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PrĂ©dication ExposĂ© des sept ages de l'Eglise : Age de l’Eglise de Philadelphie de William Branham a Ă©tĂ© prĂȘchĂ©e 65-0007 La durĂ©e est de: .pdf La traduction VGR
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ExposĂ© des sept ages de l'Eglise : Age de l’Eglise de Philadelphie

Apocalypse 3.7-13

 

Sept Ăąges_chapitre 8 page 279

   Ă‰cris Ă  l’ange de l’Église de Philadelphie : Voici ce que dit le Saint, le VĂ©ritable, Celui qui a la clef de David, Celui qui ouvre, et personne ne fermera, Celui qui ferme, et personne n’ouvrira :

     Je connais tes Ɠuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardĂ© Ma Parole, et que tu n’as pas reniĂ© Mon Nom, J’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer.

     Voici, Je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, Je les ferai venir, se prosterner Ă  tes pieds, et connaĂźtre que Je t’ai aimĂ©.

     Parce que tu as gardĂ© la Parole de la persĂ©vĂ©rance en Moi, Je te garderai aussi Ă  l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour Ă©prouver les habitants de la terre.

     Je viens bientĂŽt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.

    Celui qui vaincra, Je ferai de lui une colonne dans le temple de Mon Dieu, et il n’en sortira plus; J’écrirai sur lui le Nom de Mon Dieu, et le nom de la ville de Mon Dieu, de la nouvelle JĂ©rusalem qui descend du ciel d’auprĂšs de Mon Dieu, et Mon Nom nouveau.

     Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.

PHILADELPHIE

   Philadelphie se trouvait Ă  soixante-quinze milles [cent vingt kilomĂštres] au sud-est de Sardes. C’était la seconde ville de Lydie. Elle Ă©tait construite sur plusieurs collines, dans une rĂ©gion cĂ©lĂšbre pour ses vignobles. Ses piĂšces de monnaie portaient une effigie de Bacchus et une bacchante (prĂȘtresse de Bacchus). Sa population comprenait des Juifs, des ChrĂ©tiens d’origine juive et des paĂŻens qui s’étaient convertis au Christianisme. La ville eut Ă  subir de nombreux tremblements de terre; pourtant, parmi les sept citĂ©s de l’Apocalypse, c’est elle qui dura le plus longtemps. En fait, elle existe toujours sous le nom turc d’Alasehir, c’est-Ă -dire la “CitĂ© de Dieu”.

   L’empreinte des piĂšces de monnaie nous suggĂšre que le dieu de cette ville Ă©tait Bacchus. Or, Bacchus correspond Ă  Ninus ou Nimrod. Il est “celui que l’on pleure”, bien que pour la plupart d’entre nous il Ă©voque les orgies et l’ivresse.

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   VoilĂ  qui rĂ©pand la lumiĂšre dans nos esprits. Nous avons ici une piĂšce de monnaie qui porte d’un cĂŽtĂ© le dieu, et de l’autre la prĂȘtresse ou prophĂ©tesse. Or, jetez une piĂšce en l’air. Est-ce que cela fait une diffĂ©rence si elle tombe d’un cĂŽtĂ© ou de l’autre? Non monsieur, c’est toujours la mĂȘme piĂšce. VoilĂ  la religion catholique, de JĂ©sus et Marie.

   Mais nous ne pensons pas seulement Ă  Rome. Non, il n’y a pas que la grande prostituĂ©e. Certainement pas. En effet, elle est devenue mĂšre par ses fornications. Ses filles sont des piĂšces de la mĂȘme frappe. D’un cĂŽtĂ©, elles ont Ă©tabli un culte de JĂ©sus, et de l’autre, elles ont aussi leur prĂȘtresse – ou prophĂ©tesse – qui rĂ©dige ses crĂ©dos, ses dogmes et ses doctrines, et les vend aux gens pour leur assurer le salut, en proclamant qu’elle, et elle seule, possĂšde la vraie lumiĂšre.

   Il est saisissant de constater Ă  quel point cet Ăąge est marquĂ© par la monnaie. Car les filles, comme la mĂšre, achĂštent toutes leur entrĂ©e au ciel Ă  prix d’argent. Ce n’est pas le sang, c’est l’argent qui est le prix du rachat. Ce n’est pas l’Esprit, c’est l’argent qui est leur moteur. Le dieu de ce monde (Mammon) a aveuglĂ© leurs yeux.

   Mais leur commerce de mort cessera bientĂŽt, car c’est dans cet Ăąge que l’Esprit crie : “Voici, Je viens bientĂŽt!” Oui, viens bientĂŽt, Seigneur JĂ©sus!

L’ÂGE

   L’Âge de l’Église de Philadelphie s’étend de 1750 aux environs de 1906. À cause de la signification du nom de la ville, cet Ăąge a Ă©tĂ© appelĂ© l’Âge de l’amour fraternel, car Philadelphie signifie “amour fraternel”.

LE MESSAGER

   Il ne fait aucun doute que le messager de cet Ăąge Ă©tait John Wesley. John Wesley, nĂ© Ă  Epworth le 17 juin 1703, Ă©tait l’un des dix-neuf enfants de Samuel et Susanna Wesley. Son pĂšre Ă©tait aumĂŽnier dans l’Église anglicane; mais la tournure d’esprit religieuse de John vient certainement beaucoup plus de la vie exemplaire de sa mĂšre que de la thĂ©ologie de son pĂšre. John fut un brillant Ă©rudit. C’est pendant son sĂ©jour Ă  Oxford que lui et Charles se joignirent Ă  un groupe exercĂ© spirituellement Ă  adorer Dieu en vivant selon la vĂ©ritĂ© par une expĂ©rience rĂ©elle plutĂŽt qu’en se contentant de faire des doctrines leur norme. Ils firent une sorte de guide spirituel d’Ɠuvres telles que donner aux pauvres, visiter les malades et les prisonniers. C’est pour cela qu’on les affubla par dĂ©rision du nom de mĂ©thodistes, et d’autres noms encore. Or, John voyait combien les peuples du monde avaient besoin de religion, et il le vit d’une maniĂšre tellement claire qu’il partit comme missionnaire en AmĂ©rique (en GĂ©orgie) pour Ă©vangĂ©liser les Indiens. Pendant le voyage, il dĂ©couvrit que de nombreux passagers du bateau Ă©taient des frĂšres moraves. Leur humilitĂ©, leur esprit pacifique et leur courage en toutes circonstances l’impressionnĂšrent profondĂ©ment. En dĂ©pit de son abnĂ©gation et de son travail acharnĂ©, ses efforts en GĂ©orgie se soldĂšrent par un Ă©chec. Il retourna en Angleterre, en disant : “Je suis allĂ© en AmĂ©rique pour convertir les Indiens, mais, oh! moi, qui me convertira?”

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   De retour Ă  Londres, il reprit contact avec les frĂšres moraves. Ce fut Pierre Böhler qui lui montra le chemin du salut. Il passa rĂ©ellement par la nouvelle naissance, au grand dĂ©sarroi de son frĂšre Charles, qui se mit fort en colĂšre, ne pouvant pas comprendre comment un homme aussi spirituel que John puisse dire qu’il n’était pas en ordre avec Dieu auparavant. Pourtant, peu aprĂšs, Charles fut lui-mĂȘme sauvĂ© par la grĂące.

   Wesley commença alors Ă  prĂȘcher l’Évangile Ă  Londres, du haut des chaires oĂč il avait accĂšs auparavant, mais bientĂŽt, on ne voulut plus de lui. C’est alors que Whitefield, un ami de longue date, lui fut d’un grand secours, car il invita John Ă  venir l’assister, en prĂȘchant avec lui en plein air, oĂč des milliers de personnes venaient Ă©couter la Parole. Au dĂ©but, Wesley ne pensait pas qu’il Ă©tait judicieux de prĂȘcher en plein air plutĂŽt qu’en salle, mais quand il vit les foules qui se rassemblaient, et l’action de l’Évangile par la puissance de l’Esprit, il se rallia de tout son cƓur Ă  ce genre de prĂ©dication.

   L’Ɠuvre prit bientĂŽt de telles dimensions qu’il envoya, pour prĂȘcher la Parole, de nombreux prĂ©dicateurs laĂŻques. C’était comme Ă  la PentecĂŽte, oĂč l’Esprit suscita presque du jour au lendemain des hommes ayant le pouvoir de prĂȘcher et d’enseigner la Parole.

   Son Ɠuvre fut l’objet de violentes oppositions, mais Dieu Ă©tait avec lui. L’action de l’Esprit se manifestait avec puissance, et il arrivait souvent qu’un esprit de culpabilitĂ© saisisse les gens avec une telle puissance qu’ils s’écroulaient sans forces, pleurant de dĂ©sespoir Ă  la vue de leurs pĂ©chĂ©s.

   Wesley Ă©tait un homme remarquablement rĂ©sistant. Il ne se souvient pas d’un seul moment de son existence oĂč il se soit senti dĂ©primĂ©, ne serait-ce que pour un quart d’heure. Il ne dormait pas plus de six heures par jour. Il se levait assez tĂŽt pour pouvoir prĂȘcher dĂšs cinq heures, et ceci Ă  peu prĂšs tous les jours pendant toute la durĂ©e de son ministĂšre. Il lui arrivait de prĂȘcher jusqu’à quatre fois par jour, arrivant ainsi Ă  une moyenne de plus de huit cents prĂ©dications par annĂ©e.

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  Il faisait des milliers de milles Ă  cheval de mĂȘme que les prĂ©dicateurs itinĂ©rants qui Ɠuvraient avec lui pour rĂ©pandre l’Évangile au prĂšs et au loin. De fait, Wesley faisait quatre mille cinq cents milles [sept mille kilomĂštres] par an Ă  cheval.

   Il croyait Ă  la puissance de Dieu, et priait pour les malades avec une grande foi, obtenant des rĂ©sultats merveilleux.

   Nombreuses furent les rĂ©unions oĂč les dons de l’Esprit se manifestaient.

   Wesley ne prĂ©conisait pas l’organisation. Il est vrai que ses collaborateurs avaient formĂ© une “SociĂ©tĂ© unie”, qui Ă©tait “une assemblĂ©e d’hommes ayant les signes apparents de la piĂ©tĂ© et recherchant ce qui en fait la force, unis afin de prier ensemble, de recevoir la Parole d’exhortation, et de veiller les uns sur les autres dans l’amour, de maniĂšre Ă  s’aider mutuellement Ă  travailler Ă  leur salut”. Une seule condition Ă©tait requise pour y entrer : ĂȘtre de ceux “qui avaient le dĂ©sir de fuir la colĂšre Ă  venir et d’ĂȘtre sauvĂ©s de leurs pĂ©chĂ©s”. Peu Ă  peu, ils Ă©tablirent une liste de rĂšgles strictes, s’imposant une discipline pour le bien de leur Ăąme. Wesley reconnut qu’il se pouvait qu’aprĂšs sa mort, le mouvement s’organise et ne devienne plus qu’une forme extĂ©rieure, dĂ©pourvue de vie, parce qu’alors l’Esprit se retirerait. Il dit une fois qu’il ne craignait pas que le nom de “mĂ©thodiste” disparaisse de la face de la terre, mais que l’Esprit, Lui, se retire.

   Au cours de sa vie, il aurait pu acquĂ©rir de grandes richesses, mais il ne le fit jamais. Au sujet de l’argent, il aimait Ă  dire : “Obtenez tout ce que vous pouvez, Ă©pargnez tout ce que vous pouvez, et donnez tout ce que vous pouvez.” Si Wesley revenait, il serait vraiment surpris de voir cette dĂ©nomination qui porte aujourd’hui le nom de mĂ©thodiste. Ils sont riches – immensĂ©ment riches. Mais la vie et la puissance de John Wesley manquent.

   Mentionnons aussi que Wesley ne chercha jamais Ă  construire une Ɠuvre fondĂ©e sur un esprit de secte ou de dĂ©nomination. Par ses convictions, il Ă©tait arminien, mais il ne voulait pas se sĂ©parer de ses frĂšres dans la foi pour des raisons de doctrine. Il aurait fait un bon disciple de Jacques : il Ă©tablit sa vie Ă©ternelle sur la foi et les Ɠuvres, c’est-Ă -dire la vie vĂ©cue, plutĂŽt que de se contenter d’accepter un credo ou une doctrine.

     John Wesley mourut Ă  l’ñge de quatre-vingt-huit ans, aprĂšs avoir servi Dieu comme peu de gens auraient pu imaginer que ce soit possible.

LA SALUTATION

   Apocalypse 3.7 : “Écris Ă  l’ange de l’Église de Philadelphie : Voici ce que dit le Saint, le VĂ©ritable, Celui qui a la clef de David, Celui qui ouvre, et personne ne fermera, Celui qui ferme, et personne n’ouvrira.”

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   Oh, que ces paroles sont belles! Que le son mĂȘme en est majestueux! Comme il est saisissant de penser que tous ces attributs peuvent s’appliquer Ă  une mĂȘme personne. Qui d’autre que JĂ©sus-Christ, le Seigneur de Gloire, oserait dire de telles choses de Lui-mĂȘme? Je crois que la clĂ© qui nous permet d’interprĂ©ter avec exactitude le sens de ces paroles merveilleusement descriptives se trouve au verset 9 : “Voici, Je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, Je les ferai venir, se prosterner Ă  tes pieds, et connaĂźtre que Je t’ai aimĂ©.” Je dis que ce verset est la clĂ©, parce qu’il parle des Juifs qui se sont toujours donnĂ© le nom d’ â€œenfants de Dieu”, en excluant tous les autres. Ils ont crucifiĂ© et mis Ă  mort le Seigneur JĂ©sus-Christ. Pendant des siĂšcles, cet acte terrible a fait retomber leur propre sang sur leur tĂȘte. Et tout cela parce qu’ils ont refusĂ© de reconnaĂźtre en JĂ©sus leur Messie – c’était pourtant Lui. À leurs yeux, Il n’était pas Celui qui vient, ou le Fils de David; Ă  leurs yeux, Il Ă©tait BĂ©elzĂ©bul, ou quelque crĂ©ature impure, juste bonne Ă  ĂȘtre dĂ©truite. Mais ils se trompaient. Il Ă©tait bien Emmanuel, Dieu manifestĂ© dans la chair. Il est bien le Messie. Bien sĂ»r, Il Ă©tait exactement ce qu’Il affirme ĂȘtre maintenant. C’est Lui, LE MÊME JÉSUS – JĂ©sus-Christ le mĂȘme hier, aujourd’hui et pour toujours. Le Saint qui se trouve au milieu des chandeliers est le mĂȘme JĂ©sus qui longeait les rivages de la GalilĂ©e, qui guĂ©rissait les malades, qui ressuscitait les morts, et qui, malgrĂ© les preuves irrĂ©futables, fut crucifiĂ© et mis Ă  mort. Mais Il est ressuscitĂ©, et Il est assis Ă  droite de la MajestĂ© dans les lieux trĂšs hauts.

   À l’époque, les Juifs ne disaient pas de Lui qu’Il Ă©tait saint. Ils ne le disent toujours pas. Pourtant, Il est LE SAINT. Psaume 16.10 : “Car Tu n’abandonneras pas Mon Ăąme au shĂ©ol, Tu ne permettras pas que Ton SAINT voie la corruption.” [version Darby]

   Ils recherchaient leur justice dans la loi, et ils ont Ă©chouĂ© lamentablement, car aucune chair ne peut ĂȘtre justifiĂ©e par la loi. Personne ne peut devenir saint par la loi. La saintetĂ© vient du Seigneur. I Corinthiens 1.30 : “Or, c’est par LUI que vous ĂȘtes en JĂ©sus-Christ, lequel, de par Dieu, a Ă©tĂ© fait pour nous sagesse et justice et sanctification et rĂ©demption.” II Corinthiens 5.21b : “Afin que nous devenions en Lui justice de Dieu.” C’était : Christ ou pĂ©rir; et ils ont pĂ©ri, parce qu’ils L’ont rejetĂ©.

   Les hommes de cet Ăąge ont fait la mĂȘme erreur, et aussi ceux d’aujourd’hui. De mĂȘme que les Juifs se sont rĂ©fugiĂ©s dans la forme d’un culte rendu dans la synagogue, de mĂȘme les hommes de l’Âge de Philadelphie ont pris refuge dans l’Église. Ce qui compte, ce n’est pas de se joindre Ă  une Église. La vie n’est pas dans l’Église. La vie est en Christ. “Et voici ce tĂ©moignage, c’est que Dieu nous a donnĂ© la vie Ă©ternelle, et que cette vie est dans Son Fils. Celui qui a le Fils a la vie; celui qui n’a pas le Fils n’a pas la vie.” L’homme est sanctifiĂ© par l’Esprit. C’est l’Esprit de SaintetĂ©, qui a ressuscitĂ© JĂ©sus d’entre les morts, qui demeure en nous maintenant, et nous sanctifie par Sa saintetĂ©.

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   Le voici, LE SAINT. Et nous nous tiendrons avec Lui, vĂȘtus de Sa justice, et saints de Sa saintetĂ©.

   Or, cet Ăąge est le sixiĂšme Ăąge. Aux yeux de Dieu, la fin du temps est proche. Il va bientĂŽt revenir. BientĂŽt le cri retentira, au moment de Sa venue : “Que celui qui est souillĂ© se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore.” Apocalypse 22.11b.

   Oh, combien je suis heureux que ma saintetĂ© ne vienne pas de moi-mĂȘme! Je suis heureux d’ĂȘtre en Christ, ayant reçu tous les merveilleux attributs de Sa justice – oui, ils m’ont Ă©tĂ© accordĂ©s. Dieu soit bĂ©ni Ă  jamais!

   â€œVoici ce que dit le VĂ©ritable.” Ce mot “vĂ©ritable” est absolument merveilleux. Il ne signifie pas seulement “vĂ©ritable” au sens de “vrai” par opposition Ă  “faux”. Il exprime la rĂ©alisation parfaite d’une idĂ©e par rapport Ă  sa rĂ©alisation partielle. Rappelons par exemple que JĂ©sus a dit dans Jean 6.32 : “MoĂŻse ne vous a pas donnĂ© le pain du ciel, mais mon PĂšre vous donne le vrai pain du ciel.” Jean 15.1 : “Je suis le vrai cep.” HĂ©breux 9.24 : “Car Christ n’est pas entrĂ© dans un sanctuaire fait de main d’homme, en imitation du vĂ©ritable, mais Il est entrĂ© dans le ciel mĂȘme, afin de comparaĂźtre maintenant pour nous devant la face de Dieu.” I Jean 2.8 : “Car les tĂ©nĂšbres se dissipent et la lumiĂšre vĂ©ritable paraĂźt dĂ©jĂ .”

   Comme ce mot exprime en effet, tel qu’illustrĂ© dans ces versets, la rĂ©alisation parfaite par rapport Ă  l’idĂ©e de rĂ©alisation partielle, nous pouvons maintenant comprendre comme jamais auparavant la notion d’antitype par rapport au type, et celle d’objet par rapport Ă  l’ombre. Prenez par exemple la manne du ciel. Pour IsraĂ«l, Dieu a fait descendre du ciel le pain des anges. Mais ce pain ne rassasiait pas. Il n’était bon que pour un jour. Ceux qui en mangeaient avaient de nouveau faim le lendemain. Si on le gardait, les vers s’y mettaient. Mais JĂ©sus est le VRAI pain du ciel, alors que la manne n’en Ă©tait qu’un type. Et si quelqu’un mange de ce PAIN qui vient du ciel, il n’aura plus jamais faim. Il n’a pas besoin de retourner en manger. DĂšs l’instant oĂč il en prenait, il avait la vie Ă©ternelle. C’était bien cela, la RÉALITÉ. Plus besoin d’une ombre. Plus besoin d’un salut partiel. Nous avons le salut COMPLET. De mĂȘme que JĂ©sus n’est pas une partie de Dieu; Il EST Dieu.

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   Personne ne pourrait nier qu’IsraĂ«l avait la lumiĂšre. Ils Ă©taient le seul peuple a possĂ©der la lumiĂšre en tant que nation. C’est comme en Égypte, au moment oĂč l’obscuritĂ© Ă©tait telle qu’on aurait pu la toucher; cependant, il y avait de la lumiĂšre dans les maisons des IsraĂ©lites. Mais maintenant, la vraie lumiĂšre est venue. La lumiĂšre du monde, c’est JĂ©sus. MoĂŻse et les prophĂštes ont apportĂ© la lumiĂšre par le moyen des Écritures qui annonçaient le Messie. C’est ainsi qu’IsraĂ«l avait la lumiĂšre. Mais maintenant, l’Accomplissement de la lumiĂšre est venu, et ce qui n’était que la Parole rougeoyante a jailli dans tout l’Éclat de Dieu, manifestĂ© au sein de Son peuple. Alors que la colonne de feu rĂ©pandait la lumiĂšre pendant la nuit, – ce qui Ă©tait merveilleux, – maintenant la lumiĂšre et la vie Ă©taient manifestĂ©es dans la plĂ©nitude de la DivinitĂ© dans un corps.

   IsraĂ«l prenait la gĂ©nisse rousse et la sacrifiait sur l’autel pour la rĂ©mission des pĂ©chĂ©s. Pendant une annĂ©e, les pĂ©chĂ©s du coupable Ă©taient couverts. Mais couvrir le pĂ©chĂ© ne pouvait pas enlever le dĂ©sir de pĂ©cher. Ce n’était pas une offrande parfaite. C’en Ă©tait l’ombre, qui devait durer jusqu’au moment oĂč le vrai sacrifice viendrait. Ainsi, chaque annĂ©e, l’homme devait offrir un sacrifice, et chaque annĂ©e, il devait revenir, parce qu’il avait toujours le mĂȘme dĂ©sir de pĂ©cher. La vie de l’animal servait Ă  expier le pĂ©chĂ© de l’homme, mais comme le sang versĂ© n’était que le sang d’un animal, et que la vie sacrifiĂ©e n’était que celle d’un animal, cette vie ne pouvait pas revenir sur l’homme. Et mĂȘme si elle Ă©tait revenue, elle n’aurait pas Ă©tĂ© utile. Par contre, quand Christ, le substitut parfait, a Ă©tĂ© offert, et que Son sang a Ă©tĂ© versĂ©, alors la vie qui Ă©tait en Christ est revenue sur le pĂ©cheur repentant, et, comme cette vie Ă©tait la vie parfaite de Christ, juste et sans pĂ©chĂ©, le coupable Ă©tait alors libĂ©rĂ©, car il n’avait plus le dĂ©sir de pĂ©cher. La vie de JĂ©sus Ă©tait revenue sur lui. C’est ce que signifie Romains 8.2 : “La loi de l’Esprit de vie en JĂ©sus-Christ m’a affranchi de la loi du pĂ©chĂ© et de la mort.”

   Mais les Juifs du temps de JĂ©sus ne voulaient pas accepter ce sacrifice. Le sang des taureaux et des boucs n’amenait rien Ă  la perfection. C’était la maniĂšre de faire que Dieu avait instituĂ©e pour un temps passĂ©. Mais maintenant Christ Ă©tait venu dans un corps de chair, alors, par Son sang versĂ©, Il a Ă©liminĂ© le pĂ©chĂ©, et cette offrande qu’Il a faite de Lui-mĂȘme nous a rendus parfaits. Les Juifs n’ont pas voulu accepter cela. Mais qu’en est-il de cet Âge de Philadelphie? Oui, et qu’en est-il des autres Ăąges? Ont-ils vraiment acceptĂ© cette rĂ©alitĂ© en Christ? Non monsieur. Luther a eu beau apporter la vĂ©ritĂ© sur la justification, l’Église catholique et sa contrepartie orientale, l’Église orthodoxe, sont quand mĂȘme restĂ©es attachĂ©es aux Ɠuvres. Or, les Ɠuvres sont une bonne chose, mais elles ne sauvent pas. Elles ne rendent pas parfaits. C’est : Christ, ou pĂ©rir. MĂȘme pas Christ ET les Ɠuvres, mais Christ tout seul. C’est avec cet Ăąge que dĂ©buta la pĂ©riode de l’arminianisme, qui ne croit pas que Christ est la RÉALITÉ. Il ne chante pas : “Rien que le Sang”, il chante : “Rien que le Sang ET ma bonne conduite.” Pourtant, je prĂŽne une bonne conduite. Si vous ĂȘtes sauvĂ©, vous marcherez selon la justice, comme nous l’avons dĂ©jĂ  vu. Mais, lĂ , je vous dis bien que le salut, ce n’est PAS JĂ©sus PLUS quelque chose. C’est JĂ©sus SEUL. LE SALUT VIENT DE L’ÉTERNEL. Du commencement Ă  la fin, tout vient de DIEU. Que Sa vie soit en moi. Que Son sang me purifie. Que Son Esprit me remplisse. Que Sa Parole soit dans mon cƓur et ma bouche. Que Ses meurtrissures me guĂ©rissent. Que ce soit JĂ©sus, et JĂ©sus Seul. Non Ă  cause des Ɠuvres de justice que j’aurais faites. Non monsieur. Christ est ma vie. Amen.

 

 

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   Je pourrais facilement continuer Ă  vous parler de ces vĂ©ritĂ©s indĂ©finiment, mais je veux seulement vous apporter encore une pensĂ©e. C’est celle qui se dĂ©gage de ce magnifique cantique d’A. B. Simpson.

“Autrefois c’était la bĂ©nĂ©diction.

Maintenant, c’est le Seigneur.

J’ai eu les sentiments,

Maintenant, j’ai Sa Parole.

Autrefois, je voulais Ses Dons,

Maintenant, c’est le Donateur que je veux.

Autrefois, je voulais Ses Dons,

Maintenant, c’est le Donateur que je veux.

Le Tout en Tout pour toujours,

C’est JĂ©sus que je chanterai.

Tout est en JĂ©sus,

Et JĂ©sus est tout.”

   Tout ce qu’on peut trouver dans cette vie, aussi satisfaisant, aussi bien et bon que ce soit, n’est rien, mais en Christ, vous trouverez la somme de toute la perfection. Tout s’estompe et devient insignifiant Ă  cĂŽtĂ© de Lui.

   â€œCelui qui a la clef de David.” Cette belle proposition suit et provient de la prĂ©cĂ©dente : “le VĂ©ritable”. Christ, la RĂ©alisation parfaite, par rapport Ă  la RĂ©alisation partielle. C’est bien cela. MoĂŻse Ă©tait un prophĂšte de Dieu, mais JĂ©sus (dont MoĂŻse est l’image) Ă©tait LE ProphĂšte de Dieu. David (un homme selon le cƓur de Dieu) Ă©tait roi d’IsraĂ«l, mais JĂ©sus est le Grand David : le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs, Dieu, Dieu Lui-mĂȘme. Or, David Ă©tait de la tribu de Juda, tribu qui ne fournissait pas de sacrificateurs, et pourtant il mangea des pains de propositions rĂ©servĂ©s aux sacrificateurs. Il Ă©tait un grand guerrier, triomphant de ses ennemis et affermissant son peuple. Il Ă©tait roi, et Ă  ce titre il s’assit sur le trĂŽne. Il Ă©tait prophĂšte. Il Ă©tait un type merveilleux de Christ. Or, il est dit dans ÉsaĂŻe 22.22  “Je mettrai sur Son Ă©paule la clef de la maison de David; quand Il ouvrira, nul ne fermera; quand Il fermera, nul n’ouvrira.” L’Esprit utilise cette rĂ©fĂ©rence tirĂ©e de l’Ancien Testament concernant le Seigneur JĂ©sus-Christ et Son ministĂšre dans l’Église. La signification de la clĂ© de David pour ce temps-lĂ  n’est qu’une ombre, mais elle a maintenant son accomplissement, alors que JĂ©sus se tient au milieu des chandeliers. Tout cela se rapporte Ă  notre Seigneur APRÈS Sa rĂ©surrection, et non pas au temps de Son pĂšlerinage terrestre. Mais que signifie cette clĂ©? La rĂ©ponse se trouve dans la POSITION de la clĂ©. Elle n’est PAS dans Sa main. Elle n’est pas suspendue Ă  Son cou. Elle n’est pas remise entre les mains d’autres hommes, sinon le verset ne pourrait pas dire que LUI SEUL A L’USAGE DE CETTE CLÉ, CAR LUI SEUL OUVRE ET FERME, ET PERSONNE n’a ce droit, Ă  part JĂ©sus Lui-mĂȘme. Pas vrai? Mais oĂč est la clĂ©? ELLE EST SUR SON ÉPAULE. Mais pourquoi L’ÉPAULE? Lisez ÉsaĂŻe 9.6 : “Et le gouvernement sera sur Son Ă©paule.” [version Darby] Qu’est-ce que cela signifie? Voici la rĂ©ponse : l’expression “le gouvernement sur Son Ă©paule” vient de la cĂ©rĂ©monie du mariage, telle qu’elle est pratiquĂ©e en Orient. Au moment oĂč la mariĂ©e est confiĂ©e au mariĂ©, elle enlĂšve son voile, et le place sur les Ă©paules du mariĂ©. Ce geste signifie non seulement qu’elle se soumet Ă  lui – c’est-Ă -dire qu’elle lui abandonne ses propres droits – qu’il est le chef – mais aussi qu’il porte la responsabilitĂ©, qu’il prendra soin d’elle et que LUI ET LUI SEUL – PERSONNE D’AUTRE – AUCUN AUTRE HOMME – AUCUNE AUTRE PUISSANCE – N’A SUR ELLE AUCUN DROIT NI AUCUNE RESPONSABILITÉ. Et la CLÉ de David, bien-aimĂ©s, c’est cela. Comme Il est souverain, Dieu, par un dĂ©cret Divin, connaissait Ă  l’avance trĂšs prĂ©cisĂ©ment ceux qui feraient partie de Son Ă©pouse. Il l’a choisie. Ce n’est pas elle qui L’a choisi. Il l’a appelĂ©e. Elle n’est pas venue d’elle-mĂȘme. Il est mort pour elle. Il l’a lavĂ©e par Son propre sang. Il a payĂ© le prix pour elle. Elle Lui appartient et n’appartient qu’à Lui seul. Elle Lui appartient complĂštement, et Il en accepte la responsabilitĂ©. Il est son chef, car Christ est le chef de Son Église. De mĂȘme que Sara appelait Abraham “Seigneur”, ainsi l’épouse est heureuse qu’Il soit son Seigneur. Il parle, et elle obĂ©it, car cela fait sa joie.

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   Mais les hommes ont-ils pris garde Ă  cette vĂ©ritĂ©? Ont-ils eu quelque considĂ©ration pour Sa Personne qui, Elle seule, possĂšde toute autoritĂ© souveraine sur Son Église? Je dis : “NON.” Car, dans chaque Ăąge, l’Église a Ă©tĂ© gouvernĂ©e par une hiĂ©rarchie – un clergĂ© – une succession apostolique – qui fermait la porte de la grĂące et du pardon Ă  qui elle voulait, et qui, au lieu d’assumer avec amour la responsabilitĂ© de l’Église, a fait de l’Église sa proie, et l’a dĂ©truite dans son ardeur mercenaire. Le clergĂ© vivait dans le luxe, alors que la pauvre Église n’avait pour se nourrir que les rĂ©sidus de leur violence. Et tous les Ăąges ont fait de mĂȘme. Chacun s’est mis sous le joug de l’organisation, remettant le gouvernement Ă  des hommes et livrant l’Église Ă  ce gouvernement. Si des gens osaient se soulever, on usait de violence pour les faire taire, ou on les exilait. Chaque dĂ©nomination est animĂ©e du mĂȘme esprit. Chaque dĂ©nomination jure que c’est elle qui a la clĂ© du gouvernement de l’Église. Chaque dĂ©nomination prĂ©tend que c’est elle qui ouvre la porte. Mais ce n’est pas vrai. C’est JĂ©sus, et JĂ©sus seul. C’est Lui qui place les membres dans le Corps. C’est Lui qui suscite les ministĂšres parmi eux. Il met Ses dons Ă  la disposition de Son Ă©pouse. Il prend soin d’elle, et Il la conduit. Elle n’appartient qu’à Lui seul, et Il n’en a pas d’autre.

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   Combien l’Église de cet Ăąge dans lequel nous vivons se trouve loin de la rĂ©alitĂ©. Et le jour vient bientĂŽt oĂč les hommes mĂȘmes qui prĂ©tendent maintenant parler au nom de l’Église s’élĂšveront dans le mouvement ƓcumĂ©nique, pour mettre Ă  la tĂȘte de leurs organisations un antichrist en chair et en os, un antichrist qui dĂ©posera le Seigneur. Et le Christ, Lui, nous Le trouverons en dehors de l’Église, disant  “Voici, Je me tiens Ă  la porte, et Je frappe. Si quelqu’un entend Ma voix et ouvre la porte, J’entrerai chez lui, Je souperai avec lui, et lui avec Moi.” Apocalypse 3.20.

   Mais laissez-moi dire ceci : on ne met pas notre Seigneur en Ă©chec. Les hommes prĂ©tendent ouvrir la porte Ă  Dieu, et fermer cette porte, mais ce sont des menteurs. Tous ceux que le PĂšre Lui a donnĂ©s viendront Ă  Lui, et celui qui vient Ă  Lui ne sera aucunement rejetĂ©. Il ne perdra AUCUN d’entre eux. Jean 6.37-39. Et, quand le dernier membre Ă©lu du corps de Christ sera entrĂ©, alors notre Seigneur apparaĂźtra.

   La clĂ© de David. David n’était-il pas le roi d’IsraĂ«l, de tout IsraĂ«l? Et JĂ©sus n’est-Il pas le Fils de David, puisqu’Il s’assiĂ©ra sur le trĂŽne de David pendant le millĂ©nium, et qu’Il gouvernera et rĂ©gnera sur Son hĂ©ritage? C’est certain. Ainsi, la clĂ© de David signifie que c’est JĂ©sus qui Ă©tablira le millĂ©nium. Celui qui tient les clĂ©s de la mort et du sĂ©jour des morts ressuscitera les Siens pour qu’ils aient part Ă  Son rĂšgne de justice sur la terre.

   Comme il est merveilleux de constater que c’est en notre Seigneur que se trouvent toutes les rĂ©ponses. C’est vraiment en Lui que toutes les promesses de Dieu s’accomplissent. C’est vraiment en Ă©tant EN Lui que nous sommes hĂ©ritiers de ce qu’Il a acquis pour nous.

   Oui, Le voici, le Seigneur de Gloire. Auparavant, en tant que PĂšre, Il Ă©tait entourĂ© d’anges, d’archanges, de chĂ©rubins, de sĂ©raphins et de toute l’armĂ©e des cieux, qui criaient : “Saint, Saint, Saint est l’Éternel, le Dieu des ArmĂ©es!” Sa saintetĂ© est telle qu’aucun homme ne pouvait L’approcher. Mais nous Le voyons maintenant dans l’Église, partageant Sa propre saintetĂ© avec nous, au point qu’en Lui nous sommes devenus la justice mĂȘme de Dieu. Oui, et Le voilĂ  qui est lĂ  : “JĂ©sus, le Tout-Parfait” – le Lis de la vallĂ©e, l’Étoile Brillante du Matin, le Plus Beau entre dix mille, l’Alpha et l’OmĂ©ga, la Racine et la PostĂ©ritĂ© de David, le PĂšre, le Fils et le Saint-Esprit – le Tout et en Tout. ÉsaĂŻe 9.5 : “Car un Enfant nous est nĂ©, un Fils nous est donnĂ©, et la domination reposera sur Son Ă©paule; on L’appellera Admirable, Conseiller, Dieu Puissant, PĂšre Éternel, Prince de la Paix.” En Lui se trouve l’accomplissement parfait. Bien qu’il y ait eu un temps oĂč nous ne faisions aucun cas de Lui, maintenant nous L’aimons dans une joie ineffable et glorieuse. Il se tient au milieu de l’Église, et nous chanterons Sa louange, car Lui, le Puissant ConquĂ©rant, est le chef de l’Église qui est Son Ă©pouse. Il a rachetĂ© cette Ă©pouse. Elle Lui appartient. Elle est Ă  Lui, Ă  Lui seul, et Il prend soin d’elle. Il est notre roi, et nous sommes Son royaume, Son bien Ă©ternel.

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   Or, vous vous rappellerez qu’au dĂ©but du verset 7, j’ai dit que le verset 9 nous aiderait Ă  le comprendre. J’espĂšre que vous avez vu ce que je voulais dire. JĂ©sus S’est prĂ©sentĂ© comme Celui qui est saint, vĂ©ritable (ou la seule rĂ©alitĂ©), Celui qui a la clĂ© de David, Celui qui ouvre et qui ferme. Et c’est l’exacte vĂ©ritĂ©. Ces mots Le dĂ©crivent parfaitement. Mais les Juifs de ce temps-lĂ  L’ont refusĂ©, Lui et tout ce qu’Il Ă©tait. Ils ont rejetĂ© leur Sauveur, et tout ce qu’Il Ă©tait pour eux. Et les ChrĂ©tiens de nom ont fait la mĂȘme chose aujourd’hui. Ils ont fait exactement comme les Juifs. Les Juifs L’avaient crucifiĂ© et s’étaient ensuite attaquĂ©s aux vrais croyants. Les ChrĂ©tiens de nom L’ont crucifiĂ© Ă  nouveau, et ils ont attaquĂ© la vraie Église pour la dĂ©truire. Mais Dieu est fidĂšle, et Celui qui est au-dessus de tout reviendra. Alors Il montrera Qui est le seul Souverain. Et alors mĂȘme qu’Il dĂ©montrera ce qu’Il est au monde, et que le monde entier se prosternera Ă  Ses pieds, le monde entier se prosternera en mĂȘme temps aux pieds des saints, dĂ©montrant ainsi que les saints avaient raison dans leur position Ă  Son Ă©gard. Que Dieu soit bĂ©ni Ă  jamais!

L’ÂGE DE LA PORTE OUVERTE

   Apocalypse 3.8 : “Je connais tes Ɠuvres. Voici, J’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, car tu as peu de force, et tu as gardĂ© Ma parole, et tu n’as pas reniĂ© Mon Nom.” [version Darby]

 

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     La premiĂšre proposition de ce verset : “Je connais tes Ɠuvres”, est analysĂ©e dans le reste du verset, car leurs Ɠuvres ont un rapport avec “la porte ouverte”, “le peu de force”, “la Parole et le Nom”.

   De maniĂšre Ă  comprendre toute la richesse du sens contenu dans ces mots : “Voici, J’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer”, nous devons maintenant rappeler que chaque Ăąge passe progressivement dans le suivant. Aucun Ăąge ne s’est terminĂ© brusquement, et aucun n’a commencĂ© Ă  un moment trĂšs prĂ©cis, mais au contraire, chacun s’est fondu dans le suivant d’une maniĂšre imperceptible. La transition entre cet Ăąge et le suivant est particuliĂšrement progressive. Cet Ăąge ne se prolonge pas simplement dans le dernier Ăąge, mais, Ă  bien des Ă©gards, le dernier Ăąge n’est qu’un prolongement du sixiĂšme Ăąge. Le septiĂšme Ăąge (un Ăąge trĂšs court) rassemble ses forces pour une Ɠuvre rapide : tout le mal de chaque Ăąge s’y retrouvera, et pourtant aussi toute la rĂ©alitĂ© de la PentecĂŽte. Quand l’Âge de Philadelphie arrive presque Ă  sa fin, l’Âge de LaodicĂ©e vient rapidement amener l’ivraie comme le blĂ© Ă  maturitĂ© pour la moisson : “Liez d’abord l’ivraie pour la brĂ»ler, mais amassez le blĂ© dans mon grenier.” Matthieu 13.30. Veuillez bien garder en tĂȘte que l’Âge de Sardes a marquĂ© le dĂ©but de la rĂ©forme, et que cette rĂ©forme doit se poursuivre jusqu’à ce que le grain plantĂ© Ă  la PentecĂŽte ait accompli le cycle complet, ayant Ă©tĂ© plantĂ©, arrosĂ©, nourri, etc., jusqu’à ce qu’il ait reproduit la semence d’origine. Pendant ce temps, l’ivraie qui avait Ă©tĂ© semĂ©e devra suivre son propre cycle, et ĂȘtre aussi moissonnĂ©e. C’est exactement ce que nous voyons se produire. Pensez seulement aux saisons, et vous aurez une trĂšs bonne image de tout cela. La plante que vous avez vu croĂźtre dans toute sa force en Ă©tĂ© se met tout Ă  coup Ă  monter en graine. On ne peut pas dire Ă  quel moment exact l’automne a pris la place de l’étĂ© – le passage s’est fait de façon imperceptible. Il en est de mĂȘme pour les Ăąges de l’Église, et plus particuliĂšrement pour les deux derniers.

   C’est Ă  cet Ăąge que JĂ©sus dit : “Je viens BIENTÔT” (verset 11). Le dernier Ăąge est donc trĂšs court. LaodicĂ©e est l’ñge de l’Ɠuvre rapide. C’est un Ăąge abrĂ©gĂ©.

   Maintenant, nous allons nous Ă©tendre plus spĂ©cialement sur la PORTE OUVERTE, que personne ne peut fermer. Je veux d’abord arrĂȘter ma pensĂ©e sur la porte ouverte au sens de l’immense effort missionnaire de cet Ăąge. Paul appelait “porte ouverte” un nouvel effort missionnaire pour le Seigneur. II Corinthiens 2.12 : “Au reste, lorsque je fus arrivĂ© Ă  Troas pour l’Évangile de Christ, quoique le Seigneur m’y eĂ»t ouvert une porte.” Ainsi, en comparant les Écritures, nous voyons que cette porte ouverte signifie une diffusion de l’Évangile jamais Ă©galĂ©e Ă  travers le monde.

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   Je voudrais vous montrer quelque chose ici. Avec Dieu, les choses vont par trois, n’est-ce pas? C’est dans le troisiĂšme Ăąge, l’Âge de Pergame, que l’Église a Ă©tĂ© “mariĂ©e” Ă  l’État. Les Ɠuvres des NicolaĂŻtes Ă©taient devenues la doctrine des NicolaĂŻtes. Cet Ăąge Ă©tait la PORTE OUVERTE pour la fausse vigne. Une fois soutenue par la puissance de l’État, elle est en fait devenue un systĂšme du monde, mĂȘme si elle portait le nom de chrĂ©tienne. Elle s’est alors propagĂ©e comme une traĂźnĂ©e de poudre. Mais maintenant, trois Ăąges plus tard, aprĂšs un long et dur combat de la foi, voici la PORTE OUVERTE Ă  la vĂ©ritĂ©. La Parole du Seigneur a maintenant libre cours. Bien sĂ»r, le cinquiĂšme Ăąge avait prĂ©parĂ© les voies de ce puissant mouvement, puisque c’était l’ñge de l’exploration, de la colonisation, de l’invention de l’imprimerie, etc.

   Comme il aurait Ă©tĂ© merveilleux que cette “porte ouverte” ait suivi l’exemple Divin de la PentecĂŽte, qui nous est prĂ©sentĂ© dans HĂ©breux 2.1-4 : “C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportĂ©s loin d’elles. Car, si la Parole annoncĂ©e par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute dĂ©sobĂ©issance a reçu une juste rĂ©tribution, comment Ă©chapperons-nous en nĂ©gligeant un si grand salut, qui, annoncĂ© d’abord par le Seigneur, nous a Ă©tĂ© confirmĂ© par ceux qui l’ont entendu, Dieu appuyant leur tĂ©moignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribuĂ©s selon Sa volontĂ©.” Or, vous savez que c’est lĂ  l’exemple Ă  suivre, car JĂ©sus Lui-mĂȘme l’a affirmĂ©. Marc 16.15-20 : “Puis Il leur dit : Allez par tout le monde, et prĂȘchez la Bonne Nouvelle Ă  toute la crĂ©ation. Celui qui croira et qui sera baptisĂ© sera sauvĂ©, mais celui qui ne croira pas sera condamnĂ©. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en Mon nom, ils chasseront les dĂ©mons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guĂ©ris. Le Seigneur, aprĂšs leur avoir parlĂ©, fut enlevĂ© au ciel, et Il s’assit Ă  la droite de Dieu. Et ils s’en allĂšrent prĂȘcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la Parole par les miracles qui l’accompagnaient. Amen!”

    Il ne leur a jamais dit d’aller par tout le monde Ă©tablir des Ă©coles bibliques; Il ne leur a pas non plus dit de distribuer de la littĂ©rature. Ces choses sont bonnes, mais ce que JĂ©sus leur a dit de faire, c’est de PRÊCHER L’ÉVANGILE – de s’en tenir strictement Ă  la PAROLE – et alors, les signes suivraient. C’est quand Il envoie les douze que nous voyons pour la premiĂšre fois comment le Royaume de Dieu doit ĂȘtre prĂȘchĂ©. Dans Matthieu 10.1-8, Il leur a donnĂ© le mandat et les instructions suivantes : “Puis, ayant appelĂ© Ses douze disciples, Il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guĂ©rir toute maladie et toute infirmitĂ©. Voici les noms des douze apĂŽtres. Le premier, Simon appelĂ© Pierre, et AndrĂ©, son frĂšre; Jacques, fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e, et Jean, son frĂšre; Philippe, et BarthĂ©lĂ©my; Thomas, et Matthieu, le publicain; Jacques, fils d’AlphĂ©e, et ThaddĂ©e; Simon le Cananite, et Judas l’Iscariot, celui qui livra JĂ©sus. Tels sont les douze que JĂ©sus envoya, aprĂšs leur avoir donnĂ© les instructions suivantes : N’allez pas vers les paĂŻens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains; allez plutĂŽt vers les brebis perdues de la maison d’IsraĂ«l. Allez, prĂȘchez, et dites : Le royaume des cieux est proche. GuĂ©rissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lĂ©preux, chassez les dĂ©mons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.” Le ministĂšre qu’Il leur a donnĂ© Ă©tait en rĂ©alitĂ© Son propre ministĂšre, qu’Il a partagĂ© avec eux, car il est dit dans Matthieu 9.35-38 : “JĂ©sus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prĂȘchant la Bonne Nouvelle du royaume, et guĂ©rissant toute maladie et toute infirmitĂ©. Voyant la foule, Il fut Ă©mu de compassion pour elle, parce qu’elle Ă©tait languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. Alors Il dit Ă  Ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le MaĂźtre de la moisson d’envoyer des ouvriers dans Sa moisson.”

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   Or, beaucoup de gens pensent que seuls les apĂŽtres ont reçu ce ministĂšre de la part de notre Seigneur JĂ©sus, et qu’ainsi le ministĂšre s’est achevĂ© quand ils sont morts. Il n’en est rien. Dans Luc 10.1-9, nous voyons que, pendant Son sĂ©jour sur terre, Il avait dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  donner aux Siens des ministĂšres de puissance : “AprĂšs cela, le Seigneur dĂ©signa encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux Ă  deux devant Lui dans toutes les villes et dans tous les lieux oĂč Lui-mĂȘme devait aller. Il leur dit : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le MaĂźtre de la moisson d’envoyer des ouvriers dans Sa moisson. Partez; voici, Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni souliers, et ne saluez personne en chemin. Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord : Que la paix soit sur cette maison! Et s’il se trouve lĂ  un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra Ă  vous. Demeurez dans cette maison-lĂ , mangeant et buvant ce qu’on vous donnera; car l’ouvrier mĂ©rite son salaire. N’allez pas de maison en maison. Dans quelque ville que vous entriez, et oĂč l’on vous recevra, mangez ce qui vous sera prĂ©sentĂ©, guĂ©rissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu s’est approchĂ© de vous.”

   Qui oserait nier le puissant ministĂšre de Philippe? Qui oserait nier les puissants ministĂšres d’IrĂ©nĂ©e, de Martin, de Colomba, de Patrick, et d’une foule d’autres qui ont eu l’onction de Dieu sur eux?

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   Oui, c’est dans la Bible elle-mĂȘme que nous trouvons le vrai chemin de la porte ouverte. Et je voudrais ajouter mon tĂ©moignage Ă  cela. La raison qui me pousse Ă  le faire, c’est que je ne peux parler avec assurance que de ce que Dieu a fait dans ma propre vie. Si vous voulez bien excuser une remarque personnelle ici, je vous dirai ce qui me fait savoir avec certitude que JĂ©sus est le mĂȘme hier, aujourd’hui et pour toujours, et que la puissance de Dieu est encore Ă  la disposition de ceux qui veulent y croire et la recevoir.

   Au cours de ma tournĂ©e missionnaire en Afrique du Sud, Dieu a tellement bĂ©ni ce voyage que, quand je suis arrivĂ© Ă  Durban, le seul endroit susceptible d’accueillir tout le monde Ă©tait l’énorme champ de course, le deuxiĂšme au monde en taille. La foule dĂ©passait largement les cent mille personnes. Pour des raisons de rĂ©glementation et d’ordre public, on avait dressĂ© des barriĂšres sĂ©parant les diffĂ©rentes tribus. Des centaines de policiers assuraient le maintien de l’ordre. Ces Ăąmes affamĂ©es avaient parcouru de nombreux milles. Une reine Ă©tait venue de RhodĂ©sie, accompagnĂ©e d’un train de vingt-sept voitures chargĂ©es d’indigĂšnes. Les gens arrivaient, cheminant pĂ©niblement par monts et par vaux, sur des milles et des milles, portant sur leur dos ceux des leurs qui avaient besoin d’aide. Tout le pays fut Ă©mu par les Ɠuvres puissantes manifestĂ©es par le Saint-Esprit.

   Un aprĂšs-midi, alors que je commençais mon service, une femme musulmane monta sur l’estrade (il y avait des milliers de musulmans prĂ©sents Ă  cette rĂ©union). Comme elle se tenait devant moi, un missionnaire qui travaillait parmi les musulmans se mit Ă  implorer doucement le Seigneur : “Oh, pour cette chĂšre Ăąme! Oh, pour cette chĂšre Ăąme!” Il Ă©tait dans le pays depuis bien des annĂ©es, et selon son propre tĂ©moignage, il n’avait vu qu’UN SEUL musulman s’avancer pour recevoir JĂ©sus-Christ comme son Sauveur. Ce sont des descendants des MĂšdes et des Perses, dont les lois ne changent pas. Ils sont vraiment difficiles Ă  gagner. Il semble que : “Musulman un jour, musulman toujours” est un principe qui fait loi chez eux. Eh bien, pendant que cette femme se tenait devant moi, je commençai Ă  lui parler Ă  travers les interprĂštes, Ă  elle et aux milliers de musulmans qui Ă©taient lĂ . Je dis : “N’est-il pas vrai que les missionnaires vous ont parlĂ© d’un JÉSUS qui est venu pour vous sauver?” Vous auriez dĂ» voir les regards que les gens Ă©changeaient quand je dis cela. Ils me rĂ©pondirent que c’était vrai; alors, je continuai et leur dis : “Mais les missionnaires vous ont-ils lu dans ce Livre (j’élevai ma Bible pour qu’ils puissent la voir) que ce mĂȘme JĂ©sus Ă©tait un puissant guĂ©risseur, et qu’Il vivrait dans Son peuple Ă  travers les Ăąges jusqu’au jour oĂč Il viendrait de nouveau pour les prendre avec Lui? Vous ont-ils dit que le mĂȘme Esprit qui Ă©tait en JĂ©sus Ă©tait en eux, et qu’à cause de cela, ils pourraient faire les mĂȘmes Ɠuvres puissantes que JĂ©sus? Vous ont-ils dit que vous pouviez ĂȘtre guĂ©ris, tout comme vous pouvez ĂȘtre sauvĂ©s? Combien d’entre vous aimeraient voir ce mĂȘme JĂ©sus descendre parmi nous, et faire les mĂȘmes choses qu’Il a faites quand Il Ă©tait sur la terre, il y a bien longtemps?” Ils le dĂ©siraient tous. VoilĂ  une chose sur laquelle ils Ă©taient tous bien d’accord.

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   Je continuai : “Si JĂ©sus, par Son Esprit, fait ce qu’Il a fait quand Il Ă©tait sur la terre, alors croirez-vous Ă  Sa Parole?” Et cette femme musulmane Ă©tait lĂ , devant moi. L’Esprit commença Ă  agir Ă  travers moi.

   Je lui dis : “Vous savez bien que je ne vous connais pas. Je ne connais mĂȘme pas votre langue.” Elle acquiesça. Je dis : “Pour ce qui est de vous guĂ©rir, vous savez que je ne le peux pas. Mais vous avez entendu le message de cet aprĂšs-midi, et vous m’avez compris.” Son interprĂšte Indien me transmit sa rĂ©ponse : elle l’avait compris, parce qu’elle avait lu le Nouveau Testament.

   Or, les musulmans sont descendants d’Abraham. Ils croient en un seul Dieu. Mais ils rejettent JĂ©sus en tant que Fils de Dieu, et mettent Ă  Sa place Mahomet, qu’ils considĂšrent comme le prophĂšte de Dieu. Ils nient que JĂ©sus est ressuscitĂ© aprĂšs Sa mort. C’est ce que leurs prĂȘtres leur enseignent, et ils le croient.

   Je dis : “Mais JĂ©sus est rĂ©ellement mort et ressuscitĂ©. Il a envoyĂ© Son Esprit sur l’Église. Cet Esprit qui Ă©tait en Lui est le mĂȘme Esprit qui est maintenant dans l’Église; Il a le pouvoir de faire ce que JĂ©sus a fait, et Il le fera. Il a dit dans Jean 5.19 : ‘Le Fils ne peut rien faire de Lui-mĂȘme, Il ne fait que ce qu’Il voit faire au PĂšre; et tout ce que le PĂšre fait, le Fils aussi le fait pareillement.’ Par consĂ©quent, si JĂ©sus vient et me rĂ©vĂšle la nature de votre maladie, ou la raison pour laquelle vous ĂȘtes ici – s’Il peut me dire quel a Ă©tĂ© votre passĂ©, alors vous pourrez sĂ»rement croire pour ce qui est de l’avenir, n’est-ce pas?”

     Elle dit, par l’interprĂšte : “Oui.”

     Je dis : “TrĂšs bien, puisse-t-Il me parler.”

     Ces musulmans Ă©taient lĂ  qui observaient attentivement. Ils se penchaient tous en avant pour voir ce qui allait se passer.

     Alors, le Saint-Esprit parla : “Votre mari est un homme court et trapu; il a une moustache noire. Vous avez deux enfants. Il y a environ trois jours, vous ĂȘtes allĂ©e chez le mĂ©decin, et il vous a examinĂ©e. Vous avez un kyste de l’utĂ©rus.”

     Elle inclina la tĂȘte, et dit : “C’est vrai.”

     Je lui demandai : “Comment se fait-il que vous soyez venue vers moi, un ChrĂ©tien? Pourquoi n’ĂȘtes-vous pas allĂ©e chez votre prophĂšte musulman?”

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     Elle dit : “Je pense que vous pouvez m’aider.”

     Je dis : “Je ne peux pas vous aider, mais si vous recevez JĂ©sus-Christ comme votre Sauveur, alors Lui, qui est ici en ce moment mĂȘme, et qui sait tout sur vous, Il vous aidera.”

   Elle dit : “J’accepte JĂ©sus comme mon Sauveur.” Et voilĂ . Elle a Ă©tĂ© guĂ©rie, et environ dix mille musulmans sont venus Ă  Christ ce jour-lĂ , parce que l’Évangile avait Ă©tĂ© prĂȘchĂ©, non seulement en Parole, mais aussi en puissance. Dieu n’a jamais dit Ă  personne de travailler pendant trente ans pour ne rien rĂ©colter. Il nous a donnĂ© la porte ouverte de la Parole et de la puissance, et nous sommes censĂ©s en faire bon usage. C’est cela qui a donnĂ© Ă  Paul un ministĂšre grand et efficace. I Corinthiens 2.4 : “Et ma parole et ma prĂ©dication ne reposaient pas sur les discours persuasifs de la sagesse, mais sur une dĂ©monstration d’Esprit et de puissance.”

   Maintenant, Ă©coutez bien. C’est pendant le mĂȘme voyage, alors que je prenais l’avion Ă  New Salisbury, en RhodĂ©sie, que je vis un groupe de quatre personnes avec des passeports amĂ©ricains. J’allai vers eux, et leur dis : “Bonjour, je vois que vous avez des passeports amĂ©ricains. Vous ĂȘtes en voyage?”

    Le jeune homme me rĂ©pondit : “Non, nous sommes tous missionnaires ici.

    – C’est trĂšs bien, dis-je; ĂȘtes-vous indĂ©pendants, ou bien travaillez-vous dans le cadre d’une organisation?

     – Nous sommes mĂ©thodistes. Nous venons de Wilmore, dans le Kentucky, dit-il.

     – Eh bien, dis-je, c’est tout prĂšs de chez moi!

     – Alors, ne seriez-vous pas ce FrĂšre Branham qui vient prĂ©cisĂ©ment de lĂ -bas?”

   Je dis : “Oui, c’est bien cela.” Cela le refroidit complĂštement. Il ne voulut plus dire un mot – il fallait voir les regards qu’ils s’échangeaient dans tous les sens, lui et les trois demoiselles qui l’accompagnaient. Alors, je dis : “Une minute, mon garçon; je voudrais vous parler, Ă  vous tous, de quelques principes, puisque nous sommes entre ChrĂ©tiens, et que nous sommes ici pour une grande Ɠuvre. Vous venez de me dire que vous ĂȘtes ici, tous les quatre, depuis deux ans. Pouvez-vous affirmer, dans le Nom de JĂ©sus, que vous pouvez mettre le doigt sur une seule Ăąme que vous savez avoir gagnĂ©e au Seigneur?” Ils ne le pouvaient pas.

   “Je ne voudrais pas vous blesser, mesdemoiselles, dis-je, mais vous devriez ĂȘtre Ă  la maison, en train d’aider vos mĂšres Ă  faire la vaisselle. Vous n’avez rien Ă  faire sur le champ de mission, Ă  moins d’avoir Ă©tĂ© remplies du Saint-Esprit et de prĂȘcher le vrai Évangile par une dĂ©monstration de la puissance du Saint-Esprit. Si vous ne voyez pas les rĂ©sultats que JĂ©sus a dit que vous verriez, c’est parce que vous ne prĂȘchez pas le vrai Évangile.”

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   Allons un pas plus loin, je vais vous montrer ce qui peut se passer dans les champs de mission. Je ne dis pas que tout se passe ainsi, mais il faut reconnaĂźtre que c’est trop souvent le cas. Un jour, au cours de ce mĂȘme voyage, je visitais Durban avec le maire, et je vis un indigĂšne qui avait une Ă©tiquette accrochĂ©e au cou, et qui portait une idole. Je demandai Ă  mon ami la raison de cette Ă©tiquette; il me rĂ©pondit que lorsqu’un indigĂšne se faisait ChrĂ©tien, on lui mettait une Ă©tiquette. J’étais vraiment Ă©tonnĂ©, car nous avions lĂ  un homme qui se prĂ©tendait ChrĂ©tien – et qui portait une idole. Je demandai comment c’était possible.

     Il dit : “Je connais sa langue. Allons lui parler.”

Nous y sommes donc allĂ©s, et le maire me servit d’interprĂšte. Je demandai Ă  l’indigĂšne s’il Ă©tait ChrĂ©tien. Il l’affirma. Je lui demandai alors pourquoi il transportait cette idole, s’il Ă©tait ChrĂ©tien. Il rĂ©pondit qu’elle lui venait de son pĂšre, qui l’avait portĂ©e avant lui. Quand je lui dis qu’aucun ChrĂ©tien ne doit porter d’idole, il rĂ©pondit que cette idole avait Ă©tĂ© trĂšs utile Ă  son pĂšre. Je lui demandai en quoi. Il dit qu’un jour, son pĂšre, Ă©tant traquĂ© par un lion, fit un feu, et parla Ă  l’idole comme le sorcier le lui avait enseignĂ© : le lion s’en alla. Je lui dis alors que c’était le feu qui avait chassĂ© le lion, parce que toutes les bĂȘtes sauvages ont peur du feu. Je n’oublierai jamais sa rĂ©ponse. Il dit : “Eh bien, voici : si Amoyah (l’Esprit) Ă©choue, alors cette idole rĂ©ussira.”

    (On peut trouver un compte rendu dĂ©taillĂ© de cette campagne d’évangĂ©lisation en Afrique dans le livre Un prophĂšte visite l’Afrique du Sud.)

    VoilĂ  bien Ă  quoi se rĂ©sume la force des multitudes chrĂ©tiennes, parce qu’elles n’ont pas reçu la Parole par la porte ouverte originelle, de la PentecĂŽte.

   Mais revenons Ă  la porte ouverte sur l’action missionnaire, de l’Âge de Philadelphie. Cet Ăąge n’a pas eu la porte ouverte avec la puissance qu’il aurait dĂ» avoir. Remarquez que dans le mĂȘme verset oĂč Il mentionne cette porte ouverte, Il dit : “Tu as peu de force.” C’est vrai. La PUISSANCE de l’Esprit Ă©tait absente dans cet Ăąge. La Parole avait Ă©tĂ© bien prĂȘchĂ©e. Certainement qu’elle pouvait rendre sage Ă  salut. Mais la grande puissance de Dieu, manifestant Ses Ɠuvres puissantes et dĂ©couvrant Son bras puissant en faveur des Siens, Ă©tait absente, sauf dans quelques groupes Ă©pars. Pourtant, Dieu soit louĂ©, cette puissance s’étendait et avait augmentĂ© par rapport Ă  ce qui existait au temps de la RĂ©forme.

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   C’est dans cet Ăąge qu’est apparu celui qu’on appelle souvent le pĂšre des missions. William Carey, un cordonnier de village, qui Ă©tait pasteur de l’Église baptiste particulariste de Moulton, en Angleterre, suscita de profonds remous dans la population en prĂȘchant sur le sujet suivant : “L’ordre donnĂ© aux ApĂŽtres d’aller enseigner toutes les nations n’était-il pas obligatoire pour tous les prĂ©dicateurs suivants, jusqu’à la fin du monde, vu que la promesse accompagnant ce commandement s’étendait Ă©galement jusqu’à la fin du monde?” Il fut combattu par les calvinistes, qui avaient poussĂ© la doctrine de l’élection Ă  l’extrĂȘme, croyant que tous ceux qui doivent ĂȘtre sauvĂ©s SERONT sauvĂ©s, et que le travail missionnaire Ă©tait contraire Ă  l’Ɠuvre de l’Esprit. Mais Andrew Fuller aida Monsieur Carey par ses prĂ©dications et ses collectes. Leur effet fut tel qu’une sociĂ©tĂ© fut fondĂ©e en 1792, dans le but de rĂ©pandre l’Évangile dans toutes les nations. Cette sociĂ©tĂ© envoya Carey, que Dieu bĂ©nit particuliĂšrement en lui permettant de gagner des Ăąmes en Inde. En 1795, une ChrĂ©tientĂ© mise en Ă©veil crĂ©a la SociĂ©tĂ© Missionnaire de Londres, qui, comme nous le savons tous, recueillit des millions de livres sterling, et envoya des milliers de missionnaires d’annĂ©e en annĂ©e, pour accomplir les dĂ©sirs du Seigneur. L’Esprit de Dieu Ă©tait Ă  l’Ɠuvre. “Encore d’autres brebis!” aurait bien pu ĂȘtre le cri du cƓur de ces croyants fervents.

   â€œJ’ai mis devant toi une porte ouverte.” Je voudrais encore examiner ces mots. Je ne vais pas les dissocier du mouvement missionnaire, mais je vais vous prĂ©senter ici une pensĂ©e dont la portĂ©e se prolonge trĂšs loin dans le dernier Ăąge. Comme je l’ai dĂ©jĂ  dit, cet Ăąge a des prolongements dans le dernier Ăąge. C’est dans cet Ăąge que JĂ©sus a dit : “Je viens bientĂŽt” (verset 11), et c’est au sujet du dernier Ăąge qu’Il a dit qu’Il allait “consommer et abrĂ©ger l’affaire en justice, parce que le Seigneur fera une affaire abrĂ©gĂ©e sur la terre”. Romains 9.28 [version Darby]. Remarquez comment est Ă©noncĂ© ce verset d’Apocalypse 3.8 : “Porte ouverte – peu de force, Parole, Nom.” La porte ouverte se rapporte Ă  ces trois choses. Or, que signifie la porte? Dans Jean 10.7, il est dit : “JĂ©sus leur dit encore : En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, Je vous le dis, JE SUIS LA PORTE DES BREBIS.” C’est exact : le “JE SUIS” EST la porte des brebis. Or, ceci n’est pas simplement une expression inusitĂ©e. Il s’agit d’un fait bien rĂ©el. Remarquez, dans Jean 10, quand JĂ©sus donne la parabole, Il Se donne le nom de “berger”. Et Il Se donne aussi le nom de “porte”. Et c’est bien ce que le berger est pour les brebis : il est rĂ©ellement leur porte.

   Quand j’étais en Orient, j’ai observĂ© que vers le soir, le berger rassemblait toutes ses brebis. Il les mettait dans la bergerie. Ensuite il les comptait. AprĂšs s’ĂȘtre assurĂ© qu’il n’en manquait aucune, il se couchait dans l’embrasure de la porte ouverte de la bergerie, devenant vĂ©ritablement la porte de la bergerie. Personne ne pouvait entrer ou sortir, sauf par lui. Il Ă©tait la porte. Le lendemain, alors que je me promenais en jeep avec un ami, je remarquai qu’un berger entrait dans la ville avec son troupeau. ImmĂ©diatement, toute la circulation s’arrĂȘta pour laisser passer les brebis. Or, dans les villes orientales, ce n’est pas comme chez nous. Ici, nous gardons nos marchandises Ă  l’intĂ©rieur; mais lĂ -bas, c’est comme dans un grand marchĂ© oĂč les paysans posent les produits de leur ferme Ă  mĂȘme le sol, et oĂč les Ă©ventuels clients peuvent les examiner Ă  leur guise. Je pensai : “Oh! la la! il va y avoir toute une Ă©meute. Attends un peu que ces brebis voient toute la nourriture qui est Ă©talĂ©e lĂ .” Mais le berger marchait devant elles, et elles, elles se contentaient de le suivre fidĂšlement, pas Ă  pas. Elles regardaient toutes ces bonnes choses, mais pas une seule brebis n’y toucha. Oh! si j’avais connu leur langue, j’aurais moi-mĂȘme arrĂȘtĂ© la circulation pour leur prĂȘcher un sermon sur ce que je venais de voir.

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   Si vous ĂȘtes des brebis qui appartiennent au Grand Berger, vous Le suivez fidĂšlement, pas Ă  pas, tout comme ces brebis-lĂ . Vous ne serez pas tentĂ©s de vous dĂ©tourner vers une belle Ă©glise appĂ©tissante, ou d’écouter la voix d’un docteur en thĂ©ologie, en philosophie ou en droit, mais vous resterez avec le Berger. La Bible dit que les brebis connaissent Sa voix, et qu’elles LE suivent, alors que la voix d’un Ă©tranger les fait s’enfuir et courir vers leur vrai Berger. Gloire Ă  Dieu!

   Mais ce n’est pas tout ce que j’ai vu et appris lĂ -bas. Un jour, je me mis Ă  penser aux hommes que j’avais vu garder diffĂ©rentes sortes d’animaux dans les champs. L’un d’eux gardait des porcs, un autre des chĂšvres, un autre des chameaux, un autre des mulets, etc. Alors, je demandai Ă  un ami qui habitait cette rĂ©gion comment on appelait ces hommes-lĂ . “Oh, rĂ©pondit-il, ce sont des bergers.”

    J’avais de la peine Ă  l’admettre. Je lui dis : “Tu ne veux pas dire qu’ils sont TOUS bergers. Les bergers sont ceux qui gardent les brebis, et rien d’autre, n’est-ce pas?

    – Non, dit-il, un berger est quelqu’un qui garde ou qui fait paĂźtre des animaux; par consĂ©quent, tous ceux qui paissent des animaux sont des bergers.”

   Eh bien, j’étais vraiment Ă©tonnĂ©. Mais je remarquai qu’il y avait une diffĂ©rence entre ces gardiens-lĂ , et ceux qui s’occupaient des brebis. Le soir venu, tous, Ă  part les bergers de brebis, laissaient leurs bĂȘtes dans les champs, et rentraient chez eux. Le berger, lui, prenait ses brebis avec lui, les conduisait dans la bergerie, et se couchait Ă  l’entrĂ©e, devenant ainsi la porte des brebis. Oh! gloire Ă  Dieu, notre Berger ne nous dĂ©laisse jamais, et Il ne nous abandonne jamais. Quand le soir descend, je veux ĂȘtre dans Sa bergerie. Je veux ĂȘtre sous Sa surveillance.

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   Nous pouvons ainsi voir que JÉSUS EST LA PORTE. Il est la porte des brebis. Et remarquez bien qu’il est parlĂ© maintenant de la PORTE QUI S’OUVRE. Qu’est-ce que c’est, sinon une rĂ©vĂ©lation de Lui-mĂȘme? Et cette RĂ©vĂ©lation commence Ă  se dĂ©ployer pour nous apporter la Force, pour Ă©clairer la Parole et glorifier Son Nom. C’est au cours des deux derniers Ăąges que la RĂ©vĂ©lation de la DivinitĂ© de JĂ©sus-Christ s’est ouverte devant nous. Oui, nous savions qu’Il Ă©tait Dieu. Sans cela, comment pourrait-Il ĂȘtre notre Sauveur? Mais de savoir qu’Il Ă©tait LE SEUL DIEU, OU RIEN D’AUTRE QUE DIEU, qu’Il Ă©tait l’Alpha et l’OmĂ©ga, que ce “JĂ©sus Ă©tait À LA FOIS SEIGNEUR ET CHRIST”, – ÉTANT AINSI LE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST, LE PÈRE, LE FILS ET LE SAINT ESPRIT, LE TOUT EN UNE SEULE PERSONNE, – tout cela avait Ă©tĂ© perdu dĂšs les premiers Ăąges de l’Église, mais maintenant, nous le voyons de nouveau. Nous avons de nouveau la rĂ©vĂ©lation de QUI IL ÉTAIT. En effet, la DivinitĂ© n’est pas un Dieu en trois personnes, qui n’aurait qu’une seule personnalitĂ©, puisqu’il faut une personnalitĂ© pour produire une personne. S’il n’y a qu’UNE personnalitĂ©, il n’y a qu’une personne. Par contre, ceux qui croient en trois personnes ont une DivinitĂ© en trois dieux, et ils se rendent ainsi coupables d’avoir violĂ© le premier commandement.

   Mais la rĂ©vĂ©lation de la DivinitĂ© nous est revenue. Maintenant, la vraie Église peut de nouveau augmenter en puissance. AprĂšs tout ce temps, elle sait enfin Qui est son Seigneur. NOUS BAPTISONS de nouveau AU NOM DU SEIGNEUR JÉSUS, tout comme ils le faisaient Ă  la PentecĂŽte.

   Je vais vous raconter un songe que Dieu m’a donnĂ© au sujet du baptĂȘme trinitaire. Ce n’était pas une vision, mais un songe. Vous savez, j’en suis sĂ»r, qu’une des bĂ©nĂ©dictions des Ăąges de l’Église Ă©tait de recevoir des songes par le Saint-Esprit, exactement comme on peut recevoir des visions. C’était un samedi matin, vers trois heures. Je m’étais levĂ© pour donner un peu d’eau Ă  Joseph. Quand je me suis recouchĂ©, je me suis tout de suite endormi et j’ai eu ce songe. Je voyais un homme qui Ă©tait censĂ© ĂȘtre mon pĂšre. Il Ă©tait grand et robuste. Je voyais aussi une femme, qui Ă©tait censĂ©e ĂȘtre ma mĂšre, mais qui ne lui ressemblait pas, de mĂȘme que cet homme ne ressemblait pas Ă  mon pĂšre. Cet homme Ă©tait trĂšs mĂ©chant avec sa femme. Il avait en main un gros bĂąton Ă  trois arĂȘtes. Vous savez, c’était comme la bĂ»che triangulaire qu’on obtient quand on fend un rondin Ă  la hache pour en faire du bois de chauffage. Il frappait sa femme avec ce bĂąton, jusqu’à ce qu’elle tombe. Et pendant qu’elle gisait en pleurs sur le sol, il marchait alentour en bombant le torse, et le visage empreint d’un tel orgueil et d’une telle vantardise qu’il semblait particuliĂšrement fier, content d’avoir tabassĂ© une pauvre femme. Chaque fois qu’elle essayait de se relever, il la frappait. Comme je n’étais pas du tout d’accord avec ce qu’il faisait, je pensais Ă  l’arrĂȘter, mais je me suis dit : “Je ne peux pas m’attaquer Ă  cet homme – il est bien trop grand. De plus, il est censĂ© ĂȘtre mon pĂšre.” Mais, au fond de moi-mĂȘme, je savais qu’il n’était pas mon pĂšre, et je savais qu’aucun homme n’a le droit de traiter une femme comme cela. Je suis allĂ© vers lui, je l’ai saisi au collet, je l’ai fait tourner sur lui-mĂȘme, et je lui ai dit : “Tu n’as pas le droit de la frapper.” Pendant que je disais cela, ma musculature augmentait, et je suis devenu comme un gĂ©ant. L’homme voyait cela, et il a eu peur de moi. J’ai dit : “Si tu la frappes encore, tu auras affaire Ă  moi.” Il n’osa plus la frapper; alors le songe me quitta.

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   Je me rĂ©veillai tout de suite aprĂšs ce songe. Je trouvais cela vraiment bizarre. Je me demandais pourquoi j’avais rĂȘvĂ© au sujet de cette femme, quand soudain Il vint; je reconnus la prĂ©sence de Dieu, et Il me donna l’interprĂ©tation du songe. (Et vous savez bien que non seulement j’ai interprĂ©tĂ© vos songes correctement, mais combien de fois ne vous ai-je pas moi-mĂȘme racontĂ© vos songes, de sorte que vous n’avez pas eu besoin de me les dire?) La femme reprĂ©sente l’Église du monde d’aujourd’hui. Je suis nĂ© au beau milieu de tout ce gĂąchis – de ce gĂąchis oĂč elle se trouve. Elle Ă©tait censĂ©e ĂȘtre une sorte de mĂšre (elle est la mĂšre des prostituĂ©es). Son mari reprĂ©sente les dĂ©nominations qui la gouvernent. Le bĂąton Ă  trois arĂȘtes reprĂ©sente le faux baptĂȘme trinitaire, dans les trois titres. Chaque fois qu’elle essayait de se relever (c’est-Ă -dire chaque fois que les assemblĂ©es commençaient Ă  accepter la vĂ©ritĂ©), il la faisait retomber au moyen de cette fausse doctrine. Il Ă©tait si grand que j’avais peur de lui au dĂ©but, mais dĂšs que je me suis mis Ă  l’attaquer, voilĂ  que mes muscles s’étaient dĂ©veloppĂ©s et remplis de force. C’étaient les MUSCLES DE LA FOI. L’enseignement de ce songe, c’était que “puisque Dieu est avec moi et qu’Il peut me donner une telle force, alors il faut que je lutte pour l’Église contre le pouvoir des dĂ©nominations du monde, et que je m’oppose Ă  lui, pour qu’il cesse de la frapper”.

   Je ne cherche pas du tout Ă  construire une doctrine Ă  partir d’un songe. Je ne cherche pas non plus Ă  confirmer par un songe l’exactitude d’une doctrine que je soutiens. On peut voir l’unitĂ© de la DivinitĂ© de GenĂšse 1.1 Ă  Apocalypse 22.21. Mais les gens ont Ă©tĂ© aveuglĂ©s par un dogme de la trinitĂ©, contraire Ă  l’Écriture, et ce dogme est acceptĂ© d’une maniĂšre tellement universelle qu’il est pratiquement impossible d’essayer de voir la vĂ©ritĂ© : “Un Dieu Unique en Une Personne.” Si les gens ne peuvent pas voir la VÉRITÉ au sujet de la DivinitĂ©, mais qu’ils s’y opposent, alors ils ne pourront jamais voir le reste de la vĂ©ritĂ©, car la RÉVÉLATION, C’EST JÉSUS-CHRIST DANS SON ÉGLISE, ET SES OEUVRES ACCOMPLIES AU SEIN DE L’ÉGLISE PENDANT LES SEPT ÂGES. Avez-vous compris cela? Je suis sĂ»r que vous le comprenez.

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   â€œTu as peu de force, et tu as gardĂ© Ma Parole, et tu n’as pas reniĂ© Mon Nom.” Nous avons dĂ©jĂ  parlĂ© de la force qui Ă©tait en train de revenir. C’est bien ce qui arrivait. La puissance de l’Inquisition avait diminuĂ©. Des gens s’étaient expatriĂ©s et exigeaient la libertĂ© de culte. Le joug de la hiĂ©rarchie Ă©tait en train d’ĂȘtre brisĂ©. Les gouvernements trouvaient sage de ne pas dĂ©fendre un parti plutĂŽt que l’autre. En fait, des gens mal dirigĂ©s, quoique bien intentionnĂ©s, Ă©taient prĂȘts Ă  partir en guerre pour dĂ©fendre leurs droits religieux. Peut-ĂȘtre que la plus grande dĂ©monstration de force religieuse de cet Ăąge a Ă©tĂ© le fait que le grand rĂ©veil wesleyen a empĂȘchĂ© la rĂ©volution en Grande-Bretagne, alors que cette rĂ©volution secoua la France. Ainsi, la Grande-Bretagne fut gardĂ©e, pour ĂȘtre un instrument dans la main de Dieu pendant de longues annĂ©es glorieuses.

   Jamais la prĂ©dication de la Parole ne prit une telle extension. Alors que Satan mettait en route ses hordes de libres-penseurs, que ceux qui furent Ă  l’origine du communisme se levaient, et que les thĂ©ologiens libĂ©raux rĂ©pandaient la souillure de leurs marchandises, Dieu suscita de puissants combattants de la foi, et les plus grandes Ɠuvres de littĂ©rature chrĂ©tienne, d’enseignement et de prĂ©dication, viennent de cette Ă©poque. Jamais les prĂ©dicateurs et les docteurs de cet Ăąge n’ont Ă©tĂ© Ă©galĂ©s, et ils ne le seront jamais. Les Spurgeon, Parker, McClarens, les Edward, Bunyan, MĂŒller, Brainard, Barnes, Bishop, tous sont de ce temps-lĂ . Ils ont prĂȘchĂ©, enseignĂ© et Ă©crit la Parole. Ils ont glorifiĂ© Son Nom.

LE JUGEMENT DES FAUX JUIFS

   Apocalypse 3.9 :  “Voici, Je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, Je les ferai venir, se prosterner Ă  tes pieds, et connaĂźtre que Je t’ai aimĂ©.”

    Remarquons tout de suite que ce problĂšme des faux Juifs – ou faux croyants – existait dĂ©jĂ  dans le second Ăąge. Ceux qui prenaient faussement le nom de Juifs sont apparus immĂ©diatement aprĂšs la premiĂšre effusion, celle du premier Ăąge, et voici qu’ils apparaissent de nouveau dans l’ñge qui suit la RĂ©forme. On ne peut guĂšre voir lĂ  quelque chose de purement accidentel. Cela n’a effectivement rien d’un hasard : c’est un principe de Satan. Ce principe est de former une organisation, de prĂ©tendre ĂȘtre ceux de l’origine et d’en tirer en consĂ©quence des droits et des privilĂšges spĂ©ciaux. Je vais vous le montrer. Dans l’Âge de Smyrne, il y avait ces gens qui mentaient en disant qu’ils Ă©taient des Juifs (ou des croyants) vĂ©ritables, alors qu’ils ne l’étaient absolument pas. Ils Ă©taient de la synagogue de Satan. Ils Ă©taient le groupe organisĂ© de Satan, car c’est dans cet Ăąge que nous voyons des ministres prendre un pouvoir injustifiĂ© sur leurs frĂšres dans le ministĂšre (des Ă©vĂȘques Ă©tablis par districts au-dessus des anciens). Ensuite, nous avons vu que dans le troisiĂšme Ăąge, il y avait bien un endroit appelĂ© “le trĂŽne de Satan”. Cet Ăąge-lĂ  nous a donnĂ© le mariage de l’Église avec l’État. AppuyĂ©e par la puissance de l’État, l’Église devint rĂ©ellement invincible, sur le plan physique. Mais Dieu brisa cette emprise en dĂ©pit de la puissance de l’État, et la RĂ©forme apporta une grande lumiĂšre. Mais que s’est-il passĂ©? Les luthĂ©riens se sont organisĂ©s et joints Ă  l’État, et nous voyons de nouveau la synagogue de Satan manifestĂ©e dans ce sixiĂšme Ăąge. Bien sĂ»r, ceux de cette synagogue n’admettront pas qu’ils sont de Satan. Non monsieur. Ils disent qu’ils sont de Dieu. Mais ils mentent. Car celui qui est un vrai Juif (et c’est ce qu’ils prĂ©tendaient ĂȘtre), c’est celui qui est Juif intĂ©rieurement – en Esprit. Ainsi, s’ils sont de faux Juifs, cela signifie qu’ils sont comme il est dit dans Jude 19 : “n’ayant PAS l’Esprit”. Les enfants de Dieu sont nĂ©s de l’Esprit. Ceux-ci n’ont pas l’Esprit, et, par consĂ©quent, ce ne sont PAS des enfants de Dieu, malgrĂ© toutes leurs protestations, et quoi qu’ils fassent pour essayer de prouver qu’ils le sont. Ils sont MORTS. Ce sont des enfants de l’organisation; ils ne portent pas les fruits vĂ©ritables. Ils sont Ă©difiĂ©s sur la base de leurs propres crĂ©dos, dogmes et doctrines, et la vĂ©ritĂ© n’est pas en eux, car ils ont mis leurs propres desseins au-dessus de la Parole de Dieu.

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   Je vais vous montrer ce que je me suis efforcĂ© d’enseigner tout au long de cet exposĂ©, au sujet des deux vignes qui proviennent de deux esprits diffĂ©rents. Cette fois prenons l’exemple de JĂ©sus et de Judas. JĂ©sus Ă©tait le Fils de Dieu. Judas Ă©tait le fils de perdition. Dieu est entrĂ© en JĂ©sus. Satan est entrĂ© en Judas. JĂ©sus avait un ministĂšre plein du Saint-Esprit, car “vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force JĂ©sus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu, faisant du bien et guĂ©rissant tous ceux qui Ă©taient sous l’emprise du diable, car Dieu Ă©tait avec Lui”. Actes 10.38. Il est dit : “Il (Judas) Ă©tait comptĂ© parmi nous, et il avait PART au mĂȘme ministĂšre”, Actes 1.17. Matthieu 10.1 : “Puis, ayant appelĂ© Ses douze disciples, Il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guĂ©rir toute maladie et toute infirmitĂ©.”

   Cet esprit, qui Ă©tait en Judas, a poursuivi son chemin tout au long du ministĂšre de JĂ©sus. Puis, tous les deux arrivĂšrent Ă  la croix. JĂ©sus fut pendu Ă  la croix, donnant volontiers Sa Vie pour les pĂ©cheurs, et remettant Son Esprit Ă  Dieu. Son Esprit est allĂ© vers Dieu, pour ĂȘtre ensuite dĂ©versĂ© dans l’Église Ă  la PentecĂŽte. Mais Judas s’est pendu, et son esprit est retournĂ© Ă  Satan; mais, aprĂšs la PentecĂŽte, ce mĂȘme esprit qui Ă©tait en Judas est descendu dans la fausse vigne, qui pousse cĂŽte Ă  cĂŽtĂ© avec la vraie vigne. Mais remarquez, l’esprit de Judas n’est pas arrivĂ© jusqu’à la PentecĂŽte. Il n’est jamais allĂ© recevoir le Saint-Esprit. Cela lui Ă©tait impossible. Mais que recherchait cet esprit de Judas? Il recherchait la bourse pleine d’or. Comme il aimait l’argent. Il l’aime toujours. S’il s’agite de-ci de-lĂ  au Nom de JĂ©sus, accomplissant de grandes choses et tenant d’importantes rĂ©unions, ce qui compte le plus pour lui, c’est encore l’argent, les bĂątiments, l’instruction, et tout ce qui est de conception purement matĂ©rialiste. Observez bien l’esprit qui est sur eux, et ne vous laissez pas sĂ©duire. Judas faisait partie des douze, et il faisait des miracles, lui aussi. Mais il ne possĂ©dait PAS l’Esprit de Dieu pour lui-mĂȘme. Ce qu’il avait, c’est un ministĂšre. Il n’est jamais allĂ© jusqu’à la PentecĂŽte, car il ne faisait pas partie de la vraie semence. Il n’était pas un vĂ©ritable enfant de Dieu. Non monsieur. Et maintenant mĂȘme, c’est comme cela que les choses se passent dans la synagogue de Satan. Ne vous laissez pas sĂ©duire. Vous ne vous laisserez pas sĂ©duire si vous faites partie des Ă©lus mĂȘmes. JĂ©sus a dit que vous ne vous laisseriez pas sĂ©duire.

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   Oui, ces gens disent qu’ils sont des ChrĂ©tiens, mais ils n’en sont pas.

   â€œJe les ferai venir, se prosterner Ă  tes pieds, et connaĂźtre que Je t’ai aimĂ©.” I Corinthiens 6.2 : “Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde?”Il n’y aura pas seulement douze apĂŽtres, assis sur douze trĂŽnes, jugeant les douze tribus d’IsraĂ«l, mais les saints Ă©galement jugeront le monde. C’est lĂ  que ceux qui prĂ©tendent appartenir Ă  Dieu et qui prĂ©tendent que Dieu les aime verront exactement qui est enfant de Dieu, et qui est aimĂ© du Fils. Oui, le jour vient oĂč tout cela sera rendu manifeste. Ceux qui, actuellement, gouvernent le monde, dans une certaine mesure, et qui, pendant le dernier Ăąge, Ă©rigeront Ă  la bĂȘte une image au moyen de laquelle ils gouverneront vraiment le monde, ceux-lĂ  seront humiliĂ©s un jour, quand JĂ©sus viendra avec Ses saints pour juger le monde selon la justice. C’est exactement ce que nous avons vu dans Matthieu 25, oĂč “tous” ceux qui ont manquĂ© la premiĂšre rĂ©surrection comparaĂźtront devant le Juge et Son Ă©pouse.

L’ÉLOGE ET LA PROMESSE

   Apocalypse 3.10 : “Parce que tu as gardĂ© la parole de Ma patience, Moi aussi Je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitĂ©e tout entiĂšre, pour Ă©prouver ceux qui habitent sur la terre.” [version Darby–N.D.T.]

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    Qu’entend-Il par “la parole de Sa patience”? HĂ©breux 6.13-15 : “Car lorsque Dieu fit la promesse Ă  Abraham, puisqu’Il n’avait personne de plus grand par qui jurer, Il jura par Lui-mĂȘme, disant : ‘Certes, en bĂ©nissant Je te bĂ©nirai, et en multipliant Je te multiplierai’. Et ainsi Abraham, ayant eu patience, obtint ce qui avait Ă©tĂ© promis.”[version Darby] Voyez-vous, l’Esprit parle de la Parole de Dieu qui nous est donnĂ©e. Attendre l’accomplissement de cette Parole demandait de la patience, comme cela a Ă©tĂ© le cas pour Abraham. Il a persĂ©vĂ©rĂ©, comme voyant Celui qui est invisible. Il a Ă©tĂ© patient, et Ă  la fin, la Parole s’est accomplie. VoilĂ  comment Dieu enseigne la patience Ă  Son peuple. Bien sĂ»r, s’Il accomplissait Sa Parole par une manifestation matĂ©rielle au moment mĂȘme oĂč vous priez, vous n’apprendriez jamais la patience, mais vous deviendriez encore plus impatient face Ă  la vie. Laissez-moi vous prĂ©senter cette vĂ©ritĂ© de façon encore plus complĂšte. HĂ©breux 11.17 : “C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis Ă  l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses (la Parole de Dieu).” C’est bien cela : Abraham a Ă©tĂ© mis Ă  l’épreuve APRÈS avoir reçu la Parole de la Promesse. La plupart pensent que dĂšs le moment oĂč nous prions dans le Nom de JĂ©sus pour recevoir les bonnes promesses de Dieu, il ne peut pas y avoir de mise Ă  l’épreuve. Mais ici il est dit qu’Abraham a Ă©tĂ© mis Ă  l’épreuve aprĂšs avoir reçu la promesse. C’est tout Ă  fait exact, selon le psalmiste qui fait rĂ©fĂ©rence Ă  Joseph. Psaume 105.19 : “Jusqu’au temps oĂč arriva ce qu’il avait dit : la Parole de l’Éternel l’éprouva.” [version Darby] Dieu nous a fait les plus grandes et les plus prĂ©cieuses promesses. Il a promis de les accomplir. Il le fera. Mais, entre le moment oĂč nous prions et celui oĂč nous recevons la rĂ©ponse, nous devons apprendre Ă  recevoir la patience dans notre Ăąme, car c’est seulement dans la patience que nous possĂ©dons la vie. Puisse Dieu nous aider Ă  apprendre cette leçon, comme nous savons que ceux du sixiĂšme Ăąge ont eux-mĂȘmes appris la patience. Nous pouvons lire la biographie de ces grands ChrĂ©tiens : quel contraste nous voyons entre leur vie et la nĂŽtre; ils Ă©taient si paisibles et patients, alors qu’aujourd’hui, nous sommes emportĂ©s par notre impatience et notre hĂąte.

   Il leur dit ensuite : “Parce que tu as acceptĂ© Ma Parole, et que tu l’as vĂ©cue, devenant ainsi patient, Je te garderai de l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour Ă©prouver les habitants de la terre.” Une fois de plus, nous voyons que les deux Ăąges se recouvrent, car cette promesse se rapporte Ă  la fin du temps des nations, qui aboutit dans la Grande Tribulation.

   â€œJe te garderai aussi de l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour Ă©prouver les habitants de la terre.” Ce verset ne dĂ©clare pas que la vraie Église entrera dans la tribulation et la subira. Si c’était le cas, il l’aurait dit. Mais il dit : “Je te garderai de l’heure de la tentation.” Cette tentation est tout Ă  fait comme la tentation de l’Éden. Ce sera une proposition trĂšs attrayante, faite en contradiction directe avec ce qui nous est ordonnĂ© dans la Parole de Dieu; pourtant, si on la considĂšre par le raisonnement humain, elle sera tellement juste, elle apportera tellement de lumiĂšre et de vie, qu’elle sĂ©duira complĂštement le monde. Seuls les Ă©lus ne se laisseront pas sĂ©duire. La tentation viendra de la maniĂšre suivante. Le mouvement ƓcumĂ©nique, qui est parti sur un principe si beau et si bĂ©ni, en apparence (d’accomplir la priĂšre de Christ, que nous soyons tous un), devient tellement fort, politiquement, qu’il fait pression sur les gouvernements pour en arriver Ă  ce que tous s’y rattachent directement, ou adhĂšrent Ă  des principes qu’il a Ă©dictĂ©s, et qui auront reçu force de loi, en sorte que personne ne sera reconnu comme Ă©tant rĂ©ellement une Ă©glise, Ă  moins de se soumettre directement ou indirectement Ă  ce Conseil ƓcumĂ©nique. Les petits groupes perdront leur statut, leurs privilĂšges, etc., jusqu’à perdre mĂȘme leurs biens matĂ©riels et leurs droits d’assistance spirituelle. Par exemple, dans beaucoup de villes, si ce n’est dans la plupart, on ne peut pas louer un local pour y tenir des services religieux sans l’approbation du conseil ecclĂ©siastique local. Pour devenir aumĂŽnier Ă  l’armĂ©e, dans les hĂŽpitaux, etc., il est pratiquement obligatoire d’ĂȘtre reconnu par les groupes trinitaires ƓcumĂ©niques. À mesure que cette pression s’accroĂźtra, et elle s’accroĂźtra effectivement, il deviendra de plus en plus difficile de rĂ©sister, car rĂ©sister signifie perdre ses privilĂšges. C’est pourquoi beaucoup seront tentĂ©s de suivre le mouvement, car ils auront le sentiment qu’il est prĂ©fĂ©rable de servir Dieu publiquement dans le cadre de cette organisation plutĂŽt que de ne pas du tout Le servir publiquement. Mais ils se trompent. Croire au mensonge du diable, c’est servir Satan, mĂȘme si vous voulez lui donner le nom de JĂ©hovah. Mais les Ă©lus ne seront pas sĂ©duits.

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   De plus, les Ă©lus seront non seulement gardĂ©s, mais quand ce mouvement sera devenu “L’IMAGE ÉRIGÉE À LA BÊTE”, les saints auront dĂ©jĂ  Ă©tĂ© emportĂ©s dans l’enlĂšvement. Et ce petit mouvement sĂ©duisant et plein d’attraits, qui avait dĂ©butĂ© dans un esprit de communion Ă  ÉphĂšse, deviendra le monstre de Satan, qui souillera et sĂ©duira le monde entier. Car, en s’associant, les systĂšmes des Églises catholique romaine et protestante auront la haute main sur toutes les richesses et la puissance du systĂšme mondial, et feront ainsi tomber dans leur piĂšge religieux le monde entier, et feront pĂ©rir ceux qui refusent de marcher avec eux, en leur refusant le privilĂšge d’acheter et de vendre, ce qui est indispensable pour pouvoir vivre. Tout cela s’accomplira trĂšs simplement, car les filles de la prostituĂ©e sont pratiquement dĂ©jĂ  retournĂ©es auprĂšs d’elle. En attendant, Rome a acquis presque toutes les rĂ©serves d’or. Les Juifs ont les titres et tout l’argent. Au temps marquĂ©, la prostituĂ©e dĂ©truira le systĂšme monĂ©taire actuel, en faisant rentrer tout l’argent, et en exigeant l’or. Sans or, le systĂšme s’effondre. Les Juifs seront acculĂ©s, et entreront dans l’alliance, et l’Église prostituĂ©e prendra le contrĂŽle du monde entier.

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LA PROMESSE FAITE AUX SIENS

   Apocalypse 3.11-12 : “Je viens bientĂŽt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. Celui qui vaincra, Je ferai de lui une colonne dans le temple de Mon Dieu, et il n’en sortira plus; J’écrirai sur lui le Nom de Mon Dieu, et le nom de la ville de Mon Dieu, de la nouvelle JĂ©rusalem qui descend du ciel d’auprĂšs de Mon Dieu, et Mon Nom nouveau.”

    Nous n’avons pas besoin de nous Ă©tendre plus longuement sur le fait qu’Il vient bientĂŽt. Nous savons que c’est ainsi, parce que nous sommes Ă  la fin des derniers jours, n’est-ce pas? Mais Il dit ensuite : “Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.”

   C’est dans une pĂ©riode de grandes difficultĂ©s que JĂ©sus vient. Et Sa venue est accompagnĂ©e d’une rĂ©surrection. Beaucoup sortiront de la poussiĂšre, ils ressusciteront pour ĂȘtre avec ceux qui sont encore vivants mais qui attendent Son retour. Ils recevront des couronnes. Pourquoi? Parce qu’ils sont Fils de Dieu. Ils sont rois avec Lui. Ils rĂšgnent avec Lui. VoilĂ  ce que signifie la couronne : rĂ©gner et gouverner avec le Grand Roi Lui-mĂȘme. C’est la promesse faite Ă  tous ceux qui ont souffert ici sur la terre avec Lui – tous ceux qui ont supportĂ© avec patience, sachant que Dieu, le Juste Juge, les rĂ©compenserait. Ceux qui ont tout abandonnĂ© pour Lui, et qui ont tout remis entre Ses mains, s’assiĂ©ront avec Lui sur Son trĂŽne, et ils auront part Ă  Son rĂšgne glorieux.

   Oh! une parole nous a Ă©tĂ© donnĂ©e pour ce temps : Tiens ferme – persĂ©vĂšre. N’abandonnez pas. RevĂȘtez-vous de toutes les armes de Dieu, – utilisez chaque arme qu’Il nous a donnĂ©e, – prenez chacun des dons qui sont Ă  notre disposition, et regardez l’avenir avec joie, parce que nous allons ĂȘtre couronnĂ©s par Celui qui est le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs.

   Or, non seulement Il donne des couronnes, mais Il dit que ceux qui font partie de l’épouse deviendront des colonnes dans le temple de Dieu. Mais le temple de Dieu, qu’est-ce que c’est? JĂ©sus parlait de Son corps en disant que c’était lĂ  le temple. Et c’était bien ce qu’il Ă©tait. Son corps Ă©tait le temple de Dieu. Mais maintenant que nous sommes Son corps, c’est la vraie Église qui est le temple de Dieu par le Saint-Esprit qui est en nous. Maintenant Il va faire de celui qui vaincra une colonne dans ce temple. Mais qu’est-ce qu’une colonne? Une colonne, en fait, c’est une partie de la fondation, car elle soutient la superstructure. Gloire Ă  Dieu! voilĂ  qui met le vainqueur sur le mĂȘme plan que les apĂŽtres et les prophĂštes, car il est dit dans ÉphĂ©siens 2.19-22 : “Ainsi donc, vous n’ĂȘtes plus des Ă©trangers, ni des gens du dehors; mais vous ĂȘtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu. Vous avez Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s sur le fondement des apĂŽtres et des prophĂštes, JĂ©sus-Christ Lui-mĂȘme Ă©tant la pierre angulaire. En Lui tout l’édifice, bien coordonnĂ©, s’élĂšve pour ĂȘtre un temple saint dans le Seigneur. En Lui vous ĂȘtes aussi Ă©difiĂ©s pour ĂȘtre une habitation de Dieu dans l’Esprit.” Oui, ce verset 22 dit bien que nous faisons, comme eux, partie de l’édifice. Tout a dĂ» passer par la PORTE (JĂ©sus) et fait partie de ce corps, ou temple. Or, quand Dieu place un homme dans le temple pour en faire une colonne, qu’Il fait de lui une partie de ce groupe qui constitue le fondement, que fait-Il en rĂ©alitĂ©? Il lui donne la rĂ©vĂ©lation de la Parole et de Lui-mĂȘme, parce que c’est exactement ce qu’ont reçu les apĂŽtres et les prophĂštes. Matthieu 16.17. Il est lĂ , dans la Parole. C’est lĂ  qu’il se tient. Personne ne peut l’en faire sortir.

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   Pesez bien ce mot : “vaincra.” Jean pose la question : “Qui est celui qui est victorieux?”, et la rĂ©ponse vient immĂ©diatement : “Celui qui croit que JĂ©sus est le Christ.” Il ne dit pas que le vainqueur est celui qui croit en “UN” JĂ©sus et en “UN” Christ, mais celui qui croit que JĂ©sus EST LE CHRIST – UNE SEULE personne, pas deux. C’est celui qui est baptisĂ© au Nom du Seigneur JĂ©sus-Christ.

   Dieu parle ici de l’épouse. Voulez-vous voir une autre image d’elle? On la trouve plus loin, dans Apocalypse 7.4-17 : “Et j’entendis le nombre de ceux qui avaient Ă©tĂ© marquĂ©s du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’IsraĂ«l : de la tribu de Juda, douze mille marquĂ©s du sceau; de la tribu de Ruben, douze mille; de la tribu de Gad, douze mille; de la tribu d’Aser, douze mille; de la tribu de Nephtali, douze mille; de la tribu de ManassĂ©, douze mille; de la tribu de SimĂ©on, douze mille; de la tribu de LĂ©vi, douze mille; de la tribu d’Issacar, douze mille; de la tribu de Zabulon, douze mille; de la tribu de Joseph, douze mille; de la tribu de Benjamin, douze mille, marquĂ©s du sceau. AprĂšs cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trĂŽne et devant l’Agneau, revĂȘtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant : Le salut est Ă  notre Dieu qui est assis sur le trĂŽne, et Ă  l’Agneau. Et tous les anges se tenaient autour du trĂŽne et des vieillards et des quatre ĂȘtres vivants; et ils se prosternĂšrent sur leurs faces devant le trĂŽne, et ils adorĂšrent Dieu, en disant : Amen! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grĂąces, l’honneur, la puissance, et la force, soient Ă  notre Dieu, aux siĂšcles des siĂšcles! Amen! Et l’un des vieillards prit la parole et me dit : Ceux qui sont revĂȘtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’oĂč sont-ils venus? Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavĂ© leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. C’est pour cela qu’ils sont devant le trĂŽne de Dieu, et Le servent jour et nuit dans Son temple. Celui qui est assis sur le trĂŽne dressera Sa tente sur eux; ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l’Agneau qui est au milieu du trĂŽne les paĂźtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.” JĂ©sus est venu. Il a marquĂ© du sceau les cent quarante-quatre mille. Il en a pris douze mille de chaque tribu. Mais il y a un autre groupe qui ne fait pas partie de ces cent quarante-quatre mille; nous les voyons dans les versets 9 Ă  18. Qui sont-ils? Ce sont ceux qui font partie de l’épouse prise parmi les nations. Ils sont devant Son trĂŽne jour et nuit. Ils Le servent dans le temple. Le Seigneur prend un soin particulier d’eux. Ils sont Son Ă©pouse.

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   L’épouse suit l’Époux partout oĂč Il va. Il ne l’abandonnera jamais. Elle sera toujours Ă  Ses cĂŽtĂ©s. Elle partagera le trĂŽne avec Lui. Elle sera couronnĂ©e de Sa gloire et de Son honneur.

   â€œJ’écrirai sur lui le Nom de Mon Dieu, et le nom de la ville de Mon Dieu.” Et quel est le Nom de Dieu? Eh bien, Il Ă©tait Dieu avec nous, Emmanuel, mais ce n’était pas le Nom qui Lui a Ă©tĂ© donnĂ©. “Tu Lui donneras le Nom de JĂ©sus.” JĂ©sus a dit : “Je suis venu au Nom de Mon PĂšre, et vous ne M’avez pas reçu.” Par consĂ©quent, le Nom de Dieu est JÉSUS, car c’est en ce Nom-lĂ  qu’Il est venu. Il est le SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST. D’ailleurs, quel nom une femme prend-elle, quand elle se marie avec un homme? Elle prend son nom Ă  lui. C’est Son Nom Ă  Lui qui sera donnĂ© Ă  l’épouse, quand Il la prendra avec Lui.

   Apocalypse 21.1-4 : “Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la premiĂšre terre avaient disparu, et la mer n’était plus. Et moi, Jean, je vis descendre du ciel, d’auprĂšs de Dieu, la ville sainte, la nouvelle JĂ©rusalem, prĂ©parĂ©e comme une Ă©pouse qui s’est parĂ©e pour son Ă©poux. Et j’entendis du ciel une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront Son peuple, et Dieu Lui-mĂȘme sera avec eux et sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premiĂšres choses ont disparu.” Comme c’est merveilleux. Toutes les merveilleuses promesses de Dieu seront accomplies. Ce sera terminĂ©. Le changement aura Ă©tĂ© accompli. L’Agneau et Son Ă©pouse, dĂ©finitivement installĂ©s dans toute la perfection de Dieu. DĂ©crire cela? Qui pourrait le faire? Personne. Y penser? En rĂȘver? Lire ce que la Parole en dit? Bien sĂ»r, nous pouvons faire tout cela; pourtant, nous ne pouvons en connaĂźtre qu’une partie infinitĂ©simale, jusqu’au moment oĂč tout cela deviendra une rĂ©alitĂ© dans la premiĂšre rĂ©surrection.

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   â€œEt J’écrirai sur lui Mon Nom NOUVEAU.” Mon Nom Nouveau. Quand TOUT aura Ă©tĂ© renouvelĂ©, alors Il prendra un Nom nouveau, et ce Nom sera Ă©galement le Nom de l’épouse. Quel est ce Nom? Que personne n’ait l’audace de faire des conjectures. Il faudrait que ce soit une rĂ©vĂ©lation donnĂ©e par l’Esprit, tellement concluante que personne n’oserait la contester. Mais Il laissera sans aucun doute cette rĂ©vĂ©lation pour le jour oĂč Il dĂ©sirera dĂ©voiler ce Nom. Qu’il nous suffise de savoir qu’il sera bien plus merveilleux que nous ne pourrions jamais l’imaginer.

LA DERNIÈRE EXHORTATION DE CET ÂGE

   Apocalypse 3.13 : “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.” Chaque Ăąge reçoit pour finir le mĂȘme avertissement. C’est l’exhortation constante aux Églises, pour qu’elles Ă©coutent la voix du Seigneur. Dans cet Ăąge, l’exhortation est encore plus pressante que dans les Ăąges prĂ©cĂ©dents, car dans cet Ăąge, la venue du Seigneur est vraiment proche. On pourrait se poser cette question : “S’il y a un autre Ăąge aprĂšs celui-ci, pourquoi cette urgence?” Voici la rĂ©ponse. Le dernier Ăąge sera court – une Ɠuvre rapide pour tout consommer. Non seulement il en sera ainsi, mais il faut aussi toujours garder en mĂ©moire qu’aux yeux de Dieu, le temps est quelque chose de tellement fugitif; en effet, mille ans sont comme un jour. Et s’Il vient dans quelques heures, selon Sa vision du temps, alors bien sĂ»r, Il doit nous avertir en toute urgence, et Sa voix doit rĂ©sonner constamment dans nos cƓurs, afin que nous soyons prĂȘts pour Sa venue.

    Oh, il y a tant de voix dans le monde, tant de problĂšmes et de besoins qui insistent pour avoir notre attention, mais aucune voix ne sera jamais aussi importante et aussi digne de notre attention que la voix de l’Esprit. Alors : “Que celui qui a des oreilles pour entendre entende ce que l’Esprit dit aux Églises.”

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