Vivant, Mourant, Enseveli, Ressuscitant, Revenant

Date: 59-0329S | La durée est de: 51 minutes | La traduction: Shp
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1          Le sentiment que nos coeurs éprouvent aujourd’hui dépasse tout ce que l’on pourrait exprimer dans des langues humaines, alors que nous nous réunissons ici en ce matin des plus solennels et sacrés. Ce matin représente le jour où notre religion est devenue réelle, parce qu’il y avait eu la résurrection de Ton précieux Enfant, venu pour racheter toute la race humaine. Et nous sommes ici ce matin pour célébrer cette grande victoire suprême, Seigneur, qui nous a rendus plus que vainqueurs de la mort, de l’enfer et de la tombe. Et nous Te remercions de ce que, après toutes ces années écoulées, nous nous réunissions tôt le matin de Pâques, pour L’adorer, car nous croyons qu’Il reviendra.

2          Et nous Te prions de bien vouloir nous pardonner tous nos péchés et nos transgressions, qui sont enregistrés contre nous, alors que nous confessons humblement nos torts et que nous acceptons Son expiation pour nos péchés. Guéris la maladie qui est au milieu de nous, Seigneur. Viens-nous en aide alors que nous lisons Ta Sainte Parole, qui est le fondement de toutes les Vérités que Tu nous as laissées, pour que nous vivions par elles et que nous les croyions.

3          Et nous prions non seulement pour ce groupe qui est assemblé ici, mais aussi pour ceux qui sont rassemblés de par le monde, car c’est avec des yeux avides et des coeurs languissants que nous attendons Son retour. Aujourd’hui, nous sommes dans l’obscurité, dans un chaos où, d’une minute à l’autre, un fanatique pourrait se mettre en colère au sujet de quelque chose et tourner un petit bouton, alors le monde entier volerait en éclats. Les grandes autorités en la matière nous ont dit que si jamais il y avait encore des guerres, elles ne dureraient que quelques heures. Et, oh! tandis que nous sommes aujourd’hui tout au bord d’une autre guerre, l’Eglise, Elle, se tient au bord de cette plus glorieuse résurrection, car nous serons enlevés ensemble avec les saints qui dorment, à la rencontre du Seigneur dans les airs, pour être toujours avec Lui.

4          Nous sommes venus Te louer, Seigneur. Reçois-nous aujourd’hui. Bénis la lecture de Ta Parole, les chants, la prédication de l’Evangile, reçois les prières des pénitents. Exauce la prière pour les malades, et reçois-en gloire pour Toi-même, car nous le demandons humblement au Nom de Jésus, Ton Fils. Amen.

5          A vous qui aimeriez noter le passage de l’Ecriture que nous allons lire ce matin...

6          Nous sommes désolés de–de voir que nous n’avons pas suffisamment de places pour asseoir ce beau groupe de gens qui, très tôt ce matin, sont venus de différentes églises, de différents Etats, voire de différentes nations, pour adorer avec nous, et qui se sont rassemblés ici au tabernacle ce matin, pour participer à cette plus glorieuse adoration du Seigneur.

7          J’aimerais que vous preniez, dans le Livre des Psaumes, le Psaume 22. Je sais que c’est plutôt inhabituel de lire un tel passage à un service de Pâques, mais Dieu est inhabituel.

8          Et maintenant, après ce service... nous allons interrompre la réunion dans environ une heure, pour vous permettre d’aller prendre votre petit-déjeuner. Et puis, le service de l’école du dimanche commencera à neuf heures trente. Et puis, aussitôt après le service de l’école du dimanche, il y aura un service de baptêmes ici, dans le baptistère. Et ensuite, cet après-midi, à dix-huit heures, on distribuera des cartes de prière pour le service de guérison de ce soir. Et si vous avez des bien-aimés qui sont malades et dans le besoin, n’oubliez pas de les amener ce soir, et (En effet, ce sera la dernière fois qu’il nous sera possible de faire ceci) pour un bout de temps en tout cas. Je pars demain matin à cinq heures vers Los Angeles et la Côte Ouest pour une série de réunions.

9          Maintenant, lisons dans le Psaume 22.

Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi m’as-tu abandonné, et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes?

Mon Dieu! je crie le jour, et tu ne réponds pas; la nuit, et je n’ai point de repos.

Pourtant tu es le Saint, tu sièges au milieu des louanges d’Israël.

En toi se confiaient nos pères; ils se confiaient, et tu les délivrais.

Ils criaient à toi, et ils étaient sauvés; ils se confiaient en toi, et ils n’étaient point confus.

Et moi, je suis un ver et non un homme, l’opprobre des hommes et le méprisé du peuple.

Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ouvrent la bouche, secouent la tête:

Recommande-toi à l’Eternel! L’Eternel le sauvera, il le délivrera, puisqu’il l’aime!–

Oui, tu m’as fait sortir du sein maternel, tu m’as mis en sûreté sur les mamelles de ma mère;

Dès le sein maternel j’ai été sous ta garde, dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu.

Ne t’éloigne pas de moi quand la détresse est proche, quand personne ne vient à mon secours!

De nombreux taureaux sont autour de moi, des taureaux de Basan m’environnent.

Ils ouvrent contre moi leur gueule, semblables au lion qui déchire et rugit.

Je suis comme de l’eau qui s’écoule, et tous mes os se séparent; mon coeur est comme de la cire, Il se fond dans mes entrailles.

Ma force se dessèche comme l’argile, et ma langue s’attache à mon palais; tu me réduis à la poussière de la mort.

Car des chiens m’environnent, une bande de scélérats rôdent autour de moi, ils ont percé mes mains et mes pieds.

Je pourrais compter tous mes os. Eux, ils observent, ils me regardent;

Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique.

Et toi, Eternel, ne t’éloigne pas! Toi qui es ma force, viens en hâte à mon secours!

Protège mon âme contre le glaive, ma vie contre le pouvoir des chiens!

Sauve-moi de la gueule du lion, délivre-moi des cornes du buffle!

Je publierai ton nom parmi mes frères, je te célébrerai au milieu de l’assemblée.

Vous qui craignez l’Eternel, louez-le! Vous tous, postérité de Jacob, glorifiez-le! Tremblez devant lui, vous tous, postérité d’Israël!

Car il n’a ni mépris ni dédain pour les peines du misérable, et il ne lui cache point sa face; mais il l’écoute quand il crie à lui.

Tu seras dans la grande assemblée l’objet de mes louanges; j’accomplirai mes voeux en présence de ceux qui te craignent.

Les malheureux mangeront et se rassasieront, ceux qui cherchent l’Eternel le célébreront. Que votre coeur vive à toujours!

Toutes les extrémités de la terre penseront à l’Eternel et se tourneront vers lui; toutes les familles des nations se prosterneront devant ta face.

Car à l’Eternel appartient le règne: Il domine sur les nations.

Tous les puissants de la terre mangeront et se prosterneront aussi; devant lui s’inclineront tous ceux qui descendent dans la poussière, ceux qui ne peuvent conserver leur vie.

La postérité le servira; on parlera du Seigneur à la génération future.

Quand elle viendra, elle annoncera sa justice, elle annoncera son oeuvre au peuple nouveau-né.

10        Que le Seigneur ajoute Ses bénédictions à la lecture de Sa Parole. J’aimerais prendre, pour cette occasion ce matin, cinq mots, et autour de ces cinq mots, essayer d’exprimer ce qui est sur mon coeur, à vous, les adorateurs ce matin. Je prendrai ces cinq mots: Vivant, mourant, enseveli, ressuscitant, revenant.

11        Et je pense que le poète a bien exprimé cela dans un chant, ce que j’aimerais dire, en composant ce cantique:

En vivant, Il m’aima. En mourant, Il me sauva.

Enseveli, Il emporta mes péchés au loin.

En ressuscitant, Il justifia gratuitement pour toujours.

Un jour, Il reviendra, ô jour glorieux!

12        Jamais une vie n’a été vécue comme la Sienne, parce que, à Sa naissance, Il était Dieu manifesté dans la chair. Il était l’expression de ce qu’est Dieu le Père. Et Dieu le Père étant Amour, alors Jésus était la pleine expression de l’amour. Il était Amour depuis la toute première fois que Ses petites mains de Bébé ont caressé les jolies joues de Sa mère. Il était Amour.

13        Et je pense aujourd’hui que c’est ce que bien des gens manquent de reconnaître: Il était Amour. «Dieu est Amour, et ceux qui aiment sont nés de Dieu.»

14        «Dieu a tant aimé le monde — c’est-à-dire ceux qui ne méritent pas d’être aimés — qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la Vie Eternelle.»

15        Lorsqu’Il était ici sur terre, Il exprima Son amour de tant de façons différentes qu’Il était indiscutablement la créature la plus aimante qui ait jamais vécu. Et je pense que, dans Sa vie ici-bas, Il exprimait Dieu. Et le seul moyen par lequel Dieu peut être exprimé aux gens, c’est par l’amour.

16        Et ceci, Il l’a très bien exprimé lorsqu’Il eut affaire à une femme qui était peut-être l’une des plus viles de Son temps. On l’avait catégoriquement déclarée coupable; et il n’y avait pas moyen de s’en sortir, puisqu’elle avait été surprise en adultère. Ils la traînèrent devant Lui, et dirent: «Selon Toi, que faut-il faire d’elle?»

17        Lorsqu’Il se tourna vers elle et dit: «Je ne te condamne pas. Va, et ne pèche plus.» Au lieu de la jeter à la rue, à la merci de ces gens qui se précipiteraient sur elle comme une bande de loups pour la lapider et lui ôter la vie, Son coeur tendre, bienveillant, aimant, s’est abaissé jusqu’au fond du péché dans lequel elle se trouvait, et Il a dit: «Je ne te condamne pas, va seulement, et ne pèche plus.»

18        Et lorsqu’Il se rendait à la tombe de Lazare, je pense que c’est là un autre grand moment où Il exprima ce que Dieu représente pour les êtres humains. Il est un Dieu qui non seulement peut pardonner le péché le plus bas qui puisse être commis, et prendre les coupables et les rendre innocents par Son amour qui pardonne, mais, même après que la mort nous a réduits au silence, Il s’intéresse toujours à nous. Je pense qu’Il a bien exprimé cela sur le chemin là-bas avec Marthe et Marie, quand Il arriva à la maison où la mort avait retranché la vie d’une aimable personne. Et en route vers la tombe...

            Pourtant, étant Dieu, Il savait qu’Il allait le ressusciter des morts, Il savait qu’il Lui avait été dit que dans Ses Paroles mêmes se trouvait la puissance de le ressusciter de la tombe; néanmoins, lorsqu’Il vit pleurer Marthe, Marie et ceux qui aimaient Lazare, la Bible dit qu’Il pleura. Qu’était-ce? C’était Son grand coeur plein d’amour! Lorsqu’Il vit cela, sachant que Ses–Ses amis avaient du chagrin, Il eut du chagrin avec eux.

19        Je suis si content de savoir qu’on peut Le trouver au milieu de ceux qui ont le coeur brisé. Dans nos moments de chagrin, Il n’est pas de ceux qui nous abandonneraient. Il nous soutient quand rien ne va plus et, quand les derniers espoirs terrestres ont été épuisés, Il est toujours Dieu et Il nous aime. Il était l’expression de Dieu.

20        Et, oh! combien je crois qu’Il désire voir Son peuple tellement oint de Son Esprit que nous pourrons aller les uns vers les autres dans les épreuves et les difficultés, pour apporter l’expression de Sa compassion se déversant de nos coeurs qui sont nés de Son Esprit, afin de refléter dans l’Eglise l’amour du Dieu vivant. Ceci exprime bien ce qu’Il a dit, ou ce que le poète a dit: En vivant, Il m’aima.

21        La façon dont Dieu s’est représenté Lui-même en Jésus-Christ a démontré ce qu’Il a fait pour toute la race humaine. Il a exprimé Son opinion à la race humaine: Pardonner et aimer ceux qui ne méritaient pas d’être aimés. Et je me demande, en ce matin de Pâques, à quel point nous avons manqué à cela. Nous pouvons aimer ceux qui nous aiment, mais Lui a aimé ceux qui ne L’aimaient pas.

22        Il a été la plus grande et la première représentation de l’amour qui soit offerte à la terre; et Il a été méprisé par ceux qui vivaient sur la terre, par ceux qu’Il aimait. Aucun homme n’a jamais pu aimer comme Lui, et aucun homme n’a jamais été haï comme Il l’a été. Ils L’ont haï et méprisé et ils L’ont rejeté, mais cela n’a pas arrêté Son amour. Ils Le raillèrent, lorsqu’Il était suspendu à la croix, après avoir vécu cette vie où Il n’avait fait que du bien, pardonnant aux coupables, guérissant les malades et faisant seulement des choses qui étaient bonnes. Lorsqu’Il s’apprêtait à rendre Son dernier soupir sur la croix, les crachats de vulgaires moqueurs qui se tenaient là descendant sur Son saint visage, Il cria d’un coeur plein d’amour: «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.»

23        Il pouvait comprendre. Etant Dieu, Il comprend. C’est pourquoi Il pouvait nous aimer alors que nous n’étions pas aimables, c’est parce qu’Il est Dieu et qu’Il comprend. «En vivant, Il m’aima.» Jamais une vie pareille n’a été vécue, parce que c’était une vie tout enveloppée d’amour. En mourant, Il me sauva.

24        La mort, quand Jéhovah Dieu exigea dans le jardin d’Eden... Le salaire du péché, c’est la mort. Et cela ne pouvait pas être modifié. Cela ne pouvait s’arranger d’aucune autre manière, car Dieu est suprême, Il est infini, et Il est Juge des cieux et de la terre. Le salaire du péché, c’est la mort. Et personne ne pouvait payer cette rançon pour quelqu’un d’autre. En effet, tout homme, quand bien même il mourrait pour un autre homme, n’en était pas moins coupable pour commencer. Pas un seul d’entre nous ne pouvait aider l’autre, car nous étions tous coupables. «Nous sommes nés dans le péché, conçus dans l’iniquité, venus au monde en proférant des mensonges.» Pas un rayon d’espoir nulle part. Nous étions condamnés à mort par Dieu, et chaque créature qui se mouvait sur la terre se trouvait sous cette condamnation. Il pouvait se lever des hommes justes faisant de grandes choses, mais ils n’en étaient pas moins des pécheurs dès le départ.

25        Il n’y avait qu’un seul moyen de payer cela, et c’était par la mort de Dieu Lui-même. Dieu, étant donc un Esprit, ne pouvait pas mourir, mais Il est descendu dans un corps de chair et s’est exprimé dans une vie d’amour, pour prendre toute la bonté qu’Il était et la donner volontairement comme sacrifice suprême, afin qu’Il puisse porter la culpabilité des coupables. Tous, nous sommes pécheurs, et sans aucun moyen au monde d’être une fois sauvés. Il n’est pas venu sur terre seulement pour être vu, mais Il est venu mourir comme Sacrifice.

26        Abel l’a exprimé quand il a offert à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn, lorsqu’il a amené le petit agneau vers le rocher en le tenant au moyen d’un rameau de vigne entourant son cou. Le petit animal était étendu là sur le rocher, et il a poussé son petit menton en arrière et, avec une–une pierre, il a martelé sa petite gorge; et l’agneau bêlait et se mourait, et le sang giclait, et ses petites boucles blanches furent baignées de sang. Abel a exprimé là le Calvaire.

27        Lorsque l’Agneau de Dieu, immolé dès la–la fondation du monde, est venu prendre la place des pécheurs coupables, qu’Il a été brisé, meurtri, ridiculisé, raillé, et qu’Il a connu une mort qu’aucune créature ne pouvait connaître sauf Dieu Lui-même, et que Ses cheveux, qui lui retombaient sur les épaules, étaient pleins de sang qui dégouttait par terre, cela exprima combien horrible est le péché... lorsqu’Il dut mourir pour racheter l’homme d’une vie de péché. Aucun être ne pouvait mourir comme cela. Aucun être ne pouvait supporter cette mort. Il est dit que, lorsqu’ils transpercèrent Son côté, il en sortit du Sang et de l’eau.

28        Il y a quelque temps, j’en parlais à quelqu’un. C’était un homme de science; il disait: «Il n’y a qu’un seul moyen dont cela a pu se produire. Ce n’est pas à cause de la lance romaine qu’Il est mort, ni non plus à cause de la perte de Sang, car il y avait encore du Sang dans Son corps. Il est mort, non pas à cause de la lance romaine ou des clous enfoncés dans Ses mains, ou de la couronne d’épines qu’ils avaient placée sur Sa tête, mais parce que... Il est mort de chagrin. Parce qu’Il est venu chez les Siens, et que les Siens ne L’ont pas reçu. Il est mort d’un brisement de coeur. Il savait que ces mêmes créatures temporelles, pour lesquelles Il allait mourir dans le but de les racheter, Lui avaient craché au visage, et Il était rejeté des hommes.»

29        David, huit cents ans avant que cela eût lieu, s’est écrié de la voix même avec laquelle Il s’est écrié au Calvaire: «Mon Dieu! Pourquoi M’as-Tu abandonné?»

30        Comme c’est terrible ce que le péché fait, il sépare l’homme de Dieu. Et Lui était le Sacrifice expiatoire qui devait être offert pour nos péchés. Il fut séparé de la Présence de Dieu. Le péché L’en avait séparé. Dieu plaça nos péchés sur Lui, et Il fut séparé de Dieu; c’est pourquoi Il s’écria: «Pourquoi M’as-Tu abandonné?» Et parce qu’Il était abandonné et avait pris cette place, qu’Il a vu Son peuple vers lequel Il était venu comme Sauveur, en lui offrant la Vie, qu’il L’avait rejeté, cela L’avait tellement affligé qu’Il en eut le coeur brisé, au point que le Sang et l’eau, les éléments chimiques de Son corps, se séparèrent.

31        L’homme ne saura jamais ce que cela a été. Voilà la raison, c’est que personne d’autre ne pourrait jamais mourir comme cela. Peu importe combien vous pourriez être tourmenté, et qu’on vous enchaîne par les pieds, ou qu’on vous scie centimètre par centimètre, ou qu’on vous brûle à petit feu, vous ne pourriez mourir de la même mort, car votre constitution n’est pas pareille. Il fallait qu’Il soit Dieu. Il devait être plus qu’un homme, dans sa constitution. Dieu mourut. Il est mort le coeur brisé, tellement affligé pour le monde qu’une réaction chimique qui ne pourrait pas se produire en vous s’est produite dans Son corps. Vous ne pouvez pas souffrir comme cela. Il vous est impossible d’avoir un chagrin pareil. Par conséquent, Un Seul pouvait le faire, et Il l’a fait.

32        Là était suspendue cette précieuse Vie qui ne connaissait rien d’autre que l’amour et faire le bien, Il était suspendu là, entre le ciel et la terre, on L’avait mis là-haut après L’avoir déshabillé, Il était embarrassé. Pensez comment vous seriez, si on vous avait déshabillé. La gêne que vous ressentiriez, ce n’est rien à côté de ce que Dieu a ressenti en étant suspendu là. Je sais que sur le crucifix il y a une petite chose, comme s’ils avaient mis quelque chose autour de Lui. Or, ils n’ont jamais fait cela, c’est tout simplement mis là-dessus, sur la croix, c’est l’artiste qui l’y a mis. Ils L’ont dépouillé de Ses vêtements. Il portait une robe; ils l’ont arrachée de Lui et se la sont tirée au sort. Il a été embarrassé à l’extrême. Et pourtant, Lui qui était Dieu, dut se tenir là et laisser des pécheurs Lui cracher au visage. Et pourtant, Lui qui était l’essence même de la pudeur, dut mourir à la vue de tous, complètement nu. Cela L’a affecté au point que l’eau et le Sang se sont séparés. Pas étonnant... Je pense que le poète l’a bien exprimé en disant:

Alors que les rochers se fendaient

Et que le ciel s’assombrissait,

Mon Sauveur baissa la tête et mourut.

Mais le voile déchiré révéla le chemin

Des joies célestes et du jour sans fin.

33        Assurément, Il devait le faire. Le voile était suspendu entre l’homme et Dieu, et cette déchirure du voile a révélé le chemin des joies célestes et du jour sans fin. Le Calvaire a un sens, il signifie plus que nous ne pouvons l’exprimer. Certainement.

En vivant, Il m’aima. En mourant, Il me sauva.

Enseveli, Il emporta mes péchés au loin.

34        Il a été condamné à présent, le péché n’a donc plus d’emprise. Quand Il s’est écrié à la croix: «Tout est accompli.», le péché mourut. Maintenant, il est mort. Ça en est–ça en est fait de lui. Il n’a plus de pouvoir. Il est sans vie. Pensez-y, les amis! Le péché, cet ennemi des êtres humains, est mort et sans vie, il n’a plus d’effet. Il ne peut plus en avoir. Pas étonnant que le soleil ait voilé sa face, que les étoiles aient refusé de briller et que la terre se soit obscurcie, puisque tout cela était en train d’être racheté.

35        Maintenant, il est mort, il est enterré, il est sans vie. Il ne contient plus de vie, il doit donc être enseveli. Qu’est-ce qui a été enseveli? Le corps de Dieu a été enseveli, car c’était l’offrande, le sacrifice expiatoire. C’était l’Agneau consumé, qui fut dévoré par les flammes de l’iniquité. Cet Agneau sans péché, —qui ne connaissait pas le péché, — ce Dieu qui ne connaissait pas le mal, Sa vie avait été offerte, et là était suspendu le Sacrifice expiatoire. «Enseveli, Il emporta mes péchés au loin.» Il doit être enseveli. Le corps, le sacrifice expiatoire doit être enseveli.

36        C’est pourquoi, tout à l’heure, beaucoup se dirigeront un à un vers ce baptistère, pour être baptisés au Nom de Jésus-Christ. Pourquoi? Quelque chose s’est passé. L’Esprit, qui est sorti de ce corps lorsqu’Il a crié: «Tout est accompli.» a condamné le péché dans nos corps. Et nous devons l’ensevelir, pour ne plus nous en souvenir. Je suis si content qu’il en soit ainsi.

37        Quand quelque chose est enseveli, c’est caché, c’est hors de vue. «Et, enseveli, Il emporta mes péchés au loin.» Dieu ne peut plus jamais voir nos péchés, parce qu’ils sont ensevelis. Ils sont ensevelis où? Dans la Mer de l’Oubli. Pensez à une mer d’oubli. Dieu ne peut plus s’en souvenir, parce qu’ils sont à la fois morts et ensevelis. Il n’est même plus possible de se les rappeler. Ils sont sortis de la mémoire de Dieu.

38        Il était aussi, dans ce enseveli, Il était représenté dans l’Ancien Testament. Ils avaient deux... Ils avaient un sacrifice expiatoire à la purification du sanctuaire. Et ce sacrifice expiatoire consistait en deux boucs qu’on prenait; un bouc était tué, et l’autre bouc avait... les péchés qu’on avait mis sur le bouc mort étaient mis sur le bouc vivant.

39        Rappelez-vous, Jésus était une Brebis. Il était un Agneau, mais dans ce cas-ci, Il devint un bouc. Il était Justice parce qu’Il était Dieu, la Brebis. Mais Il devint un bouc, Il devint péché, afin qu’Il puisse être le Sacrifice expiatoire pour moi et pour vous. D’une Brebis à un bouc.

40        Et Jésus était représenté dans ces deux animaux, dans ces deux boucs. Le premier mourait, il mourait pour servir d’expiation. Et les péchés provenant de l’expiation étaient mis sur le second, sur le bouc émissaire; le bouc émissaire prenait les péchés du peuple et s’en allait loin dans le désert, portant les péchés du peuple. Qu’était-ce? C’était la mort et l’ensevelissement de notre Seigneur Jésus. «En mourant...»

            «En vivant, Il m’aima. En mourant, Il me sauva. Enseveli, Il emporta mes péchés au loin.» Il s’est chargé des péchés des gens et les a emportés jusqu’au fin fond du hadès. Il était le Sacrifice expiatoire. Il avait sur Lui les péchés des gens; Il est mort pour eux. Et, en plus, ces péchés ont été placés sur Lui, et Il a emporté nos péchés au loin, si loin que Dieu ne peut plus jamais les voir. Pensez-y! Oh! L’Eglise a de quoi crier alléluia pour un tel Sauveur.

41        Nos péchés sont non seulement pardonnés, mais aussi ensevelis dans la Mer de l’Oubli, pour ne plus jamais revenir à la mémoire. «Enseveli, Il emporta nos péchés au loin.» Ils ne pourront plus jamais remonter à la mémoire, car ils sont partis. Ils sont hors de portée du regard de Dieu. Ils sont paralysés. Ils sont divorcés. Ils sont répudiés. Dieu ne s’en souvient plus. Quoi? L’Eglise devrait se réjouir ce matin de savoir qu’Il ne se souviendra plus jamais de nos péchés. Ils sont mis dans la Mer de l’Oubli, dans la tombe, au-delà de toute résurrection. Ils sont morts pour toujours, et oubliés. Ils sont comme s’ils ne s’étaient jamais commis.

            «En mourant, Il me sauva. Mais, enseveli, Il emporta mes péchés au loin.» Il les a emportés tellement loin qu’ils sont allés dans la Mer de l’Oubli. Oh! Nous savons que ces choses sont très certainement crues parmi nous et qu’elles sont très certainement la Vérité. Ces choses sont la Vérité de Dieu. Toutes ces grandes choses étaient au-delà de ce que peut exprimer l’être humain. Jamais nous ne saurons comment exprimer notre reconnaissance pour de telles choses.

42        Mais, oh! en ce jour de Pâques:

            En ressuscitant, Il justifia gratuitement pour toujours.

En vivant, Il m’aima.

En mourant, Il me sauva.

Enseveli, Il emporta mes péchés au loin. (Tout ça, c’était bien.)

Mais, en ressuscitant, Il justifia

43        Qu’était cette résurrection? C’était le reçu de Dieu, montrant que la facture a été payée. «En ressuscitant, Il justifia gratuitement pour toujours.» Oh! Quel Sauveur! En ressuscitant! Qu’avait fait Dieu? Un homme peut souffrir, un homme peut mourir, un homme peut être enseveli. Mais Pâques, c’était ce qu’il y avait de plus grand, car c’est là que Dieu a donné Son approbation: «Mes Lois ont été satisfaites. Mes exigences ont été satisfaites par Lui.» Il L’a ressuscité des morts. «En ressuscitant, Il justifia gratuitement pour toujours.» Béni soit Son Saint Nom!

44        Ce n’est pas étonnant que cela produise des émotions. Ce n’est pas étonnant que le coeur humain ne puisse se contenir. Oh! Avec une foi victorieuse, nous pouvons nous tenir là et dire: «Nous sommes justifiés pour toujours, gratuitement», parce qu’Il est mort et a été enseveli, et Dieu L’a ressuscité le matin de Pâques. Alors, Dieu a montré que tout était accepté, tout ce qu’Il avait fait. Tout a été largement payé, vous pouvez à présent vous en aller libres. «En ressuscitant, Il justifia gratuitement pour toujours.» Oh! Personne ne saura jamais, ne pourra jamais s’imaginer quel jour glorieux ce fut, lorsqu’Il ressuscita et que les anges virent cela; dans les Cieux des cieux, les anges ont chanté les louanges de Dieu et se sont réjouis, tandis que les saints de l’Ancien Testament qui se trouvaient dans le paradis criaient: «Alléluia!» «En ressuscitant, Il justifia.» Les cieux ont tremblé, la terre a tremblé, le paradis a tremblé, et l’enfer a tremblé quand cette voix forte a retenti. Et voici qu’Il est sorti de la tombe. «En ressuscitant, Il justifia gratuitement pour toujours.» Oh! la la!

45        Alors, les saints qui meurent en Lui peuvent chanter cela, quand nous considérons Sa grâce étonnante, ici, ce qu’Il a fait là-bas. Voyez-vous, Dieu a mis Son sceau d’approbation. «Encore un peu de temps, et le monde ne Me verra plus, mais vous, vous Me verrez, parce que Je vais ressusciter des morts et Je serai avec vous, même en vous, jusqu’à la fin du monde pour confirmer, pour démontrer que ce que Dieu a dit est vrai, et que ce que Je dis est vrai.» Jésus a dit: «Je viendrai sous la forme du Saint-Esprit. Je ferai Ma demeure avec vous, et Je vivrai avec vous pour toujours.» Alors, les saints qui ont dans leur coeur cette espérance de la résurrection peuvent chanter ceci:

En ce matin clair et sans nuage,

Quand les morts en Christ ressusciteront,

Et qu’ils partageront la gloire de Sa résurrection;

Quand Ses élus se rassembleront dans leur Maison au-delà du Ciel

(Avec une parfaite assurance, avec le Sceau de Dieu, avec un reçu écrit de la main de Dieu Lui-même.)

Quand l’appel retentira là-haut, j’y serai.

            Oh! Pas étonnant qu’il ait dit:

En vivant, Il m’aima. En mourant, Il me sauva.

Enseveli, Il emporta mes péchés au loin. (Oh!)

En ressuscitant, Il justifia gratuitement pour toujours.

46        Les péchés sont pardonnés. Tous ces sacrifices auraient pu n’être qu’un mythe, tous ces sacrifices auraient pu faillir. Mais quand Il ressuscita le matin de Pâques, Dieu a prouvé qu’Il avait agréé celui-là. Pas étonnant que cela fasse pousser un alléluia à mon coeur. Pas étonnant que cela amène des hommes à braver la mort. Cela fait que des gens appellent les choses qui ne sont pas comme si elles étaient. Pourquoi donc? «En ressuscitant, Il justifia.» Comment savez-vous qu’Il est ressuscité? Parce qu’Il est ressuscité dans nos coeurs: Justifia gratuitement pour toujours.

47        Quarante jours plus tard, lorsqu’Il était là, parlant à Ses enfants, la gravitation commença à perdre son emprise. Le travail était terminé. Le prix avait été payé. Il tenait le reçu dans Sa main. C’était le reçu de Dieu. Il avait les enfants, l’Eglise, les croyants. Tout péché était vaincu. Le sentier avait été dégagé. Il ne pouvait plus rester sur terre. Qu’est-ce qui nous retient ici? La gravitation. La gravitation commença à céder, elle lâcha prise. Pourquoi? Tout était alors terminé. Qu’est-il arrivé? Il commença à s’élever de la terre.

48        «Allez par tout le monde, et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la création.» Voilà ce qui est sorti de Ses lèvres. «Allez par tout le monde, et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, et celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: En Mon Nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; s’ils saisissent des serpents ou boivent quelque breuvage mortel, cela ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris. Parce que Je vis... La gravitation a perdu son pouvoir sur Moi. Le péché n’a plus d’emprise, Je suis mort pour vous. Dieu a prouvé cela, et Il a donné la résurrection pour reçu. Et parce que Je vis, vous vivez aussi. Un jour, Je reviendrai.»

49        Un jour, Il reviendra, ô jour glorieux! Alors, quand... Vivant, mourant, enseveli, ressuscitant, revenant; l’espérance de l’Eglise aujourd’hui.

En vivant, Il m’aima. En mourant, Il me sauva.

Enseveli, Il emporta mes péchés au loin.

En ressuscitant, Il justifia gratuitement pour toujours.

Un jour, Il reviendra, ô jour glorieux!

            Qu’était-ce? Cinq choses en cinq lettres: J-é-s-u-s.

En vivant, Il m’aima. En mourant, Il me sauva.

Enseveli, Il emporta mes péchés au loin.

En ressuscitant, Il justifia gratuitement pour toujours.

Un jour, Il reviendra, ô jour glorieux!

50        Nous attendons Sa Seconde Venue!

Un de ces matins clairs et sans nuage,

Quand les morts en Christ ressusciteront,

Et qu’ils partageront la gloire de cette résurrection;

Quand Ses élus se rassembleront dans leurs maisons au-delà du Ciel,

Quand l’appel retentira là-haut, j’y serai.

            Pourquoi? J’ai le reçu. Il est ressuscité. Comment le savez-vous? Il vit dans mon coeur. Il vit dans le coeur de Son Eglise qui croit.

51        Pensez-y, mes amis. Le baptistère sera prêt d’ici peu, avec de l’eau chaude, prêt pour le service de baptêmes qui aura lieu dès que nous reviendrons.

            Inclinons la tête juste un instant.

52        Je me demande aujourd’hui s’il y en a un ou plusieurs parmi nous qui ne se soient pas encore suffisamment rendu compte de la valeur de ce Sacrifice pour L’accepter, et qui aimeraient qu’on se souvienne d’eux dans la prière, afin que Dieu parle à votre coeur d’une manière inhabituelle et que vous acceptiez Son Sacrifice, la purification de votre âme.

53        Et souvenez-vous que ce que nous célébrons aujourd’hui, ce n’est absolument pas l’occasion de porter des chapeaux neufs ou des vêtements neufs — ce qui est très bien, c’est le symbole de quelque chose de neuf: Dieu a fait quelque chose de neuf. C’est très bien. Ce n’est absolument pas cela. Pâques ne signifie pas cela, ou chercher les lapins de Pâques, ou les oeufs de Pâques, les petits poussins blancs, et autres, ce n’est pas ça l’idée, frère.

54        Pâques est un triomphe, c’est la victoire que Dieu donne sur la terre, qu’Il a ressuscité Son propre Fils d’entre les morts, «afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la Vie Eternelle».

55        La résurrection peut être dans votre propre vie. Si vous ne l’avez pas, voulez-vous lever la main vers Lui ce matin, tout en gardant vos têtes inclinées, pour dire par là: «Dieu, souviens-Toi de moi, afin que cette Vie de la résurrection soit dans mon coeur.» Voulez-vous lever la main pour dire: «Priez pour moi, Frère Branham, alors que je lève la main»? Que le Seigneur vous bénisse. Que Dieu vous bénisse. Y a-t-il encore quelqu’un qui veuille lever la main pour dire: «Priez pour moi, frère, je veux accepter cette Vie de la résurrection»?

En ce matin clair et sans nuage

(Pensez-y maintenant, tandis que nous chantons.) ... en Christ ressusciteront,

Et qu’ils partageront la gloire de Sa résurrection;

Quand les élus se rassembleront sur l’autre rive,

Quand l’appel retentira là-haut, j’y serai.

Quand l’appel retentira là-haut,

Quand l’appel retentira là-haut,

(Maintenant, si vous n’en êtes pas sûr, arrangez cela maintenant.) ... retentira là-haut,

Quand l’appel retentira là-haut, j’y serai.

Travaillons pour le Maître depuis...

(Ça, c’est pour vous les saints.) ... soleil,

Parlons...

56        Maintenant, vous qui êtes chrétiens et qui aimerez faire à Dieu le voeu de travailler davantage l’année prochaine, levez la main vers Lui.

Et l’appel retentira là-haut, j’y serai.

            (Que Dieu vous bénisse!)

Quand l’appel retentira là-haut,

Quand l’appel retentira là-haut,

Quand l’appel retentira là-haut,

Quand l’appel retentira là-haut, j’y serai.

57        Dieu bien-aimé, Tu as vu chaque coeur ici présent, et Tu connais les motifs et les objectifs. Et j’implore la miséricorde. Accorde-le, ô Dieu; que la miséricorde soit faite à ces gens. Ils sont venus ce matin pour cette heure d’adoration. Ils sont venus en–en ce lieu pour entendre Ta Parole. Et comme nous l’avons dit.

58        Quand Tu vivais... jamais il n’y eut une vie comme la Tienne. En mourant, Toi seul pouvais mourir de cette manière-là. Lorsque Tu as été enseveli, Tu as emporté nos péchés au loin; prenant les péchés des gens sur Toi, Tu les as amenés à la Mer de l’Oubli. Mais, en ressuscitant, Tu as justifié gratuitement pour toujours. Et nous sommes là aujourd’hui dans l’attente de Ta Venue.

59        Ô Dieu, bénis-les! Aide-nous. Nous savons qu’il ne nous reste plus beaucoup de temps, car c’est juste à la porte. Et d’ici une heure, d’après les hommes de science, les nations pourraient bien ne plus exister. Et nous prions, ô Dieu, alors qu’en ce matin de Pâques nous nous tenons là, au seuil de Sa Venue, l’espérance de l’Eglise... Des milliers sont couchés là-bas dans la poussière de la terre, attendant cette heure-là; leurs âmes, sous l’autel, crient: «Jusques à quand, Seigneur? Jusques à quand?» Je Te prie, ô Dieu, de nous parler. Et fais que nous n’oubliions pas que, quoi que nous fassions ici sur terre, cela est très insignifiant. Et tout ce que nous pouvons faire maintenant, c’est attendre Ta Venue et en parler à tous. Le Message est urgent. Puissions-nous vite L’apporter aux gens, rapidement, que Tu peux revenir d’un moment à l’autre. Avant que ces bombes dont ils parlent, ces missiles aussi viennent à pleuvoir sur la terre par milliers et ne la recouvrent en une minute; avant que cela arrive, Tu as promis, Seigneur, de venir chercher Ton peuple. Il en sera ainsi, Seigneur. D’une minute à l’autre, il pourrait donc y avoir une résurrection, ou une Pâques pour l’Eglise; une résurrection, de cette vie de péché à la Vie Eternelle, par Christ. Exauce notre prière.

60        Et aujourd’hui, alors que nous continuerons avec d’autres services, avec la leçon de l’école du dimanche, ô Seigneur, parle encore, et puissent bien des coeurs être singulièrement avertis. Puissent-ils alors venir par douzaines dans ce baptistère ce matin, ce matin de Pâques, pour être ensevelis avec le Seigneur Jésus, en acceptant Son Sacrifice. Quelle que soit l’Eglise dont ils sont membres, ou la secte religieuse avec laquelle ils ont communion, cela ne représente rien. Mais, ont-ils accepté ce Sacrifice? Confessent-ils qu’ils sont bons à rien, que c’est Jésus le Seul qui était bon? Et Lui est mort pour nous, à notre place. Il a pris nos péchés et les a ensevelis, et nous nous confions seulement en Lui. Nos églises ne peuvent pas enterrer nos péchés, notre propre vie ne peut pas enterrer nos péchés, mais Christ a enseveli nos péchés dans la Mer de l’Oubli. Ô Dieu, accorde maintenant que ces choses soient glorieuses à Tes yeux.

61        Puis, ce soir, Seigneur, puisses-Tu venir dans la puissance de Ta résurrection et secouer ce petit endroit comme il ne l’a jamais été. Que des signes et des prodiges se manifestent. Répète ce qui s’est produit un de ces derniers dimanches, Seigneur, quand les malades et les affligés ont été guéris d’une façon si merveilleuse. Nous prions que cela se reproduise ce soir, pour Ta gloire, Seigneur.

62        Pardonne-nous nos transgressions maintenant, Seigneur, et puisse ceci être une vraie Pâques pour quelques-uns d’entre nous, une vraie Pâques pour nous tous. Et quant à ceux qui n’ont jamais connu ce que sont les bénédictions de Pâques, puisse Christ se lever aujourd’hui dans leur coeur, avec une nouvelle prise, une nouvelle Vie. Montre-leur le Calvaire. Car nous le demandons au Nom de Jésus. Amen.

63        [Espace vide sur la bande — N.D.E.] ...navire... Combien parmi vous aiment le Seigneur? Levez donc la main. Oh! la la! Ça, c’est merveilleux.

64        On m’a dit que vous aviez un bébé à consacrer, Frère McDowell. Pourriez-vous revenir pour le service de l’école du dimanche? Très bien, ça ira. C’est à ce moment-là que nous consacrerons les bébés. Si ça ne vous dérange pas, revenez en ce temps-là, si c’est en ordre.

65        Nous allons donc congédier l’auditoire maintenant, pour quelques instants, afin de vous permettre d’aller chez vous prendre votre petit déjeuner, puis revenir ensuite. Nous sommes heureux que vous soyez venus.

66        Et maintenant, levons-nous. Et prenons le même cantique que nous chantions tout à l’heure: En ce matin clair et sans nuage... Combien ont cette espérance en eux? Faites-le voir en levant la main. Levez-vous.

En ce matin clair et sans nuage, (Chantez-le à haute voix maintenant.)

Quand les morts en Christ ressusciteront,

Et qu’ils partageront la gloire de Sa résurrection;

Quand les sauvés de cette terre se rassembleront sur l’autre...

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