©tation, la prophĂ©tie et les guĂ©risons. Dieu sera au milieu d’elle, Dieu Se manifestera au milieu d’elle, comme Il l’a toujours fait. AllĂ©luia! Et elle ne sera PAS organisĂ©e. Ne l’oubliez pas.

   Nous voyons donc que JĂ©sus-Christ Se rĂ©vĂšle tout au long des Ăąges par Son Esprit dans les messagers. Ceux-ci sont comme MoĂŻse Ă©tait pour les enfants d’IsraĂ«l. Comme il avait reçu la rĂ©vĂ©lation pour son temps, de mĂȘme, chaque messager a reçu la rĂ©vĂ©lation et le ministĂšre pour son propre temps. Ainsi, quand nous voyons que les messagers sont dans Sa main, nous voyons le Seigneur S’identifier Ă  ces hommes et les revĂȘtir de Sa puissance. Il ne suffit pas qu’Il Se soit uni Ă  l’Église tout entiĂšre, comme nous L’avons vu quand Il est apparu, se tenant au milieu des sept chandeliers d’or. MĂȘme les cinq ministĂšres dĂ©crits dans ÉphĂ©siens 4 (apĂŽtres, prophĂštes, docteurs, Ă©vangĂ©listes, pasteurs) n’ont pas suffi. En effet, dans chaque Ăąge, l’Église dĂ©vie; et non seulement les laĂŻques, mais aussi le clergĂ© – les bergers ont tort, tout comme les brebis. Alors, Dieu fait Son entrĂ©e, dans Son rĂŽle de Souverain Berger, par le ministĂšre de ces sept hommes, pour ramener Son peuple Ă  la vĂ©ritĂ© et Ă  l’abondante puissance de cette vĂ©ritĂ©. Dieu est dans Son peuple, – dans chaque membre de Son peuple, – car quiconque n’a pas l’Esprit de Christ ne Lui appartient pas. Et Il est la Parole. C’est donc la Parole reconnue dans ce peuple. Mais Il a investi d’une autoritĂ© particuliĂšre ces hommes qu’Il a choisis Lui-mĂȘme, selon le conseil de Sa propre volontĂ©. Il en est apparu un dans chaque Ăąge. Le mĂȘme Esprit habite en chacun d’eux. On est bien loin de l’hĂ©rĂ©sie romaine, oĂč ils Ă©lisent, l’un aprĂšs l’autre, des hommes selon leur choix, et aucun d’eux ne manifeste la puissance de Dieu, aucun d’eux ne s’en tient Ă  la Parole de Dieu, chacun diffĂšre de son prĂ©dĂ©cesseur et ajoute, Ă  sa convenance, comme s’il Ă©tait Dieu Lui-mĂȘme. Dieu n’est pas dans tout cela. Mais Il est dans Son messager, et celui qui dĂ©sire recevoir la plĂ©nitude de Dieu suivra le messager, comme le messager suit le Seigneur dans Sa Parole.

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   â€œCelui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept Ă©toiles.” Apocalypse 3.1. Comme ce Seigneur S’est identifiĂ© Ă  l’homme par l’incarnation, Il S’identifie de nouveau Ă  l’homme par Son Esprit qui rĂ©side dans l’homme. “Ils M’appartiennent”, dit le Seigneur. Les sept messagers remplis de l’Esprit appartiennent au Seigneur. On peut les rejeter. On peut douter d’eux. En effet, ils peuvent mĂȘme – Ă  vues humaines – ne pas avoir les compĂ©tences requises; ils n’en sont pas moins les messagers de leur Ăąge. Dieu a utilisĂ© un Abraham (il mentit), Il a utilisĂ© un MoĂŻse (il se rĂ©volta), un Jonas (il dĂ©sobĂ©it), un Samson (il pĂ©cha), un David (il assassina). De mĂȘme, Il a utilisĂ© un JosuĂ© et un Joseph. Et ceux qui avaient commis des fautes graves sont en bien plus grand nombre que ceux dont la marche semble parfaite. TOUS ÉTAIENT À LUI, ET TOUS SONT À LUI. Personne n’osera le nier. Il les a utilisĂ©s au moyen du Saint-Esprit qu’Il avait mis en eux. S’ils tombaient ou s’ils restaient debout, c’était au su de leur MaĂźtre. Et en eux tous s’est accomplie la volontĂ© souveraine de Dieu. Que l’histoire officielle essaie seulement de rĂ©futer ces faits, cela n’y changera rien. Le Dieu Éternel marche toujours au milieu des chandeliers d’or, et par Son Esprit, Il envoie Ses messagers armĂ©s de la Parole vers les gens de chaque Ăąge.

LA DÉNONCIATION

   Apocalypse 3.1 : “Je connais tes Ɠuvres. Je sais que tu fais vivre un nom, et tu es mort. [d’aprĂšs la version anglaise du roi Jacques]” Apocalypse 3.2b : “Car Je n’ai pas trouvĂ© tes Ɠuvres parfaites devant Dieu.” VoilĂ  en vĂ©ritĂ© une chose fort Ă©trange. Dans chaque Ăąge, jusqu’ici, l’Esprit a commencĂ© par louer les vrais croyants, et ensuite Il a dĂ©noncĂ© la fausse vigne. Mais dans cette Ă©poque-ci, on nĂ©glige le Seigneur et Sa Parole avec une telle insouciance et un tel mĂ©pris que le message entier adressĂ© Ă  ce cinquiĂšme Ăąge ne contient que des paroles de condamnation.

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   â€œJe connais tes Ɠuvres.” Quelles Ă©taient ces Ɠuvres qui Ă©taient connues du Seigneur et qui Lui dĂ©plaisaient? Eh bien, vous savez que chaque Ăąge s’est prolongĂ© dans l’ñge suivant, de sorte que les Ɠuvres du quatriĂšme Ăąge se continuaient dans le cinquiĂšme. Comme vous le savez bien, ces Ɠuvres, c’était :

    1. D’avoir Ă©changĂ© la conduite du Saint-Esprit contre une hiĂ©rarchie humaine.

    2. D’avoir dĂ©posĂ© la pure Parole de Dieu et l’accĂšs pour tous Ă  ses bienfaits gratuits, pour la remplacer par des crĂ©dos, des dogmes, des prescriptions ecclĂ©siastiques, etc.

    3. D’avoir rejetĂ© l’adoration en Esprit, les Dons de l’Esprit et tout ce qui fait partie de la vraie communion des saints, pour y substituer la liturgie et l’adoration des idoles, les fĂȘtes paĂŻennes, etc.

    4. D’avoir donnĂ© Ă  la mariolĂątrie une place de plus en plus grande dans le culte chrĂ©tien, Ă  tel point que Marie Ă©tait Ă©levĂ©e au rang de la DivinitĂ©, et que le Fils Ă©tait abaissĂ© de Sa position Ă©levĂ©e au-dessus de tous, jusqu’à dĂ©pendre d’un homme appelĂ© le pape, lequel se nommait lui-mĂȘme le vicaire du Christ.

   Ceux qui combattirent cette terrible Église anti-Christ furent dĂ©truits. Ceux qui s’y soumirent furent le jouet de l’Église, les rois comme les paysans. Leur vie ne leur appartenait pas, et elle n’appartenait pas Ă  Christ non plus; ils appartenaient corps, Ăąme et esprit Ă  l’Église de Rome. Ils parlaient du sang de Christ, et pourtant ils se procuraient le salut par de l’argent, et achetaient le pardon de leurs pĂ©chĂ©s Ă  prix d’or, ou en faisant pĂ©nitence. Les plus fortunĂ©s d’entre eux trouvĂšrent la situation fort Ă  leur goĂ»t quand le pape LĂ©on X vendit des indulgences pour des pĂ©chĂ©s non encore commis : ils pouvaient ainsi prĂ©mĂ©diter leurs mauvaises actions et les mettre Ă  exĂ©cution la conscience tranquille, sachant que le pape avait dĂ©jĂ  pardonnĂ© leurs pĂ©chĂ©s. La Parole de Dieu leur Ă©tant inaccessible, qui aurait pu connaĂźtre la vĂ©ritĂ©? Comme la vĂ©ritĂ© ne vient que par la Parole, les gens Ă©taient enfermĂ©s dans le cachot de l’Église romaine, attendant la mort, et aprĂšs la mort, le jugement. Mais la grande prostituĂ©e, ivre du sang des martyrs, avance, titubante et furieuse, donnant aux hommes la mort spirituelle et physique, sans se soucier le moins du monde de son jugement.

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   Or, vers la fin du quatriĂšme Ăąge, qui est donc aussi le dĂ©but du cinquiĂšme, la prise de Constantinople par les Turcs provoqua le dĂ©part vers l’Ouest des Ă©rudits orientaux, lesquels prirent leurs manuscrits grecs avec eux. La Parole dans toute sa puretĂ©, ainsi que l’enseignement des vrais croyants, furent ainsi propagĂ©s. Non seulement ces Ă©minents docteurs eurent-ils un grand rĂŽle Ă  jouer, mais un autre facteur dĂ©terminant s’ajouta : l’invention de ce qui devint notre imprimerie moderne. Cette dĂ©couverte de l’époque facilita la production de livres, ce qui rendit possible de rĂ©pondre Ă  la forte demande, Ă  la grande soif de connaĂźtre la Bible. Dieu suscita de nombreux hommes puissants, et Luther n’était que l’un d’entre eux. Deux autres de ces grandes lampes Ă©taient Calvin et Zwingli; et il y en eut encore bien d’autres, moins connus. NĂ©anmoins, mĂȘme si tout ceci n’était pas en vain, ces mĂȘmes hommes Ă©taient plutĂŽt une entrave Ă  l’Ɠuvre de Dieu. D’une part, ils ne s’opposaient PAS Ă  l’union de l’Église et de l’État, scellĂ©e au concile de NicĂ©e; ils l’appuyaient plutĂŽt. Ils acceptaient que l’État joue le rĂŽle de dĂ©fenseur de l’Évangile, bien qu’on ne puisse pas appuyer cela sur la Parole. Et, bien que nous puissions voir “la colĂšre de l’homme louant Dieu”, par exemple quand Henri VIII appuya la RĂ©forme et rejeta l’autoritĂ© papale, on Ă©tait encore bien loin de la vĂ©ritĂ© de la PentecĂŽte et de la protection d’un Dieu omnipotent.

   En dĂ©pit de son enseignement constant contre l’ingĂ©rence extĂ©rieure dans les choses de l’Église locale, Luther ne sut pas libĂ©rer l’esprit des hommes de l’idĂ©e de l’autoritĂ© hiĂ©rarchique dans l’Église, avec Ă©vĂȘques, archevĂȘques, etc. Ainsi, l’Église fit un pas dans la bonne direction, mais elle ne brisa pas ses chaĂźnes, de sorte qu’elle se retrouva bien vite emprisonnĂ©e dans le cachot mĂȘme d’oĂč elle avait tentĂ© de s’échapper.

   Pourtant, la coupe des Ɠuvres abominables n’était pas encore pleine. Non seulement les jugements inadĂ©quats de Luther causĂšrent-ils des affrontements qui entraĂźnĂšrent la mort d’une multitude de gens, mais encore les partisans de Zwingli persĂ©cutĂšrent le pieux Dr Hubmeyer, ils allĂšrent jusqu’à le faire emprisonner, et bien qu’eux-mĂȘmes ne le firent pas monter au bĂ»cher, ils furent Ă  vrai dire en grande partie responsables de sa mort par le feu. Calvin lui-mĂȘme en fit autant, car il exigea l’arrestation de Servet, lequel avait compris et enseignĂ© l’unitĂ© de la DivinitĂ©. L’État fit alors passer ce frĂšre en jugement, et l’envoya au bĂ»cher – Ă  la consternation de Calvin.

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   Si jamais une Ă©poque s’est caractĂ©risĂ©e par le zĂšle dĂ©nominationnel, c’est bien cette tragique pĂ©riode. Les paroles de Comenius s’appliquent bien Ă  cette Ă©poque. Comenius Ă©crivit “LA SEULE CHOSE NÉCESSAIRE”. Il compare le monde Ă  un labyrinthe, dont on peut trouver la sortie en abandonnant ce qui est inutile, et en choisissant la seule chose nĂ©cessaire : Christ. Le grand nombre de docteurs, dit-il, est Ă  l’origine de la foule de sectes, pour lesquelles il n’y a bientĂŽt plus assez de noms. Chaque Église se considĂšre comme la vraie, ou tout au moins comme la partie la plus pure, la plus fidĂšle, et elles se persĂ©cutent mutuellement avec une haine implacable. Aucune rĂ©conciliation mutuelle n’est Ă  espĂ©rer de leur part : Ă  l’hostilitĂ©, elles rĂ©pondent par une hostilitĂ© sans rĂ©conciliation possible. À partir de la Bible, elles forgent leurs divers crĂ©dos, qui leur servent de fortifications et de remparts, derriĂšre lesquels elles se retranchent et rĂ©sistent Ă  toute attaque. Je ne dirai pas que ces professions de foi – car nous pouvons admettre qu’elles en sont, dans la plupart des cas – sont mauvaises en elles-mĂȘmes. Elles le deviennent pourtant en ce qu’elles alimentent le feu de l’hostilitĂ©. Ce n’est qu’en s’en dĂ©barrassant totalement qu’il serait possible de s’atteler Ă  la tĂąche de guĂ©rir les blessures de l’Église. “Quelqu’un d’autre appartient Ă  ce labyrinthe de sectes et de confessions diverses : l’amour de la dispute [...] Qu’en rĂ©sulte-t-il? Vit-on jamais une dispute entre Ă©rudits ĂȘtre conduite Ă  bonne fin? Jamais. Leur nombre n’a fait que croĂźtre. Satan est le plus grand sophiste; ce n’est pas en argumentant sur les mots qu’on le vaincra [...] Dans le service Divin, on entend davantage les paroles des hommes que la Parole de Dieu. Chacun bavarde comme il lui plaĂźt, passe son temps en de savantes dissertations ou s’acharne Ă  dĂ©truire le point de vue de l’autre. On ne parle guĂšre de la nouvelle naissance, de la maniĂšre par laquelle un homme doit ĂȘtre changĂ© pour ĂȘtre semblable Ă  Christ, afin de devenir participant de la nature Divine (II Pierre 1.4). Du pouvoir que l’Église avait reçu par les clĂ©s, il ne lui reste que celui de dĂ©lier, car elle a presque perdu le pouvoir de lier [...] Les sacrements nous ont Ă©tĂ© donnĂ©s comme les symboles de l’unitĂ©, de l’amour et de notre vie en Christ : on en a fait l’occasion des plus amers conflits, une cause de haine mutuelle, le centre du sectarisme [...] En bref, la ChrĂ©tientĂ© est devenue un labyrinthe. On a divisĂ© la foi en des milliers de petites parties, et si vous rejetez l’une d’entre elles, vous ĂȘtes considĂ©rĂ© comme un hĂ©rĂ©tique [...] Que faut-il faire? La seule chose nĂ©cessaire : retourner Ă  Christ; regarder Christ comme le seul Chef, et marcher dans l’empreinte de Ses pas, abandonnant toutes les autres voies, jusqu’à ce que nous ayons tous atteint le but, et que nous soyons parvenus Ă  l’unitĂ© de la foi (ÉphĂ©siens 4.13). De mĂȘme que le MaĂźtre cĂ©leste a tout construit sur le fondement des Écritures, ainsi devrions-nous abandonner toutes les particularitĂ©s qui distinguent nos diverses confessions, et nous satisfaire de la Parole de Dieu rĂ©vĂ©lĂ©e, qui nous appartient Ă  tous. Bible en main, nous devrions nous Ă©crier : Je crois ce que Dieu a rĂ©vĂ©lĂ© dans ce Livre, j’obĂ©irai Ă  Ses commandements dans un esprit de soumission, je mets mon espoir en Ses promesses. ChrĂ©tiens, Ă©coutez! Il n’y a qu’une vie, mais la Mort vient sur nous sous mille dĂ©guisements. Il n’y a qu’un Christ, mais mille antichrists [...] Tu sais donc, ĂŽ ChrĂ©tientĂ©, quelle est la seule chose nĂ©cessaire. Ou tu retournes Ă  Christ, ou tu vas Ă  la destruction, comme l’antichrist. Si tu es sage, et que tu veux vivre, suis le MaĂźtre de la Vie.

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   Mais vous, ChrĂ©tiens, rĂ©jouissez-vous d’avoir Ă©tĂ© Ă©levĂ©s [...] Ă©coutez les paroles de votre Chef CĂ©leste : ‘Venez Ă  Moi.’ [...] RĂ©pondez d’une mĂȘme voix : ‘Oui, nous venons.’”

   Je viens de dire que cette Ă©poque a vu une croissance dĂ©mesurĂ©e de l’esprit dĂ©nominationnel. Si jamais l’attitude des Corinthiens : “Je suis de Paul – moi, de CĂ©phas”, s’est affirmĂ©e, c’est bien Ă  cette Ă©poque-lĂ . Il y avait les luthĂ©riens, les hussites, le parti de Zwingli, etc. C’était une pitoyable fragmentation du Corps. Ils faisaient vivre un nom, mais ils Ă©taient morts. Bien sĂ»r qu’ils Ă©taient morts. DĂšs qu’ils se sont organisĂ©s, ils sont morts. Les grands groupes se sont organisĂ©s, et se sont liĂ©s par mariage avec l’État. Il n’en fallait pas plus. Ils Ă©taient finis. Il y avait lĂ  ces luthĂ©riens, qui avaient critiquĂ© l’Église romaine. Ils savaient qu’il n’était pas juste d’unir la politique aux choses spirituelles – et pourtant Luther (faisant comme Pierre, qui s’était laissĂ© influencer par les judaĂŻsants) s’est engagĂ© tĂȘte baissĂ©e, et a confiĂ© la dĂ©fense de la foi Ă  l’État, et non Ă  Dieu. C’était la premiĂšre des grandes dĂ©nominations Ă  sortir de la prostituĂ©e, mais peu de temps aprĂšs la mort de Luther, elle avait une hiĂ©rarchie semblable Ă  celle qu’elle avait combattue. DĂšs la deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration, ce mouvement, suscitĂ© par Dieu, Ă©tait dĂ©jĂ  retournĂ© sous l’aile de sa mĂšre. L’Église avait fait un retour en arriĂšre, et elle ne le savait mĂȘme pas. Ils avaient mis leur propre nom au-dessus de Son Nom. Ils faisaient vivre leur propre nom. Et aujourd’hui, toutes les dĂ©nominations font exactement la mĂȘme chose. Elles font vivre leur propre nom, et non pas le Nom du Seigneur JĂ©sus-Christ. On le constate facilement, car chaque Église se distingue par la maniĂšre dont elle rend son culte, mais aucune ne se fait reconnaĂźtre par la puissance de Dieu. VoilĂ  le critĂšre. Je dĂ©sire que vous remarquiez ici que les signes et les prodiges n’ont pas Ă©tĂ© manifestĂ©s parmi eux en ce temps-lĂ . Ils avaient abandonnĂ© la puissance de Dieu pour la puissance de l’État. Ils se sont attachĂ©s Ă  leur propre nom; ils en ont fait de grands noms. C’était toujours ce mĂȘme esprit, celui de vouloir ramener toutes les brebis Ă  son propre bercail. Aujourd’hui, les baptistes veulent avoir les mĂ©thodistes dans leur camp; les mĂ©thodistes cherchent Ă  faire du prosĂ©lytisme parmi les presbytĂ©riens; et les pentecĂŽtistes voudraient avoir tout le monde. Chacun prĂ©tend offrir plus que les autres, et fait miroiter les plus grands espoirs – une sorte de porte d’entrĂ©e au ciel, ou tout au moins une chance plus grande d’y entrer. Tout cela est bien tragique.

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   AnimĂ©es de cet esprit dĂ©nominationnel, les dĂ©nominations rĂ©digent toutes leurs propres manuels, enseignent leurs crĂ©dos, installent leurs bureaux et la direction de leur Église, et chacune proclame qu’elle, et elle seule, est le vrai porte-parole de Dieu, Ă©tant la mieux qualifiĂ©e pour cela. Or, n’est-ce pas exactement ce que font le pape et l’Église romaine? Elles sont retournĂ©es tout droit avec leur mĂšre, la prostituĂ©e, et elles ne le savent pas.

   En terminant nos commentaires sur ce verset : “Tu fais vivre un nom, et tu es mort”, je ne saurais trop attirer votre attention sur le fait que cet Ăąge, bien qu’il ait apportĂ© la RĂ©forme, est trĂšs sĂ©vĂšrement rĂ©primandĂ© par Dieu, au lieu d’ĂȘtre louĂ©, car IL A SEMÉ LA SEMENCE DES DÉNOMINATIONS, QUI SE SONT ORGANISÉES ET SONT RETOURNÉES TOUT DROIT À LA PROSTITUÉE, alors que Dieu avait ouvert Ă  cet Ăąge une porte par oĂč il aurait pu s’échapper. Quand ce mouvement de sĂ©paration d’avec l’Église catholique a eu lieu, il n’était pas vraiment Spirituel dans son ensemble, mais plutĂŽt politique. La plupart des gens sont devenus protestants, car, comme je l’ai dĂ©jĂ  dit, ils dĂ©testaient le despotisme politique et financier de Rome. Ainsi, au lieu d’ĂȘtre un grand mouvement Spirituel, possĂ©dant toutes les caractĂ©ristiques de l’influence du Saint-Esprit, – comme c’était le cas Ă  la PentecĂŽte, quand Dieu utilisa des moyens purement Spirituels pour accomplir Ses desseins, – ce mouvement fut en rĂ©alitĂ© une OEUVRE DANS LAQUELLE CE FUT LA COLÈRE DE L’HOMME QUI LOUA DIEU; le rĂ©sultat en est la rĂ©plique de l’histoire d’IsraĂ«l sortant d’Égypte, qui erra dans le dĂ©sert sans entrer au pays de Canaan. MalgrĂ© tout, il y eut un rĂ©sultat trĂšs important : c’est que, partout oĂč le joug de Rome Ă©tait brisĂ©, mĂȘme partiellement, les hommes purent alors recevoir la Parole de Dieu et se soumettre Ă  l’influence de l’Esprit sans avoir Ă  craindre autant qu’auparavant. C’est ainsi que s’ouvrit la porte vers la grande pĂ©riode missionnaire qui suivit.

   Mais la JĂ©zabel de l’Âge de Thyatire n’était pas d’humeur Ă  relĂącher son emprise sur les gens. Ainsi, dans l’Âge de Sardes, nous voyons sa fille Athalie redresser la tĂȘte, en espĂ©rant pouvoir Ă©touffer la vraie semence par les procĂ©dĂ©s malhonnĂȘtes de l’organisation.

L’AVERTISSEMENT

   Apocalypse 3.2 : “Sois vigilant, et affermis le reste qui est prĂšs de mourir; car Je n’ai pas trouvĂ© tes Ɠuvres parfaites devant Dieu.”

    J’aimerais pouvoir dire que l’Âge de Sardes fut un Ăąge de restauration, et non un Ăąge de rĂ©forme. Je ne le peux pas. La Parole ne l’appelle pas une restauration, mais bien une rĂ©forme. Si, dans cet Ăąge, il y avait eu une restauration, il aurait Ă©tĂ© un autre Ăąge de PentecĂŽte – ce qu’il n’était pas. Tout ce qu’on peut en dire, c’est : “Affermis le reste qui est prĂšs de mourir.” Il y manquait quelque chose. Oh oui, c’est certain. Cet Ăąge avait la justification, mais il y manquait la sanctification et le baptĂȘme du Saint-Esprit. C’était lĂ  le plan originel de Dieu. C’est ce qu’ils avaient Ă  la PentecĂŽte. Ils Ă©taient justifiĂ©s, ils Ă©taient sanctifiĂ©s, et ils Ă©taient remplis du Saint-Esprit. Écoutez-moi bien : s’il vous faut ĂȘtre justifiĂ©s et sanctifiĂ©s, c’est afin de pouvoir ĂȘtre baptisĂ©s du Saint-Esprit. C’est la raison d’ĂȘtre de l’Église : elle est le temple de Dieu, rempli de Dieu, c’est-Ă -dire du Saint-Esprit. Ce mĂȘme Esprit qui Ă©tait en JĂ©sus pendant qu’Il Ă©tait ici sur terre, et par lequel Il accomplissait Ses puissantes Ɠuvres, est revenu sur l’Église Ă  la PentecĂŽte, et alors elle accomplissait les mĂȘmes Ɠuvres que JĂ©sus. On ne trouve pas ces Ɠuvres dans l’Âge de Sardes. Oh, ils avaient la Parole Ă©crite (mais non la Parole rĂ©vĂ©lĂ©e). C’était la pĂ©riode de la rĂ©forme. Mais ne crains point, petit troupeau, Dieu a dit : “Je restaurerai”, et cette rĂ©forme allait ĂȘtre le point de dĂ©part de cette restauration. Il allait (selon Sa promesse) retirer l’Église de la profondeur de Satan de l’ñge des tĂ©nĂšbres, et la replonger dans la Profondeur de Dieu qu’elle avait connue Ă  la PentecĂŽte et dans les premiĂšres annĂ©es de son existence.

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  Maintenant, comprenez bien ceci. Dans le second verset que j’ai lu, il est dit : “Car Je n’ai pas trouvĂ© tes Ɠuvres parfaites devant Dieu.” Savez-vous ce que signifie rĂ©ellement cette expression “pas parfaites”? Cela veut dire “inachevĂ©es”. Cet Ăąge Ă©tait un Ăąge inachevĂ©. Ce n’était que le dĂ©but du retour Ă  la PentecĂŽte. C’est pourquoi j’ai dit que la Bible l’appelle “RĂ©forme”, et non restauration. La rĂ©forme a commencĂ© par la doctrine de la justification, montrant que le salut vient de Dieu seul. Oh, combien Luther a prĂȘchĂ© la souverainetĂ© de Dieu et l’élection! Il savait que tout venait de la grĂące. Il a sĂ©parĂ© l’Église de la domination de la hiĂ©rarchie ecclĂ©siastique. Il a abattu les idoles. Il a rejetĂ© la confession faite aux prĂȘtres. Il a dĂ©voilĂ© l’imposture du pape. Tout cela Ă©tait merveilleusement bien, au dĂ©part, mais Dieu avait dit, quinze cents ans auparavant : “Luther, c’est toi qui donneras le coup d’envoi, mais l’Ɠuvre ne sera pas du tout terminĂ©e dans ton Ăąge : Je laisse cela pour plus tard.” AllĂ©luia! notre Dieu rĂšgne! Il connaĂźt la fin dĂšs le commencement. Oui, Luther Ă©tait Son messager. Il n’en avait pas l’air, si nous nous arrĂȘtons Ă  ses dĂ©fauts. Mais il y eut un homme appelĂ© Jonas : il y avait aussi des taches dans sa vie. Il Ă©tait prophĂšte, mĂȘme si vous et moi, nous pourrions hĂ©siter Ă  l’affirmer si nous en jugions d’aprĂšs ses actions. Mais Dieu connaĂźt les Siens, et Il accomplit Sa volontĂ©, comme Il l’a fait avec Jonas. Il a accompli Sa volontĂ© avec Luther dans cet Ăąge-lĂ , et Il accomplira Sa volontĂ© jusqu’à la fin.

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   Donc, cet Ăąge fut un Ăąge inachevĂ©. Ce fut un Ăąge de rĂ©forme. Mais c’est bien comme cela que Dieu le voulait. Je dĂ©sire illustrer cela comme je l’ai fait pour un merveilleux frĂšre luthĂ©rien, prĂ©sident d’un excellent sĂ©minaire dans l’Ouest. Il m’avait invitĂ© Ă  dĂźner chez lui, pour que je lui parle du Saint-Esprit. Beaucoup de choses le troublaient, et il me dit : “Nous autres, luthĂ©riens, que possĂ©dons-nous?”

     Je dis : “Eh bien, vous avez Christ.”

     Il dit : “Nous dĂ©sirons avoir le Saint-Esprit. Croyez-vous que nous L’avons?”

     Je dis : “Potentiellement; vous Y croyez.”

     Il dit : “Qu’entendez-vous par ‘potentiellement’? Nous avons soif de Dieu. Nous avons lu un livre sur la PentecĂŽte et sur les dons de l’Esprit, aussi quelques-uns d’entre nous avons pris l’avion pour aller voir l’auteur en Californie. Une fois lĂ -bas, il nous a dit que, bien qu’il ait Ă©crit ce livre, il n’avait pas les dons. Aussi, quand nous avons vu ces dons opĂ©rer dans votre ministĂšre, nous avons eu le dĂ©sir de vous parler, car vous devez en savoir quelque chose.”

   Or, le sĂ©minaire de ce frĂšre est Ă  la campagne, entourĂ© d’hectares de terre cultivĂ©e sur laquelle les Ă©tudiants peuvent travailler, et ainsi payer leurs Ă©tudes. À part la ferme, il y a Ă©galement des usines qui peuvent les employer. Alors, en prenant ses champs pour illustrer mon propos, je lui dis : “Un jour, un homme sortit sur ses terres pour semer un champ de maĂŻs. Il arracha les troncs, enleva les cailloux, laboura, hersa, et sema son grain. Chaque matin, il portait les regards sur son champ. Un matin, au lieu de la terre nue, il vit des milliers de petites pousses qui Ă©taient sorties de terre. Il dit : ‘Gloire Ă  Dieu pour mon champ de maĂŻs.’” Alors, je lui demandai : “Cet homme avait-il du maĂŻs?”

     Il rĂ©pondit : “Dans un certain sens, oui.”

     Je dis : “Potentiellement, oui; et cette petite pousse qui sort de terre, c’est l’image de vous autres, luthĂ©riens, pendant la RĂ©forme; vous voyez? Le maĂŻs commençait Ă  pousser (aprĂšs avoir pourri dans le sol, pendant l’ñge des tĂ©nĂšbres). De belles grandes tiges poussĂšrent, et un jour, on vit apparaĂźtre sur chaque tige une aigrette soyeuse. L’aigrette abaissa son regard vers la tige, et dit : “Vous n’ĂȘtes rien du tout, vous autres, vieux luthĂ©riens formalistes. Regardez-nous : c’est nous qui portons au loin la semence, nous, les grands missionnaires. C’est Ă  nous qu’appartient l’ùre missionnaire.” Cet Ăąge de l’aigrette correspond Ă  l’Âge de Wesley, l’ñge des plus grands missionnaires, qui dĂ©passent mĂȘme ceux de notre Ăąge. Qu’est-ce que cet Ăąge a fait? Il a rĂ©pandu la Parole comme le pollen dans la brise.

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   “Maintenant, quelle est l’étape suivante? Logiquement, nous pensons qu’il s’agit de la formation du grain et de la moisson, achevant le cycle. Mais ce n’est pas le cas. Il y a encore une Ă©tape, celle oĂč l’enveloppe, la balle, se forme pour couvrir la semence. C’est exactement cela qui s’est produit dans ce cycle Spirituel. Au dĂ©but du vingtiĂšme siĂšcle, au dĂ©but de l’Âge de LaodicĂ©e, on croyait gĂ©nĂ©ralement que le Saint-Esprit descendait exactement comme Il l’avait fait Ă  la PentecĂŽte. Les gens parlaient en langues, et proclamaient ĂȘtre baptisĂ©s du Saint-Esprit, en donnant comme preuve le fait qu’ils parlaient en langues. Mais je suis souvent allĂ© me promener dans les champs de blĂ©; vers la fin de l’étĂ©, j’ai arrachĂ© des Ă©pis, je les ai frottĂ©s entre mes mains pour en extraire les grains, quand, Ă  ma surprise, il n’y avait PAS DE GRAIN DE BLÉ DANS CETTE BALLE, MÊME S’IL SEMBLAIT VRAIMENT Y EN AVOIR, D’APRÈS L’ASPECT DE L’ÉPI. VoilĂ  une image parfaite de ce mouvement qui se dit de PentecĂŽte. Cela est bien prouvĂ© par le fait que ces gens SE SONT ORGANISÉS À PARTIR D’UNE DOCTRINE, et se sont retrouvĂ©s liĂ©s, tout comme l’organisation qui les avait prĂ©cĂ©dĂ©s. Ils dĂ©montraient ainsi qu’au lieu d’ĂȘtre la semence rĂ©elle, ils Ă©taient la balle, l’enveloppe destinĂ©e Ă  protĂ©ger la semence de blĂ© Ă  venir. Cette Ă©tape de la balle est la pĂ©riode dangereuse dont JĂ©sus parle dans Matthieu 24.24 : ‘Au point de sĂ©duire, s’il Ă©tait possible, mĂȘme les Ă©lus.’ Oh, l’homme avait le sentiment que cette balle, l’ñge qui se disait de PentecĂŽte, Ă©tait la vraie semence. Mais il s’est rĂ©vĂ©lĂ© n’ĂȘtre que le vĂ©hicule chargĂ© de transporter la vie jusque dans l’ñge oĂč a lieu la vĂ©ritable restauration, et oĂč l’Épouse-BlĂ© est manifestĂ©e dans la puissance dont il est parlĂ© dans ÉzĂ©chiel 47.2-5 :  â€˜Il me conduisit par le chemin de la porte septentrionale, et il me fit faire le tour par dehors jusqu’à l’extĂ©rieur de la porte orientale. Et voici, l’eau coulait du cĂŽtĂ© droit. Lorsque l’homme s’avança vers l’orient, il avait dans la main un cordeau, et il mesura mille coudĂ©es; il me fit traverser l’eau, et j’avais de l’eau jusqu’aux chevilles. Il mesura encore mille coudĂ©es, et me fit traverser l’eau, et j’avais de l’eau jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudĂ©es, et me fit traverser, et j’avais de l’eau jusqu’aux reins. Il mesura encore mille coudĂ©es; c’était un torrent que je ne pouvais traverser, car l’eau Ă©tait si profonde qu’il fallait y nager; c’était un torrent qu’on ne pouvait traverser.’

   “Et tout cela s’est accompli par la volontĂ© parfaite de Dieu, et suivant Son programme. Les luthĂ©riens avaient potentiellement le Saint-Esprit dans la justification; les mĂ©thodistes L’avaient potentiellement dans la sanctification; aujourd’hui, Il nous est redonnĂ©, – c’est une restauration, – le Saint-Esprit est lĂ .”

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   â€œSois vigilant, et affermis le reste qui est prĂšs de mourir.” Les idĂ©es exprimĂ©es par les deux mots “vigilant” et “affermis” sont les suivantes. Être vigilant, c’est non seulement ĂȘtre Ă©veillĂ©, mais aussi ĂȘtre en Ă©tat d’alerte. Manquer Ă  cela impliquerait un danger, une perte. Affermir ne veut pas seulement dire donner de la force, cela signifie aussi fixer et Ă©tablir en vue d’une situation permanente. Ces deux ordres se rapportent Ă  ce qui reste de la VÉRITÉ, qui est prĂšs ou “sur le point” de mourir. Cette expression de l’Esprit m’apparaĂźt comme une illustration. Un groupe d’esclaves, enchaĂźnĂ©s physiquement et moralement, se sont soulevĂ©s et ont Ă©chappĂ© Ă  leurs ravisseurs (le nom mĂȘme de Sardes signifie “les rescapĂ©s”). Ils sont poursuivis, et c’est tout juste s’il reste quelque chose des glorieux progrĂšs qu’ils avaient faits. Ils n’ont pas Ă©tĂ© rattrapĂ©s, mais tout ce que l’on peut dire, c’est qu’ils ont pu s’échapper – ils n’ont pas rĂ©ussi Ă  se dĂ©gager complĂštement comme l’avaient fait certains, d’aprĂšs la Parole. Ils ont perdu la plupart de leurs libertĂ©s. Aussi le Seigneur dit-Il : “Vous ĂȘtes potentiellement retournĂ©s en captivitĂ©; prenez garde de ne pas y retourner rĂ©ellement. Pour Ă©viter de retourner en captivitĂ©, soyez en Ă©tat d’alerte, et restez toujours vigilants pour les choses qui concernent votre captivitĂ©, sinon vous perdrez tout. Affermissez-vous sans tarder dans ce qui vous reste, pour assurer d’une maniĂšre permanente ce que vous avez dĂ©jĂ , et Ă©viter ainsi d’autres pertes. C’est pour vous l’occasion d’achever ce que vous n’avez pas encore achevĂ©.” Mais sont-ils allĂ©s de l’avant? Non monsieur. Ils n’ont pas pris garde Ă  la voix de l’Esprit, et c’est encore un Ăąge qui est entrĂ© en captivitĂ©, aussi Dieu a-t-Il suscitĂ© d’autres hommes qui, eux, allaient accomplir Sa volontĂ©. Dieu a contournĂ© la dĂ©nomination luthĂ©rienne, ainsi que toutes les autres, et elles ne reviendront jamais. Dieu devait aller de l’avant et, dans un nouvel Ăąge, poursuivre la rĂ©vĂ©lation de la vĂ©ritĂ©, et avancer un peu plus dans l’Ɠuvre de la restauration.

LE JUGEMENT

   Apocalypse 3.3 : “Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, Je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas Ă  quelle heure Je viendrai sur toi.”

   Je veux vous lire une autre traduction de ce verset : “Rappelle-toi donc comment tu as reçu (la vĂ©ritĂ©, comme un dĂ©pĂŽt permanent), et la maniĂšre dont tu (l)’as entendue, et garde(-la), et change ta façon de penser tout de suite. [d’aprĂšs la version anglaise Wuest]” Il est bien Ă©vident, selon ce verset, que Dieu leur a donnĂ© la vĂ©ritĂ© comme un dĂ©pĂŽt permanent. Ils l’ont reçue, et elle leur appartient irrĂ©vocablement. Reste Ă  voir ce qu’ils en feront, s’ils en tiendront compte ou pas. Et c’est bien vrai. Ils avaient reçu la vĂ©ritĂ© fondamentale de tout l’Évangile : “Le juste vivra par la foi”, “Le salut vient de l’Éternel”. Ils avaient entendu la vĂ©ritĂ© de la Bible, qui dĂ©molissait les doctrines de Rome et anĂ©antissait toute l’autoritĂ© du pape. Ils connaissaient cette vĂ©ritĂ©, que l’Église ne sauve pas. Ils avaient compris le souper du Seigneur. Ils avaient la lumiĂšre au sujet du baptĂȘme d’eau. Ils enlevaient les statues. La vĂ©ritĂ©? Mais, jamais il y eut un Ăąge oĂč tant d’hommes pouvaient rĂ©pandre autant de lumiĂšre. Ils avaient reçu assez de lumiĂšre pour pouvoir remanier complĂštement l’ancien systĂšme, ou pour prendre un nouveau dĂ©part, en se laissant conduire par Dieu – rĂšgle sur rĂšgle, prĂ©cepte sur prĂ©cepte. Ils avaient reçu la vĂ©ritĂ©. Ils la dĂ©siraient, et ils l’avaient entendue. Mais reste Ă  savoir comment ils l’avaient entendue. L’avaient-ils entendue comme le fondement de leur Ă©difice, ou bien – attitude qui avait Ă©tĂ© courante chez les Grecs – comme un sujet de discussion thĂ©orique? De toute Ă©vidence, on Ă©coutait la riche Parole de vĂ©ritĂ© comme un discours acadĂ©mique plutĂŽt que pour la mettre en pratique, puisque Dieu exigeait d’eux un changement dans leur façon de penser. S’il s’agit rĂ©ellement de la Parole de Dieu, – ce qui est bien le cas, – alors on doit y obĂ©ir. En n’y obĂ©issant pas, on s’attire le jugement. Quand les gardes du temple sacrĂ© Ă©taient surpris Ă  dormir, on les battait, et leurs vĂȘtements Ă©taient brĂ»lĂ©s. Que fera le Seigneur Ă  ceux de cet Ăąge qui ont relĂąchĂ© leur vigilance?

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   â€œJe viendrai sur toi comme un voleur.” L’ancienne Sardes Ă©tait constamment harcelĂ©e par les bandits qui venaient des montagnes et se livraient au pillage. Ils Ă©taient donc particuliĂšrement bien placĂ©s pour comprendre ce que l’Esprit entendait par lĂ , quand Il disait que le Seigneur viendrait comme un voleur. Ce n’est qu’en restant vigilant et en se prĂ©parant qu’on peut ĂȘtre prĂȘt pour Sa venue. Or, nous savons que c’est lĂ  un message pour la fausse vigne, car la venue du Seigneur se fera comme c’est arrivĂ© du temps de NoĂ©. Les huit qui furent sauvĂ©s Ă©taient bien conscients du dĂ©luge qui arrivait; comme ils en Ă©taient conscients, ils s’étaient prĂ©parĂ©s et ils ont Ă©tĂ© sauvĂ©s. Mais le monde des impies a Ă©tĂ© balayĂ© par les flots. Étant en contact quotidien avec les justes, ils avaient entendu la vĂ©ritĂ©, mais ils s’en sont dĂ©tournĂ©s jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Les hommes tout Ă  fait charnels de cette Ă©poque reculĂ©e prĂ©figurent les ChrĂ©tiens de nom d’aujourd’hui, dont la vie est remplie des choses terrestres, et qui prennent un tel plaisir dans ces choses qu’ils n’ont aucun dĂ©sir des choses Spirituelles; ils ne sont pas du tout conscients de l’avĂšnement du Seigneur, et n’y sont pas prĂ©parĂ©s.

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L’ÉLOGE

   Apocalypse 3.4 : “Toutefois tu as quelques noms Ă  Sardes qui n’ont pas souillĂ© leurs vĂȘtements; et ils marcheront avec moi en vĂȘtements blancs, car ils en sont dignes.” [version Darby]

    Le mot “noms” veut bien sĂ»r dire “personnes”, comme dans Actes 1.15 oĂč, en parlant de ceux qui Ă©taient dans la chambre haute, il est dit : “La foule des noms qui Ă©taient rĂ©unis Ă©tait d’environ cent vingt.” Pour moi cependant, le sens dĂ©passe largement celui de “personnes”; il fait ressortir cette vĂ©ritĂ© qui est prĂ©sentĂ©e dans chaque Ăąge, et dont notre Seigneur nous parle avec tant d’insistance. Il s’agit de ceci : le systĂšme ecclĂ©siastique de ces Ăąges est composĂ© de deux vignes, la vraie et la fausse. Dieu, selon Son dessein souverain, les a rĂ©unies toutes les deux, les appelant “l’Église”. Voyez comme Il les a rĂ©primandĂ©es dans cet Ăąge, en disant : “À l’Église qui est” – non pas “aux Églises qui sont” Ă  Sardes, mais les rĂ©unissant en une seule : “L’Église qui est”... “Je connais tes Ɠuvres”... “tu es mort”... “tes Ɠuvres sont inachevĂ©es...” Puis Il continue : “Tu (cette Église de Sardes) as quelques personnes qui sont dans le vrai, contrairement Ă  la majoritĂ© des gens, qui sont dans l’erreur. Ils marchent avec des vĂȘtements propres, et ils sont dignes de Moi.” Or, ces gens qui Ă©taient les vrais saints de Dieu, marchaient “de maniĂšre Ă  ĂȘtre entiĂšrement agrĂ©ables au Seigneur”. Leurs vĂȘtements Ă©taient propres. Voyez-vous, en ce temps-lĂ , les vĂȘtements descendaient jusqu’au sol, ramassant la poussiĂšre et se souillant. Ces gens-lĂ  prenaient garde Ă  leurs pas, et n’étaient donc pas corrompus par le monde. Ils Ă©taient dans l’Esprit, et ils marchaient selon l’Esprit. Ils Ă©taient saints et irrĂ©prĂ©hensibles devant Lui. Ils accomplissaient ainsi le dessein pour lequel ils Ă©taient lĂ , car, d’aprĂšs ÉphĂ©siens 1.4, le dessein de Dieu, c’est “que nous soyons saints et irrĂ©prĂ©hensibles devant Lui”.

   Par ce verset, qui montre que les Ă©lus de Dieu ne sont que “quelques noms”, vous voyez nettement ce que nous avons enseignĂ© au sujet de cet Ăąge. C’était un Ăąge chaotique, un Ăąge INACHEVÉ, un Ăąge de scissions de toutes sortes, et Dieu le rĂ©primande presque dans son ensemble. C’était un Ăąge faible, malade, prĂšs de mourir. Ce n’était pas l’ùre glorieuse que veulent en faire certains historiens protestants qui suivent les idĂ©es de la chair. Au premier regard, cet arbre apparaĂźt gangrenĂ©, malade, sans feuilles, aux fruits rares, difformes, vĂ©reux et tombant Ă  terre trop tĂŽt. Mais attendez! Regardez mieux. Tout en haut, lĂ  ou le soleil donne toute sa lumiĂšre, il y avait quelques “prĂ©mices” – ces “quelques noms”, parfaits en Lui, car ils Ă©taient nĂ©s de Lui, remplis de Lui, et ils marchaient avec Lui par Sa Parole.

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     Dieu soit louĂ© pour ces “quelques noms”.

   â€œEt ils marcheront avec Moi.” VoilĂ  ce que Dieu Lui-mĂȘme dit qu’Il leur accordera, Ă  cause de leur marche intĂšgre. C’est une partie de l’hĂ©ritage qu’Il leur a rĂ©servĂ©. S’ils acceptaient de marcher avec Lui Ă  travers les difficultĂ©s et au milieu des piĂšges de la vie, pour Lui faire honneur, alors Il allait les rĂ©compenser. Il n’oublie pas notre travail d’amour. Dieu rĂ©compensera toujours les efforts que nous faisons pour Lui plaire.

   Oui, ils avaient passĂ© dans le monde, sans y prendre part. Ils ne s’étaient pas laissĂ© enlacer par les systĂšmes de ce monde. Alors que les personnages illustres de cet Ăąge avaient cĂ©dĂ© aux flatteries de l’État et choisi les voies de la politique plutĂŽt que celles de l’Esprit, ce qui allait les ramener dans le monde, ces quelques hommes prenaient le parti de la Parole de Dieu, et honoraient ainsi le Seigneur. Le Seigneur allait maintenant les honorer en retour. En effet, ils marcheront avec Lui en vĂȘtements blancs. Ils s’étaient identifiĂ©s Ă  Lui sur terre, et Lui allait maintenant S’identifier Ă  eux dans la Nouvelle JĂ©rusalem. Et cette identification sera absolument merveilleuse! Je m’en rĂ©jouis, et pourtant j’ai les larmes aux yeux en pensant Ă  Sa condescendance, car remarquez que Son vĂȘtement n’est pas d’une autre couleur que celui des saints, comme ce serait le cas pour un chef terrestre. Non, ils sont semblables Ă  Lui; Il est semblable Ă  eux. Ils sont semblables Ă  Lui, comme le dit Jean, car “ils Le voient tel qu’Il est”.

   â€œCar ils en sont dignes.” Comprenez-vous bien Qui dit ceci? C’est JĂ©sus Lui-mĂȘme, Celui qui est digne. Lui seul a Ă©tĂ© reconnu digne de prendre le livre de la main de Celui qui est assis sur le trĂŽne. Et maintenant, Celui-lĂ  mĂȘme qui est digne dit Ă  Ses saints : “Vous ĂȘtes dignes.” Le voilĂ , Lui, le Seul qui soit qualifiĂ© pour juger (en effet, tout jugement est remis entre Ses mains), et Il dit : “Vous ĂȘtes dignes.” Ces paroles sont aussi stupĂ©fiantes que celles de Romains 8.33b : “Dieu me dĂ©clare juste. [d’aprĂšs la version anglaise Way]” LĂ , dans la blanche lumiĂšre de la justice de Dieu, Ă©coutez la douce voix de JĂ©sus dire : “Ceux-ci M’appartiennent. Ils sont justes. Ils sont dignes. Ils marcheront avec Moi en vĂȘtements blancs.”

LA PROMESSE À CELUI QUI VAINCRA

   Apocalypse 3.5 : “Celui qui vaincra sera revĂȘtu ainsi de vĂȘtements blancs; Je n’effacerai point son nom du Livre de Vie, et Je confesserai son nom devant Mon PĂšre et devant Ses saints anges.”

     “Celui qui vaincra sera revĂȘtu ainsi de vĂȘtements blancs.” Ce verset est en fait une rĂ©pĂ©tition du verset 4, qui fait allusion aux quelques hommes qui n’ont pas souillĂ© leurs vĂȘtements. Il y a bien des annĂ©es, on employait un dicton, sans doute tirĂ© de ce verset. Il disait : “Gardez vos vĂȘtements propres”, ce qui voulait dire : Ne vous engagez pas dans des choses douteuses. D’autres le feront, et vous pourriez ĂȘtre tentĂ©s de vous y engager, ou quelqu’un pourrait mĂȘme essayer de vous impliquer, mais restez en dehors de tout cela, et prenez une route qui vous en Ă©loigne. Or, Dieu rĂ©compensera ceux qui suivent ce conseil. Ils seront vĂȘtus de blanc, tout comme Lui est vĂȘtu de blanc. Pierre, Jacques et Jean L’ont vu sur la montagne de la Transfiguration : Ses vĂȘtements Ă©taient blancs comme la lumiĂšre. VoilĂ  comment les saints seront vĂȘtus. Leurs vĂȘtements resplendiront d’une blancheur immaculĂ©e.

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   Vous savez que nous vivons au temps de la fin. C’est dans cet Ăąge que les Églises vont se rĂ©unir. Et, de mĂȘme qu’elles sont actuellement aux leviers de commande de la politique mondiale, elles auront bientĂŽt en main les finances du monde. À ce moment-lĂ , si vous n’appartenez pas Ă  l’organisation mondiale des Églises, vous ne pourrez plus acheter ni vendre. Vous perdrez tout. Ceux qui restent fidĂšles Ă  Dieu et qui se gardent de souiller leurs vĂȘtements au contact du “systĂšme mondial” des Églises seront dĂ©possĂ©dĂ©s de leurs biens. Ils seront fortement tentĂ©s de cĂ©der. Des prĂ©dicateurs cĂ©deront, avec l’excuse de servir Dieu Ă  l’intĂ©rieur de la structure du systĂšme antichrist de la bĂȘte. Ils se laisseront flatter et amadouer par la hiĂ©rarchie. Et les gens suivront ces faux bergers jusqu’à l’abattoir. Mais au jugement, ils seront tous trouvĂ©s nus. Ils ne recevront pas ces vĂȘtements blancs, et ils ne marcheront pas avec Lui. Vous ne pouvez pas marcher la main dans la main avec le diable, dans les vĂȘtements souillĂ©s du monde, et compter ĂȘtre ensuite avec Dieu. Il est temps de vous rĂ©veiller et d’entendre la voix de Dieu qui crie : “Sortez du milieu d’elle (des religions organisĂ©es), Mon peuple, afin que vous ne participiez point Ă  ses pĂ©chĂ©s et que vous n’ayez point de part Ă  ses flĂ©aux.” Amen. C’est Dieu qui parle. Fuyez les religions de ce monde comme la peste. Ne marchez plus avec le monde, et rendez votre vĂȘtement blanc par la repentance et le sang de l’Agneau. Mais faites-le maintenant, car demain, il pourrait ĂȘtre trop tard.

   â€œCelui qui vaincra, Je n’effacerai point son nom du Livre de Vie.” Nous voici de nouveau devant un passage de la Parole des plus difficiles Ă  comprendre. Ce verset, Ă©tudiĂ© superficiellement, est utilisĂ© aussi bien par les arminiens que par les calvinistes pour dĂ©fendre leur point de vue. Les arminiens dĂ©clarent que ce verset annule incontestablement Jean 6.37-44 : “Tous ceux que le PĂšre Me donne viendront Ă  Moi, et Je ne mettrai pas dehors celui qui vient Ă  Moi; car Je suis descendu du ciel pour faire, non Ma volontĂ©, mais la volontĂ© de Celui qui M’a envoyĂ©. Or, la volontĂ© du PĂšre, qui M’a envoyĂ©, c’est que Je ne perde aucun de tous ceux qu’Il M’a donnĂ©s, mais que Je les ressuscite au dernier jour. Les Juifs murmuraient Ă  Son sujet, parce qu’Il avait dit : Je suis le pain qui est descendu du ciel. Et ils disaient : N’est-ce pas lĂ  JĂ©sus, le fils de Joseph, Celui dont nous connaissons le pĂšre et la mĂšre? Comment donc dit-Il : Je suis descendu du ciel? JĂ©sus leur rĂ©pondit : Ne murmurez pas entre vous. Nul ne peut venir Ă  Moi, si le PĂšre qui M’a envoyĂ© ne l’attire; et Je le ressusciterai au dernier jour.” L’arminianisme fait de la volontĂ© du PĂšre non un propos souverain, mais simplement un dĂ©sir passif; Il resterait en dehors de tout cela, se contentant de voir ce que feraient les hommes de Ses bons et gracieux dons, et mĂȘme de la vie Ă©ternelle.

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   Les calvinistes le voient autrement. Ils voient dans ce verset une grande consolation donnĂ©e aux saints affligĂ©s et accablĂ©s : qu’importent ces temps de malheur, ces terribles persĂ©cutions, car le vainqueur est “celui qui croit que JĂ©sus est le Christ”. Son nom ne sera pas effacĂ© de ce livre. Certains d’entre eux disent aussi que ce “Livre de Vie” n’est pas le mĂȘme que le “Livre de Vie de l’Agneau”. Mais, comme toujours, quand on Ă©tudie un verset superficiellement, on n’en tire qu’une signification superficielle.

   La possibilitĂ© qu’un nom soit effacĂ© des registres de Dieu mĂ©rite plus qu’une Ă©tude superficielle, car jusqu’à prĂ©sent, la plupart de ceux qui Ă©tudient la Parole ont simplement tirĂ© la conclusion que Dieu inscrit le nom de ceux qui sont nĂ©s de nouveau dans le Livre de Vie de l’Agneau au moment de leur nouvelle naissance; et si pour une quelconque raison ce nom doit ĂȘtre enlevĂ©, sa place dans le livre redeviendra simplement un espace blanc, comme avant qu’il y soit inscrit. Ceci est cent pour cent contraire Ă  ce qu’enseigne rĂ©ellement la Parole.

   Pour commencer notre Ă©tude, disons tout de suite que PAS UN SEUL passage de l’Écriture n’enseigne que Dieu est en train d’établir une liste de noms. Tout cela a Ă©tĂ© fait avant la fondation du monde, comme nous allons bientĂŽt le montrer. Ainsi, nous n’allons pas simplement nous engager dans l’étude de deux groupes de gens qui ont chacun eu l’occasion de recevoir la vie Ă©ternelle; les uns l’acceptant, leur nom Ă©tant inscrit, les autres la refusant, leur nom n’étant pas inscrit. En fait, nous montrerons par l’Écriture que des multitudes de gens qui n’ont pas passĂ© par la nouvelle naissance entreront dans la vie Ă©ternelle. Aussi Ă©trange que cela paraisse, c’est absolument vrai. Nous montrerons aussi qu’il y a un groupe de gens dont les noms ont Ă©tĂ© inscrits avant la fondation du monde, et DONT LES NOMS NE PEUVENT EN AUCUN CAS ÊTRE ENLEVÉS. Mais nous montrerons aussi qu’il y a un autre groupe DONT LES NOMS ÉTAIENT INSCRITS AVANT LA FONDATION DU MONDE, ET DONT LES NOMS SERONT EFFACÉS.

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   D’abord, il n’y a aucune raison de prĂ©tendre que le “Livre de Vie de l’Agneau” soit diffĂ©rent du “Livre de Vie”. Le Livre de Vie pourrait ĂȘtre appelĂ© le Livre de Vie de l’Agneau, ou le Livre de Vie de Christ, ou mĂȘme Ton Livre, ou le Livre des Vivants. Il ne contient que des noms. Apocalypse 13.8 : “Et tous les habitants de la terre l’adoreront (la bĂȘte), ceux dont le nom n’a pas Ă©tĂ© Ă©crit dans le Livre de Vie de l’Agneau qui a Ă©tĂ© immolĂ© dĂšs la fondation du monde.” Apocalypse 17.8 : “La bĂȘte que tu as vue Ă©tait, et elle n’est plus. Elle doit monter de l’abĂźme, et aller Ă  la perdition. Et les habitants de la terre, ceux dont le nom n’a pas Ă©tĂ© Ă©crit dĂšs la fondation du monde dans le Livre de Vie, s’étonneront en voyant la bĂȘte, parce qu’elle Ă©tait, et qu’elle n’est plus, et qu’elle reparaĂźtra.” Apocalypse 20.12-15 : “Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant Dieu. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le Livre de Vie. Et les morts furent jugĂ©s selon leurs Ɠuvres, d’aprĂšs ce qui Ă©tait Ă©crit dans ces livres. La mer rendit les morts qui Ă©taient en elle, la mort et le sĂ©jour des morts rendirent les morts qui Ă©taient en eux; et chacun fut jugĂ© selon ses Ɠuvres. Et la mort et le sĂ©jour des morts furent jetĂ©s dans l’étang de feu. C’est la seconde mort. Quiconque ne fut pas trouvĂ© Ă©crit dans le Livre de Vie fut jetĂ© dans l’étang de feu.” Vous voyez que, mĂȘme si d’autres livres sont mentionnĂ©s, on ne parle jamais que d’UN SEUL livre contenant des noms. Dans l’Apocalypse, il est appelĂ© le “Livre de Vie de l’Agneau”, ou le “Livre de Vie”.

   OĂč donc se trouve ce livre? Luc 10.17-24 : “Les soixante-dix revinrent avec joie, disant : Seigneur, les dĂ©mons mĂȘmes nous sont soumis en Ton Nom. JĂ©sus leur dit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un Ă©clair. Voici, Je vous ai donnĂ© le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire. Cependant, ne vous rĂ©jouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais rĂ©jouissez-vous de ce que vos noms sont Ă©crits dans les cieux. En ce moment mĂȘme, JĂ©sus tressaillit de joie par le Saint-Esprit, et Il dit : Je Te loue, PĂšre, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que Tu as cachĂ© ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que Tu les as rĂ©vĂ©lĂ©es aux enfants. Oui, PĂšre, Je Te loue de ce que Tu l’as voulu ainsi. Toutes choses M’ont Ă©tĂ© donnĂ©es par Mon PĂšre, et personne ne connaĂźt Qui est le Fils, si ce n’est le PĂšre, ni Qui est le PĂšre, si ce n’est le Fils et celui Ă  qui le Fils veut Le rĂ©vĂ©ler. Et, se tournant vers les disciples, Il leur dit en particulier : Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car Je vous dis que beaucoup de prophĂštes et de rois ont dĂ©sirĂ© voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.” Le Livre de Vie se trouve donc bien au ciel, et il sera au jugement du grand TrĂŽne Blanc. Dans ces versets, JĂ©sus dit que leurs NOMS Ă©taient Ă©crits au ciel. Ils Ă©taient Ă©crits dans le Livre de Vie, car c’est lĂ  que sont mis les noms.

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JĂ©sus parlait aux soixante-dix (verset 17), mais Ă©galement aux douze (verset 23). Ils se rĂ©jouissaient tous de ce que les dĂ©mons leur Ă©taient soumis dans le Nom de JĂ©sus. À cela, Christ rĂ©pliqua : “Ne vous rĂ©jouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis, mais de ce que vos noms sont Ă©crits dans les cieux (le Livre de Vie).” Or, vous remarquerez ici que Judas Ă©tait l’un de ceux qui chassaient les dĂ©mons au Nom de JĂ©sus, mais nous savons qu’il Ă©tait un dĂ©mon, le fils de perdition. Jean 6.70-71 : “JĂ©sus leur rĂ©pondit : N’est-ce pas Moi qui vous ai choisis, vous les douze? Et l’un de vous est un dĂ©mon! Il parlait de Judas Iscariot, fils de Simon; car c’était lui qui devait Le livrer, lui, l’un des douze.” Jean 17.12 : “Lorsque J’étais avec eux dans le monde, Je les gardais en Ton Nom. J’ai gardĂ© ceux que Tu M’as donnĂ©s, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l’Écriture fĂ»t accomplie.” Jean 13.10-11, 18 : “JĂ©sus lui dit : Celui qui est lavĂ© n’a besoin que de laver ses pieds pour ĂȘtre entiĂšrement pur; et vous ĂȘtes purs, mais non pas tous. Car Il connaissait celui qui Le livrait; c’est pourquoi Il dit : Vous n’ĂȘtes pas tous purs. Ce n’est pas de vous tous que Je parle; Je connais ceux que J’ai choisis. Mais il faut que l’Écriture s’accomplisse : Celui qui mange avec Moi le pain a levĂ© son talon contre Moi.” Or, si les mots ne sont pas dĂ©nuĂ©s de sens, nous devons bien admettre que Judas a Ă©tĂ© choisi par JĂ©sus (Jean 13.18), et pourtant, il n’était pas pur (Jean 13.10-11). Judas aussi fut donnĂ© Ă  JĂ©sus par le PĂšre. Jean 17.12. (Notons ici que le “choix” et le “don” ont un parallĂšle exact dans l’illustration de MoĂŻse et Pharaon, et de Jacob et ÉsaĂŒ, car bien qu’ÉsaĂŒ et Pharaon aient Ă©tĂ© tous les deux connus d’avance, ils Ă©taient prĂ©destinĂ©s Ă  la colĂšre, alors que MoĂŻse et Jacob Ă©taient prĂ©destinĂ©s Ă  la glorification. I Pierre 2.8-9a nous montre les rĂ©prouvĂ©s et les Ă©lus : “Ils s’y heurtent pour n’avoir pas cru Ă  la Parole, et c’est Ă  cela qu’ils ont Ă©tĂ© destinĂ©s. Vous, au contraire, vous ĂȘtes une race Ă©lue.”) Judas Ă©tait comptĂ© parmi les douze, et il a bien eu part au ministĂšre avec eux avant la PentecĂŽte. Actes 1.16-17 : “Hommes frĂšres, il fallait que s’accomplĂźt ce que le Saint-Esprit, dans l’Écriture, a annoncĂ© d’avance, par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a Ă©tĂ© le guide de ceux qui ont saisi JĂ©sus. Il Ă©tait comptĂ© parmi nous, et il avait part au mĂȘme ministĂšre.” La part que Judas avait parmi les douze et qu’il a perdue ensuite n’était pas infĂ©rieure au ministĂšre des onze autres; elle n’était pas non plus un ministĂšre Ă©tranger, diabolique, qui se serait glissĂ© parmi les ministĂšres des autres. Actes 1.25 : “Afin qu’il ait part Ă  ce ministĂšre et Ă  cet apostolat, que Judas a abandonnĂ© pour aller en son lieu.” Judas, un dĂ©mon, a perdu un ministĂšre du Saint-Esprit, qu’il avait reçu de Dieu, il s’est tuĂ©, et IL EST ALLÉ EN SON LIEU. Son nom Ă©tait mĂȘme dans le Livre de Vie. Mais son nom a Ă©tĂ© effacĂ©.

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   Avant de poursuivre ces pensĂ©es sur Judas, retournons dans l’Ancien Testament, et voyons que Dieu avait dĂ©jĂ  fait la mĂȘme chose. Dans GenĂšse 35.23-26, les fils de Jacob Ă©taient au nombre de douze, et leurs noms Ă©taient les suivants : Ruben, SimĂ©on, LĂ©vi, Juda, Issacar et Zabulon; Joseph et Benjamin; Dan et Nephtali; Gad et Aser. Les descendants de ces douze fils sont devenus les douze tribus d’IsraĂ«l, exceptĂ© le fait qu’aucune tribu ne porte le nom de Joseph. En effet, selon le plan de Dieu, il devait y avoir treize tribus, et les deux fils de Joseph ont reçu le privilĂšge de faire passer le nombre de douze Ă  treize. Vous savez, bien sĂ»r, que c’était nĂ©cessaire pour compenser la tribu de LĂ©vi, que Dieu avait mise Ă  part pour le sacerdoce. Ainsi, quand IsraĂ«l quitta l’Égypte et que Dieu leur donna le tabernacle dans le dĂ©sert, nous voyons la tribu de LĂ©vi exercer le sacerdoce pour douze tribus dont les noms sont Ruben, SimĂ©on, Issacar, Juda, Zabulon, Benjamin, Dan, Nephtali, Gad, Aser, ÉphraĂŻm et ManassĂ©. L’ordre de dĂ©part les mentionne ainsi dans Nombres 10.11-28. On n’y parle pas de Joseph ni de LĂ©vi. Mais si nous considĂ©rons Apocalypse 7.4-8, oĂč il est dit : “Ceux qui avaient Ă©tĂ© marquĂ©s du sceau, cent quarante-quatre mille, de TOUTES les tribus des fils d’IsraĂ«l”, nous trouvons les noms suivants : Juda, Ruben, Gad, Aser, Nephtali, ManassĂ©, SimĂ©on, LĂ©vi, Issacar, Zabulon, Joseph, Benjamin. Nous retrouvons douze tribus, y compris LĂ©vi et Joseph, mais sans Dan et ÉphraĂŻm.

   Une question se pose donc : Pourquoi ces deux tribus ont-elles Ă©tĂ© effacĂ©es? La rĂ©ponse se trouve dans DeutĂ©ronome 29.16-20 : “Vous savez de quelle maniĂšre nous avons habitĂ© dans le pays d’Égypte, et comment nous avons passĂ© au milieu des nations que vous avez traversĂ©es. Vous avez vu leurs abominations et leurs idoles, le bois et la pierre, l’argent et l’or, qui sont chez elles. Qu’il n’y ait parmi vous ni homme, ni femme, ni famille, ni tribu, dont le cƓur se dĂ©tourne aujourd’hui de l’Éternel, notre Dieu, pour aller servir les dieux de ces nations-lĂ . Qu’il n’y ait point parmi vous de racine qui produise du poison et de l’absinthe. Que personne, aprĂšs avoir entendu les paroles de cette alliance contractĂ©e avec serment, ne se glorifie dans son cƓur et ne dise : J’aurai la paix, quand mĂȘme je suivrai les penchants de mon cƓur, et que j’ajouterai l’ivresse Ă  la soif. L’Éternel ne voudra point lui pardonner. Mais alors la colĂšre et la jalousie de l’Éternel s’enflammeront contre cet homme, toutes les malĂ©dictions Ă©crites dans ce livre reposeront sur lui, et l’Éternel effacera son nom de dessous les cieux.” Voici la malĂ©diction prononcĂ©e contre l’idolĂątrie, qui est la fornication spirituelle. La tribu qui se tournerait vers l’idolĂątrie verrait son nom effacĂ©. Et nous trouvons l’histoire des deux tribus dont les noms ont Ă©tĂ© effacĂ©s pour cause d’idolĂątrie dans I Rois 12.25-30 : “JĂ©roboam bĂątit Sichem sur la montagne d’ÉphraĂŻm, et il y demeura; puis il en sortit, et bĂątit Penuel. JĂ©roboam dit en son cƓur : Le royaume pourrait bien maintenant retourner Ă  la maison de David. Si ce peuple monte Ă  JĂ©rusalem pour faire des sacrifices dans la maison de l’Éternel, le cƓur de ce peuple retournera Ă  son seigneur, Ă  Roboam, roi de Juda, et ils me tueront et retourneront Ă  Roboam, roi de Juda. AprĂšs avoir demandĂ© conseil, le roi fit deux veaux d’or, et il dit au peuple : Assez longtemps vous ĂȘtes montĂ©s Ă  JĂ©rusalem; IsraĂ«l! voici ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Égypte. Il plaça l’un de ces veaux Ă  BĂ©thel, et il mit l’autre Ă  Dan. Ce fut lĂ  une occasion de pĂ©chĂ©. Le peuple alla devant l’un des veaux jusqu’à Dan.”  OsĂ©e 4.17 : “ÉphraĂŻm est attachĂ© Ă  ses idoles; laisse-le!”

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   Notez bien que le chĂątiment de l’idolĂątrie Ă©tait que la tribu coupable verrait son nom effacĂ© “de dessous les cieux”. DeutĂ©ronome 29.20. Il n’est pas dit qu’il serait effacĂ© “dans les cieux”, mais de dessous les cieux. Et c’est bien le cas, car IsraĂ«l est maintenant retournĂ© en Palestine, et le Seigneur va bientĂŽt marquer de Son sceau cent quarante-quatre mille d’entre eux. Mais Dan et ÉphraĂŻm ne seront pas de ce nombre.

   Apocalypse 7.4-8 : “Et j’entendis le nombre de ceux qui avaient Ă©tĂ© marquĂ©s du sceau, cent quarante-quatre mille, de TOUTES les tribus des fils d’IsraĂ«l : de la tribu de Juda, douze mille marquĂ©s du sceau; de la tribu de Ruben, douze mille; de la tribu de Gad, douze mille; de la tribu d’Aser, douze mille; de la tribu de Nephtali, douze mille; de la tribu de ManassĂ©, douze mille; de la tribu de SimĂ©on, douze mille; de la tribu de LĂ©vi, douze mille; de la tribu d’Issacar, douze mille; de la tribu de Zabulon, douze mille; de la tribu de Joseph, douze mille; de la tribu de Benjamin, douze mille, marquĂ©s du sceau.” (Notez l’absence de Dan et d’ÉphraĂŻm.) Avec ceci, voyez Ă©galement Daniel 12.1, qui se rapporte Ă  ces cent quarante-quatre mille qui sont marquĂ©s du sceau au moment du sixiĂšme sceau, pendant la pĂ©riode de la Grande Tribulation, ou de la dĂ©tresse de Jacob. “En ce temps-lĂ , se lĂšvera MicaĂ«l, le grand chef, le dĂ©fenseur des enfants de ton peuple; et ce sera une Ă©poque de dĂ©tresse, telle qu’il n’y en a point eu depuis que les nations existent jusqu’à cette Ă©poque. En ce temps-lĂ , ceux de ton peuple QUI SERONT TROUVÉS INSCRITS DANS LE LIVRE seront sauvĂ©s.” 

   Pourtant, aprĂšs cette pĂ©riode de tribulation (pendant le millĂ©nium), comme on peut le voir dans ÉzĂ©chiel 48.1-8 et 22-29, nous voyons les tribus rĂ©tablies selon l’ordre Divin. Mais, dĂšs l’instant oĂč ÉphraĂŻm et Dan se sont attachĂ©es aux idoles, elles sont mortes, et elles ont cessĂ© d’exister en tant que tribus. Je suis d’accord que, depuis la destruction de JĂ©rusalem, tous les documents concernant les tribus ont disparu, de sorte que plus personne ne peut dire avec certitude de quelle tribu il est issu, MAIS DIEU LE SAIT. Ce grand Dieu qui ramĂšne IsraĂ«l en Palestine sait exactement de quelle tribu vient chaque IsraĂ©lite vĂ©ritable : Dan et ÉphraĂŻm ne feront pas partie des cent quarante-quatre mille qui seront rassemblĂ©s.

 

 

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   Voici les tribus d’IsraĂ«l. ÉzĂ©chiel 48.1-8 et 22-29 : “Voici les noms des tribus. Depuis l’extrĂ©mitĂ© septentrionale, le long du chemin de Hethlon Ă  Hamath, Hatsar-Énon, la frontiĂšre de Damas au nord vers Hamath, de l’orient Ă  l’occident : Dan, une tribu. Sur la limite de Dan, de l’orient Ă  l’occident : Aser, une tribu. Sur la limite d’Aser, de l’orient Ă  l’occident : Nephtali, une tribu. Sur la limite de Nephtali, de l’orient Ă  l’occident : ManassĂ©, une tribu. Sur la limite de ManassĂ©, de l’orient Ă  l’occident : Ă‰phraĂŻm, une tribu. Sur la limite d’ÉphraĂŻm, de l’orient Ă  l’occident : Ruben, une tribu. Sur la limite de Ruben, de l’orient Ă  l’occident :Juda, une tribu. Sur la frontiĂšre de Juda, de l’orient Ă  l’occident, etc. Ainsi, ce qui appartiendra au prince sera l’espace compris depuis la propriĂ©tĂ© des LĂ©vites et depuis la propriĂ©tĂ© de la ville; ce qui sera entre la limite de Juda et la limite de Benjamin appartiendra au PRINCE. Voici les autres tribus. De l’orient Ă  l’occident : Benjamin, une tribu. Sur la limite de Benjamin, de l’orient Ă  l’occident : SimĂ©on, une tribu. Sur la limite de SimĂ©on, de l’orient Ă  l’occident : Issacar, une tribu. Sur la limite d’Issacar, de l’orient Ă  l’occident : Zabulon, une tribu. Sur la limite de Zabulon, de l’orient Ă  l’occident : Gad, une tribu. Sur la limite de Gad, du cĂŽtĂ© mĂ©ridional, au midi, etc.”

   Nous pourrions encore prendre comme illustration l’histoire du dĂ©part d’IsraĂ«l du pays d’Égypte pour se rendre au pays de Canaan. Le but de Dieu dans cet Ăąge-lĂ  Ă©tait de faire SORTIR IsraĂ«l d’un pays et de le faire ENTRER dans un autre pour qu’ils Le servent. Ainsi, en quittant l’Égypte, ils sont TOUS sortis sous le sang de l’agneau du sacrifice; ils sont TOUS passĂ©s par les eaux du baptĂȘme dans la mer Rouge; ils ont TOUS bĂ©nĂ©ficiĂ© des grands miracles, TOUS mangĂ© de la manne, TOUS bu l’eau du rocher, et pour ce qui est des bĂ©nĂ©dictions et des manifestations visibles et extĂ©rieures, ils y avaient TOUS part dans la mĂȘme mesure. Mais, quand ils sont arrivĂ©s Ă  Moab, tous ceux qui se sont joints Ă  la fĂȘte en l’honneur de Baal-Peor sont morts. Leurs cadavres sont tombĂ©s dans le dĂ©sert, car c’est lĂ  qu’ils avaient refusĂ© la Parole de Dieu, et s’en Ă©taient dĂ©tournĂ©s. C’est de cela que parle HĂ©breux 6.1-9, ce que nous avons fait ressortir avec tant de soin dans l’Âge de Pergame. On ne peut pas prendre une partie seulement de la Parole, il faut prendre TOUTE la Parole. Il y a des gens qui semblent absorbĂ©s, presque Ă  cent pour cent, dans les choses de Dieu. Ils sont comme Judas. Personne d’autre que JĂ©sus ne savait exactement quel genre de personnage Ă©tait Judas. Ainsi, un beau jour, Judas fit exactement comme IsraĂ«l avait fait la fois de Baal-Peor : il dĂ©cida de se joindre aux forces de la fausse vigne, – d’entrer dans l’organisation financiĂšre et politique de la religion anti-Parole et anti-Christ, – et il le fit. Il s’était laissĂ© tromper! Les onze autres, non. Ils ne pouvaient pas ĂȘtre trompĂ©s, car ils Ă©taient du nombre des Ă©lus. Ainsi, quand Judas partit pour trahir le Seigneur, son nom fut effacĂ© du Livre de Vie (Apocalypse 22.19).

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   Maintenant, je suis sĂ»r que vous avez remarquĂ© que ceux dont le nom Ă©tait dans le Livre de Vie faisaient partie de l’ordre religieux de l’époque, ils se tournaient vers le vrai Dieu et L’adoraient, mĂȘme s’ils ne L’adoraient pas selon la VĂ©ritĂ© (la Parole). Comme Judas, ils ne sont pas allĂ©s jusqu’au bout. Voyez comment Judas avait Ă©tĂ© choisi par Dieu. Il avait Ă©tĂ© instruit dans la vĂ©ritĂ©. Il avait part Ă  la connaissance des mystĂšres. Un ministĂšre de puissance lui avait Ă©tĂ© accordĂ©, et il guĂ©rissait les malades et chassait des dĂ©mons au Nom de JĂ©sus. Mais, quand l’heure de vĂ©ritĂ© est arrivĂ©e, il s’est dĂ©barrassĂ© de tout cela pour de l’or et pour le pouvoir politique. Il n’est pas allĂ© jusqu’à la PentecĂŽte, pour recevoir l’Esprit de Dieu. Il n’avait pas l’Esprit. Ne vous y trompez pas, si quelqu’un a rĂ©ellement Ă©tĂ© baptisĂ© dans le corps de Christ par le Saint-Esprit, recevant ainsi la plĂ©nitude de l’Esprit, il sera DANS LA PAROLE JUSQU’AU BOUT. VoilĂ  la preuve qu’on est baptisĂ© du Saint-Esprit. Judas a Ă©chouĂ©. C’est lĂ  que des foules Ă©chouent aussi. Et quand ils ne continuent pas dans cette Parole, leur nom est effacĂ© du Livre de Vie.

   Pour mieux comprendre pourquoi un nom peut ĂȘtre effacĂ© du Livre de Vie, reportons nos pensĂ©es vers IsraĂ«l, Ă  l’époque de MoĂŻse. Exode 32.30-34 : “Le lendemain, MoĂŻse dit au peuple : Vous avez commis un grand pĂ©chĂ©. Je vais maintenant monter vers l’Éternel : j’obtiendrai peut-ĂȘtre le pardon de vos pĂ©chĂ©s. MoĂŻse retourna vers l’Éternel, et dit : Ah! ce peuple a commis un grand pĂ©chĂ©. Ils se sont fait un dieu d’or. Pardonne maintenant leur pĂ©chĂ©! Sinon, efface-moi de Ton livre que Tu as Ă©crit. L’Éternel dit Ă  MoĂŻse : C’est celui qui a pĂ©chĂ© contre Moi que J’effacerai de Mon livre. Va donc, conduis le peuple oĂč Je t’ai dit. Voici, Mon Ange marchera devant toi; mais au jour de Ma vengeance, Je les punirai de leur pĂ©chĂ©.” Il est plus qu’évident que des noms ont Ă©tĂ© effacĂ©s et seront effacĂ©s du Livre de Vie, avant qu’il n’y ait plus de temps. Dans ce cas-ci, c’était pour cause d’idolĂątrie, comme c’était le cas pour Dan et ÉphraĂŻm, qui avaient perdu leurs droits de tribu pour avoir adorĂ© les veaux d’or. Tous ceux qui se sont livrĂ©s au culte des idoles ont vu leur nom effacĂ© du Livre de Vie.

   Quand IsraĂ«l a rejetĂ© la conduite de Dieu par la colonne de feu pour se tourner vers le culte des veaux d’or, leurs noms ont Ă©tĂ© effacĂ©s du Livre de Vie. Exode 32.33. (C’est celui qui a pĂ©chĂ© contre Moi que J’effacerai de Mon livre.) Si le fait de se tourner ainsi vers les idoles entraĂźne comme punition d’avoir son nom retranchĂ© du Livre de Vie, alors la punition d’IsraĂ«l pour avoir rejetĂ© JĂ©sus-Christ en tant que Messie se doit d’ĂȘtre aussi sĂ©vĂšre. C’est bien le cas. Dans le Psaume 69, qui nous montre JĂ©sus humiliĂ©, il est dit aux versets 22 Ă  29 : “Ils mettent du fiel dans Ma nourriture, et, pour apaiser Ma soif, ils M’abreuvent de vinaigre. Que leur table soit pour eux un piĂšge, et un filet au sein de leur sĂ©curitĂ©! Que leurs yeux s’obscurcissent et ne voient plus, et fais continuellement chanceler leurs reins! RĂ©pands sur eux Ta colĂšre, et que Ton ardente fureur les atteigne! Que leur demeure soit dĂ©vastĂ©e, qu’il n’y ait plus d’habitants dans leurs tentes! Car ils persĂ©cutent Celui que Tu frappes, ils racontent les souffrances de ceux que Tu blesses. Ajoute des iniquitĂ©s Ă  leurs iniquitĂ©s, et qu’ils n’aient point part Ă  Ta justice! Qu’ils soient effacĂ©s du Livre de Vie, et qu’ils ne soient point inscrits avec les justes!” Quand les Juifs ont rejetĂ© JĂ©sus, Dieu s’est carrĂ©ment dĂ©tournĂ© d’eux, pour se tourner vers les nations. Actes 13.46-48 : “Paul et Barnabas leur dirent avec assurance : C’est Ă  vous premiĂšrement que la Parole de Dieu devait ĂȘtre annoncĂ©e; mais, puisque vous la repoussez, et que vous vous jugez vous-mĂȘmes indignes de la vie Ă©ternelle, voici, nous nous tournons vers les paĂŻens. Car ainsi nous l’a ordonnĂ© le Seigneur : Je t’ai Ă©tabli pour ĂȘtre la lumiĂšre des nations, pour porter le salut jusqu’aux extrĂ©mitĂ©s de la terre. Les paĂŻens se rĂ©jouissaient en entendant cela, ils glorifiaient la Parole du Seigneur, et tous ceux qui Ă©taient destinĂ©s Ă  la vie Ă©ternelle crurent.”

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   Ceci sans suggĂ©rer qu’il n’y aura plus, au sein des tribus d’IsraĂ«l, de noms restant dans le Livre de Vie, car, selon le principe de l’élection, de nombreux Juifs (mais non des multitudes) se trouveront dans l’ñge de l’Église des nations, et entreront dans le corps de JĂ©sus-Christ, montrant par lĂ  que leurs noms sont vraiment restĂ©s inscrits dans le Livre de Vie. De mĂȘme, comme nous le montrerons, selon le cinquiĂšme sceau, le Seigneur donnera Ă  des multitudes de Juifs martyrs un vĂȘtement blanc et la vie Ă©ternelle. Il y aura aussi les cent quarante-quatre mille, qui seront marquĂ©s du sceau Ă  Sa venue, prouvant ainsi que leurs noms n’avaient pas non plus Ă©tĂ© effacĂ©s. Mais, comme le montre trĂšs clairement le Psaume 69, ce sont les mĂ©chants et les impies qui rejettent Christ, ainsi que ceux qui dĂ©truisent Son peuple, dont les noms sont effacĂ©s.

   De mĂȘme que la majoritĂ© d’IsraĂ«l (le peuple Ă©lu de Dieu) a renoncĂ© Ă  ses droits au Livre de Vie en rejetant JĂ©sus, ainsi la majoritĂ© de l’Église des nations sera condamnĂ©e, et leurs noms seront donc effacĂ©s du Livre de Vie pour avoir rejetĂ© la Parole et ĂȘtre ainsi entrĂ©s dans le mouvement ƓcumĂ©nique mondial, qui est l’image faite Ă  la bĂȘte.

   Voyons encore un autre point ici. Dans le jugement du grand TrĂŽne Blanc, les gens seront sĂ©parĂ©s. Le Livre de Vie sera ouvert, et un autre livre sera ouvert. Matthieu 25.31-46 : “Lorsque le Fils de l’Homme viendra dans Sa gloire, avec tous les anges, Il s’assiĂ©ra sur le trĂŽne de Sa gloire. Toutes les nations seront assemblĂ©es devant Lui. Il sĂ©parera les uns d’avec les autres, comme le berger sĂ©pare les brebis d’avec les boucs; et Il mettra les brebis Ă  Sa droite, et les boucs Ă  Sa gauche. Alors le Roi dira Ă  ceux qui seront Ă  Sa droite : Venez, vous qui ĂȘtes bĂ©nis de Mon PĂšre; prenez possession du royaume qui vous a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© dĂšs la fondation du monde. Car J’ai eu faim, et vous M’avez donnĂ© Ă  manger; J’ai eu soif, et vous M’avez donnĂ© Ă  boire; J’étais Ă©tranger, et vous M’avez recueilli; J’étais nu, et vous M’avez vĂȘtu; J’étais malade, et vous M’avez visitĂ©; J’étais en prison, et vous ĂȘtes venus vers Moi. Les justes Lui rĂ©pondront : Seigneur, quand T’avons-nous vu avoir faim, et T’avons-nous donnĂ© Ă  manger; ou avoir soif, et T’avons-nous donnĂ© Ă  boire? Quand T’avons-nous vu Ă©tranger, et T’avons-nous recueilli; ou nu, et T’avons-nous vĂȘtu? Quand T’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allĂ©s vers Toi? Et le Roi leur rĂ©pondra : Je vous le dis en vĂ©ritĂ©, toutes les fois que vous avez fait ces choses Ă  l’un de ces plus petits de Mes frĂšres, c’est Ă  Moi que vous les avez faites. Ensuite Il dira Ă  ceux qui seront Ă  Sa gauche : Retirez-vous de Moi, maudits; allez dans le feu Ă©ternel qui a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© pour le diable et pour ses anges. Car J’ai eu faim, et vous ne M’avez pas donnĂ© Ă  manger; J’ai eu soif, et vous ne M’avez pas donnĂ© Ă  boire; J’étais Ă©tranger, et vous ne M’avez pas recueilli; J’étais nu, et vous ne M’avez pas vĂȘtu; J’étais malade et en prison, et vous ne M’avez pas visitĂ©. Ils rĂ©pondront aussi : Seigneur, quand T’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou Ă©tranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne T’avons-nous pas assistĂ©? Et Il leur rĂ©pondra : Je vous le dis en vĂ©ritĂ©, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses Ă  l’un de ces plus petits, c’est Ă  Moi que vous ne les avez pas faites. Et ceux-ci iront au chĂątiment Ă©ternel, mais les justes Ă  la vie Ă©ternelle.” 

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   Apocalypse 20.11-15 : “Puis je vis un grand trĂŽne blanc, et Celui qui Ă©tait assis dessus. La terre et le ciel s’enfuirent devant Sa face, et il ne fut plus trouvĂ© de place pour eux. Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant Dieu. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le Livre de Vie. Et les morts furent jugĂ©s selon leurs Ɠuvres, d’aprĂšs ce qui Ă©tait Ă©crit dans ces livres. La mer rendit les morts qui Ă©taient en elle, la mort et le sĂ©jour des morts rendirent les morts qui Ă©taient en eux; et chacun fut jugĂ© selon ses Ɠuvres. Et la mort et le sĂ©jour des morts furent jetĂ©s dans l’étang de feu. C’est la seconde mort. Quiconque ne fut pas trouvĂ© Ă©crit dans le Livre de Vie fut jetĂ© dans l’étang de feu.” Les justes comme les injustes seront prĂ©sents Ă  ce jugement. C’est dit ici. CES JUSTES NE SERONT PAS L’ÉPOUSE, CAR L’ÉPOUSE EST ASSISE AVEC LUI POUR JUGER. I Corinthiens 6.2-3 : “Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde? Et si c’est par vous que le monde est jugĂ©, ĂȘtes-vous indignes de rendre les moindres jugements? Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges? Et nous ne jugerions pas, Ă  plus forte raison, les choses de cette vie?” Apocalypse 3.21 : “Celui qui vaincra, Je le ferai asseoir avec Moi sur Mon trĂŽne, comme Moi J’ai vaincu et me suis assis avec Mon PĂšre sur Son trĂŽne.” Vous voyez, l’épouse est avec Lui sur le trĂŽne. Comme elle doit juger le monde, elle doit ĂȘtre assise avec Lui pour juger. C’est exactement ce que Daniel a vu. Daniel 7.9-10 : “Je regardais, pendant que l’on plaçait des trĂŽnes. Et l’Ancien des jours s’assit. Son vĂȘtement Ă©tait blanc comme la neige, et les cheveux de Sa tĂȘte Ă©taient comme de la laine pure; Son trĂŽne Ă©tait comme des flammes de feu, et les roues comme un feu ardent. Un fleuve de feu coulait et sortait de devant Lui. Mille milliers Le servaient, et dix mille millions se tenaient en Sa prĂ©sence. Les juges s’assirent, et les livres furent ouverts.” Vous voyez, nous retrouvons la mĂȘme scĂšne, car les mille milliers qui Le servent sont l’épouse; en effet, qui sert l’époux, si ce n’est sa femme?

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   La question qui se pose maintenant est celle-ci : pourquoi ces justes passent-ils en jugement? Il n’y a pas d’autre place oĂč ils puissent apparaĂźtre, car il n’y a que deux rĂ©surrections, et puisqu’ils ne sont pas aptes Ă  participer Ă  la premiĂšre rĂ©surrection, il faut qu’ils apparaissent dans la seconde rĂ©surrection, qui est une rĂ©surrection pour le jugement. Ceux qui sont aptes Ă  participer Ă  la premiĂšre rĂ©surrection (l’épouse) ne passent pas en jugement. Jean 5.24 : “En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, Je vous le dis, celui qui Ă©coute Ma Parole, et qui croit Ă  Celui qui M’a envoyĂ©, a la vie Ă©ternelle (c’est-Ă -dire que le croyant a dĂ©jĂ  reçu la vie Ă©ternelle, qui est en sa possession maintenant) et ne vient point en jugement, mais il est passĂ© (dĂ©finitivement) de la mort Ă  la vie.” Mais notez bien que JĂ©sus devait penser Ă  un autre groupe qui, lors d’une certaine rĂ©surrection, allait recevoir la vie Ă©ternelle. Ils la recevront Ă  la rĂ©surrection, NE L’AYANT PAS REÇUE AUPARAVANT EN TANT QUE MEMBRES DE L’ÉPOUSE. Jean 5.28-29 : “Ne vous Ă©tonnez pas de cela; car l’heure vient oĂč TOUS ceux qui sont dans les sĂ©pulcres entendront Sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement.” Or, nous savons tous que, dans Jean 5.28-29, IL NE S’AGIT PAS DE L’ENLÈVEMENT, car seuls ceux qui sont morts en Christ sortiront de la tombe Ă  ce moment-lĂ , pour ĂȘtre avec l’épouse qui vit encore sur la terre. I Thessaloniciens 4.16-17 : “Car le Seigneur Lui-mĂȘme, Ă  un signal donnĂ©, Ă  la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premiĂšrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restĂ©s, nous serons tous ensemble enlevĂ©s avec eux sur des nuĂ©es, Ă  la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.”Mais il est dit dans Jean 5.28-29 que TOUS sortiront des sĂ©pulcres. Cette fois, c’est la mĂȘme rĂ©surrection dont il est parlĂ© dans Apocalypse 20.11-15, oĂč LES MORTS sont amenĂ©s devant le Seigneur et jugĂ©s selon leurs Ɠuvres, et oĂč tous ceux dont le nom ne se trouve pas dans le Livre de Vie sont ensuite jetĂ©s dans l’étang de feu.

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   Maintenant, nous nous trouvons devant la question de savoir pourquoi ils recevraient la vie Ă©ternelle lors du jugement, alors que les ÉpĂźtres semblent bien prĂ©ciser que l’on doit possĂ©der l’Esprit de Christ, ou pĂ©rir. Quoi qu’il en semble, nous ne devons pas refuser de croire aux paroles de JĂ©sus, qui prĂ©cise bien que, parmi ceux qui sont inscrits dans le Livre de Vie, il y en a qui recevront la vie Ă©ternelle avant, et d’autres aprĂšs la rĂ©surrection gĂ©nĂ©rale. Paul n’élude pas cette vĂ©ritĂ©, car il dit clairement dans Philippiens 3.11 : “Pour parvenir, si je puis, Ă  la rĂ©surrection d’entre les morts.” Cette phrase est trĂšs curieuse. Chacun de nous sait que nous aurons TOUS part Ă  une rĂ©surrection, que cela nous plaise ou non. Tous ressusciteront. Ainsi, Paul ne pouvait guĂšre dire : “Parvenir, SI JE PUIS, Ă  une rĂ©surrection des morts.” En rĂ©alitĂ©, ce n’est pas cela qu’il dit. Le sens littĂ©ral de ce qu’il dit, c’est : “Parvenir, si je puis, Ă  la ‘prĂ©-rĂ©surrection’ d’entre les morts.” Il ne s’agit pas ici de parvenir Ă  la rĂ©surrection gĂ©nĂ©rale, la seconde rĂ©surrection, mais de parvenir Ă  la premiĂšre rĂ©surrection, de laquelle il est dit : “Heureux et Saints ceux qui ont part Ă  la premiĂšre rĂ©surrection. La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils rĂ©gneront avec Lui pendant mille ans.” La premiĂšre rĂ©surrection n’a rien Ă  voir avec la seconde mort. Elle a lieu Ă  la fin des mille ans, quand TOUT LE RESTE des morts reviennent Ă  la vie. En ce jour-lĂ , certains entreront dans la vie Ă©ternelle, et d’autres seront emportĂ©s dans la seconde mort. Or, nous n’avons pas besoin de faire des suppositions au sujet de ceux qui recevront la vie Ă  la seconde rĂ©surrection. Il nous est dit qu’ils la recevront parce qu’ils ont Ă©tĂ© bons envers les “FrĂšres”. Ceux qui ressusciteront pour ĂȘtre jetĂ©s dans l’étang de feu le seront parce qu’ils auront maltraitĂ© les “FrĂšres”. Puisque c’est la Parole de Dieu, nous l’acceptons simplement. Il n’y a pas lieu de discuter, nous ne faisons qu’énoncer les faits.

   Pour encore plus de clartĂ©, examinez attentivement les paroles de Matthieu 25.31-46. Il n’est pas dit que le berger sĂ©pare littĂ©ralement les brebis d’avec les boucs, mais que ce sera COMME le berger qui sĂ©pare les brebis d’avec les boucs. Il ne s’agit pas de brebis, Ă  ce moment prĂ©cis (au Jugement du TrĂŽne Blanc). Les brebis sont dans Sa bergerie, elles ont entendu Sa voix (Sa Parole) et elles L’ont suivi. ELLES ONT DÉJÀ LA VIE ÉTERNELLE, ET NE PEUVENT PAS PASSER EN JUGEMENT. Mais ceux-ci n’ont PAS la vie Ă©ternelle, et ils passent en jugement. Il leur est permis d’ENTRER dans la vie Ă©ternelle. Mais, Ă  quel titre entrent-ils dans la vie Ă©ternelle? Certainement pas parce qu’ils ont dĂ©jĂ  Sa vie, comme c’est le cas pour l’épouse; mais ils la reçoivent parce qu’ils ont Ă©tĂ© bons envers Ses frĂšres. Eux ne sont pas Ses frĂšres; cela ferait d’eux des cohĂ©ritiers de JĂ©sus. Ils n’hĂ©ritent de RIEN, sauf de la vie. Ils ne partagent pas de trĂŽne, et autres, avec Lui. LEURS NOMS DOIVENT AVOIR ÉTÉ DANS LE LIVRE DE VIE, ET NE PAS EN AVOIR ÉTÉ RETIRÉS. Et maintenant, Ă  cause de leur amour pour le peuple de Dieu, ils sont reconnus et sauvĂ©s. Sans doute, ils ont servi et aidĂ© les enfants de Dieu. Peut-ĂȘtre, comme NicodĂšme et Gamaliel, ont-ils pris le parti de Ses enfants en des moments difficiles.

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   Si tout cela revĂȘt une teinte de “restauration”, faites bien attention, car les mĂ©chants ne seront PAS restaurĂ©s, mais jetĂ©s dans l’étang de feu. Les noms de beaucoup de ceux qui seront dĂ©truits Ă©taient Ă©galement dans le Livre de Vie, mais ils ont Ă©tĂ© effacĂ©s, parce qu’ils n’ont pas honorĂ© le peuple de Dieu, qui Ă©tait la Parole vivante manifestĂ©e (des lettres vivantes) pour leur Ă©poque.

   Maintenant, soyons bien clair. Il ne s’agit pas ici de nations qui seraient jugĂ©es et qui entreraient dans le millĂ©nium pour avoir accueilli et aidĂ© les Juifs. C’est Ă©vident, au vu de la conclusion de ces versets. “Et ceux-ci (les mĂ©chants) iront au chĂątiment Ă©ternel (l’étang de feu), mais les justes Ă  la vie Ă©ternelle.” Il n’est pas fait mention de DEUX jugements oĂč les mĂ©chants sont prĂ©cipitĂ©s dans l’étang de feu. Seuls la bĂȘte et le faux prophĂšte sont jugĂ©s Ă  la fin de la grande tribulation. Non, il s’agit ici du jugement du TrĂŽne Blanc, et ils sont jugĂ©s selon ce qui est Ă©crit dans les livres.

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   C’est Ă  la seconde rĂ©surrection que les “ñmes qui sont sous l’autel”, dont il est question dans le cinquiĂšme sceau (Apocalypse 6.9-11) reçoivent des vĂȘtements blancs et, bien sĂ»r, la vie Ă©ternelle – sans quoi les vĂȘtements blancs n’auraient aucun sens. “Quand Il ouvrit le cinquiĂšme sceau, je vis sous l’autel les Ăąmes de ceux qui avaient Ă©tĂ© immolĂ©s Ă  cause de la Parole de Dieu et Ă  cause du tĂ©moignage qu’ils avaient rendu. Ils criĂšrent d’une voix forte, en disant : Jusques Ă  quand, Souverain saint et vĂ©ritable, tardes-Tu Ă  juger, et Ă  tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre? Une robe blanche fut donnĂ©e Ă  chacun d’eux; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu’à ce que fĂ»t complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frĂšres qui devaient ĂȘtre mis Ă  mort comme eux.” Remarquez bien ici qu’aucun de ceux qui Ă©taient sous l’autel n’avait Ă©tĂ© tuĂ© Ă  cause du tĂ©moignage de JĂ©sus. Ils n’étaient pas comme Antipas, qui avait Ă©tĂ© mis Ă  mort pour avoir retenu Son Nom. Ceux-ci n’étaient pas nĂ©s de nouveau, et ne possĂ©daient pas la vie Ă©ternelle. Ils reviennent Ă  la rĂ©surrection, et reçoivent la vie parce qu’ils se sont appuyĂ©s sur la Parole. Et voyez comme ils crient vengeance! Ils ne sont certes pas de la substance dont est faite l’épouse. L’épouse prĂ©sente l’autre joue et dit : “PĂšre, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.” Ce sont des Juifs. ForcĂ©ment, puisqu’ils sont dans le cinquiĂšme sceau, et c’est dans le quatriĂšme sceau que l’épouse des nations part dans l’enlĂšvement. Ainsi, ces Juifs ne sont pas nĂ©s de Son Esprit. Ils ne croient mĂȘme pas que JĂ©sus est le Messie. Mais, comme ils avaient Ă©tĂ© aveuglĂ©s par Dieu dans l’intĂ©rĂȘt des gens des nations, Dieu leur a donnĂ© la vie Ă©ternelle, parce que, bien que n’ayant pas pu venir Ă  Lui, ils ont nĂ©anmoins Ă©tĂ© vĂ©ritablement fidĂšles Ă  tout ce qu’ils connaissaient de la Parole, et ils sont morts pour elle; en effet, des multitudes sont morts sous Hitler, Staline, etc., et il en mourra encore.

   C’est Ă  la seconde rĂ©surrection que les cinq vierges folles apparaĂźtront. Remarquez que c’étaient des vierges. Elles n’avaient pas le Saint-Esprit, ce qui fait qu’elles ne pouvaient pas ĂȘtre de l’épouse, alors que les cinq vierges sages, qui avaient de l’huile, sont devenues des membres de cette Ă©pouse. Mais ces gens-lĂ , puisqu’ils Ă©taient Ă  part, puisqu’ils aimaient Dieu, qu’ils essayaient de demeurer fidĂšles Ă  la Parole selon ce qu’ils en connaissaient, et qu’ils ont apportĂ© leur aide Ă  l’Ɠuvre du Seigneur, ils rĂ©apparaĂźtront au temps de la fin. Ils seront absents du millĂ©nium, qui, comme vous commencez Ă  le voir par ces vĂ©ritĂ©s, est une pĂ©riode beaucoup plus importante et merveilleuse que nous n’aurions pu le penser ou le croire.

   Tous ces gens avaient leurs noms inscrits dans le Livre de Vie, et ces noms y sont restĂ©s. Mais quels sont les noms qui n’y sont pas restĂ©s? Ceux qui ont Ă©tĂ© effacĂ©s, ce sont les noms des membres du systĂšme mondial des Églises qui ont combattu l’épouse. Ceux-lĂ  perdront tout. Ils seront jetĂ©s dans l’étang de feu.

   Avant de poursuivre, faisons le point sur ce que nous avons vu jusqu’à prĂ©sent. En premier lieu, nous savons en toute certitude que le dessein de Dieu en est un d’élection. Il en avait formĂ© le dessein en Lui-mĂȘme. C’était le dessein de Dieu de susciter un peuple semblable Ă  Lui, qui serait une Épouse-Parole. Elle a Ă©tĂ© choisie EN LUI avant la fondation du monde. Elle Ă©tait connue et aimĂ©e d’avance, avant mĂȘme d’ĂȘtre apparue sur terre au cours des Ăąges. Elle a Ă©tĂ© rachetĂ©e par Son sang, et elle ne pourra JAMAIS passer en jugement. Elle ne peut pas ĂȘtre jugĂ©e, car aucun pĂ©chĂ© ne peut lui ĂȘtre imputĂ©. Romains 4.8 : “Heureux l’homme Ă  qui le Seigneur n’impute pas son pĂ©chĂ©!” Mais elle sera avec Lui sur Son trĂŽne de jugement, pour juger le monde et mĂȘme les anges.

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Son nom (chacun de ses membres) a Ă©tĂ© Ă©crit dans une section du Livre de Vie de l’Agneau avant la fondation du monde. En second lieu, il y a une autre catĂ©gorie. Leurs noms sont aussi inscrits dans le Livre de Vie, et ils apparaĂźtront dans la seconde rĂ©surrection. Les vierges folles et les justes, dont il est parlĂ© dans Matthieu 25, en font partie. Dans cette catĂ©gorie, on trouve aussi ceux qui n’adorent pas la bĂȘte, et qui ne se laissent pas entraĂźner dans le systĂšme de l’antichrist, mais qui meurent Ă  cause de leur foi, bien qu’ils ne soient pas de l’Épouse, car ils ne sont pas nĂ©s de nouveau. Mais ils apparaĂźtront Ă  la seconde rĂ©surrection, et ils entreront dans la vie Ă©ternelle. En troisiĂšme lieu, il y a les ChrĂ©tiens frontaliers, semblables Ă  ce que nous avons vu au milieu d’IsraĂ«l alors qu’ils sortaient d’Égypte. Leurs noms Ă©taient inscrits dans le Livre de Vie, et leurs Ɠuvres Ă©taient inscrites dans les livres. Mais parce qu’ils n’ont pas obĂ©i Ă  Dieu et qu’ils Ă©taient dĂ©pouvus de l’Esprit, mĂȘme si les signes et les prodiges Ă©taient parmi eux, leurs noms seront effacĂ©s du Livre de Vie. Parmi ce groupe, il y aura ceux qui, comme Judas, Ă©taient religieux, avaient des manifestations dans leur vie, bien qu’étant entiĂšrement dĂ©pourvus du Saint-Esprit; ils avaient beau ĂȘtre inscrits dans les livres, ils n’étaient pas Ă©lus EN LUI. Ceux qui sont semblables Ă  Balaam seront aussi dans ce groupe. En quatriĂšme et dernier lieu, il y a ceux dont les noms n’ont jamais Ă©tĂ© inscrits dans les livres, et ne le seront jamais. Nous les trouvons dans Apocalypse 13.8 et dans Apocalypse 17.8 : “Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas Ă©tĂ© Ă©crit dans le Livre de Vie de l’Agneau qui a Ă©tĂ© immolĂ© dĂšs la fondation du monde. La bĂȘte que tu as vue Ă©tait, et elle n’est plus. Elle doit monter de l’abĂźme, et aller Ă  la perdition. Et les habitants de la terre, ceux dont le nom n’a pas Ă©tĂ© Ă©crit dĂšs la fondation du monde dans le Livre de Vie, s’étonneront en voyant la bĂȘte, parce qu’elle Ă©tait, et qu’elle n’est plus, et qu’elle reparaĂźtra.” JĂ©sus a dit qu’un certain groupe allait accepter quelqu’un qui viendrait en son propre nom. Ce quelqu’un, c’est l’antichrist. C’est bien ce qu’il est dit d’eux dans Apocalypse 13.8 et 17.8. Dieu les a prĂ©destinĂ©s – mais non pour l’élection. Et dans ce groupe, il y a ceux qui sont comme Pharaon. Il est dit de lui : “Je t’ai suscitĂ© Ă  dessein. Des vases de colĂšre formĂ©s pour la perdition.” Romains 9.17 et 22. Aucun de ceux-lĂ  ne peut ĂȘtre inscrit dans les registres de la vie. Je ne dis pas qu’il n’y a rien d’inscrit Ă  leur sujet. Sans aucun doute, il y a quelque chose d’inscrit Ă  leur sujet, mais CE N’EST PAS DANS LES REGISTRES DE LA VIE. Le but de leur existence a Ă©tĂ© effleurĂ© dans le reste de ce livre, mais nous pouvons mentionner encore deux passages de l’Écriture. Proverbes 16.4 : “L’Éternel a fait le mĂ©chant pour le jour du malheur.” Job 21.30 : “Le mĂ©chant est Ă©pargnĂ© pour le jour de la calamitĂ©, ils sont emmenĂ©s au jour de la fureur.” [version Darby]

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   Étant donnĂ© que cette portion de la Parole est difficile Ă  comprendre pour l’esprit de l’homme, il faut l’accepter et la croire par la foi. Certains s’offenseront des faits que j’ai exposĂ©s, car ils ne comprennent pas la souverainetĂ© de Dieu qui affirme que DIEU EST DIEU, et parce qu’Il est Dieu on ne peut pas dĂ©jouer Ses desseins ni contrecarrer Sa volontĂ© et Ses buts; mais que Lui, Ă©tant omnipotent, dirige TOUTES choses et fait ce qu’Il veut de Sa crĂ©ation tout entiĂšre, car tous ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s pour Son bon plaisir. Aussi Paul a-t-il dit : “Si, d’une mĂȘme masse d’argile, Dieu tire un vase d’honneur et un vase d’un usage vil, qui peut s’offenser et contester avec Lui?” Le simple fait qu’il s’agisse de Sa crĂ©ation Lui donne le droit de faire cela, c’est indĂ©niable. Pourtant, Il est allĂ© encore plus loin, car, selon Romains 14.7-9, nous avons la preuve irrĂ©futable que JĂ©sus a payĂ© le prix d’achat pour le monde entier, Il peut donc faire ce qu’Il veut de ce qui Lui appartient. “En effet, nul de nous ne vit pour lui-mĂȘme, et nul ne meurt pour lui-mĂȘme. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. Car Christ est mort et Il a repris la vie, afin d’ĂȘtre Seigneur DE TOUS, DES MORTS COMME DES VIVANTS [d’aprĂšs la version anglaise du roi Jacques].” (Il s’agit ici de propriĂ©tĂ©, et NON de relation.) La mĂȘme chose est exprimĂ©e dans Jean 17.2 : “Selon que Tu Lui as donnĂ© pouvoir SUR TOUTE CHAIR, afin qu’Il accorde la vie Ă©ternelle Ă  tous ceux que Tu Lui as donnĂ©s.”

   Or, si nous reconnaissons l’omniscience de Dieu, nous devons aussi accepter qu’Il est parfait en sagesse et en droiture. Ce plan de l’élection et de la rĂ©probation est la sagesse de Dieu rĂ©vĂ©lĂ©e dans tous les Ăąges, ainsi qu’il est dit dans ÉphĂ©siens 1.3-11 : “BĂ©ni soit Dieu, le PĂšre de notre Seigneur JĂ©sus-Christ, qui nous a bĂ©nis de toutes sortes de bĂ©nĂ©dictions Spirituelles dans les lieux cĂ©lestes en Christ! En Lui Dieu nous a Ă©lus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrĂ©prĂ©hensibles devant Lui, nous ayant prĂ©destinĂ©s dans Son amour Ă  ĂȘtre Ses enfants d’adoption par JĂ©sus-Christ, selon le bon plaisir de Sa volontĂ©, Ă  la louange de la gloire de Sa grĂące qu’Il nous a accordĂ©e en Son Bien-aimĂ©. En Lui nous avons la rĂ©demption par Son sang, la rĂ©mission des pĂ©chĂ©s, selon la richesse de Sa grĂące, que Dieu a rĂ©pandue abondamment sur nous par toute espĂšce de SAGESSE et d’intelligence, nous faisant connaĂźtre le mystĂšre de Sa volontĂ©, selon le bienveillant dessein qu’Il avait formĂ© en Lui-mĂȘme, pour le mettre Ă  exĂ©cution lorsque les temps seraient accomplis, de rĂ©unir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. En Lui nous sommes aussi devenus hĂ©ritiers, ayant Ă©tĂ© prĂ©destinĂ©s suivant la rĂ©solution de Celui qui opĂšre toutes choses d’aprĂšs le conseil de Sa volontĂ©.” Si donc Dieu a prĂ©vu qu’il y ait des gens dont les noms ont Ă©tĂ© placĂ©s dans une section du Livre de Vie de l’Agneau, et que ces noms ne peuvent pas ĂȘtre effacĂ©s, car ce sont les noms de Son Ă©pouse, alors, nous devons l’accepter. Si de mĂȘme il est dit qu’il y en a dont les noms ont Ă©tĂ© inscrits dans le Livre de Vie, mais que, selon la prescience de Dieu, ils tomberaient et que leurs noms seraient effacĂ©s, nous devons l’accepter. Et s’il y en a d’autres dont les noms n’ont JAMAIS Ă©tĂ© inscrits dans un registre de vie, alors, nous devons aussi accepter cela. Et s’il y en a d’autres encore qui, aprĂšs le jugement du TrĂŽne Blanc, entreront dans la vie Ă©ternelle pour la seule raison qu’ils ont Ă©tĂ© bons et justes envers les Ă©lus de Dieu, qui sont Ses frĂšres, nous ne pouvons toujours rien faire d’autre que d’accepter cela. CAR QUI CONNAÎT LA PENSÉE DU SEIGNEUR, POUR POUVOIR L’INSTRUIRE? Soumettons-nous plutĂŽt par la foi Ă  Celui qui est notre PĂšre, et nous vivrons.

 

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   Pour comprendre encore mieux ce sujet, il serait judicieux de l’examiner du point de vue de l’Église Ă  travers les Ăąges. Jusqu’à prĂ©sent, nous avons parlĂ© de personnes dont les noms seraient effacĂ©s. Nous allons maintenant considĂ©rer non plus les personnes, mais les groupes reprĂ©sentĂ©s dans l’Église. Pour ce faire, assimilons l’Église, Ă  travers les Ăąges, au plant de blĂ©. Un grain de blĂ© est plantĂ© dans le but que ce grain de blĂ© unique se reproduise et se multiplie au bout d’un certain processus, qui doit durer un certain temps. Cette semence unique mourra, mais en mourant, la vie qui Ă©tait en elle montera dans un plant qui, Ă  son tour, sera le support ou le porteur de cette vie, qui reviendra Ă  la forme d’origine, multipliĂ©e en plusieurs semences. JĂ©sus – la grande Semence royale – mourut. L’Incomparable, qui est la vie de l’Église, se tient au milieu de l’Église tout au long des sept Ăąges de l’Église, donnant Sa vie Ă  cette Église (le porteur ou le support) pour qu’à la fin, Sa vie mĂȘme soit reproduite dans des corps semblables au Sien, Ă  la rĂ©surrection. C’est Ă  la rĂ©surrection que la Semence royale verra de nombreuses semences royales semblables Ă  Elle, et ils seront comme Lui, car Jean dit : “Nous serons semblables Ă  Lui.” C’est Ă  cela que Jean-Baptiste faisait allusion en disant que JĂ©sus amasserait le blĂ© dans le grenier. Il s’agissait de la rĂ©surrection dans laquelle entreraient les rachetĂ©s, ceux qui avaient Ă©tĂ© Ă©lus Ă  la vie Ă©ternelle.

   Or, le registre, quant Ă  ce plant de blĂ© dont le but est de reproduire la semence d’origine en plusieurs exemplaires, c’est LE LIVRE DE VIE. Je rĂ©pĂšte : L’histoire, ou le registre de ce plant de blĂ©, c’est le Livre de Vie, et une partie de ce Livre de Vie est le REGISTRE DE LA VIE ÉTERNELLE (une section du Livre de Vie). On en sera convaincu si on examine le plant de blĂ©. On sĂšme une graine nue. BientĂŽt paraĂźt une pousse. Mais ce n’est pas encore le blĂ©. Ensuite, une tige se forme. Mais ce n’est toujours pas le blĂ©. La vie est lĂ , mais non le blĂ©. Ensuite apparaĂźt au bout de la tige une petite pointe d’oĂč surgit une aigrette. C’est bien un plant de blĂ©, mais il n’y a toujours pas de blĂ©. Alors, la plante est fĂ©condĂ©e par le pollen, et nous voyons croĂźtre la balle. Cela a vraiment l’air d’ĂȘtre du blĂ©, mais il n’y a pas encore de semence. Enfin, le blĂ© se forme dans la balle. C’est alors qu’il est revenu Ă  sa forme d’origine. Alors le blĂ©, arrivĂ© Ă  maturitĂ©, est moissonnĂ©.

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   JĂ©sus-Christ est mort. Il a donnĂ© Sa vie. Cette vie devait revenir sur l’Église, et conduire Ă  la gloire, par la rĂ©surrection, de nombreux fils semblables Ă  Lui. Mais, de mĂȘme que le grain de blĂ© devait avoir un organe porteur pour pouvoir produire plusieurs grains de blĂ©, de mĂȘme il fallait qu’il y ait une Église qui porte la vie de Christ. De mĂȘme que la pousse, la tige, l’aigrette et la balle ont servi Ă  porter la semence, mais qu’elles n’étaient PAS elles-mĂȘmes la semence, ainsi le corps de l’Église Ă  travers les Ăąges a-t-il Ă©tĂ© lĂ  pour porter la vraie SEMENCE, bien qu’il n’ait pas Ă©tĂ© lui-mĂȘme la Semence. C’est pourquoi nous pouvons dire que le Livre de Vie reprĂ©sente LE PLANT DE BLÉ dans sa TOTALITÉ.

   Revoyons tout cela. Voici cette semence d’origine qui a Ă©tĂ© plantĂ©e. Elle a produit une pousse. Ce n’était pas la semence. Elle a produit une tige. Ce ne l’était pas non plus. Voici venir la balle, dans laquelle le grain de blĂ© doit se former. Ce n’est toujours pas la semence. L’aigrette apparaĂźt. ALORS, LE POLLEN TOMBE SUR LES PISTILS. UNE PARTIE DE LA PLANTE REÇOIT LA VIE. QUELQUE CHOSE QUI APPARTIENT À CETTE SEMENCE D’ORIGINE ET QUI EST MONTÉ À TRAVERS LE RESTE DU PLANT DEVIENT SEMENCE. Pourquoi la plante entiĂšre n’est-elle pas devenue semence? Parce qu’elle a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e dans ce but. Une partie seulement peut redevenir semence, parce que seule une partie du PLANT DE BLÉ EST LE BLÉ DE LA VIE ÉTERNELLE.

   La sortie d’Égypte du peuple d’IsraĂ«l est un type parfait de cela. Ils sont sortis au nombre d’environ deux millions. TOUS ont Ă©chappĂ© par le sang du sacrifice. TOUS ont Ă©tĂ© baptisĂ©s dans la mer Rouge. TOUS sont sortis de l’eau, bĂ©nĂ©ficiant des manifestations et des bĂ©nĂ©dictions du Saint-Esprit. TOUS ont mangĂ© la nourriture des anges. TOUS ont bu au rocher qui les suivait. Pourtant, tous, Ă  quelques rares exceptions prĂšs, n’étaient rien de plus que des porteurs, pour leurs enfants, qui devaient les suivre et entrer dans le pays de Canaan. Tout IsraĂ«l n’est PAS IsraĂ«l. Et tous, Ă  part une infime minoritĂ©, ont vu leurs noms effacĂ©s du Livre de Vie.

   Il en est exactement de mĂȘme aujourd’hui dans l’Église. Des noms seront effacĂ©s du Livre de Vie. Aucun nom ne sera effacĂ© du Livre de la Vie Éternelle, car celui-ci est un autre registre, bien qu’il soit contenu dans le Livre de Vie. VOICI DE QUOI TÉMOIGNE CE REGISTRE : DIEU NOUS A DONNÉ LA VIE ÉTERNELLE, ET CETTE VIE EST DANS SON FILS. CELUI QUI A LE FILS A LA VIE (ÉTERNELLE), ET CELUI QUI N’A PAS LE FILS N’A PAS LA VIE (ÉTERNELLE). Et ceux qui ont cette vie Ă©taient en LUI avant la fondation du monde. ILS ONT ÉTÉ CHOISIS EN LUI AVANT LA FONDATION DU MONDE. La GRANDE SEMENCE ROYALE, JĂ©sus-Christ, a Ă©tĂ© plantĂ©e (Il est mort), et cette vie qui Ă©tait en Lui est montĂ©e Ă  travers le plant de blĂ©, et se reproduit en des multitudes de grains de blĂ©, qui ont la mĂȘme vie en eux, et qui sont comme l’Original, car, par l’Esprit, ils sont d’origine.

Sept Ăąges_chapitre 7 page 275

   Nous pouvons voir Ă  prĂ©sent pourquoi l’épouse (elle Ă©tait en Lui comme Ève avait Ă©tĂ© en Adam) rachetĂ©e (rachetĂ©e par son propriĂ©taire originel) ne peut pas voir les noms de ses membres effacĂ©s du registre. Elle fait partie de Lui. Elle est sur le trĂŽne. Il est impossible qu’elle soit jugĂ©e. Chaque membre de l’épouse est l’un de Ses membres, et Il n’en perd aucun. Mais ce n’est pas le cas du “tous ceux” dont il est question quant au Livre de Vie. Parmi eux, il y a ceux qui sont comme Judas, entre autres, qui ont eu une place dans le registre, mais dont les noms ont Ă©tĂ© effacĂ©s. Nous pouvons dĂ©jĂ  les voir venir dans les derniers jours; ils auront fait des Ɠuvres merveilleuses, et pourtant JĂ©sus leur dira qu’Il ne les a jamais connus. Ce n’est pas qu’Il ignorait leur existence. C’est exclu, car Il est omniscient; mais ils n’étaient pas connus dĂšs le dĂ©but comme Ă©tant de l’épouse, et ils n’étaient pas connus non plus comme Ă©tant parmi les justes de la seconde rĂ©surrection. Ils ne portaient pas de fruit (parce qu’ils Ă©taient en dehors de la Parole – ils n’y demeuraient pas) et, par consĂ©quent, ils ont Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă  mort. Ensuite, comme nous l’avons vu prĂ©cĂ©demment, il y a ceux qui ont pris le parti de l’épouse, qui lui sont venus en aide et l’ont rĂ©confortĂ©e. Leurs noms sont restĂ©s dans le Livre de Vie, et ils entreront dans la vie Ă©ternelle. Enfin, il y a ceux qui, comme Pharaon, n’ont jamais Ă©tĂ© inscrits dans le Livre de Vie; eux aussi seront jetĂ©s dans l’étang de feu.

   Ainsi le grain de blĂ© qui est devenu un plant destinĂ© Ă  la moisson tĂ©moigne du registre de l’Église. Et, de mĂȘme que ce n’est pas tout le plant de blĂ© qui est la semence de blĂ©, et que ce n’est pas tout le plant qui est utilisĂ© pour la moisson, il en est de mĂȘme de l’Église : toute l’Église n’est pas l’épouse, et toute ne reçoit pas la vie Ă©ternelle; mais une PARTIE d’elle est rassemblĂ©e dans le grenier, une PARTIE d’elle est destinĂ©e Ă  entrer dans la vie Ă©ternelle Ă  la seconde rĂ©surrection, et une PARTIE d’elle, jugĂ©e comme Ă©tant de la balle, sera brĂ»lĂ©e dans l’étang de feu. C’est bien ce qu’ont dit Jean-Baptiste et JĂ©sus. En effet, Jean a dit que le grain serait amassĂ© dans le grenier et que la paille serait brĂ»lĂ©e. JĂ©sus a dit : “Liez l’ivraie, et ensuite amassez le blĂ©.” Le mouvement ƓcumĂ©nique liera ensemble les Églises-ivraie, car l’ivraie doit ĂȘtre liĂ©e PREMIÈREMENT, et bien qu’elle doive ĂȘtre jetĂ©e au feu, elle n’est pas brĂ»lĂ©e au moment oĂč elle est liĂ©e, mais elle est rĂ©servĂ©e pour plus tard, pour la fin des mille ans, Ă  la seconde rĂ©surrection. Mais dĂšs que l’ivraie est liĂ©e, alors l’enlĂšvement peut avoir lieu; ce dernier se produira donc entre le moment oĂč elle est liĂ©e et la rĂ©vĂ©lation de l’antichrist. Alors viendra le jour oĂč TOUS seront lĂ  ensemble, comme nous l’avons vu dans Daniel. Le Roi sera lĂ  avec Son Ă©pouse : devant eux se tiendront les multitudes de ceux qui doivent passer en jugement. Oui, TOUS sont lĂ . Tous les livres sont ouverts. Une mesure finale est prise pour CHACUN. La moisson est bien finie. Les livres qui avaient Ă©tĂ© ouverts sont maintenant refermĂ©s.

Sept Ăąges_chapitre 7 page 276

   Je vais conclure ce sujet pour le moment, en me rĂ©fĂ©rant Ă  une chose que j’ai dite en commençant : qu’il n’y a pas un seul passage de l’Écriture qui dit que le Seigneur est EN TRAIN d’établir une liste de noms. C’est tout Ă  fait exact. Toutefois, il y a un passage de l’Écriture qui parle d’un enregistrement futur. C’est le Psaume 87. Ce Psaume parle de l’Éternel qui inscrit les noms de tous ceux qui sont nĂ©s en Sion. On ne peut d’aucune maniĂšre prĂ©tendre que Dieu devrait attendre la fin des Ăąges ou cette pĂ©riode qui traite de Sion pour savoir qui va naĂźtre en Sion. Ce serait encore exclure Son omniscience. SĂ»rement qu’Il sait qui sont tous ceux qui font partie de ce nombre. Mais alors, qu’en est-il? N’est-ce pas simplement le registre mis Ă  jour, la nouvelle liste oĂč Dieu place les noms qui sont restĂ©s aprĂšs la seconde rĂ©surrection, ceux qui appartiennent Ă  Sion? C’est bien cela.

   â€œEt Je confesserai son nom devant Mon PĂšre et devant Ses anges.” C’est le grand appel dans le ciel! “Si un homme meurt, revivra-t-il? Tous les jours de ma dĂ©tresse, j’attendrais jusqu’à ce que mon Ă©tat vĂźnt Ă  changer : Tu appellerais, et moi je Te rĂ©pondrais; Ton dĂ©sir serait tournĂ© vers l’Ɠuvre de Tes mains.” [version Darby] Le Grand Berger appelle Ses brebis par leur nom. La voix crĂ©atrice de Dieu les fait ressusciter de la poussiĂšre, ou alors, s’ils ne sont pas endormis, transforme leur corps jusque dans les atomes. C’est l’enlĂšvement. C’est le glorieux Souper des Noces de l’Agneau et de Son Ă©pouse.

   Mais l’enlĂšvement n’est pas le seul appel. À la seconde rĂ©surrection, au jugement du grand TrĂŽne Blanc, des noms seront confessĂ©s devant le PĂšre et Ses anges. Or, des gens qui connaissent ce genre de chose m’ont dit que le son le plus agrĂ©able qu’un homme puisse entendre c’est celui de son propre nom. Combien les gens aiment entendre leur nom prononcĂ© en public. Combien ils aiment ĂȘtre acclamĂ©s. Mais aucune voix terrestre ne prononcera jamais votre nom d’une maniĂšre aussi agrĂ©able que lorsque la voix de Dieu le prononcera, si votre nom se trouve dans le Livre de Vie, et y reste pour ĂȘtre rĂ©vĂ©lĂ© devant les saints anges. Quel beau jour ce sera quand nous entendrons JĂ©sus dire : “PĂšre, ils ont confessĂ© Mon Nom devant les hommes aux jours de leur pĂšlerinage terrestre. Je vais maintenant confesser leurs noms devant Toi et devant tous les anges du ciel.”

Sept Ăąges_chapitre 7 page 277

   â€œQue celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.” Une fois encore, l’Esprit a parlĂ©. Une fois encore, nous avons examinĂ© l’exposĂ© de ce que l’Esprit dit Ă  un autre Ăąge. Nous avons trouvĂ© les faits exposĂ©s entiĂšrement exacts. Un autre Ăąge a passĂ©, et tout s’est accompli exactement comme Il l’avait prĂ©dit. Quelle consolation pour nous qui espĂ©rons faire partie de l’épouse du dernier jour; en effet, nos cƓurs tressaillent de joie, car nous savons qu’Il est fidĂšle, et qu’Il accomplira chacune de Ses promesses. S’Il a Ă©tĂ© loyal et fidĂšle envers ceux de l’Âge de Sardes, alors Il l’est tout autant pour notre Ăąge. Si par Sa grĂące et Sa puissance ils seront reçus et approuvĂ©s par Lui, il en sera de mĂȘme pour nous. Marchons donc jusqu’à la perfection, et nous irons dans les airs Ă  la rencontre du Seigneur et nous serons avec Lui pour toujours.
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