Pourquoi Certaines Personnes Ne Peuvent Pas Conserver La Victoire

Date: 57-0324 | La durée est de: 1 heure et 38 minutes | La traduction: Shp
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1          ...et nous étions en train de débattre s’il fallait que je parte mardi soir ou mercredi matin pour commencer à Wichita, dans le Kansas, le vendredi. Je leur ai dit qu’il m’était impossible d’atteindre le Nord à cause de la neige. Et nous réfléchissions lorsque nous avons entendu ce cantique Crois seulement commencer. Et je l’ai regardé et j’ai dit: «Des nations et des nations, des gens de toutes les langues m’ont invité à l’estrade par ce cantique au cours de ces dix dernières années ou plus.» Et j’ai dit: «Quand... Si je m’en allais avant que le Seigneur Jésus vienne, c’est établi que pendant qu’on me déposera en terre, les gens se lèveront et chanteront Crois seulement, pendant mon enterrement.» J’ai dit: «J’espère que lorsque... si j’arrive au Ciel, nous chanterons cela lorsque nous arriverons, ceux qui seront déjà morts.» En effet, c’est vraiment ce que je crois... c’est le Seigneur Jésus.

2          Eh bien, nous sommes... Les mouchoirs et tout, sur lesquels on doit prier... C’est une–une grande expression de–de la foi qu’ont les gens. Il y a tant de choses que je pourrais dire, qui pourraient être... La grande partie de mon ministère consiste pratiquement à envoyer ces mouchoirs et autres, parce que de cette manière, je contacte plus de gens. Et j’ai... Souvent les gens disent: «Frère Branham, alors que frère Roberts ou frère Allen ou certains de ces autres hommes prient pour cinq cents personnes, vous, vous en prenez trois ou quatre.» Eh bien, cela est peut-être vrai. Mais, vous savez, ils font ce que Dieu leur dit de faire; et moi, je fais ce que Dieu me dit de faire. Ainsi, je... Mon ministère est un peu différent. Mais, je contacte beaucoup de gens de cette manière, par le truchement des–des mouchoirs, des linges et de petits morceaux d’étoffes. Et vous pouvez envoyer chez moi votre demande à tout moment, si vous voulez en avoir, c’est simplement: Jeffersonville, Indiana, boîte postale 325. Mais, même Jeffersonville tout court, ça me parviendra. Et puis,... Nous sommes donc heureux, et nous les envoyons à, (oh!) des milliers de personnes chaque semaine dans le monde entier. Et cela connaît un grand succès auprès des gens qui croient et qui ont foi en Dieu pour leur guérison.

3          Et maintenant, cet après-midi, nous allons prier sur ces mouchoirs avant de partir, et vous pourrez les récupérer. S’il s’est fait que vous n’en avez pas déposé un ici, écrivez simplement à mon adresse. Ça vous sera envoyé gratuitement, absolument. On ne–on ne taxe rien sur quoi que ce soit que nous avons, rien. Les services sont gratuits, tout est gratuit. Nous avons des livres. Il y a quelques minutes, les jeunes gens m’ont dit qu’il en reste presqu’un demi carton pour lundi... Nous ne les vendrons pas le dimanche. Et il ne reste que quelques photos pour lundi et mardi. Et puis... Nous les achetons chez ceux qui les impriment. Et nous le revendons avec une réduction de quarante cents par rapport au prix d’achat. On les apporte... Si les gens n’ont pas d’argent et qu’ils veulent les obtenir quand même, nous les leur donnons de toute façon. Dieu fait la compensation d’une façon ou d’une autre. Ainsi, on ne taxe rien sur quoi que ce soit. Sentez-vous vraiment libre d’envoyer votre demande pour toute chose, ou pour toute aide que nous pouvons vous apporter pour vous rendre la vie un peu meilleure, pour atténuer un peu vos épreuves; voilà pourquoi je suis ici. C’est pour cela que je suis ici.

4          J’aurais bien voulu pouvoir personnellement aller avec chacun de vous chez lui et bavarder avec lui un moment. Je–j’aurais bien voulu faire cela, mais je ne saurais pas le faire. C’est tout simplement impossible. Mais, je suis sûr que vous comprenez cela. Ainsi, il y a une chose que vous–vous pouvez tous faire pour moi: c’est prier pour moi. En effet, c’est la chose dont, à ma connaissance, j’ai le plus besoin, la prière.

            Je suis très enroué. Et je n’ai pas eu de repos depuis très longtemps, comme je le dis, depuis pratiquement quatre mois maintenant, sans aucune soirée d’interruption; tout le temps je ne fais que continuer de prêcher et de prier pour les malades. Et c’est... Vous pouvez certainement voir la différence après que quelqu’un a prêché si longtemps. Vous pouvez vous représenter cela; et puis, les services de guérison sont deux fois plus pénibles pour moi que la prédication.

5          Ainsi, cet après-midi, le Seigneur voulant, nous avons choisi un court passage juste pour parler aux gens pendant quelques instants. Et puis demain, les services de guérison et autres vont reprendre. Nous ne savons pas ce que notre Seigneur fera. Il peut carrément descendre cet après-midi, et nous pourrions avoir le plus grand service de guérison que nous ayons jamais eu. Nous ne savons pas. Il–Il fait simplement les choses à Sa propre manière. Nous essayons simplement de suivre Sa conduite.

6          Et maintenant, avant d’ouvrir Sa Parole bénie, selon que nous plaçons...?... pour faire la lecture, parlons-Lui juste un peu par la prière alors que nous inclinons la tête. Notre Adorable Père céleste, nous Te rendons grâces pour le privilège que nous avons d’entrer dans cette belle et grande arène cet après-midi, qui nous sert d’abri, et d’être assemblés au Nom de Ton Fils, le Seigneur Jésus, de savoir aussi que dans ces heures sombres et terribles où nous vivons, à la fin de l’âge, qu’il y a toujours des milliers de gens qui croient en Toi et qui attendent Ta Venue qui est très proche. Et nous sentons aujourd’hui que ces gens qui se sont assemblés ici cet après-midi, ce sont les élus, la crème de la moisson d’Oakland et des environs. Ils sont venus dans un seul but: entendre la Parole de Dieu et communier autour d’Elle.

7          Et nous Te prions humblement, ô notre Père, de prendre ce service en Tes propres mains, sous Ton propre contrôle et d’en tirer gloire pour Toi-même. Sanctifie la voix qui va parler. Elle est vraiment toute à Toi; c’est tout ce que j’ai, Père, mais je Te la donne. Et sanctifie les oreilles qui vont entendre, et puisse chaque coeur recevoir. Que cela ne soit pas considéré comme un message de l’homme, mais plutôt comme un message venant de Dieu. Car nous écoutons et nous sommes impatients d’entendre tout ce que nous pouvons, en guise d’instructions, afin que nous nous tenions saints et irrépréhensibles devant Toi, en cette heure qui approche rapidement. Nous demandons cette bénédiction au Nom de Christ. Amen.

8          Dans le Livre d’Ezéchiel, chapitre 36, verset 26, je vais lire une petite portion. [Une prophétie est apportée. N.D.E.] Amen. Grâces soient rendues à Dieu pour cette Parole. Elle nous donne toujours du courage. Eh bien, autrefois, on chantait un cantique comme ceci: «Prenons tous courage, car nous ne sommes pas seuls.» C’est vrai. Le Seigneur est ici. Nous croyons cela.

Je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j’ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair.

Je mettrai mon esprit en vous, et ... que vous suiviez mes ordonnances, et ... observiez... mes lois.

            Que le Seigneur ajoute Ses bénédictions à la lecture de Sa Parole. Ezéchiel, chapitre 36, les versets 26 et 27.

            Eh bien, cet après-midi, nous désirons parler de ce grand et puissant prophète, Ezéchiel, et de sa prophétie. Et vous savez donc que les prophètes de la Bible étaient considérés comme les aigles de Dieu.

9          Eh bien, en étudiant la nature, comme je le prêche... en effet, c’était ma première Bible qui m’a conduit à Christ. Nous n’avions jamais eu de Bible dans notre maison. J’avais vingt ans, et on n’avait jamais vu une Bible dans notre maison, à ce que je sache. Nous n’étions pas du tout religieux. Les gens de ma famille étaient autrefois des catholiques. Et ils avaient abandonné l’église, ils se mariaient en dehors de l’église et ils s’en étaient éloignés. Et ils n’avaient pas de religion du tout. Et alors, juste par Sa grâce, le Seigneur m’a ramassé. Et, je L’aime pour cela. Oh! jamais je n’aurais pu... Il y a en moi quelque chose qui tient bon; c’est l’amour de Dieu.

            Et maintenant, en étudiant la nature, ça... je vois où résidait la grande sagesse de Dieu; elle consistait à me permettre de comprendre les choses naturelles, afin qu’étant sans instruction, je puisse alors être en mesure de comprendre le surnaturel. Car toutes choses dans le surnaturel, ou dans le naturel sont des types des choses dans le surnaturel. Je ne sais pas si vous comprenez cela, mais ce–c’est vrai. Toute chose sur terre reflète quelque chose dans les cieux. Les types et tout, ce sont des ombres. Notre propre ombre ici sur cette terre est... Ce que nous sommes maintenant n’est qu’un–un type de ce que nous serons dans cette glorieuse résurrection, quand tous les péchés, toutes les maladies, toutes les douleurs et la mort ne seront plus.

10        Et l’aigle était un type du prophète. Eh bien, l’aigle est un oiseau puissant. Et l’un des spectacles les plus tristes que j’aie jamais vus de ma vie, c’était un jour au jardin zoologique de Cincinnati. Il y a quelques instants, mon fils m’a dit qu’ils en ont un de l’autre côté du lac par ici, dans une espèce de–de petit espace là-bas, comme un petit jardin zoologique où ils ont quelques animaux. Et je n’aimerais même pas voir cela. S’il y a une chose que je déteste voir, c’est une créature qui est enfermée dans une cage. Et je déteste voir des chrétiens qui sont enfermés dans des cages. Si vous donnez à votre canari toute la nourriture orthodoxe que vous pouvez lui donner, et que vous le gardiez dans une cage, quel bien cela lui fera-t-il de bien le nourrir, de rendre ses ailes fortes, si vous ne lui accordez pas de l’espace pour voler? C’est donc ce que je pense du chrétien qui est enfermé dans une cage. Nous devrions être libres. Si nous étudiions la Parole et croyions la Parole, donnez-nous de l’espace. Certainement. Sortons et entrons en action, exerçons notre foi.

11        Alors, j’observais ce grand et puissant oiseau, l’aigle, et comment de ses grandes ailes il s’élançait et se heurtait contre la–la cage; et il retombait à la renverse et regardait en haut vers le ciel. Et à force de se heurter, ses ailes avaient perdu toutes leurs plumes, et–et sa tête était toute meurtrie, et il était étendu sur le dos. Après avoir heurté ces gros barreaux et être retombé, il levait les yeux vers le ciel, ses yeux fatigués regardaient vers le firmament, car il est un oiseau céleste. Il peut voler plus haut que n’importe quel autre oiseau qui existe. Eh bien, le faucon ne peut aucunement l’égaler. Aucun oiseau sur terre ne peut voler à côté de l’aigle. Il monte très loin dans les airs. Aucun autre oiseau ne peut supporter cela; sa constitution ne lui permettrait pas d’aller à une telle altitude. Il mourra s’il monte là-haut. Il y a très peu d’air et il ne saurait respirer; il périrait et tomberait à terre. L’aigle par contre est un oiseau qui est créé pour voler très haut dans le ciel.

12        Eh bien, si vous pouvez comprendre ce que je veux dire cet après-midi, je veux que ce soit une leçon pour les gens, selon que le Seigneur me permettra de m’exprimer. Vous voyez, les dons et les appels sont sans repentir. Nous avons besoin de l’oiseau moqueur. Nous avons besoin des roitelets. Nous avons besoin de tous les autres oiseaux et des aigles. Mais l’aigle ne peut rien au fait qu’il est un aigle. Dieu l’a créé un aigle. Et il est inutile pour tout autre oiseau d’essayer de monter avec lui, parce qu’il ne saura tout simplement pas aller si haut. Et l’aigle ne pourrait pas non plus être aussi rapide et vif que le petit colibri. Mais chaque chose a sa place. Et chaque don de l’Eglise a sa place. Juste parce que l’un est un aigle, l’autre quelque chose d’autre, et l’autre quelque chose d’autre, et que tout, dans la grande économie de Dieu, concourt au bien; tout. Mais si donc le colibri essayait d’être un aigle, il se détruirait. Et si l’aigle essayait d’être un colibri, il se détruirait. Voyez-vous? Et si la colombe essayait d’être un corbeau, elle mourrait. Vous voyez? Et le corbeau ne peut pas être une colombe. Voilà donc ce qu’il en est. Nous sommes tout simplement différents, et Dieu nous fait ainsi.

13        Mais l’aigle... C’est de lui que nous parlons maintenant. Dieu a comparé ses prophètes aux aigles. Eh bien, la raison pour laquelle il les a comparés aux aigles, c’est parce que plus vous montez, plus loin vous voyez. Si vous pouviez vous élever très haut au-dessus de la terre, vous pourriez voir toute la terre, comment elle est ronde. Et, plus haut vous montez, plus loin vous voyez. Et Dieu a eu Ses prophètes de l’Ancien Testament, car «Dieu, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, a parlé à nos pères par les prophètes. Mais dans ces derniers jours, Il nous a parlé par Son Fils, Jésus-Christ». Et je... Quand les prophètes de l’Ancien Testament s’élevaient très loin dans l’Esprit, très haut, ils pouvaient regarder très loin et voir des choses à venir. C’est Dieu qui les élevait. Et maintenant, si l’aigle peut donc aller si haut et que sa vue ne corresponde pas à son–son aptitude à voler, alors ça ne lui servirait à rien de voler là-haut si, en arrivant là, il devenait aveugle. Mais il... Son oeil est fait de façon à s’accommoder avec le reste de son corps. Et quand il monte là-haut, il voit et il peut regarder très loin.

14        Et le prophète de l’Ancien Testament s’élevait dans l’Esprit, il montait très haut et voyait des choses qui allaient arriver. Et Ezéchiel était l’un des aigles de Dieu, Son prophète. Il montait très haut et il pouvait voir très loin, et il a même vu tout du long jusque dans notre âge présent. Il a pu voir environ deux mille cinq cents ans à l’avance, quand il est monté dans l’Esprit de Dieu. Et il a vu le jour dans lequel nous vivons, c’est pourquoi il a pu écrire cela. Et, nous pouvons observer cela comme ça s’accomplit. Ce que les prophètes de la Bible ont annoncé, chaque Parole s’accomplira. Parfois nous... C’est difficile pour nous de croire cela, mais Dieu le fera de toute façon, parce que c’est Sa Parole. Et Il–Il est toute la sagesse; Il est infini; Il comprend; Il connaît bien ce qui a été et ce qui sera. Par conséquent, Il pouvait par prédestination faire tout concourir pour Son bien.

15        Maintenant, l’homme a été placé sur la base du libre–libre arbitre. Et il ne peut pas... Dieu ne peut pas prendre un homme et lui dire: «Eh bien, Je vais te faire faire ceci. Je vais faire de toi–de toi un homme perdu. Je vais faire de toi un homme sauvé.» Ce n’est pas la nature de Dieu. Non. Il ne veut pas qu’aucun ne périsse, mais Il veut que tous se repentent. Mais s’Il était... Etant infini comme Il l’est, Il connaissait dès le commencement qui périrait et qui ne périrait pas, parce qu’Il connaissait ce qui arriverait. Maintenant, Il ne veut pas qu’il en soit ainsi; Il veut que tous reviennent à Lui, mais Il sait qui reviendra et qui ne reviendra pas. Par conséquent, Il pouvait par prescience, Il peut faire marcher toutes choses parfaitement selon Son plan. Oh! n’êtes-vous pas heureux pour un tel Père?

16        Pensez-y, chacun de vous ici aujourd’hui a son nom dans le Livre de Vie de l’Agneau, ce n’est pas vous qui l’Y avez mis; et ce n’est pas non plus votre pasteur qui l’Y a mis, ni votre église; mais c’est Dieu qui l’Y a mis. Et quand Dieu l’a-t-il fait? Il est écrit avec le Sang de l’Agneau. Combien croient cela? Il n’y a pas assez de décolorant ou que sais-je encore au monde pour l’effacer de là. Ecoutez. Dieu a écrit votre nom dans le Livre de Vie dès [avant] la fondation du monde, dit la Bible. Nous ne sommes vraiment rien. Jamais vous n’avez eu quoi que ce soit à faire à ce sujet; jamais je n’ai eu quoi que ce soit à faire à ce sujet; Dieu Lui-même a fait cela dès la fondation du monde, quand Il a immolé l’Agneau. Par Sa prescience, Il savait que Christ serait là, et Il fut appelé l’Agneau de Dieu, immolé dès la fondation du monde. Et la bête séduira tous les habitants de la terre, ceux dont les noms n’ont pas été écrits dans le Livre de Vie de l’Agneau dès la fondation du monde.

17        J’aurais aimé que vous les pentecôtistes, vous compreniez cela. C’est une chose qui vous dépasse. C’est ce qui vous amène la peur et du trouble. «Oh! direz-vous, Frère Branham, je crains que vous alliez à l’extrême concernant la sécurité éternelle, et tout ça.» Oh! non, vous ne devriez pas vous inquiéter à ce sujet si vous gardez votre coeur dans la Bible, absolument pas. C’est vrai. C’est la–c’est la Parole de Dieu.

            Et un homme dira: «Eh bien, je suis sauvé. Je fais simplement ce que...» Je fais toujours ce que je veux faire. Et si je sais que mes motifs sont faux, alors je ferais mieux de retourner à l’autel. En effet, si Dieu est en moi, j’aurai le désir de ne faire que les choses qui plaisent à Dieu. C’est la nature de la–de la personne qui lui fait faire ce qu’elle fait. C’est la nature.

18        Et Dieu, dès le commencement, connaissait chaque personne qui vivrait sur la terre, dès le commencement. Il connaissait chaque mouche, chaque puce, tout ce qui existerait. Il est infini, et Il connaissait toute chose. Et ainsi donc, le jour où nos noms ont été placés dans le Livre de Vie de l’Agneau... ils Y ont été placés avant la fondation du monde. Et l’Evangile qui doit être prêché n’est donc rien d’autre que pêcher à la seine tous les poissons du lac, comme l’a dit Jésus «Le royaume des cieux est...» Vous direz: «A quoi sert-il donc de prêcher? Un prédicateur a son rôle à jouer. Il a... Le Royaume des cieux est semblable à un homme qui a jeté son filet dans l’eau et qui l’a retiré. Eh bien, il y a tant de poissons dans ce lac, et quand le dernier poisson est pris, c’est terminé. Eh bien, un–un prédicateur ne fait que jeter le filet après quoi il tire. Dans ce grand filet, la Bible enseigne qu’il y prend tout. Il prend des araignées d’eau, des grenouilles, des serpents, des lézards, des tortues d’eau douce, des têtards et des poissons. Eh bien, ce n’est pas à moi de déterminer ou de juger, de dire qui est poisson et qui est têtard. Mais si vous les observez simplement–si vous les observez simplement, la nature qui est en eux montre ce qu’ils sont. C’est exact. C’est tout à fait exact.

19        Observez quand un message de l’Evangile est proclamé. Beaucoup de gens viennent autour de l’autel. Certainement, le filet les a attrapés. Juste peu après, le vieux frère Tortue d’eau douce dressera la tête et dira: «Je ne croyais tout simplement pas cela pour commencer.» Il était une tortue d’eau douce dès le départ; voilà tout. Et le serpent dira: «Vous savez, il y a quelque chose dans cette vieille histoire des saints exaltés que je ne peux pas supporter.» Dès le départ, le serpent... C’est exact. Et plouf! plouf! plouf! flac! flac! la vieille araignée d’eau retourne aussitôt dans l’eau. C’est ce qu’elle était dès le départ. Quand le filet est passé sur eux, c’est ce qu’ils étaient. C’est tout à fait exact. Mais le poisson était un poisson quand le filet est passé sur lui aussi. Nous pêchons à la seine des poissons. C’est Dieu qui détermine 

20        Et c’est... Si cette–cette religion chrétienne doit avoir comme solide fondement les aptitudes intellectuelles, alors nous n’avons pas besoin du Saint-Esprit. C’est exact. Si la foi chrétienne a comme fondement des programmes d’enseignement, les dénominations et tout, la construction de grands édifices, et que sais-je encore que nous avons aujourd’hui, alors nous n’avons pas besoin du Saint-Esprit pour diriger l’Eglise de Dieu. C’est juste. Alors, la meilleure chose que nous devons faire, s’il en est ainsi, c’est que nous soyons donc dans le bon programme. Faisons venir toute personne qui peut commencer une dénomination, faisons-le. Construisons les plus grandes églises que nous pouvons avoir. Et faisons venir les prédicateurs les plus intelligents que nous pouvons trouver. Prenons l’homme qui a le plus grand diplôme que nous pouvons trouver. Chassons les pauvres et les... ainsi de suite dans la rue, et prenons les hommes les mieux vêtus, et les gens les mieux pensants que nous pouvons avoir, l’élite intellectuelle, si c’est ça qui doit diriger l’Eglise: l’intellectualisme.

21        Mais, frère, ce glorieux esprit nouveau dont nous parlons, cette glorieuse et nouvelle Eglise qu’Ezéchiel a vue ici, ne devrait pas être dirigée par l’intellectualisme. Elle devrait être dirigée par le Saint-Esprit. Et alors, si c’est le Saint-Esprit qui doit diriger l’Eglise, nous n’avons pas tellement besoin de nous disputer au sujet des dénominations, sur l’intellectualisme et sur qui peut dire «Amen» plus élégamment et qui est le mieux vêtu. Nous n’avons pas besoin de cela.

            Alors, faisons ce que Jésus nous a ordonné de faire. Allez dans les rues et les chemins, et prenez les estropiés, les boiteux, les aveugles, les pauvres et tous les autres et faites-les entrer. Car le grand souper sera dressé l’un de ces jours. C’est ce dont nous avons besoin. Voilà le genre de religion dont nous avons besoin. Alors nous nous demandons comment nous pouvons l’avoir.

22        Eh bien, il ne nous a jamais été recommandé de produire les fruits. Non, non. Nulle part, Dieu n’a jamais demandé de produire les fruits. Nous devons porter les fruits. Et il y a une grande différence entre produire et porter. Or, nous produisons l’instruction. Nous produisons de la psychologie. Nous produisons l’intellectualisme, la forme extérieure. Mais pour porter les fruits, cela doit partir de l’intérieur pour se manifester à l’extérieur. Nous essayons de maquiller cela à l’extérieur. Mais ce n’est pas ainsi qu’est bâtie l’Eglise de Dieu; la chose part de l’intérieur pour se manifester à l’extérieur. La pomme ne vient pas de l’extérieur de l’arbre; elle vient de l’intérieur pour se manifester à l’extérieur. La vie de l’arbre révèle ce qu’est l’arbre. Et c’est par les fruits qu’il porte qu’on le reconnaît.

            Et aujourd’hui, on connaît l’église... Elle a une expérience intellectuelle et extérieure de séminaire, les érudits les mieux raffinés que nous ayons jamais eus. Et l’église a les chaires les plus faibles qu’elle ait jamais eues de tous les âges. C’est exact. C’est parce que nous essayons de la diriger par l’intellectualisme. Ce n’est pas là le programme de Dieu. Ce n’est pas ce que Dieu avait envisagé.

            Maintenant, écoutez. Vous direz: «Que pouvons-nous faire, Frère Branham? Qu’est-ce qui fait cela?» J’ai dit que cet après-midi, je prêcherais sur Pourquoi certaines personnes ne peuvent pas conserver la victoire.

23        Maintenant, remarquez. Eh bien l’église n’a pas besoin d’un polissage. Elle n’a pas besoin d’être retapée. Elle a besoin d’une naissance. Elle a besoin d’une conversion. Il faut que quelque chose se produise. Non pas seulement pour renforcer nos frontières, non pas pour y faire entrer de nouveaux membres; un réveil, ce n’est pas pour se faire de nouveaux membres. Un réveil sert à ranimer ce que nous avons. C’est ce dont nous avons grandement besoin.

24        Tout récemment à Chicago, je me tenais près du grand et célèbre lac Michigan. Et je voyais comment ces vagues s’élevaient et bondissaient. Et je me disais: «Oh! la la! le lac a un réveil aujourd’hui.» Et je me tenais là; et un homme se tenait là à côté de moi.

            Il a dit: «Comment, Frère Branham?»

            J’ai dit: «Le lac connaît un réveil.»

            «Eh bien, a-t-il dit, que voulez-vous dire par réveil?»

            J’ai dit: «Regarde comment il s’élève et bondit, et comment ses vagues s’abattent continuellement, comment elles déferlent se heurtant les unes contre les autres, en se réjouissant tout simplement.»

            Et il a demandé: «Eh bien, que voulez-vous dire par un réveil?»

            J’ai dit: «Il passe un temps des réjouissances.» Et j’ai ajouté: «Mais souvenez-vous, il n’y a pas une seule goutte d’eau de plus dans ce lac au moment où il bondit que lorsqu’il était calme.» C’est juste.

            Eh bien, nos sautillements, nos cris et nos louanges à Dieu, c’est merveilleux si nous pouvons toujours avoir la même quantité d’eau lorsque nous redescendons sur terre. C’est vrai. L’Eglise n’est pas bâtie sur les réjouissances ni sur les danses euphoriques, mais Elle est bâtie sur le baptême du Saint-Esprit, l’amour de Dieu.

25        «Eh bien, direz-vous, alors à quoi sert le réveil?» Si vous remarquez, toutes les fois que la mer connaît un réveil, ou plutôt le lac (il est continuellement agité), c’est pour renvoyer toutes les ordures au dehors. Après que le réveil est terminé, les ordures se retrouvent sur le rivage. Il se purifie pendant le réveil. Et Dieu sait que l’Eglise du Dieu vivant a besoin d’un réveil, car il faut que beaucoup de ses non-sens soient remués et expulsés. C’est juste.

            Qu’est-ce qui amène le réveil? Qu’est-ce qui fait bouillonner le lac? C’est parce qu’il y a un vent qui survient. C’est vrai. Le vent descend du ciel et lui donne un réveil. C’est ce qui fait l’Eglise. Un jour, quand un vent impétueux vint du Ciel, un réveil de la Pentecôte a éclaté. C’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui, un autre vent impétueux qui souffle sur l’Eglise pentecôtiste pour en rejeter les petits ismes et les petites divergences, afin que l’amour de Dieu ait la prééminence. Jetez toutes les ordures sur le rivage et nettoyez-La, et prenons un nouveau départ.

26        Au temps de la Bible, lorsque le batteur d’or était... Avant qu’on ait des hauts-fourneaux, on prenait l’or, et le batteur le battait, on le retournait, le battait continuellement jusqu’à ce que les scories en soient ôtées. Le batteur était sûr que l’or était devenu vraiment pur, que toute la pyrite, l’or des fous et autres en étaient ôtés, quand il voyait son reflet dans l’or. C’est alors qu’il était sûr que son or était devenu pur. Ecoutez, mes chers amis, aujourd’hui, après que le Saint-Esprit (qui est le Batteur) aura battu l’Eglise avec l’Evangile jusqu’à ce que Celle-ci brille de l’éclat de la réflexion de Jésus-Christ, alors Elle sera de nouveau pure. C’est juste. Mais nous avons encore trop de pyrite, de cuivre et d’autres choses en nous. On doit faire sortir cela, et seul le batteur peut le faire. Il nous faut un réveil.

27        Eh bien, vous ne pouvez pas apporter un message de ce baptême du Saint-Esprit [qui est] tout neuf dans une église formaliste, sèche et remplie de credos. Vous ne le pouvez pas. Et maintenant... Eh bien, souvenez-vous, je vous aime de tout mon coeur, et j’espère que Dieu vous le fera comprendre. Mais, j’ai à la maison un petit garçon qui va avoir deux ans. Si je le voyais faire quelque chose de mauvais et que je ne le corrigeais pas, je ne l’aime pas. C’est vrai. Vous, vos enfants...

            Et je voudrais dire ceci: notre grand mouvement de l’Eglise du Dieu vivant dans cette nation s’est divisé en deux factions. L’une d’elles devient raide, empesée et intellectuelle; et l’autre est carrément allée à l’extrême, de l’autre côté. C’est l’exacte vérité, frère. C’est vrai. Elle est allée droit du côté du fanatisme... Il n’y a pas de milieu de la route.

28        Il y a quelque temps, j’ai fait cette observation et un brave ami à moi, Roy Weed, le–l’ancien du district des Assemblées de Dieu de l’Indiana, a dit: «J’ai entendu quelqu’un dire qu’on devrait conduire au milieu de la route.» Il a dit: «Vous savez, ce n’est pas une bonne déontologie. Un homme au milieu de la route se fera écraser.» Je l’ai rencontré et je lui ai dit: «Mais écoutez, mon cher frère, vous pensez tellement aux choses du monde que le seul moyen par lequel vous pouvez juger les choses, c’est par leur apparence.» Ça, c’est une route à sens unique. Personne ne vient dans le sens opposé; vous allez de l’avant ou vous sortez de la route. C’est vrai. Soit c’est un sens, soit c’est l’autre; soit vous devenez empesé et formaliste, et vous allez à l’extrême dans ce sens-ci, soit vous continuez avec Christ. Vous ne vous retournez pas pour faire demi-tour; c’est un chemin de non-retour. Vous ne faites qu’aller de l’avant. Vous ne trouvez pas de gens qui font demi-tour.

29        Maintenant, remarquez mon ami, nous avons besoin d’un–d’un nouveau groupe de gens vraiment consacrés. C’est ce dont nous avons besoin. Eh bien, aujourd’hui le message, peut-être que si nous... Si le président venait dans cette ville, il pourrait prononcer cinq paroles sur quelque chose, disant: «Vous devez déplacer ce lac par ici» ou quelque chose comme cela; on commencerait à drainer ce lac, parce que le président l’a ordonné. «On doit faire une voie souterraine par ici» ou autre chose. Les gens s’exécuteraient juste parce que le président l’a ordonné.

            Mais, frère, aujourd’hui nous lisons un Livre qui est plus grand que n’importe quelle parole du président. C’est... Notre président s’occupe... J’aime notre président, je pense qu’il est un homme formidable. Il fait ce genre de choses, mais... de portée nationale. Mais ce dont je parle... je ne m’adresse pas aux autorités de cette–cette ville, concernant la manière dont ils doivent s’occuper de leur ville; je m’adresse à l’Eglise de Dieu par la Parole de Dieu. C’est ici que nous avons besoin d’un changement.

30        Eh bien, c’est à peine si vous pouvez apporter le message à ceux qui ont une vieille foi formaliste. Jésus en a parlé il y a bien longtemps dans la Bible. Il a dit: «Vous ne pouvez pas mettre le vin nouveau dans de vieilles outres.» Je m’étais souvent demandé ce que cela voulait dire. Que voulait dire notre Seigneur quand Il a dit: «Mettre le vin nouveau dans de vieilles outres»? Eh bien, je réfléchissais pour savoir quelle était la différence. En effet, de nos jours, nous n’avons que des bouteilles en verre. Qu’elles soient neuves ou vieilles, ça ne change rien. Mais en visitant les pays de l’Est, l’Orient, j’ai vu que les bouteilles d’eau de ce temps-là étaient faites de peau de bête. Et alors, quand la peau de l’animal était fraîche et que la nouvelle peau... Ou quand celle-ci était devenue vieille, sèche et rigide, si on prenait le vin nouveau non fermenté et qu’on le mettait là-dedans, ce nouveau vin non fermenté qui avait encore le germe de vie en lui, quand il commençait à fermenter, eh bien, les vieilles outres qui étaient très rigides et raides, eh bien, il se produisait une explosion. L’outre ne pouvait contenir le vin, et elle éclatait tout simplement. Et vous... Le nouveau vin était perdu et la bouteille aussi.

31        Eh bien, c’est ce qu’il en est aujourd’hui. On ne peut pas prendre ce vin pentecôtiste, né du Ciel et tout nouveau, pour le mélanger avec leurs sortes de vieux credos, tout établis et figés. Eh bien, si vous le faites, si vous vous mettez à leur prêcher le baptême du Saint-Esprit, la guérison divine et les signes et les prodiges, cette vieille peau essaiera de se dilater et elle éclatera, disant: «Les jours des miracles sont passés. Je ne peux plus supporter cela. Je ne peux même pas supporter ce sermon jusqu’à la fin.» Vlan! elle franchit la porte et la voilà partie! C’est vrai. Vous ne pouvez pas le faire. Mais pour conserver le nouveau vin pentecôtiste, il faut avoir des outres neuves. C’est juste. Et les outres neuves, c’est une peau neuve; cette dernière contient encore la graisse de l’animal. Et cette nouvelle peau peut se dilater. Et quand vous commencez à prêcher le baptême du Saint-Esprit, l’amour de Dieu, la guérison divine, les signes et les prodiges, une peau neuve... Quand la Bible dit: «Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement», la peau neuve dira: «Amen.» C’est vrai. Elle se dilatera.

            La vieille peau dira: «Le docteur Dupont ne–ne l’enseigne pas comme cela.» Voyez-vous? Voilà. Voilà la différence. Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, ce sont des peaux pentecôtistes toutes neuves. C’est vrai. Pour prêcher un message de la Pentecôte...

32        Eh bien, la Pentecôte n’est donc pas ce que vous avez dans votre dénomination. La Pentecôte est une expérience. Ce n’est pas une dénomination. La Pentecôte, c’est quelque chose que vous recevez. C’est vrai. C’est pour les méthodistes, les baptistes, les luthériens, les catholiques; ils ont autant la Pentecôte, et parfois, beaucoup plus que chez ceux qui se disent pentecôtistes. C’est vrai. C’est une expérience, si vous pouvez l’accepter. Oh! quand cette nouvelle vie commence à agir, et qu’en lisant la Bible, Celle-ci dit: «Je suis l’Eternel qui guérit toutes les maladies», pendant que cette vie commence à entrer, alors la peau neuve se dilate et s’exclame: «Amen, je crois cela, Seigneur.»

33        Mais maintenant, qu’arriverait-il si vous êtes tout endoctriné avec tout ce liquide d’embaumement qu’on vous a injecté? Alors, bien vite, vous savez, eh bien... Vous savez, j’ai toujours eu pitié d’un cadavre. Je me rends à certaines de ces morgues, et je regarde les cadavres. Je me dis que l’homme est mort lorsque vous l’y emmenez, et puis, on lui injecte une bonne quantité de ce liquide pour s’assurer qu’il restera mort. Et, c’est ce qui se passe avec certaines de ces églises aujourd’hui, à travers l’Amérique. Les gens sont morts pour commencer. Et quand vous entrez là-dedans, ils vont vous injecter plein de leur vieux liquide d’embaumement intellectuel pour s’assurer que vous resterez dans cet état-là.

            Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est de la résurrection de la puissance du Saint-Esprit de la Pentecôte à l’ancienne mode. C’est vrai. Nous avons besoin de passer par des douleurs de croissance au point que nous pouvons nous dilater dans le Seigneur. Oh! je n’aime vraiment pas être à l’étroit (non, non) au point où vous ne pouvez pas dire «amen» ou vous... [Frère Branham fait entendre deux fois un grognement.–N.D.E.] Oh! cela m’énerve simplement d’être dans cet état.

34        Tout récemment dans le Kentucky, une vieille petite Eglise méthodiste là-bas qui avait vraiment l’Esprit... Un jeune couple s’est marié dans cette église, et ils ont amené leur lettre à Louisville. Et ils ont été admis dans une très grande église des villes, où les gens étaient vraiment (oh! je ne sais comment les qualifier), très empesés et cérémonieux.

            Et un jour, cette petite mère du Kentucky est allée pour–pour rendre visite à son–son fils et–et à sa belle-fille. Et, naturellement, ils n’allaient à l’église que de temps en temps. Ils restaient à la maison pour regarder la télévision comme les autres, et ils s’absentaient de la réunion de prière, juste en chrétiens normaux–de nom, comme la plupart des nos Américains aujourd’hui. Il s’agit là des méthodistes, des baptistes, des pentecôtistes et de tous les autres aussi. C’est vrai. C’est très exact. Nous restons à la maison pour regarder ceci, ou pour faire cela, ou parfois pour faire une petite promenade; «il fait trop chaud pour aller à l’église», ou quelque chose comme cela. «Je ne me sens pas très bien.» Vous vous sentirez pire que cela l’un de ces jours, lorsque vous serez condamné à la barre du Jugement. C’est vrai.

35        Et là... Cette petite vieille mère, vous savez, elle–elle voulait aller à l’église. Elle a dit: «Eh bien, mes chéris, quelle église fréquentez-vous?»

            Ils répondirent: «Eh bien, maman, nous allons à la grande église méthodiste de la Trinité, ici au coin.»

            «Oh! dit-elle, il faut que j’aille à l’église le matin.» Elle ajouta: «C’est le sabbat, il faut que j’y aille.»

            Et puis, quand vint le dimanche matin, ils ont amené la petite mère là, sa petite robe à manches longues lui montait jusqu’au cou comme ceci. Et quand elle a franchi les portes, les huissiers ont reculé comme pour dire: «Eh bien, qu’est-ce qui a... D’où ceci tombe-t-il? De quelle boutique d’antiquités avez-vous tiré ça?» Et elle entra là; elle avait fait un chignon derrière sa tête, et son petit visage était aussi lisse qu’un oignon pelé. La voilà qui entre et s’assoie.

36        Vous savez, le prédicateur qui était en redingote et en col arrondi s’est levé. Et–et il s’est levé là et a dit: «Maintenant, a-t-il dit, ma chère assemblée, nous allons maintenant entrer dans l’adoration.»

            Et la petite dame s’est exclamée: «Eh bien, gloire!» Tout le monde s’est retourné, allongeant le cou comme une bande de jars canadiens, se retournant pour voir ce qui était arrivé. Ils se demandaient ce qui était arrivé.

            Et le prédicateur a dit... [Frère Branham s’éclaircit la voix.–N.D.E.] Il a dit: «Je vais encore essayer cela.» Et il a continué: «Eh bien, maintenant, a-t-il dit, maintenant, mes dames et messieurs, aujourd’hui nous croyons que Jésus-Christ est la grande unité parmi nous.»

            Elle a dit: «Voilà, gloire à Dieu! Amen!» Et son fils était assis là, la tête baissée; et sa belle-fille, la tête baissée aussi. Ils ne savaient pas ce qui était arrivé.

            Et il a dit... Le huissier s’est approché d’elle et lui a dit: «Madame, vous interrompez le prédicateur. Il n’arrive vraiment pas à prêcher.»

37        Il y a une grande différence entre ce prédicateur-là et moi. Si les gens ne crient pas «amen», je ne saurai pas prêcher. C’est l’unique chose que je connaisse. Je ne sais pas où je me tiens. Je pense que j’aime entendre... «Amen» signifie «ainsi soit-il». La Parole a de l’effet et pénètre dans le coeur. Et, vous savez, je me demande simplement... Peut-être qu’elle n’a pas... Il se peut que son nom n’ait pas été si grand sur cette terre pour qu’il soit mentionné dans le bottin mondain, mais j’imagine qu’il est écrit dans le Livre de Vie de l’Agneau. Je préférerais que le mien soit inscrit là plutôt que sur tous les bottins qu’il y a au monde. C’est vrai. Oui. Je préférerais qu’il soit inscrit dans le Livre de Vie de l’Agneau. Oui. C’est le lieu où il faut l’avoir inscrit.

38        Il y a quelque temps, j’étais là dans le Nord de la Colombie-Britannique, et il s’est produit devant moi une scène qui m’a vraiment ému. Premièrement, j’étais à cheval, en train de chasser un vieil ours grizzly. Et la vieille bête était déterminée à ce que je ne la prenne pas en photo. Mais, je m’étais dit que j’y arriverais. Toutefois, je n’arrivais pas à m’en approcher suffisamment. Et j’étais monté sur (oh!) un petit cheval d’environ trois ans, qui venait d’être dressé, et qui essayait de son mieux de me projeter. Et nous avons traversé des ravins alors que j’essayais d’intercepter ce vieil ours. Et il m’est arrivé de m’égarer. Je pensais que cela ne pouvait pas m’arriver, mais cela m’est bel et bien arrivé.

            Je me suis donc égaré, et la nuit est tombée. Et je suis monté très haut sur une colline, et j’ai commencé à regarder tout autour. Et je me suis demandé: «Par quel chemin suis-je venu?» Eh bien, vous savez, il ne faut pas vraiment vous égarer là-haut, parce que vous ferez cinq cents miles [804 km–N.D.T.] sans route ni rien. Je me suis donc dit: «Je me demande dans quelle direction...» Et le temps était un peu nuageux, il y avait un peu de brouillard, et c’est la raison pour laquelle je devais m’approcher tout près de ce vieil animal pour lui prendre une photo. Et, je regardais tout autour et je me suis dit: «Eh bien, je suis sûr que c’est çà la bonne direction.» J’ai chevauché un petit peu et le brouillard s’était dissipé, et la–la lune est apparue. Et je me suis dit: «Eh bien, je peux voir mon chemin pour très bien chevaucher. Le temps devient très mauvais, je vais simplement me faire un feu et passer la nuit avec cela.»

39        Ainsi donc, après avoir chevauché un petit moment, mon petit cheval écumait vraiment. Je l’ai attaché, je suis arrivé à un vieil endroit où les arbres avaient été renversés, ou plutôt un endroit où les arbres avaient été brûlés. Et c’était aussi un endroit où les arbres avaient été renversés; en effet, après que les arbres avaient été brûlés, la vie en était sortie, et beaucoup d’entre eux s’écroulent tout simplement les uns sur les autres lorsque le vent souffle. Et puis, je me suis arrêté là et je faisais reposer le cheval. Je suis descendu et je me suis assis là un petit peu, et le ciel était plutôt ce que j’appelle «un ciel laiteux», il y avait en quelque sorte de gros nuages blancs, et la lune brillait à travers ces nuages qui se déplaçaient.

            Je me suis dit: «Eh bien, voilà un endroit où s’arrêter.» Et les vents soufflaient, alors qu’ils avaient dissipé le brouillard. Et–et j’ai commencé à entendre le bruit le plus lugubre que j’aie jamais entendu. Et je me suis demandé: «C’est quel bruit ça?» Et quelque temps après, j’ai encore entendu cela. «Frère Branham fait une illustration de cela.–N.D.E.] «M–m–m–m!» et je me suis dit: «Quel lieu sinistre!» Et juste à ce moment-là, la lune est apparue, et ces gros et vieux pins morts se dressaient là, et ils étaient décolorés et avaient blanchi. Et avec cette lune qui brillait sur eux, ils ressemblaient à des pierres tombales. Et c’était le bruit le plus lugubre que j’aie jamais entendu. Et je me suis dit: «A quel genre d’endroit je me suis arrêté!» Eh bien, je me suis dit: «Seigneur, veux-Tu que je reste ici?»

40        J’avais attaché mon petit cheval. Et je m’étais assis, je me suis mis à me poser des questions. Je me suis dit: «Eh bien, qu’est-ce qui fait que ces vieux arbres gémissent comment cela, et rend cela si lugubre pour une personne qui passe par ici?» Je me suis dit: «Oh! la la! n’importe quel voyageur qui passerait par ces arbres serait effrayé.» Et je me suis assis là un tout petit peu et j’observais ce petit spectacle. Et quelque temps après, j’ai vu le vent revenir avec un grand mugissement. Et ces vieux arbres gémissaient tout simplement et grinçaient. Je me suis dit: «Eh bien, qu’est-ce que ceci signifie?» Et un petit passage qui se trouve dans Joël m’est venu à l’esprit. «Ce que le jélek a laissé, le hasil l’a dévoré; ce que le hasil a laissé, la sauterelle l’a dévoré», et tous ces petits insectes. Je réfléchissais là-dessus, me disant que tous ces insectes, c’est le même insecte; seulement à une phase différente. Il s’en va comme étant un certain insecte, mais il revient comme étant un autre insecte. Le jélek, le hasil, et la sauterelle sont tous le même insecte, et puis... juste à des phases différentes de sa vie.

41        Et je me suis dit: «Oui, c’est vrai. Eh bien, alors je vois pourquoi le Seigneur m’a arrêté ici.» Ces vieux gros arbres étaient autrefois de véritables arbres. Et cela me rappelle certains de ces immenses églises empesées, vous savez. Elles se tiennent là très élevées comme cela. Oh! la la! ils construisent leur spir-... leur flèche si haute qu’elle surplombe toute la ville, et oh! la la! elles sont presque aussi mortes que l’étaient ces arbres. Oh! autrefois, ils étaient des arbres, certainement; autrefois, ils étaient remplis de l’Esprit jadis là-bas, dans l’âge luthérien et méthodiste et ainsi de suite. Mais ce que les luthériens ont laissé, les méthodistes l’ont dévoré; ce que les méthodistes ont laissé, les baptistes l’ont dévoré; et ce que les baptistes ont laissé, les pentecôtistes l’ont dévoré. Et oh! le pauvre arbre a été rongé jusqu’en bas. C’est tout ce qu’il en était.

42        Là au commencement, cet arbre, l’héritage de Dieu là jadis, qui était Sa vigne, Son arbre, ce–c’était une nouvelle église, ils avaient la communion fraternelle, l’amour. Ils avaient la doctrine de la Bible. Ils avaient toutes choses en ordre. Ensuite, vint un insecte pour ronger ceci; puis, un autre pour ronger cela, jusqu’à ce que l’endroit n’est devenu qu’un vieux et un vaste endroit vide et sinistre. C’est exact.

            Et puis, chaque fois que le vent soufflait, ces arbres gémissaient tout simplement. Et j’ai dit: «C’est vrai. Chaque fois que Dieu répète l’expérience de la Pentecôte, l’unique chose que ces vieilles grosses morgues peuvent faire, c’est se tenir là et faire: ‘M-m-m-m, les jours des miracles sont passés. M-m-m-m, ça, ça n’existe pas’», un endroit sinistre au possible pour essayer d’éloigner les gens de là.

43        Je me suis dit: «Eh bien, alors, pourquoi envoies-Tu ce vent, Seigneur? Pourquoi l’envoies-Tu de toute façon?» Ces arbres sont fichus; ç’en est fini d’eux; ils ne recevront plus jamais cela. Exactement comme ces vieilles peaux de vache qui étaient sèches et rigides. Il n’y a pas moyen de leur dire quoi que ce soit parce qu’ils ne croiront jamais cela. Ils sont déjà devenus rigides et durs et desséchés, et c’est tout. Mais je me suis dit: «Pourquoi envoies-Tu donc ce vent?»

            Mais ensuite, je me suis souvenu que Job–Joël avait dit: «Mais, Je restaurerai, dit l’Eternel. Je vous remplacerai toutes les années que le hasil a dévorées, et toutes les années que la sauterelle a dévorées.»

            Je me suis dit: «Où sera-ce, Seigneur?» Et j’ai remarqué sous ces arbres tout un tas de broussailles qui poussaient, un petit tas d’arbres. Ils étaient verts; c’est vrai. L’église pourrait se montrer un peu inexpérimentée. Mais, frère, elle est flexible aux vents de Dieu lorsqu’ils soufflent. Chaque fois que le vent soufflait, ces petits arbres riaient tout simplement, sautaient et se réjouissaient. Dis donc, j’ai dit: «Si ce n’est pas là une réunion de la Pentecôte à l’ancienne mode, je n’en ai jamais vu une.» C’est vrai. C’est exact. Certainement.

44        Oh! ces petits arbres, lorsque le vent souffle, ils sont flexibles.

            Ces gens diront: «Je ne peux pas aller à cette réunion. Je suis presbytérien. Je suis membre des Assemblées. Je... Oh! je ne voudrais pas du tout collaborer à cela.» Espèce de vieux... raides, empesés, à moitié morts. Qu’est-ce qui ne va pas? Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est d’une restauration de la véritable expérience de la Pentecôte, qui brise, dans les églises du Dieu vivant. Je me suis dit: «Seigneur, veux-Tu le faire?»

            Et j’ai vu ce petit tas de rebuts comme on nous appelait, vous savez, mais...?... ou plutôt des proscrits, ou peu importe ce que c’est. Mais ils... Vous direz: «Eh bien, ils étaient inexpérimentés.» Il se pourrait qu’ils soient inexpérimentés, mais ils sont flexibles au vent. Ils peuvent fléchir, mais alors, ils ont la Vie en eux de toute façon. Ça, c’est une bonne chose.

            Je me suis dit: «Pourquoi les secoues-Tu si fortement?» Et chaque fois que vous secouez un arbre, cela dégage les racines tout autour de sorte que l’arbre puisse s’enfoncer et avoir une meilleure assise. Et chaque fois que nous ouvrons notre coeur et laissons le Saint-Esprit entrer en nous, il secoue et dégage simplement les racines de telle sorte que nous puissions nous enfoncer et avoir une meilleure assise en Jésus-Christ:

            Ancré dans le Rocher qui ne peut faillir,

            Enraciné et en sûreté enfin dans l’amour du Sauveur.

45        Ce dont l’église a besoin aujourd’hui, c’est de s’ouvrir et de verdir. Ne cherchez pas à être... «Je suis docteur, docteur d’Etat. Mon pasteur est un...» Qu’est-ce que cela représente, de toute façon? «D.D.» [Docteur en théologie–N.D.T.] direz-vous.... Dans la Bible «D.D.» signifie «Dumb Dog.» [«chien muet»]. Et je ne pense pas que cela ait beaucoup changé depuis lors. C’est vrai. Frère, ce dont... Nous n’avons pas besoin de «D.D.», nous avons besoin d’une expérience du Saint-Esprit dans l’Eglise du Dieu vivant. Vous savez que c’est vrai. Nous avons besoin de reverdir, d’être vivifiés. Si la Vie vous fait agir comme un arbre vert, alors allez de l’avant et recevez la Vie. C’est vrai.

            La ligne de sauvetage n’a pas été coupée. Les hasils n’ont pas dévoré. Oh! frère, l’un de ces jours, Dieu descendra avec Sa poudre insecticide; Il va pulvériser cette vieille souche; et elle repoussera aussi sûr que le monde existe, elle repoussera certainement. Oui, oui. Et Dieu remplacera toutes les années que la sauterelle et le hasil ont dévorées.

46        Eh bien, le jour de la Pentecôte il y avait cent vingt outres de peaux de brebis toutes neuves. C’est vrai. Non pas des peaux de chèvres, mais des peaux de brebis, cela donne de meilleures outres. Oui, oui. Et cent vingt outres vertes étaient placées dans une chambre haute, elles étaient nombreuses, toutes se dilatant et éprouvant des douleurs de croissance. Elles avaient les coeurs ouverts pour recueillir tout ce que Dieu déverserait en elles. Oui, oui. Aujourd’hui nous disons: «Je vais me rendre là, mais je vous dirai quoi; je ne crois pas. Peu m’importe combien il tire cela de la Bible, je ne croirai jamais cela.» Eh bien, espèce de vieille peau de vache et de chèvre. Qu’y a-t-il de toute façon?

47        Nous avons besoin de quelque chose sur quoi travailler. Avant que le Saint-Esprit ne puisse donc se mettre à l’oeuvre, Il doit avoir quelque chose avec lequel travailler. Vous savez que c’est vrai. Oh! dans cet âge pharisaïque où nous vivons, [ils disent]: «Je vous assure, je ne permettrai jamais à un abruti de septième primaire de me dire quoi que ce soit. Moi, je sors de telle école; j’ai fait des études universitaires.» Mais vous n’avez pas assez de jugeote pour comprendre comment contrôler cela peut-être. Cela pourrait être tout à fait différent, frère. Je vous assure; Paul avait aussi une instruction d’université, mais il a dit qu’il avait oublié tout ce qu’il avait appris, afin de trouver Christ. Le problème est que l’église aujourd’hui a besoin, nous avons besoin de nous vider de tout un tas de choses, afin que nous puissions avoir un nouveau remplissage.

            Ces cent vingt outres vertes étaient posées là. Et tout d’un coup, du Vin nouveau est venu du Ciel comme un vent impétueux. Ç’a rempli ces pauvres petites outres vertes jusqu’à ce qu’elles ont eu des douleurs de croissance, et elles se sont mises à sautiller à travers tout le pays, en disant: «Ceci est la chose!» Frère, si ceci n’est pas la chose, je vais garder ceci jusqu’à ce que la chose vienne. Ça, c’est certain.

48        Cette grande et merveilleuse expérience du Saint-Esprit de la résurrection de Jésus-Christ, de Sa Personne et de Son Etre, qui agit en nous, au travers de nous, tout autour de nous, c’est quelque chose; quelle chose merveilleuse! Ça contient la Vie. L’Eglise du Dieu vivant est pleine de Vie. C’est le Vin non fermenté. Ça contient encore les germes de bactéries qui le remplissent, qui le font gonfler, qui la poussent et y font pression. C’est ce que Dieu est en train de faire. L’expérience de Christ...

49        Comme garde-chasse, je passais souvent près d’un petit endroit où, je–je pense, se trouvait la source la plus heureuse que j’aie jamais vue de ma vie. Cette vieille petite source bouillonnait et jaillissait tout simplement tout le temps. Ainsi, un jour, lorsque je passais par là, je me suis assis. J’ai dit: «Petite source, qu’est-ce qui te rend si heureuse? Pourquoi es-tu toujours en train de bouillonner et de continuer comme cela?» J’ai dit: «Peut-être, c’est parce que les biches boivent de ton eau.»

            Si elle pouvait me répondre, elle aurait dit: «Non, Frère Branham. Non, non.»

            J’ai dit: «Peut-être, c’est parce que les ours boivent de ton eau; c’est ce qui te rend heureuse.»

            Elle dirait: «Non, Frère Branham, ce n’est pas cela.»

            J’ai dit: «Eh bien, peut-être, c’est parce que moi, je bois de ton eau.»

            Elle dirait: «Non. Ce n’est pas ça.»

            «Eh bien, qu’est-ce qui te fait bouillonner?»

            Si elle pouvait me répondre, elle dirait: «Frère Branham, ce n’est pas moi qui bouillonne. C’est quelque chose derrière moi qui me pousse et me fait bouillonner.» Et il en est de même de tout fils et de toute fille de Dieu nés de nouveau. Ce ne sont pas vos émotions; c’est quelque chose au-dedans de vous qui vous pousse, qui vous fait bouillonner. C’est juste. C’est vrai.

50        Oui. C’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui, des expériences de la nouvelle naissance. Maintenant, je veux que vous remarquiez l’ordre dans lequel Ezéchiel a apporté cela. Il a dit: «Je vous donnerai un coeur nouveau, et Je vous donnerai un esprit nouveau, et Je mettrai Mon Esprit en vous.» J’aimerais que vous puissiez remarquer; il y a trois choses. Un coeur nouveau. «J’ôterai le vieux coeur de pierre.» Il s’agit de ce vieux coeur rebelle que vous avez. «Et je vous donnerai un esprit nouveau.» Maintenant, bien des fois, on commet une terrible erreur; les gens pensent parfois que cet esprit nouveau, c’était le Saint-Esprit. Mais ce n’est pas le cas; c’est un esprit nouveau. Dieu vous donne un nouveau... Eh bien, avec votre vieil esprit, vous ne pouvez même pas vous accorder avec vous-même; comment allez-vous vous accorder avec le Saint-Esprit? Dieu devait vous donner un esprit nouveau, afin que vous puissiez vous accorder avec Son Esprit. Et parfois, les gens...?... «Un coeur nouveau, un coeur de chair, afin que vous receviez cela; ensuite, un esprit nouveau dans ce coeur et ensuite, je mettrai Mon Esprit là-dedans.» Vous voyez? Un coeur nouveau, un esprit nouveau, et Mon Esprit», trois choses dont Il a parlé.

51        Maintenant, bien des fois, nous essayons simplement de faire dire à cette chose... Eh bien, aussitôt que vous recevez l’esprit nouveau, vous cessez de voler, vous cessez de mentir, et des choses semblables. Vous dites: «Oh! alléluia! je L’ai reçu.» Et vous découvrez que la première fois que quelqu’un vous contrarie un petit peu, oh! miséricorde, combien c’est le contraire! Certainement. Vous gonflez de colère comme une grenouille qui avale de la chevrotine. Mais laissez-moi vous le dire, frère. C’est la raison pour laquelle vous n’avez jamais reçu l’Esprit de Dieu. C’est vrai. «Oh! direz-vous, il m’a marché sur l’orteil; je ne peux vraiment pas supporter cela.» C’est juste. Cela montre ce que vous avez en vous. C’est vrai. «Je mettrai un esprit nouveau en vous et puis, Je mettrai en vous Mon Esprit.»Eh bien, le coeur est le centre des émotions de l’être humain. Votre coeur se situe au centre de vous. C’est l’exacte vérité. Ainsi, Dieu met un coeur nouveau au centre du vieil homme, et puis, Il met un esprit nouveau au centre de l’esprit nouveau, ou plutôt du coeur nouveau, et Il met Son Esprit au centre de l’esprit nouveau.

52        Eh bien, tout cela, c’est très exactement comme le ressort moteur dans une–dans une–une montre de qualité. Vous voyez? Ils ont un petit déclic par ici qui marque le fonctionnement, un petit déclic par là qui marque le fonctionnement. Ce sont de petits rouages qui tournent. Mais tout cela est contrôlé par le ressort moteur.

            Maintenant, vous pourriez avoir...

            Le problème aujourd’hui est que nous avons oublié le Ressort moteur, frère. Nous avons essayé de nous faire nous-mêmes des méthodistes, des baptistes, des presbytériens, de bâtir de grandes églises, en disant: «Regardez quelle belle montre j’ai. Regardez quel bon pied elle a. Regardez son cadran; eh bien, elle porte des rubis; elle porte des joyaux.» Elle ne vaut pas un clou si elle n’indique pas toujours l’heure exacte. C’est vrai.

            C’est ce qui ne va pas aujourd’hui. Nous essayons de faire des méthodistes, des baptistes, des presbytériens et des pentecôtistes. Et nous cherchons à avoir la plus belle église, le meilleur pasteur, l’homme le plus intelligent, et tout. Mais notre église n’indique pas toujours l’heure exacte par rapport à la Bible de Dieu. C’est ce qui ne va pas. Vous voyez? Vous avez oublié Son Esprit.

53        Jésus n’a-t-Il pas dit: «N’avez-vous pas appris que la Pierre que les bâtisseurs ont rejetée est devenue la principale de l’angle?» Certainement, le Ressort moteur...

            Maintenant, lorsque le ressort moteur est dans la montre, et que cette montre est une–n’est pas à remontage automatique, c’est une montre à remontage divin. L’unique chose que vous faites pour–pour une montre à remontage automatique, la seule façon dont vous procédez, c’est que ce sont vos émotions en rapport avec la montre qui la remontent. Et vos émotions envers la Parole de Dieu, c’est ce qui vous remonte vis-à-vis du Saint-Esprit, si vous acceptez la Parole de Dieu. Voilà la chose, la nouvelle montre.

54        Maintenant, vous savez, Ezéchiel a encore vu cela. Et il... Ce même prophète a vu cela en tant qu’une roue au milieu d’une roue, tournant dans l’air. Maintenant, la roue... Premièrement, il y a une–il y a une jante. Le pneu, puis la jante, puis les rayons, et ensuite le moyeu.

            Maintenant, lorsque Luther a commencé avec «le juste vivra par la foi», la justification, il a mis le pneu autour de cela. Oui. C’est cela. Il n’y avait pas encore grand-chose de la roue. C’est cela. Ensuite, les méthodistes sont venus avec la sanctification, ils ont mis le pneu dessus–la jante autour de cela. Et puis, les pentecôtistes sont venus. Et ils ont enseigné la sanctification, les luthériens, ou plutôt les méthodistes. Les luthériens ont enseigné la justification, laquelle était un pneu au dehors. Et la jante était alors les méthodistes avec–avec la sanctification. Et les pentecôtistes sont venus et ils ont mis un rayon là-dedans: le parler en langues.

55        Eh bien, frère, laissez-moi vous le dire, ça ne consiste pas simplement en cela. C’est la raison pour laquelle nous avançons péniblement, cahotant là sur la route tel que nous le faisons. Il n’y a aucun rayon là à l’intérieur, mais il y a neuf dons spirituels dans cette église, pas juste un seul. Ces choses sont bonnes. Le pneu c’est bien; la jante, c’est bien; les rayons, c’est bien; mais c’est comme le disait cet homme de couleur qui mangeait de la pastèque: «Il y a davantage de cela.» Et c’est ce que je veux dire aujourd’hui. Il y a davantage de cela. Il y a neuf rayons spirituels dans cette roue. Et elle tourne grâce à la roue au milieu de la roue, toutes reliées au moyeu. Oh! je me sens religieux! Certainement.

            Oui, frère. La bonne chose, c’est que peu importe ce que nous faisons, comment vous le faites, vous battez l’air, parce que Dieu a déjà dit: «Je restaurerai, dit l’Eternel.» Cela doit arriver. Or, le moyeu, c’est la pièce à partir de laquelle tout tourne. Et le ressort moteur, c’est la pièce qui fait fonctionner toute la montre. Ce ressort moteur la fait tourner parfaitement, ça garde très parfaitement chaque bénédiction.

56        Maintenant, ces dons... [Espace vide sur la bande–N.D.E.] Votre don de langues, c’est merveilleux; la justification par la foi, c’est merveilleux; la sanctification, c’est bien; le parler en langues, c’est merveilleux; l’interprétation, c’est bien; les messages venant de Dieu, c’est merveilleux; la prophétie, c’est bien... Frère, si cela n’a pas de moyeu à l’intérieur, qu’est-ce que cela vaudra? Vos rayons s’entrecroiseront. Ils vont s’entremêler, se disputer, se battre, s’isoler, se détruire et se déchirer les uns les autres. C’est ça le problème.

            Nous avons besoin du Ressort moteur. A quoi cela nous sert d’avoir de tout petits ressorts, et de tout petits gadgets ici à l’intérieur, les ressorts en spirale, les alarmes, les cadrans, les grandes aiguilles et toutes ces choses, s’il n’y a pas là à l’intérieur quelque chose pour faire fonctionner cela?

57        Je crois que l’Eglise pentecôtiste a le baptême du Saint-Esprit. Je crois que vous autres qui déclarez avoir cela, vous l’avez aussi. Je crois que votre parler en langues, c’est en ordre. Je crois que votre prophétie, c’est en ordre. Je m’accorderais avec vous sur...?... étant un baptiste. Je le crois. Certainement. Mais, il y a une chose, frère. Ça ne garde pas l’heure exacte. C’est ce que j’essaie de dire. Ainsi, il faut que le baptême du Saint-Esprit entre dans ce coeur humain, là, pour faire fonctionner la chose comme il faut.

            L’amour de Dieu, Dieu est amour. Et si chacun de ces dons n’est pas placé juste au centre de l’amour, ça deviendra de l’égoïsme et de l’indifférence, ça va se désagréger, s’isoler, s’entremêler, et faire des histoires. Mais lorsque cela est ancré juste là au centre de l’amour, cela aura la communion fraternelle partout. Et c’est exact. C’est exactement ce dont nous avons besoin. L’église meurt par manque d’amour, frère.

58        Nos dons, c’est très bien. Nos dénominations, c’est très bien; il n’y a rien à redire à cela. Mais, nous portons tous nos espoirs sur notre dénomination. Nous portons tous nos espoirs sur les dons. Comme Jésus l’a dit: «Plusieurs viendront et Me diront en ce jour-là: ‘Seigneur, n’ai-je pas prophétisé par Ton Nom, chassé les démons par Ton Nom et accompli de grandes oeuvres?’»

            Il a dit: «Je leur dirai: ‘Retirez-vous de Moi, vous qui commettez l’iniquité. Je ne vous ai jamais connus.’»

            Paul a dit: «Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.» Quand je comprendrais la Bible, et que j’aurais un doctorat en théologie, un doctorat en droit, et que je comprendrais tous les mystères de Dieu, si cela n’est pas rattaché à ce moyeu de l’amour, là, la montre ne gardera pas l’heure exacte. Elle...?... Vous voyez? Elle ne le fera tout simplement pas.

59        Ainsi, docteur, je n’ai rien... J’aurais bien voulu avoir un diplôme de doctorat. L’autre jour quelqu’un voulait m’en donner un. J’ai dit: «Je suis trop avisé pour accepter cela.» Oui, oui. J’ai dit: «Je suis simplement–je deviens trop avisé pour accepter d’être un docteur.» J’ai dit: «Mon vieux parler sassafras du Kentucky, du Sud avec les ‘His, hain’ts, totes, fetch, tarry’, [Langage familier utilisé au Kentucky–N.D.T.] comme cela...» Les gens sont trop intelligents. Je ne voudrais pas être un hypocrite. Si j’en avais un, je serais heureux, mais je n’en prendrais pas un à ces conditions-là. Je préférerai rester ce que je suis et servir le Seigneur, assurément, certainement, et être sincère avec les gens et avec Dieu. Si vous n’êtes pas sincère avec les gens, vous ne serrez pas sincère avec Dieu.

60        Nous avons besoin de l’amour de Dieu. Ça dirige la chose entière. Eh bien, votre montre c’est très bien; vos pièces principales et vos ressorts, c’est très bien. Vos petites aiguilles de secondes, c’est très bien; tous vos petits dons et tout, c’est très bien. Mais, frère, mettons le Ressort moteur là à l’intérieur. Oh! la la! c’est ce qui amène chaque petite pièce...

            Maintenant, suivez, le Ressort moteur fonctionne lorsque le–lorsque l’amour entre en action. Savez-vous ce qui arrive? Les méthodistes ont dit: «Venez, vous les baptistes, dansons le rock ensemble.» C’est très bien. «Venez, vous les presbytériens, vous les pentecôtistes, mettons-nous tous ensemble et tenons un véritable réveil à travers la ville.» Voilà. Ensuite, le Ressort commence à prendre le contrôle. Le Saint-Esprit commence à se mouvoir. Alors les baptistes ne vont plus vous faire des histoires au sujet du parler en langues; vous non plus vous ne sortirez pas de la ligne avec cela. Et les presbytériens, les méthodistes, les baptistes et les luthériens, tous ensemble, collaboreront dans une très grande unité de l’Eglise du Dieu vivant. Et l’Eglise gardera parfaitement l’heure exacte par rapport à la Bible. Absolument.

            Oh! les signes du temps! Nous vivons au dernier jour. Elle doit garder l’heure exacte par rapport à cette Bible. Ceci est... Et vous savez, de temps en temps, si par hasard cet entretien commence à devenir un petit peu sec, Dieu vous donnera une goutte d’huile du Ciel. Et Il va complètement l’enduire d’huile, et ça fonctionnera très parfaitement après cela. Oui, oui. Si vous le faites.

61        Maintenant, remarquez. Un nouveau coeur, un esprit nouveau, et puis, Je mettrai Mon Esprit en vous. Maintenant, et vous observerez toutes Mes lois et toutes Mes ordonnances. Lorsque ce Ressort moteur commencera à faire tic-tac, lorsque la Pierre qui a été rejetée, lorsque l’amour de Dieu sera ramené parmi le peuple de Dieu, alors, vous verrez tout le monde communier les uns avec les autres dans l’Eglise de Dieu, sans aucune friction du tout.

            Eh bien, souvenez-vous, lorsque dans la Bible les serviteurs ont dit: «Notre Seigneur tarde à venir.», ils ont commencé à s’entre-dévorer, à se mordre, à se faire des histoires. Et le Seigneur vint et les surprit dans cet état. Ils avaient des lampes, mais celles-ci n’avaient point d’huile. Vous voyez? Et quand ils ont fait cela, ils furent jetés dans les ténèbres du dehors.

            Frère, pourquoi prendre un substitut alors que la chose authentique est ici sous la main? Pourquoi prendriez-vous quelque chose de différent alors que la chose réelle est ici sous la main?

            Alors, lorsque vous faites fonctionner ce Ressort moteur au-dedans de vous, Christ, l’amour de Dieu, dans votre coeur, travaillant au-dedans de vous, alors la montre commencera à produire ce genre de tic-tac: l’amour, la joie, la paix, la longanimité, la bonté, la gentillesse, la patience, la foi, la miséricorde. Oh! la la! cela va tout simplement tourner comme il faut avec ces éléments.

62        Et puis, vous savez quoi? Le joug avec lequel vous êtes attachés à Christ n’agacera plus vos cous. Ce ne sera plus un fardeau à porter. Alors vous continuerez tout simplement... Il sera alors tout recouvert des plumes. Il devient léger. Il y aura peu de fardeaux. Et vous saurez ce que vous faites avec cela. Lorsque quelqu’un se retourne, disant: «Hé! n’étiez-vous pas à cette réunion de saints exaltés? Je crois vous avoir vu y aller.»

            «Eh bien, m-m-m-m, je vous assure...» Voyez? Cela–cela vous agace un petit peu parce que le Ressort moteur ne fonctionne pas. C’est vrai. Mais lorsque le Ressort moteur se met à fonctionner... Lorsque cette personne dit: «J’ai appris, Liddy, que tu es devenue une sainte exaltée. Ainsi, tu ne vas plus te joindre à notre partie de cigarettes.»

            Alors, si vous n’avez pas ce Ressort moteur, vous direz: «John, c’est moi qui te le dis. J’ai jeté toutes ces pauvres cigarettes. Je le savais. J’ai entendu à la radio que...»

63        L’autre jour, j’ai appris qu’en Amérique il y aura plus de gens qui mourront cette année du cancer de la gorge dû au fait de fumer la cigarette (c’est ce qui cause ce cancer de la gorge), qu’il n’y en a eu qui étaient tués pendant les quatre ans de la dernière guerre mondiale. Il y aura plus de gens qui mourront aux Etats-Unis qu’il y en eut qui ont été tués de deux côtés. Vous avez suivi cette émission à la radio hier, qui parlait du cancer? Il est absolument prouvé que fumer la cigarette cause le cancer. Et pas plus... Pourquoi n’arrêtent-ils pas cela? Qu’est-ce qui ne va pas? La télévision et toutes les autres choses sont remplies de cette crasse et de toutes sortes d’histoires semblables, de la souillure. C’est parce que les buses veulent de cela. C’est tout à fait exact. C’est exact. Vous ne pouvez rien dire aux buses concernant un cadavre, parce que c’est tout ce dont elles se nourrissent. C’est vrai. Changez une fois sa nature, il va certainement s’en éloigner. C’est exact.

            Oh! vous pensez que je suis dur. Je n’ai pas l’intention d’être dur; je vous aime. Mais, frère, il vous faut être brisé avant que vous ne puissiez être remodelé. C’est tout à fait exact. Nous devons savoir ce que c’est la vérité. Je suis en train de vous citer les Saintes Ecritures. Certainement.

64        Ensuite, Dieu ... Alors ce vieux joug par lequel vous êtes attaché à Christ, si ce Ressort moteur fonctionne, si l’amour de Dieu coule de votre coeur, et que quelqu’un dise: «Hé! j’ai appris que tu es un saint exalté. Tu ne bois plus; tu ne fumes plus.»

            «C’est vrai, soeur. Oh! j’ai trouvé le Trésor. C’est tellement doux dans mon coeur. Je souhaiterais pouvoir t’en parler.» Oh! oui; cela met tout simplement des plumes sur toute la croix. Cela la rend tout simplement...

            Savez-vous ce que vous faites? Ces fardeaux qui vous sont jetés dessus, vous les portez tous... Cela fait penser à Samson portant les portes d’airains de–de–de Gaza. Eh bien, il les a transportées jusqu’à une certaine colline et les a déposées. Et lorsque vous avez réellement le Ressort moteur qui fonctionne dans votre coeur, l’amour de Dieu qui coule, ils vous traiteront de toutes sortes de noms qu’ils veulent, cela ne leur servira à rien du tout de le dire. Vous transporterez cela jusqu’à une certaine colline appelée le Calvaire; et là vous les déposerez et vous prierez pour cette personne. C’est vrai. Vous n’allez pas vous quereller et vous disputer avec les gens au sujet de ceci ou cela. Un...

65        Eh bien, si vous êtes devenu un véritable enfant de Dieu, eh bien, les choses anciennes sont passées. Vous êtes sous un joug, eh, oh! c’est vraiment un plaisir pour vous de porter le joug de Christ avec Lui, sachant que vous êtes ensemble sous un même joug en tant que citoyens du Royaume du Ciel, et vous êtes cohéritier avec Lui, dans le Ciel. C’est facile.

            Maintenant, que faisons-nous lorsque cela entre en nous, lorsque cet amour entre? Je pense que je prêchais ici l’autre soir, montrant comment cet amour est projeté, comment ces fardeaux semblent légers, comment cet amour bannit la crainte. Vous ne serez plus effrayé si vous avez cet amour en vous. Et la–la Bible dit que vous pouvez être guéri, vous prendrez Dieu au Mot. Vous ne vous soucierez de rien tant que l’amour est là, faisant fonctionner toutes ces choses. Si les choses ne tournent pas bien, ce n’est pas un problème; vous avez toujours l’amour. Vous voyez? Cela vous tient en place.

66        L’apôtre voulait nous montrer la puissance qui vient par cet amour, ce Ressort moteur. Regardez Jésus; Il nous a amenés à la tombe. Regardez Jésus étendu là. Son visage était couvert de cicatrices et était mortellement pâle; Son Corps avait perdu tout le sang; Ses mains étaient tout criblées et percées par des clous à large tête, et Ses pieds étaient percés. Le voilà gisant là, froid, mort depuis trois jours. Et puis, suivez attentivement. Tout d’un coup, je vois une bande de soldats saisis de panique, fuyant, marchant les uns sur les autres. Que se passe-t-il? Puis, je vois Ses lèvres commencer à reprendre leur coloration. Qu’est-ce que Dieu est en train de faire? Il montre la puissance de cet Amour. Il L’a ressuscité. Le voilà qui se tient là à la tombe, chantant: «Acclamez tous... et toute la puissance...»

            Observez-Le alors qu’Il va de lieu en lieu. Quelques jours plus tard, lorsqu’Il rassemble Ses disciples sur la rive, Il leur prêche. Et voici les dernières Paroles qu’Il a prononcées, qu’Il a fait entendre ici par Ses belles lèvres : «Allez par tout le monde. Prêchez la Bonne Nouvelle à toute la création. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru.»

67        Et comme Il commence à parler, je commence à voir la lumière du jour apparaître sous Ses pieds. Qu’y a-t-il? C’est Dieu qui montre Sa puissance. Il s’élève. Qui est-Il? Il est–Il est simplement en train de défier chaque loi de la pesanteur. Il est en train d’être élevé. Qu’en est-il? Il est le Créateur de la pesanteur. Et Il est ici. Il monte jusqu’à atteindre le Ciel. Et Il s’assied tranquillement aux pieds de la Majesté divine dans les lieux très hauts. Gloire à Dieu! Il est là, ayant dans Ses mains toute la puissance du Ciel et de la terre. Pas même une petite vague ne peut s’élever sur l’océan sans qu’Il l’ait permis. Voilà Sa puissance. [Espace vide sur la bande–N.D.E.]

            Alléluia! Et cette puissance de cette même Chose à l’oeuvre en nous pour faire de nous de nouvelles créatures en Jésus-Christ... Oh! frère, c’est là que vient la puissance, comme notre foi fait descendre... notre foi qui est l’amour, bannit toute la crainte qui nous–nous fait penser que Dieu ne tiendra pas Sa Parole. Lorsque j’ai vu que l’amour même et la grâce c’est Christ, alors cela Le fait descendre carrément vers nous. Cette grande puissance de Dieu commence à oeuvrer dans l’Eglise, l’amour qui triomphe, je vous assure, l’amour est la chose la plus puissante qui existe sur terre. Rien ne prendra sa place: l’amour.

68        Il y a quelque temps, une jeune fille était allée faire des études universitaires, et elle est revenue, amenant une jeune fille avec elle, une fille un peu insolente. Et à son arrivée, elle est descendue du train, et là se tenait sa vieille mère, là à l’extérieur. Et la jeune fille qui l’accompagnait lui a demandé: «Qui est cette vieille femme affreuse et misérable?»

            Et la fille a eu honte.

            «Oh! dit-elle, je ne sais pas.»

            Après que la fille est descendue du train, la petite vieille mère a couru, et a dit: «Chérie, je suis si heureuse de... voir.» Elle a dit... La jeune fille lui a tourné le dos.

            Et le chef de train se tenait là. Il a dit: «Marie, je vais te poser une question.» Il a dit: «Comment peux-tu te montrer si indifférente depuis que tu es allée à l’université? Est-ce là ce que vous apprenez avec votre intellectualisme?»

69        Et je crains que ce soit là ce que nous avons appris avec tout notre intellectualisme qui prend la place de l’amour. C’est vrai. Il a dit: «Marie, c’est vrai, a-t-il dit, je suis aussi un homme âgé. Je sais comment ta mère est devenue laide aujourd’hui. Voici pourquoi ta mère est devenue laide: Un jour, toi, tu étais au-dessus dans une chambre à l’étage, et elle était en train de mettre les habits au séchoir dans la cour de derrière.» Et il a dit: «Pendant qu’elle étendait les habits là derrière, la maison a pris feu, et quelqu’un a couru l’en informer. Et toi, tu étais dans une petite chambre, enfermée dans les flammes. Tout le monde criait: «‘N’entre pas, n’entre pas!’» Mais elle ne voulut pas écouter. D’un geste, elle a ôté son tablier, et elle s’est engagée à travers ces flammes, et elle t’a prise et t’a enveloppée dans son vêtement. Elle est ressortie en traversant ces flammes, et elle s’est fait brûler et a attrapé ces cicatrices, voilà ce qui fait qu’elle soit laide aujourd’hui. Et si toi, tu es jolie, c’est parce qu’elle est laide. Elle est devenue laide afin que toi, tu deviennes jolie. Et tu veux me dire que tu vas avoir honte de ta propre mère?»

70        Et aujourd’hui je pense, frère, qu’il a fallu une chose, non pas un intellectuel, mais il a fallu l’amour de Dieu pour envoyer Christ à la croix mourir là dans la disgrâce et la honte. Et vous voulez me dire que l’Eglise pentecôtiste ou n’importe quelle autre église rejetterait le véritable amour de Dieu? «Je n’ai pas honte de l’Evangile de Jésus-Christ. C’est la puissance de Dieu pour le salut.» Si plutôt on vous dit: «Saint exalté.», comportons-nous comme cela aussi longtemps que l’amour de Dieu est au fond de nos coeurs. Certainement, ça ne fait aucun problème. Oh! frère, Dieu a donné le Saint-Esprit, l’amour de Dieu pour diriger l’Eglise, non pas l’intelligence, l’instruction, mais l’amour. Les dons opèrent dans l’Eglise, mais ils ne dirigent pas l’Eglise. C’est l’amour qui dirige l’Eglise. «Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique.» Son amour l’a contraint de le faire. Lorsque l’amour est contraint, alors la grâce souveraine projette son objet. Puis-je répéter cela: lorsque l’amour divin est projeté, la grâce produit son objet. Et Dieu a tant aimé le monde que la grâce souveraine a projeté un Sauveur pour le monde. Oui, certainement. Et lorsque vous aimez beaucoup Dieu, la grâce souveraine projettera pour vous le baptême du Saint-Esprit afin de vous amener à vivre, à aimer et à être un véritable chrétien.

71        Et un jour... Juste une pensée ici. Il y a des milliers et des milliers d’années, lorsque cette vieille terre ici n’était qu’une grande éruption volcanique, il n’y avait même pas un brin de vie dessus, il n’y avait jamais rien eu, sinon une éruption volcanique. Dieu, le Grand Saint-Esprit, le Logos est sorti de Dieu. Nous appelons Cela le Saint-Esprit. Et lorsque Il est sorti de Dieu, Il est venu sur terre.

            Ecoutez et tenez-vous tranquilles juste une minute, s’il vous plaît maintenant, alors que je clôture dans une minute. Et j’aimerais que vous puissiez réfléchir sincèrement maintenant. Si c’est l’intellectualisme qui doit faire cela? Pensez-y. Votre dénomination va-t-elle faire cela? Votre personnalité va-t-elle faire cela? Ou est-ce le Saint-Esprit qui fera cela?

72        J’aimerais vous poser une question. Lorsque ce grand chaos était ici, il n’y avait rien ici, rien sinon des rochers nus, dans ce volcan qui s’était refroidi. Et la voilà dans cet état. Et le Saint-Esprit est venu comme une poule vers elle, alors qu’elle était comme morte et elle commence à couver la terre. Et elle commence à couver, ou plutôt... Le terme «couver» c’est le terme «roucouler», ou faire la cour, ou glousser, comme la poule le fait pour ses–ses poussins, sa couvée. Et comme Il a commencé à parler: «Que ceci soit. Que ceci soit»... Et, je peux voir qu’il n’y avait rien sur toute la terre, sinon nos corps qui reposaient là.

            Il nous est enseigné que nos corps sont tirés de la terre. Nous sommes faits de seize différents éléments. Il s’agit du pétrole, de la lumière cosmique, et oh! de la potasse et du calcium, et ainsi de suite, seize différents éléments. C’est ça le corps. Comment parvenons-nous à le bâtir comme ceci? Nous mangeons de la nourriture. Chaque jour, lorsque nous consommons la nourriture, quelque chose est mort. Si vous mangez aujourd’hui, c’est que quelque chose a dû mourir afin que vous puissiez vivre. Chaque fois... Si vous vivez, c’est parce que quelque chose meurt; c’est ce qui fait que vous viviez. Si vous mangez du boeuf, c’est qu’une vache est morte. Si vous mangez du mouton, c’est que la brebis est morte. Si vous mangez du poisson, c’est que le poisson est mort. Si vous mangez du pain, c’est que le blé est mort. Si vous mangez des patates, c’est que la patate est morte. Si vous mangez des haricots, c’est que les haricots sont morts. Peu importe ce que c’est, c’est une vie. Et nous ne pouvons vivre que des substances mortes.

73        Et maintenant, écoutez, mon frère. J’aimerais vous poser une question. S’il faut–s’il faut la mort pour apporter la vie ici, combien plus Quelque Chose a dû mourir pour que nous puissions vivre encore, être immortels? Combien plus cela a dû se faire. Non pas à la manière des prédicateurs intelligents, pas un prêtre catholique, ni un rabbin, mais il a fallu la Vie du Seigneur Jésus-Christ qui a donné Sa Vie comme un...?... envoyer le Saint-Esprit afin que nous puissions vivre encore. Christ a dit: «Car Je vis, et vous vivrez aussi.» J’aimerais que vous puissiez y réfléchir. Remarquez. Quelque chose doit mourir pour vous afin que vous viviez chaque jour. Quelque chose doit mourir pour que vous viviez éternellement. Il ne s’agit pas de votre intellectualisme, il n’y a rien que vous puissiez faire à ce sujet, sinon accepter la Vie Eternelle que Dieu a donnée.

74        Observez maintenant le Saint-Esprit alors qu’Il est en train de couver, oh! de roucouler comme une colombe. Il est ici en train de roucouler sur la terre maintenant. Avant tout, vous savez, je commence à voir un peu de pétrole se rassembler là-bas. Qu’est-ce? Observons. Le pétrole, un peu de calc-... un peu de calcium se rassemble, du fer. Qu’est-ce qui se passe? Un beau petit lys de Pâques s’élève de la terre. Qu’était-ce? Le Saint-Esprit en train de couver, de roucouler, disant: «Vous tous qui êtes fatigués...» Le petit lys, ça...

            Le Père a regardé par là et a dit: «C’est magnifique; continue tout simplement à couver.» Et quelque temps après, les herbes ont poussé. Quelque temps après, les arbres ont poussé. Quelque temps après, les oiseaux se sont envolés de la poussière. Quelque temps après, les animaux sont sortis de la poussière. Et puis, qu’est-il arrivé? Un homme est sorti. Qu’était-ce? Le Saint-Esprit couvant; pas une église, le Saint-Esprit.

            Et voici apparaître un homme. Dieu a dit: «Il a l’air de manquer quelque chose.» Ainsi... la femme n’est pas dans la création originale; elle est un sous-produit de l’homme. Ainsi Dieu a déposé Son matériel sur la table d’opération, Il retire une côte de son côté et forme une petite chérie. Et Ève et Adam marchaient ensemble, le bras de l’un autour de l’autre. Et aussitôt, vous savez, un grand vent souffle. Et Ève dit: «Oh! chéri, ce vent...»

            Adam dit: «Silence!» Et le vent lui a obéi; il était un fils de Dieu. Oh! alléluia!

75        Oh! il se pourrait que j’agisse comme un fou; je ne pense pas l’être. Mais, écoutez, frère. Quelque chose au-dedans de moi, quand je pense à ces choses... Oh! la la! lorsque je pense à cela, qu’est-ce que la vieillesse représente donc? Qu’est-ce qu’une chose quelconque représente donc?

            Remarquez. Quelques minutes après, un grand rugissement se fait entendre. Et elle ne pouvait pas être effrayée. Qu’était-ce? Léo, le lion. Il a dit: «Viens ici, Léo.» Et il le tapotait comme il tapoterait un chaton. Sheetah le tigre est venu. Il savait que là dans le... Oh! c’est donc le grand paradis.

            Quelque temps après, le petit Adam a dit: «Ce n’est pas le temps d’allumer un poste téléviseur; mais, chérie, le soleil se couche. Il est temps pour nous d’aller adorer.» Ô Dieu! «Il est temps pour nous d’aller adorer.» Non pas: «Nous irons là-bas pour entendre le docteur Dupond, et nous irons là-bas pour entendre Billy Graham ou n’importe qui d’autre.» Mais: «Nous allons monter pour adorer.» Et ils sont montés, non pas dans un très grand bâtiment en spirale, mais ils sont allés sous les arbres. Et une très douce Lumière est descendue là, le Logos, le Saint-Esprit, le Christ, l’Onction est descendue.

            Et Tu as dit: «Mes enfants, avez-vous apprécié votre séjour sur terre, où le Seigneur votre Dieu vous a placés?»

            «Oui, Père, nous Te donnons toute la louange.» Et Il descend, et Il les embrasse sur la joue, et Il les couche pour qu’ils dorment après qu’ils ont prié.

76        Vous remarquez combien c’est beau d’entrer dans votre chambre à coucher le soir... Je le fais pour mon petit garçon, et je me tiens là avec mon petit Joseph et ma femme, et nous l’embrassons sur une joue puis sur l’autre pendant que nous les mettons au lit. Et je dis: «Maman, tu sais, ses yeux ressemblent un peu aux tiens.»

            Et elle dit: «Oui, et il–il te ressemble un peu, la forme de sa bouche et ainsi de suite.» C’est la ressemblance de la sainte union du mariage.

            Et lorsque Dieu a baissé le regard sur Adam et Ève, et qu’Il a vu qu’ils Lui ressemblaient (en effet, ils étaient faits à Son image), combien Il les a embrassés et quel sentiment Son grand coeur a dû éprouver!

77        Aucun mal ne pouvait leur arriver. Le tigre était couché; Léo, le lion, était couché. Rien ne pouvait leur faire du mal. Puis vint le péché, frère. Cela a gâché ce beau tableau. Ève n’aurait jamais eu besoin de Max Factor pour faire la toilette de son visage avec des produits cosmétiques. Non, non. C’était Dieu, la rougeur même de la Vie Eternelle qui était en elle la rendait jolie. Elle n’aurait jamais eu besoin de manucure et de toutes ces choses comme ils en ont aujourd’hui. C’est le péché qui vous a amenés à ce point.

            Frère, je vous assure, tout homme et toute femme... Comment se fait-il que lorsque nous mangeons, nous renouvelons notre vie? Et puis, lorsque nous commençons à être... J’ai posé la question à un médecin, j’ai dit: «Docteur, est-ce que je renouvelle ma vie chaque fois que je mange?»

            Il a répondu: «C’est exact, Frère Branham.»

            J’ai dit: «Comment se fait-il que maintenant je mange les mêmes choses que je mangeais lorsque j’avais seize ans; lorsque j’avais seize ans, je mangeais et je grandissais et je devenais constamment plus fort; maintenant je mange la même nourriture, et je vieillis de plus en plus et m’affaiblis de plus en plus, constamment? Dites-moi pourquoi cela.» J’ai continué, disant: «Si je verse de l’eau d’une bouilloire dans un verre et que celui-ci se remplisse, tout d’un coup plus je déverse de l’eau plus le niveau de l’eau diminue. Expliquez-moi cela scientifiquement.»

            Il a répondu: «Révérend Branham, on ne peut pas l’expliquer.» J’ai dit: «Si, ça peut s’expliquer, docteur. Excusez-moi, mais la Bible le dit. C’est un rendez-vous qui a été fixé à l’homme, et l’homme va répondre à ce rendez-vous.» Mais, frère, dans la résurrection bénie, chaque ride et chaque marque de vieillesse disparaîtront. C’est la marque du péché; et tous ces...?... du péché disparaîtront avec celui-ci. Alléluia! Là, nous serons éternellement jeunes là-bas.

78        L’autre jour, ma femme m’a parlé; je peignais ces quelques cheveux qui me sont restés. Elle m’a dit: «Billy, tu deviens chauve.»

            J’ai dit: «Ma chérie, je n’ai perdu aucun de mes cheveux.»

            Elle a dit: «Comment ça, chéri?»

            J’ai dit: «Je n’en ai perdu aucun.»

            Elle a dit: «Où sont-ils?»

            J’ai dit: «Chérie, laisse-moi te poser une question; et réponds-moi, et alors, je te répondrai.»

            Elle a dit: «Ça va, chéri.»

            J’ai dit: «Où étaient ces cheveux avant que je les aie? Ils étaient quelque part. Là où ils étaient avant que je les aie, c’est là qu’ils sont en train de m’attendre, à la résurrection.» Alléluia! Seulement... Oui, frère. Oui, frère.

79        Maintenant, écoutez. J’aimerais vous poser une question. S’il a fallu le Saint-Esprit pour couver et vous faire sortir de la terre; et vous êtes sorti de la terre, et vous voici maintenant et vous êtes devenu une–vous êtes devenu une personne intelligente; et maintenant, si vous, sans avoir fait aucun choix, le Saint-Esprit a fait de vous ce que vous êtes aujourd’hui, alors à combien plus forte raison peut-Il, Lui qui vous a tiré de la terre au départ, vous ressusciter au dernier jour, quoique votre corps soit éparpillé de l’est à l’ouest?

            Rappelez-vous, vos corps reposaient ici lorsque le Saint-Esprit a commencé à couver au début. Si ce n’est pas le cas, d’où sont-ils venus? Vous êtes du calcium, de la potasse, de la lumière cosmique et du pétrole, la vie ici sur terre... Dieu vous a formé. Et personne d’autre ne pouvait le faire. Vous ne pouvez pas prendre la potasse et le calcium, mettre cela ensemble et former un homme. Il faut que l’Esprit de Vie de Dieu entre dans l’homme pour faire de lui ce qu’il est.

80        Mes amis, ne vous laissez pas séduire. Dieu ne dirige pas Son Eglise sur base de l’intellectualisme. C’est par le roucoulement du Saint-Esprit qui essaie de dire: «M’aimez-vous? Croyez-vous en Moi?» Et s’Il a fait de moi ce que je suis, sans que je ne fasse plus–aucun choix, à combien plus forte raison me rendra-t-Il la Vie avec la Vie Eternelle? Si je Lui réponds en roucoulant, disant: «Oui, ô Saint-Esprit, peu m’importe ce que le monde dit, je T’aime. Je T’aime. Je T’aime.» Combien plus Il veillera au calcium et à la potasse en ce glorieux jour-là? Il parlera et en un rien de temps ce corps reviendra: avec tous les cheveux sur la tête, toute la force qui était dans mon corps, lorsque la Vie immortelle réapparaîtra. Oui, frère. Dieu a donné au Saint-Esprit la charge de prendre soin de l’Eglise.

81        Ecoutez. La Bible dit: «Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va dans les lieux arides. Lorsqu’il revient, il trouve le lieu qu’il occupait différent.» Voici le problème. Lorsque cet esprit impur revient dans la vieille maison...

            Ecoutez, maintenant. Je peux être un peu long, mais vous avez encore beaucoup de temps. Ecoutez. J’aimerais vous demander quelque chose. Autrefois vous alliez aux bals et aux spectacles, et vous vous asseyiez là toute la nuit. Ecoutez. Ceci est la Vie Eternelle.

82        La raison pour laquelle vous avez des hauts et des bas, c’est que lorsque l’esprit impur sort, vous n’allez pas plus loin que ça; vous recevez un coeur nouveau ou quelque chose de semblable. Vous avez un visage à exhiber. Vous avez quelque chose qui n’est qu’un simulacre, un petit quelque chose au dehors. Et lorsqu’il revient, il vous trouve vivant toujours dans cette vieille ruelle jonchée de boîtes de conserve, avec tout votre tempérament colérique, toute votre indifférence et tout. Mais lorsque le Saint-Esprit entre là, Dieu envoie Son grand bulldozer du Ciel, et Il retourne cette histoire; Il enlève tout cela en le raclant, et en le disposant en terrasses. Et vous savez, parce qu’Il est là, qu’il n’y a plus de boîtes de conserve là; il n’y a plus de haine, il n’y a plus de malice. Et il trouve un immense palais où habite le Saint-Esprit. Et parce qu’Il est là, Sa Présence est là, Il fait pousser de belles fleurs tout autour de la terrasse, des fleurs d’amour, de joie, de paix, de patience, de bénignité, de douceur, de bonté. Ce n’est plus une porcherie, c’est devenu un lieu où le Saint-Esprit demeure. Alléluia.

            Oh! il faut que je m’arrête, même si je sens comme si je–je suis juste sur le point de commencer à prêcher maintenant. Je me sens vraiment bien. C’est vrai.

83        Frère, laissez-moi vous dire quelque chose. Ce dont cette église a besoin aujourd’hui, c’est de revenir vraiment au point où Dieu, où le Saint-Esprit peut avoir le contrôle en produisant l’amour et la communion. Ecoutez. C’est ce dont le monde a besoin, je vais vous le dire. Juste une seconde, et puis, nous allons terminer, le Seigneur voulant.

84        Je suis un chasseur. Vous savez que j’aime la nature. Et il y a des années, j’avais l’habitude de monter là dans une forêt du nord pour chasser. Et j’y vais toujours de temps en temps. Là, j’ai rencontré un brave ami; l’homme est assis dans cette salle aujourd’hui, peut-être, Burt Caul, un homme merveilleux. C’était un bon chasseur. J’aimais chasser avec lui, parce qu’il était fort et robuste. Il pouvait gravir ces montagnes et courir dans ces endroits. Il avait un bon oeil perçant; il pouvait surveiller le gibier. Et j’aimais chasser avec lui. Ce n’était pas facile de l’égarer, vous ne pouviez pas le désorienter. Il connaissait chaque arbre, les marques et tout, ainsi que la direction à prendre. Et une fois, pendant que nous étions là-haut, je suis monté... C’était un brave homme, un bon chasseur, mais un homme cruel. Oh! il avait vraiment un coeur méchant. Et il abattait tout simplement les petits faons, juste pour se montrer–juste par plaisir, parce qu’il savait que j’étais prédicateur. J’ai dit: «Burt, n’as-tu pas honte de toi-même en faisant cela?

            «Ah! a-t-il dit, ressaisis-toi, prédicateur. Tu n’es qu’une poule mouillée.» J’ai dit: «Burt, ne fais pas cela.»

            Eh bien, si le Seigneur vous permet d’attraper un faon, c’est en ordre. C’est votre affaire. Abraham est allé et a mangé du veau et il en a donné à manger au Seigneur. C’est vrai. C’est en ordre. Mais non pas en tuer tout un troupeau juste...

85        Il était vraiment méchant. Ainsi, une certaine année, lorsque je suis monté là, et il s’était procuré un petit sifflet. Et il pouvait faire retentir ce petit sifflet et produire un cri juste comme un petit faon. Je n’ai jamais de ma vie rien entendu de pareil pour imiter ou simuler. Et j’ai dit: «Burt, tu ne vas pas utiliser ça, n’est-ce pas?»

            Il a dit: «Ah, un peu de courage, prédicateur!» Il a dit: «C’est ça votre problème vous autres. Vous êtes trop peureux.»

            J’ai dit: «Burt, honte à toi; tu ne devrais pas faire cela.»

            Il a continué dans les bois, et nous avons pratiquement chassé la moitié de la journée ou plus, nous n’avons pas vu de pistes ni rien. Et nous sommes descendus; il y avait une petite clairière. Et je l’ai vu plonger la main dans sa poche pour prendre ce petit sifflet. J’ai pensé: «Oh! non, tu ne feras pas ça.» Et il a lâché un petit cri, qui ressemblait au cri d’un petit faon. Et soudain, juste de l’autre côté de cet endroit, une grosse et belle biche s’est redressée (c’est la maman cerf). Elle s’est redressée, j’ai vu ces énormes et belles oreilles, ces grands yeux bruns. Elle était à moins de 30 yards [27 m–N.D.T.] de moi. Burt m’a regardé et a souri. Et j’ai pensé: «Oh! Burt, ne fais pas cela. Tu ne vas pas faire cela!»

86        Et je l’ai vue sortir là, la tête dressée, un bel animal. Qu’était-ce? Qu’est-ce qui l’obligeait à sortir là? Quelque chose en elle, l’amour d’une mère; un bébé avait crié. Elle est sortie au grand air. Elle n’aurait fait cela pour rien au monde, dans d’autres circonstances. Mais qu’était-ce? Il y avait une pression. Elle était une mère. Elle n’y pouvait rien. Un bébé était en train de crier, et l’instinct d’une mère en elle l’a poussée à sortir. Elle essayait de trouver ce bébé. J’ai vu Burt prendre ce levier et le tirer en arrière, introduire la balle dans le canon, et ajuster son fusil. Oh! il était un tireur d’élite. J’ai pensé: «Ô Dieu, ne le laisse pas faire cela.» Oh! la la! cette mère qui était sortie là, manifestant cet amour comme cela, comment peut-il faire cela? Et lorsque le–le levier a fait un déclic là, la culasse mobile de la carabine est descendue, je l’ai vu ajuster cela, le réticule de cette lunette posé juste sur le coeur de cette mère. Je savais que dans quelques secondes, il allait directement lui faire sauter le coeur.

            Et j’ai pensé: «Oh! comment peux-tu faire cela? Comment peut-il faire cela?» Et j’ai pensé: «Oh! je–je n’aimerais pas voir ça.»

87        Et quelques instants après, juste une seconde après, la mère biche a aperçu le chasseur. Elle s’est effarouchée. Elle a dressée sa grosse tête en l’air. S’est-elle enfuie? Non. Pourquoi? Un bébé était en difficulté. Il lui fallait trouver ce bébé. Même si on allait lui faire sauter le coeur, il lui fallait trouver ce bébé. Il était en difficulté. Pourquoi? Ce n’était pas quelque chose qu’elle simulait comme l’église essaie de le faire. C’était quelque chose en elle. Elle était une mère. Elle devait trouver ce bébé. Elle s’est mise à avancer, les yeux fixés sur ce chasseur. Et j’ai vu ce canon descendre. Et j’ai pensé: «Oh! Dieu...» J’ai simplement détourné ma tête pendant quelques minutes. Je n’ai pas entendu le coup de feu partir. Je me suis dit: «Qu’y a-t-il? Je me demande ce qui est arrivé.» Je me suis retourné pour regarder. Et alors, j’ai vu le canon du fusil allait comme ceci. Il s’est retourné et m’a regardé. Il a jeté la carabine par terre, il m’a saisi par la main et a dit: «Billy, j’en ai assez. Je n’arrive plus à supporter cela.» Il a dit: «Billy, prie Dieu de me donner un coeur de chrétien comme le tien. Je n’aimerais pas rester comme ceci.» Et juste là, à cet endroit-là, j’ai conduit cet homme insensible à l’Esprit tendre de Jésus-Christ. Pourquoi? Qu’était-il arrivé? Qu’était-il arrivé? Parce que c’est...?... Il a laissé tomber. Qu’était-il arrivé? C’est arrivé parce qu’il a vu la manifestation de cet amour véritable et authentique.

            Et, mon frère, ma soeur, ce dont l’église a besoin aujourd’hui, c’est de la manifestation, non pas d’un simulacre, non pas d’une instruction intellectuelle, mais d’une manifestation, une manifestation du véritable amour de Dieu dans notre coeur.

88        Inclinons la tête pendant que nous pensons à l’autre...?... Qu’est-ce? Vous êtes resté peut-être un membre d’église depuis longtemps, mais est-ce que vous avez réellement... Est-ce que vous dites: «Il faut que j’abandonne ceci; il faut que j’abandonne cela»? Est-ce comme cela que vous y prenez? Ça, c’est intellectuel. Mais, y a-t-il quelque chose en vous? Y a-t-il quelque chose en vous, le véritable amour de Dieu dans votre coeur? Si ce n’est pas le cas, pourquoi n’acceptez-vous pas cela aujourd’hui? Pourquoi accepteriez-vous un substitut? Est-ce tout ce qui vous fait savoir que vous êtes un chrétien, le fait que vous êtes membre d’une église? Est-ce tout ce qui vous fait savoir que vous êtes un chrétien, le fait que vous avez crié? Est-ce tout ce qui vous fait savoir que vous êtes chrétien, le fait que vous avez parlé en langues? Je crois dans toutes ces choses, mais j’ai vu des sorcières et des sorciers parler en langues. Tout ce qu’il vous faut croire... Peut-être que vous avez de l’huile dans vos mains, ou un visage couvert de sang, ou quelque chose de semblable qui fait que vous reconnaissiez que vous êtes un chrétien. Est-ce là tout ce que vous avez? Frère, vous êtes misérable. Oui. Pourquoi ne pas accepter le véritable... Pourquoi prendre un substitut alors que les cieux pentecôtistes sont remplis des choses authentiques?

89        «Les langues cesseront. Les miracles prendront fin. La connaissance disparaîtra. La prophétie prendra fin. Mais lorsque le parfait viendra (C’est-à-dire l’amour), il demeurera.» Il demeurera éternellement le chant des saints et des anges. Les poètes ne peuvent pas le décrire. Il n’y a aucun moyen d’expliquer cela.

90        Maintenant, pendant que vous méditez là-dessus, est-ce que vous avez réellement besoin de ce véritable amour de Dieu dans votre coeur, et vous ne l’avez pas? Maintenant, soyez sincère avec Dieu. Et en tant que serviteur de Dieu, je–je vous introduis dans la Présence du Dieu Tout-Puissant, au Nom de Jésus-Christ. Et si vous avez réellement en vous un brin de sincérité, je prie Dieu de révéler cela cet après-midi. Etes-vous réellement conscient que cette expérience-là vous manque? Voudriez-vous lever la main vers Dieu et dire: «Ô Dieu, au Nom de Christ, donne-moi cela dans mon coeur.» Que Dieu vous bénisse. C’est merveilleux! Oh! juste partout. «J’aimerais que l’amour chrétien se manifeste comme l’amour maternel que cette biche a manifesté. J’aimerais que mon amour chrétien soit manifesté de telle façon qu’il gagnera les autres, non pas mes émotions, mais mon amour chrétien.»

Oh! l’amour de Dieu, combien il est riche et pur!
Il est sans mesure et fort!
Il demeurera éternellement,
... les chants des anges et des saints.

91        En avez-vous réellement besoin? Si vous croyez que je suis serviteur de Dieu, si vous avez... Peu m’importe si vous êtes au balcon ou n’importe où. Ne regardez pas à l’heure, frère. Ne considérez pas le fait qu’il est 16 heures ou 16 heures passées; ne pensez pas à cela. Pensez à ce qu’est l’éternité. Si vous n’avez pas cela, et que vous croyez que Dieu exauce mes prières pour faire marcher les boiteux et faire voir les aveugles, ce n’est qu’une prière; c’est tout. Mais si vous croyez que je... Cela pourrait-il vous aider pour croire que je suis serviteur de Dieu, et si vous voulez ce genre d’expérience... Je pense peut-être que deux cents mains ou plus se sont levées. J’aimerais que vous descendiez juste ici et que vous vous teniez avec moi. J’aimerais vous serrer la main et prier avec vous. Descendez maintenant pendant que nous chantons: Tel que je suis, s’il vous plaît. Très bien.

Tel que je suis (oh! c’est ça.)... recevras,
Pardonneras (Quittez carrément le balcon...?...), purifieras, soulageras;
Car je crois Ta promesse,
Ô Agneau de Dieu, je viens! je viens!

Juste tel que je suis... sans attendre,
Pour ôter de mon âme une tache noire,
A Toi, dont le Sang peut purifier chaque tache...

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