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PrĂ©dication ExposĂ© des sept ages de l'Eglise : RĂ©sumĂ© des ages de William Branham a Ă©tĂ© prĂȘchĂ©e 65-0009 La durĂ©e est de: .pdf La traduction VGR
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Exposé des sept ages de l'Eglise : Résumé des ages

Sept Ăąges_chapitre 10 page 357

    Notre Ă©tude ayant consistĂ© en un exposĂ© verset par verset des passages de l’Écriture qui traitent des sept Ăąges, nous n’avons pas fait ressortir suffisamment le schĂ©ma historique continu de l’Église. C’est donc ce que nous nous proposons de faire dans ce chapitre-ci, en commençant Ă  l’Âge d’ÉphĂšse pour suivre tout au long des Ăąges l’Église et son histoire telles que l’Esprit de Dieu les a montrĂ©es Ă  Jean. PlutĂŽt que d’ajouter de la matiĂšre Ă  ce qui a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dit, nous allons nous efforcer de faire le lien entre les Ă©lĂ©ments que nous avons exposĂ©s.

    L’étude que nous avons menĂ©e nous a dĂ©jĂ  appris que l’Apocalypse est en grande partie mal comprise parce que nous ne savions pas auparavant que “l’Église” de laquelle et Ă  laquelle il est parlĂ© dans ce livre n’est pas uniquement l’ecclesia, â€œles Ă©lus”, “le corps de Christ”, “l’épouse”, mais tout l’ensemble des gens qui se disent ChrĂ©tiens, qu’ils le soient rĂ©ellement ou seulement de nom. Comme tout IsraĂ«l n’est PAS IsraĂ«l, tous les ChrĂ©tiens ne sont PAS des ChrĂ©tiens. Nous avons ainsi appris que l’Église est composĂ©e de deux vignes : la vraie et la fausse. Deux sortes d’esprits motivent les deux vignes : l’une des vignes a le Saint-Esprit, alors que l’autre est revĂȘtue de l’esprit de l’antichrist. Toutes les deux affirment connaĂźtre Dieu et ĂȘtre connues de Lui. Toutes les deux prĂ©tendent parler de la part de Dieu. Toutes les deux croient certaines vĂ©ritĂ©s trĂšs fondamentales, et sont en dĂ©saccord sur d’autres. Mais, comme toutes les deux portent le nom du Seigneur en s’appelant chrĂ©tiennes (de Christ) et se rĂ©clament par ce nom d’un lien avec Lui (que Dieu appelle mariage), Dieu les tiendra toutes deux pour responsables envers Lui, et par consĂ©quent, Il s’adresse aux deux.

   Nous avons ensuite appris que ces deux vignes allaient pousser cĂŽte Ă  cĂŽte jusqu’à la fin des Ăąges, oĂč elles arriveraient toutes les deux Ă  maturitĂ© et seraient toutes les deux rĂ©coltĂ©s. La fausse vigne ne parviendrait pas Ă  vaincre et Ă  dĂ©truire la vraie vigne, mais la vraie vigne n’arriverait pas non plus Ă  amener la fausse vigne Ă  une relation salvatrice avec JĂ©sus-Christ.

   Nous avons appris – vĂ©ritĂ© ĂŽ combien surprenante – que le Saint-Esprit pouvait descendre sur des ChrĂ©tiens non rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s, de la fausse vigne, et qu’Il descendrait effectivement sur eux et se manifesterait Ă  travers eux avec puissance par divers signes et prodiges, de mĂȘme que Judas a eu un ministĂšre indĂ©niable dans le Saint-Esprit, et pourtant il a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait un dĂ©mon.

   Avec ces principes en tĂȘte, commençons Ă  suivre l’Église Ă  travers les sept Ăąges.

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    L’Église est nĂ©e Ă  la PentecĂŽte. Comme le premier Adam a reçu directement de la main de Dieu une Ă©pouse qui est restĂ©e pure pendant un court laps de temps, de mĂȘme Christ, le dernier Adam, a reçu une nouvelle Ă©pouse pure Ă  la PentecĂŽte; et elle s’est sĂ©parĂ©e et est restĂ©e quelque temps sans souillure. “Et aucun des autres n’osait se joindre Ă  eux” (Actes 5.13), et : “Le Seigneur ajoutait chaque jour Ă  l’Église ceux qui Ă©taient sauvĂ©s.”  Actes 2.47. Nous ne savons pas combien de temps cet Ă©tat de choses a durĂ©, mais un jour, tout comme Ève avait Ă©tĂ© tentĂ©e et sĂ©duite par Satan, l’Église a Ă©tĂ© contaminĂ©e par l’entrĂ©e d’un esprit antichrist. “C’est celui [l’esprit] de l’antichrist, dont vous avez appris la venue, et qui maintenant est dĂ©jĂ  dans le monde.”  I Jean 4.3. Et JĂ©sus a dit de Son Ă©pouse de ce premier Ăąge : “Ce que J’ai contre toi, c’est que tu as abandonnĂ© ton premier amour. Souviens-toi d’oĂč tu es tombĂ©, repens-toi.” Apocalypse 2.4-5. Dans ce premier Ăąge, l’Église Ă©tait dĂ©jĂ  une “femme dĂ©chue”. Comme Satan avait connu Ève avant Adam, Satan avait maintenant sĂ©duit l’Église, l’épouse de Christ, avant “le souper des noces de l’Agneau”. Et qu’y avait-il au juste parmi eux pour causer la chute? Rien d’autre qu’Apocalypse 2.6 : “LES OEUVRES DES NICOLAÏTES.” Le premier Ăąge avait dĂ©jĂ  cessĂ© de suivre la pure Parole de Dieu. Ils avaient violĂ© l’exigence de Dieu d’une Église entiĂšrement dĂ©pendante de Lui (s’en remettant entiĂšrement Ă  Dieu pour qu’Il accomplisse Sa Parole de A Ă  Z sans recourir au gouvernement humain), en se tournant vers le nicolaĂŻsme, qui est l’organisation d’un gouvernement humain au sein de l’Église, lequel, comme tous les gouvernements, s’érige en lĂ©gislateur. Ils ont fait exactement comme IsraĂ«l : par opportunisme, ils ont remplacĂ© la Parole et l’Esprit par le gouvernement humain.

   La mort Ă©tait entrĂ©e. Comment le savons nous? N’entendons-nous pas la voix de l’Esprit, qui s’est Ă©levĂ©e en ce premier Ăąge, pour tous ceux qui veulent bien entendre, alors qu’Il appelle : “À celui qui vaincra Je donnerai Ă  manger de l’Arbre de Vie dans le paradis de Dieu.” L’Église avait dĂ©jĂ  trop absorbĂ© de l’arbre de la mort (c’est-Ă -dire de la fausse vigne dĂ©nominationnelle) qui finira dans l’étang de feu. Mais il n’y a maintenant plus de chĂ©rubins gardant l’Arbre de Vie avec une Ă©pĂ©e flamboyante. Maintenant, Dieu ne quitte plus l’Église, comme Il avait quittĂ© l’Éden. Oh non. Il restera constamment au milieu de Son Église, jusqu’au dernier Ăąge. Et jusque-lĂ , Il appelle chacun Ă  venir.

   Faisons maintenant bien attention ici. Le message Ă  l’ange de l’Église qui est Ă  ÉphĂšse n’est pas un message Ă  l’Église locale de la ville d’ÉphĂšse; c’est un message Ă  l’ÂGE. Et cet Ăąge renfermait en lui la semence de la vĂ©ritĂ© et la semence de l’erreur, tel qu’exprimĂ© dans la parabole du blĂ© et de l’ivraie. Les Ăąges de l’Église sont le champ, et dans ce champ il y a du blĂ© et de l’ivraie. La fausse Église s’est organisĂ©e, elle a humanisĂ© le gouvernement et la Parole, et elle a combattu les vrais ChrĂ©tiens.

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   L’ivraie pousse toujours bien mieux que le blĂ© ou toute autre plante cultivĂ©e. L’Église-ivraie a grandi rapidement pendant ce premier Ăąge. Mais l’Église-blĂ© prospĂ©rait elle aussi. À la fin du premier Ăąge dĂ©jĂ , les Ɠuvres des NicolaĂŻtes prospĂ©raient dans les Églises locales de la fausse vigne, et elles cherchaient de plus en plus Ă  Ă©tendre leur influence vers l’extĂ©rieur. Cette influence s’est rĂ©percutĂ©e sur la vraie Église, car des hommes comme le vĂ©nĂ©rable Polycarpe se disaient Ă©vĂȘques, en donnant Ă  ce titre un sens que la Parole ne lui donne pas. Dans cet Ăąge Ă©galement, la vraie Église avait perdu son premier amour. Cet amour Ă©tait symbolisĂ© par l’amour d’une jeune mariĂ©e et de son Ă©poux Ă  leur mariage et durant leurs premiĂšres annĂ©es de vie conjugale. Or, cet amour absolu et cet abandon total Ă  Dieu se refroidissaient.

   Mais remarquez. Apocalypse 2.1 nous montre le Seigneur JĂ©sus au milieu de Son Église, tenant les messagers dans Sa main droite. Cette Ă©pouse qui est tombĂ©e, le corps de l’Église oĂč se mĂȘlent maintenant le vrai et le faux, Il ne l’abandonne pas pour autant. Elle Lui appartient. C’est aussi exactement ce que dit Romains 14.7-9 : “En effet, nul de nous ne vit pour lui-mĂȘme, et nul ne meurt pour lui-mĂȘme. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. Car Christ est mort et il a repris la vie, afin d’ĂȘtre Seigneur de tous, des morts comme des vivants [d’aprĂšs la version anglaise du roi Jacques].” Sur la croix, Il a acquis TOUT le monde. Ils sont Ă  Lui. Il est le Seigneur des vivants et des morts. (Pour ce qui est de la propriĂ©tĂ©, et NON de la relation.) Et Il marche au milieu de ce corps qui contient la vie et la mort.

   Ce qui a Ă©tĂ© plantĂ© dans le premier Ăąge est appelĂ© Ă  se dĂ©velopper dans le deuxiĂšme, et dans tous les autres Ăąges, jusqu’à arriver Ă  maturitĂ© pour ĂȘtre moissonnĂ©. Ainsi nous nous attendons dans l’Âge de Smyrne Ă  trouver une rĂ©vĂ©lation de l’Esprit qui donne un supplĂ©ment de lumiĂšre et une vue plus large sur l’histoire du corps de l’Église.

   Dans cet Ăąge, la haine de la fausse vigne s’accroĂźt. Vous voyez, ils se sont sĂ©parĂ©s (au verset 9) d’avec ceux de la vraie. Ils sont sortis du milieu d’eux. Ils Ă©taient des menteurs. Ils disaient ĂȘtre ce qu’ils ne sont pas. Mais Dieu les a-t-Il dĂ©truits? Non. “Laissez-les, et elles parviendront toutes les deux Ă  la moisson.

    – Mais, Seigneur, il faut les dĂ©truire, car elles dĂ©truisent Ton peuple. Elles les tuent.

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    – Non, laissez-les. Mais Ă  Mon Ă©pouse, Je dis : ‘Sois fidĂšle jusqu’à la mort. Aime-Moi encore davantage.’”

   Nous apprenons par des termes sans Ă©quivoque que cette fausse vigne est la vigne de Satan. C’est par lui (Satan) qu’ils se rassemblent. Ils se rassemblent au Nom de Dieu, et mentent en disant appartenir Ă  Christ. Ils prĂȘchent, enseignent, baptisent, adorent, participent Ă  plusieurs rites que Christ a donnĂ©s Ă  l’Église, et pourtant ils ne sont pas de Dieu. Mais, puisqu’ils disent l’ĂȘtre, Dieu les en rend responsables, et dans chaque Ăąge, Il parle d’eux et s’adresse Ă  eux. VoilĂ  qui nous rappelle tout Ă  fait Balaam. Il avait la fonction de prophĂšte. Il connaissait la maniĂšre d’aborder Dieu correctement, comme il en a fait la preuve en sacrifiant les animaux purs. Et pourtant, il n’était pas un vrai PROPHÈTE DE LA PAROLE; en effet, quand Dieu lui a dit de ne pas aller honorer Balak de sa prĂ©sence, il a cherchĂ© Ă  y aller quand mĂȘme, avide de richesse et de prestige. Dieu l’a donc laissĂ© y aller. La volontĂ© parfaite de Dieu a cĂ©dĂ© la place Ă  la volontĂ© permissive de Dieu, Ă  cause du “dĂ©sir du cƓur” de Balaam. Dieu lui a bel et bien dit : “Vas-y.” Dieu avait-Il changĂ© d’avis? Non monsieur. Dieu arriverait Ă  Ses fins, quand mĂȘme Balaam y irait. Balaam n’a pas annulĂ© la volontĂ© de Dieu. Dieu arriverait quand mĂȘme Ă  Ses fins. C’est Balaam qui allait y perdre, car il n’a pas tenu compte de la Parole. Et c’est exactement ce que nous voyons aujourd’hui : les femmes qui prĂȘchent, l’organisation, les fausses doctrines, etc., et les gens qui adorent Dieu, qui ont les manifestations de l’Esprit et qui continuent comme Balaam, en prĂ©tendant que Dieu leur a parlĂ©, mĂȘme quand la commission qu’ils ont reçue est contraire Ă  la Parole rĂ©vĂ©lĂ©e. Je ne dis pas que Dieu ne leur a pas parlĂ©. Seulement, c’est comme la deuxiĂšme fois qu’Il a parlĂ© Ă  Balaam. Il savait que Balaam voulait le dĂ©sir de son cƓur plus que la Parole, et Il le lui a accordĂ©, tout en veillant Ă  arriver quand mĂȘme Ă  SES fins. Aujourd’hui aussi, Dieu donne le feu vert aux gens qui veulent poursuivre ce qu’ils dĂ©sirent dans leur cƓur, parce qu’ils ont dĂ©jĂ  rejetĂ© la Parole. MAIS LA VOLONTÉ DE DIEU S’ACCOMPLIRA DE TOUTE FAÇON. Amen. J’espĂšre que vous le voyez. Cela permettra de comprendre beaucoup de choses qui se sont passĂ©es tout au long des Ăąges, mais ce sera surtout utile pour notre dernier Ăąge, oĂč l’on voit tant de manifestations et de bĂ©nĂ©dictions extĂ©rieures, alors que toute cette pĂ©riode s’oppose carrĂ©ment Ă  la “VolontĂ© de Dieu rĂ©vĂ©lĂ©e par la Parole”.

   Si jamais il y a eu un Ăąge qui a reçu un message fort et clair, c’est bien cet Ăąge-lĂ . Il s’agissait, et il s’agit toujours, de cette vĂ©ritĂ© de l’Ancien Testament : “Le fils de l’esclave affligera le fils de la femme libre jusqu’à ce que le fils de l’esclave soit chassĂ©.” Nous voyons par lĂ  que la haine et les blasphĂšmes de Satan contre les vrais ChrĂ©tiens seront exprimĂ©s par un groupe de faux ChrĂ©tiens, des ChrĂ©tiens de nom, et que ces choses vont augmenter jusqu’à ce que Dieu dĂ©racine la fausse vigne Ă  la fin de l’Âge de LaodicĂ©e.

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   Le troisiĂšme Ăąge nous rĂ©vĂšle, par l’Esprit de prophĂ©tie, que l’Église mondaine allait adopter le nicolaĂŻsme comme doctrine. La sĂ©paration du clergĂ© d’avec les laĂŻques a Ă©voluĂ© depuis la vĂ©ritĂ© biblique selon laquelle les anciens (les bergers des troupeaux locaux) gouvernaient le troupeau par la Parole, pour devenir les “Ɠuvres des NicolaĂŻtes”, c’est-Ă -dire le clergĂ© qui s’organisait en une hiĂ©rarchie Ă  plusieurs niveaux de domination, formule contraire Ă  l’Écriture et qui Ă©volua ensuite vers une prĂȘtrise qui plaçait le clergĂ© entre les hommes et Dieu, donnant certains droits au clergĂ©, tout en privant les laĂŻques des droits que Dieu leur donne. C’était une usurpation. Dans cet Ăąge, c’est devenu une doctrine. On a instaurĂ© cette doctrine dans l’Église, en la faisant passer pour la vraie Parole de Dieu, ce qu’elle n’était absolument pas. Mais le clergĂ© disait que c’était la Parole de Dieu; par consĂ©quent, cette doctrine Ă©tait donc antichrist.

   Comme le gouvernement par des hommes n’est rien d’autre que de la politique, l’Église s’est retrouvĂ©e mĂȘlĂ©e Ă  la politique. Ce mĂ©lange reçut le soutien d’un empereur-dictateur qui allia la politique de l’Église Ă  la politique de l’État et imposa la fausse Église (la fausse religion de Satan) en guise de vraie religion. Ainsi nous voyons, dans plusieurs Ă©dits proclamĂ©s par diffĂ©rents empereurs, que la fausse Église, disposant maintenant de la puissance de l’État, redoublait d’acharnement pour dĂ©truire la vraie vigne.

   La vraie vigne n’était hĂ©las pas entiĂšrement exempte de cette doctrine. Je ne veux pas dire par lĂ  que la vraie vigne ait Ă  aucun moment instaurĂ© comme doctrine les idĂ©es des NicolaĂŻtes. Loin de lĂ . Mais ce petit ver de la mort grignotait sans relĂąche la vraie vigne, dans l’espoir de la faire tomber. MĂȘme Ă  l’intĂ©rieur de la vraie Église, des hommes que Dieu avait appelĂ©s Ă  ĂȘtre des surveillants donnaient Ă  ce titre un sens un peu plus Ă©tendu que celui d’une simple responsabilitĂ© locale. Il n’y avait plus alors dans l’Église la comprĂ©hension claire qu’avait Paul. En effet, Paul disait : “Et elles glorifiaient Dieu Ă  cause de moi.” Peu importe combien il avait d’autoritĂ©, Paul poussait toujours les gens Ă  regarder Ă  Dieu, de Qui vient toute l’autoritĂ©. Le clergĂ©, quant Ă  lui, considĂ©rait toujours la Conduite de Dieu ADDITIONNÉE DE LA CONDUITE HUMAINE. Ainsi, en rendant l’honneur Ă  qui l’honneur ne revenait pas, nous voyons que la vraie Église s’est entachĂ©e d’humanisme. Une fois Ă©tablis le nicolaĂŻsme, la succession apostolique, les prĂ©dicateurs placĂ©s par des supĂ©rieurs, les pasteurs plĂ©biscitĂ©s par le vote, etc., l’Église n’avait plus qu’un pas Ă  faire pour arriver au balaamisme. La deuxiĂšme Ă©tape vers la “profondeur de Satan” Ă©tait maintenant lancĂ©e.

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   Cette deuxiĂšme Ă©tape Ă©tait la doctrine de Balaam (dĂ©crite dans Apocalypse 2.14), par laquelle Balaam avait enseignĂ© Ă  Balak Ă  mettre une pierre d’achoppement devant les enfants d’IsraĂ«l par une “rĂ©union tous ensemble”. LĂ , les invitĂ©s allaient faire encore deux choses contraires Ă  la Parole de Dieu. Vous vous souvenez que Balak avait besoin d’aide pour conserver son royaume. C’est au personnage spirituel le plus en vue de l’époque, Ă  Balaam, qu’il s’est adressĂ©. Balaam lui a donnĂ© le conseil qui a piĂ©gĂ© IsraĂ«l et l’a conduit Ă  la destruction. Il s’agissait, d’abord, de leur suggĂ©rer de se rĂ©unir tous pour discuter, pour manger ensemble et pour aplanir leurs diffĂ©rends. AprĂšs tout, la comprĂ©hension mutuelle peut faire beaucoup de choses. Une fois ceci acquis, on a une bonne base pour continuer. L’étape suivante, ce serait d’adorer ensemble – bien sĂ»r, en insistant un peu, l’hĂŽte peut en gĂ©nĂ©ral pousser les invitĂ©s Ă  aller beaucoup plus loin qu’ils ne l’avaient prĂ©vu au dĂ©part. Et ce n’est pas arrivĂ© qu’à l’Église de Dieu de l’Ancien Testament, mais aussi Ă  l’Église du Nouveau Testament. En effet, il y eut un empereur qui, comme Balak, avait besoin d’aide pour asseoir son royaume. Constantin a donc invitĂ© l’Église chrĂ©tienne de nom, la PremiĂšre Église chrĂ©tienne de Rome, Ă  l’aider Ă  rassembler derriĂšre lui les ChrĂ©tiens, qui reprĂ©sentaient un groupe trĂšs important. Le rĂ©sultat fut le concile de NicĂ©e de l’an 325. Les vrais ChrĂ©tiens et les ChrĂ©tiens de nom s’y rĂ©unirent, invitĂ©s par Constantin. Les vrais ChrĂ©tiens n’auraient mĂȘme pas dĂ» se rendre Ă  cette rĂ©union. MalgrĂ© tout ce que Constantin a pu faire pour les amener Ă  tous s’unir, les vrais croyants savaient qu’ils n’étaient pas Ă  leur place, et ils sont partis. Mais Ă  ceux qui sont restĂ©s, Constantin donna accĂšs au trĂ©sor de l’État et au pouvoir politique et physique. On apprit aux gens Ă  adorer les idoles et Ă  pratiquer le spiritisme; en effet, on plaça dans les Ă©difices des statues portant le nom des saints, et on enseigna aux gens Ă  communier avec les morts, et Ă  prier les saints, ce qui n’est ni plus ni moins que du spiritisme. À la place de la nourriture vĂ©ritablement nĂ©cessaire Ă  l’homme, la Parole de Dieu, on leur donna des crĂ©dos, des dogmes et des rites, imposĂ©s aussi par l’État, et pour couronner le tout, on leur fit trois dieux Ă  partir du nom en trois parties du Seul Vrai Dieu, et le baptĂȘme au Nom du Seigneur JĂ©sus-Christ cĂ©da la place au baptĂȘme paĂŻen des trois titres.

   Les vrais croyants n’auraient pas dĂ» s’y rendre. Ils avaient dĂ©jĂ  perdu beaucoup de la vĂ©ritĂ©; et maintenant, ils allaient eux aussi perdre la comprĂ©hension de la DivinitĂ© et cesser de baptiser dans les noms pour baptiser dans les titres.

   Mais examinez bien cette doctrine de Balaam. Remarquez qu’il s’agit avant tout de la manƓuvre dĂ©libĂ©rĂ©e d’un clergĂ© corrompu, visant Ă  lier les gens Ă  eux en les entraĂźnant volontairement dans le pĂ©chĂ© de l’incrĂ©dulitĂ©. La doctrine nicolaĂŻte, c’était la corruption du clergĂ©, qui cherchait Ă  Ă©tablir un pouvoir politique en son sein, tandis que le balaamisme, c’était le fait de soumettre les gens Ă  leur systĂšme de crĂ©dos et de culte pour garder la main sur eux. Mais remarquez bien : qu’est-ce qui a liĂ© les gens Ă  l’Église de nom, et qui les a par lĂ  mĂȘme dĂ©truits? C’étaient les crĂ©dos et les dogmes, dont on avait fait des principes d’Église. C’était la doctrine de l’Église catholique romaine. On ne leur donnait pas la vraie nourriture, la Parole. La nourriture qu’on leur donnait, c’est celle qui provenait du culte des idoles : le paganisme de Babylone affublĂ© de termes chrĂ©tiens. Et il y a le mĂȘme esprit et la mĂȘme doctrine parmi tous les protestants; ils l’appellent la DÉNOMINATION. Le nicolaĂŻsme, c’est l’organisation, c’est d’humaniser la conduite de l’Église, et de dĂ©poser ainsi l’Esprit. Le balaamisme, c’est le mouvement dĂ©nominationnel, qui remplace la Bible par un manuel d’Église. Et jusqu’à ce jour, beaucoup d’enfants de Dieu restent captifs dans le piĂšge des mouvements dĂ©nominationnels, et Dieu leur crie : “Sortez du milieu d’elle, Mon peuple, afin que vous ne participiez point Ă  ses pĂ©chĂ©s, et que vous n’ayez point de part Ă  ses flĂ©aux.” Vous voyez, ils sont ignorants. Mais si l’enlĂšvement avait lieu maintenant mĂȘme, l’ignorance ne pourrait en aucun cas ĂȘtre invoquĂ©e pour faire appel du jugement que Dieu prononce sur ceux qui sont dans le mauvais clan.

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  Le fait que le clergĂ© s’organise avec une hiĂ©rarchie de subordination, dirigĂ©e par un prĂ©sident, c’est une manifestation de l’esprit antichrist, mĂȘme si, en apparence, c’est une chose merveilleuse et nĂ©cessaire. C’est bel et bien mettre le raisonnement humain Ă  la place de la Parole. Et toute personne qui se trouve dans une dĂ©nomination organisĂ©e est en plein dans un systĂšme antichrist. Mais je tiens Ă  dire ceci, et que ce soit bien clair : JE NE SUIS PAS CONTRE LES GENS, JE SUIS CONTRE LE SYSTÈME.

   Une fois l’Église unie Ă  l’État, la scĂšne est prĂȘte pour l’ñge des tĂ©nĂšbres. En effet, l’Église restera dĂ©sormais plongĂ©e un millier d’annĂ©es dans la profondeur des tĂ©nĂšbres, connaissant les profondeurs de Satan. Quand des gens religieux adoptent le nicolaĂŻsme en mĂȘme temps que le balaamisme, et qu’ils disposent de la puissance financiĂšre, du pouvoir politique et de la force physique pour les appuyer, alors il n’y a qu’une seule direction oĂč ils peuvent aller. Cette direction, c’est tout droit dans la doctrine de JĂ©zabel. Pourquoi dire cela? C’est que, comme nous l’avons montrĂ© dans notre Ă©tude du quatriĂšme Ăąge, JĂ©zabel Ă©tait une Sidonienne, fille d’Ethbaal, le grand prĂȘtre d’AstartĂ©. Ethbaal Ă©tait un assassin. Cette femme Ă©pousa Achab (roi d’IsraĂ«l) pour des raisons de convenance politique. Puis elle s’empara de l’autoritĂ© religieuse sur le peuple, fit mettre Ă  mort les LĂ©vites, et fit bĂątir des temples oĂč elle attira les gens Ă  venir adorer AstartĂ© (VĂ©nus) et Baal (le dieu soleil). C’est elle qui Ă©tablit l’enseignement et elle le fit enseigner par ses prĂȘtres, qui Ă  leur tour poussĂšrent les gens Ă  l’accepter. Vous voyez lĂ  exactement ce qu’était l’Église de nom dans l’ñge des tĂ©nĂšbres. On avait alors tout abandonnĂ© de la Parole de Dieu, Ă  part les noms et les titres de la DivinitĂ© ainsi que quelques principes bibliques. Ce qu’ils gardaient de la Bible, ils le tordaient en en dĂ©formant le sens. Leurs collĂšges d’évĂȘques, etc., Ă©crivirent de longs traitĂ©s, leurs papes se dĂ©clarĂšrent infaillibles et dirent qu’ils recevaient la rĂ©vĂ©lation de Dieu, et qu’ils parlaient aux gens en tant que Dieu. Tout ceci Ă©tait enseignĂ© aux prĂȘtres, qui firent croire cela aux gens par la peur. Croire autre chose signifiait la mort ou bien l’excommunication, qui pouvait ĂȘtre pire que la mort. C’était dĂ©sormais une Église Ă  la voix remplie d’assurance qui avait pris le contrĂŽle, et, ivre de puissance, elle but le sang des martyrs jusqu’à ce que les vrais ChrĂ©tiens soient presque exterminĂ©s et qu’il ne reste presque plus rien de la Parole et trĂšs peu des manifestations du Saint-Esprit. Mais la vraie vigne lutta, et parvint Ă  survivre. Dieu Ă©tait fidĂšle au petit troupeau, et, quoi que Rome ait pu infliger Ă  leurs corps, Rome ne pouvait pas tuer l’Esprit qui Ă©tait en eux, aussi la lumiĂšre de la VĂ©ritĂ© continua Ă  briller, appuyĂ©e par le Saint-Esprit et la puissance.

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   Il ne faudrait pas manquer de faire ici une observation fort instructive. Voyez : les Ɠuvres et les doctrines des NicolaĂŻtes, la doctrine de Balaam et l’enseignement de la fausse prophĂ©tesse JĂ©zabel ne sont pas trois esprits ou trois principes spirituels. Ce ne sont que les trois manifestations du mĂȘme esprit, qui atteint de nouvelles profondeurs. Ce n’est que l’esprit antichrist de l’organisation Ă  ses trois degrĂ©s diffĂ©rents. Le clergĂ©, aprĂšs s’ĂȘtre sĂ©parĂ© du peuple et avoir formĂ© une organisation, opprima le peuple en le poussant Ă  son tour dans l’organisation pour le lier. Cette organisation Ă©tait fondĂ©e sur les crĂ©dos et les dogmes qu’on enseignait aux gens Ă  la place de la pure Parole de Dieu. Les rites et les cĂ©rĂ©monies prirent une part de plus en plus importante dans le culte, et tout le systĂšme devint bientĂŽt une puissance militante et diabolique qui s’efforçait de contrĂŽler tout le monde par la persuasion du discours ou par la force physique. Ce systĂšme puisait son Ă©nergie dans ses fausses prophĂ©ties, et non dans la Parole de Dieu. Il Ă©tait devenu carrĂ©ment antichrist, bien qu’il se soit prĂ©sentĂ© au Nom de Christ.

   AprĂšs une pĂ©riode dĂ©sespĂ©rĂ©ment longue oĂč la VĂ©ritĂ© semblait vouĂ©e Ă  une mort certaine, des hommes finirent par s’élever en protestation contre l’infamie de l’Église catholique romaine : il Ă©tait absolument inconcevable que de tels enseignements et une telle conduite soient de Dieu. Ces protestations furent tantĂŽt dĂ©libĂ©rĂ©ment ignorĂ©es et Ă©touffĂ©es par l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale, tantĂŽt Ă©crasĂ©es par Rome. Mais un jour, dans Sa grĂące souveraine, Dieu envoya un messager du nom de Martin Luther pour lancer une rĂ©forme. Il Ɠuvra dans un climat oĂč l’Église catholique romaine avait tant tirĂ© sur la corde qu’elle Ă©tait bien prĂšs de s’y pendre. De ce fait, quand Luther prĂȘcha la justification par la foi, la vraie vigne connut une formidable croissance, chose qu’on n’avait pas vue depuis des siĂšcles. L’Église de nom, qui avait auparavant utilisĂ© l’appui du pouvoir politique, commençait Ă  subir les assauts de ce mĂȘme pouvoir politique. C’est lĂ  que Luther fit son erreur et que les vrais croyants firent leur erreur. Ils acceptĂšrent le soutien financier de l’État. Par consĂ©quent, cet Ăąge n’avança pas beaucoup dans la Parole. Certes il avança, Dieu en soit louĂ©, mais comme il s’appuyait largement sur le pouvoir politique, cet Ăąge aboutit Ă  l’organisation, et le groupe mĂȘme qui, Ă  l’époque de Luther, s’était dĂ©tachĂ© de la fausse vigne, devenait maintenant une fille de la prostituĂ©e en retournant au nicolaĂŻsme et au balaamisme. Cette pĂ©riode vit d’innombrables factions, dont il suffit de lire dans l’histoire Ă  quel point elles se persĂ©cutaient mutuellement, et parfois s’entre-tuaient, pour voir combien elles Ă©taient loin de la vraie semence. Mais il y avait parmi eux quelques noms, comme c’est le cas dans tous les Ăąges.

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   Voici notre seul sujet de nous rĂ©jouir de cet Ăąge : la rĂ©forme Ă©tait lancĂ©e. Il ne s’agissait pas d’une rĂ©surrection, mais d’une rĂ©forme. Ce n’était pas non plus une restauration. Seulement, le grain de blĂ© qui Ă©tait mort Ă  NicĂ©e et qui avait pourri pendant l’ñge des tĂ©nĂšbres avait maintenant produit une pousse de vĂ©ritĂ©, signe qu’un jour, Ă  la fin de l’Âge de LaodicĂ©e, juste avant que JĂ©sus revienne, l’Église redeviendrait une Épouse-Grain de BlĂ©, alors que l’ivraie serait moissonnĂ©e et brĂ»lĂ©e dans l’étang de feu.

   Le cinquiĂšme Ăąge ayant largement propagĂ© la Parole au moyen de l’imprimerie, le sixiĂšme Ăąge eut tĂŽt fait de tirer profit de cet Ă©tat de choses. Cet Ăąge constitua la deuxiĂšme Ă©tape de la restauration, et, comme nous l’avons dit prĂ©cĂ©demment, ce fut l’ñge de l’aigrette. L’instruction y Ă©tait florissante. C’était l’ñge d’hommes intellectuels qui aimaient Dieu et Le servaient. Les missionnaires Ă©taient nombreux, et la Parole se rĂ©pandait dans le monde entier. C’était l’ñge de l’amour fraternel. C’était l’ñge de la porte ouverte. Ce fut le dernier Ăąge long; l’Âge de LaodicĂ©e qui allait suivre serait un Ăąge court.

   Dans cet Ăąge, la vraie vigne connut un essor sans pareil, si on considĂšre le nombre de ses reprĂ©sentants Ă  l’échelle locale et ailleurs. Cet Ăąge vit des hommes saints accĂ©der Ă  des postes importants. La vraie vigne se multipliait, et la fausse vigne diminuait. Partout oĂč la vraie vigne allait, Dieu apportait lumiĂšre, vie et bonheur. La vraie nature de la fausse vigne Ă©tait dĂ©voilĂ©e : tĂ©nĂšbres, misĂšre, pauvretĂ©, ignorance et mort. Tout comme la fausse vigne, Ă  l’époque oĂč elle Ă©tait puissante, n’avait pas pu tuer la vraie vigne, celle-ci ne parvint pas, maintenant, Ă  ramener la fausse vigne Ă  JĂ©sus-Christ. La fausse vigne s’endurcit au contraire, attendant le moment oĂč le dernier Ăąge toucherait Ă  sa fin, et oĂč elle regagnerait tout, Ă  l’exception de ce petit troupeau qui est la vraie vigne Ă©lue de Dieu.

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   Mais combien cet Ăąge nous remplit de tristesse, alors que nous constatons que tous les grands mouvements de Dieu (et il y en a eu beaucoup) ont nĂ©gligĂ© de s’affranchir de la doctrine nicolaĂŻte; en effet, ils se sont tous organisĂ©s, et ils sont morts. Alors, ils se sont Ă©tablis en dĂ©nominations pour retenir dans des pĂąturages stĂ©riles des gens qui sont morts spirituellement. Sans qu’ils s’en rendent compte, tous ces groupes Ă©taient entachĂ©s de la mĂȘme erreur et, une fois la flamme du rĂ©veil passĂ©e, l’organisation prenait le pas et les gens devenaient des dĂ©nominations. Ils n’étaient que des ChrĂ©tiens de nom, mĂȘme si chaque groupe dĂ©clarait avec autant d’assurance que l’Église catholique romaine que c’est eux qui Ă©taient dans le vrai, et que tous les autres avaient tort. AssurĂ©ment, tout s’était mis en place pour que, dans le dernier Ăąge, les filles rentrent Ă  la maison, dans le giron de Rome, sous les ailes de la mĂšre poule.

   Nous en arrivons donc au dernier Ăąge : l’Âge de LaodicĂ©e. C’est l’ñge oĂč nous vivons. Nous savons que cet Ăąge est le dernier, car les Juifs sont de retour en Palestine. Quels que soient les Ă©vĂ©nements qui les y ont amenĂ©s, ils y sont. Et c’est maintenant le temps de la moisson. Mais avant qu’on puisse moissonner, il faut une maturation. Il faut que les deux vignes mĂ»rissent.

   L’Âge de Luther, c’était le printemps. L’Âge de Wesley, c’était l’étĂ©, l’époque de la croissance. L’Âge de LaodicĂ©e, c’est le temps de la moisson, quand l’ivraie est rĂ©coltĂ©e pour ĂȘtre liĂ©e et brĂ»lĂ©e, et que le blĂ© est engrangĂ© pour le Seigneur.

   Le temps de la moisson. Avez-vous remarquĂ© qu’au temps de la moisson, bien que la maturation s’accĂ©lĂšre nettement, la croissance ralentit en proportion, jusqu’à cesser totalement? N’est-ce pas exactement ce que nous voyons maintenant? La fausse vigne perd de nombreux membres au profit du communisme et de divers autres genres de croyances. Elle n’augmente pas en nombre comme elle voudrait nous le faire croire. Elle n’a plus la mĂȘme emprise sur les gens qu’avant, et, dans bien des cas, on ne va plus Ă  l’église que pour la forme. Et la vraie vigne? Que devient-elle? Est-ce qu’elle grandit? OĂč en sont les foules qui continuent Ă  venir aux rĂ©unions de rĂ©veil, et Ă  rĂ©pondre aux appels Ă  l’autel? La plupart de ces gens ne viennent-ils pas uniquement poussĂ©s par leurs Ă©motions, ou parce qu’ils dĂ©sirent quelque chose de physique plutĂŽt que ce qui est vĂ©ritablement Spirituel? Cet Ăąge n’est-il pas comme l’époque oĂč NoĂ© est entrĂ© dans l’arche, oĂč la porte s’est fermĂ©e, mais oĂč Dieu a encore attendu sept jours avant le jugement? Pendant ces jours de silence, personne ne s’est tournĂ© vers Dieu au vrai sens du terme.

 

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   Et pourtant, c’est le temps de la moisson. Dans cet Ăąge doivent donc apparaĂźtre ceux qui feront mĂ»rir le blĂ© et l’ivraie. L’ivraie est dĂ©jĂ  en train de mĂ»rir rapidement sous l’influence d’enseignants corrompus, qui dĂ©tournent les gens de la Parole. Mais le blĂ© doit mĂ»rir, lui aussi. Alors, Dieu lui envoie le Messager-ProphĂšte, avec un ministĂšre confirmĂ© pour que les Ă©lus l’acceptent. Ils l’écouteront, comme l’Église primitive a Ă©coutĂ© Paul, et cette vigne mĂ»rira dans la Parole jusqu’à devenir une Épouse-Parole dans laquelle se trouveront les Ɠuvres puissantes qui accompagnent toujours la Parole et la foi pures.

   Les groupes de la fausse Église se rassembleront dans un conseil ƓcumĂ©nique d’Églises. Ce conseil ƓcumĂ©nique des Églises est l’IMAGE FAITE À LA BÊTE. Apocalypse 13.11-18 :  “Puis je vis monter de la terre une autre bĂȘte, qui avait deux cornes semblables Ă  celles d’un agneau, et qui parlait comme un dragon. Elle exerçait toute l’autoritĂ© de la premiĂšre bĂȘte en sa prĂ©sence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la premiĂšre bĂȘte, dont la blessure mortelle avait Ă©tĂ© guĂ©rie. Elle opĂ©rait de grands prodiges, mĂȘme jusqu’à faire descendre du feu du ciel sur la terre, Ă  la vue des hommes. Et elle sĂ©duisait les habitants de la terre par les prodiges qu’il lui Ă©tait donnĂ© d’opĂ©rer en prĂ©sence de la bĂȘte, disant aux habitants de la terre de faire une image Ă  la bĂȘte qui avait la blessure de l’épĂ©e et qui vivait. Et il lui fut donnĂ© d’animer l’image de la bĂȘte, afin que l’image de la bĂȘte parlĂąt, et qu’elle fĂźt que tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bĂȘte fussent tuĂ©s. Et elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçussent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne pĂ»t acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bĂȘte ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la bĂȘte. Car c’est un nombre d’homme, et son nombre est six cent soixante-six.” Mais rappelez-vous, c’est la Rome impĂ©riale paĂŻenne qui est tombĂ©e sous l’épĂ©e. Mais elle a Ă©tĂ© guĂ©rie de sa blessure mortelle quand elle s’est alliĂ©e Ă  l’Église chrĂ©tienne de nom de Rome et qu’elle a mĂ©langĂ© le paganisme au Christianisme, devenant ainsi le Saint Empire Romain, lequel doit durer jusqu’à ce que JĂ©sus vienne la dĂ©truire. Mais Rome n’y va pas toute seule. Ses filles sont avec elles, et elle prendra une autoritĂ© absolue au moyen du Conseil ƓcumĂ©nique des Églises. Ceci semblera peut-ĂȘtre tirĂ© par les cheveux Ă  certains, mais en rĂ©alitĂ©, tout le monde peut le voir trĂšs clairement, parce que maintenant dĂ©jĂ , les Églises ont la haute main sur la politique, et au moment opportun elles montreront toute l’ampleur de leur emprise. Ce mouvement ƓcumĂ©nique finira avec Rome qui mĂšne la barque, mĂȘme si ce n’est pas ce que les gens avaient envisagĂ© au dĂ©part. C’est exact, car, dans Apocalypse 17.3-6, il est dit que la prostituĂ©e, la Babylone MystĂšre, est assise sur la bĂȘte. Elle contrĂŽle le dernier empire, le quatriĂšme. C’est l’Église romaine qui le fait. S’étant assujetti le systĂšme mondial des Églises, Rome aura le contrĂŽle, et cette image (le systĂšme des Églises) obĂ©ira Ă  Rome, parce que c’est Rome qui contrĂŽle l’or du monde. Ainsi, tout le monde devra appartenir au systĂšme mondial des Églises, ou se retrouver dĂ©nuĂ©s de tout, car ils ne pourront pas acheter ni vendre sans avoir la marque de la bĂȘte sur la main ou la tĂȘte. Cette marque sur la tĂȘte signifie qu’ils devront adopter la doctrine du systĂšme mondial des Églises, qui est celle de la trinitĂ©, etc., et la marque sur la main signifie qu’ils devront faire la volontĂ© de l’Église mondiale. Avec toute cette puissance, les systĂšmes d’Église persĂ©cuteront la vĂ©ritable Ă©pouse. Cette image essaiera d’empĂȘcher l’épouse de prĂȘcher, d’enseigner, etc. Ses prĂ©dicateurs se verront interdire d’apporter le rĂ©confort et la vĂ©ritĂ© aux gens qui en ont besoin. Mais avant que l’antichrist (en personne) prenne le contrĂŽle de tout ce systĂšme mondial des Églises, la vĂ©ritable Église sera enlevĂ©e de ce monde, et elle sera avec le Seigneur. Dieu enlĂšvera Son Ă©pouse pour l’emmener au glorieux Souper des Noces de l’Agneau.

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   Pour en revenir Ă  l’objectif de ce dernier chapitre, qui est de suivre les deux Églises, et les deux esprits, depuis la PentecĂŽte jusqu’à leur fin, nous terminerons en montrant maintenant ce qu’il en est dans l’Âge de LaodicĂ©e.

   Cet Ăąge a dĂ©butĂ© Ă  l’aube du vingtiĂšme siĂšcle. Comme c’est dans cet Ăąge que la vĂ©ritable Église devait redevenir l’épouse qu’elle Ă©tait Ă  la PentecĂŽte, nous savons qu’il devait nĂ©cessairement y avoir un retour de la puissance dynamique. Ceci, les croyants l’ont perçu dans leur esprit, et ils se sont mis Ă  crier Ă  Dieu, en demandant une nouvelle effusion semblable Ă  celle du premier siĂšcle. On crut voir la rĂ©ponse Ă  ce cri quand nombre de gens se mirent Ă  parler en langues et Ă  manifester les dons de l’Esprit. On crut alors qu’il s’agissait de la RESTAURATION attendue depuis si longtemps. Ce n’était pas le cas, car la pluie de l’arriĂšre-saison ne peut venir qu’aprĂšs la pluie de la premiĂšre saison, qui est la pluie du printemps, celle de l’ENSEIGNEMENT. La pluie de l’arriĂšre-saison, qui vient ensuite, c’est la pluie de la MOISSON. Comment ceci aurait-il pu ĂȘtre la chose rĂ©elle, alors que la Pluie de l’Enseignement n’était pas encore venue? Le Messager-ProphĂšte qui devait ĂȘtre envoyĂ© pour ENSEIGNER les gens et pour ramener les cƓurs des enfants aux pĂšres de la PentecĂŽte n’était pas encore venu. Ainsi, contrairement Ă  ce qu’on pensait, la restauration et la derniĂšre vivification pour l’enlĂšvement n’étaient pas venues. C’était plutĂŽt un mĂ©lange, oĂč les injustes avaient part Ă  la bĂ©nĂ©diction Spirituelle et aux manifestations du Saint-Esprit, comme nous n’avons cessĂ© de vous le montrer. La puissance dĂ©moniaque y avait aussi un rĂŽle, puisque des hommes Ă©taient sous l’empire des dĂ©mons sans qu’aucun ne semble s’en rendre compte. Ensuite, comme preuve que ce n’était pas le VRAI, ces gens (avant mĂȘme la venue d’une seconde gĂ©nĂ©ration) se sont organisĂ©s, ils ont rĂ©digĂ© leurs doctrines contraires Ă  l’Écriture, et Ă©levĂ© leurs propres barriĂšres, comme tous les autres groupes qui les avaient prĂ©cĂ©dĂ©s.

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   Rappelez-vous, quand JĂ©sus Ă©tait sur terre, Judas aussi y Ă©tait. Ils venaient chacun d’un esprit diffĂ©rent et, Ă  leur mort, chacun d’eux est allĂ© en son lieu. Ensuite, l’Esprit de Christ est revenu sur la vĂ©ritable Église et l’esprit de Judas est revenu sur la fausse Église. Nous le trouvons lĂ , dans Apocalypse 6.1-8 :  “Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnĂ©e, et il partit en vainqueur et pour vaincre. Quand il ouvrit le second sceau, j’entendis le second ĂȘtre vivant qui disait : Viens et vois. Et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’enlever la paix de la terre, afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres; et une grande Ă©pĂ©e lui fut donnĂ©e. Quand il ouvrit le troisiĂšme sceau, j’entendis le troisiĂšme ĂȘtre vivant qui disait : Viens et vois. Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main. Et j’entendis au milieu des quatre ĂȘtres vivants une voix qui disait : Une mesure de blĂ© pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier; mais ne fais point de mal Ă  l’huile et au vin. Quand il ouvrit le quatriĂšme sceau, j’entendis la voix du quatriĂšme ĂȘtre vivant qui disait : Viens et vois. Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur pĂąle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le sĂ©jour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donnĂ© sur le quart de la terre, pour faire pĂ©rir les hommes par l’épĂ©e, par la famine, par la mortalitĂ©, et par les bĂȘtes sauvages de la terre.”  Vous voyez comment cet esprit de Judas est revenu comme cavalier sur un cheval blanc. Il Ă©tait blanc. Tout proche du vrai, comme Judas Ă©tait tout proche de JĂ©sus. Une couronne lui fut donnĂ©e (Ă  celui qui montait le cheval blanc). Comment? Cet esprit Ă©tait Ă  prĂ©sent dans le chef du systĂšme nicolaĂŻte, il Ă©tait un pape Ă  la triple couronne, assis comme Dieu dans son temple, se faisant passer pour le vicaire de Christ. Si “vicaire de Christ” veut dire “au lieu de Christ”, “à la place de” ou “de la part de Dieu”, alors le pape se faisait passer pour le Saint-Esprit, ce qui revenait Ă  dĂ©poser le Saint-Esprit, Ă  agir Ă  Sa place. C’est l’esprit de Judas en lui qui faisait cela. Vous voyez comme il a conquis – il partit en vainqueur et pour vaincre. Christ n’a pas fait cela. Les seuls qui sont venus Ă  Lui Ă©taient dĂ©jĂ  prĂ©destinĂ©s par le PĂšre. Et cet esprit s’est perpĂ©tuĂ©, au point qu’un jour il s’incarnera vĂ©ritablement dans un homme qui dirigera le Conseil ƓcumĂ©nique des Églises, comme nous l’avons dit. Et c’est au moyen de son or (rappelez-vous que Judas tenait les cordons de la bourse) qu’il dominera le monde entier, et ce systĂšme antichrist possĂ©dera tout, et il essaiera d’avoir le contrĂŽle sur chaque individu. Mais JĂ©sus reviendra et les dĂ©truira tous par l’éclat de Sa venue. Et ils finiront dans l’étang de feu.

Sept Ăąges_chapitre 10 page 370

   Mais la vraie semence, alors? Il lui arrivera exactement ce que nous avons dit. Le peuple de Dieu est prĂ©parĂ© par la Parole de VĂ©ritĂ© transmise par le messager pour cet Ăąge. En elle se trouvera la plĂ©nitude de la PentecĂŽte, car l’Esprit ramĂšnera les gens exactement lĂ  oĂč ils Ă©taient au commencement. C’est “Ainsi dit le Seigneur”.

   C’est “Ainsi dit le Seigneur”, car c’est ce qu’il est dit dans JoĂ«l 2.23-26 :  â€œEt vous, enfants de Sion, soyez dans l’allĂ©gresse et rĂ©jouissez-vous en l’Éternel, votre Dieu, car Il vous donnera la pluie en son temps, Il vous enverra la pluie de la premiĂšre et de l’arriĂšre-saison, comme autrefois. Les aires se rempliront de blĂ©, et les cuves regorgeront de moĂ»t et d’huile. Je vous restaurerai les annĂ©es qu’ont dĂ©vorĂ©es la sauterelle, les jĂ©leks, le hasil et le gazam, Ma grande armĂ©e que J’avais envoyĂ©e contre vous. Vous mangerez et vous vous rassasierez, et vous cĂ©lĂ©brerez le Nom de l’Éternel, votre Dieu, qui aura fait pour vous des prodiges; et Mon peuple ne sera plus jamais dans la confusion.” Il est dit ici que Dieu va “restaurer”. L’Âge de Luther n’a pas restaurĂ© l’Église; il a lancĂ© une rĂ©forme. L’Âge de Wesley n’a pas restaurĂ©. L’Âge de la pentecĂŽte n’a pas restaurĂ©. Mais Dieu doit restaurer, car Il ne peut pas renier Sa Parole. Il ne s’agit pas de la rĂ©surrection de l’Église; il s’agit de la “Restauration”. Dieu ramĂšnera l’Église tout droit Ă  la PentecĂŽte de l’origine. Or, remarquez qu’au verset 25, il est dit pourquoi il nous faut une restauration. C’est que la sauterelle, le jĂ©lek, le hasil et le gazam ont tout dĂ©vorĂ©, Ă  part la racine et un petit bout de tige. Et on nous dit que tous ces insectes, en fait, ce sont un seul et mĂȘme insecte, Ă  diffĂ©rents stades de son dĂ©veloppement. C’est exact. Ils sont l’esprit de l’antichrist, manifestĂ© dans l’organisation, la dĂ©nomination et la fausse doctrine, tout au long des Ăąges. Et cette pauvre petite racine et cette tige vont ĂȘtre restaurĂ©es. Dieu ne va pas planter une nouvelle Église, mais Il va ramener ce qu’Il avait plantĂ© au dĂ©part Ă  sa semence d’origine. Il le fait, comme il est dit au verset 23, par la pluie de l’enseignement, ou pluie “de la premiĂšre saison”. Ensuite viendra la pluie de la moisson : la foi de l’EnlĂšvement.

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   Nous sommes donc en ce moment mĂȘme au temps de l’accomplissement intĂ©gral de Matthieu 24.24 : “Au point de sĂ©duire, s’il Ă©tait possible, mĂȘme les Ă©lus.” Et qui est-ce qui essaiera de sĂ©duire mĂȘme les Ă©lus? Évidemment, c’est l’esprit de l’antichrist dans les “faux oints” de ce dernier jour. Ces faux sont dĂ©jĂ  venus au “Nom de JĂ©sus”, en prĂ©tendant ĂȘtre oints de Dieu pour le dernier jour. Ce sont les faux messies (oints). Ils prĂ©tendent ĂȘtre prophĂštes. Mais sont-ils un avec la Parole? Pas du tout. Ils y ont ajoutĂ© quelque chose ou en ont retranchĂ© quelque chose. Personne ne nie que l’Esprit de Dieu se manifeste sur eux par des dons. Mais, comme Balaam, ils ont tous leurs programmes, ils font leurs appels d’argent, ils pratiquent les dons, mais ils renient la Parole ou la contournent, de peur qu’une controverse ne compromette leurs chances de gagner plus. Et pourtant, ils prĂȘchent le salut et la dĂ©livrance par la puissance de Dieu, tout comme Judas, qui avait un ministĂšre donnĂ© par Christ. Mais, comme ils sont de la mauvaise semence, alors ils sont motivĂ©s par un mauvais esprit. Religieux? Oh! la la! Ils dĂ©passent les Ă©lus en efforts et en zĂšle, mais c’est l’esprit de LaodicĂ©e, et non celui de Christ, car il recherche les grandes foules, les programmes ambitieux et les signes spectaculaires. Ils prĂȘchent la seconde venue de Christ, mais renient la venue du messager-prophĂšte, bien qu’il les Ă©clipse tous en puissance, en signes et en vĂ©ritable rĂ©vĂ©lation. Oh oui, ce faux esprit qui est tellement proche du vrai en ce dernier jour, on ne peut le discerner qu’en ce qu’il s’écarte de la Parole. Et quand on le surprend Ă  ĂȘtre anti-Parole, il se rabat sur l’argument dont nous avons dĂ©jĂ  montrĂ© combien il est erronĂ© : “Nous avons des rĂ©sultats, non? Nous sommes forcĂ©ment de Dieu.”

   Avant de conclure, je voudrais dire ceci. Nous avons constamment parlĂ© du Grain de BlĂ© tombant en terre, puis faisant pousser deux pousses, puis l’aigrette, puis le vĂ©ritable Ă©pi. Certains pourraient se demander si ce que nous disions, c’est que les luthĂ©riens n’avaient pas le Saint-Esprit parce qu’ils se bornaient Ă  enseigner la justification. Certains pourraient se poser des questions sur les mĂ©thodistes, etc. Non monsieur, ce n’est pas du tout ce que nous voulons dire. Nous ne parlons pas des individus ou des gens, mais de l’ÂGE. Luther avait l’Esprit de Dieu, mais son Ăąge n’était pas celui de la restauration complĂšte par une nouvelle effusion semblable Ă  celle du dĂ©but. MĂȘme chose pour Wesley, Booth, Knox, Whitefield, Brainard, Jonathan Edwards, MĂŒller, etc. Certainement, ils Ă©taient remplis du Saint-Esprit. Absolument. Mais l’ñge dans lequel ils vivaient n’était pas celui de la restauration, pas plus qu’aucun autre Ăąge, hormis le dernier, l’ñge oĂč les tĂ©nĂšbres de l’apostasie ont tout englouti. L’ñge oĂč nous vivons est celui de l’apostasie, et c’est celui de la restauration; c’est l’ñge oĂč le cycle s’achĂšve. C’est celui qui termine tout.

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   Nous en arrivons donc Ă  la conclusion des Sept Âges de l’Église, ne disant que ce que l’Esprit dit Ă  chaque Ăąge : “Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises.”

   Je crois sincĂšrement que l’Esprit de Dieu nous a parlĂ©, non seulement pour nous enseigner la vĂ©ritĂ© sur les Ăąges, mais aussi qu’Il a fidĂšlement ƓuvrĂ© dans des cƓurs pour que ceux-ci se tournent vers Lui. C’est lĂ  le but de toute prĂ©dication et de tout enseignement. En effet, c’est par la prĂ©dication et par l’enseignement de la Parole que les brebis entendent la voix de Dieu et qu’elles Le suivent.

   À aucun instant je n’apporte aux gens un message pour les pousser Ă  me suivre ou Ă  se rattacher Ă  mon assemblĂ©e, ou Ă  fonder un groupe, une organisation. Je n’ai jamais fait cela, et je ne le ferai pas maintenant. Je n’ai pas d’intĂ©rĂȘt pour ces choses. J’ai, en revanche, un intĂ©rĂȘt pour les choses de Dieu et pour les gens, et je serai satisfait si je peux rĂ©aliser une seule chose. Cette chose, c’est de voir s’établir une relation spirituelle vĂ©ritable entre Dieu et les hommes, dans laquelle les hommes deviennent de nouvelles crĂ©atures en Christ, remplis de Son Esprit, et vivant selon Sa Parole. J’adresse Ă  tous une invitation, un appel et un avertissement, pour que vous Ă©coutiez Sa voix maintenant mĂȘme, et que vous Lui abandonniez entiĂšrement votre vie, comme je suis certain de Lui avoir abandonnĂ© tout ce que j’ai. Que Dieu vous bĂ©nisse, et que Sa venue rĂ©jouisse votre cƓur.
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